L'Ecole valaisanne, novembre 1963

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  • montage soign construction robuste

    Les plateaux de tables, en' htre compress, sont pra-tiques et trs solides. La turbulence des coliers n'est craindre en aucun cas , ce matriel rsistant par-faitement bien aux gratignures, taches d'encre, etc. En outre, l'encrier spcial de sret, exclut tout acci-dent possible. Le bti en tube d'acier zingu, robuste, est toujours stable , grce un rglage des sous-pieds en caoutchouc. Le fonctionnement du mcanisme d'l-vation (crans d 'arrt et ressorts) ainsi que celui du rglage ( la manivelle) de la position horizontale ou incline du plateau de la table, ne font jamais dfaut. Le sige, le dossier ainsi que le bti mtallique de la chaise, sont d'une construction toute preuve. Les meubles d 'cole Embru sont apprcis partout. Ils se distin-guent par la qualit du matriel utilis, et une construction tu-die jusque dans les plus petits dtails. Demandez, sans enga-gement, notre documentation sur les meubles d 'cole, nous vous l'enverrons volontiers.

    Usines Embru em~ru Ruti ZH Tlphone 055/44844

    Rglage mcanique

    Agencement ais avec les meubles Embru

    Rglage de l'inclinaison du plateau

    Rglage. par vis de serrage

    Disposition pour enseignement par groupes DO

    DO B DO B~~B DO CJ DO DO g ~ B ~ DO CJ DO

    J Agence de Lausanne Exposition permanente: Ch.Vermont14, Tl. 021/266079, prendre rendez-vous

    L'ECOLE VALAISANNE

    Bulletin mensuel du Personnel Enseignant du Valais Romand

    VIlle anne No 3, novembre 1963

    Crocus

    ODIS

    Michel Veuthey

    SOMMAIRE

    Partie gnrale

    Collaboration

    La grande piti des bibliothques scolaires

    UNESCO . Bons d'entraide

    La musique l'cole: L. van Beethoven Bulletin Cuisenaire

    Pro Juventute

    Centres r gionaux de Documentation s,colaire

    Partie pratique: Travaux de Nol .

    Partie officielle: Communications diverses

    RENSEIGNEMENTS L'ECOLE VALAISANNE parat Sion, le 15 de chaque mois, juillet et aot excepts.

    Publicit: Publici tas, Avenue du Midi, Sion . Tlphone 24422.

    Rdaction: E. Claret, ODIS, Ra-wyl 4.7, Sion.

    Dlai de rdaction: le 1er de chaque mois.

    Edition, administration et expdition: ODIS, Rawyl 47, Sion.

    Impression: Fiorina & Burgener, Sion. Abonnement annuel: Fr. 10.-, C.C.P. Ile 12, Etat du Valais, Sion (pour le per-sonnel enseignant, l'abonnement est retenu sur le traitement du mois d'avril).

    Pages 3 et 4 de la couverture (10 insertions) 1/1 Fr. 700.-

    Y:! Fr. 380.-X Fr. 200.-

    Pages ordinaires, 1 insertion: lit Fr. 60.-Y:! Fr. 33.-X Fr. 18.-l/S Fr. 10.-

    5 insertions: rabais de 5 % 10 insertions: rabais de 10 %

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    Il entra dans ma chambre comme un cyclone, se carra avec assurance dans mon fauteuil bleu, avant mme que j'aie esquiss un geste d'invitation.

    - Salut, vieux rEnard! Excuse-moi d'tre venu sans m'annon-cel'; je passais justement dans ces parages, alors... tu comprends. D'ailleurs, je serai bref.

    - Ah ! tu viens donc dans une intention prcise? ... De quoi s'agit-il?

    - De ton canard .. . hum ... je veux dire du bulletin L'ECOLE VALAISANNE.

    Ambitionnerais-tu de me rEmplacer? Je te cde le poste illico!

    Merci de ta gnrosit! J'ai suffisamment d'autres corves . sans celle-l.

    Et il m'expliqua que les bons matres ne manquaient pas en Valais, qu'il fallait considrer chacun comme un collaborateur occa-sionnel, que la revue y gagnerait en varit et en densit ...

    Je rpondis que j'y avais toujours pens, que sa proposition tait magnifique en thorie: plus de 500 collaborateurs et collabo-ratrices ! mais que la ralit tait plutt dcevante.

    - Tu ne sais pas t' y prendre, enchana-t-il; tu manques de diplomatie. Si tH m'autorisais tre ton agent recruteur, je te ga-rantis que j' cannerais de l'eau ton moulin.

    Ce diable d'homme avait l'air si convaincu que je lui laissai carte blanche.

    Quinze jours pc:,ssl'ent. Plus de nouvelles de mon agent recru-teur. Je commenais ,cl croire que lui aussi s'tait heurt la redou-table force d'inertie qui caractrise tout corps social, mme le plus solidement organis.

    NIais voil qu'un soir de la troisime semaine, je trouvai dans mon courrier une volumineuse enveloppe jaune portant le timbre postal d'un village montagnard du Centre. C'tait une fort belle leon de chose sur le savon, destine au degr moyen. Je trouvai le sujet original en lui-mme, judicieusement prsent selon toutes les

    rgles d'une sa-me pdagogie. L'auteur tait une institutrice en'tre deux ges, que je connaissais vaguement de nom. Quel bon ange l'avait donc pousse m'envoyer ce travail ?

    Le lendemain, nouvelle surprise! Un jeune stagiaire m'adres-sait, avec la modeste mention Si cela peut vous tre utile, une magistrale leon sur la bataille de Marignan, avec croquis et cartes l'encre de Chine (tout prts tre envoys au clichage), avec des indications extrmement prcises sur le milieu gographique, sur les buts avous ou secrets des chefs, sur l'quipement et l'armement. Il m'indiquait en outre les tableaux muraux et les vues diapositives qui pourraient ventuellement accompagner la leon, ainsi que le disque contenant le clbre chur de Janequin (XVIe sicle) et intitul La bataille de Marignan . Je fus sidr de ce remarquable travail et me promis de le publier dans un prochain numro, sans oublier d'adresser des flicitations immdiates son auteur .

    Trois jours encore passrent, la suite desquels ce fut littra-lement une avalanche d'envois de tous les coins du canton et de toutes les classes d'ge, depuis l'instituteur sexagnaire jusqu' une quipe de normaliennes qui avaient ralis un travail en commun SOUD l'experte direction d'un de leurs professeurs.

    Durant plus d'un mois - je ne mens pas -le facteur m'apporta rge lirement chaque courrier une montagne de travaux pratiques, de thmes, de centres d'tudes (on disait jadis centres d'intrt), de monographies de toutes provenances. J'en avais pour toutes les saisons et pour tous les degrs, de quoi alimenter notre bulletin professionnel pour dix ans au moins .. .

    La forme me parut presque parfaite; par-ci, par-l, une lgre retouche serait ncessaire, un chapeau mettre au dpart, une note cantonale pour intresser les diverses rgions valaisannes. Il y avait de tout dans cette prodigieuse moisson: de la gographie, de l' histoire, de la religion, des expriences pratiques, des travaux manuels, des su jets techniques, de l'alimentation, de l'agriculture, de l'astronomie lmentaire, mme de la science-fiction dont nos

    . enfants sont, parat-il, trs friands . Voulezvous des titres? En voici: comment fonctionne un moteur d'auto; comment fonctionnera le

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  • msoscaphe de l'Expo 64; comment on fabrique le verre, les plas-tiques, le caoutchouc; les bisses du Valais; les Sarrazins occupent les Alpes; les glaciers d'autrefois; pourquoi des barrages en haute montagne; comment dessiner les arbres, etc.

    Avec cela, des photos indites, des dessins suggestifs, des recettes orthographiques, des trucs mnmotechniques ...

    J'tais transport, enthousiasm, hors de moi ! Je voyais par avance les regards envieux de toute la plbe jour-

    nalistique, des princes de l'opinion aux obscurs rdacteurs de faits divers. Quelles splendides sries de numros nous allions pouvoir lancer!

    Je btissais des chteaux en Espagne, je nageais dans un ocan de flicit, envisageant la vie sous les couleurs les plus roses, trou-vant opportunes les lois et bienfaisants les rglements, bnissant le fisc, le Gouvernement, l'OT AN et mme - trange euphorie - les incomprhensibles sautes d'humeur de ma cuisinire.

    Soudain, une sonnerie stridente retentit moins d'un mtre; machinalement je tendis le bras pour faire taire le diabolique rveille-matin.

    Le beau rve tait fini ... Crocus

    EXPO 64 - REPOR,TAG'E NATIONAL

    De nombreuses dasses se sont inscrites 'pour participer au Reportage na:tio-nal. Mais quelques-unes d'entre elles n'ont pas envoy Lausanne le nombre de leurs participants ni les ,thmes choisis (Ex,po 64, Reportage national , avenue de Bellerive, Lausanne). Il est encore temps de le faire.

    D'autre part, compte tenu des congs de vendanges et ,des ,dbuts tardifs de certaines coles, les responsables du Reportage national ont accept de retarder jusqu'au 1er DECEMBRE la fin du concours. Nous les remercions de leur compr-hension.

    Les matres et matre.sses enverront donc les meilleurs travaux de leur classe 1'0015, RAWYL 47, SION, pour le 1 er dcembre prochain. 4

    La grande piti des bibliothques scolaires *

    Une enqute sur les hibliothques scolaires dans les coles du Valais romand ferait apparatre une situation trs diffrente suivant les communes, allant d'une organisation impeccable jusqu'au nant complet.

    Thoriquement, les grandes communes de la plaine sont bien munies : locaux avenants, rayons bien garnis, subsides annuels rguliers. Dans telle vine, la municipalit a mme cr le poste de bibliothcaire scolaire: poste rtribu, titulaire forme ad hoc par ses tudes antrieures. Mais il est assez rare, sur le plan cantonal, que le systme fonctionne avec efficience d'une faon durable. Ou hien les subsides ont t supprims aprs un beau dpart; ou bien les collec-tions sont vieillottes sous leur couverture uniformment triste; ou bien les res-ponsables manquent: l'instituteur ou l'institutrice, qui avait pris l'initiative' voil quinze ans, s'est mari, a t dplac, est dcd. li ne s'est trouv personne pour prendre la relve, personne qui ait eu le te,Inps et le dvouement pour s'en occuper. Car, il faut que les autorits scolaires le sachent: le service du prt (deux demi-heures par semaine), l'entretien, la numrotation, le catalogue, la dsinfection, les acquisitions nouvelles, mme si la b