L'Ecole valaisanne, janvier 1963

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  • Nouvelles sries de films-fixes ou diapositifs 5 x 5 en couleurs Documentation gnrale de gographie

    III QI

    ~~ A 1~4 A 116' A 116 A 117

    III

    ~ i= Gllaci'e,rs Rel'ief cal~a,ire . Le Vokanli'sme Le rellief postvolcanique 'app'I,ica'f'on:s te'chn,iques

    III

    ~~ i E> x:.: o QI .;: C Z'lJ D..QI 18 23.40 25 32.50 22 28.60

    1\8 23.40

    III QI

    ~~ A 118

    A 1'19 A 120

    III

    ~ i= Rel'ief calcaire et phnomnes karstiques Eros'ion Huviarf!i,le D-sagr gaftion' et rosion du so,l

    Vues gographiques A 210 Anil'ardiqu'e.

    des pays trangers 20 26.- A217 Hati .... . .

    A 211 Bul'g'arie. 25 32.'50 A 21 8 Le s,i,lllon, rh'Odan'i'eh': A 212 -Roumanie A 213 UR'5S-Ukraine-Cr>ime A 21 14 URSS-Gorg'ie

    Az'erbai'dj'an . A 215 anemar k . . A 216 ,Iran

    Documents d'Histoire B 98 Architedure gothique

    32 41.60 15 19.50

    12 15.60 30 39.-38 49.40

    an'gll'a,ise. . . . . . 1'2 1'5.60 B 99 Ait roman e'sp'agnOlI St-

    J

  • C'est clair votre conomie est la Source

    S I.monl Fr. 265.- ~~

    Mme E. OLIVIER-ELSIG et MICHEL RUDAZ, SION

    FERS - QUINCAILLERIE

    ARTICLES DE MENAGE

    ARTICLES DE SPORT

    S 1 D N . FOURNEAUX POTAGERS

    Avenue du M~di - Tlphone (027) 210' 21 CALORIFERES

    Ah! quel beau choix aux

    'MONTHEY - MARTIGNY - SAXON - SION - SIERRE - VIEGE

    L'ECOLE VALAISANNE Bulletin mensuel du Personnel Enseignant du Valais Romand

    ~Ie anne No 5, janvier 1963

    CroCUS Dr A. Pitteloud Dr P. Calpini Ecole Valais.

    SOMMAIRE

    Partie gnrale Dominique Le Valais, pays des belles dents? . Des dents de lait aux dents de sagesse. O il faut mordre belles dents

    Partie officielle et corporative Exposition scolaire de Philatlie . . Engagement dans le canton de Neuchtel Association des matres de gymnastique Prochains cours fdraux de gymnastique . Chronique internationale: M. Gross Rome

    Partie pratique Leon sur les dents . . . . . Lecture: La carie dentaire dans la valle de Conches Travaux manuels: abeille en papier dchir

    Bibliographie et Divers Saviezvous que ... Tout ce qui monte converge La craie . Les Cahiers Pdagogiques Le Dictionnaire, seconde mmoire. . Michel Quoist: Le Journal d'AnneMarie Le Vocabulaire vivant

    RENSEIGNEMENTS L'ECOLE VALAISANNE parat Sion, le 15 de - chaque mois. juillet et aot excepts.

    Rdaction: Eug. Claret, Office de l'En seignement, Sion.

    Dlai de rdaction: le 1er de chaque mois.

    Edition, administration et expdition: Office de l'Enseignement, Sion.

    Impression: Fiorina & Burgener, Sion.

    Abonllement annuel: Fr. 10.-, C.C.P. Ile 12, Etat du Valais, Sion (pour le pel'-lIonnel enseignant, l'abonnement est retenu lIur le traitement du mois d'avril).

    Publicit: Publicitas, Avenue du Midi, Sion . Tlphone 244 22.

    Pages 3 et 4 de la couverture (IO insertions) 1/1 Fr. 700.-

    ~ Fr. 380.-X Fr. 200.-

    Pages ordinaires, 1 insertion: . Ih Fr. 60.-Yz Fr. 33.-X Fr. 18.-l/S Fr. 10.-

    5 insertions: rabais de 5 % 10 insertions: rahais de 10 %

    2 4 6 8

    10 10 31 32 33

    Il 23 27

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    *

    J'ai connu une nergique et jeune maman, qui, entirement d'accord avec son mari, avait dcid de priver leur enfant de toutes sucreries aussi longtemps qu'il serait possible. En compensa~ion, les fruits taient discrtion: tous les repas, dix heurs, il quatre heures, en pr01nenade, en visite. La corbeille demeurait en perma-nence sur la table . La mre en emportait toujours dans ses courses, le plus souvent dans la poussette mme du bb: pommes, oranges, bananes, raisin ...

    Jusqu' l'ge de deux ans, jamais la fillette n'avait croqu un morceau de sucre, un bonbon ou un chocolat. Mais quelle surveil-lance attentfve il fallait exercer sur l'entourage de l'enfant plus que sur l'enfant lui-mme! Quels prodiges d'ingniosit la maman ne devait-elle pas dployer pour protger sa petite Dominique de la gnrosit irrflchie des autres! D'autres mamans au parc ou dans la rue, des voisins de table au restaurant, les serveuses dans les ma-gasins, les parents et cunis en visite, bref tout le monde, comme vous et moi, spontanment, sans penser mal, n'coutant que leur bon cur, prsentaient ce charmant petit bout de femme la sucrerie tentatrice. Il fallait que la maman intervnt nergiquement, expli-qut l'adulte gn, raisonnt l'enfant au bord de ses larmes et lui offrt immdiatentent le fruit de compensation.

    Le plus dur se passait dans la cour, quand Dominique jouait avec les autres enfants de l'immeuble et que ceux-ci partageaient -n'est-il pas bien d 'apprendre aux en fants partager? -les caramels ou les bon bons dont ils taien t abondamment munis. I m aginez donc ce qui devait se passer dans la conscience de la fi llette, tiraille entre sa gourmandise naturelle et l'intransigeance pour elle incom-prhensible de sa mam an ...

    Jusqu' quel ge ce jeu cruel dura-t-il? Jusqu' trois ans? quatre ans? Je ne sais. Les parents de Dominique ont chang d'ap-partement et de quartier. Je ne les rencontre que rarement.

    Mais je m'tais promis d'crire un jour l'histoire de Dominique et de sa maman. C'est fait maintenant. La campagne de PRO JUVEN-TUTE contre la carie dentaire et contre l'abus des sucreries m'en a fourni l' occa.sion. Puisse cette maman avoir de nombreuses imita-trices ! .

    L'homme nat bon, soutient Jean-Jacques Rousseau; c'est la socit qui le gte.

    La premire pro position est fausse, notre nature tant vicie par le pch originel. M -;i s comme la seconde partie est vraie ! On dirait que tout est conu ck ns la socit pour flatter nos bas instincts, nous entraner jouir sans retenue. Dans tous- les secteurs, une publicit savamment ou diaboliquement orchestre nous offre des satisfactions raffines. Il faut de svres restrictions d'argent ou d' hroques efforts de volont pour rsister. L~appt des sucreries n'est qu'une des formes lmentaires de cette universelle tentation.

    Notre rle d'ducateurs semble vou une tragique contradic-tion. Nous devons dvelopper chez l'enfant l'instinct communautaire et en mme temps prserver sa personnalit contre les influences pernicieuses de la socit! Toute la vie est l. Soyons accueillants ct tout ce qui peut favoriser l'un et l'autre. La campagne que lance au jourd'hui PRO JUVENTUTE - et ce numro de l'ECOLE V A LAISANNE en est l' cho - se situe il cette hauteur. N'y voyons pas une mesquine et ridicule tentative d'ducateurs gteux pour le bon emploi de la brosse dents , mes le cri d'alarme du bon sens justement inquiet devant une attitude gnrale d'abandon et de laisser-aller. U m'a toujours paru discutable de mettre en garde un en fant de 12 ans contre les ravages de l'alcoolisme. Mais lui appren-dre renoncer aujourd'hui et volontairement aux sucreries abusives, c'est lui apprendre renoncer demain l'alcool et tous autres excs qui l'empcheront d'tre pleinement un homme.

    Crocus

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  • Le canton du Valais prsente un grand intrt dans l'tude du dveloppe. nIent de la carie dentaire dans notre monde moderne. '

    Pal' sa situation gographique, pal' son climat et pal' sa topographie parti. culire, il est l'est pendant longtemps, du moins en partie, l'cart de l'volutioll du l'este de la Suisse, spcialement dans les domaines de l'alimentation et de l'hygine.

    Enferm au milieu de deux hautes chanes de montagnes, il n'tait reli an l'este du monde que pal' la porte de St-Maurice. Pendant plus de six mois, les cols lui permettant des changes avec l'extrieur taient impraticables et bien souvent les popul,at~ons des valles latrales taient eUes-mmes coupes, p'ar la neige, de la valle principale.

    Ce manque de contacts avec l'extrieur a frein rvolution de notre pays si bien que jusque vers les annes 1900 son dveloppement conomique tai~ quasi nul.

    Mais ds l'apparition du chemin de fer, du percement des tunnels du Sim. plon et du Lotschberg, la civilisation moderne commence s'introduire chez nous. A partir de la premire guerre mondiale cette volution sera extrmement rapide. Le dveloppement de l'agriculture, du tourisme et tout spcialement la construction des barrages hydrolectriques de haute montagne, amenant avec' elle, la grande inchtstrie, vont modifier profondment en une trentaine d'annes, les habitudes de notre pays.

    De puissantes socits intresses la construction de ces barrages, verseront l'Etat et aux communes concessionnaires des eaux, de prcieuses taxes de concessions et de substantielles redevances; elles construiront des routes jusqu' ces barrages situs en gnral plus de 2000 m. dans le fond de nos valles lat. l'ales, distribueront de l'lectricit gTatuite ou des prix peu levs et procure l'ont du travail bien rmunr et par l mme, apporteront de l'aisance nos populations.

    C'est cette volution extrmement rapide qui est intressante au point de vue de l'tu,de des causes des mahdies dentallles. En effet, le Va[lais, qui tait le pays des belles dents il y a peu prs 50 ans, est actuellement ravag pal' ce flau qu'est l,a carie dentaire.

    Nous avons des points de comparaison prcis ds 1930 grce au Dl' Adolphe Roos de Ble, qui dans son ouvrage: Zahnkarie der Gomserkinder , nous donne des chiffres statistiques trs tendus sur l'tat dentaire des enfants de la valle de Conches.

    De ces chiffres extrmement loquents, je ne vous donnerais qu'un bref rsum.

    En 1930, sur tous les enfants exanllnes, le Dl' Roos trouve une moyelme gnrale de 14 % de dents caries. Or d'aprs les statistiques du Dl' Lundesgaard, dentiste scolaire actuellement en fonction dans notre canton, nous trouvons pour

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    l'anne 58/59, et pour cette mme valle de Conches, une moyenne gnrale de 98/99 % de dents caries. 14 % en 1930 - 99 % en 1960! Ces chiffres sont d'une impitoyable loquence.

    Nous c