Durville, Gaston - La volont©.pdf

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  • Durville, Gaston (1885-19..). La Volont ; La Gurison des maladies de l'esprit : neurasthnie, ides fixes, tics, bgalement, timidit, phobies, dlires ; Rducation de l'esprit ;Suggestion inocule et Suggestion impose ; Sommeil magntique et somm.... 1921.

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  • Docteur Gaston DURVILLE

    Spcialiste des Traitements

    sans Mdicaments

    Mdecine Naturiste

    Mdecine Psychique

    2, Rue Ptrarque, PARIS (XVI')

    (sur rendez-vous)

  • LA VOLONT

    On croit gnralement qw la volont est seulementuni,fonction uniquement crbrale,, on s'imagine quel-le n'a pour rle

  • mtaphore: les cellules de notre corps n'ont pas quedes proprits physiques, elles ont aussi et surtout desproprits psychiques: lies savent se nourrir, s'ac-crotre, se multiplier; elle savent rsister la mort, sedfendre contre les envahisseurs, elles savent remplirle rle pour lequel elles ont t cres; elles ont unbut; elles pensent donc, et qui dit pense dit volont.Elles ont si bien leur pense, leur volont elles qu'el-les peuvent, sous l'effet des causes diverses, se rendreindpendantes de l'organisme auquel elles apparte-naient, et s'en aller chercher une autre destine. Lespermatozode, l'ovule ne sont-ils pas de ces cellulesqui se dtachent de l'organisme qui les enfanta, pours'en aller librement des horizons nouveaux pourraliser leurs tendances et satisfaire leurs dsirs? Carn'est-ce pas un rel acte volontaire que cette longuepoursuite qu'exerce le spermatozode vers l'ovule? Eln'agissent-elles pas volontairement aussi, ces curieusescellules de nos tissus conjouctifs qui, tout d'un coup,se transforment, se librent de leurs voisines, s'indivi-dualisent, et s'en vont travers nos humeurs renforcernos globules blancs dans leur rle de gendarmes del'organisme, pour protger celui-ci des attaques micro-biennes? Les globules blancs du sang, eux-mmes, nesont-ils pas aussi de ces cellules nettement volontai-res? Ne savent-ils pas accourir quand il faut au pointoffens par l'infection. On a beau me dire qu'ils y vien-nent en vertu d'une attraction toute chimique, d'uneirritation qu'exercent sur eux les substances toxiquesmises par les microbes, irritation crant ce qu'on aappel un tactisme, l'explication ne me satisfait pas, etje me demande s'il y a, au fond, une diffrence relleentre* le tactisme et l'acte volontaire tel que tout lemonde le connat; je crois qu'il s'agit tout simplementde deux aspects, de deux degrs diffrents d'un actecommun: la volition. Quand le spermatozode s'en vadans les longs conduits gnitaux de la femelle, cher-chant souvent pendant plusieurs semaines l'ovule qu'il

  • doit fconder, y a-t il une diffrence entre lui et lemonsieur qui va dlibrment se promener pour cher-cher une belle?-Et quand le'-globule blanc .'s'lance sui-te microbe pour la sauvegarde ..de l'organisme y a-t-itl, en vrit, un phnomne bien diffrent de celui euvertu duquel je lve m'a' canne ou lire mon revolverpour me dfendre du brigand qui -m'attaque? -

    Je" trouve encore des preuves de la pense cellulairedans les rcentes expriences de greffes animales.Paul Bert dj avait russi conserver vivantes les

    "aitres caroliques d'un chien spares du corps d l'a-nimale - ! -"En 1907 ci 1908, Alexis Carrel reprend les mmes

    expriences. H tire-du corps d'un animal des morceauxde peau, des organes, des--membres'entiers; il parvient les garder vivants en dehors de l'organisme. Il tablitque, conservs dans de. la vaseline jaune, des portionsde vaisseaux sanguins et des tissas de toutes sortespeuvent continuer vivre trs longtemps d'une vie la-tente, puis ayant t greffs sur d'autres tres, peuventrecommencer voluer et se multiplier.

    Carrel transplante sur des chiens blancs des petitsmorceaux de peau d'un chien noir, morceaux conser-vs l'tat de vie latente en dehors de l'organisme, etconstate que la peau noire se greffe, et que des poilsnoirs poussent.Ayant fait des expriences comparables sur l'hom-

    me et dmontr que de la peau d'un tre humain peuttre garde vivante en bocal, en raison de la vie pro-pre do la cellule, il la greffe ensuite sur un autre hu-main. Puis il se proccupe de fournir aux chirurgiensde la peau humaine pour leurs besoins professionnels! Pour cela, dit Carrel, j'ai cherch utiliser le ma-triel qui se perd dans les maternits , c'est--direles foetus ou les enfants (en bon tat) mort depuis peu.Pour cela le cadavre frais du foetus ou de l'enfant estlav l'ther. Puis au moyen d'un bistouri ou d'unrasoir on enlve toute la peau. On place cette peau

  • dans de larges tubes qu'on met dans les rfrigrateursdont la temprature est constamment maintenue 3et on pratique, en mme temps, la raction de Was-sermanri pour s'assurer qu'il n'y avait pas de trace desyphilis.

    te Nous avons reconnu, dit Carrel, que la peau ainsiconserve se maintient en excellent tat. J'ai examincontinue-t-il, de ces morceaux plus de quarante joursaprs; ce moment on aurait pu apercevoir dans lespetits vaisseaux le sang encore liquide et rouge.

    Et la peau, ainsi prpare reste vivante et pous-se nouveau quand on lui offre l'occasion de lefaire!L'Institut Rockfeller ne compte plus les chiens, qui

    dans ses laboratoires, ont subi l'ablation, puis la rim-plantation d'une patte ou d'un rein. Une chienne ainsiopre a mis bas, depuis lors, onze petits!Tout ceci nous dmontre que chaque cellule vivante

    a sa vie elle, indpendante de la vie d'ensemble.La plus petite cellule de notre corps a ainsi une vie,

    c'est--dire une pense, une volont elle; c'est en-tendu. En outre, elle obit aux ordres que lui imprimela force pensante, volontaire de l'tre entier; elle tra-vaille ou se repose quand la force psychique d'ensem-ble l'impose; elle se multiplie dans le sens qui lui estfix, avec une vitesse donne, sens et vitesse qui sonttel.> que l'organisme, malgr la varit, la multiplicitdes travaux de nos innombrables cellules, conserveraJe plan sur lequel il a t construit, conservera l'har-monie, l'quilibre ncessaires la vie. C'est la forcepensante d'ensemble qui assure l'entente entre les sriesde fonctions diverses, l'entente entre les groupes d'or-ganes; c'est elle qui organise, coordonne la dfense denotre organisme quand celui-ci est envahi de toxinesou de microbes; e~. runit l'arme des globules blancsdu sang et en env les bataillons serres l o il fautcrer une barrire protectrice que les envahisseurs nesauront pas franchir; elle construit des cicatrices l o

  • des brches avaient t faites dans l'organisme; ePefait ensuite vacuer les vieux dchets devenus inu-tiles, fait enlever les corps des globules blancs morts la tche; elle fait cela pendant qu'elle fait fonction-ner tout l'organisme; elle fait cela pendant que noustravaillons, pendant que nous pensons nos affaires,pendant que nous dormons. Qu'elle flchisse, qu'elleoublie un instant ses rles multiples, c'est la maladie;c'est peut tre la mort. La force psychique est vrai-ment la reine des forces vivantes, la force des forcesvivantes.

    S'il est vrai que la volont soit, en dernier ressortla force des forces vivantes dont tout dpend, dansl'organisme, le problme de la Sant et de la maladienous apparat sous un jour entirement nouveau. Jus-qu' prsent, on ne s'tait nullement souci de la vo-lont cellulaire et, si l'on admettait que la volont com-mande quelque chose dans l'organisme, on admettaitseulement qu'elle exerce son commandement sur l'es-prit, sur l'esprit uniquement; et, comme l'expriencea depuis longtemps prouv que la volont peut tredveloppe par l'effort personnel, quelques mdecinsspcialiss dans les affections de l'esprit prconisaientle'-dvekp>ement de la volont contre les maladiesmentales et du systme ne