203 Zen Histoires

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    29-Jan-2016
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ZEN

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  • Offert par VenerabilisOpus.org Dedi prserver le riche patrimoine culturel et

    spirituel de l'humanit.

  • Histoires Zen

    Ce recueil est ddi,

    mes enfants,

    ainsi qu tous les enfants du monde, petits et grands.

    Ces phrases ont t captes durant la lessive,

    la marche ou encore la prparation du repas,

    comme on ressent la brise qui passe

    et ne laisse aucune signature.

    Elles sont la manifestation de la Vacuit de lUnivers.

    Que La grce accompagne tous les tres,

    et que les personnes suivantes soient bnies

    pour mavoir aid quand jen avais besoin : Robert, Jeanne, Franoise, Vincent et Anne,

    ainsi que tous ceux et celles, amis ou ennemis,

    qui ont contribu ce que je me rencontre.

  • Histoires Zen

    Cest assez dtre un surhomme, Un sur tout,

    Et qui, surtout,

    Nest jamais sr de rien.

  • Histoires Zen

    Un jour, un riche voyageur rencontra un pauvre

    mditant au bord dune route ;

    Sarrtant, il lui dit : - Qui tes-vous, Monsieur, qui paraissez si noble et

    tes si peu vtu ?

    - Je suis un homme, rpondit le moine.

    - Sans doute, mais vous tes bien particulier !

    rtorqua le voyageur.

    - Cest vrai, dit le moine, je suis un homme qui a

    moins peur quavant.

  • Histoires Zen

    - Matre, matre, il ma sembl entendre pleurer un

    arbre !

    - Vas lui demander pourquoi il pleure.

    Le disciple revient ;

    - Matre, larbre dit quil perd ses feuilles.

    - Vas lui dire que cest lautomne.

    Plus tard ;

    - Matre, il ne veut rien entendre !

    - Vas lui dire que les arbres nont pas de feuilles en

    hiver.

    Un instant aprs ;

    - Matre, larbre pleure encore plus fort !

    - Vas lui dire quensuite se sera le printemps.

    Quand le disciple revint, son matre avait disparu

    jamais.

  • Histoires Zen

    - Matre, quest-ce quun ange ?

    - Un cur conscient.

  • Histoires Zen

    Un moine et un soldat cheminaient ensemble.

    Soudain, le moine marcha sur des crottes et, sen apercevant, il clata de rire. - Comment peut-on tre heureux de marcher sur

    des crottes, sindigna le soldat ? - Comment le sauriez-vous, rpondit le moine, vous

    les vitez tout le temps !

  • Histoires Zen

    Un disciple accourt vers son guide ; - Quelle joie, mon matre, jai enfin rsolu mon

    problme !

    - Quand ce sera vrai, tu nen parleras plus.

  • Histoires Zen

    Un beau matin,

    le soleil ne se leva pas.

  • Histoires Zen

    Des moines mditaient autour du matre.

    Il fit un signe, un moine savana et posa sa question. - Matre, peux-tu nous dire comment faire pour

    atteindre lillumination ? - Ne rien faire.

    Un autre moine savana. - Mais enfin, Matre, si lon ne fait rien, il ne se passe

    rien !

    - Ce nest pas vous qui faites, cela se fait.

    Un ne savana soudain et dit : - Comment cela se fait-il ?

    - Par lobservation. Contentez-vous dobserver ce

    qui se passe en vous et cela se fera.

    Le lendemain, le premier moine savana encore. - Matre, lne pleure sans arrt depuis hier !

    - Il ne pleure pas, il observe sa peine.

    Le deuxime moine savana comme la veille. - Matre, jai beau chercher la peine en moi, je ne

    vois que la paix.

    - Alors observe ta paix.

    Lne arriva son tour et dposa un bol de larmes aux pieds du matre.

    Le troisime jour, les deux moines savancrent encore et lne avait disparu.

  • Histoires Zen

    - Matre, je viens de comprendre que le silence est

    la source de toute chose !

    - Menteur.

  • Histoires Zen

    Un groupe de moines mditaient.

    Soudain, lun deux clata de rire. Le jeune disciple demanda :

    - Matre, pourquoi cet homme rit-il ?

    - Il vient de trouver lveil.

    Plus tard, un autre moine se mit pleurer.

    Le jeune disciple dit :

    - Celui-ci vient-il de trouver lveil galement ?

    - Non, il vient de trouver la voie qui y mne.

  • Histoires Zen

    Un jour,

    une mouche vola.

  • Histoires Zen

    - Matre, jai peur de la mort !

    - Un jour, tu auras peur de la vie.

  • Histoires Zen

    Un moine reu une gifle de son matre.

    Indign, il en demanda la raison.

    - Il ny a pas de raison, dit le matre.

  • Histoires Zen

    - Matre, jai beau avoir compris que le prsent est le

    seul temps possible, je ne parviens pas y

    demeurer longtemps. Le pass et le futur

    massaillent. - Demeurer quelque part nexclut pas les autres

    demeures.

    - Si je ny demeure pas, je repense au pass qui me

    fait mal ou au futur ngatif que je projette et je suis

    ballott dune souffrance lautre, dun temps lautre.

    - La possibilit dun temps entrane la possibilit dun

    autre.

    - Que dois-je faire alors ?

    - Quand tu penses au pass, penses-y maintenant.

    Quand tu penses au futur, penses-y maintenant.

    Ainsi, tu seras toujours dans le prsent rel et non

    dans une citadelle assaillie.

  • Histoires Zen

    Un homme que sa femme avait quitt ne cessait de

    pleurer.

    Dsespr, il alla voir le vnrable de la montagne. - noble vieillard, peux-tu maider surmonter mon

    drame et mon chagrin ? Ma femme ma quitt et

    je narrive pas men remettre. Je pleure sans

    arrt.

    - Pourquoi pleures-tu ?

    - Je pleure sa disparition.

    - A-t-elle disparu de ce monde?

    - Non, mais

    - Pourquoi pleures-tu ?

    - Je pleure son absence.

    - Nest-elle pas prsente dans toutes tes penses ?

    - Si mais

    - Pourquoi pleures-tu ?

    - Je pleure parce quelle ne maime plus.

    - Et toi laimes-tu ?

    - Bien sr, sinon pourquoi serais-je malheureux ?

    - Le vritable amour dans lunivers est une chose

    rciproque. Si elle ne taime plus, cela signifie que

    tu ne laime plus non plus. Ainsi, tu nas plus besoin de pleurer.

    - Et si je laime vraiment ?

    - Alors elle aussi, et tu la retrouveras.

  • Histoires Zen

    - Matre, jai peur de lavenir !

    - Lavenir nexiste pas.

    - Je sais, je connais la doctrine de lici-et-

    maintenant, mais jai peur quand mme. Dites-moi

    ce que je dois faire. - Je te le dirais demain.

    Le lendemain.

    - Matre, vous maviez promis de me dire aujourdhui

    comment ne plus avoir peur de lavenir. - Je te lai dit hier.

  • Histoires Zen

    Un moine marchait au ct de son matre sur un

    chemin de montagne. - Matre, attention ! en marchant trop prt de la

    falaise, vous risqueriez de tomber !

    - Il faut bien mourir de quelque chose, petit frre !

  • Histoires Zen

    - Matre, y a-t-il une certitude que lon peut avoir

    dans la vie.

    - Oui, celle de mourir un jour.

  • Histoires Zen

    Un homme tait trs malheureux.

    Il se rendit auprs dun sage. - Matre, jai mal dans mon tre. Jai tout essay

    pour stopper ma douleur. Jai fait des thrapies, la mditation, jai lu les paroles des matres, jai pris des drogues et autres mdecines, rien ny fait, je souffre toujours. Quelle sagesse avez-vous pour

    maider ? - As-tu essay la souffrance ?

    - Je ne comprends pas, la souffrance est mon

    ennemie !

    - Non, cest ma sagesse qui est ton ennemie. Ta

    souffrance seule peut taider.

  • Histoires Zen

    - Matre, un oracle ma prdit que dici un an, je

    changerai de monastre et que grce cela, je

    progresserai sur la voie. - Que se passera-t-il si tu meurs avant ?

  • Histoires Zen

    Un disciple se vantait de navoir plus peur de la mort. Son matre se jeta sur lui et ltrangla de toutes ses forces.

    Le disciple se dbattit en hurlant Au secours, au

    secours ! ! !

  • Histoires Zen

    Un jeune disciple approcha timidement de son guide. - Matre, jai une question embarrassante. La

    fornication me travaille de plus en plus. Je narrive pas en faire abstraction malgr les

    enseignements.

    - Crois-tu que le Bouddha lui-mme na pas

    largement forniqu dans les palais de son pre

    avant de prendre la route de lveil ? - Aucun de mes professeurs ne men a jamais parl

    jusquici ! - Parce que ce sont des hypocrites. Si tu veux tre

    un bouddha, il te faudra forniquer, sinon tu resteras

    un professeur.

  • Histoires Zen

    Un bandit voulu subitement suivre la voie. Il alla

    consulter le vnrable du monastre et lui dit en

    pleurant :

    - Vnrable, comme je suis triste, voil que je veux

    suivre la voie du bouddha alors que toute ma vie

    je nai fait que forniquer, voler et tuer des gens. Comment pourrais-je atteindre lillumination avec un tel pass ?

    - Entre au monastre, rpondit le vieil homme, tu

    connatras le nirvana avant nous tous.

  • Histoires Zen

    Un moine qui se promenait dans le parc, surprit un

    jour son matre en train de pleurer au pied dun arbre. Alert, le moine sapprocha en courant et demanda : - Mon bon matre, comme cest trange ! Que sont

    ces larmes sur votre visage ?

    - Ce sont celles que tu ne tautorises pas verser.

    Alors, chaque jour, je pleure ta place.

  • Histoires Zen

    Un disciple demanda son guide ce qutait la compassion.

    Le guide lui donna un coup de pied dans le derrire.

  • Histoires Zen

    Les disciples taient runis dans la grande

    bibliothque.

    Le matre interrogea : - Quel est le seul livre, dans cette pice, qui mrite

    vraiment dtre lu ? Tous montrrent un livre, fiers de leur choix.

    Le matre montra son ventre.

  • Histoires Zen

    Un moine tait toujours constip.

    Il vint consulter le moine mdecin.

    - Voil mon frre, tous les matins, je vais la selle et

    rien ne se passe. Mon grand malheur est que jai toujours envie au moment de la mditation. Alors

    je me retiens et quand la mditation est termine,

    je ne suis plus capable de faire Le moine mdecin prit son portable, appela le

    vnrable, lui expliqua la situation et raccrocha.

    - Qua dit le vnrable ? demanda le moine

    constip.

    - Il a dit que, dornavant, tu mditeras aux toilettes.

  • Histoires Zen

    Ce jour-l, il tait question de lamour. - Matre, demanda un moine, est-il permis dtre

    amoureux ?

    - Rien ne sy oppose si tu y arrives.

    - Comment cela ? Il est facile tout le monde

    dtre amoureux de quelquun ! - Non, la plupart des gens sont amoureux deux-

    mmes et cest ce quils appellent tre amoureux. Lautre nest quun miroir pour eux. Aimer quelquun est la chose la plus difficile de lunivers, cest pourquoi le bouddha a enseign le clibat pour faciliter aux hommes le chemin de lveil. Cest aussi pourquoi il a enseign lamour de tous les tres. Le bouddha tait malin.

    - Cela veut-il dire quune personne marie ne peut

    pas accder lveil ? - Bien au contraire, cest la voie royale !

    Malheureusement peu dhommes en sont capables parce que le danger du miroir est

    toujours prsent jusqu la dernire seconde qui prcde lentre en nirvana. Cest la dernire seconde la plus difficile. Le Bouddha lui-mme a

    failli chouer ce moment prcis comme il lavait fait bien des vies auparavant.

    - Comment doit-on faire alors pour vivre en couple

    et accder lveil ? - Nai nul jugement sur celle qui partage ta vie, et

    mme si elle ne mdite pas, attends-toi ce

    quelle accde avant toi au royaume du Bouddha.

  • Histoires Zen

    - Comment fait-on pour devenir un matre ?

    - On ne devient pas un matre, on est dsign

    comme tel par quelquun. - Comment ce quelquun peut-il vous reconnatre

    comme un matre ?

    - Un idiot reconnat toujours un autre idiot !

  • Histoires Zen

    - Matre, pourquoi y a-t-il des gens qui souffrent plus

    que dautres sur Terre ? - Je nen sais rien, rpondit le matre.

    - Mais pourtant tu es un matre, tu devrais savoir !

    - Un matre ne sait rien.

    - Alors si tu nen sais rien, as-tu au moins une ide ?

    - La souffrance est-elle quantifiable ?

  • Histoires Zen

    Un homme daffaires cherchait appliquer les lois du dharma ses prises de dcisions. Il senquit des conseils dun sage. - Voil, je suis toujours partag entre la passivit et

    lactivit. - Quappelles-tu passivit et activit ?

    - La passivit, cest laisser les choses se faire delles-

    mmes et lactivit cest les provoquer. Donc jhsite toujours, ne sachant pas quelle attitude il

    convient la situation.

    Le sage rflchit et dit :

    - Peut-tre pourrais-tu joindre ces deux attitudes en

    une seule ? !

    - Comment cela, rpondit lhomme daffaire

    interloqu ?

    - Cest trs simple, la vie nous montre toujours la

    bonne direction. De cette faon, soit passif en

    attendant quelle te montre le chemin, et ensuite

    soit actif en empruntant le chemin.

    - Cest gnial, mais comment faire cela ?

    - Par lattention ! La passivit et lactivit sont les

    vassales de lattention. En tant attentif, tu es dans

    une passivit active, ainsi tu ne peux te tromper.

  • Histoires Zen

    Une vie de labeurs pour accumuler des biens

    terrestres,

    Que le trpas nous enlvera.

    Une vie de prires pour accumuler des biens clestes,

    Que le trpas invalidera.

    Une vie de mditation,

    Pour tre l au moment du trpas.

  • Histoires Zen

    Un moine et un riche discutaient.

    Le riche montra sa proprit. - Vois-tu ici tout mon bien ? Jai travaill longtemps

    pour lavoir. - Je ne vois rien, dit le moine.

    Le moine montra une flaque deau. - Vois-tu ici la profondeur de locan ? Jai mdit

    longtemps pour la voir.

    - Je ne vois rien, dit le riche.

    Lequel des deux tait dans la voie ?

  • Histoires Zen

    Un homme ruin se lamentait.

    - Vnrable, jai tout perdu !

    - Trs bien, maintenant tu peux tout avoir !

    - Comment cela, rpond lhomme ruin ?

    - Quavais-tu avant ?

    - Une femmede largentdes biens

    - Et si la place, on te donne lunivers ?

    - Je ne saurais quoi en faire !

    - Moralit, avoir quelque chose est embarrassant !

    Quand on perd le peu quon a, on est malheureux, et quand on a tout, on ne sait quen faire.

  • Histoires Zen

    - moine, pourquoi prfrez-vous la demeure du

    Bouddha aux choses du monde ?

    - L o il ny a rien, il ne se passe rien.

  • Histoires Zen

    Il est fou celui qui croit que la plnitude

    dure toujours.

    Il est fou celui qui croit que le vide

    dure toujours.

    Il est sage celui qui reste au milieu de la roue, tel le

    moyeu qui observe le droulement ternel de

    lalternance.

  • Histoires Zen

    - Matre, peux-tu me rappeler ce quest

    limpermanence ? - Jai oubli.

  • Histoires Zen

    La souffrance est le rsultat de notre refus

    accepter le rel qui se prsente nous.

    Le refus, uniquement le refus.

  • Histoires Zen

    - vnrable, comment faire pour tre un homme

    heureux ?

    - Le bonheur entrane dans sa course le malheur. Il

    ne peut en tre autrement. Quand le nuage est

    pass, le soleil brille jusqu ce quun autre nuage arrive. Lveill ne soccupe ni du bonheur, ni du malheur, deux phnomnes instables. Lveill est vacuit. Il voit le soleil travers le nuage.

  • Histoires Zen

    Un jour, un lama et un magicien marchaient cte

    cte.

    Soudain, deux chiens apparurent au loin, menaant

    et aboyant, courant vers eux.

    Le magicien sarrta net et pronona une formule magique de protection.

    Mais, voyant que le lama continuait marcher sans

    se soucier des chiens, il linterpella : - Lama, lama, protgez-vous donc ! navez-vous pas

    vu ces chiens qui veulent nous attaquer ?

    - Pour linstant, deux chiens courent et aboient,

    rpondit le lama sans cesser sa marche.

    - Mais que ferez-vous sils nous sautent dessus et

    nous dvorent ?

    - Pour linstant, deux chiens courent et aboient.

    Voyant que les chiens se rapprochaient de plus en

    plus, le magicien prit ses jambes son cou et senfuit dans la fort pour se cacher.

    Les chiens passrent en aboyant et le magicien

    mourut de peur.

  • Histoires Zen

    Celui qui, obsd par lascse, le sacrifice, ou le don de soi, refuse de recevoir ce que la vie lui donne,

    celui-l ne pourra donner de lui-mme que le produit

    de sa culpabilit ; du miel empoisonn !

  • Histoires Zen

    Celui qui, obsd par ses gains et sa cupidit, refuse

    de faire don de lui-mme quand la vie le lui

    demande, celui-l accueillera la mort comme une

    perte. Il trpassera dans la solitude et le nant de son

    gocentrisme.

  • Histoires Zen

    Celui qui voit comme un cadeau de la vie la

    possibilit de donner aux autres et de leur pardonner

    sans perte, celui-l sera accueilli par la mort. Elle lui

    fera grand festin.

  • Histoires Zen

    Celui qui, par ses actes,

    entend sduire la mort,

    sera ananti par elle.

  • Histoires Zen

    il est trange de constater que les hommes

    rclament beaucoup de choses et lorsquon leur fait le don suprme de lveil, ils le rechignent et le rejettent comme un cadeau non conforme.

  • Histoires Zen

    - Matre, pourquoi souffrons-nous ?

    - A cause du dsir.

    - Le dsir est donc un poison ?

    - Non, mais cest que nous pensons toujours savoir

    mieux que la Nature ce dont nous avons besoin.

    - Quel dsir puis-je avoir, alors ?

    - Peut-tre celui dtre l quoiquil arrive !

    - Il faut donc accepter tout ce qui vient ?

    - Que tu lacceptes ou non, cela vient !

    - Cest vrai, mais mon dsir est de progresser dans la

    voie, est-ce mal de refuser ce qui pourrait men

    empcher ? - Comment peux-tu savoir quel genre de bouddha

    la Nature a dcid que tu seras ?

    -

    - La fleur ne se demande pas si labeille qui

    approche est bonne ou mauvaise ; elle lui donne

    son nectar. Elle se laisse faire. La fleur passe son

    temps dsirer quune abeille approche. Lveil est une surprise. On ne sait pas quand il vient, ni

    comment. Sois aussi dans ce dsir dtre chaque fois surpris par ce que te donne la vie. Dsire tre

    encore plus dsireux de cela.

  • Histoires Zen

    Il tait question du Karma.

    Un jeune moine se leva et interrogea son frre an.

    - Pourquoi le karma nous juge-t-il si svrement ?

    - Le karma nest pas un juge, cest un mcanisme li

    au balancement des choses dans lunivers. Le bouddha a dcouvert que pour cesser dtre soi- mme lobjet de ce balancement, il fallait se tenir au centre.

    - Le karma nest donc quun pendule ?

    - Oui, cest pourquoi quand tu penches droite,

    immanquablement tu pencheras ensuite

    gauche, et ainsi de suite. Plus tes balancements

    seront prononcs, et plus la contrepartie le sera

    galement. Plus fort tu aimeras, plus fort tu haras.

    - Cela claire-t-il le fait quun homme trs riche

    deviendra trs pauvre, et vice et

    versa ?

    - Oui, mais le karma est plus subtil que cela, car il

    nous enseigne que certaines richesses sont de

    pauvres cupidits, et quen revanche, certaines pauvrets sont consenties par culpabilit.

    - Faut-il tre riche ou pauvre, alors ?

    Le matre entre soudain dans la pice et rpond :

    - Il faut tre attentif aux mouvements du balancier !

    Il ny a, en ralit, ni pauvret, ni richesse, ni bien, ni mal ; simplement, cela fait des millnaires que

    lhomme saccroche au boulet du balancier, et quil est ballott par son karma. Il ny a quune chose faire, lcher le boulet et se laisser choir

    dans le nant effrayant de limmobilit. - Que se passe-t-il alors ? demandent les deux frres.

    - Alors, rpond le matre, le balancier disparat car il

    na jamais exist.

  • Histoires Zen

    Qui peut affirmer quun arbre ne sait pas chanter ?

  • Histoires Zen

    Tous se promenaient dans le parc.

    Une plume doiseau passa dans lair. Le matre dit : - Qui veut parler de cette plume ?

    Aussitt des doigts se levrent.

    Un moine fut dsign ;

    - La plume danse !

    - Non, dit le matre.

    - La plume nage dans lair, affirma un autre !

    - Non, dit le matre.

    - La plume vole comme loiseau son origine, essaya

    un troisime !

    - Toujours pas, dit le matre.

    -

    Les moines attendaient.

    Et alors que la plume atterrit dans sa main, le matre

    dit : - moines, la plume est immobile ! Elle se laisse

    porter par le vent. Nous pouvons penser quelle bouge. Nos sens nous disent quelle bouge. Mes yeux disent, cette plume bouge ! En fait, elle est

    parfaitement immobile. Elle ne fait aucun

    mouvement, et pourtant, dans son immobilit, elle

    bouge dans lair. moines, telle est la voie du bouddha !

  • Histoires Zen

    Cest toujours l o on les attend le moins, que les bonnes choses arrivent !

  • Histoires Zen

    Ce que tu dis est faux.

    Ce que tu es est vrai.

  • Histoires Zen

    Si vous croyez quaccumuler les bonnes actions et les paroles bienveillantes favorisera votre accs au

    nirvana, vous tes aussi sot quun seau vide ! Accumulez tout le bien que vous voulez, il vous

    faudra un jour le rendre au mal.

  • Histoires Zen

    La joie nous atteint quand ce qui arrive est conforme

    nos attentes.

    La peine nous atteint quand ce qui arrive nest pas conforme nos attentes.

    La flicit suprme survient quand nous prenons

    conscience que tout ce qui arrive est exactement

    conforme nos besoins rels.

  • Histoires Zen

    Le malheur na demprise que sur celui qui lui donne des poignes.

  • Histoires Zen

    Puisque nous avons toujours le choix,

    dcidons maintenant dtre systmatiquement heureux.

  • Histoires Zen

    Les moines taient runis.

    Le matre demanda : - Quel est la seule dcision que nous pouvons

    prendre sur la voie ?

    - Le don de soi ! rpondit un disciple.

    - Pourquoi, interrogea le matre ?

    - Sil est question dtre actif, que cela soit dans le

    don de soi-mme aux autres.

    - Et quand il est question dtre passif, renchrit le

    Matre ?

    - tre passif est recevoir !

    - Oui, continua le matre, car nul ne peut donner sil

    ne reoit aussi. Lactivit est donner. La passivit

    est recevoir. Voil la conduite ! Dcidez de

    donner, acceptez de recevoir !

    Un autre disciple sapprocha : - Et sil ny a rien donner ?

    - Alors reois sans arrire-pense, ni culpabilit.

    - Et sil ny a rien recevoir ?

    Le disciple reut un coup de bton.

  • Histoires Zen

    Parfois, un non est un don.

  • Histoires Zen

    - Matre, comment stopper la peur ?

    - Disciple, comment stopper tes questions ?

  • Histoires Zen

    Si la chenille savait quelle peut devenir un papillon, lui pousserait-il des ailes ?

  • Histoires Zen

    Si lon nest pas doux avec soi-mme, comment peut-on ltre avec autrui ?

  • Histoires Zen

    Tu aimes vraiment quelquun quand tu es capable de le laisser partir sans haine.

    Sinon, ton amour sappelle politique !

  • Histoires Zen

    moines, vous pouvez mditer cinq heures par jour,

    si votre vigilance est absente de vos corves, travaux

    ou repos, vous avez mdit pour rien.

  • Histoires Zen

    Quand je bois mon th, je bois mon th.

    Que de souffrances il maura fallu pour en arriver l !

  • Histoires Zen

    Si lon ne rend pas hommage la vie une fois par jour,

    la mort nous tuera.

  • Histoires Zen

    Blabla et bloblo parlaient ensemble.

    Lun disait blabla, lautre disait bloblo. Ainsi, ils ne se comprirent jamais.

    Moralit, le silence est le seul lieu commun possible.

  • Histoires Zen

    Un jour, le responsable des cuisines du monastre

    demanda audience au vnrable. - Votre Saintet, je nen peux plus de ma tche ;

    trop de moines viennent me consulter concernant

    la bonne conduite du Dharma, car ils disent que je

    suis fort sage en la matire.

    - Trs bien ! Que donc veux-tu faire dautre ?

    - Une bohmienne astrologue qui je me suis

    confi, a vu dans ses astres que mes devoirs

    allaient changer, cest pourquoi je viens vous voir. - Qua-t-elle dit encore, demanda le vnrable ?

    - Que je ferai ce qui me plat !

    - Quest-ce qui te plait ?

    - Je voudrais tre le responsable de la bibliothque.

    - Servirais-tu mieux le Dharma de cette faon ?

    - Oh oui, assurment, rpond le moine cuisinier !

    - Et que dois-je faire de lactuel responsable de la

    bibliothque ?

    - Mettez-les aux cuisines, Vnrable !

    - Vois-tu, moine, je ne doute pas de tes

    comptences aider tes frres dans le Dharma,

    mais je dois te prvenir que si tu sors de tes cuisines,

    le Dharma sloignera de toi, car il aime sexprimer travers tes casseroles. Lapplication du Dharma est servir la cause des autres avec ce quil y a de meilleur en nous, sans jamais porter de jugement

    sur la faon dont cela se produit spontanment.

    Noublie pas lenseignement de larbre ; il est l, et cest le reste du monde qui tourne autour. Quand la Nature dcidera que larbre doit partir, elle enverra le bcheron, et larbre alors servira autrement. Avant, il tait refuge pour les oiseaux,

    ensuite, il sera meuble ou bois de chauffe. Mais

    larbre, lui, ne dcide pas. Tel est le Dharma !

  • Histoires Zen

    Un jour, une jeune fille triste tait assise au bord de la route. Un

    vieux moine passa et la voyant, sarrta : - Quest-ce qui te rend si triste, fillette ?

    - Mon fianc est parti, lama

    - Ne sais-tu pas que la fin dune chose est forcment le

    dbut dune autre, lui demanda le moine ? - Comment cela, lama ?

    - Et bien, la fin dun amour est le dbut dun autre, voil

    tout !

    - Pas pour moi, rpondit la jeune fille en baissant la tte.

    - Personne ne sintresse donc toi, dit-il en fronant les

    sourcils ?

    - Non, personne ne semble me voir

    - Et personne ne tintresse non plus ?

    - Non, lama, personne ne me voit et je ne vois personne.

    - Alors ta relation nest pas encore termine ! dit-i l en

    souriant.

    La jeune fille leva des yeux inquiets vers le sage.

    - Mais pourtant il est parti

    - Sloigner nest pas rompre. Pour ceux qui terminent

    vraiment un cycle, celui qui suit se manifeste

    instantanment. Mme si la personne le refuse parce

    quelle est accroche son pass, le nouveau cycle est l et se fait entendre avec tous les signes quil convient. Tu ne pourras jamais empcher le jour de poindre au matin pour

    effacer la nuit, et mme si tu fermes les yeux pour ne pas le

    voir, tu sentiras le soleil travers tes paupires.

    - Pour moi, il ny a aucun signe, je te lassure, et je me sens

    immobilise dans la nuit, seule et abandonne, mme de

    tes cycles !

    - Je te le dit, si tu te sens coince dans ta situation et sans

    ouverture vers la nouveaut, cest que la relation nest pas termine. Tu dois prendre patience !

    La jeune fille avait repris bon teint. Elle se leva, salua le bon

    moine et monta pleine despoir sur sa bicyclette. Deux kilomtres plus loin, elle fut renverse par la charrette dun jeune commerant qui, confus, insista pour la ramener chez

    elle. Que croyez-vous quil arriva ? Moralit ; garde toujours confiance

    quun bon moine passe par l !

  • Histoires Zen

    Il ny a jamais dveil individuel, il y a parfois lveil dune partie du tout.

  • Histoires Zen

    A quoi bon se marier une personne alors que nous

    sommes tous maris les uns aux autres !

  • Histoires Zen

    Celui qui se sent seul oublie que ses pieds

    touchent le sol.

  • Histoires Zen

    Courrez, hommes ! Courrez ! Ne privez pas les arbres

    et les oiseaux du spectacle comique de votre

    agitation quotidienne.

  • Histoires Zen

    Vous navez aucune existence propre. Vous vous croyez unique et individuel, bien distinct du monde

    extrieur. En ralit, vous tes une des pattes du mille-

    pattes. Vous ntes spars de rien, vous tes relis tout.

    Lveil, cest se rveiller cela ; cest constater un jour que je nexiste pas car nous sommes lunivers.

  • Histoires Zen

    La gentillesse est poison,

    La bont est poison,

    La bienveillance est poison.

    Tant quil est dsir, tout sentiment est poison.

  • Histoires Zen

    Quiconque aide les autres en le faisant savoir,

    naide que lui-mme.

  • Histoires Zen

    Un jour, un moine rencontra limpermanence. Profitant de loccasion, il lui demanda ; - Impermanence, que restera-t-il de nos actes ?

    - Lhomme vrai sefface devant son uvre.

  • Histoires Zen

    Avoir les poches et le cur pleins, voil ce que veut chacun !

    Mais cest se contenter de bien peu car, au regard de ce que veut nous donner lunivers, aucune poche ni aucun cur ne sera jamais assez grand pour le contenir.

  • Histoires Zen

    Chaque seconde, la mort se rapproche

    un peu plus.

  • Histoires Zen

    Chaque fois que tu penses demain ou hier,

    tu es mort.

  • Histoires Zen

    La vie est le prsent.

    Es-tu certain dtre en vie ?

  • Histoires Zen

    Combien nombreux parmi nous ont travers

    lexistence sans jamais exister ? Combien encore ne sont mme jamais ns ?

    Combien le croient pourtant ?

    Combien peu en prendront conscience un jour ?

    Combien est difficile la tche du Bodhisattva !

  • Histoires Zen

    Les moines taient rassembls et tous attendaient le

    discours du matre.

    Voyant leur empressement, le matre dit : - Les paroles des bouddhas ne servent rien car il

    ny a que les bouddhas qui peuvent les comprendre. Un disciple ne peut jamais

    comprendre la parole dun bouddha. Un jour, le disciple intgre quelque chose de lui-mme et

    alors, il se souvient de la parole du bouddha, et la

    reconnat comme vraie.

    Cest ainsi que les paroles des bouddhas sont inutiles.

    Un moine demanda :

    - Mais alors, Matre, si cest inutile, pourquoi nous

    parlez-vous ?

    - Parce que cest linutilit dun acte qui fait quun

    Bouddha sveille. Quand vous aurez accept que dans tout ce que je vous dis, il ny rien comprendre, alors le miracle se produira et vous

    serez libres.

  • Histoires Zen

    - Matre, jai des difficults laisser passer mes penses durant la mditation. Il en arrive toujours une

    qui attire mon attention et je my fixe malgr moi. - Allons marcher un peu, rpondit le matre.

    Les deux moines arpentaient un petit chemin de

    pierres. - Regarde le sol quand tu marches, dit le matre,

    que vois-tu ?

    - Je vois que javance en faisant des pas.

    - Que vois-tu encore ?

    - Je vois des cailloux, des touffes dherbes

    - Quadvient-il de ces choses ?

    - Je les laisse derrire moi en marchant.

    - Et si tu tarrtes maintenant de marcher, que se

    passe-t-il ?

    - Les cailloux et les touffes dherbe restent sous mes

    yeux.

    - Bien, que penses-tu de cela ?

    - Que les cailloux et les touffes dherbe pourraient

    tre compares mes penses ! ?

    - Oui, mais tu vois quil dpend de toi quelles

    passent ou quelles sarrtent. Si tu marches, elles passent ; si tu ne marches plus, elles restent sous tes

    yeux. Pourtant, le Bouddha nous dit ; Durant la

    mditation, marchez en tant parfaitement

    immobile ! Or, marcher en tant immobile est un

    non-sens ! Est-ce bien l ce que tu fais ?

    - Non, l cest moi qui agit, je marche ou je

    marrte. Cest moi qui avance vers les pierres et

    les touffes dherbe et les laisse ou non derrire moi.

  • Histoires Zen

    - En effet, et il me semble que ta mditation

    sapparente plus cela quaux paroles du Bouddha. Essais maintenant de marcher en

    songeant que ce nest plus toi qui marche, mais le sol qui se drobe sous tes pieds. De cette faon tu

    sentiras que cest toi qui es immobile, et que cest le sol qui vient toi. Tu te contentes

    daccompagner le mouvement en levant un pied, puis lautre. Ainsi, tu es parfaitement immobile et tu sais que tant que tu lves un pied, puis lautre, aucun caillou ni aucune touffe dherbe ne pourra sarrter sous tes yeux. Les penses ne veulent jamais attirer notre attention, elles veulent

    simplement passer, comme ce chemin, mais cest nous qui nous arrtons dessus. Aucune pense na le pouvoir de nous sduire, cest nous qui nous intressons elles, cest nous qui marchons vers elles. Or, nul ne peut marcher indfiniment. Un

    moment o un autre, il faut sarrter ! Cest pourquoi le Bouddha nous a dit dtre immobile, car cela est ternel !

    Accompagner le mouvement du monde, lever un

    pied, puis lautre, inlassablement, sans jamais changer de place, telle est la mditation.

  • Histoires Zen

    Lveil vous tonnera.

  • Histoires Zen

    A quoi sattendre dautre qu la mort ?

  • Histoires Zen

    La vie est le traneau, la mort est le chien.

    Quest donc la neige sous lensemble ?

  • Histoires Zen

    - Matre, qui ft votre matre ?

    - La fourmi ft mon matre, la brindille ft mon

    matre, le canard ft mon matre, le nuage ft mon

    matre. - Et aujourdhui, Matre, qui est votre matre ?

    - Le temps pass avec toi, voil qui est mon matre !

  • Histoires Zen

    Nul nest jamais dtourn de son chemin car la route est forcment sinueuse.

  • Histoires Zen

    - Matre, comment tre courageux devant le

    danger ?

    - Il ny a pas de meilleur ami quun ancien ennemi,

    ni de pire ennemi quun ancien ami. Reste convaincu que le danger qui se prsente est

    lincarnation de ton perfectionnement. Alors, le courage sera facile !

  • Histoires Zen

    Qui accompagne le mouvement

    ne peux manquer son chemin.

  • Histoires Zen

    Ta vie est telle que tu la penses.

  • Histoires Zen

    Puisque tout est impermanent,

    alors la peine aussi est impermanente.

  • Histoires Zen

    Il tait encore question du karma. - Matre, jai du mal comprendre la notion de libre-

    arbitre au cur dun destin trac ! - Le libre-arbitre rside dans laccueil que tu fais aux

    vnements. Il tappartient de considrer que ce qui tarrive est bon ou mauvais.

    - Pourtant, Matre, il y a des choses unanimement

    reconnues comme tant mauvaises !

    - Mauvaises pour ta nature humaine, non pour ta

    nature divine. La finalit des choses ne nous

    apparat pas forcment de prime abord. Il est

    parfois des preuves qui sont dsagrables pour ta

    personnalit dcideuse, mais qui se rvlent tre

    de formidables outils dvolution pour ton me. De plus la faon dont voluera la situation tendue

    dpendra exclusivement de ta raction son

    encontre. Si une comprhension devait en

    dcouler et que tu contourne celle-ci, alors le

    destin devient dfavorable. Si tu te fais lalli de la situation, alors le destin sera favorable lissue.

    - Comment savoir si notre conduite est juste en ce

    cas ?

    - Imagines-toi dans un bateau voiles. Tu navigue

    quelques temps, puis le vent cesse jusqu immobiliser ton embarcation. Deux choses te sont

    possibles ; tu tagites en dlestant le bateau, en dployant les voiles, en tirant sur les cordage et en

    sortant les rames. Ou bien tu tassoies et tu attends

  • Histoires Zen

    que le vent se lve nouveau. Mais si tu tes puis dans lagitation, et que le vent dcide ensuite de se lever avec violence, tu nauras plus de force pour conduire le navire et cela sera

    dangereux. Dans cet exemple, tu nas aucun contrle sur le vent comme tu nen a pas sur le destin. Par contre, tu peux dcider que cela est tel

    que le destin la voulu et en tacclimatant celui- ci, tu te reposes quand le vent se repose. Ou bien

    tu refuses et tu choisis de tagiter et de timpatienter, ce qui produira lpuisement et le sentiment de dplaisir. Le sage a confiance dans

    le vent ; il sait que celui-ci ne sarrte jamais bien longtemps de souffler. Alors, il sallie au vent et clbre son amiti avec lui en respectant ses

    priodes de repos.

    - Donc, nous navons pas de prise sur le destin ?

    - Bien sr que si, puisque si tu tes repos pendant

    que le vent se reposait, tu clbreras son retour

    avec vigueur mme sil sagit dune tempte. Tu seras en pleine possession de tes moyens. Par

    contre, si tu as puis tes forces dans un temps ou il

    fallait les conomiser, tu risques de prir dans la

    tempte. Est-ce tes yeux le mme destin ?

  • Histoires Zen

    Si le bonheur ne dure jamais,

    alors le malheur non plus !

  • Histoires Zen

    Une peine qui dure longtemps

    est une peine cultive.

  • Histoires Zen

    Il appartient chacun de choisir sa mort.

    Si tu as vcu dans la peur,

    tu mourras dans la peur.

    Si tu as vcu dans lagitation, tu mourras dans lagitation. Si tu vcu dans la joie,

    tu mourras dans la joie.

    Et si tu nas pas vcu, tu mourras du.

  • Histoires Zen

    Les jours passent et ne se ressemblent pas.

    Souviens-t-en quand tu souffres.

  • Histoires Zen

    - Matre, quelle est la plus grande qualit que lon

    doit dvelopper pour atteindre lillumination ? - Lidiotie.

    - Pourquoi vous moquez-vous de moi ?

    - Je ne me moque pas de toi, je te dis la vrit pure.

    Si tu ne deviens pas aussi bte quun ne, si tu ne deviens pas le plus inintelligent des hommes et si tu

    ne remporte pas lunanimit dans limbcillit, alors tu peux dire adieu lveil !

  • Histoires Zen

    Le renoncement nest pas abandonner toute possibilit de plaisir ou de joie, cest abandonner lattachement ces choses. Aussi surprenant que cela puisse paratre, le sage jouit et souffre sans

    attachement, il rit et pleure sans attachement.

  • Histoires Zen

    Tel tu veux que le monde soit,

    tel tu dois tre lintrieur, et il le sera.

    FIN.