117,Proteger Gerer Ressource en Ea

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  • Protger et grer la ressource en eau

  • * Rapport mondial PNUD 2006 sur le dveloppement humain.En 2006, quelque 700 millions de personnes rparties dans 43 pays vivaient en dessousdu seuil de stress hydrique. Dici 2025, plus de 3 milliards de personnes pourraientvivre dans des pays soumis au stress hydrique et 14 pays passeront dun tat de stresshydrique un tat de pnurie deau. *UN ENJEU DCISIF

    Les experts runis au sommet de La Haye en 2000 ont conclu que le XXIe sicle risquait

    dtre celui de la crise de leau ; le stress hydrique rsultant de la diminution de leau

    douce disponible, pour des usages toujours croissants. Ce constat sappuie sur la prise

    en compte de quatre facteurs dterminants :

    limpact dmographique : augmentation de la population et urbanisation acclre ;

    lvolution des modes de vie : accroissement des besoins par habitant ;

    la rpartition des ressources : forts besoins dans les zones dont les ressources

    sont rares ;

    la qualit des ressources : dtrioration de la qualit des nappes ou des eaux

    superficielles, limitant leurs usages.

    La protection des ressources

    Limpact dmographiqueet lvolution des modesde vieLa population mondiale a doublau cours des cinquante derniresannes

    Cette croissance rapide de la population,conjugue avec les changements de modesde vie, a entran une augmentation toutaussi rapide des consommations deau :ramene lhabitant, la consommationmoyenne, toutes activits confondues,est passe de 400 800 m3 par an.

    4 500 litres deau sont utiliss pourproduire un kilo de riz, il en faut 1 500pour un kilo de bl. Au niveau mondial,lagriculture est aujourdhui le premierconsommateur deau avec 68 %, avantlindustrie (21 %) et la consommationdomestique (11 %).

    Si, depuis 1900, la part de leau utilisepar lagriculture a diminu de prs de 30 %,en revanche lindustrie a quadrupl saconsommation pendant que les usagesdomestiques augmentaient de 4 11 %*.

    Les ressources en eau doucesont limites

    Elles ne reprsentent que 2 % environ deleau prsente sur terre. Nombre de paysvont au-devant de situations de pnuriepartielle ou chronique, sils nentreprennentpas de vastes programmes de protection

    des ressources directement utilisableset ne modifient pas leurs modesde consommation.

    Le problme est dautant plus crucial que,dans les pays mergents fortedmographie, llvation du niveaude vie entrane un accroissement constantde la consommation par habitant.

    La rpartition des ressourcesLes ressources en eau sont rpartiesde faon trs ingale

    dans lespace : entre les diffrentesrgions du monde, entre les villes fortedensit humaine et les campagnes,entre les zones de consommationet les sources dapprovisionnement ;

    dans le temps : par exemple, les priodesde demande maximale deau pourlirrigation sont souvent celles ole niveau des ressources superficiellesou souterraines est au plus bas.

    Il en rsulte de frquents dsquilibresentre loffre et les besoins en eau.

    La surexploitation des nappesphratiques est trs rpandue

    En cinquante ans, certaines villes ontdj consomm une large part de leursressources souterraines, alors que cesdernires ont parfois mis plusieurs sicles se constituer.

    La qualit des ressourcesLa pollution des ressources,chronique ou accidentelle,est galement lune des causesde la pnurie

    La disponibilit en eau ne dpend passeulement de la quantit des ressourcesnaturelles mais aussi de leur qualit,notamment pour la production deaupotable.

    Or celle-ci se dtriore :

    les eaux superficielles mais aussiles rserves deaux souterraines sontaffectes par les pesticides et les nitrates.Actuellement en Europe, 10 millionsde tonnes dengrais sont utilises par an,soit 10 fois plus que dans les annes 50 ;

    la dpollution des eaux uses est trsinsuffisante dans certaines rgionsdu monde. En 2002, le Sommet dela Terre de Johannesburg a rappelque prs de 60 % de la population despays en dveloppement, soit 2,5 milliardsdindividus, ne disposent pas dunsystme dassainissement de base.Dans ces pays, environ 90 % des eauxuses sont rejetes directement,sans traitement, dans les rivires,les lacs ou les ocans.

  • Sortir de la spirale mesure que la qualit des ressources se dgrade, traiter leau pour la rendre potable revient plus cher. Il nest pas possible dexiger lerespect de normes chaque fois plus svres en renforant les traitements, et de laisser polluer la ressource sans agir pour la protger.

    Renforcer les actions prventivesTraiter toujours plus une eau toujours plus dgrade ne saurait tre la solution. Le renforcement des traitements, sil est ncessaire,reste une approche curative. En France, seulement 48 % des captages sont protgs*. Il est ncessaire de travailler sur les deux thmescomplmentaires que sont la protection de la ressource et le traitement des eaux brutes.

    Poursuivre les efforts damlioration des services dassainissementPour protger les ressources et arrter leur dgradation chronique, il est essentiel dassurer galement une collecte efficace des eauxuses, damliorer les performances des usines de dpollution et de matriser les rejets par temps de pluie.

    Si le constat dress

    au niveau mondial

    reste sombre, il ne doit

    pas faire oublier nombre

    dinitiatives locales

    et internationales.

    Des solutions mises enuvre par les lgislateurs,les collectivits,les oprateurs En 1991, lUnion europenne a vot une

    directive sur les eaux rsiduaires urbainesqui a permis de faire progresser la collecteet la dpollution des eaux uses. En 2000,elle a vot la directive 2000/60/CE quidemande aux tats membres datteindre,dans un dlai de 15 ans, un bon tat

    cologique et chimique des eaux desurface ainsi quun bon tat quantitatifet chimique des eaux souterraines.En France, 20 30 annes deffortset de vigilance ont permis de restaurerla qualit des eaux des lacs dAnnecyet du Bourget.

    Ltat dAustralie du Sud dveloppeun programme de recharge de nappes partir deaux uses retraites.Il permet de disposer dune ressourcedeau alternative pour satisfaire lesbesoins agricoles et de mnager lesressources en eau douce, qui sont rares.Dans dautres pays, des tches dunetoute autre ampleur sont ncessaires.Ainsi, un programme de sauvetagedu lac Bakal est aujourdhui en cours.

    Les techniques dveloppes parles exploitants des services deauet dassainissement sont de plus en plusperformantes. Ashkelon en Isral, dansle cadre du BOT remport par Veolia Eauet ses partenaires, le cot de productiondeau potable par dessalement

    membranaire deau de mer est comptitif. Windhoek en Namibie, Veolia Eauexploite une usine de traitement deauqui est en partie alimente par des eauxuses pures. Cette usine, qui utilise uneressource alternative, couvre plus duntiers des besoins en eau de la ville.

    La gestion locale au cur de la protectiondes ressources en eau Des collectivits locales ont russi conjuguer dveloppement urbainet industriel avec protection des ressources,en recourant suffisamment tt desmesures de protection. Elles ont suanticiper et protger la ressource endployant des programmes de scurit delalimentation en eau. Cest le cas de Berlinen Allemagne, de Prague en Rpubliquetchque (programme de lElbe propre),du Syndicat des eaux dle-de-Franceou du Grand-Lyon en France.

    Les ressources deau douce directement utilisables

    sont limites, les besoins augmentent et des arbitrages

    entre lagriculture, lindustrie et les consommations

    domestiques sont souvent ncessaires pour lallocation

    des ressources en eau.

    * Bilan courant 2006, direction gnrale de la Sant

    Actuellement, entre 70 et 90 % de leauprleve dans les pays en dveloppementest utilise pour lirrigation, avec des pertesqui atteignent parfois 50 60 % desvolumes* sur les rseaux dirrigation.

    Mais le dsquilibre entre ressources et besoins (et donc la gestion de cedsquilibre) nest pas uniquement leproblme des pays en dveloppement,mme sil se pose diffremment duncontinent lautre.

    * Source : Unesco, Journe mondiale de leau, 2000.

    LA PROTECTION DES RESSOURCES > UN ENJEU DCISIF

    Une mobilisation se dessine Une comptition accrue pour les ressources

  • Protger les ressourcesFaire face la dgradationchronique des ressources

    Les nitrates, les produits phytosanitaires,les germes pathognes et autres polluantschroniques sont autant dlmentsindsirables qui dgradent les ressourcesutilises pour la production deau potable.Ces pollutions sont souvent diffuses,difficilement perceptibles, mais ellesaltrent la qualit des rivires, des nappesalluviales ou phratiques.

    Identifier ces pollutions, les contrleret agir afin de les rduire sontindissociables du traitement de leau.

    Pour protger les ressources, Veolia Eaudispose doutils de diagnostic et engagedes actions de prvention aux ctsdes collectivits locales.

    Prvenir et combattre les pollutions accidentelles

    Par nature ou cause de limperfectionde ses techniques, lactivit humaine estsouvent responsable de dangers et denuisances : incendies, explosions, accidentsde transports, ruptures de canalisations,ngligences. Autant dvnements quipeuvent tre lorigine de gravespollutions accidentelles des ressourcesen eau.

    Dans un contexte o les menaces quipsent sur les ressources imposentune surveillance sans dfaillance,Veolia Eau distribue leau avec toutesles garanties exiges par le lgislateuret le consommateur grce des moyensdaction sans cesse plus performants.

    Mettre en place des primtresde protection et les surveiller

    Ces primtres instituent autour des pointsde captage pour la production deaupotable des zones de protection clairementdlimites et officiellement reconnues.

    Optimiser la gestionSurveiller les ressources

    En surveillant rgulirement la qualitet le niveau de ses ressources, la collectivitpeut piloter plus finement lutili