Parution octobre 2014

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Transcript of Parution octobre 2014

  • LObiterLe journal of ficiel des tudiants de la Facult de droit de Sherbrooke

    Oct obre 2014

    w w w . j o u r n a l o b i t e r . c o m

    SPCIAL HALLOWEEN

  • 2 Oct obre 2014 www. journalobit er.com

    Lquipe 2014-2015

    Alexandra JosephChroniqueuse en chef

    Huu-Long NguyenResponsable aux commandites

    Amlie ChampagneAndranne CharetteAmanda Martinez Mlanie NguyenCorrectrices

    Samuel NadeauRdacteur en chef

    Etienne TremblayTrsorier

    Josiane Rioux CollinCorrectrice en chef

    Mlissa BoucherDirectrice adjointe

    Audrey CastonguayDirectrice

    Maxime LussierGestionnaire web

    Gabrielle TtraultInfographiste

    Aurlie Mont-ReynaudChroniqueuse

  • SommaireMot de la directrice

    4 Halloweenpar Audrey Castonguay

    Juris-pouvante8 Trick or treat:

    Les plus grands rts en jurisprudencepar Alexandra Joseph

    ditorial5 Infractions

    par Samuel Nadeau

    Juris-pouvante6 Un conte dHalloween faire glacer le

    sang du juriste en vouspar Samuel Nadeau

    www.journalobit er.com Oct obre 2014 3

    VOUS AUSSI VOUS VOULEZ CRIRE UN

    ARTICLE?

    Envoyez vos textes

    ladresse suivante:

    obitersherbrooke@gmail.com

    Vous voulez ragir nos articles?

    crivez-nous au

    www.journalobiter.com!

    Page dhistoire10 Petite histoire juridique

    de la chasse aux sorcirespar Aurlie Mont-Reynaud

    Source de la page couverture: en.wikipdia.org

    Tueurs en srie14 De Jack lventreur Dexter

    par Mlissa Boucher

    Citations9 Les citations amusantes

    de vos professeurspar Maxime Lussier

  • Mot de la directricepar Audrey Castonguay

    HALLOWEEN

    Audrey Castonguay

    Directrice

    4 Oct obre 2014 www. journalobit er.com

    LHalloween est une fte originellement paenne clbre au dbut de lautomne. Depuis son arrive en Amrique du Nord, en 1845, cet vnement a nettement volu pour devenir lHalloween que nous connaissons si bien. Non seulement lHalloween nest plus ce quelle tait, mais elle est galement clbre de diffrentes manires au cours des divers stades de notre vie. Tout dabord, la c-lbration de lHalloween dbute lenfance par la tradition de se dguiser et dy faire du porte porte pour recueillir le maximum de bonbons possible. Ensuite, ladolescence, lorsquon nous refuse des bonbons cause de notre ge, on organise des nuits de visionnement de films dhorreur pour loccasion ou des visites de maisons hantes effrayantes. Ensuite, les annes suivant notre majorit, le soir de lHal-loween, on sort, toujours dguis, cependant de manire plus lgre que pendant notre tendre enfance. luniver-sit, toujours adultes mais avec un cur denfant, on c-lbre encore lHalloween, dguis ou non, par un party bien arros. Finalement, au cours de notre future vie dadulte tabli, nous reviendrons au point de dpart, cest--dire en nous dguisant pour courir lHalloween accompagns de la marmaille costume, ou bien, notre tour, en donnant des bonbons cette nouvelle gnration. Bref, passez une belle fte dHalloween en ce 31 octobre, et ce, peu importe votre manire de la clbrer!

    Pour cette occasion, une srie darticles juridiques dpouvante sont au rendez-vous dans cette parution sp-ciale Halloween. Le sang vous glacera en lisant le conte dhorreur du rdacteur en chef, Samuel Nadeau. De plus, son texte sur les infractions dHalloween est galement ne pas manquer ! Ensuite, le texte de Mlissa Boucher vous rendra paranoaque ! Vous serez constamment aux aguets des tueurs tous plus fous les uns que les autres. Effective-ment, ce texte des plus intressants fait un dcompte des plus grands tueurs en srie. Il y a cependant place la rigo-lade dans cette parution spciale terreur. En effet, Alexan-dra Joseph a recens les pires cas jurisprudentiels de trick or treat effectus au cours de cette clbre journe. Cest

    hilarant ! Aurlie Mont-Reynaud, de retour aux anciennes croyances de sorcires, a rdig un excellent texte sur la chasse aux sorcires dantan.

    Pour cette parution, la chronique spars la nais-sance est un succs, et ce, grce la collaboration du Professeur Ren Pepin qui a gnreusement accept dy prendre part. Nous aimerions ainsi le remercier pour cette implication qui signifie beaucoup pour nous !

    Finalement, la prochaine date de tombe est le ven-dredi 7 novembre. Envoyez-nous vos textes ladresse sui-vante : obitersherbrooke@gmail.com. De plus, nous collec-tons les citations cocasses de vos professeurs et chargs de cours. Ainsi, ne soyez pas gns et envoyez-nous ces citations par message priv Facebook sur la page du Jour-nal lObiter. Votre collaboration est extrmement importante pour le succs du journal tudiant de notre facult. Nous at-tendons ces expressions ainsi que votre participation avec impatience ! Le meilleur texte danalyse juridique sera s-lectionn par Faits et Causes et publi sur leur site internet. Osez y participer !

    Bonne lecture !

  • ditorialpar Samuel Nadeau

    www.journalobit er.com Oct obre 2014 5

    Quoi de plus accablant que de finir la fte de lHalloween en prison? Il est en effet trs dsagrable de terminer sa collecte de bonbons avec une demande de comparution en chambre criminelle dans sa taie doreiller. cet effet, le Journal lObiter a dcid de mettre en lumire deux infractions dont laccomplissement pourrait survenir lors de la fte des Morts. 1. De lpouvante

    Une bonne farce est toujours plaisante, surtout lorsquelle implique de ficher la frousse quelquun. Cependant, il faut faire attention au choix de la victime et lintensit de la surprise. Selon larticle 222(5)d) du Code criminel1 (ci-aprs C.cr. ), causer la mort dun enfant ou dune personne malade en leffrayant de manire volontaire est un homicide. Cet article est une exception au principe de larticle 228 C.cr.2 qui stipule que la mort dune victime suite la seule influence sur lesprit ne constitue pas une infraction3. Si vous avez lintention dpouvanter quelquun ce 31 octobre, assurez-vous que ce soit un adulte bien portant!

    2. De la sorcellerie

    Vous aviez lintention dexprimenter quelques sortilges, de faire une sance de Ouija pour retrouver vos clefs dauto ou simplement de tirer les tarots afin de dcouvrir ltre cher? Sachez que vous pourriez tre en train de commettre une infraction criminelle! En effet, larticle 365 du C.cr.4 interdit lemploi de la magie, la bonne aventure ainsi que la dcouverte des objets perdus grce aux sciences occultes. Heureusement, il ne semble pas y avoir eu beaucoup daccusations sous ce chef depuis

    19935. Une prcision doit tre faite pour ceux dentre vous qui aiment dire la bonne aventure : une dclaration de culpabilit ne serait ordonne quen prsence dune intention frauduleuse. La Cour suprme abonde en ce sens en prcisant que les voyants utilisant leur troisime il des fins damusement, comme on le voit souvent dans les tombolas ou les parcs dattractions, ne [sont] pas dclares coupables. 6.

    Une dernire observation en concluant : larticle 365 a) C. cr. jumel larticle 71 C. cr.7 empcheraient non seulement le simple usage de la magie, mais interdirait galement les duels de sorcellerie. Restez donc prudents avec vos baguettes magiques!

    Rfrences :

    1. Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, art. 222.2. Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, art. 228.3. R. c. Turgeon (1993), 56 Q.A.C. 277, [1994] R.L. 104 (C.A.).4. Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 365.5. R. c. Labrosse, [1987] 1 R.C.S. 310, par. 3.6. Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, art. 71.

    INFRACTIONS

    Source: www.tarot-divinatoire.eu

    Source: www.quiz.biz

  • UN CONTE DHALLOWEEN FAIRE GLACER LE SANG DU JURISTE EN VOUS

    Juris-pouvantepar Samuel Nadeau

    Ctait un vendredi soir et la pluie tombait forte-ment et le vent sifflait au travers des fentres. Le clapotement de la pluie sur les feuilles mortes avait depuis longtemps cess, les feuilles maintenant dtrempes nmettaient plus aucun bruit. Les branches dnudes des arbres proje-taient des ombres sinistres sur le sol et les nuages avaient rapidement couvert la lune de telle sorte quil faisait anor-malement noir pour la saison. La lueur des lampadaires tait maintenant voile par le brouillard ; saventurer dehors quivalait nager dans une mer dencre.

    Assis seul sa table de travail, lhonorable ABCD signait les dernires lignes dun jugement la lueur de son portable. Le juge accorda les dpens et ses paules af-faissrent. Le jugement quil venait de signer le tracassait. Durant les audiences, il tait apparu que linterprtation du demandeur tait linterprtation correcte donner au texte de loi. Linterprtation propose tait clairement le juste re-flet de lintention du lgislateur. Cependant, le juge ntait pas daccord avec le texte lgislatif et avait adhr avec les propositions du dfendeur. Propositions soutenues par une argumentation loufoque! En jouant sur le sens des mots et en modifiant quelques concepts son avantage, il avait toutefois russi rendre jugement en faveur du dfendeur. Il savait quil avait dpass les fonctions de son mandat de juge, mais il justifiait sa conduite en se disant que ctait pratique courante. Quel juge navait pas donn un sens personnel la loi plutt que le sens correct!

    Il barra la porte de son bureau et remis une copie de son jugement la secrtaire. Au passage, il appela un taxi pour le reconduire chez lui. Ds quil franchit la porte le menant lextrieur, il fut assailli par le froid mordant. Un frisson parcourut son corps et le fit frissonner. Il senti mme lhumidit atteindre ses os. Le trajet travers la noirceur se fit lentement, et le seul le vacarme de la pluie sur le pare-brise et le va-et-vient des essuie-glaces brisrent le silence. Arriv chez lui, il fit tourner la clef dans la serrure et sursauta au grincement des gongs. Sa main glissa le long d