PORTRAIT ÉCONOMIQUE DE L'UNION EUROPÉENNE 2002

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2 COMMISSION EUROPÉENNE THÈME 2 Économie et finances ÉDITION 2002 Portrait économique de l' Union européenne 2002 Données jusqu’en 2001 PANORAMA DE L'UNION EUROPÉENNE

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PORTRAIT ÉCONOMIQUE DE L'UNION EUROPÉENNE 2002É D
IT IO
N 2
0 0
Données jusqu’en 2001
E U
R O
P É
E N
N E
De nombreuses autres informations sur l'Union européenne sont disponibles sur l’internet via le serveur Europa (http://europa.eu.int).
Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 2002
ISSN 1680-1679 ISBN 92-894-3772-3
PRÉFACE
Désormais un classique du programme de publications d'Eurostat, le présent panorama a pour objectif, une fois l'an, de rassembler dans un volume unique un large éventail de données essentiellement macroéconomiques sur l'Union européenne et ses États membres et d'en faire une présentation de nature analytique.
Tout en se référant aussi aux différentes situations nationales, la présente synthèse vise à faire ressortir, au travers de l'examen des principales variables économiques, une image consolidée des Quinze et de la zone euro. Là où c'est possible, le cadre de la comparaison s'étend aussi aux différentes zones économiques dans le monde, de même qu'aux principaux partenaires économiques de l'Union. Une importance toute particulière est attachée cette année encore aux données macroéconomiques des pays candidats à l'adhésion.
Traditionnellement, la majeure partie des informations présentées proviennent des comptes nationaux, mais la pré- sente édition fait aussi largement appel à des données issues d'autres domaines d'activité d'Eurostat, comme les comptes de l'agriculture ou les statistiques d'entreprises. Nous sommes convaincus que cette combinaison d'infor- mations provenant de sources différentes offre des perspectives additionnelles au lecteur.
Par rapport aux analyses et prévisions économiques d'autres services de la Commission européenne, le présent ouvrage se limite à une analyse descriptive des faits. Si l'accent est mis avant tout sur les dernières données annuelles disponibles, une large place est donnée aux séries rétrospectives.
À une époque où l'information immédiate domine l'appréciation des phénomènes socio-économiques, présenter et commenter des données parfois relativement anciennes peut paraître peu pertinent. Ces données présentent néan- moins plusieurs avantages:
— elles sont établies pour la majorité d'entre elles suivant des concepts et méthodes harmonisés et comparables, ceux du système européen des comptes (SEC 95);
— elles proviennent en majeure partie des instituts nationaux de statistique des États membres;
— la lecture des évolutions du passé proche aide à comprendre le présent.
En reprenant et commentant dans un volume unique les principales données macroéconomiques des États mem- bres et de l'Union, la présente publication rendra ces informations plus accessibles pour l'utilisateur et contribuera d'une façon significative à la compréhension des phénomènes économiques de notre temps.
Yves FRANCHET
Directeur général
Eurostat
Placée sous la responsabilité de Marco De March, l'unité B.2 d'Eurostat «Comptes économiques et marchés inter- nationaux: production et analyses», maître d'œuvre du présent ouvrage de synthèse, a bénéficié pour sa réalisa- tion de la précieuse collaboration des unités B.3, B.4, B.5, C.4, D.2, D.3, E.1, E.4, F.1 et F.4. L'unité C.1 et le ser-vice de traduction de la Commission ont par ailleurs apporté leur indispensable soutien logistique.
Coordination générale Ingo Kuhnert (unité B.2)
Équipe rédactionnelle Roberto Barcellan, Wayne Codd, Marco De March, Ingo Kuhnert, Jarko Pasanen and Peter Ritzmann («Comptes économiques»), Jean Lienhardt, Jenny Runesson, Gunter Schäfer («Entreprises»), Ulrich Eidmann («Comptes de l'agriculture»), Eduardo Barredo-Capelot, Anne Berthomieu-Cristallo et Luis Biedma («Commerce extérieur»), Paolo Passerini («Balance des paiements»), Axel Behrens et Volker Stabernak («Régions»), Aarno Laihonen («Population»), Ana Franco et Sylvain Jouhette («Marché du travail»), Gérard Abramovici et Flavio Bianconi («Protection sociale»), Olivier Delobbe, Gesina Dierickx et Sheldon Warton-Woods («Taux d'intérêt, euro et taux de change»), Eckhard Borchert et Silke Stapel («Prix»).
Mise en page et PAO Cindy Brockly et Madeleine Larue
Manuscrit terminé en août 2002
Pour tout renseignement ou suggestion, veuillez contacter:
Eurostat — Unité B.2 5, rue Alphonse Weicker
L-2721 Luxembourg Tél. (352) 4301-33207 Fax (352) 4301-33879
E-mail: [email protected] [email protected]
Toute demande de données doit obligatoirement être adressée à l'un des Data Shops d'Eurostat, dont la liste est reprise à l'avant-dernière page.
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1.2. Les composantes des dépenses du PIB 20
1.3. Formation du PIB: branches économiques 29
1.4. Revenu national et distribution du PIB 42
1.5. La situation économique des régions 51
2. L'Union dans le contexte international
2.1. L'Union dans le monde 55
2.2. Les pays candidats 59
2.3. Le commerce extérieur 69
2.4. Les échanges internationaux de services 78
2.5. Les investissements directs étrangers 82
3. Les entreprises dans l'Union
3.1. Développements structurels des entreprises 93
3.2. Évolution des entreprises à court terme 101
3.3. Évolution de l'agriculture 108
4. Dépenses de consommation des ménages
4.1. Vue d'ensemble 117
5. Les administrations publiques dans l'Union
5.1. Les grands agrégats des administrations publiques 127
5.2. Les recettes et les dépenses des administrations publiques 128
5.3. Le déficit et la dette publics 132
6. Population, marché du travail et protection sociale dans l'Union
6.1. Population 135
6.2. L'emploi 139
7.2. Les taux d'intérêt 162
7.3. Les prix à la consommation 165
7.4. Les parités de pouvoir d'achat 170
Symboles et abréviations 176
INTRODUCTION
7
Introduction
En termes de performances économiques, l'année 2001 a été marquée par un ralentissement important. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de + 1,5 % dans l'Union européenne et de + 1,4 % dans la zone euro, ce qui, dans les deux cas, correspond à une réduction de deux points de pourcentage environ par rapport à l'année 2000, année au cours de laquelle les taux de croissance ont été les plus élevés de la décennie.
Dans le contexte international, toutefois, la plupart des économies mondiales ont également enregistré un ralen- tissement et certaines d'entre elles ont même accusé des taux de croissance négatifs, c'est-à-dire que le PIB réel a effectivement diminué. Après plusieurs années de croissance vigoureuse dépassant largement les chiffres enre- gistrés par l'Union européenne, l'économie des États-Unis a été proche de la stagnation en 2001, puisque le PIB n'a progressé que de + 0,3 %. Le Japon, qui a à peine surmonté le fléchissement des années antérieures, a indiqué un résultat négatif de – 0,6 % de variation annuelle. Ainsi, la réduction de la croissance a atteint trois points de pour- centage ou plus, à la fois aux États-Unis et au Japon.
Parmi les quatre grandes économies européennes, trois ont enregistré des résultats médiocres: Royaume-Uni (+ 1,9 %), Italie et France (+ 1,8 %), tandis que le résultat de l'Allemagne (+ 0,6 %) a été nettement inférieur. Parmi les États membres, l'Irlande et le Luxembourg, dont les économies sont plus petites, ont de nouveau affiché les meilleurs résultats mais ont connu, eux aussi, un net ralentissement. Les chiffres des pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne ont été plus variés, mais la tendance a été globalement la même.
Mesurer les performances économiques en se basant simplement sur la croissance du PIB est, cependant, une approche trop simple étant donné la complexité de l'économie européenne. En vue d'une analyse plus approfondie, la présente publication propose donc un vaste éventail d'indicateurs macroéconomiques nécessaires à une bonne compréhension de l'économie de l'Union et des États membres et replace, le cas échéant et dans la mesure du possible, les données dans un contexte géographique plus large incluant, notamment, les États-Unis, le Japon et les pays candidats.
Même si, à la fin de l'année 2001, les grands agrégats des comptes nationaux donnent une image assez peu encourageante, plusieurs autres indicateurs offrent des caractéristiques plus positives. Pour l'ensemble des Quinze, l'emploi a augmenté de 1,2 %, ramenant le taux de chômage à 7,4 %. Les taux d'intérêt sont restés à un bas niveau, le taux d'intérêt moyen à long terme n'a été que de 5,0 % en 2001. En ce qui concerne les finances publiques, le faible développement économique n'a pas permis aux administrations publiques de réaliser, comme en 2000, un excédent. Le déficit a toutefois été limité et la dette des administrations publiques, en pourcentage du PIB, a bais- sé de près d'un point de pourcentage en 2001 pour atteindre 63 % du PIB de l'Union. L'inflation est finalement restée plus ou moins à son niveau de 2000.
Toutes les données présentées en tant que moyennes pour l'ensemble de l'Union européenne peuvent parfois cacher de grandes différences entre les États membres. Même en excluant le Luxembourg, en raison de la nature plutôt atypique de son économie, le PIB par habitant va de 27 700 SPA en Irlande à 15 500 SPA en Grèce, et le taux de chômage dépasse encore les 10 % en Espagne et en Grèce, alors qu'il n'est que de 2,4 % aux Pays-Bas. L'Italie et la Belgique ont une dette publique supérieure à 100 % du PIB, tandis que certains autres pays sont très loin du seuil de 60 % fixé dans les critères de convergence de Maastricht. Dans certains domaines (y compris ceux qui viennent d'être cités), on a pu néanmoins observer une tendance à la convergence entre les États membres.
La présente publication a pour objectif de fournir au lecteur, essentiellement sous la forme de tableaux et de graphiques simples et lisibles, les informations de base permettant une meilleure compréhension de l'économie européenne. Confrontés à la réalité des chiffres, les certitudes peuvent vite vaciller, les intuitions se confirmer ou s'infirmer et les jugements s'affiner.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
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1.1. Le produit intérieur brut
En 2001, le produit intérieur brut de l'Union européenne s'est élevé à 8 815 milliards d'euros à prix courants, tan- dis que celui de la zone euro a atteint 6 811 milliards, soit environ 23 % de moins. Si nous comparons l'Union européenne à ses principaux partenaires économiques, nous constatons que le PIB des États-Unis (11 257 milliards d'euros) dépasse celui de l'UE de près de 28 % et que le PIB du Japon (4 631 milliards d'euros) équivaut à environ 53 % de celui de l'UE-15. Il convient de se rap- peler que ces rapports sont influencés par les mouve- ments des taux de change.
L'Allemagne (2 063,0 milliards d'euros) a généré à elle seule plus de 23 % du PIB de l'UE; elle est suivie du Royaume-Uni (1 588,8 milliards d'euros en 2001, envi- ron 18 % du PIB de l'UE-15) et de la France (1 463,7 milliards d'euros, 16,6 % du total). Quant à l'Italie, son PIB était de 1 216,7 milliards d'euros (13,8 % du total de l'UE-15) en 2001. Ces quatre pays totalisent 74,1 % du produit intérieur brut de l'Union. Si nous ajoutons l'Espa- gne (650,2 milliards d'euros, soit 7,4 % du total de l'UE) et les Pays-Bas (424,8 milliards d'euros, soit 4,8 %), nous constatons que six pays réalisent à eux seuls quelque 87 % du PIB de l'Union européenne, les neuf autres États membres apportant les 13 % restants.
Graphique 1.1.1 — Produit intérieur brut à prix courants, 2001 (en milliards d'euros)
8 815
6 811
11 257
4 631
LIRLPELFINDKASBNLEIFUKD
D UK F I E NL B S A DK FIN EL P IRL L
Mrd. EUR 2 063,0 1 588,8 1 463,7 1 216,7 650,2 424,8 256,6 234,2 210,7 180,4 136,0 130,4 122,7 115,4 21,2
EU-15 (en %) 23,4 18,0 16,6 13,8 7,4 4,8 2,9 2,7 2,4 2,0 1,5 1,5 1,4 1,3 0,2
Source: Eurostat.
Les taux de croissance du PIB
En 2001, le produit intérieur brut de l'Union europé- enne a augmenté de 1,5 %, ce qui représente un net ralentissement par rapport aux années précédentes (3,5 % en 2000). La comparaison avec ses principaux partenaires commerciaux montre que l'UE a néan- moins enregistré de meilleurs résultats que les États- Unis (+ 0,3 %) et le Japon (– 0,6 %), qui ont tous deux subi un fléchissement plus marqué.
Dans la zone euro, le taux de croissance a atteint 1,4 % en 2001, soit un niveau très légèrement inférieur à celui de l'Union dans son ensemble (+ 1,5 %), alors que les deux taux avaient été identiques l'année pré- cédente (+ 3,5 %). Parmi les quatre grands États membres, c'est le Royaume-Uni qui a affiché la crois- sance la plus forte (1,9 %), suivi de près par la France et l'Italie (1,8 % chacune). L'Allemagne n'a connu qu'une croissance très modeste de 0,6 %, ce qui est le taux le plus faible non seulement des quatre grands États membres, mais également des Quinze. En 2000, la situation avait été très différente: le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie avaient enregistré une croissan- ce à peu près identique (environ 3 %), la France une expansion un peu plus soutenue (3,8 %). Ainsi, ces quatre États membres ont tous accusé une diminution du taux de croissance du PIB en 2001, le recul étant plus marqué en Allemagne (– 2,4 points de pourcen- tage) et en France (– 2 points) qu'au Royaume-Uni (– 1,2 point) et en Italie (– 1,1 point).
Comme l'année précédente, l'Irlande a connu en 2001 une expansion économique nettement plus forte que les autres États membres: elle se classe en tête avec un taux de croissance du PIB de 5,9 %, suivie de la Grèce (4,1 %) et du Luxembourg (3,5 %). Parmi ces trois pays, l'Irlande et le Luxembourg ont accusé un net ralentisse- ment économique par rapport à 2000. Derrière eux, on trouve l'Espagne, qui se situe néanmoins au-dessus de la moyenne de l'UE, avec une croissance de 2,8 % en 2001. Tous les autres États membres sont regroupés à l'intérieur d'une fourchette étroite dont l'extrémité infé- rieure est occupée par l'Allemagne et la Finlande (0,6 % et 0,7 % de croissance, respectivement). À l'exception de la Grèce, tous les États membres ont enregistré des taux de croissance plus faibles qu'en 2000: les ralentis- sements les plus marqués se sont produits en Irlande (– 5,6 points de pourcentage), en Finlande (– 5,4 points) et au Luxembourg (– 4,0 points). Le fléchissement a été plus modeste en Italie (– 1,1 point) et en Espagne (– 1,3 point). Seule la Grèce a réussi à maintenir sa croissance économique à un taux annuel inchangé de 4,1 %.
Dans la zone euro comme dans l'UE-15, la consom- mation des ménages a beaucoup plus fortement contribué à la croissance du PIB en 2001 qu'en 2000 et elle était ainsi, comme les trois années précédentes, la composante la plus importante du PIB (78,0 % de la
Tableau 1.1.1 — Taux de croissance du PIB (en %)
EU-15
EUR-12
B
DK
D
EL
E
F
IRL
I
L
NL
A
P
FIN
S
UK
2000 2001
3,5 1,5
3,5 1,4
4,0 1,0
3,0 1,0
3,0 0,6
4,1 4,1
4,1 2,8
3,8 1,8
11,5 5,9
2,9 1,8
7,5 3,5
3,5 1,1
3,0 1,0
3,5 1,7
6,1 0,7
3,6 1,2
3,1 1,9
Source: Eurostat.
croissance totale dans l'UE-15, mais 66,9 % seule- ment dans la zone euro). La consommation des admi- nistrations publiques s'est elle aussi accrue par rap- port aux années précédentes et elle occupe la deuxiè- me place: elle représente 28 % environ de la croissan- ce totale dans l'UE dans son ensemble et près de 30 % dans la zone euro. Ces deux composantes de la consommation étaient en fait les seules à apporter une contribution positive à la croissance du PIB. La for- mation brute de capital fixe, qui avait rivalisé avec la consommation privée en tant que moteur de l'expan- sion économique en 2000, a eu un impact négatif en 2001 et réduit la croissance du PIB de 6,0 % (pour- centage de la croissance totale) dans l'UE-15 et de 7,6 % dans la zone euro. La principale différence par rapport à l'année précédente concerne à nouveau la contribution du commerce extérieur, qui est redevenue fortement négative après avoir été positive en 2000. La composition de la croissance était donc très différente de celle de l'année précédente; elle s'est également modifiée par rapport à 1998 et 1999, en particulier en ce qui concerne la contribution négative des investis- sements en 2001.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
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Graphique 1.1.3 — Taux de croissance du PIB de l'UE, de la zone euro et des quatre plus grandes écono- mies de l'UE (en %)
EU-15 EUR-12 US JP
D F I UK
1998 1999 2000 2001
2,9 4,32,7 2,7 4,1 0,73,5 3,5 3,8 2,41,5 1,4 0,3
– 1,1
2,9
– 0,6
3,4 1,81,9 3,2 1,6 2,43,0 3,8 2,9 3,10,6 1,8 1,8 1,92,0 2,9
Source: Eurostat.
Carte 1.1.1 — Taux de croissance du PIB, 2001 (en %)
Portugal 1,7 %
Espagne 2,8 %
Italie 1,8 %
Grèce 4,1 %
France 1,8 %
Royaume-Uni 1,9 %
Irlande 5,9 %
Finlande 0,7 %
Suède 1,2 %
Danemark 1,0 %
Allemagne 0,6 %
Autriche 1,0 %
Belgique 1,0 %
Pays-Bas 1,1 %
Luxembourg 3,5 %
4 % <= Taux de croissance
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Graphique 1.1.4 — Contribution des composantes à la croissance du PIB (en % de la croissance totale du PIB)
Consommation des ménages Consommation des administrations publiques FBCF Solde extérieur
EU-15
11,2
NB: Pour des raisons de clarté, il n'est pas tenu compte de l'effet des variations des stocks. Source: Eurostat.
Lorsqu'on analyse la composition de la croissance dans les différents pays, il faut se souvenir que les contributions sont exprimées en pourcentage de la croissance totale, de sorte qu'en période de faible croissance du PIB elles peuvent prendre des valeurs extrêmement fortes par rapport à la croissance du PIB sans être nécessairement très fortes en valeur abso- lue. Ainsi, c'est l'Allemagne qui présente le schéma de contribution le plus spectaculaire: la croissance glo- bale de 0,6 % du PIB enregistrée en 2001 est le résultat net d'un essor remarquable du solde extérieur (contri- bution de + 276,2 % à la croissance du PIB) et d'une
consommation soutenue des ménages (contribution de + 114,1 %) dont les effets ont été contrebalancés par l'impact très négatif des investissements (contribu- tion de – 192,7 %) et des variations de stocks (contri- bution de – 154,4 %). En France, la consommation des ménages (contribution de + 77,2 %) a été le principal facteur de croissance du PIB en 2001, les autres com- posantes, à l'exception des stocks, apportant égale- ment une contribution positive. En Italie, toutes les composantes ont contribué à la croissance du PIB, aucune d'entre elles ne prédominant sur les autres. Au Royaume-Uni, en revanche, la croissance était due
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L’ÉCONOMIE DE L’UNION
Graphique 1.1.5 — Contribution des composantes à la croissance du PIB en 2001 (en % de la croissance totale du PIB)
Consommation des ménages Consommation des administrations publiques Formation brute de capital fixe Solde extérieur
– 200
– 100
0
100
200
300
– 50
0
50
100
150
200
– 200
– 150
– 100
0
50
100
150
200
– 50
NB: Pour des raisons de clarté, il n'est pas tenu compte de l'effet des variations des stocks. Source: Eurostat.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
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exclusivement au développement de la consommation, en particulier de la consommation des ménages (contribution de + 143,6 %), tandis que les investisse- ments et le commerce extérieur ont constitué un frein à l'expansion économique. Dans la plupart des autres pays également, la consommation des ménages a été le principal moteur de la croissance du PIB, les excep- tions étant l'Autriche, la Suède et, dans une moindre mesure, le Portugal, où le solde extérieur a apporté la plus grande contribution, et la Finlande, où le solde extérieur a apporté une contribution négative de – 155,3 %, alors que la plus forte contribution positive est venue de la formation brute de capital fixe et non de la consommation des ménages.
Le PIB par habitant
Si le produit intérieur brut exprimé en termes absolus reflète la taille de l'économie d'un pays, le calcul du PIB par habitant (c'est-à-dire par rapport à la popula- tion) permet d'obtenir une indication, aussi sommaire qu'elle soit, de la richesse du pays. Le PIB par habitant ne fournit cependant aucune information sur la distri- bution, égale ou inégale, de la richesse dans le pays. Pour permettre des comparaisons simples entre les pays, les données figurant dans le présent chapitre ont été calculées en standards de pouvoir d'achat (SPA). Le SPA est une «unité monétaire artificielle» qui tient compte des différences de niveau de prix. Les chiffres
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
28,4 30,0
47,4 31,9 56,8
6,1 20,0 30,4 12,1 21,3 37,8 68,1 -3,2 27,2 58,6 27,1 20,9
78,3 66,8
87,2 39,1
114,1 56,1 58,6 77,2 40,4 38,2 58,0 54,1 70,5 34,2 77,9
8,8 143,6
– 6,2 – 7,5
5,4 – 0,5
7,0 33,8 10,6
– 36,4 – 30,4
1,5 1,4


Solde extérieur
du PIB
Tableau 1.1.2 — Contribution des composantes à la croissance du PIB en 2001 (en % de la croissance totale du PIB)
NB: Les contributions négatives n'indiquent pas un ralentissement de la croissance des composantes. Source: Eurostat.
en SPA sont tirés des chiffres en unités monétaires nationales à prix courants à l'aide de facteurs de conversion, appelés parités de pouvoir d'achat (PPA), qui évaluent le pouvoir d'achat d'une monnaie par rap- port à la moyenne de l'UE. On trouvera davantage de détails à ce sujet à la section 7.4 de la présente publi- cation.
En 2001, chaque citoyen de l'Union européenne a pro- duit l'équivalent de 23 200 SPA, une valeur légèrement supérieure à celle enregistrée dans la zone euro. Les chiffres les plus élevés sont ceux du Luxembourg (44 300 SPA), de l'Irlande (27 700 SPA) et du Dane- mark (27 600 SPA). Les quatre grands pays de l'UE sont très proches l'un de l'autre en termes de PIB par habitant, les valeurs allant de 24 400 SPA en Italie et 24 100 SPA en Allemagne à 23 300 SPA en France et 23 200 SPA au Royaume-Uni.
Le graphique 1.1.6 présente le PIB par habitant de tous les pays de l'UE. Ce graphique en toile d'arai- gnée a l'avantage de visualiser la distribution des valeurs — si tous les pays avaient la même valeur, la forme qui en résulterait serait un cercle. Les valeurs enregistrées en 1995 sont également indiquées, mais il convient de se rappeler que les chiffres exprimés en SPA sont à prix courants et sont calculés essen- tiellement en vue d'une comparaison spatiale et non temporelle.
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Graphique 1.1.6 — Produit intérieur brut par habitant (en SPA)
B
DK
D
EL
E
F
IRL
IL
NL
A
P
FIN
S
UK
20011995
2001 1995
Source: Eurostat.
Pour illustrer l'évolution du PIB par habitant au cours du temps, le tableau 1.1.3 présente l'indice de crois- sance de la valeur (1995 = 100) calculé à partir des chiffres en SPA. Il apparaît ainsi que, en 2001, le PIB par habitant de l'UE, exprimé en SPA, était supérieur de 31,8 % à celui de l'année de référence; le chiffre correspondant de la zone euro était légèrement plus faible et s'établissait à + 30,5 %. Parmi les quatre grands pays, le Royaume-Uni se distingue par la croissance la plus importante (+ 36,5 %), suivi de près par l'Italie (+ 33,3 %), alors que la France et l'Al- lemagne affichent des accroissements beaucoup plus modestes (+ 27,3 % et + 24,2 %, respective- ment). Les progressions de loin les plus fortes, parmi les Quinze, ont été enregistrées en Irlande (où le PIB par habitant s'est accru de 67,9 % par rapport à 1995) et au Luxembourg (+ 46,7 %). C'est en Bel- gique que l'accroissement a été le plus faible au cours de la période considérée (+ 23,6 %).
Pour faciliter la comparaison entre les États membres, le graphique 1.1.7 montre les valeurs du PIB par habi- tant par rapport à la moyenne de l'UE (UE-15 = 100). Il est ainsi plus simple de mesurer l'importance de l'é- cart entre la moyenne de l'UE et le chiffre du Luxem- bourg,
lequel a encore progressé et dépasse à présent de 91 % la moyenne de l'UE. Au deuxième rang, on trouve l'Irlande et le Danemark, dont l'écart par rapport à la moyenne n'est cependant que de 19 %. Les écarts négatifs les plus marqués par rapport à la moyenne de l'UE sont ceux de la Grèce (– 33 %), du Portugal (– 26 %) et de l'Espagne (– 17 %). Le graphique 1.1.7 présente également la situation en 1995 et il révèle que les positions aux extrémités sont inchangées, même si les trois pays en queue de classement se sont quelque peu rapprochés de la moyenne de l'UE. La variation la plus remarquable concerne l'Irlande; alors qu'au début de la période analysée (1995-2001) son PIB par habi- tant était inférieur à la moyenne de l'UE, il dépassait cette moyenne de 19 % en 2001, l'Irlande se classant ainsi en deuxième position parmi les États membres de l'UE. Une évolution comparable, bien que moins mar- quée, s'est produite en Finlande, pays qui a légèrement dépassé la moyenne de l'UE en 2000 bien qu'étant parti d'un niveau un peu inférieur en 1995.
Le graphique 1.1.8 réunit un ensemble d'informations qui donnent une indication des écarts séparant les chiffres du PIB par habitant des États membres ainsi que de leur évolution au cours des cinq dernières
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PIB par tête < 100
120 <= PIB par tête
Tableau 1.1.3 — Produit intérieur brut par habi- tant, 2001
EU-15 23 200
EUR-12 23 100
B 24 600
DK 27 600
D 24 100
EL 15 500
E 19 200
F 23 300
IRL 27 700
I 24 400
L 44 300
NL 26 000
A 25 900
P 17 100
FIN 24 000
S 23 200
UK 23 200
Source: Eurostat.
années. Le graphique supérieur présente les valeurs les plus élevées (le Luxembourg arrivant toujours en tête, suivi du Danemark et, en 2001, de l'Irlande), la valeur la moins élevée (toujours la Grèce) et la moyenne de l'UE. La ligne qui relie ces points définit la fourchette, ou l'écart entre les valeurs extrêmes et leur position par rapport à la valeur moyenne (en l'occur- rence, l'UE-15). En 2001, l'écart entre le PIB par habi- tant le plus élevé et le moins élevé de l'Union était de 28 800 SPA. En d'autres termes, le PIB par habitant du Luxembourg équivalait à 2,9 fois celui de la Grèce. Si l'on fait abstraction du Luxembourg, l'écart entre les chiffres de l'Irlande et du Danemark et ceux de la Grèce était légèrement supérieur à 12 000 SPA: le PIB par habitant des Irlandais et des Danois représen- tait 1,8 fois celui des Grecs.
Pour donner une indication plus synthétique de l'éven- tail des valeurs de tous les pays de l'UE, on a calculé l'écart type relatif, c'est-à-dire un indicateur de la «dis- tance» moyenne entre les valeurs et la moyenne (1), exprimé en pourcentage de la moyenne. Ainsi, en 2001, les valeurs du PIB par habitant des quinze États membres présentaient un écart type de 25,3 % autour de la moyenne (non pondérée), un chiffre supérieur à celui de 1997, mais légèrement inférieur à celui de l'année précédente. Si l'on fait de nouveau abstraction du Luxembourg et de ses valeurs «hors norme», l'écart type relatif se réduit considérablement, tombant à 15,1 % de la moyenne, et le chiffre de 2001 apparaît largement inchangé par rapport à 1997 comme par rapport à 2000.
Graphique 1.1.7 — PIB par habitant, en SPA (EU-15 = 100)
60
80
100
120
140
160
180
200
2001
1995
2001 191 119 119 112 112 106 105 104 103 100 100 100 83 74 67
1995 172 94 118 110 111 107 104 110 97 104 103 97 78 70 66
L IRL DK NL A B I D FIN F S UK E P EL
Source: Eurostat.
(1) Dans ce cas, la moyenne arithmétique simple et non la valeur de l'UE, qui est une moyenne pondérée.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
19
PIB par tête (SPA)
EU-15
L: 39 400
EU: 21 300 EU: 22 600 EU: 23 200
EL: 15 500EL: 15 100EL: 14 500 EL: 13 600EL: 12 800
DK: 23 300 DK: 23 900 DK: 25 400
DK: 26 900 IRL: 27 700 DK: 27 600
NB: Étant donné que les valeurs pour le Luxembourg sont systématiquement les plus élevées, on a indiqué aussi la deuxième valeur par ordre de grandeur. Pendant la période considérée, il s'agissait de la valeur du Danemark et, en 2001, de l'Irlande.
Source: Eurostat.
1.2. Les composantes des dépenses du PIB
Le tableau 1.2.1 présente, en valeurs absolues (2), les principales composantes des dépenses du PIB: la consommation finale des ménages, la consommation finale des administrations publiques et la formation brute de capital fixe. Le PIB comprend également d'au- tres composantes, à savoir les importations et les exportations (3) et les variations des stocks, qui, dans un souci de simplification, ne sont pas prises en compte dans la présente section.
En 2001, la consommation finale des ménages s'est élevée à 5 161 milliards d'euros dans l'Union euro- péenne, chiffre nettement supérieur à ceux des inves- tissements (1 774 milliards d'euros) et de la consom- mation finale des administrations publiques (1 774 milliards d'euros). Il convient cependant de signaler que la consommation des ménages, telle qu'elle appa- raît dans la présente section, comprend également les dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages (églises, syndicats, partis politiques, clubs sportifs, etc.). Il est également vrai, pour tous les États membres, que la consomma- tion des ménages est la composante la plus impor- tante des dépenses et qu'elle est nettement supérieure, en taille, à la consommation et aux investissements
(2) Les chiffres en valeur absolue sont mesurés à prix courants, les taux de croissance ont été calculés à prix constants et les données en SPA par habitant sont également à prix courants.
(3) La section 2.3 contient une analyse plus approfondie du commerce extérieur, basée sur des données tirées de Comext. Quant aux chiff- res de la présente section, ils proviennent des comptes nationaux et ne sont pas ajustés pour le commerce intracommunautaire.
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
5 160,7 3 905,6
306,6
260,9
FBCF
Tableau 1.2.1 — Principales composantes du PIB, 2001 (en milliards d'euros, à prix courants)
Source: Eurostat.
combinés des administrations publiques. Si, pour l'UE-15 dans son ensemble, ces deux dernières com- posantes sont de taille pratiquement égale, la situation varie d'un État membre à l'autre: pour un premier groupe qui comprend la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Finlande, la consommation des administrations publiques est à peu près identique à la formation brute de capital fixe. Dans un deuxième groupe où l'on trouve la Grèce, l'Espagne, l'Irlande, le Luxembourg, l'Autriche et le Portugal, les investisse- ments dominent. Enfin, au Danemark, en France, en Suède et au Royaume-Uni, la consommation des administrations publiques est la composante des dépenses la plus importante.
Consommation par habitant
Pour pouvoir comparer les différents pays, il a fallu cal- culer la valeur par habitant de la consommation des ménages et de la consommation des administrations publiques puis rapporter ces chiffres à la valeur de l'UE (UE-15 = 100) (voir tableau 1.2.2 et graphique 1.2.1). Comme dans le cas du PIB, le Luxembourg devance de loin les autres États membres en matière de consommation des ménages (+ 35 % par rapport à l'UE dans son ensemble) et de consommation des administrations publiques (+ 66 %) par habitant. Vien- nent ensuite l'Irlande et le Danemark, qui affichent le deuxième PIB par habitant: en Irlande, la consomma- tion tant privée que publique est nettement inférieure à la moyenne de l'UE (– 4 % et – 21 %, respectivement), tandis qu'au Danemark la consommation des adminis- trations publiques est supérieure à la moyenne de l'UE (+ 51 %) comme dans le cas du Luxembourg, mais la consommation des ménages est inférieure à la moyen- ne des autres États membres (– 4 %). L'Allemagne, l'I- talie et le Royaume-Uni sont les États membres dans lesquels la consommation des ménages est supérieu- re à la moyenne de l'UE, mais la consommation des administrations publiques y est inférieure. En Bel- gique, au Danemark, en France, aux Pays-Bas, en Fin- lande et, particulièrement, en Suède, la situation est inverse, c'est-à-dire que la consommation des ména- ges est inférieure à la moyenne de l'UE, mais la consommation des administrations publiques est supérieure à cette valeur.
En ce qui concerne la consommation des ménages, le Royaume-Uni et l'Autriche enregistrent, comme le Luxembourg, des valeurs par habitant qui dépassent nettement la moyenne de tous les États membres (+ 13 % et + 10 % respectivement). Les chiffres les plus bas de la consommation des ménages par habi- tant ont été observés au Portugal (24 % en dessous de
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
21
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
13 600 13 300
13 400 13 000 14 200 10 700 11 300 12 800 13 100 14 700 18 300 12 900 14 900 10 400 12 000 11 600 15 400
100 98
99 96
108 135
113
4 700 4 600
5 300 7 100 4 600 2 400 3 300 5 500 3 700 4 500 7 800 6 100 5 000 3 500 5 100 6 200 4 500
100 98
117 79 96
Consommation des ménages
Consommation des administrations
Source: Eurostat.
enregistre 30 % de moins et le Portugal 26 % de moins. Vient ensuite l'Irlande, où la consommation par habitant des administrations publiques est de 21 % inférieure à la moyenne en dépit d'un PIB relative- ment élevé par habitant. En plus du Luxembourg et du Danemark, qui enregistrent, comme on l'a déjà vu, les chiffres les plus élevés, la Suède et les Pays-Bas présentent des valeurs qui sont nettement supérieu- res (32 % et 30 % respectivement) à la moyenne de l'UE.
Comme dans le cas du PIB par habitant, l'écart type relatif permet de comparer la dispersion autour de la moyenne dans le temps et selon les composantes du PIB. Sans fournir un ensemble complet de chiffres, nous pouvons affirmer qu'en 2001 la dispersion des valeurs par habitant de la consommation des ména- ges dans les États membres était bien inférieure à celle de la consommation des administrations publiques: en ce qui concerne la consommation des ménages, l'écart relatif type (non pondéré) était, en 2001, de 15 % mais de plus de 28 % pour la consom- mation des administrations publiques. Cet indicateur révèle en outre que, au cours des cinq dernières années, la dispersion des deux types de consomma- tion s'est légèrement accrue par rapport à 1997 mais n'affiche pas de tendance claire.
Taux de croissance des principales composantes du PIB
L'analyse des taux de croissance de l'année 2001 montre que la consommation des administrations publiques dans l'Union européenne a enregistré la crois-
Graphique 1.2.1 — Consommation des ménages (CM) et consommation des administrations publiques (CA) par habitant, 2001 (en SPA, EU-15 = 100)
40
60
80
100
120
140
160
180
EUR- 12
L UK A I D B IRL DK NL F FIN S E EL P
CM par habitant CA par habitant
NB: Les États membres sont classés par ordre décroissant en fonction de la valeur de la CM.
Source: Eurostat.
la moyenne de l'UE), en Grèce (21 % de moins) et en Espagne (17 % de moins). Les pays affichant les chif- fres de consommation des administrations publiques les plus bas sont les mêmes, mais l'ordre est différent: la Grèce accuse les chiffres les plus bas (49 % de moins que la moyenne de l'UE) tandis que l'Espagne
22
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
sance la plus rapide des principales composantes, c'est-à-dire + 2,2 % par rapport à l'année précédente. La consommation des ménages s'est accrue de 2,0 % et la formation brute de capital fixe a baissé de 0,4 %. Au cours des cinq dernières années (1997-2001), les composantes ont connu des évolutions très différen- tes: la croissance des investissements a atteint un pic en 1998 et, bien qu'elle ait été supérieure à celle des deux autres composantes entre 1997 et 2000, le ralen- tissement considérable observé en 2001 a fait chuter les investissements derrière les postes de la consom- mation. La croissance de la consommation des ména- ges a atteint un record une année plus tard (1999), et la baisse enregistrée depuis lors a été plutôt modérée. En ce qui concerne la consommation des administra- tions publiques, le ralentissement de l'année précé- dente ne s'est pas répété, car la croissance s'est en fait accélérée et a retrouvé le niveau de 1999, de sorte qu'il s'agit de la croissance la plus rapide parmi les trois composantes des dépenses étudiées ici. Dans la zone euro, l'évolution a été parallèle si ce n'est que la croissance des investissements a été plus modeste en 1998 (+ 5,1 % contre 6,2 % dans l'UE-15) et que les taux de croissance de la consommation des ménages ont été, en général, un peu plus faibles (voir graphique 1.2.2 et tableau 1.2.3).
La consommation des ménages a connu la croissance la plus forte en Irlande et au Luxembourg (+ 4,8 % pour les deux) et au Royaume-Uni (+ 4,1 %). Les taux de croissance les plus faibles ont été observés en Suède (+ 0,2 %), au Danemark (+ 0,8 %) et au Portugal
Graphique 1.2.2 — Croissance des principales composantes du PIB, 1997-2001 (en %)
CM CA FBCF
EU-15
0
– 1
1
2
3
4
5
6
7
EUR-12
0
Source: Eurostat.
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
2,0 1,7
1,6 0,8 1,1 3,2 2,7 2,6 4,8 1,1 4,8 1,2 1,3 0,9 1,1 0,2 4,1
2,2 2,2
2,3 1,2 1,7 1,8 3,1 2,5 5,3 2,2 7,8 3,4
– 0,2 2,4 2,1 1,4 2,2
– 0,4 – 0,5
0,3 0,0
– 1,1 – 1,5
Tableau 1.2.3 — Croissance des principales composantes du PIB, 2001 (en %)
Source: Eurostat.
(+ 0,9 %). Contrairement à l'année précédente, aucun pays n'a enregistré de croissance négative.
Le Luxembourg se distingue également par la crois- sance la plus rapide de la consommation des admi- nistrations publiques (+ 7,8 % en 2001), soit plus de
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
23
Graphique 1.2.3 — Croissance des principales composantes du PIB, 2001 (en %)
Consommation des ménages
0
2
4
6
8
10
EUR-12 B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
EU-15 = 2,0
Consommation des administrations publiques
EUR-12 B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
EU-15 = 2,2
Formation brute de capital fixe
EUR-12 B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
EU-15 = – 0,4
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
2 points de pourcentage que le pays arrivant en deuxième position, c'est-à-dire l'Irlande (+ 5,3 %). La consommation des administrations publiques n'a affi- ché qu'une modeste croissance au Danemark (+ 1,2 %) et en Suède (+ 1,4 %), mais le taux de crois- sance le plus faible en 2001 — et effectivement le seul taux négatif — a été observé en Autriche (– 0,2 %).
Les investissements ont progressé à un rythme plus soutenu que les autres composantes de la demande intérieure en 2000, mais les résultats ont été faibles en 2001: une baisse significative en Allemagne (– 4,8 %) associée à un recul des investissements en Autriche (– 1,5 %), aux Pays-Bas (– 1,1 %) et au Royaume-Uni (– 0,4 %) a fait que le total de l'UE-15 a baissé égale- ment en dépit de résultats plutôt satisfaisants en Grèce (+ 7,4 %) et en Finlande (+ 4,0 %).
La structure du PIB
Lorsqu'on examine la structure du produit intérieur brut (PIB) de l'Union européenne, il apparaît que les dépenses de consommation finale des ménages représentaient, en 2001, 58,6 % du PIB; viennent ensuite, avec des pourcentages identiques (20,1 %), la formation brute de capital fixe et les dépenses de consommation finale des administrations publiques. Ensemble, ces trois composantes forment la quasi- totalité du PIB de l'Union (98,8 %).
Étant donné la structure particulière du PIB au Royau- me-Uni, la structure du PIB dans la zone euro est un peu différente de celle dans l'ensemble de l'Union; la formation brute de capital fixe et le solde extérieur ont
Graphique 1.2.4 — Structure du produit intérieur brut de l'UE, 2001 (en % du PIB à prix courants)
Consommation des ménages
Source: Eurostat.
gagné des parts, surtout aux dépens de la consom- mation des ménages (voir tableau 1.2.4).
Au Royaume-Uni, la consommation des ménages représente une part particulièrement importante du PIB (66,3 %, soit l'un des pourcentages les plus élevés des États membres de l'UE). Quant à la consommation des administrations publiques et aux investissements, leurs parts sont inférieures à la moyenne, en particu- lier pour les investissements. L'Allemagne et l'Italie ont
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
58,6 57,3
54,4 47,0 59,1 69,2 58,7 55,0 47,5 60,2 41,3 49,6 57,5 60,9 49,9 49,8 66,3
20,1 19,9
21,6 25,5 19,1 15,4 17,3 23,3 13,4 18,5 17,4 23,2 19,3 20,5 21,0 26,7 19,3
20,1 21,1
20,9 21,0 20,3 23,2 25,1 20,2 23,1 19,8 21,3 22,0 22,8 27,5 19,8 17,5 16,4
0,1 0,0
– 0,2 0,1
– 0,3 – 0,1
0,4 – 0,1
1,1 – 0,1
1,0 – 0,2
1,2 1,7
nistrations publiques
FBCF Variations
des stocks
Solde extérieur
Tableau 1.2.4 — Structure du produit intérieur brut, 2001 (en % du PIB)
Source: Eurostat.
34,7 35,6
133,0 59,7 52,6 41,2 31,7 40,6 29,4
35,9 37,3
152,0 65,1 52,2 31,6 40,1 46,5 27,2
Importations Exportations
25
des structures assez similaires: elles se caractérisent par une nette prépondérance de la consommation des ménages mais avec des chiffres inférieurs à ceux du Royaume-Uni (59,1 % et 60,2 %, respectivement). Elles présentent une quasi-équivalence entre la consomma- tion des administrations publiques et les investisse- ments, ces derniers étant légèrement supérieurs. En France, toutefois, si la consommation des ménages constitue l'élément le plus important du PIB (55,0 %), la consommation des administrations publiques (23,3 %) devance les investissements (20,2 %). Contrairement
au Royaume-Uni, les trois économies citées ont enre- gistré un solde extérieur positif qui va de 1,6 % du PIB en France et en Italie à 1,9 % du PIB en Allema- gne.
Dans tous les États membres, les dépenses de consommation finale des ménages constituent la pre- mière composante du PIB (de 69,2 % en Grèce à 41,3 % au Luxembourg). En ce qui concerne les deux autres grandes composantes, la deuxième place est occupée par les investissements dans huit des quinze États membres et par les dépenses de consommation des administrations publiques dans les sept pays res- tants.
Variations de la structure des dépenses entre 1997 et 2001
Si l'on examine la ventilation du PIB au cours des cinq dernières années, on constate que, dans l'Union euro- péenne, sa structure n'a guère changé même si quelques variations ont pu être observées. La consommation des ménages (+ 0,7 point de pourcen- tage) et les investissements (+ 0,7 point) ont progres- sé, alors que la consommation des administrations publiques (– 0,1 point) et le solde extérieur (– 1,1 point) ont vu leur part diminuer. En ce qui concerne ce dernier élément (4) en particulier, les importations et les exportations ont connu toutes deux des augmenta- tions: + 5,0 points de pourcentage pour les importa- tions et + 3,9 points pour les exportations, ce qui explique la diminution de 1,1 point de la part du solde extérieur dans le PIB (voir graphique 1.2.5).
Dans la zone euro, la structure du PIB n'a été que légèrement différente au cours de la période analysée ici. L'augmentation de la part des dépenses de consommation des ménages (+ 0,4 point) a été plus faible et celle de la part des investissements (+ 0,9 point) a été davantage marquée que dans l'UE-15; par ailleurs, la baisse de la part des dépenses de consom- mation des administrations publiques (– 0,3 point) a été plus forte, tandis que pour le solde extérieur (– 0,8 point) le recul a été plus faible. La part des importa- tions et des exportations a sensiblement augmenté: + 6,0 points pour les importations et + 5,2 points pour les exportations. Le recul plus marqué du solde exté- rieur dans l'UE-15 s'explique par les diminutions légè- rement supérieures à la moyenne enregistrées au Royaume-Uni et en Suède.
En ce qui concerne les quatre grands pays de l'Union européenne, on constate qu'il n'y en a pas deux qui présentent les mêmes variations au cours des cinq
Graphique 1.2.5 — Structure du PIB, 2001 (en % du PIB)
EU-15
EUR-12
B
DK
D
EL
E
F
IRL
I
L
NL
A
P
FIN
S
UK
Source: Eurostat.
(4) Les données relatives au solde extérieur présentées ici proviennent de la comptabilité nationale et incluent donc le commerce intracom- munautaire. Elles peuvent diverger de celles de la section 2.3.
26
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
dernières années: les quatre ont enregistré une aug- mentation de l'importance relative de la consommation des ménages, mais celle-ci a été plus faible en France que dans les trois autres. Pour ce qui est de la consommation des administrations publiques, la France et l'Allemagne ont vu leur part baisser tandis que celles de l'Italie et du Royaume-Uni ont progressé. Seule l'Allemagne a accusé une baisse sensible de la part de la formation brute de capital fixe dans le PIB, tandis qu'en Italie et en France c'est l'importance des investissements qui s'est accrue. Quant au solde exté- rieur, sa diminution est allée de – 1,4 point de pour- centage en France, à – 2,3 points au Royaume-Uni et à – 2,5 points en Italie; l'Allemagne est la seule à avoir enregistré une croissance relative de cette compo-sante (+ 0,5 point). Le Royaume-Uni présente une autre particularité: alors que la part du solde exté- rieur a diminué dans plusieurs pays, c'est le seul État membre dans lequel ce fléchissement n'est pas dû à une hausse plus marquée des importations que des exportations, mais à un ralentissement des exporta- tions et à une augmentation des importations. Il convient toutefois de noter qu'une diminution de la part dans le PIB ne signifie pas nécessairement que cette composante particulière soit elle-même en baisse.
En dehors des quatre grandes économies déjà men- tionnées, la part des dépenses de consommation des ménages n'a légèrement progressé qu'en Belgique et
aux Pays-Bas (+ 0,2 point de pourcentage chacun). Tous les autres États membres ont enregistré des diminutions, parfois très marquée, comme en Irlande (– 4,0 points), au Luxembourg et au Danemark (– 3,3 points chacun). Dans le cas de l'Irlande et du Dane- mark, cette réduction de la consommation des ména- ges a été compensée par une progression des parts en pourcentage des investissements et du solde exté- rieur. Au Luxembourg, en revanche, le recul de la consommation privée a été neutralisé uniquement par l'augmentation du solde extérieur (+ 4,6 points).
En dehors de l'Italie et du Royaume-Uni, la part de la consommation des administrations publiques s'est accrue en Belgique, en Grèce, aux Pays-Bas, au Por- tugal et en Suède, le Portugal étant le seul pays où l'augmentation a été importante (+ 1,5 point de pour- centage). Dans les autres États membres, l'évolution a été négative. Les plus forts reculs ont été observés en Irlande (– 1,7 point) et en Finlande (– 1,4 point). La for- mation brute de capital fixe a vu sa part s'accroître au cours des cinq dernières années dans douze des quinze États membres, l'Autriche venant s'ajouter à l'Allemagne et au Royaume-Uni. Les augmentations les plus fortes ont été relevées en Grèce (+ 3,4 points) et en Espagne (+ 3,2 points).
Les variations du solde extérieur appellent quelques explications: lorsque le solde est négatif, une variation précédée du signe «–» ne signifie pas une baisse du
EU-15 EUR-12 B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
0,7 0,4 0,2
1,8
– 0,1 – 0,3
0,4 0,0
– 0,4 0,3
0,7 0,9 0,5 1,4
– 0,9 0,5
13,3 4,3
29,1 4,6 9,2 3,1 0,7 5,2 0,9
È È È È È È È È È È È È È È · È ·
3,9 5,2 9,8 9,1 7,1 4,8 3,2 2,4
15,6 1,9
33,6 4,0
-1,4
È È È È È È È · È · È È È · · È ‚
Consommation des ménages
FBCF Solde
extérieur Importations Exportations
Tableau 1.2.5 — Variations de la structure du PIB entre 1997 et 2001 (en points de pourcentage)
NB: Stabilité: 0 < x < 0,5 ‰ Variations 0,5 < x < 1,5 ·
– 0,5 < x < 0 Â faibles: – 1,5 < x < – 0,5 ‚
Variations 1,5 < x < 2,5 · Variations x > 2,5 È moyennes : – 2,5 < x < 1,5 ‚ fortes: x < – 2,5 Í
Source: Eurostat.
27
Graphique 1.2.6 — Structure du PIB dans l'UE, 1997-2001 (en % du PIB)
1997 1998 1999 2000 2001
Importations
Exportations
59,0
1997 1998 1999 2000 2001 1997 1998 1999 2000 2001
1997 1998 1999 2000 2001
1997 1998 1999 2000 2001
Source: Eurostat.
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
pourcentage, mais une augmentation de la part. Ainsi, la variation de – 2,5 points de pourcentage dans le cas de l'Italie signifie que la part du solde extérieur est pas- sée de 4,1 % en 1997 à 1,6 % en 2001, alors que la variation de – 2,3 points enregistrée par le Royaume- Uni est le résultat d'un solde extérieur qui est passé de + 0,0 point en 1997 à – 2,3 % du PIB en 2001. Dans le cas qui nous occupe, cela veut dire un renforcement de l'influence du solde extérieur sur la formation du PIB bri- tannique, même si l'effet est négatif (déficit). Cette remarque vaut pour la Grèce, l'Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni. En Autriche, pays qui présente égale- ment un solde extérieur négatif, sa part dans le PIB s'est améliorée, passant de – 1,6 % à – 0,4 %. Parmi les
États membres dont le solde extérieur est positif, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, le Luxembourg et la Finlande ont vu la part de ce solde augmenter. La variation importante enregistrée par l'Espagne (– 2,5 points de pourcentage) indique une aggravation du déficit commercial, alors que la variation de 4,6 points observée au Luxembourg traduit un excédent commercial en augmentation. Toutefois, ces deux chiffres révèlent un poids accru des échanges dans la formation du PIB. Le tableau 1.2.5, qui donne les variations en pourcentage du PIB non seulement pour le solde extérieur, mais aussi pour les importa- tions et les exportations, permet d'affiner l'analyse.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
29
Croissance de la valeur ajoutée brute par branche de production
Jusqu'à présent, l'analyse du PIB a été limitée aux dépenses. Le présent chapitre tente d'examiner les secteurs de l'économie créateurs de valeur ajoutée brute (VAB), qui est la principale composante du PIB. Par souci de clarté, les données sont ventilées selon six branches.
En 2001, dans l'Union européenne, la plus forte crois- sance de la VAB a été enregistrée par les services financiers et les services aux entreprises (+ 3,3 % par rapport à l'année précédente), suivis par le commerce, les transports et les communications (+ 2,7 %). Vien- nent ensuite les services publics (+ 1,2 %). L'industrie manufacturière n'a accusé qu'une légère croissance (+ 0,3 %) et le secteur de la construction (+ 0,00 %) a véritablement stagné. L'agriculture a de nouveau occupé la dernière place et affiche le seul taux de croissance négatif parmi toutes les branches: – 1,5 % (voir graphique 1.3.1). La comparaison des résultats à la moyenne de la période de référence (1997-2001) montre que toutes les branches ont connu une crois- sance plus lente qu'en moyenne des cinq dernières années et particulièrement en ce qui concerne l'agriculture et l'industrie manufacturière. Seuls les autres services ont enregistré une croissance proche de la moyenne des cinq années: dans cette branche, la VAB a pro- gressé de 1,2 % alors qu'elle avait augmenté, en moyenne, de 1,4 % chaque année au cours de la période de référence (voir graphique 1.3.2).
Les chiffres relatifs à la zone euro ont été légèrement inférieurs à ceux de l'Union européenne pour la bran- che des services. La zone euro a obtenu de meilleurs résultats que l'Union dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie manufacturière, mais ils ont été nette- ment moins bons pour la construction. Dans trois des quatre plus grandes économies de l'UE, à savoir l'Alle- magne, la France et le Royaume-Uni, les services financiers et les services aux entreprises ont enre- gistré les taux de croissance les plus élevés en 2001: 5,1 % au Royaume-Uni, 3,0 % en France et 2,9 % en Allemagne. Dans chacun de ces trois pays, la deuxième
Branches de production
— Industries extractives; industrie manufacturière; production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau.
— Construction.
— Autres services: administration publique et défen- se; sécurité sociale obligatoire; éducation; santé et actions sociales; autres services collectifs, sociaux et personnels; services domestiques.
Cette ventilation est appelée «A6» dans le système européen de comptes économiques intégrés 1995 (SEC 95) et est tirée de la nomenclature statistique des activités économiques dans les Communautés européennes (NACE Rév.1).
Graphique 1.3.1 — Taux de croissance de la VAB par branche de production, 2001 (en %)
EU-15
Agriculture
Autres services
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
Graphique 1.3.2 — Taux de croissance de la VAB, 2001 et moyenne 1997-2001 (en %)
Agriculture
– 12
– 10
– 8
– 6
– 4
– 2
0
2
4
2001 – 1,5 – 0,7 1,3 1,2 1,1 – 0,3 – 0,7 – 0,8 – 1,0 – 1,5 – 2,4 – 3,4 – 3,5 – 4,0 – 9,6 – 11,6
Moy.97/01 0,4 0,6 1,7 1,3 0,4 – 0,5 1,1 0,8 0,8 – 2,3 1,4 0,7 0,8 1,5 – 0,4 – 2,3
EU-15 EUR-12 DK D A E F S I P NL EL FIN B L UK
Industrie manufacturière
– 4
– 2
0
2
4
6
8
2001 0,3 0,7 2,9 2,4 2,0 1,8 1,4 1,3 1,2 0,6 0,0 – 0,2 – 0,2 – 0,2 – 0,5 – 2,1
Moy.97/01 2,3 2,6 2,4 4,4 2,7 3,4 2,7 3,7 4,0 1,6 1,6 1,5 7,1 4,5 2,6 0,5
EU-15 EUR-12 EL L P F DK E A I NL D FIN S B UK
Construction
– 8
– 6
– 4
– 2
0
2
4
6
8
10
12
2001 0,0 – 0,5 10,4 6,3 5,5 4,4 3,7 3,6 2,9 1,2 0,7 0,1 – 2,7 – 3,8 – 4,3 – 6,6
Moy.97/01 0,8 0,6 6,7 6,9 6,0 1,1 1,4 2,1 5,2 3,1 – 0,4 2,6 0,7 1,2 3,0 – 2,6
EU-15 EUR-12 EL L E I S UK P NL F B A DK FIN D
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
31
– 2
0
2
4
6
8
10
2001 1,2 1,1 5,3 3,3 3,2 3,0 2,8 2,4 2,3 1,7 1,0 0,7 0,5 0,4 0,4 – 0,1
Moy.97/01 1,4 1,3 4,5 3,0 2,3 1,4 2,9 1,9 2,0 1,2 0,7 0,6 1,4 1,4 0,7 0,7
EU-15 EUR-12 L E NL EL P UK FIN S I A F B D DK
Services financiers et aux entreprises
– 2
0
2
4
6
8
10
2001 3,3 3,0 5,7 5,4 5,1 4,2 3,8 3,5 3,0 3,0 2,9 1,8 1,7 1,4 1,0 0,7
Moy.97/01 3,9 3,7 8,1 4,3 5,2 3,6 4,6 3,7 2,7 3,1 4,1 3,4 5,5 4,0 3,2 4,4
EU-15 EUR-12 P B UK E DK EL F I D S L NL A FIN
2001 2,7 2,5 6,9 6,6 3,8 3,5 3,0 2,4 2,3 2,0 1,9 1,4 1,1 1,0 1,0 – 0,1
Moy.97/01 3,8 3,8 8,5 6,9 4,5 4,2 2,6 4,3 3,3 5,3 4,0 2,7 5,4 2,9 3,9 1,7
EU-15 EUR-12 L EL UK E I F D FIN P A NL DK S B
Commerce, transports et communications
– 2
0
2
4
6
8
10
NB: Aucune donnée à prix constants n'est disponible pour 2001 pour l'Irlande. Source: Eurostat.
32
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
place a été occupée par le commerce, les transports et les communications, dont les taux de croissance ont atteint + 3,8 % au Royaume-Uni, + 2,4 % en France et + 2,3 % en Allemagne. En Italie, la construction a connu la croissance la plus rapide (+ 4,4 %) par rapport à l'an- née précédente, et le commerce, les transports et les communications ont occupé, ex aequo, la deuxième place avec les services financiers et les services aux entreprises (+ 3,0 % chacun). L'agriculture a affiché les résultats les plus faibles de toutes les branches au Royaume-Uni (– 11,6 %), en Italie (– 1,0 %) et en France (– 0,7 %), tandis que l'Allemagne a de nouveau fait figure d'exception, non seulement avec un taux de crois- sance positif dans l’agriculture (+ 1,2 %), mais égale- ment avec une croissance négative importante dans le secteur de la construction (– 6,6 %).
La majorité des États membres pour lesquels des don- nées sont disponibles (5) ont connu une croissance de la VAB relativement élevée dans les services financiers et les services aux entreprises, bien que seules la Bel- gique, l'Espagne et la France aient réussi à dépasser la moyenne des cinq dernières années. Les taux de crois- sance les plus élevés ont été enregistrés au Portugal (+ 5,7 %) et en Belgique (+ 5,4 %). C'est la Finlande qui a accusé le résultat le plus faible (+ 0,7 %); cette bran- che est donc la seule pour laquelle la croissance a été positive dans l'ensemble des États membres.
La croissance a été relativement forte dans le secteur du commerce, des transports et des communications, même si un pays (Italie) seulement a enregistré une croissance supérieure à la moyenne. Parmi les autres États membres, la meilleure performance a été, de loin, réalisée par le Luxembourg (+ 6,9 %) et la plus faible par la Belgique (– 0,1 %).
En règle générale, le taux de croissance dans les au- tres services varie moins d'un État membre à l'autre et cette affirmation s'est vérifiée en 2001. Le Luxem- bourg a affiché un taux de croissance élevé (+ 5,3 %); l'Espagne (+ 3,3 %) et les Pays-Bas (+ 3,2 %) suivent à deux points de pourcentage et le bas du classement est occupé par le Danemark (– 0,1 %).
La croissance de la VAB dans l'industrie manufactu- rière a été généralement modeste. Dans tous les États membres, la croissance a été inférieure à la moyenne des cinq dernières années. C'est la Grèce qui a obte- nu le meilleur résultat (un modeste + 2,9 %), tandis que le Royaume-Uni a enregistré une baisse non négli-geable (– 2,1 %), ce qui explique la différence entre les chiffres de l'UE-15 et ceux de la zone euro.
Dans le secteur de la construction, les résultats ont lar- gement varié entre les États membres, la Grèce (+ 10,4 %) et le Luxembourg (+ 6,3 %) arrivant en tête. Les faibles résultats de l'UE-15 et de la zone euro sont
imputables aux – 6,6 % enregistrés en Allemagne, mais on a également observé des baisses de la valeur ajoutée dans le secteur de la construction en Autriche, au Danemark et en Finlande.
En 2001, la valeur ajoutée brute de l'agriculture a enregistré des résultats négatifs dans la plupart des États membres, les baisses les plus importantes ayant été relevées au Royaume-Uni (– 11,6 %) et au Luxem- bourg (– 9,6 %). Trois pays seulement, à savoir le Danemark (+ 1,3 %), l'Allemagne (+ 1,2 %) et l'Autri- che (+ 1,1 %), ont eu des taux de croissance agricole positifs; parmi eux, l'Autriche est le seul pays à avoir dépassé la croissance moyenne des cinq dernières années.
Le graphique 1.3.2 présente les taux de croissance par branche et par État membre pour 2001 ainsi que les taux de croissance moyens pour la période 1997-2001. Compte tenu de leur nombre important, les données ont été présentées sous forme graphique pour permettre des comparaisons dans le temps et entre pays.
Structure de la VAB en 2001
La structure de la production dans l'Union europé- enne (voir graphique 1.3.3) est essentiellement domi- née par les trois branches du secteur des services. En 2001, ce sont les services financiers et les servi- ces aux entreprises (27,2 %) qui, dans les quinze États membres, ont le plus contribué à la formation de la VAB. Ils sont suivis par les autres services (21,6 %) et par le commerce, les transports et les communications (21,5 %) à parts à peu près iden- tiques. Au total, ces trois branches représentaient plus de 70 % de la VAB totale de l'économie de l'Union. En ce qui concerne les 30 % restant, c'est l'industrie manufacturière qui se taille la part du lion (22,3 % de la VAB totale). Si l'on fait abstraction de la VAB produite par l'industrie manufacturière et les ser- vices, les contributions de l'agriculture et de la cons- truction sont minimes: 2,1 % et 5,4 % respective- ment. Pour l'essentiel, la structure de la production de la zone euro est identique à celle de l'ensemble de l'Union, les parts de l'agriculture et de l'industrie manufacturière étant légèrement plus importantes et celle des services un peu plus faible.
Comme au niveau de l'UE, les services financiers et les services aux entreprises ont joué un rôle prépon- dérant dans la formation de la VAB dans les quatre plus grands États membres. En France, la VAB pro- duite par ce secteur représentait 30,1 % du total de l'économie, ce taux étant de 30,0 % en Allemagne, de 28,0 % au Royaume-Uni et de 26,3 % en Italie. En ce qui concerne les autres branches, l'industrie manu- facturière en Allemagne (25,2 %) et les autres services
(5) Il n'existe pas de données à prix constants pour 2001 pour l'Irlande.
L’ ÉCONOMIE DE L’UNION
33
des structures relativement équilibrées, l'industrie manufacturière (22,9 % en Italie et 21,3 % au Royau- me-Uni) et le commerce, les transports et les commu- nications (24,0 % en Italie et 22,6 % au Royaume-Uni) revêtent une importance presque égale. En Italie, le poids des autres services (19,2 %) était légèrement moindre que dans les trois autres grandes économies.
Un examen plus approfondi des structures des diffé- rents États membres (6) (voir tableau 1.3.1) montre que, dans la plupart des cas, la production est le fait d'une des branches de services dans les pays de l'UE. En plus de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni déjà mentionnés, les services financiers et les services aux entreprises ont le plus contribué à la VAB en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas, le Luxembourg se démarquant nettement avec une part de 39,8 % de la VAB totale concentrée dans cette branche. Les autres services jouent le premier rôle en Suède (26,6 %), au Danemark (25,7 %) et au Portugal (25,6 %) tandis que, en Grèce (30,4 %) et en Espagne (28,1 %), ce sont le commerce, les transports et les communications qui contribuent le plus à la formation de la VAB. Enfin, l'Irlande, la Finlande et l'Autriche font figures d'exception dans la mesure où la plus grande part de la VAB provient de l'industrie manufacturière (34,8 %, 27,1 % et 24,0 % respectivement).
Le graphique 1.3.4 présente la structure de la VAB par branche, de même que la structure de l'emploi. La VAB et l'emploi constituent deux indicateurs fondamentaux
Graphique 1.3.3 — Structure de la VAB dans l'UE, 2001 (en % de l'économie totale)
Industrie manufacturière
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
2,1 2,4
1,5 2,7 1,2 7,0 3,4 2,8 3,6 2,7 0,7 2,6 2,2 3,6 3,3 1,7 0,9
22,3 22,6
21,3 20,8 25,2 13,1 20,3 20,1 34,8 22,9 12,8 20,1 24,0 21,0 27,1 22,4 21,3
5,4 5,5
4,9 4,5 4,7 7,2 8,8 4,7 6,6 4,9 6,4 5,9 7,5 7,6 5,7 4,3 5,2
21,5 21,2
19,7 23,3 17,8 30,4 28,1 19,3 19,1 24,0 23,5 22,1 23,7 23,7 21,3 20,1 22,6
27,2 27,1
29,2 23,0 30,0 22,4 19,2 30,1 19,9 26,3 39,8 26,2 22,2 18,4 21,5 24,9 28,0
21,6 21,2
23,4 25,7 21,1 19,8 20,2 23,1 16,0 19,2 16,7 23,0 20,4 25,6 21,0 26,6 22,0
Tableau 1.3.1 — Structure de la VAB en 2001 (en % de l'économie totale)
NB: Les données se rapportent à 2000 pour l'Irlande. Source: Eurostat.
Agriculture Industrie
manufacturière Construction
Autres services
(essentiellement les services publics) en France (23,1 %) ont représenté une part importante de la VAB. Les chiffres relatifs à l'Italie et au Royaume-Uni révèlent
34
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
Graphique 1.3.4 — Structure de la VAB et de l'emploi dans les principales branches, 2001 (en % de l'économie totale)
Agriculture
0
5
10
15
0
10
20
30
DK
D
EL
E
F
IRL
I
L
NL
A
P
FIN
S
NB: Les surfaces orange montrent les parts de la VAB, les lignes noires montrent celles de l'emploi. Les échelles varient selon les branches pour permettre des comparaisons entre pays, même si cela rend la comparaison des branches plus difficile. Aucune donnée sur l'emploi n'est disponible pour le Royaume-Uni. Les données sur l'emploi se rapportent à 1998 pour le Portugal et à 2000 pour l'Irlande et le Luxembourg; celles sur la VAB à 2000 pour l'Irlande.
Source: Eurostat.
35
pour analyser les différentes branches de l'économie, et les graphiques en toile d'araignée permettent de saisir d'un seul coup d'œil les relations entre ces deux fac- teurs.
Structure de l'emploi par branche
Le nombre de salariés dans une branche constitue un autre facteur important pour déterminer l'importance de cette branche dans l'économie. Si l'on examine la structure de l'emploi dans l'Union européenne en 2001, on constate que les autres services (essentiel- lement publics) étaient les principaux fournisseurs d'emplois (29,6 % de l'emploi total), suivis par le com- merce, le transport et les communications (25,4 %), les services financiers et les services aux entreprises ne représentant que 14,3 % de la main-d'œuvre. Bien que cette dernière branche n'emploie qu'une part réduite de la main-d'œuvre, elle est à l'origine de plus d'un quart de la valeur ajoutée produite dans l'UE.
Dans les États membres pour lesquels des données sont disponibles (7), la structure de l'emploi présente de grandes similitudes. Ce sont les services publics et le commerce, les transports et les communications qui offrent le plus d'emplois dans l'UE. Si les services publics présentent le taux d'emploi le plus élevé dans la plupart des pays, le secteur du commerce, des transports et des communications constitue le princi- pal fournisseur d'emplois en Grèce, en Espagne, au Luxembourg, en Autriche et en Irlande.
Graphique 1.3.5 — Structure de l'emploi dans l'UE, 2001 (en % de l'économie totale)
Agriculture 4,2
Commerce, transport
Construction 7,2
Source: Eurostat.
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
4,2 4,9
13,2 12,0
5,8 2,6
19,3 19,7
:
10,2 6,8 5,2
25,4 25,2
:
8,0 11,0 12,8
29,6 28,9
:
Tableau 1.3.2 — Structure de l'emploi en 2001 (en % de l'économie totale)
NB: Les données se rapportent à 1998 pour le Portugal, 2000 pour l'Irlande et le Luxembourg. Source: Eurostat.
Agriculture Industrie
manufacturière Construction
Autres services
(7) La structure présentée se rapporte à 1998 pour le Portugal et à 2000 pour l'Irlande et le Luxembourg. Il est à noter que l'absence de don- nées plus récentes sur l'emploi au Portugal rend toute comparaison difficile. Il n'existe pas de données des comptes nationaux sur l'emploi par branche au Royaume-Uni.
36
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
C'est la Suède qui affiche le taux d'emploi le plus élevé dans les services publics (38,9 %). Elle est suivie par la Belgique (36,9 %) et le Danemark (35,6 %). Ce sec- teur offre relativement moins d'emplois au Luxem- bourg (21,9 % de l'emploi total) ainsi qu'en Grèce (22,4 %). Comme on l'a vu, le secteur du commerce, des transports et des communications occupe le plus grand nombre de personnes en Grèce (27,6 %), en Espagne, au Luxembourg, en Autriche et en Irlande (tous proches de 27 %). En ce qui concerne les ser- vices financiers, le Luxembourg (26,4 %) et les Pays- Bas (19,4 %) se démarquaient avec des valeurs nette- ment supérieures à celles enregistrées dans d'autres États membres tandis que l'Espagne, le Portugal et la Grèce enregistraient des parts d'emploi inférieures à 10 % dans cette branche. L'Italie (22,7 %), l'Allemagne (22,0 %), le Portugal (21,9 %) et la Finlande (20,9 %) se sont distingués par l'importance de l'emploi dans le secteur manufacturier. C'est en Espagne (10,6 %), au Portugal (10,2 %) et en Irlande (10,1 %) que le secteur de la construction affiche la part d'emploi la plus éle- vée. Comme pour la VAB, l'agriculture a contribué le plus à l'emploi en Grèce (18,0 %). Dans ce secteur, l'Autriche (13,2 %) et le Portugal (12,0 %) étaient éga- lement en tête des autres États membres.
Productivité
Afin de donner un aperçu du rapport entre la produc- tion et l'emploi dans chacune des branches, la produc- tivité du travail a été calculée comme un rapport sim- ple entre la valeur ajoutée brute et l'emploi total.
La productivité du travail, ou plutôt l'indication générale de la productivité, entendue comme la pro- duction par unité de main-d'œuvre, permet d'expri- mer la taille des branches en termes de main-d'œu- vre et d'emploi et, bien entendu, de comparer des données se rapportant à des systèmes de production de dimensions variées. Il va sans dire que cette représentation est considérablement simplifiée. Pre- mièrement, le rapport devrait être calculé sur la base des heures de travail effectives (8) et pas simplement sur le nombre de personnes occupées. Deuxième- ment, il n'est pas tenu compte du caractère rationnel de l'utilisation des ressources ni du progrès tech- nique. Étant donné la définition relativement simple de l'indicateur de la productivité du travail utilisé ici, il convient de garder à l'esprit qu'une modification de la productivité peut être le résultat d'une augmentation de la valeur ajoutée brute ou d'une réduction de l'em- ploi ou des deux.
En 2001 dans l'Union européenne (9), la productivité la plus élevée a été enregistrée dans les services finan- ciers et les services aux entreprises, au sein desquels chaque travailleur a produit 92 100 euros de valeur ajoutée. Viennent ensuite l'industrie manufacturière (56 300 euros), le commerce, les transports et les communications (41 200 euros) et — très proches l'un de l'autre — la construction (36 200 euros) et les au- tres services (35 300 euros). Dans l'agriculture toute- fois, la productivité a été nettement inférieure à celle des autres branches: 24 400 euros en 2001 (voir gra- phique 1.3.6).
(8) Pour quantifier la main-d'œuvre effectivement employée dans un processus de production, l'utilisation des heures de travail permettrait d'éviter les distorsions dues au déséquilibre entre le nombre de personnes occupées et le nombre de postes de travail.
(9) Le niveau de productivité a été calculé à prix courants tandis que le taux de croissance de la VAB a été calculé aux prix constants.
Graphique 1.3.6 — Productivité par branche dans l'UE (euros, prix courants)
24 400
56 300
41 200
35 300
36 200
92 100
23 300
54 600
40 100
92 600
35 000
36 000
EU-15 EUR-12
Autres services
Source: Eurostat.
37
EU-15 EUR-12
B DK D EL E F IRL I L NL A P FIN S UK
Tableau 1.3.3 — Productivité par branche en 2001 (euros, prix courants)
NB: Les données relatives à l'Irlande, au Luxembourg et au Portugal sont des estimations d’Eurostat. Source: Eurostat.
24 400 23 300
44 300 47 300 24 700 13 100 20 300 37 300 29 200 27 000 32 700 37 400
8 100 7 100
29 800 31 500
33 29
122 129
56 300 54 600
73 800 72 300 56 800 23 600 40 600 66 800
:
120 109
36 200 36 000
:
41 200 40 100
:
92 100 92 600
116 700 102 700
97 500 82 300 77 900 98 500 93 900 97 100
113 500 63 700
101 800 49 100
102 500 96 500
35 300 35 000
:
:
48 700 47 700
60 100 57 900 49 500 30 500 38 300 54 700 59 800 48 300 75 200 47 200 49 200 22 200 52 400 49 500 52 700
100 98
tions
ses
Total
EUR EU = 100 EUR EU = 100 EUR EU = 100 EUR EU = 100 EUR EU = 100 EUR EU = 100 EUR EU = 100
Graphique 1.3.7 — Productivité en 2001, économie totale (EU-15 = 100)
154 123 119 108 108 102 102
99 97 79 63 46
100
98
112123
40
60
80
100
120
140
160
EUR-
12
L B IRL DK F UK FIN S D A I NL E EL P
NB: Les données relatives à l'Irlande, au Luxembourg et au Portugal sont des estimations d'Eurostat. Source: Eurostat.
Les chiffres relatifs à la zone euro sont plus ou moins analogues à ceux de l'UE, bien que légèrement supé- rieurs pour les services financiers et les services aux entreprises (92 600 euros) et quelque peu inférieurs
pour le commerce, les transports et les communica- tions (40 100 euros) ainsi que pour l'agriculture (23 300 euros).
38
L’ÉCONOMIE DE L’UNION
Des données ne sont disponibles que pour trois des quatre grands États membres dans la mesure où il n'existe aucune donnée des comptes nationaux sur l'emploi par branche au Royaume-Uni. Les chiffres de la productivité sont semblables dans les différentes branches, les plus élevés étant enregistrés par les ser- vices financiers et les services aux entreprises en France (98 500 euros), en Allemagne (97 500 euros) et en Italie (97 100 euros). Dans ces trois pays, la deuxième place est occupée par l'industrie manufactu- rière: 66 800 euros en France, 56 800 euros en Alle- magne et 48 000 euros en Italie. La France se démarque également avec une productivité relative- ment élevée dans l'agriculture (37 300 euros), tandis qu'en Allemagne la productivité est relativement faible dans la branch