Del'Asie Del'Asie

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Ils sont plantés sur les lieux de culte. Ils protègent les habitations, les champs d’ignames et les tarodières des mauvais esprits. Leur feuillage est utilisé pour la confection des couveuses des nouveau-nés pendant les quinze premiers jours de leur vie. Il sert également à tapisser le bain creusé dans la terre pour les bébés. Les vrais bananiers représentent toujours l’identité du clan. Ils occupent une place privilégiée dans le jardin familial et restent l’une des composantes majeures du système traditionnel. Lors des mariages, on offre des rejets de vrais bana- niers, pour leur valeur symbolique, mais aussi pour favoriser la survie de la famille. La plus ancienne trace fossile de la banane date de l'ère tertiaire en Inde, où la banane est considé- rée comme le fruit du Outre sa valeur comestible, le bananier avait tradition- nellement de multiples autres usages. Avec le pseudo-tronc qui fournit des fibres, on faisait des liens, des cordages, des vête- ments, des sacs et des flotteurs pour les embarcations. Le cœur du faux tronc était donné au bétail. Bananeschefs pour la coutume 1 Lors de leurs migrations, les ancêtres austronésiens des Mélanésiens trans- portaient dans leurs pirogues des plantes vivrières (ignames, taros, cannes à sucre) et des bananiers (vrais bananiers) qui se sont multipliés et répandus un peu partout. Les bananes « dessert » sont venues bien plus tard avec les missionnaires (1843), les colons français (1853), les Asiatiques, les Indonésiens, les Antillais ou les Polynésiens. Grain de Sable atelier Bananeschefs pour la coutume Une plante multi-usages Labanane à travers le temps Labanane à travers le temps Néolithique Origine présumée sud-est asiatique 1000av.J.-C. Implantation en Nouvelle-Calédonie 300av.J.-C. Apparition au Moyen-Orient 1450 Découverte sur les côtes occidentales de l’Afrique par les marins portugais 1482 Présence relevée par Magellan dans le bassin de l’Amazone et dans les îles du Pacifique 1620 Implantation aux Canaries Del’Asie à la Nouvelle-Calédonie Del’Asie à la Nouvelle-Calédonie Dans la tradition kanak, les vrais bananiers ont une fonction magique. V o y a g e , v o y a g e . . . Archives de Nouvelle-Calédonie Archives de Nouvelle-Calédonie Archives de Nouvelle-Calédonie
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    05-Jan-2017
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  • Ils sont plants sur les lieux de culte. Ils protgent leshabitations, les champs dignames et les tarodires des

    mauvais esprits.Leur feuillage est utilis pour la confection des couveuses desnouveau-ns pendant les quinze premiers jours de leur vie. Il sertgalement tapisser le bain creus dans la terre pour les bbs.Les vrais bananiers reprsentent toujours lidentit du clan. Ils

    occupent une place privilgie dans le jardin familial et restentlune des composantes majeures du systme traditionnel.

    Lors des mariages, on offre des rejets de vrais bana-niers, pour leur valeur symbolique, mais aussi pourfavoriser la survie de la famille.

    La plus ancienne tracefossile de la banane datede l're tertiaire en Inde,o la banane est consid-

    re comme le fruit du

    Outre sa valeur comestible,le bananier avait tradition-nellement de multiplesautres usages.Avec le pseudo-tronc quifournit des fibres, onfaisait des liens, descordages, des vte-ments, des sacs et des

    flotteurs pour les embarcations.Le cur du faux tronc tait donn au btail.

    Bananeschefspour la coutume

    1

    Lors de leurs migrations,les anctres austronsiens des Mlansiens trans-

    portaient dans leurs pirogues des plantes vivrires (ignames,taros, cannes sucre) et des bananiers (vrais bananiers) qui se

    sont multiplis et rpandus un peu partout.

    Les bananes dessert sont venues bien plus tard avecles missionnaires (1843), les colons franais (1853), les

    Asiatiques, les Indonsiens, les Antillais ou lesPolynsiens.

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    Bananeschefspour la coutume

    Une plante multi-usages

    Labanane travers le tempsLabanane travers le temps

    Nolithique Origine prsume sud-est asiatique

    1000av.J.-C. Implantation en Nouvelle-Caldonie

    300av.J.-C. Apparition au Moyen-Orient

    1450 Dcouverte sur les ctes occidentales de lAfrique par les marins portugais

    1482 Prsence releve par Magellan dans le bassin de lAmazone et dans les les du Pacifique

    1620 Implantation aux Canaries

    DelAsie la Nouvelle-CaldonieDelAsie la Nouvelle-Caldonie

    Dans la tradition kanak, les vraisbananiers ont une fonction magique.

    Voyage, v

    oyage...

    Archives de Nouvelle-Caldon

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    Archives de No

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    Archives de Nouvelle-Caldonie

  • Les bananes lgumes ou bananes cuire existent depuis au moins 800 ansen Afrique.

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    La banane se conserve plus oumoins longtemps lair ambiant.

    Il ne faut jamais la mettre au rfri-grateur o elle noircit.Une banane moyenne pse

    de 150 180 g etde 90 120 g

    une fois pluche.

    En Nouvelle-Caldonie, la banane poingo est trs cultive.Les slections, faites par les producteurs, sont nommes selon leur origine oulidentit de la personne qui les cultive : poingo Vanuatu, poingo Palagota, etc.

    La banane poingo peut se consommer verte. Dans ce cas, sa teneur leve enamidon ncessite une cuisson. Mre, elle peut tre consomme crue ou cuite.La consommation de la banane poingo, produit traditionnel, saccrot parmi toutes lesethnies. Elle devient le fer de lance des productions du Nord.

    Lebananier une plante gante

    Calories : 116 (pour 100g)Hydrates de carbone : 31g

    Matires grasses : 0,2g Protines : 0,8g

    Riche en amidon et en tannin Riche en potassium,

    vitamines A, B, C.

    LAPO

    INGO, rich

    e en vitamines

    Les bananeslgumes

    Les bananeslgumes

    Lesbananesfruits

    Lesbananesfruits

    Il existe toutes sortes de bananes fruits : courbes, petites(tenant dans la main), longues (plus de 50 cm), striescomme une courgette ou rondes comme une aubergine.

    Les couleurs maturit vont du rose au vert et les gots du sucr l'acidul.

    La chair de la banane fruit est blanche, charnue et sucre. Elle estprotge par une peau paisse et jaune.

    Les principales varits connues en Nouvelle-Caldonie sont laWilliam, la Gros Michel, les grande et petite naines, les bananesfigues (pomme, sucre, rose).

    CEST LA PEAU QUON VOIT SI UNE BANANE EST MRE.

    Plus elle est verte, moins la banane est mre. Un jaune uni est un signe de parfaite maturit.

    Des taches marron indiquent une maturit avance.

    Peau de banane

    La banane nest pas un arbre. Cest une herbe gantequi appartient la famille des musaces. Sa taille varie

    de 2 9 mtres selon les varits.LE FAUX TRONC est constitu de gaines foliaires, troitementimbriques les unes dans les autres. sa base, se trouve un bulbe dont sont issus les rejetons qui, engrandissant, deviennent des rejets, cest--dire de nouveaux etjeunes bananiers.

    UN BANANIER ne produit quUN SEUL RGIME, pouvant dpas-ser 20 kilos.

    LE CYCLE DE PRODUCTION varie entre 9 et 12 mois pour une banane dessert type Cavendish et entre 15 et 18 mois pour une poingo.

    POUR SE DVELOPPER, un bananier a besoin de chaleur (25 35) et deau.

    Lebananier une plante gante

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  • On manque deau ! Cela fait deux trois ans que je fais de la banane.Ici, le climat et le terrain sont particulirementfavorables. La terre est sablonneuse, elle est lgre.Pas besoin de barre mine pour la travailler, une sim-ple pelle suffit. En plus, nous sommes au bord du fleuve Dia-hot qui nous apporte lhumidit ncessaire. Jai dcid de me lancer dans lacontre-saison pour approvisionner le march lorsque les prix seront pluslevs. Il faudra alors planter en mai. Ce nest pas un gros changement,mais le problme, cest le manque deau.

    Pour linstant, on utilise lAEP (adduction deau potable), mais ce nest pasune solution durable si lon veut accrotre la production. Et, en cas de sche-resse, on ne peut pas puiser dans les rserves deau potable de la commune.On ne peut pas non plus prlever de leau du fleuve, car elle est saumtre.

    GianniVico,

    producteur Ougoa

    La mrisserie est ouverte tous ! En saison, je passe tous les mardis en tribu col-lecter les rgimes de bananes.

    la mrisserie, je les lave avant de les mettre enchambre froide. Pendant une vingtaine de minutes,

    jinjecte du gaz azthyl pour aider les bananes mrir.Le jeudi matin, lorsquelles sont passes du vert au jaune ple, le transpor-teur vient les prendre pour les vendre Nouma.

    Le plus difficile, cest dobtenir une rgularit dans la qualit. La bananenest pas un fruit trs exigeant, mais il faut sen occuper un minimum.

    Certains producteurs ne viennent pas la mrisserie. Ils prfrent vendredirectement aux clients ou passer par les colporteurs.

    Jaimerais que lon incite tous les colporteurs passer par la mrisserie etsurtout quils sachent quelle est ouverte tous !

    Clment Paimbou-Oueonne, colporteur et mrisseur Ougoa

    Tmoignages

    La rgion regroupant Ougoa et Poubo estloin de vendre autant de bananes quelle lepourrait. Pour accrotre les ventes, la Province Nord mise sur labanane de contre-saison. Mais, pour cela, il faut :

    CRER des ressources en eau individuelles oucollectives, afin de suppler la capacit insuffisante desrseaux dadduction en eau potable

    LANCER une nouvelle campagne de dtection duBunchy Top

    DVELOPPER la production en saison frache (contre-saison)

    AMLIORER la qualit des fruits produits et leurcommercialisation

    RECHERCHER de nouveaux marchs

    PROMOUVOIR la banane Ayo

    DPATAGE

    RCOLTE4SORTIEDELAFLEUR3

    ILLETONNAGE

    TREMPAGE(pralinage)rejet baonnette issu dun bananier ayant fructifi.

    12 PLANTATION

    La culture du bananierLa culture du bananier

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    Attention, la banane est un fruit fragile.

    Carte des producteurs

    Point Ged - DITTT

    Ougoa-Poubolavenir de la banane

    Ougoa-Poubolavenir de la banane

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    Fleurs ngliges,bananes gtes

    ma naissance, en 1933, on cultivait dj lespoingo. Jai perdu mon emploi au moment des

    vnements , en 1984-1985 et cest alors quejai dcid de me lancer dans la culture intensive de

    la banane. En 1990, jai commenc planter desWilliam. Jai maintenant 725 pieds de bananes dessert et 1 215 pieds depoingo assurs la CAMA (Caisse dassurance mutuelle agricole).

    Chez nous, on dit fleurs ngliges, bananes gtes , cest vrai. Aujourd-hui, pour vendre, il faut faire de la qualit. Mes clients savent que je soignemes bananiers, ils me sont fidles et a me permet de trs bien me dbrouillertout seul. Je vends ma production aux coles de Koumac, lcole de la mis-sion et aux grossistes de Nouma.

    Le march de la poingo sest beaucoup largi ces dernires annes. Aprs lesKanak, les Wallisiens, les Tahitiens, les Europens se sont mis la bananelgume. Il en mangent de plus en plus souvent, bouillie avec du poisson.

    Wenceslas Iebemoi, dit Soussou,producteur Poubo, tribu de Sainte Marie

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    Les 10 commandements

    du producteur de bananes

    Le Bunchy Top nest pas une ma-ladie nouvelle. Apparu pour la premirefois Fidji en 1889, il a t repr enNouvelle-Caldonie en 1999.

    Mieux vaut prvenir La meilleure protection contre le Bunchy Top, cest la prvention. Pour lutter contre le Bunchy Top, il faut :

    DTRUIRE les pucerons vecteurs de la maladie ;

    SINTERDIRE le dplacement de tous les plants de bananier pro-venant de la zone contamine ;

    SURVEILLER attentivement ses bananiers afin de dtecter lesplants malades le plus tt possible ;

    APPLIQUER les mesures dfinies par la DAVAR.

    SYMPTMES

    Un port rabougri chez les jeunes plants. Des feuilles courtes et troites. Ellesmergent dun pseudo-tronc en bouquet, do le nom anglais de Bunchy Top(bunch : bouquet, top : sommet).

    Le bord du limbe des feuilles se recourbe lorsque la maladie est avance. Lafeuille jaunit, puis se dessche. Sur la nervure centrale et le ptiole, des stries vertfonc stendent jusquau pseudo-tronc.

    TRANSMISSIONLe Bunchy Top est transmis par un puceron, le Pentalonia nigronervosa. Ontrouve gnralement des colonies de ces pucerons dans la gaine des jeunesfeuilles jusqu la base du pseudo-tronc.

    Le Bunchy Top est un virus.Lorsquun bananier est touch par le

    Bunchy Top, rien ne peut le gurir. Il faut ledtruire pour viter quil contamine les autres. Il se

    comporte comme les virus de la grippe ou du Sida chezlhomme ! Le bananier peut tre contamin sans montrer imm-diatement les symptmes de la maladie.

    Le Bunchy Top dtruit les bananiers, maisil dtruit aussi le revenu des

    agriculteurs.

    ATTEN

    TION DANGER !

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    ENRICHIR la terreavec des engrais, dufumier ou du compost.

    ENTRETENIRet dsherberles bananeraies.

    EMPCHERla prolifrationdes rejets. CUEILLIR et transporter

    les rgimes avec dlicatesse.

    APPORTER les bananes la mrisserie pour bien les vendre.10

    1 PLANTER le bananieren terre souple et riche.

    2 ARROSERabondamment.

    3 DTRUIREIMMDIATEMENTles plants contamins par le Bunchy Top.

    4 LUTTER contrele charanonet autres maladies.

    5 PIQUER la fleurcontre la pyrale.

    Pour une banane de qualit

    Lutter contre le Bunchy Topest un acte citoyen.

    Lesautres maladiesdu bananier

    Lesautres maladiesdu bananier

    CercosporioseLa maladie des raies noires(Mycosphaerella fijiensis).

    CharanonsLes charanons sont les ravageursles plus importants du bananier.

    NmatodesLes nmatodes parasitent les racinesdu bananier, formant des gales oudes ncroses.

    Tmoignage

    LeBunchyTopennemi de la bananeLeBunchyTopennemi de la banane

  • Tmoignages

    Mwatala fte de la ban

    ane

    Un

    la

    bel po

    ur la banane

    RemerciementsNous tenons remercier lensemble des producteurs et colporteurs de la rgion de Ougoa et Poubo, et plus particulirement Alain Dubois, WenceslasIebemoi, Clment Paimbou, Gianni Vico et Ludovic Waloua qui nous ont accueillis avec tant de gentillesse. Tous nos remerciements galement ValrieKagy de lIAC (station fruitire de Pocquereux), Arbofruits, Jean-Franois Buchy et Christian Mille (SRFP, La Foa).

    La banane du Nord est une publication de la Direction du Dveloppement conomique et de lEnvironnement(DDE-E) de la Province Nord, cofinance par ltat dans le cadre des contrats de dveloppement 2000-2004.

    Conception et rdaction : Martine Berger, Pascal Bourjade, DDE-E Koumac, tl. (687) 47 84 10Anne Pitoiset, Horizon Pacifique, tl. (687) 81 56 41, [email protected]

    Crdits photos : Archives de Nouvelle-Caldonie, IAC station fruitire de Pocquereux, Anne Pitoiset, ric DellErba.

    Illustrations : Pascal Phalippou.

    Cration graphique et ralisation : Grain de Sable atelier, E-mail : [email protected] - Tl. (687) 27 30 57

    Impression : Point Ged

    POUR TROIS QUATRE POTSPRPARATION : 15 mn. CUISSON : 4h.INGRDIENTS6 bananes trs mres, de prfrence tachetes,

    700 g de sucre, 1 gousse de vanille.

    1. plucher les bananes jusqu en obtenir un kilo, les craser.2. Ajouter 700 g de sucre et une gousse de vanille.3. Mettre cuire trs petit feu pendant environ quatre heures. Les bananes doivent cuire jusqu devenir violet fonc.Remuer et dcoller rgulirement le fond de la bassine.

    ATTENTION : Najouter ni eau ni glifiant. Tout le secret de larecette est dans la cuisson qui doit se faire feu le plus doux pos-sible.

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    Mwata, cest la seule fte de lanne o

    toutes les tribus de la rgion se retrouvent

    sur un mme site sans quil y ait

    des relations coutumires prpondrantes.

    Mwata, cest aussi un plat

    traditionnel base de banane.

    Mwatala fte de la ban

    ane

    Chaque fte Mwata a son thme :

    1997 Dcouverte de Poubo1998 Tous ensemble pour lavenir (wedo-run)1999 Raconter notre histoire (nya cuhi ny)2000 Construire lavenir avec nos valeurs (calemi me ny cbe wedo ny)2001 Prservons nos plantes (coe ra nya)2002 Tous ensemble pour notre commune (nca yuk meje mara)

    Chaque anne, la fin du mois doctobre,Poubo fte la Mwata.

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    Ayo Camao ! ( Ah, la belle banane !)

    La banane du grand Nord a unnom : Ayo .

    Choisie dun commun accord par les producteurs deOugoa et Poubo, cette interjection, issue de la languecaac, dsigne les bananes poingo et les bananes dessertproduites localement.

    Identifier un fruit, cest prciser son origine,mais cest aussi, et surtout, sengager

    sur sa qualit.

    La banane, a marche ! Tout au long de ma vie, jai fait des allers-retours

    entre les champs et la ville. En 1953, jai commenc planter quelques bananiers au milieu de mes billons

    dignames. Je suis all travailler Nouma en 1970 et jene suis revenu Poubo quen 1985.

    Jai alors plant du caf soleil dans les terres dalluvion, trs propices tous typesde culture. Aprs lchec du caf, la banane poingo est devenue mon activitprincipale. Cest elle qui me fait vivre aujourdhui. Jai 1 400 pieds assurs laCAMA. Les techniciens passent tous les deux mois vrifier que je mets de len-grais et que jentretiens mon champ. En change, je suis indemnis lorsquil y aun cyclone. Grce aux revenus de la banane, jai achet une maison Jordi. Labanane, si on sen occupe bien, a marche !

    Le problme, ce sont les jeunes. Je narrive pas les y intresser. Ils trouvent quecest trop dur pour eux. Ils prfrent travailler pour un patron. Cest difficile deles convaincre de travailler la terre.

    LudovicWaloua, planteur Poubo

    La qualit : un choix rentable

    Un

    la

    bel po

    ur la banane

    LabananeUn fruit bien dans sa peau !LabananeUn fruit bien dans sa peau !

    de Yannickde YannickLa co

    nfitureLa confitureLa confiture

    recette locale

    De la plantation au march

    Jai plant Ougoa quelque 2 000 pieds depoingo et un millier de bananes ordinaires. Monfrre, Henri, soccupe des champs et surveille lestrois employs qui entretiennent les bananeraies.

    Je fais du colportage. Ougoa jachte des bananes, Koumac du miel, Voh des ananas. Jai des gens qui ramas-sent pour moi les bananes dans les plantations et les tribus et les portent auxdeux mrisseries, celle de Ougoa et celle de Poubo. Cest l que je viens lesprendre chaque semaine pour les vendre au petit march de Nouma.

    Au dpart, je ne faisais que du colportage. Mais jai eu des problmes avec lesrevendeurs qui ont accumul les arrirs. Alors jai dcid de commercialiserdirectement les fruits et den vendre une partie ma sur, Jeanine, qui a unstand important tout au dbut du march. Cest beaucoup plus rentable ainsi.

    Au march, les consommateurs sont plus exigeants quailleurs. Ils voient lesfruits sur les autres tals, ils comparent les prix. Cest pourquoi jessaye dtreexigeant sur la qualit.

    AlainDubois, producteur, colporteur et commerant de Ougoa

    Pour obtenir une banane de qualit, il fautla soigner, de la plantation la cueillette.Cest le meilleur gage de rentabilit.

    Si lon prend soin des bananes, on obtient un revenu supplmentairede 840000 F pour une dpense infrieure 145 000 F.

    Les chiffres parlent deux-mmes : Une bananeraie de 1 000 plants sans entretien produit en moyenne6000kg de fruits de catgorie 1, payes en moyenne 40F/kg.La recette totale est de 6000 kgx40F/kg, soit 240000 F.

    Une bananeraie rgulirement entretenue cote, pour 1000 plants :Fertilisation la plantation 11000 F Pyrale ou gale 150FGain 25000 FEntretien 30000 FDsherbage 6000 FTraitements contre les maladies 46710 FTotal des dpenses 143860 F Toujours pour 1 000 plants, cette bananeraie rapporte 15000 kg de bana-nes dont :

    80% de banane en qualit extra, payes en moyenne 80F/kg, soit 960 000F

    20% en bananes de catgorie 1, payes en moyenne 40F/kg, soit 120000F

    Total des revenus 1080000F