Revue des étudiants de I’IFAL Num. 2 Été 201820 21 22 22 Editorial VOILÀ LA POLITIQUE La...

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Revue des étudiants de I’IFAL Num. 2 Été 2018
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    29-Jun-2020
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  • Revue des étudiants de I’IFALNum. 2 Été 2018

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    Vraiment, vous croyez que les Français s’alimentent principalement de croissants et qu’ils circulent à bicyclette en transportant des baguettes sous le bras ? Qu’ils disent oh là là, à longueur de journée ?

    Non, les Mexicains ne boivent pas que des Coronas et de la téquila. A l’heure de la sieste ils ne dorment pas à l’ombre d’un cactus enveloppés dans un « poncho » (sarape). Ils travaillent ! Ils ne terminent pas non plus toutes leurs phrases en s’exclamant avec passion: Caramba !

    Oh là là, ces clichés !

    A l’IFAL, justement pas de clichés, plus de frontières. Nous échangeons, nous apprenons les uns des autres, nous partageons grâce à cette belle langue qu’est le français.

    Beaucoup de travail (et aussi de bonnes rigolades) mais il est là, enfin, le nouveau numéro de notre… votre Et voilà. Caramba !

    Frédérique duburc, proFesseure

    sommaire

    ET VOILÀ! Revue des étudiants de l’IFAL

    Directrice: Frédérique Duburc

    Editeur: Sergio Hernández Roura

    Chef de design: Rocío Cervantes

    [email protected]

    En couverture: “Sans titre”, Rodrigo Hernández Pérez

    IFALRío Nazas 43

    Col. Cuauhtémoc06500 Ciudad de México

    No. 2 • Mexique, Été 2018

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    Editorial

    VOILÀ LA POLITIQUE

    La police de proximité par Iván Hernández Catana

    Le Mexique, latino ou nord-americain? par Edwin Oropeza Rodríguez

    VOILÀ LE FRANÇAIS!

    Étudier la langue française par Ricardo Padilla Benteño

    Apprendre et enseigner des langues par Fernanda Morales

    VOILÀ LES ARTICLES!

    Le casse-tête du langage: les pièces biologiques par Emilio Ruiz Alanís

    Oh la la! Disney! par Nayllely Pérez Arrevillaga

    Le covoiturage au Mexique, une nouvelle façon de se deplacer? par Idalia Martínez Coronel

    VOILÀ LES CONSEILS!

    Aimez votre coeur! 11 conseils pour la santé cardiovasculaire par Nelly Rojas

    VOILÀ LA LITTÉRATURE!

    Manuel Acuña, un artiste oublié par le Mexique par Melissa Razo Azamar

    VOILÀ LES MÉTIERS!

    Mariana Limón: une pâtissière étudiante à l’IFAL par Clío Eunice Martínez Curiel

    Encadrer la vie par Gisel Velázquez Morales

    VOILÀ LA MUSIQUE!

    Les paramètres musicaux par Jomi Delgado

    VOILÀ LES RECOMMANDATIONS!

    Voyager au Myanmar, l áncien royaume birman, par Eduardo Quiroz

    La mode locale, une option pas chère, par Jime Prado

    La Vénus d’Ille et autres nouvelles fantastiques, par Sergio Hernández Roura

    Je ne suis pas un homme facile, par Sergio Hernández Roura

    LE SAIS-TU?

    Le croissant, par Iván Hernández Catana

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    La police de proximité. Une mesure gouvernementale qui exprime une stigmatisation

    le MEXIQUE LATINO OU NORD’-AMERICAIN?

    La sécurité est l’une des principales demandes des sociétés actuelles. Cependant, il est pertinent d’examiner si certaines mesures ne présentent aucun risque pour les libertés civiles.

    J ái lu dans le journal Le Monde, que le 8 février 2018, le Gouvernent de la France a annoncé le début de fonctions d’un nouveau corps de police, qui s´ap-pelle la POLICE DE LA SÉCURITÉ QUOTIDIENNE (PSQ). Cette nouvelle police est l áccomplisse-ment d´une promesse de campagne annoncée par Emmanuel Macron en août 2017.

    Mais quelle est la caractéristique de la nou-velle police et en quoi diffère-t-elle de la police traditionnelle? C ést un corps de sécurité spécial, plus proche du terrain des banlieues, plus intégré dans le tissu social des quartiers prioritaires du point de vue de l’insécurité. Il s ágit d ùne police qui doit connaître la population qui habite dans ces quartiers priori-taires et se familiariser avec elle. La PSQ restera tout le temps sur place et effectuera une surveillance perma-nente, situation qui lui permettra également de bien connaître les habitants et de les aider quand ils en au-ront besoin.

    Donc, la principale différence avec la police tra-ditionnelle est que celle-ei effectue une surveillance non individualisée ou par région et ne répond qu’aux situations de danger en cours.

    Évidemment la PSQ présente beaucoup d’avan-tages, la surveillance permanente peut faire baisser le nombre des crimes, ou augmenter la capacité à ap-porter plus rapidement de l áide aux habitants de ces quartiers, conséquence par exemple du fait que le po-licier sait à quelle heure un parent rentre chez lui, ou qu’on jeune sort d’une boîte de nuit.

    Malgré tous ces avantages, je remarque dans la mise en œuvre de cette mesure gouvernementale un inconvénient grave, celui de la stigmatisation de la population selon son apparence, sa provenance, son origine ou son lieu d’habitation.

    Tout le monde sait que dans la périphérie de Paris (où la PSQ a commencé son opération) habitent prin-cipalement les immigrants, les descendants d´immi-grants (principalement des Arabes et des Africains) et les classes populaires économiquement défavorisées.

    Donc, je vais formuler une question: l’intention de la PSQ rapproche-t-elle vraiment la sécurité de

    la population ou répond-elle à une question de sur-veillance permanente de personnes peu recomman-dables ?

    Ce propos est peut-être exagéré, mais, ce qui est indéniable, c’est la stigmatisation selon l´apparence de personnes; c’est le début de maux beaucoup plus grands, car il suffit de revoir l’histoire où la persécution policière qui se base sur l’apparence, la provenance ou la couleur de la peau, a généré des événements aussi désagréables que ceux observés aux Etats-Unis, les-quels finissent en scandales mondiaux comme celui de Rodney King.

    À l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe du 9 mai dernier, je me suis posé la question de savoir si des pays comme le Mexique pourraient former une communauté telle que l’Union Européenne. Bien qu’il soit incorrect d’affirmer que le Mexique devrait imiter un pays européen, le recours à la régionalisation est inévitable parce qu’un seul pays ne peut pas être autosuffisant.

    La régionalisation est un processus par lequel les pays s’accordent pour coopérer entre eux d’une façon inten-sive jusqu’à mettre en commun des politiques et des ins-titutions comme s’ils formaient un seul pays. La manière de s’intégrer dépend de chaque région, par exemple en Europe, il existe l’UE qui constitue une union politique de 28 états qui partagent des politiques, certains même ont une monnaie commune et bénéficie d’un espace libre pour se déplacer.

    Le cas du Mexique est particulier puisqu’il appartient à deux régions : l’Amérique Latine et l’Amérique du Nord. À présent, nous disposons des accords de libre-échange, le plus important en termes économiques étant l’ALENA (Accords de Libre Échange Nord-Américain). Et même si la majorité des exportations, des importations et des in-vestissements concerne les États-Unis, il est impossible de nier les aspects culturels que nous partageons avec l’Amérique Latine, notamment la langue et une Histoire commune.

    Par Iván Hernández Catana

    Par Edwin Oropeza Rodríguez

    Aujourd’hui, il serait de utopique de penser à une union politique que ce soit avec le Nord ou avec le Sud, néanmoins personne ne peut arrêter les processus de ré-gionalisation, comme effet de la mondialisation à laquelle le Mexique doit s’adapter. Il faut donc se poser les questions suivantes : Sommes-nous des Latinos ou des Nord-américains, à qui de-vrions-nous nous identifier? Existe-t-il des mécanismes d’intégration culturelle avec le Nord? Finalement, l’aspect économique qui nous unit avec le Nord est-il plus important que l’aspect culturel commun avec le Sud?

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    En parcourant les couloirs, la cafétéria ou la salle multimédia de l’IFAL, on peut constater que l’endroit n’est pas une école comme les autres. En effet, les cris des enfants alors qu’ils courent partout se mêlent à l’indifférence des jeunes et causent l’impatience des adultes. Si vous ne connaissez pas l’IFAL vous vous posez la question «Qu’est-ce que tous ces gens ont en commun pour être ici?» Nous, leur répondrions : «Nous étudions la langue française à l’IFAL!»

    Même si je ressens parfois quelques désagréments face aux plus jeunes, j’ai décidé d’étudier le français à partir de 2012. Avant cela, mon expérience d’apprentis-sage se résumait à avoir un dictionnaire français-espa-gnol quand j’étais adolescent et à y chercher les mots que je ne connaissais pas. Après, le destin m’a amené à apprendre l’anglais. Des années plus tard, j’ai commen-

    Depuis mon enfance, l’apprentissage des langues a été une activité que j’ai appréciée profondément, parce que c’est une activité très satisfaisante. Cependant, c’est quand je suis devenu professeure de langues que j’ai ré-fléchi sur qui je suis comme étudiante.

    Actuellement, j’enseigne l’anglais aux adolescents, et je suis en train de perfectionner mon français. Je vais donc vous parler de mon expérience d'étudiante et de professeure de langues.

    Lorsque nous apprenons une langue, nous nous concentrons généralement sur des aspects comme ne pas faire d’erreurs, suivre des instructions, terminer des exercices et faire attention en classe.

    De même, il est facile de critiquer les enseignants sur les erreurs qu’ils font, sur le temps qu’il leur faut pour nous laisser prendre des notes, et de se plaindre de leurs horaires du travail et de leur période de vacances.

    Nous ne réalisons jamais que le travail d’un ensei-gnant ne finit jamais. Pas dans la salle de classe, pas dans l’horaire des classes, pas même pendant les vacances. Être enseignant est un travail à temps plein, vous devez connaître les intérêts et la personnalité de chaque élève, leurs points faibles et leurs points forts, leurs stratégies

    ÉTUDIER LA LANGUE FRANÇAISE Par Ricardo Padilla Benteño

    APPRENDRE ET ENSEIGNER DES LANGUES Par Fernanda Morales

    Est-ce qu’il y a une différence entre le professeur et l’élève? L’auteur de cet article raconte ce qu’elle a appris en étant des deux côtés.

    · L E F R A N C A I S ·

    cé à étudier, depuis le niveau A1.1, aujourd’hui, je suis au niveau C1.4, chaque samedi… voilà donc presque six ans passés à l’IFAL !

    Des difficultés? Aucune. Même si mon travail est très exigeant, car je voyage beaucoup et que mes horaires habituels me forcent à sortir tard, j’étudie presque tous les soirs jusqu’à minuit, pour faire mes devoirs. De plus, j’écoute des podcasts pendant que je conduis ou que je cours. Un autre point: si je regarde la télé, c’est parce que j’aime les émissions de TV5.

    En outre, l’apprentissage du français a contribué à ma connaissance de la culture francophone. En plus de pou-voir admirer les extraordinaires paysages de la France, ne serait-ce qu’à la télévision. Je ne suis allé qu’une seule fois à Paris.

    Finalement, comme vous l’avez déjà deviné, je suis ici par plaisir. Quoi de plus? Eh bien, je veux terminer mon cursus jusqu’à la fin, obtenir le diplôme DALF C2 et sûrement continuer avec l’atelier de littérature française. Après tout, comme une célèbre professeure de l’IFAL a dit «On ne finit jamais d’étudier une langue… même sa propre langue maternelle…» J’adore ma professeure exi-geante.

    d’apprentissage et même leurs contextes socio-culturels.Bien qu’être un enseignant ne soit pas facile, c’est aus-

    si très enrichissant en raison de l’énorme quantité d’ap-prentissage que vous recevez de vos étudiants. C’est aussi ça, qu’être professeur m’a aussi rendu meilleure élève.

    Maintenant, je n’ai pas peur de faire des erreurs en participant dans la classe, parce que je sais qu’on n’ap-prendra pas sans faire des erreurs. J’essaie de faire mes devoirs tout le temps, et je partage avec mes professeurs des doutes que peut-être j’aurais considérés comme stu-pides auparavant.

    En même temps, être une étudiante m’a fait devenir une meilleure professeure, parce que je comprends la frustration de ne pas comprendre un sujet. Je reconnais les attitudes que les élèves adoptent quand quelque chose ne leur plaît pas ou n’a pas de sens pour eux, et cela m’a forcée à améliorer ma pratique didactique pour générer de meilleurs contenus de cours.

    Enfin, enseigner et apprendre une langue, ouvre des portes pour rencontrer des gens, des coutumes et des cultures merveilleuses; et surtout nous permettre de nous re-connaître d’une manière que nous n’avions pas vue auparavant.

    L’apprentissage de la langue française à l’âge adulte est une expérience incomparable.

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    Qu’est-ce que le langage? Plusieurs écrivains, des philosophes et des scientifiques ont cherché une réponse à cette question, néanmoins ils ne sont pas arrivés à se mettre d’accord. Nous ne prétendons pas faire ici une dissertation philosophique sur ce sujet, ce qui demanderait beaucoup de temps et d’innombrables pages. Toutefois, nous essayerons d’en tracer les fondements basiques aux niveaux anatomique, neurologique et génétique.

    Premièrement au niveau anatomique, les élé-ments qui intègrent l’appareil phonatoire responsable de la génération de la parole se divisent en trois groupes: les organes de respi-ration (les poumons, la trachée et les bronches), les organes de phonation (larynx, nez, bouche, pharynx et les très connues et mal nommées cordes vocales) et les organes d’articulation (palais, langue, dents, lèvres et glotte). Après avoir suivi cette route, l’air commun s’est transformé en phrases intelli-gibles par nous. Il est important de mentionner que même si tous ces organes nous permettent de pro-duire un langage, aucun d’eux n’a comme fonction principale cette production. Et voilà la parole! Pour comprendre cela, nous sommes dotés du système auditif. D’abord, les ondes sonores heurtent l’oreille, qui agit comme une antenne concentrant et diri-geant les sons vers le canal auditif. Ce chemin étant parcouru, les ondes frappent l’oreille moyenne. On y trouve le tympan, où elles sont amplifiées par trois osselets: le marteau, l’enclume et l’étrier. L’oreille moyenne finit dans la fenêtre ovale. Les ondes at-teignent la cochlée qui a une jolie forme d’escargot, et en la traversant elles touchent la membrane ba-silaire où se trouve l’organe de Corti, responsable de la traduction des ondes en élans électriques qui atteindront le cerveau grâce au nerf auditoire-ves-

    tibulaire. On ne sait pas si l’oreille s’est adaptée à en-tendre la voix ou si la voix s’est adaptée á un rang audible par les humains. Qui de l’œuf ou la poule est arrivé en premier ? Mais quelles sont les parties du cerveau qui s’oc-cupant du langage? Actuellement, on sait que plu-sieurs zones sont concernées par le contrôle et la construction du langage, principalement celles qui se trouvent dans le cortex auditif et le lobe temporal. Nous n’en citerons que deux des plus connues : l’aire de Broca, identifiée par le médecin anatomiste Paul Broca, laquelle constitue la zone motrice du langage et l’aire de Wernicke, liée à la compréhension du lan-gage. Des blessures produites dans ces zones im-pliquent des troubles du langage appelés aphasies.

    A un niveau plus profond, celui de la biologie mo-léculaire, on trouve des gènes influant sur la capa-cité de communiquer à travers du langage, c’est le cas du gène FOXP2, le gène du langage, associé à la capacité d’articuler les sons correctement et que l’on trouve chez d’autres espèces animales, par exemple les oiseaux et les souris. Chez ces trois espèces : oi-seaux, souris et humains, des mutations sur le gène produisent des anomalies de la production correcte de sons: les chants des oiseaux ne sont pas comme ceux de leurs pères, les cris émis par les souris ont une fréquence inaudible par les autres, et chez les humains l’exécution des sons intelligibles n’est pas possible.

    «Pourquoi s’intéresser au langage? Je veux seule-ment apprendre le français, c’est tout !» penses-tu peut-être en lisant ce texte. Laisse-moi te dire que les bilingues sont un cas très étudié qui intéresse beaucoup de chercheurs dans le monde. On sait que l’apprentissage d’une langue seconde aide à re-tarder la manifestation de la maladie d’Alzheimer; d’un autre côté, il contribue à accélérer la vitesse de pensée et de réaction, les recherches sur ce su-jet sont nombreuses, le langage fascine les scien-tifiques. Il y a encore beaucoup à apprendre sur le langage et sur nous-mêmes.

    J’espère qu’après ce petit parcours autour de la bio-logie du langage, tu es arrivé à mieux comprendre comment ce beau phénomène que l’on appelle langue n’est pas seulement une question culturelle, mais aussi un produit biologique.

    Il reste encore longtemps avant que toutes les merveilles cachées dans notre cerveau soient révélées. L’une d'elles, qui a éveillé la curiosité des êtres humains deouis toujours est le langage. Dans cet article, nous allons nous plonger dans le processus qui s’active pour que nous puissions communiquer.

    LE CASSE-TETE DU LANGAGE: LES PIECES BIOLOGIQUES

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    Par Emilio Ruiz Alanís

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    Alors, à quoi pensez-vous quand vous entendez le mot Disney ?

    Eh oui, votre réponse vient de l’enfance, des sourires, de la magie. Disneyland est un des lieux les plus drôles du monde… Mickey Mouse ou votre person-nage préféré… rêves… amusement…

    De nos jours, Disney est la plus grande entreprise de diver-tissement du monde, elle propose la plus grande variété de personnages, de films, de parc d’attractions amusants, de spectacles et encore plus.

    Nous savons tous que Disney trouve son inspiration pour réaliser ses films et même pour créer ses per-sonnages, dans des pays et lieux spéciaux du monde entier. Et bien sûr la France est l’un des plus remar-quables.

    Voici les films qui se sont inspirés de la France.

    Commençons par les Aristochats un film sorti en 1970, cette histoire se passe à Paris et les personnages en sont des chats qui ont des personnalités françaises très typiques par exemple, Madame Adela une femme âgée très élégante chanteuse d'opéra qui aime ses ma-tous et à qui elle veut laisser tout son argent, Duchesse est une chatte angora, mère de trois chatons mignons : Marie, Toulouse et Berlioz, sans oublier Thomas O'Maley chat de gouttière qui aide la famille de Du-chesse quand elle est loin de chez Madame Adela. Une histoire pleine de musique et de bonne humeur !

    Tout d´abord, il faut savoir ce qu’est le covoiturage… Selon Wikipédia il s’agit de «l’utilisation conjointe et or-ganisée, par un conducteur non professionnel et un ou plusieurs tiers passagers, dans le but d’effectuer un tra-jet en commun». Généralement le conducteur indique les points de rencontre ainsi que les heures de départ et d’arrivée. Les règles du jeu aussi se clarifient : s’il est permis de fumer, s’il est possible de faire le trajet avec des animaux de compagnies, etc.

    Cette pratique a plusieurs avantages: économique car le coût du trajet est partagé, social aussi parce que les «covoitureurs» peuvent établir des relations interper-sonnelles et passer un voyage plus agréable, écolo-gique puisque l’on préserve l’environnement des émis-sions de CO

    2 notamment.

    En France la plateforme la plus utilisée est BlaBlaCar. Fondée en 2006 par Fréderic Mazzella, cette entre-prise française est présente dans plus de 22 pays avec 60 millions de membres. Dans notre pays, la startup

    Que dire de La Belle et Bête adaptation du conte de Marie Leprince de Beaumont présentée par Dis-ney en 1991 dans laquelle les villages de Conques,

    Carennac, Sarlat, Monpazier au sud-ouest de la France ont inspiré le village fictif

    de Villeneuve, village ou Belle habite avec son père Maurice ? Les per-

    sonnages s’appellent : Lumière, L’armoire, Sultan le chien, Lefou et Le libraire.

    Une autre histoire que vous n’avez sûrement pas oubliée c’est « Le bossu de Notre-Dame » avec l’inoubliable Quasimodo qui faisait sonner les grandes cloches de l’emblématique cathé-

    drale de Notre-Dame de Paris. Il est sorti en 1996 et a touché les cœurs de beaucoup de gens.

    Le film le plus récent apprécié de tous et réalisé par Disney Pixar en 2007 est totalement inspiré par Paris et la célèbre cuisine française, il s’agit de «Ratatouille». Remy un rat qui veut devenir cuisinier. Impossible ? Non ? Ce n’est pas un rat ordinaire. Il lave la vaisselle avant de devenir cuisinier. Sa vie change complè-tement quand il rencontre Linguini avec qui il peut cuisiner à travers ses mains !

    Une drôle d’histoire qui vaut la peine d’être contée !

    Il faut mentionner le plus grand parc d’attractions de France Disneyland Paris (avant Eurodisney) situé à Marne-la-Vallée qui reçoit des centaines de millions de visiteurs tous les ans ! L’inauguration a eu lieu en 1992, c’est l’un des plus importants sites touristiques en Europe et bien sûr il s’agit de faire rêver les enfants et pourquoi pas les plus grands ! Si vous avez prévu de venir en France, n’hésitez pas à le visiter.

    OH LA LÁ! Disney!Par Nayllely Pérez Arrevillaga

    A quoi pensez-vous quand vous écoutez le mot Disney? Et oui, sûrement votre réponse inclut l’enfance, des sourires, la magie… L’auteure de cet article se rappelle aussi de la France. Voulez-vous savoir pourquoi?

    · L E S A R T I C L E S · · L E S A R T I C L E S ·

    a acheté la plateforme mexicaine «Aventón» en 2015. Actuellement, les trajets les plus communs s’effectuent entre les villes les plus grandes du Mexique telles que México, Querétaro, Puebla, Veracruz, Oaxaca, etc. Les weekends, nous pouvons trouver une centaine de tra-jets proposés entre México et Querétaro pour un coût moyen de 160 pesos, soit 30 à 40 % moins cher qu’un billet de bus.

    Même si sur cette plateforme les utilisateurs doivent télécharger une pièce d´identité, saisir leur numéro de portable, leur courriel et rattacher les réseaux sociaux à leur profil, il faut rester vigilant concernant les profils des covoitureurs. Pour cela, il est possible de vérifier la réputation des utilisateurs selon leur ponctualité, leur façon de conduire et la perception du trajet qu’ont eues les utilisateurs en général.

    Malgré tous les avantages de voyager en covoiturage, cette pratique n’est pas encore répandue au Mexique comme elle l’est en Europe et dans le monde entier.

    LE COVOITURAGE AU MEXIQUE, UNE NOUVELLE FAÇON DE SE DEPLACER?Par Idalia Martínez Coronel

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    1. Adoptez une alimentation bonne pour le cœur. Il est indispensable de faire les bons choix alimen-taires.• Réduire le sel: La consommation excessive peut

    favoriser l´hypertension artérielle. L’OMS recom-mande ne pas dépasser 2 grammes de sodium par jour.

    • Evitez de manger des aliments transformés. Le fast food est très riche en sel et rend très difficile le contrôle de l’apport en sodium.

    • Contrôlez les apports en graisses: Les acides gras saturés ont été longtemps accusés de favoriser la formation de mauvais cholestérol et de boucher les artères, mais la consommation d’acides gras saturés ne présente pas de risques si les apports ne dépassent pas 12% des calories journalières. Les acides gras insaturés surtout les Omega 3 ont prouvé leur efficacité pour préserver le bon fonc-tionnement du système cardiovasculaire.

    • Misez sur les antioxydants: Appliquez donc la règle des 5 fruits et légumes par jour.

    • Consommez suffisamment de potassium. Le potassium joue un rôle très important dans la contraction cardiaque et le maintien de l’équi-libre acido-basique. Vous pouvez trouver le potassium dans les bananes, les tomates, les pommes de terre et les avocats par exemple.

    2. Pratiquez une activité physique régulière.Il n’est pas nécessaire que ce soit une activité physique intense. Vous pouvez commencer par un peu de marche. L’OMS recommande 30 minutes de marche par jour pour rester en bonne santé. Si vous avez une bonne condition physique, vous pouvez ajouter des séances de cardio à raison de 2 séances par semaine. L’intensité qui convient à votre cœur est celle qui vous permet de continuer à parler pendant l’exercice.

    3. Préservez un sommeil suffisant et de qualité Les troubles du sommeil peuvent favoriser le sur-poids, la survenue de diabète et aussi les maladies cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle. Vous devez dormir entre 6 et 8 heures par jour.

    4. Réduisez le stress et les émotions fortesLe stress chronique est une influence néfaste sur le système cardiovasculaire, il peut favoriser l’hy-pertension artérielle. Les pics de stress sont susceptibles de déclencher (chez les personnes à risque) un infarctus du myocarde, une angine de poitrine ou un problème du rythme cardiaque.

    5. N’oubliez pas les examens médicaux de routine Votre médecin généraliste peut effectuer un exa-men complet. Consultez votre dentiste une fois

    par an pour la santé de vos dents et de votre cœur. Les infections et les inflammations buccales (gingivite, carie) peuvent avoir des répercussions sur les artères et le cœur, des infections aussi graves que l’endocardite (infection par les valves cardiaques).

    6. Evitez le tabac et l’alcoolLe tabagisme (actif ou passif) favorise à la réduc-tion de la quantité d’oxygène dans le sang et des organes, la coagulation du sang et la formation de cail-lots, l’inflammation de vaisseaux sanguins et la réduction de bon cholestérol. Et l’alcool? On dit que consommer 1 à 2 verres de vin rouge par jour aurait des effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire. Car le vin rouge contient des polyphénols antioxydants mais la consommation d’alcool en général n’est pas du tout recommandée pour protéger votre cœur.

    7. Surveillez votre cholestérolLe cholestérol est le grand ennemi de vos artères. Mais il y a «le bon cholestérol» ou cholestérol HDL qui permet de nettoyer le sang et les artères et «le mau-vais cholestérol» ou cholestérol LDL qui au contraire les encrasse. Si les taux de cholestérol ou le cholestérol LDL sont trop élevés, votre médecin peut vous conseiller pour adopter des habitudes alimentaires plus saines.

    8. Surveillez votre poidsLe surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires. Maintenir un indice de masse corporelle compris entre 18.5 et 25 est fortement recommandé.

    9. Riez C’est un gage de longévité! Les personnes qui ont de bons amis et un entourage stimulant vivent plus longtemps et en meilleure santé parce que leur ni-veau de stress est réduit. Un bon sens de l’humour aide aussi, finalement, rien n’est vraiment grave dans cette vie!

    10. Faites l’amourC’est un exercice plutôt agréable. Faire l’amour 2 fois par semaine aide à réduire le risque d’infarctus et d’AVC en effet la circulation san-guine est stimulée. Cela favorise l’amélioration du som-meil, la réduction du stress, etc.

    11. Mangez 2 carrés de chocolat noir par jourLes consommateurs réguliers de chocolat noir ont moins de risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral. La raison se trouverait dans la poudre de cacao qui le compose, très riche en fla-vonoïdes- des antioxydants qui limitent la formation de mauvais cholestérol et l’augmentation de la pression ar-térielle- et en magnésium, essentiel pour lutter contre le stress. L’idéal? En consommer 1 à 2 carrés par jour.

    AIMEZ VOTRE COEUR! 11 CONSEILS POUR LA SANTÉ CARDIOVASCULAIREDocteur Nelly Rojas, cardiologue

    Vous avez pensé à votre cœur ? Sûrement pas beaucoup... Le cœur est un organe vital mais en général nous ne pensons à lui que quand il tombe malade. Préserver votre cœur est primordial pour bien vieillir en bonne santé. C’est simple, vous n’avez que quelques conseils à suivre pour maintenir votre cœur au top!

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    Avez-vous déjà entendu par-ler de Manuel Acuña? On connaît les œuvres d’au-

    teurs comme Shakespeare, ou des poèmes comme ceux dé Arthur Rimbaud. Mais Acuña, lui, n’est pas populaire, même s’il s’agit d’un poète hors du commun.

    Ceci ne constitue pas une critique très stricte ni structurée d’un point de vue littéraire ―je ne me considère pas une “enthou-siaste de la poésie”― mais même si on n'est pas un expert, il est facile d’identifier dans les poèmes d’Acuña un effet que attise la curiosité. Le style d’écriture d’Acuña est dramatique et presque noir. Des poèmes comme «Histoire d’une pensée», provoquent chez les lecteurs des émotions lointaines et nous évoquent des sensations secrètes.

    Un de ses poèmes les plus connus et significatifs de sa courte carrière littéraire est sans aucun doute «Nocturne à Rosario» écrit pour la femme de sa vie Rosario de la Peña (certains de ses biographes évoquent un dépit amoureux qui aurait conduit le

    poète au suicide), à qui il a également consacré d’autres textes lyriques.

    La vie de Manuel Acuña sus-cite une certaine fascination. Médecin de profession, il connaissait le corps hu-main, ses sentiments et ses réactions physiques. Avec son poème «Ante un cadá-ver», il décrit non seule-ment la mort positivement, comme le ferait un méde-

    cin, mais aussi depuis une approche presque spirituelle,

    en imaginant es derniers dé-sirs et es peurs.

    Le 6 décembre 1973, le poète s’est suicidé à l’âge de 24 ans après avoir

    souffert d’un manque d’amour. Il n’a laissé qu’une lettre adressée à son ami Juan de Dios Peza, qui était aussi écrivain. Un an après sa mort, un texte contenant ses vers a été publié.

    La vie et la mort de Manuel Acuña ont été tra-giques et belles en même temps. J’espère avoir éveillé en vous le désir de lire ses vers et de vous donner envie de découvrir les écrits de l’un des meilleurs écrivains mexicains.

    MANUEL ACUÑA, UN ARTISTE OUBLIE PAR LE MEXIQUEPar Melissa Razo Azamar

    [ 14 ]

    Pendant mon dernier cours á l'IFAL j'ai fait la connaissance d'une pâtissière, Mariana Limón, qui travaille dans le marché Parián Condesa. Et j'ai decidé, en pensant aux futures pâtissiers, de l'interviewer.

    Mariana, parle-nous de tes études? Qu’est-ce qui t’a orienté vers la pâtisserie ?- J’ai un baccalauréat en gastronomie et j’ai choisi ce

    métier parce que tout au long de ma vie j’ai vécu d’ex-périences qui m’ont marquée, comme par exemple le fait d’avoir travaillé dans une cafétéria dans laquelle j’ai découvert ma vraie passion qui est la pâtisserie.

    Où as-tu étudié?- Dans une université qui s’appelle «Universidad Vasco

    De Quiroga » qui est située à Morelia, dans l’état du Mi-choacán au Mexique.

    Selon toi, qui sont les meilleurs dans ce métier, les hommes ou les femmes?- Je crois qu’il n’y a pas de différence, si on aime ce que

    l’on fait, qu’on travaille dur et qu’on donne le meilleur de soi.

    Combien de temps cela prend-il pour se spécialiser?- Pour le moment quatre ans, mais je prévois de conti-

    nuer à étudier et à me perfectionner.

    Qu’est-ce qui te plaît le plus de ton métier de pâtissière?- Je crois que le meilleur, c’est quand les clients goûtent

    mon dessert et qu’ils l’adorent.

    Qu’est-ce que tu aimes le moins de ton métier?- Peut-être les horaires… Mais depuis que je fais ce que

    j’aime ça n’a pas beaucoup d’importance

    Qu’est-ce que aimes faire pendant ton temps libre?- Lire, écouter de la musique et connaître de nouveaux

    endroits.

    Quels jours y a-t-il le plus de clients et à quoi penses-tu que cela est dû?- Les vendredis et le week-end, ce sont les moments où

    les gens sont disponibles pour être en famille.

    Où te vois-tu dans cinq ans?- Dans cinq ans je veux être en France, pour perfectionner

    ma technique dans la pâtisserie.

    As-tu déjà pensé à ouvrir ta propre pâtisserie?- Bien sûr, j’y pense souvent mais pour l’instant je veux

    me concentrer sur l’expérience et l’amélioration des mes compétences en pâtisserie… dans quelques an-nées, on verra...

    Quelles difficultés as-tu dû affronter?- Ce qui est plus difficile pour moi c’est quand les desserts

    sont au four parce que quelquefois je perds patience, je veux les voir déjà cuits.

    Quelles recommandations donnerais-tu à un débutant?- Ayez beaucoup de confiance

    en vous, soyez curieux, très patients et dévoués à votre passion.

    Adresse: Av. Nuevo León 107, Hipódromo Condesa, 06100. Del. Cuauhtémoc, CDMX

    Par Clío Eunice Martínez Curiel

    MARIANA LIMÓN: UNE PÂTISSIÈRE ÉTUDIANTE A L’IFAL

    · L E S M É T I E R S ·

  • [ 16 ] [ 17 ]

    Depuis aussi longtemps que je me sou-vienne, j’aime visiter les musées du Mexique, apprécier la majesté des peintures du XVIe siècle et plus tard, l’art sacré et l’art contemporain, néanmoins, un élément qui a joué un rôle central dans mes appréciations ont été les cadres qui exaltent ces œuvres d’art.

    Il y en a de toutes les couleurs, tailles et formes, chacun a été choisi en fonction du thème de l’œuvre, de la période historique, des tendances de l’époque et bien plus encore. Son utilisation est historique et va de pair avec des changements dans la façon de peindre, de peindre en fresques jusqu’à l’utilisation de toiles.

    Au début de simples bandes de bois ont été utili-sées pour donner le contour des tableaux, des cadres simples qui, au fil du temps, deviendraient des sculp-tures en bois complexes. L’école italienne a fait son chemin pour ponctuer les tendances, sans laisser de côté les fantastiques dessins français ou anglais: des cadres, comme des extensions d’œuvres d’art, ou des œuvres d’art elles-mêmes.

    Il y a 60 ans, a commencé l’histoire d’une entre-prise mexicaine de cadres en bois qui s’appelle Marcos et Molduras Velázquez, héritée, métissée et fondée par Monsieur Mario Velázquez Moreno, qui a transmis les bases du travail à ses enfants et petits-enfants pour les immerger dans l’incompressible et éternel monde de l’art et les rapprocher de la culture tangible et intangible qui affecte la création de tels cadres fascinants.

    Un héritage dans les mains des hommes qui cherche à faire du métier d’encadreur un art popu-laire, à la hauteur de chaque œuvre qu’ils embrassent. La patience et la compétence de tous ceux qui sont impliqués dans le processus d’élaboration, s’ajoute à la conjonction de leurs sentiments, réflexions ou as-pirations, où l’uniformité n’existe pas, il n’y a que des pièces uniques, des pièces avec l’esprit.

    Trois génération d’expérience. L’entreprise est ac-tuellement dirigée par Mario Velázquez Moreno, avec l’aide de Diego Velázquez Morales et Marcos Velázquez Morales qui coordonnent l’idée, le design, le dévelop-pement et la décoration ; ils sont prêts à partager un peu de ce qu’ils font avec leurs mains et ainsi amé-

    Une fois le cadre choisi, les artisans sélectionnent le bois, le coupé, le sculpté et le poncé. Afin de créer les moulures qui lui donneront du mouvement, on peut utiliser des pâtes ou des reliefs spéciaux, M. Velázquez Moreno dit qu’il a plus de 500 modèles différents et in-nove toujours dans les formes de ses œuvres. Plus tard, le bois est recouvert de minéraux et de teintures na-turelles qui vont le préserver pour obtenir de longues périodes de vie pour les cadres.

    La dernière étape est totalement créative, ici la tem-pera des artistes est fondamentale pour donner des fini-tions uniques, pour cela, les encadreurs peuvent choisir entre appliquer de très fines feuilles d’or ou d’argent ou un mélange de peintures et de patines. Ensuite ils pro-cèdent à l’assemblage, en veillant à ce qu’il soit aussi soi-gné que possible et qu’il protège le travail encadré.

    Quand on parle avec M. Mario Velázquez, il est très intéressant de connaître les anecdotes des difficultés qu’a impliqué travailler pour les peintres mexicains comme

    Encadrer la vie Une lettre avec amour pour les artistes sans nom

    Chaque fois que nous visitons les musées, nous observons en détail les peintures exposées. Dans cet article, nous invitons les lecteurs à s’arrêter aux cadres qui entourent ces œuvres, et surtout au travail de ceux qui s’en occupent.

    Par Gisel Velázquez Morales

    liorent les espaces où les gens placent leurs nouvelles acquisitions.

    Entre la sciure de bois, les petits morceaux de feuilles de métal (l’or ou l’argent utilisé pour la décora-tion), le bruit des coupeurs, ongles, gouges ou balan-çoires rythmiques pour poncer les pièces, ils créent des cadres avec des périodes de vie d’au moins 30 ans, des cadres qui seront utilisés pour des œuvres spéciales, des photos qui gardent des souvenirs uniques, des images, de moments ou des espaces qui sont essentiels pour les propriétaires eux-mêmes.

    Le développement d’un cadre n’est pas simple, d’abord les encadreurs étudient le sujet de l’œuvre ou de la pièce à encadrer, ils présentent au client quelques propositions de design, parmi lesquelles comprennent de possibles passepartout, un verre clair ou antireflet, une finition spéciale, entre autres éléments. Le client aura une gamme de possibilités pour choisir soigneu-sement son cadre.

    Raúl Anguiano, Rodolfo Montenegro, Luis Sahagún, Fran-cisco Urbina, Ahmed Montes, des étrangers tels que Stefan Petridis, entre autres, ainsi que pour différentes galeries et musées à Mexico et dans la République mexicaine.

    Des cadres de toutes tailles sont fabriqués dans cette entreprise familiale qui, avec plaisir et fierté, célèbre une nouvelle année de croissance, de vie et d’amour pour le commerce, qui partage son héritage avec tous ceux qui sont intéressés. 60 ans et trois gé-nérations d’une tradition préservée avec dévouement.

    Sans aucun doute, chaque fois que nous obser-vons les œuvres exposées dans les musées ou les ga-leries, nous apprécions leur continuité, le cadre qu’ils portent, nous reconnaissons le travail qui est dans leur préparation et surtout le travail des entreprises mexi-caines, des ateliers familiaux comme Marcos et Moldu-ras Velázquez, qui sont aujourd’hui dignes de fierté et qui transmettent un peu de l’amour et du dévouement qu’ils impriment quotidiennement à leur travail.

  • [ 19 ]

    Comme tous les arts, la musique est une manière d’ex-pression absolument subjective. Néanmoins, il y a une série de critères qui peuvent nous aider à mieux la com-prendre et, finalement, l’apprécier objectivement. Ces critères-ci, ou paramètres musicaux, font référence à tous les éléments que contient quelque discours musi-cal, soit une suite baroque, un aria dans un opéra ou le dernier tube ócouté à la radio.

    Depuis quelques années, j’enseigne Introduction à la pensée musicale à l’Académie des Arts de Florence. Cette matière a pour objet de préparer des élèves pour qu’ils pratiquent une écoute analytique-dynamique, avec des exemples représentatifs de la musique de concert de la première moitié du 20eme siècle, et aussi de ceux de la musique populaire des dernières cent années.

    Les paramètres musicaux sont, plus ou moins, les sui-vants: mélodie, harmonie, rythme, tempo, intensité, registre, instrumentation, timbre, articulation, texture, strates, structure et spatialisation.

    Nous allons analyser trois de ces paramètres, et ensuite proposer trois simples exercices pour pratiquer l’écoute analytique-dynamique.

    Mélodie. C’est probablement l’élément le plus connu de la musique, et certainement le plus mémorable. La mé-lodie est une ligne «discernable». Elle est formée par des notes de différentes durées et hauteurs.

    • Une des chansons les plus célèbres d’Antonio Carlos Jobim est sa fameuse «Samba de uma nota só» («Sam-

    ba d’une seule note»), dont les paroles décrivent de façon ingénieuse comment l’air est formé par une note principale et ce qui lui succède, et ainsi équivaut au fait que l’auteur est la conséquence inévitable de son amoureuse. La mélodie décrit ceci fidèlement.

    Structure. La manière selon laquelle la musique est organisée: forme binaire, forme ternaire, rondo, ouverture, canon, fugue, forme sonate; chacune avec sa propre logique, fonctionne comme un guide pour présenter une idée musicale.

    • Favorite de David Lynch, utilisée dans ce film Blue Velvet, «In Dreams» de Roy Orbison ressemble à une typique ballade de rock ―introduction, couplet, refrain, pont, encore couplet, encore re-frain, fin―, mais en écoutant attentivement, on découvrira sept sections différentes, qui ne se répètent jamais (une sorte de rhapsodie mo-derne).

    Intensité. La nuance avec laquelle la musique est jouée. De même qu’avec la voix, on peut autant murmurer, que crier, on peut tou-jours contrôler l’intensité avec laquelle on va jouer de n’importe quel instrument.

    • Avant la première exécution de son Boléro, Ravel a fait circuler un avertissement disant qu'il avait écrit “une pièce qui durait dix-sept minutes et consistait entièrement en un tissu or-chestral sans musique ― en un long crescendo très progressif”. L’intensité (le long crescendo) est, bien sûr, l’un des paramètres le plus évident et caractéristique de la pièce, avec la mélodie et l’instrumentation.

    Certes, chaque morceau de musique com-bine tous (ou presque tous) les paramètres décrits ci-dessus, mais ―comme pour un bon plat de cuisine― l’intérêt sera dans un ou deux d’entre eux. Sinon, il y a un risque de saturer du palais…

    L’Asie du Sud-Est semble être à la mode parmi les voyageurs cherchant à s’éloigner des archétypes artistiques de l’Ouest et des destinations cultu-relles des pays du premier monde.

    La Thaïlande, le Vietnam et le Laos sont les nouveaux paradis qui sont tendance chez les jeunes et les moins jeunes en Europe, en Amé-rique et en Australie, chez ceux qui cherchent à trouver un autre paradigme de l’identité des an-ciennes cultures asiatiques.

    Cependant, ces lieux commencent progressivement à perdre la luminosité de leur attraction et leur processus d’occidentalisation (je le dis à regret) ne semble malheu-reusement pas s’arrêter.

    Mais il existe une heureuse exception dans la région: le Myanmar ou l’ancien royaume de Birmanie, pays qui partage ses frontières avec la Chine, le Laos, la Thaïlande, le Bangladesh et l’Inde.

    Le Myanmar a obtenu son indépendance du Royaume-Uni à la moitié du XXe siècle et s’est dégagé ré-cemment d’une dictature militaire qui durait depuis près de 50 ans, principales raisons pour lesquelles, ce petit pays était resté isolé du monde.

    Aujourd’hui, avec sa première ministre Aung San Suu Kyi, d’origine civile et ayant reçu plusieurs prix inter-nationaux, comme le Prix Nobel de la paix, le Myanmar a commencé à ouvrir ses portes au tourisme, avide d’être considéré comme un pays de vaste culture et de richesse qui a marché depuis les temps anciens à travers les en-trailles de l’histoire, main dans la main avec le boudd-hisme.

    Les temples, les pagodes, l’encens et les chants har-moniques sont le feu qui brille dans le cœur de ce pays.

    Bagan, complexe archéologique de plus de quatre mille temples bouddhistes, est une merveille qui doit être reconnue par l’UNESCO comme un site du patrimoine mondial. Il est impossible de couvrir l’ensemble de son extension à pied mais à bicyclette ou à scooter, vous pou-

    LES PARAMETRES MUSICAUXPar Jomi Delgado

    vez vous promener à travers des temples du plus grand intérêt, il n’y a pas d’autre moyen de le faire.

    La meilleure façon d’observer ce site est de le survoler, à partir d’un ballon à air chaud ou de grimper au sommet des temples pour assister à l’un des meilleurs couchers de soleil de la planète.

    Un autre site d’intérêt est Mandalay, l’an-cienne capitale birmane, où vous pouvez avoir un contact avec la vie ascétique des moines boudd-histes, visiter leurs monastères et connaître les

    pagodes et des bâtiments anciens dans l’atmosphère de l’authenticité ethnique, qui était celle peut-être de la plu-part des pays de l’Asie du Sud-Est, il y a plus de 100 ans.

    Sa cuisine est un vrai délice des meilleures cuisines d’Asie.

    Pour les amateurs de pierres précieuses, le Myanmar est riche en mines de rubis, saphirs, topazes qu’on peut acquérir à bon prix dans le marché typique de Yangon où la modernité se mêle aux vieilles bâtisses construites par les Anglais.

    Cependant, le vrai bijou de ce pays tropical est son peuple, honnête, amical, qui donne son cœur dans chaque sourire.

    Un autre endroit que vous ne pouvez pas ignorer est la Pierre Dorée qui se trouve à 4 heures de Yangon, lieu de pèlerinage religieux situé dans les hautes montagnes du Myanmar, à la confluence des bouddhistes de l’Inde et les bouddhistes d’autres parties de l’Asie. Les pèlerins s’y re-trouvent pour prier devant une pierre colossale placée au bord d’un grand précipice, on dit que Bouddha méditait ici et cette pierre contient ses cheveux, grâce à quoi elle ne tombe pas. La Pierre d’Or est un lieu imprégné d’un grand mysticisme.

    Essayer de passer en revue toutes les merveilles que ce pays a dans un court texte est impossible, je vous in-vite à voyager et à connaître la magie du Myanmar, une destination qui mérite d’être connue dans cette vie. Bon voyage!

    VOYAGER AU MYANMAR, L´ANCIEN ROYAUME

    BIRMANPar Eduardo Quiroz

    · L E S R E C O M M A N S A T I O N S ·

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    Aujourd’hui nous sommes touchés par les stéréotypes de la mode internationale, soit européenne, soit américaine; tandis qu’il y a beaucoup d’options pour consommer, acheter et apprécier quand on parle de la mode, au moins au Mexique.

    De par le monde, les artisans ont des techniques et in-fluences culturelles relatives à leur pays d’origine et leur contexte historique, dignes d’être reconnues. Cepen-dant, au Mexique, ce type de mode n’est pas vraiment apprécié ni préféré par ses propres habitants même par les femmes, qui sont toujours attirées par les nouvelles tendances). L’inspiration Mexique aujourd’hui réunit des tendances disparates mais très présentes depuis quelques années dans la mode: l’artisanat, l’intérêt pour l’ethnique, l’engouement pour les calaveras sous toutes leurs formes

    Aujourd’hui, les consommateurs sont attirés par les nou-velles modes qui ne sont pas propres à ces pays, mais plu-tôt internationales.

    Le plus important est que les créateurs de ces œuvres sont le plus souvent des gens qui habitent dans des espaces communautaires et indigènes et qui n’ont pas d’opportu-nités pour faire connaître leurs produits.

    «Je m’approchai du lit et soulevai le corps du mal-heureux jeune homme: il était déjà roide et froid. Ses dents serrées et sa figure noircie exprimaient les plus affreuses angoisses. Il paraissait assez que sa mort avait été violente et son agonie terrible. Nulle trace de sang cependant sur ses habits». Cette scène, relative à l’histoire «La Vénus d’Ille», de Prosper Mérimée, peut servir à résumer ce livre. Dans celui-ci, les person-nages regardent involontairement et par hasard di-rectement les yeux de la Gorgone. Malheureusement, ils en sont victimes.

    Le livre est composé de trois histoires effrayantes et puissantes de la peur. A l’histoire de Mérimée, qui donne le titre au livre, s’ajoutent deux bijoux «Arria Marcella» de Théophile Gautier et «Apparition» de Guy de Maupassant. Le premier d’entre eux raconte les conséquences de placer une bague de mariage sur le doigt d’une vieille Vénus aux caractéristiques

    sinistres; la seconde, nous confronte à ce qui peut ar-river quand nous entrons dans les ruines de Pompéi au milieu de la nuit et finalement, la troisième raconte l’expérience traumatique de la confrontation avec la femme évanescente qui apparaît dans la chambre de la défunte épouse d’un ami. Compte tenu de ces ex-périences, il est naturel que les personnages croient innocemment que les phénomènes qu’ils vivent ne sont que le produit de l’imagination; cependant, peu à peu, ils se rendront compte que leur pire ennemi dans ce cas est leur insistance à essayer de trouver une ex-plication rationnelle de ce qui se passe.

    Il n’est pas exagéré de faire en sorte que les lecteurs de cette collection, seuil nocturne de la littérature française, soient captivés par les plumes de trois des écrivains français les plus importants du XIXe siècle. Et peut-être même de profiter d’un délicieux cauche-mar…

    A mon avis, si toutes ces personnes avaient plus de pos-sibilités de diffuser leurs modèles, je suis sûre que leurs créations seraient appréciées et reconnues.Il faut encourager le marché local, ethnique et nouveau pour impulser aussi l’économie locale et soutenir les créateurs locaux.

    La Vénus d’Ille et autres nouvelles fantastiquesPar Sergio Hernández Roura

    La Vénus d’Ille et autres nouvelles fantastiquesGuy de Maupassant, Prosper Mérimée, Théophile GautierBelin-GallimardClassico Collège 160 pages

    Par Jime Pradoune option pas cherea mode locale,

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    Je ne suis pas un homme facile (2018).Réalisation: Éléonore Pourriat

    Imaginez un instant que nous les hommes por-tons de minuscules vêtements et sommes harcelés par une horde de femmes, que nos opportunités d’emploi reposent sur notre physique, ou que nous soyons sacrifiés à la maison et aux enfants pendant que notre épouse est infidèle. Ce sont quelques-unes des situations dont se sert Éléonore Pourriat dans ce film pour nous faire réfléchir sur les rôles de genre. C’est précisément ce qui arrive à Damien, un macho qui s’attache à séduire toutes les femmes qui s’ap-prochent de lui, protégé par les règles d’un monde dominé par les hommes. Il ne pense pas que sa ma-nière d’agir est incorrecte, jusqu’à ce qu’il se cogne la tête contre un poteau et se réveille dans un monde alternatif où les femmes sont devenues le «sexe fort» et en abusent.

    Dans cette réalité alternative, le protagoniste rencontre les gens avec qui il cohabite habituelle-ment, mais ses relations ont été modifiées. De nom-breuses situations l’attendent qui lui feront prendre conscience de l’injustice de son propre monde: son père justifie les infidélités de sa mère, son meilleur ami est constamment trompé par sa femme, la fille qu’il aime collectionne les hommes avec qui elle se couche. Et apparemment, on considère qu’il est fou de souligner à tout moment qu’il existe une autre réalité dans laquelle tout serait inversé et que les hommes lutteraient pour défendre leur masculinité.Ce regard sur un monde à l’envers, va au-delà de la comédie vide à laquelle Hollywood a habitué son pu-blic, puisque nous y observons en détail la distorsion de notre propre monde.A voir sur Netflix

    Par Sergio Hernández Roura

    Le croissant

    Vous connaissez sûrement le croissant et vous croyez que c’est un produit français, mais savez-vous qu’il est probablement d’origine autrichienne?

    Je vous raconte Le croissant est un petit pain qui selon la légende, représente un triomphe de Vienne et la défaite de l’armée ottomane.

    En effet, la forme du croissant est présente sur drapeau de la Turquie et aussi sur un morceau de pain. En 1683 l'armée turque aurait tenté d’envahir Vienne en passant par des tunnels souterrains pen-dant la nuit, cependant, la stratégie d’invasion a été découverte par les boulangers qui travaillaient préci-sément à ce moment-là, ce qui leur a permis d’avertir de la présence ennemie et de rendre l’invasion im-possible.

    C’est pour remercier les boulangers et se moquer un peu l’armée turque que le croissant a été créé. Il fait partie des viennoiseries.

    Au début du XXème siècle, La Boulangerie Vienne de August Zang s’est établie à Paris et a po-pularisé et nommé ce petit pain « croissant ». Par la suite les Français ont parfait leur préparation au point d’en faire une référence de la cuisine française, maintenant connue dans le monde entier.

    Il n’y a pas de petit-déjeuner qui ne soit pas ac-compagné d’un croissant.

    Par Ivan Hernández Catana

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