SPECTRE BIPOLAIRE & PERSONNALITE BORDERLINE INTRODUCTION •La question de la comorbiditأ© du...

download SPECTRE BIPOLAIRE & PERSONNALITE BORDERLINE INTRODUCTION •La question de la comorbiditأ© du trouble

of 63

  • date post

    03-Feb-2020
  • Category

    Documents

  • view

    0
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of SPECTRE BIPOLAIRE & PERSONNALITE BORDERLINE INTRODUCTION •La question de la comorbiditأ© du...

  • SPECTRE BIPOLAIRE & PERSONNALITE BORDERLINE

    Docteur Anis DAMMAK – EPSM Marne

    21 janvier 2016

  • PLAN

    • PERSONNALITE BORDERLINE - Historique - Clinique

    • TROUBLE BIPOLAIRE - Historique - Clinique - TBP du DSM IV-TR au DSM-5 - Spectre bipolaire

    • TROUBLE BIPOLAIRE et PERSONNALITE BORDERLINE

  • INTRODUCTION

    • La question de la comorbidité du trouble bipolaire (TBP) et la personnalité borderline (TBL) a été soulevée par plusieurs auteurs.

    • Des questions se posent également d’un point de vue nosographique et thérapeutique.

    • Ce débat est remis à jour par les évolutions nosographiques du DSM- 5 et le concept du spectre bipolaire.

  • PERSONNALITE BORDERLINE : HISTORIQUE • Terme « d’état limite » peut soit désigner un type d’organisation de

    personnalité décrit par les psychanalystes en fonction des particularités observées au cours du transfert, soit désigner une entité pathologique entre « névrose et psychose ».

    • A. STERN, en 1938, a introduit le terme « borderline » patients avec un sentiment d’insécurité diffus, hyperesthésie affective et une faible estime de soi.

    • H. DEUTSCH, en 1942, développe le concept de personnalité « as if » avec une relation à autrui marqué par l’inauthenticité pouvant donner l’impression de normalité, concept repris par D.WINNICOTT sous le terme de « faux self ».

  • PERSONNALITE BORDERLINE : HISTORIQUE • Les travaux de O.KERNBERG constituent la contribution la plus

    importante à l’élaboration actuelle du concept avec comme caractéristiques psychopathologiques la faiblesse du moi, une épreuve à la réalité préservée et un recours à des mécanismes de défenses archaïques de type psychotique.

    • J.G.GUNDERSON dans les années 80 souligne la triple instabilité de ces patients dans le domaine de l’identité, de l’affectivité et des cognitions. Le système de critères diagnostiques qu’il a élaboré a joué un rôle important dans la constitution de l’entité nosographique au sein du DSM.

  • PERSONNALITE BORDERLINE : CLINIQUE • Polymorphisme et labilité des symptômes qui s’associent de façon

    variable pour donner des tableaux cliniques très divers.

    PERTURBATIONS COGNITIVES

    - Inconsistance du sentiment d’identité. Image de soi imprécise, diffuse. Il ignore quel valeur choisir, quel sens donner à sa vie, quel direction à ses choix amicaux d’où l’instabilité des relations interpersonnelles et de ses emplois.

    - Des symptômes dissociatifs voire des épisodes psychotiques peuvent survenir transitoirement.

  • PERSONNALITE BORDERLINE : CLINIQUE PERTURBATIONS DES AFFECTS

    - Instabilité affective et réactivité importante de l’humeur avec des épisodes dysphoriques, voire dépressifs, une irritabilité, une angoisse déclenchées souvent par dés événements minimes témoignant de la vulnérabilité aux facteurs de stress interpersonnels.

    - Une anxiété remarquable par son caractère diffus, flottant, par la rapidité avec laquelle elle envahit le patient et par sa labilité souvent décrite comme un sentiment de vide, de manque. Différente de l’angoisse névrotique ou angoisse psychotique.

    - Difficultés à maitriser leur colère avec parfois des accès de « rage intense », souvent dans un contexte d’abandon réel ou imaginaire et suivi d’un sentiment de honte

  • PERSONNALITE BORDERLINE : CLINIQUE PERTURBATIONS DES RELATIONS A AUTRUI

    - Dépendance, de type anaclitique, avec attente de satisfactions vis-à- vis d’un partenaire très idéalisé. Le sujet peut tenter de combler une avidité affective qui ne peut jamais l’être, pouvant aller a des réactions auto ou hétéro-agressives pour éviter la séparation.

    - Une succession d’idéalisation-dévalorisation, fusion-fuite donnent parfois un aspect chaotique à la vie relationnelle des patients.

  • PERSONNALITE BORDERLINE : CLINIQUE IMPULSIVITÉ

    - Dans plusieurs domaines , épisodes boulimiques, consommation d’alcool, de drogues, conduites à risque (sexuelle, conduite automobile dangereuse..), vols impulsifs, passage à l’acte suicidaire, automutilations répétées….

    SYMPTÔMES D’ALLURE NÉVROTIQUE

    - Labiles et fluctuants ne permettant pas de limiter ou lier l’angoisse. L’agoraphobie à une tonalité persécutive, la phobie sociale vécu avec un sentiment d’hostilité de l’ambiance, les symptômes obsessionnels sont fortement rationalisés….

  • HIPPOCRATE (460-377 AVANT JC)

    - Description de la mélancolie

    - Possibilité de transformation de la mélancolie en folie

    D’ARÉTÉE DE CAPPADOCE (150) À GRIESENGER (1845)

    - Fréquence des alternances manie-mélancolie

    - Probable perturbation commune à ces deux états

    FALRET ET BAILLARGER (1854)

    - « Folie circulaire » (Falret) ou « folie à double forme » (Baillarger)

    - Regroupement des ces syndromes au sein d’une même maladie caractérisée par une modalité évolutive essentielle, la récurrence des accès maniques et dépressifs

    TROUBLE BIPOLAIRE : HISTORIQUE

  • EMIL KRAEPELIN (1899)

    - Il inscrit la « folie maniaco-dépressive » dans une classification générale des maladies mentales en délimitant ses contours et en la séparant des autres psychoses (schizophrénique, notamment)

    - Caractéristiques principales : caractère endogène et récurrence des accès

    - Identification des états mixtes

    DENY ET CAMUS (1907)

    - Introduction du terme « psychose maniaco-dépressive » (PMD)

    TROUBLE BIPOLAIRE : HISTORIQUE

  • KLEIST, LEONHARD, ANGST, PERRIS, WINOKUR (1937-1967) :

    L’OPPOSITION ENTRE FORMES UNIPOLAIRES ET BIPOLAIRES

    Leonhard (1957) : nosologie des « psychoses endogènes » fondée sur la primauté

    du critère de polarité (critère secondaire pour Kraepelin)  deux formes de

    psychoses affectives :

    - formes monopolaires (unipolaires) : épisodes dépressifs psychotiques récurrents ou, plus exceptionnellement, manies récurrentes (formes monopolaires maniaques)

    - formes bipolaires (PMD vraies)

    TROUBLE BIPOLAIRE : HISTORIQUE

  • DSM-III (1980) : DE LA DISPARITION DE LA PMD UNIPOLAIRE

    À L’IDENTIFICATION DE LA MMD AU TROUBLE BIPOLAIRE

    Au fil des années, inclusion dans la PMD unipolaire des accès dépressifs non psychotiques en raison :

    - de l’abandon de la distinction entre dépressions « névrotiques » /

    « psychotique », « endogène » et « exogène/psychogène », « réactionnelle »

    et « autonome »

    - de la mise en évidence de dépressions non psychotiques chez les

    bipolaires

    TROUBLE BIPOLAIRE : HISTORIQUE

  • Puis, dissolution du concept de PMD unipolaire en raison :

    - de la difficulté de fixer un seuil de récurrence dépressive pour le diagnostic (3

    accès ? 5 accès ?)

    - du caractère potentiellement provisoire de ce diagnostic, lié à la possibilité de

    bipolarisation secondaire (10 à 15% des cas)

    - de l’inclusion des manies unipolaires dans la PMD bipolaire

    Notion de « Trouble dépressif majeur récurrent » (DSM III et DSM-IV) ou de « Trouble dépressif récurrent » (CIM-10), à partir de la survenue de 2 épisodes dépressifs (majeurs)

    TROUBLE BIPOLAIRE : HISTORIQUE

  • LE SYNDROME MANIAQUE

    1. Forme typique : l’épisode maniaque - Critères diagnostiques du DSM-IV-TR (DSM-5):

    A. Période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée de façon anormale et persistante, pendant au moins une semaine (ou toute autre durée si une hospitalisation est nécessaire)

    A . Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée, expansive ou irritable de façon anormale et persistante, avec une augmentation anormale et persistante de l’activité orientée vers un but ou de l’énergie, persistant la plupart du temps, presque tous les jours, pendant au moins une semaine (ou toute autre durée si une hospitalisation est nécessaire)

    TROUBLE BIPOLAIRE : CLINIQUE

  • B. Au cours de cette période de perturbation de l’humeur, au moins 3 des symptômes suivants (4 si l’humeur est seulement irritable) ont persisté avec une intensité suffisante

    1. Augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur

    2. Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se sent reposé après seulement 3 heures de sommeil)

    3. Plus grande communicabilité que d’habitude ou désir de parler constamment

    4. Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent

    5. Distractibilité (p. ex. l’attention est trop facilement attirée par des stimulus extérieurs sans importance ou insignifiants)

    6. Augmentation de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice

    7. Engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex. la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables)

    TROUBLE BIPOLAIRE : CLINIQUE

  • C. Cette perturbation ne répond pas aux critères d’un Episode mixte

    D. La perturbation de