Revue DMA – Temoins D’Esperance (Novembre - Décembre 2011)

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Revue des Filles de Marie Auxilitrice

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  • dma

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    Revue des Filles De Marie Auxiliatrice

    Via Ateneo Salsiano 81 000139 Roma

    Tl. 06/87.274.1ifax 06/87.13.23.06

    e.mail : dmariv2@cgfma.org

    Directrice Responsable

    4 Editorial Un pas de plus de Gius

    5 eppina Teruggi

    Dossier Tmoins desprance

    13 Premier Plan

    14 Pas pas Le besoin dtre accompagns

    16 Les racines du futur

    La contribution des FMA la formation de la jeunesse en Italie

    18 Amour et Justice rien nest perdu

    20 Fil dAriane Vers dautres horizons

    Maria Antonia ChinelloiAnna Cond Mariagrazia Curti Emilia Di Massimo i Dora Eylenstein

    Laura Gaeta i Bruna Grassini Maria Pia GiudiciiPalma Lionetti

    Anna Mariani iAdriana Nepi Louise PasseroiMaria Perentaler Paola Pignatelli i Lucia M;Roces

    Maria Rossi iLoli Ruiz Perez

    Rdacteurs

    Giuseppina Teruggi Anna Rita Cristiano

    Collaboratrices

    Tonny Aldana i Julia Arciniegas Mara Borsi i Piera Cavagli .

  • Bernadette SangmaiMartha Sede Traductrices

    France : Anne-Marie Baud Japon : Province japonaise

    Grande Bretagne : Louise Passero Pologne : Janina Stankiewicz

    Portugal : Maria Aparecida Nunes Espagne : Amparo Contreras Alvarez

    Allemagne: Prov.Autrichienne et Allemande

    EDITION EXTRACOMMERCIALE Istituto Internazionale Maria Ausiliatrice Via Ateneo Salesiano 81, 00139 Roma

    C.C.P.47272000 Reg. Trib. Di Roma n.13125 del 16-1-1970

    Sped. abb. post art. 2, comma 20/c, Legge 662/96 Filiale di Roma

    N 11/12-Novembre Dcembre-2011 Tipographia Istituto Salsiano Pio XI

    Via Umbertide 11,00181 Roma

    27 En recherche

    28 Culture Les jeunes :joie et esprance

    30 Pastoralement Vocation

    32 Femmes sur le terrain LEsprance est femme

    34 Notre Terre Empreinte cologique

    35 Communiquer

    36 Tmoins numriques Les habitants

    du continent numrique

    38 De personne personne Que son nom rsonne sur toute la terre 40 Vido Je suis avec toi 42 Livre Mre de dix mille fils 44 Lettre une amie Petites flammes qui brillent la nuit

    ANNEE LVII z MENSUEL / NOVEMBRE-DECEMBRE 2011

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  • dma damihianimas

    Un pas de plus Giuseppina Teruggi

    ments : cest donner un sens en tout ce qui nous arrive.

    Un aller diffrent, un pas de plus : ainsi peut-on dcrire lesprance. Celle qui se fonde sur une certitude : Jsus, le Seigneur, est ressus-cit. Cest le signe dune grande esprance.

    Esprance, foi, confiance : valeurs inspa-rables, qui nous permettent de croire limpossible. Cest cel lattitude biblique exprimente par ceux qui actualisent ces choix en contradiction avec les styles de vie courante. Ainsi Marie, le tmoin efficace qui chemine avec nous, lAide qui nous accom-pagne sur les sentiers de lavenir. Ainsi Don Bosco, Marie-Dominique Mazzarello, tant de soeurs et de jeunes sont devenus tmoins de lesprance.

    Telle est loptique avec laquelle -dans le prsent numro de la Revue est propose une rflexion sur lappel tre Tmoins de lesprance, tmoins du Ressuscit. Ce nest pas une esprance qui sappuie sur lmotion ou lattente de quelque chose, de quelquun. Parce que nous cheminons derrire le Christ et croyons la Bonne Nouvelle quon nous a communique, nous sommes des femmes desprance. Nous le sommes dans les moments joyeux, quand nous entrevoyons des rais de lumire et que le chemin est uni. Nous le sommes quand il semble que tout croule en nous et autour de nous

    Aujourdhui nous traversons une crise diffuse desprance, chez les jeunes et les moins jeunes. Mais nous rencontrons aussi, dans nos communauts ducatives, des personnes crdibles, qui savent faire jaillir des tincelles de sagesse modre, de foi transparente qui reconnat Dieu comme valeur unique de la vie. Les personnes de tout ge, souvent des soeurs ges, qui actualisent lintuition de Jean de la Croix : Je connais bien la source qui jaillit et coule, bien que ce soit la nuit

    Lesprance nest pas la conviction que les choses auront un terme heureux : cest la certitude que les choses ont un sens , affirmait Vaclav Havel. Et le sens nous le trouvons dans ce qui transcende limmdiat, dans un avenir qui nous a t promis et dans lequel nous croyons. Lesprance peut habiter ainsi les logiques du quotidien, non seulement comme refuge nos inquitudes, mais comme une implication personnelle dans la construction de la trame des jours et des vnements. Parce que lesprance est aussi engagement, responsabilit, tnacit, promo-tion de la justice. Lesprance est de se lever le matin et de croire que, malgr la fatigue de mettre ensemble tant de morceaux de la vie, nous ne sommes toutefois pas frag-

    Nous vivons en dehors de nous : nous ne savons pas irradier lesprance en nous et chez les jeunes, qui nous cotoient comme terre promise, horizon ouvert, vaste champ cultiver pour une vie pleine. Dans la foi, dans la prire, dans le don quotidien de soi. gteruggi@cgfma.org

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    REVUE DES FILLES DE MARIE AUXILIATRICE

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  • dma damihianimas

    REVUE DES FILLES DE MARIE AUXILIATRICE

    Tmoins desprance

    Mara Borsi - Palma Lionetti

    Le dernier film de Clint Eastwood, Au-del, aborde des questions importantes sur la vie confronte la mort, celle vcue (par Marie), celle subie par (Marcus), celle partage (par George). Le film prend acte que la vie, comme nous lexprimentons tout au long des jours, a une fin. Le metteur en scne du film, Peter Morgan affirme : Jai crit ce film aprs la mort dun ami trs cher. (...) A ses funrailles, je me suis pos la question comme certainement tous ceux qui taient prsents : o est-il parti ? Jai voulu crire une histoire qui pose des ques-tions comme celle-l. Quy-a-t-il aprs la vie? Sur ce thme de la vie aprs la mort, Eastwood offre une approche humaniste, capable daborder les douleurs universelles et de les vaincre non pas au moyen de conso-lations mais en les entourant des valeurs du quotidien, lamour, le partage, la confiance, la littrature comme domaine qui relie les sicles et nous rend plus proches les femmes et les hommes du pass. Il sagit dune invitation pressante retrouver cette vrit et cette beaut qui peut vraiment sauver le monde. Un film pour affronter les questions les plus radicales sur notre devenir : quen sera-t-il de moi ? Depuis toujours, dans la personne humaine, on entrevoit deux attitudes qui se stimulent rciproquement. Lune veut connatre le rel sensible, utilisable, praticable. Lautre se rend

    compte combien cette connaissance est limite et cherche dautres rponses. Dans la culture occidentale surtout, depuis la priode de lilluminisme, la premire attitude a t prioritaire. Elle a pris une place phnomnale dans le domaine scientifique o tout ce qui nest pas immdiatement vrifiable nest pas seulement mis entre parenthse, mais nest galement pas pris en considration; tout ce qui ne peut pas tre vrifi est un mystre, on ne peut y trouver un sens, alors il est cart. Limpact de cette premire attitude explique pourquoi a prdomin la tendance de vivre dans labsence , dans ou dans lobscurit du sens. Obscurit, qui selon le jsuite Giandomenico Mucci, touche surtout lavenir de la personne aprs la mort. Lditorialiste de la Civilt Cattolica souligne que la culture moderne a dconstruit la mort, elle ne la certes pas nie, mais elle la rendue insigni-fiante comme quelque chose qui ne doit pas nous distraire. La culture postmoderne actuelle nie toute possibilit de vie aprs la mort et enseigne que tout chose apparat et disparat, comme la tlvision. Toute chose, relation, dcision est transitoire, rversible. La pratique de la conglation des embryons pour les rutiliser avec la fcondation in vitro alimente lesprance de faire repartir les processus vitaux pour obtenir limmortalit de son propre corps par la conglation. On doit reconnatre quil ny a rien de plus antireligieux que celui qui met sa confiance dans une esprance de rsurrection scientifique

  • dma damihianimas

    ANNEE LVII z MENSUEL / MAI-JUIN 2011

    Remo Bodei, philosophe contemporain, observe que beaucoup de personnes ne croit plus la vie aprs la mort, soit parce quelles ont des convictions de type athe ou agnostique, soit parce que, mme si au fond delles-mmes elles professent une religion, elles se sont loignes de la pense de lEglise. La vie, dans la culture contemporaine est beaucoup plus enracine dans ce monde que dans lautre. Ce qui dplat cest devoir laisser ce monde. En ce qui concerne lautre, je ne dis pas quil nint-resse pas, mais pour beaucoup de personnes, aujourdhui, la mort est vcue sans lesprance de la rsurrection tandis que, pour un certain nombre de croyants, ladhsion la religion finit par ressembler plus une police dassurance qu une foi profonde. Lavis de Bodei peut paratre dur. Mais une question peut venir spontanment : et nous FMA, dans notre mission, est-ce que nous tra-vaillons, le regard tourn vers la vie ternelle ? Ou est-ce que pour nous, la vie aprs cette vie peut devenir une vrit oublie A chaque poque, chaque personne doit ouvrir et parcourir de nouveau les chemins du sens

    de la vie, de la mort, de la souffrance. Les chemins du sens passent par Ie don de soi, point fort de lhistoire de Dieu avec lhuma-nit. Dans lEvangile, le verbe aimer se traduit toujours par un autre verbe : donner. Dieu a tant aim le monde quil lui a donn son fils unique (Jn 3, 16). Il ny a pas de plus grand amour que de donner sa vie (cf Jn 15, 13). Le sens de lexistence que chacun, chacune est appel/ dcouvrir est dtre dans la vie des donneurs de vie. A quelquun, plusieurs, beaucoup. Tu vis si tu donnes la vie. Catherine Catherine a eu 26 ans le 9 juin dernier. Elle sest retrouve sur un lit d lhpital ne pouvant prononcer que quelq