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Marc Simeoni Consulting Conseil en Management Rapport d’étude diagnostic portant sur les activités de loisirs physiques et de pleine nature en Corse Rapport final – version provisoire Le lundi 26 novembre 2007 Marc Simeoni Consulting Conseil en Management Docteur en sciences de gestion Expert près la Cour d’Appel de Bastia Professeur associé à l’Université de Corse 25bis, rue Luce de Casabianca 20200 Bastia tel. (495) 31 85 96 Email : [email protected] www.marcsimeoniconsulting.com
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  • Marc Simeoni Consulting

    Conseil en Management

    Rapport dtude diagnostic

    portant sur les activits de loisirs

    physiques et de pleine nature en

    Corse

    Rapport final version provisoire Le lundi 26 novembre 2007

    MMaarrcc SSiimmeeoonnii CCoonnssuullttiinngg

    CCoonnsseeiill eenn MMaannaaggeemmeenntt

    Docteur en sciences de gestion

    Expert prs la Cour dAppel de Bastia

    Professeur associ lUniversit de Corse

    25bis, rue Luce de Casabianca 20200 Bastia tel. (495) 31 85 96

    Email : [email protected]

    www.marcsimeoniconsulting.com

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    Sommaire

    11.. QQuueellqquueess llmmeennttss ddee mmtthhooddoollooggiiee ______________________________4

    11..11.. LLeess oobbjjeeccttiiffss ddee llttuuddee ________________________________ 4

    11..22.. LLaa mmtthhooddoollooggiiee eemmppllooyyee _____________________________ 7

    1.2.1. Les diffrentes phases de la mission __________________________ 8

    1.2.2. Les sources dinformation __________________________________ 11

    1.2.3. Les limites de la dmarche dinvestigation ____________________ 14

    22.. LLeess AAPPPPNN eenn CCoorrssee :: ffaaiittss eett eennjjeeuuxx ______________________________16

    22..11.. LLee ccaaddrree ggnnrraall ddee llaaccttiivviitt __________________________ 16

    2.1.1. Une premire approche documentaire ___________________________ 16

    2.1.2. Une analyse institutionnelle ___________________________________ 24

    22..22.. UUnnee aannaallyyssee ssttaattiissttiiqquuee sseeccoonnddaaiirree ______________________ 27

    2.2.1. Le travail dinventaire ______________________________________ 28

    2.2.2. Les caractristiques des entreprises _________________________ 34

    33.. LLaa ppeerrssppeeccttiivvee ddeess eennttrreepprriisseess dduu sseecctteeuurr _________________________49

    33..11.. LLaa ccoonndduuiittee dduunnee eennqquuttee qquuaalliittaattiivvee ___________________ 50

    3.1.1. Les conditions de ralisation de lenqute ____________________ 50

    3.1.2. Les thmatiques convergentes ______________________________ 53

    3.1.3. Les thmatiques divergentes _______________________________ 79

    33..22.. LLeess eennsseeiiggnneemmeennttss ddee llttuuddee ddee tteerrrraaiinn _________________ 98

    3.2.1. Une typologie conomique des acteurs privs sectoriels ________ 98

    3.2.2. Les facteurs bloquants du dveloppement sectoriels __________ 100

    3.2.3. Les hypothses conomiques proposes _____________________ 108

    44.. LLaa ccoonndduuiittee dduunnee eennqquuttee qquuaannttiittaattiivvee _________________________ 112

    44..11.. LLaa ccoonndduuiittee ddeess oopprraattiioonnss tteecchhnniiqquueess ddee mmeessuurree _________ 112

    4.1.1. La rdaction du questionnaire ______________________________ 114

    4.1.2. La ralisation effective de lenqute ________________________ 117

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    3

    44..22.. LLeess rrssuullttaattss eemmppiirriiqquueess _____________________________ 124

    4.2.1. Le cadre statistique et typologique _________________________ 124

    4.2.2. La validation des hypothses ______________________________ 135

    4.2.3. Llaboration dun canevas analytique global _________________ 152

    55.. VVeerrss llaa ddffiinniittiioonn dduunnee ppoolliittiiqquuee ppuubblliiqquuee ssppcciiffiiqquuee ______________ 157

    55..11.. LLee ccaaddrree ggnnrraall ddee llaa ppoolliittiiqquuee ppuubblliiqquuee ddddiiee __________ 158

    5.1.1. Du diagnostic aux prconisations ___________________________ 158

    5.1.2. Les choix stratgiques proposs ____________________________ 160

    5.1.3. Lencadrement de la dmarche _____________________________ 161

    5.1.4. Le recours lApproche Cadre Logique (ACL) ________________ 163

    55..22.. LLee ccoonntteennuu ddee llaa ppoolliittiiqquuee ppuubblliiqquuee ____________________ 165

    5.2.1. Composante A : Lappui la structuration et la performance du

    secteur priv ____________________________________________________ 165

    5.2.2. Composante B : La mise en uvre dune politique intgre et

    slective de soutien public ________________________________________ 179

    5.2.3. La synthse sous forme de cadre logique ____________________ 205

    55..33.. UUnnee pprrooppoossiittiioonn ddee mmiissee eenn uuvvrree ddee llaa ppoolliittiiqquuee ppuubblliiqquuee __ 216

    5.3.1. Le cadre budgtaire global ________________________________ 216

    5.3.2. Une illustration du phasage au moyen dun chronogramme ____ 218

    Liste des tableaux ______________________________________ 221

    Liste des figures ________________________________________ 223

    Annexes ______________________________________________ 225

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    11.. QQuueellqquueess llmmeennttss ddee mmtthhooddoollooggiiee

    Il semble important, ce stade initial du lexpos du travail, de dtailler les conditions

    dans lesquelles ont t conduites ltude : outre la prsentation traditionnelle du

    primtre du travail effectu par les consultants, qui est ncessaire la comprhension

    des rsultats exposs, cette tape revt, dans ce cas prcis, un rle et un intrt

    particuliers, en raison du caractre exigeant de la mthodologie employe et de la qualit

    trs htrogne des informations statistiques utilises.

    11..11.. LLeess oobbjjeeccttiiffss ddee llttuuddee

    La mission confie notre cabinet avait pour objet de contribuer la dfinition dun plan

    de dveloppement au bnfice de la filire des Activits de loisirs Physiques et de Pleine

    Nature (ci-aprs notes APPN) de Corse : lATC souhaitait dfinir une stratgie

    embrassant lensemble de ces activits, sur la foi dun diagnostic conomique objectif.

    Les paramtres environnementaux, issus du contexte conomique et sectoriel, ont

    largement particip la dlimitation du contour de cette mission. Trois sries de

    facteurs, ordonns par spcificit croissante, peuvent ainsi tre distingues :

    a) Une problmatique sectorielle importante au regard des enjeux touristiques

    Dans un contexte mondial de croissance du tourisme et daccentuation de lintensit

    concurrentielle, le rle direct et indirect des APPN dans les filires commerciales se

    trouve major.

    A lheure o la comptitivit des territoires svalue laune de leur capacit structurer

    leur offre sous forme de produits touristiques complets, plus qu celle promouvoir au

    sens strict, loffre de loisirs devient un facteur essentiel de la diffrenciation.

    La Corse en ce quelle rassemble en un primtre rduit une remarquable diversit de

    paysages prservs, se prte particulirement la ralisation de prestations de service

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    orientes vers la nature au sens large, et plus particulirement vers la conduite

    dactivits sportives.

    Le secteur insulaire des APPN, sil est apparemment bien inventori dans la mesure o

    ses acteurs souhaitent faciliter leur mise en march, demeure encore largement

    inconnu dans ses caractristiques conomiques et on ignore notamment ses

    vritables capacits intrinsques de dveloppement.

    b) La spcificit insulaire

    Du point de vue des APPN, cette spcificit sexprime selon plusieurs dimensions et

    contraint diversement lexpansion de la filire :

    i) La dimension gographique

    Si le relief tortueux de lle associ la pauvret des infrastructures de transport est

    gnralement considr comme un handicap en matire de dveloppement, il reprsente

    bien plus un avantage dans le domaine des APPN en offrant un terrain de jeux et

    daventure apprci, particulirement en association avec le littoral, en dpit des

    contraintes dexploitation supplmentaires sexerant sur les entreprises du secteur.

    Par ailleurs, la dmographie faible et les phnomnes de dsertification confient de fait

    aux APPN un rle damnagement du territoire en accroissant le nombre de rsidents sur

    place et en contribuant grandement lattraction de flux touristiques. Ce phnomne est

    dailleurs explicitement pris en compte par le cahier des charges qui prconise juste

    titre une exploration de la fonction spatiale des APPN.

    Au total, la diversit physique des territoires recle certainement des potentialits

    intressantes damnagement mais complique singulirement, en contrepartie, la tche

    des politiques publiques en favorisant lhtrognit des structures conomiques.

    ii) La dimension touristique

    Dans le contexte actuel de structuration de la politique touristique de la Corse, laune

    de la dfinition de la politique de soutien des offices de ple et du changement de

    programmation, limportance de la localisation des activits dans la cration de

    dynamiques infrargionales semble accrue : sa prise en compte par la politique publique

    de lATC notamment, jouera un rle dterminant dans la constitution de lidentit

    marketing des territoires et dans ltalement de la saison, fortement tributaire de loffre

    de loisirs connexes.

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    iii) La dimension conomique

    La recherche dun positionnement conomique densemble semble ncessaire

    lorganisation de la politique de dveloppement dune le marque par la faiblesse insigne

    du secteur priv et par un PIB par habitant infrieur la moyenne nationale de prs de

    25 % : la Corse dfinit ainsi de manire croissante sa politique globale de dveloppement

    autour de laxe environnemental, comme en tmoigne par exemple laccent mis sur le

    domaine des nergies renouvelables.

    Le pendant touristique de ce choix plus large rside dans un positionnement nature

    accentu, attribuant une place de choix aux APPN comme facteur de capture de la valeur

    ajoute mais aussi comme moyen de promotion.

    c) La modification de la rpartition institutionnelle des prrogatives

    La Corse bnficie dun dispositif institutionnel original dont la comprhension semble

    indispensable lentendement des enjeux associs la prsente mission. La Collectivit

    Territoriale de Corse assume ainsi de nombreuses prrogatives en matire de politiques

    publiques, selon les termes de la loi du 22 janvier 2002 : plus particulirement, elle sest

    vue confier un rle de chef de file en matire de dveloppement conomique et

    damnagement du territoire.

    Lorganisation de ces comptences seffectue selon une dmarche croissante de

    territorialisation : ce phnomne suppose une prise en compte pondre des

    spcificits microrgionales1 dans la mise en uvre de politiques sectorielles formalises.

    En effet, la modification de la rpartition des comptences laune de la loi du 22 janvier

    rend plus ncessaire encore une organisation volontariste des prrogatives pour uvrer

    une stratgie commune de dveloppement, qui devra sintgrer aux divers documents

    1 Les directives figurant dans les dlibrations de lAssemble apparaissent en la matire particulirement clairantes : La majeure partie des interventions de la CTC a en fait clairement vocation tre territorialise. Lapproche par territoire ne doit cependant pas rduire laction de la Collectivit Territoriale en matire damnagement et de dveloppement laddition des interventions dans les 7 8 bassins de vie. Les besoins des territoires, notamment en matire dquipement, seront dtermins pralablement toute intervention significative de la CTC, quelle soit ou non matre douvrage et identifis partir des sources statistiques fournies par lINSEE (recensement de 1999 actualis) ou de toute autre source fiable (diagnostics, tudes sectorielles).La proccupation de la Collectivit, au-del des divers zonages demeure lquilibre entre les diffrentes parties de la Corse et le renforcement des solidarits rural/urbain, littoral/intrieur. Ses propres objectifs stratgiques ou oprationnels prvaudront et les implantations dquipements majeurs de rayonnement et dintrt rgional continueront de relever de ses propres choix. Ils seront naturellement acts dans le PADDUC. Dans cadre, la constitution de Pays structurs par des intercommunalits doit devenir un objectif majeur de la Collectivit Territoriale, car ils permettent de parvenir une forme aboutie de la territorialisation des politiques publiques .

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    7

    de planification en cours dlaboration (Contrat de plan Etat rgion ; Document Unique de

    Programmation).

    Cette action collective doit en outre tenir compte des spcificits avres de lle en

    matire de politique de dveloppement des filires : la multiplicit des acteurs

    institutionnels, investis de comptences parfois concurrentes en matire de

    dveloppement conomique dans un contexte de dcentralisation2, fait peser une

    contrainte majore de coordination de laction publique sous peine dencourir une dilution

    importante des effets de cette mme action.

    Dans ce contexte, ltude de la filire APPN en Corse rclame la mise en uvre de

    solutions inductives, prenant en compte la dimension fortement spcifique du secteur,

    plus que lapplication de solutions strotypes, importes de tel ou tel territoire

    fondamentalement diffrent.

    Dans cette perspective gnrale, le recours un conseil externe devait offrir une

    contribution technique de nature permettre latteinte de trois objectifs principaux :

    Offrir lATC une vision sectorielle juste, mlant aspects qualitatifs et quantitatifs,

    des APPN ;

    Evaluer les perspectives de dveloppement des acteurs et des dynamiques

    territoriales ;

    Elaborer un plan stratgique de dveloppement formalis autour dun systme

    daxes et dobjectifs.

    11..22.. LLaa mmtthhooddoollooggiiee eemmppllooyyee

    La prsentation de la mthodologie portera successivement sur les diffrentes phases de

    la mission puis sur les sources dinformations consultes qui ont conditionn la

    dlimitation du primtre de ltude.

    On notera que la mise en uvre de cette mthodologie sest effectue sous le contrle

    continu des services de lATC par le biais dchanges de mails, de contacts tlphoniques

    et de runions, notamment :

    2 Cf. les comptences particulires dvolues la Collectivit Territoriale de Corse par la Loi du 22 janvier 2002

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    Runion du 21 fvrier Bastia avec Mr Serge Mari

    Runion du 16 mai 2007 Ajaccio avec Mr Jean-Marie Cottoni

    Runion du 1er juin 2007 Ajaccio avec Mr Serge Mari.

    1.2.1. Les diffrentes phases de la mission

    En prambule, si la finalit de la politique publique rside bien dans un dveloppement

    touristique plus rmunrateur et mieux positionn commercialement, il convient de

    prciser que les moyens de la promotion sectorielle comme du diagnostic ne doivent

    toutefois pas se limiter aux marchs touristiques, sous peine dobtenir une analyse

    parcellaire des phnomnes tudis.

    Pour rpondre aux besoins identifis prcdemment, il semblait ncessaire de mener

    bien une dmarche double, associant les techniques de lanalyse conomique

    sectorielle celles du management public, dans lesprit de se forger une vision

    gnrale des enjeux sectoriels et des modalits dadaptation dvelopper en corollaire.

    Afin de respecter ces principes dintervention, lexcution de la mission de diagnostic et

    de rdaction pour atteindre ces objectifs sest articule autour de deux phases

    successives, comme lindique le cahier des charges.

    Phase n 1. Une approche descriptive et typologique des acteurs

    Cette premire approche sectorielle avait pour but de favoriser lacquisition dune

    connaissance pointue du secteur des APPN, sur la foi de laquelle laborer un dispositif de

    soutien efficace.

    Dans cette optique, outre ltude quantitative sur laquelle le cahier des charges insiste

    lgitimement, on sest appliqu mettre en uvre au cours de cette phase des outils de

    nature diffrente afin de brosser le portrait fidle du secteur : pour contribuer plus

    utilement la dfinition de politiques publiques de soutien au dveloppement et pour

    fdrer pratiquement laction des protagonistes de terrain, ce diagnostic initial

    requerrait lajout explicite dune approche qualitative, afin de caractriser la filire

    en identifiant ses atouts et ses handicaps et surtout de souligner les facteurs

    bloquants de son dveloppement.

    La mesure statistique permit par la suite de dresser le cadre macroconomique de

    lanalyse et cela semblait effectivement pertinent tant donn la pauvret globale de

    linformation statistique adresse lle en gnral et son conomie en particulier.

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    9

    Mais la connaissance sectorielle ne pourra durablement progresser quau moyen dun

    pendant qualitatif de ltude statistique, en raison notamment du caractre fortement

    informel des structures assurant la conduite de ces activits dAPPN.

    Phase n 2. Le cadre prospectif et les recommandations associes

    Lensemble de ces informations a constitu lembase dune approche prospective sous la

    forme dun plan dactions structur en axes de dveloppement. Ces derniers se

    dcouperont en objectifs majeurs et connexes.

    Le schma prsent page suivante reprend larticulation de ces divers aspects du travail

    en explicitant leur insertion dans le corps du rapport.

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    10

    Figure 1.

    Larticulationmthodologique

    Analyse documentaire et statistique (chapitre 2)

    Ltude qualitative (chapitre 3)

    Les processus de management du secteur

    Les facteurs bloquants

    Les hypothses de ltude quantitative

    Ltude quantitative

    (Chapitre 4)

    Ralisation de ltude

    Typologie des acteurs

    Validation des hypothses

    Plan stratgique de dveloppement (Chapitre 5)

    Principes dlaboration

    Axes stratgiques

    Mise en uvre oprationnelle

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    11

    1.2.2. Les sources dinformation

    Plusieurs dmarches concomitantes ont t ainsi conduites afin de combiner les sources

    dinformation.

    Source n 1. Les recherches documentaires

    Cette tude initiale de la filire repose sur un certain nombre de dmarches

    mthodologiques :

    La collecte dinformations statistiques auprs des organismes publics (Observatoire

    du tourisme de lATC, INSEE, services dconcentrs de lEtat) ;

    La collecte dinformations statistiques auprs dacteurs privs (syndicats

    professionnels, organismes de formation) ;

    La synthse statistique des informations commerciales disponibles et recenses par

    lATC ou ses relais territoriaux ;

    Le recensement des acteurs identifis de la filire, notamment les entreprises

    structures dotes dun savoir-faire reconnu ;

    La production dune cartographie refltant lintensit de loffre sur les microrgions

    insulaires.

    La construction de ce quon pourrait dnommer une grille de connaissances

    sest heurte en pratique, comme cela tait dailleurs prvu, la forte

    htrognit des indicateurs statistiques mobilisables. Les donnes ncessaires

    lanalyse ne sont pas toutes disponibles dans tous les domaines de requte comme cela

    sera explicit infra. De plus, les nombreuses donnes produites par les institutions et

    organismes ne sont pas toujours cohrentes entre elles ni de qualit quivalente,

    obligeant labandon de certaines sources dinformations.

    Source n 2. Une tude qualitative

    Il sagissait par ce biais de dcrire de faon lisible, notamment partir de monographies

    dentreprises, lensemble de loffre pouvant concourir au dveloppement conomique et

    stratgique de la filire pleine nature.

    Cette phase dinvestigation de terrain constitue galement le pralable indispensable la

    conduite dune enqute quantitative plus large, dont lambition est de traiter des

    problmatiques managriales et conomiques complexes.

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    12

    Parmi les interlocuteurs rencontrs, on a privilgi volontairement les acteurs privs qui

    reprsentent les praticiens de la filire.

    Afin de conduire bien cette consultation, on a donc procd selon la technique des

    entretiens dits semi-directifs, en recourant un guide dentretien spcifique.

    Le guide dentretien utilis cette fin a donc revtu une grande importance et est

    reproduit lannexe n 2 du rapport.

    On notera que ces lments ont irrigu toute la rflexion mthodologique aval

    dbouchant sur la ralisation de lenqute quantitative. Ils ont permis

    llaboration dun cadre dinterprtation global des mesures statistiques

    directes ralises par la suite. Le schma prsent page suivante illustre le rle

    essentiel de cette tape dans la mthodologie globale.

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    13

    Recherches qualitatives

    Elaboration de guides dentretien spcifiques

    Ralisation des entretiens (logique de rplication)

    Collecte des documents spcifiques (structure de

    loffre, largeur et profondeur de la gamme)

    Analyse premire des informations existantes

    Recherche documentaire : lments administratifs,

    conomiques,

    Collecte et retraitement des informations

    secondaires : statistiques diverses (brutes ou

    exploites)

    Utilisation des lments issus de ltape I de

    ltude : descriptif gnral de la population

    dentreprises

    Dtermination dun corps dhypothses

    Se prtant vrification empirique

    Mettant en relation les caractristiques des

    entreprises et leurs besoins daccompagnement

    La formulation

    dhypothses

    conomiques

    La ralisation de ltude quantitative

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    14

    Source n 3. Une tude quantitative

    Dans le prolongement de la modlisation supra, le schma page 112 reprend les diverses

    phases de lenqute, en soulignant son articulation avec les tapes prcdentes.

    On noteera ici que le questionnaire employ devait rpondre certain nombre

    dexigences techniques : il constitue en effet un des lments essentiels de lenqute. Il

    est linstrument denregistrement et de stockage de linformation. Cest pourquoi il

    convient daccorder beaucoup de soin sa prparation et minimiser ainsi les biais

    statistiques (erreurs qui orientent les rsultats dune enqute et susceptibles de fausser

    les conclusions) en rendant le questionnaire facile remplir et incitatif. Son laboration

    doit tenir compte dun certain nombre de contraintes dont le contenu est esquiss infra.

    Le pr-test qui a prcd son administration a permis dajuster cet outil de recueil des

    informations aux exigences manifestes du terrain, comme cela est repris la page 119.

    Au total, on a souhait obtenir par ce traitement statistique, un certain nombre

    dinformations :

    La fiche signaltique des entreprises du secteur (taille, ge, implantation, CA,

    effectifs, activits effectives, ) ;

    Les caractristiques de leurs clientles (origine, CSP, fidlit, hbergement) ;

    La liste de leurs principales difficults en matire de management, recrutement,

    formation, commercialisation ;

    Leurs attentes en matire daccompagnement ;

    Leurs anticipations en matire de recrutement ;

    Leurs pratiques en matire de partenariats ;

    Une cartographie plus prcise de lactivit.

    1.2.3. Les limites de la dmarche dinvestigation

    Comme cela sera prcis par la suite, les caractristiques gnrales du secteur

    demeurent un sujet dinterrogations ; plusieurs explications peuvent tre avances :

    Les insuffisances globales du systme de suivi statistique insulaire ;

    Lhtrognit des intresss et de leur reprsentation institutionnelle, qui

    disposent, parfois, dun suivi parcellaire, propre leur secteur dintervention ;

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    15

    La part de lconomie souterraine qui se manifeste par exemple par la prsence

    de multiples structures peu identifiables du point de vue des enquteurs.

    Pour des raisons de confidentialit et de disponibilit, laccs aux bases de donnes

    fournies par lINSEE na pu se raliser que de manire indirecte : les services de

    lInstitut ont en effet ralis des retraitements qui nous ont t fournis sans quil soit

    possible de manipuler directement les donnes sources, qui mettent en relation les

    diffrentes caractristiques des entreprises concernes.

    Pour ce motif, il sest avr impossible de procder la ralisation de traitements

    croiss des informations mettant par exemple en relation limplantation des

    entreprises avec leur taille mesure en nombre demploys ou avec leur anciennet. Cet

    inconvnient vient srieusement limiter la porte de la typologie des

    entreprises quil est possible de raliser. Cet outil -dont la valeur initiale tait

    oprationnelle- revtira donc un aspect essentiellement descriptif.

    Le problme de la dlimitation se focalise donc entirement sur les contours du

    secteur concern : cela conduit ncessairement formuler un certain nombre de choix

    dans les domaines observs. Ces choix revtent un caractre important du point de vue

    de la cohrence des options mthodologiques retenues dans lensemble de la mission :

    des critres pragmatiques ont ainsi guid la mise au point dune dfinition, comme cela

    sera expliqu plus avant infra (cf. p28).

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    16

    22.. LLeess AAPPPPNN eenn CCoorrssee :: ffaaiittss eett eennjjeeuuxx

    Cette partie permet de resituer le secteur dans son contexte international et local, puis

    de dlimiter les contours du primtre de ltude et ce, deux niveaux distincts :

    En dfinissant les termes gnraux et institutionnels du diagnostic ;

    Et en proposant une premire mesure de la ralit conomique et humaine des

    APPN dans lle, qui dresse le cadre macroconomique de la rflexion.

    22..11.. LLee ccaaddrree ggnnrraall ddee llaaccttiivviitt

    De nombreuses publications ont trait au cours de ces dernires annes de la

    problmatique des activits de pleine nature, apportant de nombreux clairages sur le

    fonctionnement sectoriel : une synthse des lments les plus pertinents permettra de

    prendre conscience de la logique conomique qui prside au dveloppement du secteur

    et introduira un rapide panorama des acteurs institutionnels.

    2.1.1. Une premire approche documentaire

    Un certain nombre de documents peuvent tre ici mentionns en ce quils facilitent la

    dlimitation gnrale des activits concernes, la comprhension de leur dynamisme et

    de leur rle dans la problmatique touristique.

    a) Les tendances du march franais3

    Lvolution du march franais permet de mieux comprendre les enjeux gnraux comme

    touristiques du secteur Corse et simultanment den dlimiter la spcificit.

    3 AFIT, Les loisirs sportifs de nature : les grandes tendances, 2004

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    17

    i) Evolution et dveloppement des APPN

    Les chiffres collects par les divers observateurs soulignent une forte progression du

    secteur : selon Eurostaf par exemple, ce march enregistre une progression annuelle de

    7% pour les quipementiers pour un chiffre daffaires total de 30 milliards deuros, ce qui

    reprsente 25% des articles de sports.

    La filire apparat comme un march au potentiel important dans le dveloppement

    touristique.

    En 2000, une enqute insep dnombre plus de 14 Millions de pratiquants gs de 15 75

    ans. En termes de proportion, cela reprsente 1 franais sur 3. Les adeptes de sports de

    nature sont majoritairement des citadins (73% des citadins pratiquent une activit

    physique de pleine nature, sondage Louis Harris 2002).

    Laccroissement du nombre de pratiquants entrane une volution de la perception

    nature. Cette dernire est synonyme dhygine de vie et reprsente mme un certain

    idalisme politique en matire de protection de lenvironnement. Toutefois, avec le

    dveloppement des APPN, la nature reprsente un terrain de jeu et daventure o la

    recherche de sensations multiples est le moteur des adeptes.

    Ce dveloppement sexplique par un contexte favorable ces pratiques sportives :

    Laccroissement du temps libre

    Le besoin dun retour la nature

    Un nouveau style de vie dcontract

    La ncessit dtre bien dans son corps

    Le sport envahit le quotidien par le biais notamment des mdias.

    ii) La demande

    Dans le but dobtenir une typologie de la clientle, lAFIT dresse un portrait

    sociodmographique des pratiquants.

    Lge

    Deux types de pratiques ressortent : les activits techniques et sensation, pratiques

    par les 25-34 ans et galement la tranche dge la plus reprsentative du march, puis

    celles de dtente et de plaisir par les 35-49 ans.

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    18

    Le sexe

    Les hommes sont largement prdominants pour les activits techniques et sensation

    tandis que les femmes sintressent plutt aux activits de dtente et de bien tre.

    CSP

    La filire des sports de pleine nature demeure essentiellement frquente par une

    clientle aise. Cependant on observe une tendance louverture vers le grand

    public .

    Origine

    Les citadins alimentent la majorit de la demande (les rgions Parisienne et Centre

    reprsentant les deux grands bassins metteurs).

    En rsum, le march des APPN concerne prioritairement une clientle jeune,

    masculine, aise et urbaine.

    iii) Loffre

    Des annes 1990 aux annes 2000, loffre connat une volution avec lapparition de

    nouveaux espaces de pratique. Jusquaux annes 1990, on observe une diffusion

    gographique des sites ainsi que des itinraires de pratique. De plus, lapparition

    dquipements innovants permet une pratique urbaine des sports de pleine nature

    (structures artificielles descalade, parcours artificiels deaux vives, pistes de ski).

    Depuis 1992, de nouveaux espaces amnags apparaissent en milieu naturel : Via

    ferrata, randonne, parcours acrobatiques, snow park, stades deaux vives, etc.

    On peut rsumer ainsi les grandes tendances dvolution des espaces de pratique :

    De plus en plus ferms et spcialiss

    De plus en plus payants

    De plus en plus technologiss

    De plus en plus partir de territoires non-ddis .

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    19

    b) Ltat de la filire dans lle au lancement de ltude

    Dans le rapport de stage de Mlle Ottavi fourni par les services de lATC4, une consultation

    des professionnels fait apparatre notamment les opportunits et les menaces du march

    des APPN, les freins au dveloppement de la filire ainsi que les principales attentes

    exprimes.

    Dimensions Points forts Points faibles

    Economie et

    dveloppement

    local

    Ouverture du tourisme

    vers lintrieur

    Possibilits de cration

    demploi dans le rural

    Difficile structurer car

    filire htrogne

    Manque demploi en local

    Manque demploi qualifi

    Promotion

    Mauvaise utilisation des

    nouvelles technologies

    (Internet)

    Image

    Vecteur dimages

    positives (APPN : notion

    dactivits saines dans

    une nature prserve)

    Occupation de

    lespace

    Concurrentielle

    Conflit dusage

    Environnement

    Contribution

    lorganisation et la

    structuration de lespace

    (dbroussaillage,

    maintien des chemins)

    Une gestion non

    concerte peut avoir des

    effets nfastes sur

    lenvironnement

    (dbroussaillages

    abusifs)

    Formation

    Formations adaptes

    aux activits nautiques

    et de sports ariens

    Manque de formation en

    langues

    Manque de formation

    pour les activits de

    neige et de montagne

    Tableau 1. Approche multidimensionnelle des forces et faiblesses sectorielles

    44 Aurelia Ottavi, identification des socioprofessionnels des composantes de la filire des activits de loisirs, physiques et sportives de pleine nature, rapport de stage Master tourisme Universit de Corse 2004

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    20

    Cette approche objective de la problmatique sectorielle recoupe largement les

    informations de terrain collectes par les consultants.

    Concernant les facteurs bloquants du dveloppement, les professionnels saccordent

    pointer du doigt :

    linadaptation des transports

    le para commercialisme

    labsence de promotion

    la lourdeur administrative

    limportance des charges et des taxes

    le manque dinfrastructures et lobsolescence des infrastructures existantes

    le poids des investissements

    le manque dimplication des pouvoirs publics.

    Suivant les lignes de force de cette analyse, souvent polmique et associant des

    lments parfois incohrents ou trs gnraux, les attentes des socioprofessionnels

    sexpriment dans les termes suivants :

    une collaboration avec le service Promotion de lAgence du Tourisme afin de

    mieux cibler les actions commerciales ;

    une aide dcisionnelle et juridique, apprciable au regard des lourdeurs

    administratives ;

    Une lutte active contre le paracommercialisme matrialise par la cration de

    postes de surveillance ;

    Limplication des pouvoirs publics dans lamnagement despaces et dans

    lamlioration de la qualit daccueil des clients.

    La connaissance de la demande lchelon insulaire se limite aux prfrences exprimes

    par les clients en matire dactivits mesures par le sondage effectu par KPMG5, qui

    analyse selon une chelle allant de 0 5 lintrt pour les activits proposes.

    Sur la base des personnes pour lesquelles lintrt est situ entre 4 et 5, on obtient la

    rpartition suivante, pour les activits de pleine nature puis celles nautiques.

    5 KPMG, Les activits pratiques en 2006, Rsultats et analyse, rapport command par lAGENCE DU TOURISME DE LA CORSE, 2006

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    21

    Tableau 2. Rpartition des activits par priorit pour les clients

    Sur le fondement des rsultats obtenus, KPMG propose une typologie de la clientle par

    activit.

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    22

    Nationalit

    clientle

    Type de

    clientle

    Budget total

    du foyer Hbergement

    Mode de

    transport

    Priode

    Mode de

    rservation

    Na

    ture

    Randonne

    Anglais,

    Luxembourgeois,

    Allemands et

    Franais (Rhne et

    Bretagne)

    Famille avec

    enfants

    Entre 1500 et

    4500 Variable

    Bateau et

    voiture

    personnelle

    Et Internet

    Equitation Italiens

    Couple sans

    enfant ou

    entre amis

    Suprieur

    3000

    Rsidence de

    parents ou

    damis

    Bateau et

    voiture

    personnelle ou

    voiture de

    location

    Internet, Tour

    oprateur ou

    directement

    auprs dun

    htelier et dun

    transporteur

    Cyclotourisme Allemands, Italiens

    et Suisses

    Famille avec

    enfants

    Entre 3 000 et

    4 500 Camping

    Bateau et

    voiture

    personnelle ou

    voiture de

    location

    Printemps

    Internet ou

    directement

    auprs dun

    htelier et dun

    transporteur

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    23

    Nationalit

    clientle

    Type de

    clientle

    Budget total

    du foyer Hbergement

    Mode de

    transport

    Priode

    Mode de

    rservation

    Na

    uti

    qu

    e

    Plonge et

    planche voile

    Allemands, Italiens

    et Franais

    Famille avec

    enfants ou

    couple

    Entre 1500 et

    4500 Camping

    Bateau et

    voiture

    personnelle

    Et Internet

    Voilier Belges et Franais

    Famille avec

    enfants ou

    groupe

    constitu

    Suprieur

    3000

    Location de

    meubl / villa,

    rsidences des

    parents ou amis

    Bateau et

    voiture

    personnelle

    Et

    Internet ou

    directement

    auprs dun

    htelier et dun

    transporteur

    Tableau 3. Attentes de la clientle des APPN

    Source : KPMG, Les activits pratiques en 2006, Rsultats et analyse, rapport command par lAGENCE DU TOURISME DE LA CORSE,

    2006

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    24

    2.1.2. Une analyse institutionnelle

    Cette mission dtude sinsre dans un contexte caractris par une forte volont de

    structuration de loffre touristique insulaire, au sein de laquelle les APPN doivent figurer

    en bonne place. Dans cette perspective, le cadre institutionnel des activits de pleine

    nature mrite un examen rapide, en particulier dans la mesure o son htrognit

    prfigure celles des acteurs privs, en dpit dinitiatives la porte structurante.

    a) Les acteurs publics

    Six grands types dacteurs publics interviennent un chelon ou un autre dans la

    rgulation sectorielle.

    i) La Collectivit Territoriale de Corse

    Ses nombreuses comptences concernent divers titres la valorisation de la filire qui

    sintgre dans une vritable politique sportive (dlibration n06/223 AC du 23/11/06).

    De manire gnrale, la CTC aspire lutter contre la fracture sportive au moyen de

    manifestations organises lchelle de la Corse (le grand raid Vizzavona du 22 au 24

    juin 2007 constituant un bon exemple). Par ailleurs, linstitution soutient les activits de

    comptition (dotation en quipement ou encore formation et accs aux hauts niveaux

    pour les jeunes sportifs) par lattribution de subventions publiques au milieu

    associatif, dans des conditions avantageuses. On notera que les conseils

    gnraux disposent de leviers financiers identiques en faveur du secteur non-

    marchand.

    Enfin, la CTC, par le biais de son Agence du Dveloppement Economique de la Corse,

    finance et met en uvre un plan de soutien de la filire nautique qui concerne pour

    partie lensemble APPN.

    ii) LAgence du Tourisme de la Corse.

    Au regard de la rcente orientation budgtaire consacre au secteur touristique

    (dlibration n05/12 AC du 28/01/05), le secteur des APPN fait lobjet dune profonde

    structuration de la part de cette institution uvrant pour la promotion touristique et dans

    le cadre du dveloppement conomique de la Corse. Ainsi les projets damnagement et

    dquipement (ports de plaisance, plages, sites de montagne, plans deau, itinraires et

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    25

    parcours de randonne) peuvent tre en partie financs par les subventions de lATC

    (jusqu 80% selon le montant de linvestissement pour le secteur public).

    On notera nanmoins que laction actuelle de soutien des APPN mise en uvre par

    lAgence nintgre pratiquement aucune dimension spcifique, mais permet aux

    entreprises du secteur davoir accs au rgime gnral ddi aux activits touristiques,

    sur la base de la nature de leurs dmarches dinvestissement ou de dveloppement.

    A grands traits, le dispositif ATC peut tre mobilis pour :

    La ralisation dinvestissements

    Llaboration de supports

    La participation aux salons

    La politique gnrale de promotion de la destination, qui bnficie indirectement

    la filire.

    iii) Lensemble des Fdrations sportives

    Elles ont pour mission dorganiser et de promouvoir la pratique de leurs disciplines. A ce

    titre, elles peuvent bnficier daides financires attribues partir des conventions

    dobjectifs (convention annuelle qui lie lEtat aux fdrations) et de moyens humains (ou

    conseillers techniques) rmunrs par lEtat. Dans le but dillustrer ces propos, le

    montant des aides prvues par la loi de finances 2007, et destination des fdrations

    sportives, slve 85.5 millions deuros pour lensemble de la France.

    iv) La Direction Rgionale de la Jeunesse et des Sports

    Cette institution sinscrit dans un double objectif : organiser et mettre en place la

    politique qui mane du Ministre lchelle du territoire. Ces actions se dfinissent

    autour de la coordination des Directions Dpartementales et des projets dquipement,

    de la formation, de linformation, du contrle et de la prvention (plan rgional de

    mdecine du sport).

    v) LUniversit de Corse

    Pice matresse du dispositif de formation insulaire, elle propose une licence intitule

    Sciences et Techniques des Activits Physiques et Sportives avec deux mentions

    possibles : Management du Sport ou Education et motricit. A un niveau master (Bac +5)

    lUniversit offre une spcialisation des Activits Sportives de Pleine Nature en

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    26

    Mditerrane (depuis 2004). Les formations alliant thorie et pratique, sinscrivent dans

    une dmarche volontariste de participation au dveloppement du tourisme sportif sur lle

    et dun tourisme durable.

    vi) Le Parc Naturel Rgional de la Corse

    Le syndicat mixte du PNRC cr en 1972, recouvre aujourd'hui plus du tiers de l'le et

    regroupe 145 communes sur les dpartements de Haute Corse et Corse du Sud.

    Il inscrit son action dans un projet de territoire ayant pour vocation la protection et la

    valorisation du patrimoine naturel, culturel et humain par une politique innovante

    d'amnagement et de dveloppement conomique, social et culturel respectueux de

    l'environnement.

    Dans ce cadre, ainsi que le souligne le site Internet de lorganisme, lune des actions les

    plus visibles au profit des villages de l'intrieur est le dveloppement des activits de

    randonne : prs de 1 500 Km de sentiers baliss, plus de 1 350 lits raliss en gtes

    d'tapes ou en refuges sur le parcours des sentiers, entre mer et montagne pour les

    "Mare e Monti", d'une mer l'autre pour les "Mare a Mare", en altitude pour "le GR20" ou

    au sein des villages pour les sentiers de pays.

    Enfin le syndicat intervient transversalement dans la gestion et la prservation des sites

    naturels.

    b) La reprsentation du secteur priv

    Le secteur priv runit de multiples dtenteurs denjeux, trs htroclites, faiblement

    concentrs et peu reprsents. Il sagit essentiellement :

    De lensemble des prestataires dactivits, amplement dcrits dans les parties

    suivre, et leur reprsentation institutionnelle ;

    Des prestataires dquipement ;

    Des fabricants et constructeurs de matriels ;

    Des hteliers et restaurateurs de manire indirecte.

    Seule ltude de la reprsentation directe des prestataires de la pleine nature dans lle

    apparat pertinente ce stade, les autres intervenants nayant jamais intervenu, la

    connaissance des consultants, de manire organise et publique sur le traitement de la

    filire.

    LUnion Rgionale Corse des Professionnels de la Pleine Nature (URCPAPN) a

    t cre en 1999 avec pour objectif la cration dune charte de qualit. Les

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    27

    professionnels se sont cette poque engags proposer leurs clients des prestations

    exemplaires dans le respect de lenvironnement et dautrui.

    Outre la promotion et la dfense de la profession, le syndicat souhaitait mettre en place

    un systme de formation continue qui permet ses membres de se perfectionner dans

    de nombreux domaines, comme la comptabilit, le marketing, etc.

    Les objectifs de ce dispositif de formation taient nombreux : on retiendra la volont de

    professionnaliser la branche, dadapter la formation en fonction de la demande,

    lamlioration des comptences techniques de base, la cration dune cole rgionale

    oriente vers la formation des professionnels, et la mise en place dun dispositif de suivi

    valuation bilan.

    Les diffrentes problmatiques abordes par le syndicat sont :

    la saisonnalit

    la performance du personnel

    la construction dune culture et dune organisation dentreprise

    la recherche dune garantie dactivit sur un march o la clientle est trs volatile

    la lutte contre le para commercialisme.

    Toutefois, ainsi que le fera ressortir ltude qualitative, la dynamique impulse de la

    sorte sest largement essouffle et les projets ports ont corollairement dclin.

    Globalement, cette superstructure institutionnelle possde plusieurs consquences

    directes sur la conduite de ltude, quil sagisse de dlimiter le primtre du travail

    effectuer (cf. 2.2 ci-aprs) ou danalyser la perception du soutien institutionnel offert du

    point de vue des entreprises.

    22..22.. UUnnee aannaallyyssee ssttaattiissttiiqquuee sseeccoonnddaaiirree

    Lanalyse statistique propose ce stade se veut prliminaire, ainsi que limpose ltat

    des informations disponibles (cf. 1.2.3, p14). Le croisement des sources de donnes

    savrant impossible en raison de leur htrognit, les consultants se sont attachs

    ponctionner les diverses sources pour baucher une description convergente des acteurs

    sectoriels. Un travail minutieux dinventaire tait indispensable ltat des lieux et a

    logiquement prcd la description des caractristiques sectorielles.

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    28

    2.2.1. Le travail dinventaire

    a) La porte du travail effectu

    Les sources mobilises pour conduire cette analyse initiale sont au nombre de cinq :

    La liste des activits de pleine nature identifies comme telles par lATC, sous la

    forme dune extraction de base de donnes fusionnant les listes des activits

    dclares la DRJS et les activits non dclares auprs de cette direction ;

    Des listings papier produits par lAgence mais dpourvus de rfrences

    bibliographiques et chronologiques ;

    Les structures rfrences au sein du portail Internet de lAgence ;

    Les trois guides nature active dits par lAgence ayant trait la nature, au

    nautisme et la plonge ;

    Les informations achetes auprs de lINSEE traitant de la dmographie

    sectorielle, de la ventilation juridique des structures et de leur situation financire.

    On notera quil apparat remarquable que de nombreuses diffrences se soient faites jour

    au sein des sources internes lAgence.

    Le listing voit demble sa prtention lexhaustivit srieusement limite au

    regard du faible degr de fiabilit des informations disponibles. Plusieurs

    lments ayant engendr des difficults considrables lors de la dmarche de

    recensement, permettent dtayer cette affirmation :

    La faible fiabilit de la base de donnes initiale de lAgence rsultant de la

    diversit des listings, de la raret des donnes pertinentes ou du caractre partiel

    pour dautres.

    Informations ncessaires

    1. La dure d'ouverture de lactivit Partiellement disponible

    2. Lactivit (code APE ou APEN) Indisponible

    3. La dimension des effectifs Indisponible

    4. La structure juridique Partiellement disponible

    5. Les principaux lments financiers (CA) Indisponible

    6. Les coordonnes Partiellement disponible

    Tableau 4. La disponibilit des informations

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    29

    Labsence dune actualisation des donnes refltant les mouvements dentre et

    sortie, lis notamment un changement de statut (le plus souvent de lassociation

    vers un statut entrepreneurial) ;

    La multiplicit des doublons ou des structures disparues ;

    Labsence dune dfinition explicite quant la dlimitation du secteur et de ses

    composantes (se traduisant par laspect fourre tout du listing initial).

    Ds lors, ce travail dinventaire a consist trier puis regrouper lensemble des

    tablissements en sinterrogeant sur leur existence et leur appartenance la filire, puis

    de complter les donnes manquantes.

    Lune des informations manquantes dans ces conditions aura trait la dmographie

    sectorielle : la qualit des sources de donnes et leur absence dactualisation rend tout

    simplement impossible ce type danalyse dans la majorit des cas.

    Labsence dune dfinition explicite du secteur des APPN biaise invitablement

    les dmarches visant valuer la porte conomique de ce dernier. Dans ce

    cadre, les listings intgrent gnralement les activits de location pure pourtant exclues

    de la filire. Plus prcisment, la classification de ces deux types dactivits (location pure

    et Activits Physiques de Pleine Nature) diffre selon lINSEE :

    Location pure APPN

    Section K : immobilier, location et services aux

    entreprises

    O : Services collectifs, sociaux et

    personnels

    Sous section KA : immobilier, location et services aux

    entreprises

    OA : Services collectifs, sociaux et

    personnels

    Division 71 : Location sans oprateur 92 : Activits rcratives,

    culturelles et sportives

    Groupe 71.2 : Location d'autres matriels de

    transports 92. 6 : Activits lies au sport

    Tableau 5. La classification des activits NAF rv.2003

    Dans ces conditions, la rpartition propose par lINSEE par code NAF pour lensemble du

    secteur stablit comme suit, pour un total de 311 entreprises comptabilises :

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    30

    Figure 2. La rpartition par code NAF selon lINSEE

    Par contre, les activits de location pure reprsentent 24% des tablissements

    comptabiliss dans la dernire version du listing et proviennent majoritairement du

    nautisme (location de jets, de bateaux).

    Nombre

    d'tablissements Part relative

    Randonne motorise 1 0,27%

    Cyclotourisme et VTT 4 1,08%

    Nautisme 83 22,49%

    TOTAL Locations et activits motorises 88 23,85%

    TOTAL 369 100%

    Tableau 3. Rpartition des activits de location par composantes

    Les tablissements exerant comme activit principale de la location pure

    seront exclus des chantillons destins aux enqutes quantitatives et

    qualitatives qui suivront, portant ainsi le nombre total de prestataires 281. Il

    demeure quoi quil en soit des ambiguts importantes quant la classification des

    entreprises du secteur, sur la base de leur code NAF comme effectu par lINSEE. A

    lappui de ce constat, on prsente ci-dessous quelques exemples dincohrences

  • Agence du Tourisme de la Corse Marc Simeoni Consulting Etude APPN Conseil en Management

    31

    dentreprises ou dassociations dument listes par lATC et interroges par nos soins dans

    le cadre de ladministration du questionnaire.

    Ferme du Perroso : 014D Services annexes l'levage

    Bonifacio Windsurf : 524W Commerce de dtail d'articles de sport et de loisir

    Corse Odysse : 633Z Agences de voyage

    Corsica Natura : 633Z Agences de voyage

    Aztech Marine : 741J Administration d'entreprises

    Kallist plonge : 611B Transports ctiers

    Centre nautique de Porticcio : Aucun tablissement n'a t trouv dans les Greffes

    accessibles.

    Par ailleurs, les activits de golf et de tir larc, dotes dune contribution quantitative

    extrmement marginale et dailleurs absentes des catgories dAPPN tablies par lATC,

    seront cartes de lanalyse pour des motifs distincts :

    Dans le cas du golf, la problmatique examine savre trs spcifique et dote

    denjeux majeurs en termes dattractivit et de promotion touristique de la

    Corse : on ne saurait examiner ce potentiel et la particularit de sa mise

    en march dans une tude vocation gnraliste telle que celle-ci ;

    Dans le cas du tir larc, lambigut de lappartenance au secteur des acteurs

    identifis (la pratique du tir larc sexerant souvent en salle) sajoute son rle

    quantitatif trs marginal.

    Nombre

    d'tablissements Part relative

    Golf 4 1,08%

    Tir l'arc 8 2,17%

    TOTAL 369 100%

    Tableau 4. Rpartition des activits de golf et du tir larc

    On soulignera toutefois que cette dfinition restrictive ne devra pas conduire ngliger

    les interactions entre le secteur ainsi dfini et son environnement conomique immdiat

    ou plus loign : on privilgiera donc, au sein lanalyse conomique suivre, la

    notion de filire qui permet dobtenir une vision plus large de lintrication

    effective des diverses populations dentreprises.

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    32

    b) Le contenu de linventaire sectoriel

    Le rsultat de ce travail dinventaire et de nettoyage est prsent dans le tableau ci-

    dessous :

    Activits Nombre d'tablissements Part relative

    Activits de neige et de montagne 6 2,23%

    Cyclotourisme et VTT 4 1,49%

    Multi activit 51 18,96%

    Nautisme 37 13,75%

    Pche et chasse 2 0,74%

    Plonge 83 30,86%

    Randonne questre et quitation 55 20,45%

    Randonne pdestre 10 3,72%

    Randonne motorise 8 2,97%

    Sports ariens 11 4,09%

    Sports d'eaux vives 2 0,74%

    TOTAL 269 100%

    Tableau 5. La rpartition par filires

    Elle renseigne de manire vidente sur le poids important des activits lies la mer qui

    reprsentent directement 55.76% du secteur, entre la plonge, le nautisme et la

    multiactivit uniquement nautique (qui concerne 30 structures). Cette valuation ne tient

    pas compte au demeurant de la multiactivit comprenant pour partie des activits

    nautiques.

    Par opposition, les activits lies la nature demeurent minoritaires en dpit de

    tentatives rcentes de dveloppement dun positionnement mer/montagne, limage

    galement de la filire multiactivit 6 (19%).

    Cet axe stratgique rpond simultanment une volont de croissance et de lutte contre

    la saisonnalit, phnomne jouant un rle causal dans la structure actuelle de la

    concurrence dloyale.

    Ainsi, cette nouvelle orientation touristique doit sintgrer dans un cadre de prennisation

    des structures et des emplois. Limpact de la saisonnalit semble toutefois moins

    marquant pour ce secteur dans lequel 71% des tablissements renseigns et dont nous

    6 On entend par multi activit des structures exploitant la complmentarit mer/ montagne dans les activits proposes mais pas seulement. Ainsi une structure exerant des activits lies au nautisme et la plonge fera partie intgrante de cette catgorie.

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    33

    disposons des informations ncessaires (soit 76% des structures recenses) ont une

    activit annuelle rpondant aux besoins dune clientle locale.

    Les activits lies la mer quoi que peu diversifies se positionnent majoritairement

    autour de la plonge.

    Figure 3. La rpartition des activits lies la mer

    Figure 4. La rpartition des activits lies la nature

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    34

    Enfin, dans le domaine oppos dit de nature, malgr la diversit des activits proposes,

    on observe une large reprsentation des prestataires de randonnes questres.

    2.2.2. Les caractristiques des entreprises

    La limite majeure impose du fait du dfaut de croisement des informations rside dans

    limpossibilit faire merger des catgories de nature distinguer des acteurs typiques

    du secteur. Dans la partie 3, la confrontation des lments statistiques et qualitatifs

    dbouchera sur une typologie plus conomique du point de vue de sa logique

    dlaboration.

    On notera enfin quune comparaison systmatique des sources entre elles sera employe

    ci-dessous.

    a) La dimension du secteur

    Limportance dvolue au secteur des APPN dans la politique publique, ainsi quen

    tmoigne la commande de cette tude, procde plus du potentiel de dveloppement

    du secteur et de son effet dentranement estim que de son poids effectif dans

    lconomie corse.

    A lappui de cette vision de la ralit sectorielle, on trouve un certain nombre de faits

    conomiques quil est possible de synthtiser autour de trois points essentiels : le

    nombre dentreprises, le nombre dactifs et le montant des flux financiers propres au

    secteur.

    i) Le nombre dentreprises

    Dans le cadre dune mission ralise pour le compte de la CTC7, le cabinet ICSOS a

    propos un certain nombre destimations relatives au poids et aux caractristiques du

    secteur, labores sur la foi des informations fournies par lURCAPPN.

    Dans le cadre de cette estimation, le rle attribu aux associations semble prpondrant

    en Corse car elles reprsenteraient quasiment les trois quarts des tablissements dans ce

    domaine :

    7 ICSOS Consultants, Structure et dynamique de lemploi des APPN en Corse, Contrat Territorial dObjectifs et de Progrs, CTOP, Rapport final mars 2004

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    35

    Structure juridique Nombre d'tablissements %

    Socits 50 13,89%

    Entreprises individuelles 50 13,89%

    Collectivits locales 5 1,39%

    Associations 255 70,83%

    Associations marchandes 130 36,11%

    Associations non marchandes 125 34,72%

    TOTAL 360 100%

    Tableau 6. La ventilation juridique (estimation ICSOS)

    Cette typologie des structures date de 2003 et rsulte dune valuation ralise par les

    Directions Dpartementales de la Jeunesse et des Sports (D.D.J.S). Sur 360

    tablissements, 235 taient alors dclars auprs de lUnion Rgionale Corse des

    Professionnels des Activits de Pleine Nature (URCPAPN). Mme si ces donnes restent

    approximatives, elles permettent nanmoins de souligner le poids des associations et

    notamment des associations non marchandes, ainsi que cela repris infra. Malgr tout, les

    estimations fournies par nos soins modreront la porte quantitative de cette ventilation.

    Cette valuation ramene celle issue des recoupements effectus par notre cabinet, qui

    considre au total 369 structures laisse apparatre une relative stabilit de la population

    sectorielle entre 2003 et 2007, bien que ce phnomne doive tre apprhend avec

    prudence en raison de la fiabilit des informations et de la mconnaissance totale des

    taux de cration et de disparition.

    ii) Le nombre dactifs

    Lvolution des effectifs salaris entre 1990 et 2003 a connu une forte progression

    (+50%). Selon lURCPAPN, le secteur compte approximativement 1 800 emplois en 2003

    dont 659 permanents (contrat dure indtermine). Les emplois permanents se

    concentrent majoritairement (65%) au sein des associations marchandes. Par ailleurs,

    ces dernires rassemblent 330 bnvoles (310 pour les activits non marchandes).

    Au total, selon ces estimations, prs de 2 500 personnes interviennent des degrs

    divers dans le secteur des APPN en Corse.

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    36

    CDI secteur marchand 596

    CDI secteur non-marchand 63

    Saisonniers 1 132

    Total 1 791

    Total ETP 966 Tableau 7. La ventilation des effectifs par type de contrat (estimation ICSOS)

    Cependant, le secteur semble se caractriser par un turnover lev (48% en moyenne et

    mme 54% pour les associations marchandes). La dure moyenne des contrats

    saisonniers se chiffre 3.2 mois alors que, dans la perspective de ltalement de la

    saison et de la prospection de nouveaux marchs, les contrats mis en place par les

    entreprises ont une dure comparativement plus longue (3.6 mois).

    On notera cet gard, que plus la dure est importante, plus il est difficile de cumuler la

    saisonnalit de lactivit avec dautres emplois en dehors de la priode estivale.

    Lge moyen diffre galement dun tablissement lautre ; les associations recrutant

    une population plus jeune par rapport aux entreprises individuelles. Lge moyen

    constitue une mesure indirecte du niveau de maturit et dexprience du personnel.

    Enfin, la formation dans le secteur reprsente 1.6% du chiffre daffaires (allant de 1%

    pour les socits 2.2% pour les associations). Ces donnes constituent un indicateur de

    professionnalisation.

    Au total, trois relations peuvent tre identifies dans la justification du turnover lev :

    Une corrlation positive entre la rotation du personnel et la dure du contrat ;

    Une corrlation ngative entre lge et la rotation du personnel ;

    Une corrlation ngative entre le niveau de qualification et la rotation du

    personnel.

    iii) Les flux financiers sectoriels

    Ainsi, en 2003, le secteur des Activits Physiques de Pleine Nature (APPN) en Corse

    aurait atteint 16 000 euros de chiffre daffaires toujours selon les estimations ICSOS. Ce

    rsultat dcoulerait de lactivit de quatre types dintervenants distincts :

    Les associations marchandes : 49% du chiffre daffaires

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    37

    Les socits : 36%

    Les entreprises individuelles : 14%

    Les collectivits locales : 1%.

    Selon les chiffres fournis par lINSEE en rponse une commande spcifique de notre

    cabinet, le chiffre daffaires sectoriel slverait en 2004 36 millions deuros

    hors taxes8, ce qui reprsente un diffrentiel important par rapport lvaluation qui

    prcde. Ce diffrentiel peut sexpliquer de plusieurs manires, soit par la qualit du

    tamis statistique employ par lINSEE (les activits de pleine nature regroupent, au sens

    de lInstitut, les activits 714B, 926C, 927C), soit par le champ dactivits retenu par

    lURCPAPN.

    Ces chiffres doivent tre compars des performances de rgions similaires : dans le cas

    de la Runion9, par exemple, souvent cite en exemple en matire de tourisme de pleine

    nature, les retombes directes, concernant lensemble des prestataires publics (120) et

    marchands (103) qui dveloppent des services dans le domaine de lencadrement, de la

    dcouverte, de lvnementiel et de la location, mais aussi des biens dans le secteur de

    la fabrication et de la distribution, taient estimes en 2003 10 millions dEuros au

    total, avec une ventilation comme suit :

    La plonge (3 millions dEuros et 300 emplois),

    Le parapente (1,5 millions dEuros et 30 emplois),

    Le canyoning (1,5 millions dEuros et 25 emplois)

    La randonne questre (1 million dEuros et 30 emplois)

    Environ 3 millions dEuros lis aux chiffres daffaires des autres sports

    nature (VTT, randonne pdestre, surf, voile, cano-kayak).

    Au total, linterface du sport, du loisir et du tourisme, les sports nature reprsentent

    des enjeux conomiques non ngligeables pour la Runion, en matire de flux financiers

    (50 millions dEuros et 500 emplois), soit un effet multiplicateur de 5.

    En ce qui concerne le rythme de ralisation du chiffre en Corse, ltude ICSOS souligne la

    saisonnalit de lactivit, quoi que le phnomne soit moins pnalisant que dans

    lensemble du secteur touristique. Cette ide se justifie pour deux raisons : la nature des

    activits favorable un talement de la saison et limportance de la clientle rsidente.

    8 Montant calcul sur une base dclarative. 9 O. Bessy et O. Naria, Sports de nature et dveloppement durable la Runion. Des stratgies politiques affirmer in Collectif, Sports de Nature, des territoires et des hommes in LES CAHIERS ESPACES, n82, juillet 2004, 186 pages

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    38

    En effet, il existe une corrlation positive entre population et tablissements issus des

    APPN. Ainsi, les territoires les plus dots en structures APPN se situent dans les deux

    grandes agglomrations : Bastia et Ajaccio ; les rgions touristiques les plus attractives

    arrivant ensuite (Extrme Sud et Balagne). Ce constat, dress sur la base des

    informations de lURCPAPN, apparat nanmoins contredire les informations collectes sur

    le terrain dans le cadre des entretiens qualitatifs, ce qui suggre quun biais a pu peser

    dans lun ou lautre des cas.

    b) La dimension des entreprises

    La ventilation du chiffre daffaires sectoriel se prsenterait comme suit selon lINSEE:

    Tranche de chiffre d'affaires Nombre d'entreprises en 2004

    Moins de 10 KE 52

    De 10 moins de 20 KE 78

    De 20 moins de 50 KE 60

    De 50 moins de 100 KE 55

    De 100 moins de 200 KE 31

    200 KE et plus 35

    Ensemble 311

    Tableau 8. La ventilation du chiffre daffaires par effectif

    Source : INSEE - Suse (Ficus 2004 + micro-entreprises 2004)

    Champ : Rgion Corse

    Figure 5. Limportance respective des catgories de chiffre daffaires

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    39

    Ces chiffres font apparatre une rpartition quilibre des acteurs, la part dentre ceux-ci

    ralisant plus de 200 k de chiffre daffaires (plus de 10 % du total) suggrant quun bon

    nombre dentre elles se trouvent en situation de structurer de manire plus comptitive

    leur action.

    La taille moyenne des entreprises du secteur se chiffre approximativement 2.4

    personnes salaries en contrat dure indtermine. Plus prcisment :

    3.1 employs permanents pour les socits

    2.8 pour les associations marchandes

    1.3 pour les entreprises individuelles

    Limportance de leffectif permanent au sein de ces structures fait cho aux possibilits

    dtalement de la saison. Les volutions rcentes dans le domaine juridique ont favoris

    le dveloppement des socits (issues dassociations pour certaines).

    c) La sant financire

    Une commande spcifique effectue auprs de lINSEE a permis aux consultants de

    colliger des informations financires qui ont trait l'ensemble des entreprises des 3 NAF

    concernes qui sont dans le champ des liasses fiscales BIC (bnfices industriels et

    commerciaux), BNC (bnfices non commerciaux) et des micro-entreprises (CA HT <

    76,3 K). Certaines entreprises de Corse relevant des 3 NAF peuvent chapper ce

    champ mais, d'aprs les estimations INSEE, base sur le stock SIRENE, elles sont trs

    peu nombreuses.

    Certaines incohrences se font jour dans ces donnes nanmoins : si la valeur ajoute

    est effectivement de 11 m tel que le suggre lInstitut, on doit alors dfalquer les frais

    de personnel (28 m), les impts et taxes (2 m) et les dotations aux amortissements

    (inconnues) pour obtenir le rsultat ce qui donne un rsultat extrmement ngatif et peu

    probable. Dautres comptes peuvent bien sr intervenir, dans le calcul du rsultat mais si

    cest le cas, ils sont dots dune valeur trs leve pour des comptes a priori marginaux

    Le compte de rsultat vraisemblable que lon peut reconstituer sur cette base se prsente

    de la sorte :

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    40

    Compte de rsultat Moyenne

    2004 % 2004 %

    Production vendue de biens et services 29 291 83,69% 94 83,69%

    Chiffre d'affaires net 35 000 100,00% 113 100,00%

    Subventions d'exploitation 864 2,47% 3 2,47%

    Total produit d'exploitation 35 864 102,47% 115 102,47%

    Impts, taxes, et versements assimils 2 132 6,09% 7 6,09%

    Salaires et traitements 20 104 57,44% 65 57,44%

    Charges sociales 7 195 20,56% 23 20,56%

    Total charges d'exploitation 29 431 84,09% 95 84,09%

    Rsultat d'exploitation 6 433 18,38% 21 18,38%

    Dotation aux amortissements 5 404 15,44% 17 15,44%

    Profit brut courant avant impts 1 029 2,94% 3 2,94%

    Impts sur les bnfices 31 0,09% 0,100 0,09%

    Rsultat net 998 2,85% 3 2,85%

    Dotation aux amortissements 5 404 15,44% 17 15,44%

    Capacit d'autofinancement 6 402 2,94% 21 2,94%

    Tableau 9. Le compte de rsultat sectoriel

    Ce type de rentabilit souligne, outre un volume daffaires trs faible qui suggre la

    probable existence dune conomie souterraine de complment, la dimension trs

    modeste de lactivit en moyenne ; le modle de la micro entreprise simpose la

    plupart des acteurs.

    On ne dispose pas, par ailleurs, de donnes relatives aux pratiques dinvestissement ou

    la structuration des bilans sectoriels.

    d) La localisation gographique

    On peut distinguer cette ventilation selon quon intgre ou pas les activits de location,

    ainsi que le proposent les deux cartes ci-aprs.

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    41

    Figure 6. La rpartition gographique sans location

    Ces structures se concentrent essentiellement dans les grands bassins de vie et dans une

    moindre mesure dans les rgions touristiques comme la Balagne. Limportance de la

    clientle locale joue sur limplantation des tablissements, au del de la clientle

    touristique, souvent dterminante dans lactivit conomique insulaire.

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    42

    Figure 7. La rpartition gographique totale

    En raison du rle prpondrant des centres urbains auxquels sadossent plus aisment

    les structures en qute dune activit annuelle, la microrgion Ouest, le Centre et la

    Costa Serena, constituent les maillons faibles du secteur (15% des structures sur les

    trois territoires). Ce constat pourrait nanmoins traduire une opportunit pour leur

    dveloppement au regard de la richesse environnementale quoffrent ces derniers selon

    ICSOS.

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    43

    Microrgions Nombre d'tablissements Part relative

    Balagne 27 10,04%

    Castagniccia Mare e Monti 13 4,83%

    Centre Corse 15 5,58%

    Extrme sud 43 15,99%

    Grand Bastia 48 17,84%

    Grand Valinco 33 12,27%

    Ouest Corse 22 8,18%

    Pays Ajaccien 55 20,45%

    Plaine Orientale 13 4,83%

    TOTAL 269 100%

    Tableau 10. Rpartition des tablissements par microrgion

    Le dcoupage par zones ne permet pas dans ce cas de soutenir lide dun dsquilibre

    entre littoral et intrieur, ce qui souligne le rle important du secteur dans

    lamnagement du territoire.

    Zone Nombre de

    structures

    Urbaine 94

    Pri Urbaine 77

    Rurale 98

    TOTAL 269

    Tableau 11. Rpartition des zones par nature

    Le graphique infra illustre davantage ce dcalage quoi que minor par labsence des

    structures assurant de la location pure et implantes massivement sur le littoral.

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    44

    Figure 8. La rpartition intrieur/ littoral des tablissements

    Un croisement des donnes sectorielles et gographiques souligne une forte

    concentration des tablissements dans le sud (57% des activits) et notamment pour les

    activits lies la mer (63% pour les sports nautiques et la plonge). Ce constat rejoint

    lattractivit touristique que reprsente la Corse du Sud avec des stations balnaires

    comme Porto Vecchio, Ajaccio ou encore le Grand Valinco ( eux trois, 37% des sjours

    et nuites touristiques insulaires en 2005).

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    45

    Activits de

    neige et de

    montagne

    Cyclotouris

    me et VTT

    Multi

    activit Nautisme

    Pche et

    chasse Plonge

    Randonne

    questre et

    quitation

    Randonne

    s pdestres

    Randonne

    motorise

    Sports

    ariens

    Sports

    d'eaux

    vives

    TOTAL

    Haute corse 2 2 26 17 1 28 22 6 4 8 0 116

    Corse du sud 4 2 25 20 1 55 33 4 4 3 2 153

    TOTAL 6 4 51 37 2 83 55 10 8 11 2 269

    Tableau 9. Rpartition des activits par dpartement

    Figure 9. Rpartition des structures exerant des activits lies la mer par dpartement (en nombre)

    Nautisme

    Plonge

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    46

    e) La structuration juridique

    Les chiffres officiels tels que prsents par lINSEE laissent entrevoir une quasi exclusivit

    des structures non associatives, en raison du caractre probablement biais cet gard

    du mode de recensement :

    Catgorie juridique Effectifs %

    1, Personne physique 130 42%

    2, Groupement de droit priv non dot de la personnalit morale 3 1%

    3, Personne morale de droit tranger 1 0%

    5, Socit commerciale 160 51%

    9, Groupement de droit priv 17 5%

    Total 311 100%

    Tableau 12. La rpartition officielle des tablissements par statut

    De manire plus pragmatique, la ralisation du listing composite voqu

    prcdemment a permis de mettre en avant la densit du secteur exprime par

    le nombre dacteurs comptabiliss (mme sil demeure approximatif) et la

    diversit effective des structures juridiques reprsentes. Plus prcisment, les

    structures associatives constituent un acteur incontournable avec 54% des effectifs

    sectoriels (43% pour les structures commerciales).

    Statut juridique Nombre d'tablissements

    Associations 145

    Entreprises 115

    dont SARL 50

    EURL 8

    SNC 1

    SCACV 1

    Entreprise ind 37

    Entreprise non df 18

    Montage juridique10 2

    Inconnu11 7

    TOTAL 269

    Tableau 13. La rpartition effective des tablissements par statut

    10 On parle dun montage associant statut associatif et statut commercial 11 Il sagit des structures pour lesquelles les recherches nont pu dterminer le statut juridique.

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    47

    Figure 10. La rpartition des tablissements par statut

    La prdominance des structures associatives est ici manifeste, ce qui traduit la faible

    dimension entrepreneuriale comme la fragilit du secteur pris dans sa globalit, et

    explique les mutations de la structure concurrentielle telle quvoque dans la partie 3,

    infra : barrires lentre faibles, tensions concurrentielles importantes, arrive de

    nouveaux entrants, en liaison avec le niveau de maturit du secteur relativement jeune.

    Par analogie, on soulignera que, si le dcoupage du secteur des APPN sur lle de la

    Runion met en avant les acteurs du monde associatif, depuis quelques annes

    lavnement des structures entrepreneuriales a favoris lclosion dun secteur comptitif.

    A titre illustratif, alors que le nombre total de structures passait de 76 446, leur

    nombre a t multipli par 15 entre 1989 et 2003 (soit 46% des tablissements en 2003

    contre 18% en 1989).

    La prgnance du monde associatif constituerait ds lors un indicateur pertinent

    pour identifier le stade de maturit du secteur. Ainsi le changement de statut (en

    faveur des structures commerciales) rcemment observ pour bon nombre de structures

    tmoigne de la volont de sinscrire dans une dmarche de professionnalisation et ce sur

    lensemble du secteur (mme si la nouvelle rglementation applicable aux centres

    questres et notamment leur rattachement aux activits agricoles, a ncessairement

    pes sur cette dmarche).

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    48

    Figure 11. Poids du secteur associatif dans les diverses activits

    Le croisement des donnes portant sur lappartenance juridique et sur lappartenance

    sectorielle fait ressortir limportance du statut associatif dans la plupart des filires

    notamment celles de plonge et du nautisme. Ces constats tendent souligner que

    le risque de concurrence dloyale, globalement prsent, se trouve major dans

    certaines filires.

    En outre, manquent lvidence dans ce panel les structures qui nexistent pas au sens

    administratif du terme, quelles procdent dune activit secondaire marginale non

    dclare ou dune activit principale pirate .

    Enfin, la structure juridique peut tre perue comme une mesure indirecte du degr de

    structuration entrepreneuriale, ce qui renvoie la faible maturit sectorielle.

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    49

    33.. LLaa ppeerrssppeeccttiivvee ddeess eennttrreepprriisseess dduu sseecctteeuurr

    Quatre types de rsultats, qui jouent un rle essentiel dans la mthodologie de

    ltude, peuvent tre attendus au dcours de la synthse et de lanalyse des

    donnes qualitatives :

    Rsultat n 1. Une description de lorganisation de la filire et des processus de

    management

    On valuera au moyen de ces informations la position dans la chane de valeur des

    diffrents acteurs, en soulignant leurs caractristiques conomiques comme

    managriales. Une analyse longitudinale des partenariats permet galement de saisir

    plus avant lorganisation de la filire.

    Les conditions de mise en march constitueront un autre des enseignements majeurs

    abords explicitement et formaliss.

    Rsultat n 2. La ralisation dune typologie des acteurs

    Les insuffisances du systme dinformation statistique navaient pas permis dlaborer

    cette typologie prcdemment (cf. 2.2, p27). Lajout et le traitement dinformations

    qualitatives permettent de dboucher sur une classification davantage conomique et

    managriale que descriptive des acteurs sectoriels, outil plus utile au demeurant en

    matire dlaboration de la politique publique.

    Rsultat n 3. Une liste des facteurs bloquants identifis

    Un second travail analytique dbouchera sur lidentification des verrous pesant sur le

    dveloppement des structures : on pourra distinguer et hirarchiser limpact des flux

    touristiques, la politique de communication, les politiques de soutien public, etc. en

    fonction de leur impact sur le dveloppement des entreprises et associations agissant au

    sein des APPN.

    Rsultat n 4. Llaboration dun corps dhypothses

    On dressera sur le fondement de lensemble de ces informations un corps dhypothses

    conomiques qui se prtera une confirmation empirique par enqute par

    questionnaires.

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    50

    33..11.. LLaa ccoonndduuiittee dduunnee eennqquuttee qquuaalliittaattiivvee

    Les politiques publiques, quil sagisse dlaborer des documents cadres tels que les

    contrats de plan Etat-Rgion ou de soutenir une filire spcifique comme ici, reposent sur

    la prennit des actions entreprises, autant que sur leur appropriation durable par les

    acteurs concerns.

    Comprendre qualitativement la logique conomique et professionnelle qui

    anime ces acteurs apparaissait ds lors comme la condition indispensable la

    russite du plan stratgique dactions dfini par la suite.

    3.1.1. Les conditions de ralisation de lenqute

    Lenqute qualitative conduite par les consultants a consist mener une srie

    dentretiens semi-directifs auprs dacteurs sectoriels identifis. Dix neuf rencontres

    entretiens ou runions- ont t effectues, au moyen de guides dentretien spcifiques

    prsents lAnnexe I, entre le 27 mars et le 25 mai 2007 pour la majorit dentre elles.

    La fiche signaltique de ces interlocuteurs, prsente infra, renseigne sur la diversit des

    interlocuteurs retenus.

    Quoi que le caractre minemment qualitatif de la dmarche carte tout problme de

    reprsentativit statistique de lchantillon retenu, on sest toutefois attach explorer

    divers secteurs dactivit et divers types de structures prsentant a priori un intrt du

    point de vue de la problmatique du dveloppement du secteur.

    La mthode de slection des interlocuteurs sest avre trs empirique puisque les

    consultants sont dabord alls la rencontre des acteurs les plus connus. De proche en

    proche, il a t ncessaire didentifier, grce ces premiers contacts, de nouveaux

    interlocuteurs pertinents. Un choix a d tre effectu ce stade, le caractre trs large

    de ltude du point de vue des sous-secteurs prendre en compte, obligeant une

    restriction du panel dinterviews.

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    Civ. Nom Prnom Etablissement Date Adresse

    Mr Acquaviva Paul Andr Association animations

    sportives et culturelles du Niolu 24/05/2007 Niolu

    Mr Angelini Pierre Alba Serena Trap Club 24/05/2007 Moriani

    Mr Azara Louis Objectif nature 09/05/2007 Bastia

    Mr Bartoli Franois Corse Aventure 25/05/2007 Eccica Suarella

    Mr Bastiani Jean Christophe In Terra Corsa 27/02/2007 Ponte Leccia

    MM. Costa Pierre Jean et Antoine Cors'escapades / A mamma 11/05/2007 Lama

    Mr Ferracci Antoine Association A Rinascita 27/03/2007 Corte

    Mr Fluxia Charles Algajola Sport nature 11/05/2007 Algajola

    Mr Fontaine Guy U Liamu Gravunincu 11/02/2007 Peri

    Mr Grisoni Sauveur Corsikayak 31/05/2007 Barchetta

    Mr Leca Christian Mairie / Parc Aventure de Vero 16/05/2007 Vero

    Mr Massanet Laurent A la dcouverte de la Corse 09/05/2007 Campile

    Mr Mellor Michel Thalassa immersion 10/05/2007 Bastia

    Mme Pietri Laetitia Couleur corse 16/05/2007 Ajaccio

    Mr Poli Xavier Pdt CC Centre Corse 20/02/2007 Corte

    Mr Pulicani Jean Ferme questre Albadu 24/05/2007 Corte

    Mr Sisson Nicolas Terracqua 04/05/2007 Costa verde

    Mr Valery Tony Corsi quad 11/05/2007 Monticellu

    Mr Vascovali Franois Arbo valley 11/05/2007 Monticellu

    Tableau 14. Liste des entretiens qualitatifs

    On notera enfin que la relation des entretiens est volontairement anonyme en dehors des

    positions les plus affirmes des acteurs de la vie publique, afin de prserver la libert de

    parole des interviews. Certaines structures sont nommes uniquement pour fournir des

    illustrations spcifiques, et ce, avec leur autorisation expresse.

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    Nom tablissement Domaine d'activit Forme juridique Date

    cration Priode d'activit Localisation

    Effectifs

    Hors saison

    En saison

    A la dcouverte de la Corse Cyclotourisme SNC 2001 Toute l'anne Urbain 1 1

    In Terra Corsa Multi activit SARL 2000 Toute l'anne Rural 7 30

    Objectif Nature Multi activit Association 1992 Toute l'anne Urbain 1 1

    Terracqua Multi activit EURL 2003 Toute l'anne Rural 1 1

    Thalassa Immersion Plonge sous marine Association 2003 Toute l'anne Urbain 2 4

    Ferme Equestre Arbo Valley Randonne questre Entr. individuelle 1987 Toute l'anne Rural 4 6

    Cors Escapades Activit neige et montagne SAS 1991 Toute l'anne Rural 3 6

    Algajola Sport Nature Multi activit SARL 1990 7 mois Priurbain 2 19

    Couleur Corse Multi activit SARL 1998 Toute l'anne Urbain 3 7

    Parc Aventure Vero Activit neige et montagne SARL 2003 4 mois Rural 0 1

    ASC Niolu Multi activit Association 1988 Toute l'anne Rural 5 8

    Ferme Equestre l'Albadu Randonne questre SCACV 1992 Toute l'anne Urbain 2 2

    Alba Serena Trap Club Chasse Association 1987 Toute l'anne Rural 2 4

    Corsikayak Multi activit SARL 1990 Toute l'anne Rural 3 18

    A Rinascita Escalade Association 1975 Toute l'anne Urbain 25 25

    U Liamu Gravunincu Activit neige et montagne Association 2001 Toute l'anne Priurbain 7 7

    Corsiquad Randonne motorise SARL 2006 Toute l'anne Rural 2 6 Cors'Aventure Multi activit SARL 1990 Toute l'anne Priurbain 9 24

    Tableau 15. Prsentation des fiches signaltiques des entreprises rencontres

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