La politique active de l’emploi Chapitre 6. La politique active de l’emploi Les dépenses...

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  • La politique active de lemploi Chapitre 6
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  • La politique active de lemploi Les dpenses publiques pour lemploi regroupent lensemble des interventions financires de lEtat censes agir directement ou indirectement sur la situation des individus faisant partie de la population active. Selon les pays, on constate une grande diversit dans les contenus des mesures et le volume des moyens financiers qui y sont affects
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  • 1. Aperu quantitatif du volume et de la composition des dpenses publiques pour lemploi. 1.1 Mesures en faveur de lemploi Selon la nomenclature de lOCDE, la politique active de lemploi se compose des 5 catgories suivantes : 1) Administration et services publics de lemploi 2) Formation professionnelle: a) Formation des chmeurs adultes ou des travailleurs menacs de perdre leur emploi b) Formation des adultes occups
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  • 1.1 Mesures en faveur de lemploi 3) Mesures en faveur des jeunes a) Pour les chmeurs ou les dfavoriss b) Aide lapprentissage et aux autres types de formation des jeunes caractre gnral 4) Mesures daide lembauche a) Subventions lemploi dans le secteur priv b) Aide aux chmeurs crateurs dentreprises c) Cration directe demplois dans le secteur public ou dans des organismes sans but lucratif 5) Mesures en faveur des handicaps a) Radaptation professionnelle b) Emplois destins aux handicaps
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  • 1.1 Mesures en faveur de lemploi LOCDE ne retient que deux items pour la politique passive : 6) Indemnisation du chmage 7) Retraite anticipe pour motifs lis au march du travail La frontire entre les mesures actives et passives nest pas toujours nette
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  • 1.2 Lampleur des dpenses publiques pour lemploi Les sommes savrent trs diffrentes selon les pays. DEPENSES PUBLIQUES POUR LEMPLOI EN % DU PIB PAYSPassivesActives USA0,340,19 UK1,260,46 France1,811,32 Allemagne2,521,45 Sude2,262,36 Danemark4,351,93
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  • 1.2 Lampleur des dpenses publiques pour lemploi En rgle gnrale, le montant des dpenses passives dpasse nettement celui des dpenses actives La Sude et le Danemark consacrent environ 5 fois plus de ressources pour chaque chmeur en mesures de politique active que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. La France et Allemagne occupent une position intermdiaire
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  • 1.3 La rpartition des dpenses publiques pour lemploi PAYS Administration et services publics de lemploi Formation professionnell e Mesures en faveur des jeunes Mesures daide lembauche Mesures en faveur des handicaps USA42,121,115,85,321,1 UK43,421,726,14,36,5 France12,127,318,236,46,1 Allemagne 16,631,04,830,018,6 Sude11,023,20,834,729,7 Danemark 6,258,04,716,615,0
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  • 1.3 La rpartition des dpenses publiques pour lemploi Pour apprhender lefficacit de ces mesures, il est important de raisonner partir dun modle dquilibre, prenant compte les raction conjointes de la demande de travail et des salaires, ainsi que dventuelles inefficacits lies au fonctionnement du march du travail. ce titre, le modle dappariement utilis jusqu prsent savre particulirement utile. Il permet de reprsenter un march du travail dans lequel le processus de cration et de destructions demplois et le mode de formation des salaires sont la source dun fonctionnement inefficace de ce march
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  • 2. Services publics de lemploi Double mission: Chargs denregistrer les chmeurs et de vrifier quils recherchent effectivement un emploi pour permettre, le cas chant, de leur verser une allocation chmage Ces services publics collectent les offres et les demandes demplois, afin de diminuer les cots de recherche des employeurs et des travailleurs. Les agences publiques occupent une place importante dans la gestion des offres demplois
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  • 2.1 Un modle dappariement avec des agences de placement Yavas (1994) a dfini un cadre formel permettant lanalyse de lefficacit dun march du travail fonctionnant avec des agences de placement Lhypothse essentielle est quune agence peut assurer un meilleur appariement des chmeurs et des emplois vacants que ne le font les recherches individuelles. Contrepartie: cot reprsentant une ponction sur les ressources de la collectivit
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  • 2.1 Un modle dappariement avec des agences de placement Lexistence deffets dencombrement et limportance des cots fixes lis aux activits de placement suggrent que lquilibre dcentralis conduit vraisemblablement une allocation inefficace se caractrisant par un tat de sous ou de sur-production Cette inefficacit et la ncessit de contrler lactivit de recherche de personnes bnficiant dallocations chmage, justifient gnralement lintervention publique sur le march des activits de placement
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  • 2.2 Les valuations empiriques Le nombre dtudes valuant spcifiquement limpact des services publics de placement est limit. Elles suggrent gnralement quils exercent un effet positif sur le taux demploi des bnficiaires. Les estimations conomtriques du modle structurel suggrent que les services publics de placement ont un impact positif sur les taux de sortie du chmage des individus dfavoriss, cest dire les jeunes peu forms et les femmes.
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  • 3. Aides la formation Une part importante des dpenses pour lemploi est consacre laide et la formation. Si lon fait abstraction de leur financement, ces mesures sont susceptibles daccrotre lemploi par le biais dune hausse de la productivit du travail. Nanmoins, lintervention publique ne se justifie que si les dcisions individuelles conduisent des niveaux de formation insuffisants par rapport ceux souhaitables socialement.
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  • 3. Aides la formation Dans une conomie parfaitement concurrentielle, il est possible de signer des contrats complets=>dcisions individuelles de formation sont socialement efficaces En concurrence imparfaite, les dcisions individuelles de formation ne sont plus ncessairement efficaces: linobservabilit des caractristiques des employs peut leur amener une sur-ducation, les imperfections du march du crdit peuvent provoquer un sous- investissement
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  • 3. Aides la formation Distinguer entre: Formation gnrale: Amliore la productivit de lindividu concern pour tous les emplois Formation spcifique: accrot le productivit de lemploy pour un emploi particulier
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Analyse de rfrence de Becker (1964) en concurrence parfaite: investissement en formation gnrale est entirement financ par les travailleurs. Le niveau dinvestissement choisi correspond loptimum social. Lorsque le march est imparfaitement concurrentiel, lexistence de cots dappariement implique un sous-investissement en formation gnrale par rapport la situation socialement souhaitable, mme si les agents peuvent signer des contrats complets
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Une partie de linvestissement dcid par un travailleur et un employeur bnficiera ncessairement aux employeurs futurs, qui ne sont pas partie prenante la dcision dinvestissement. Les agents sous-investissent dans la formation gnrale car ils sont dans limpossibilit de ngocier le montant de ce type de formation avec les futurs employeurs. Or, ces derniers bnficieront de linvestissement ralis aujourdhui. Cette externalit positive nest pas prise en compte par le march => intervention de ltat dans le domaine de la formation gnrale
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale U f/ /N= tx chmeurs forms, o N=1 U n /N= chmeurs non forms, qui saccrotent au taux n La courbe de Beveridge:
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Lq dcentralis sera caractris par un sous-investissement en formation gnrale mme si la firme et les travailleurs sont capables de sengager dans des contrats complets Rappel: un contrat complet est ngoci au moment de la rencontre et nest pas rengociable ultrieurement.
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Surplus dun appariement ralis avec un travailleur nayant pas encore acquis de formation gnrale: S n (i)= e (i)- v +V e (i)-V u o i dsigne le niveau dinvestissement ralis sur lemploi considr. Il sobtient maximisant le surplus net: S n (i)= e (i)- i + V e (i )-V u i f +i e =i, alors salaire se dtermine par: e (i)- i f =(1-)S n (i) et V e (i)-V u -i e = S n (i)
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale V u (i): esprance de gains dun chmeur ayant bnfici dun investissement en formation gnrale dun montant i.
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Pour les travailleurs forms, la ngociation ne porte que sur le niveau de salaire, puisquil nest pas ncessaire dinvestir dans leur formation gnrale. On retrouve le rsultat de base: Pour les travailleurs non forms, la ngociation porte et sur le salaire et sur la formation. Le salaire du travailleur sera dautant plus faible que la contribution du travailleur est petite
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Investissement socialement efficace: Investissement dcentralis: Si r>n, alors y(i m )>y(i*) pour toute valeur de . La concavit de y() implique alors i*>i m => sous- investissement mme si les agents peuvent signer des contrats complets
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Futurs employeurs bnficieront de linvestissement ralis aujourdhui, puisquils accaparent, dans un march de concurrence imparfaite, une partie du surplus produit par les travailleurs=>Cette externalit positive nest pas prise en compte par le march Ces externalits directes peuvent tre prises en compte dans le modle dvelopp plus haut en considrant que la productivit dun individu est une fonction croissante de son propre investissement i et du niveau moyen dinvestissement i de lensemble des travailleurs
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  • 3.1 Lacquisition dune formation gnrale Des contrats plus complexes, obligeant les ventuels futurs employeurs payer un transfert lemployeur initial ou verser des complments de salaire aux travailleurs dj forms, permettraient, en thorie, datteindre loptimum social. Limperfection des marchs financiers est une autre barrire linvestissement en formation gnrale=>si difficults daccs au crdit=>sous-investissement en formation Limparfaite information des employeurs sur les caractristiques des travailleurs = source de sous- investissement en formation gnrale.
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Contrairement la formation gnrale, la formation spcifique ncessite un nouvel investissement chaque fois quun travailleur change dentreprise. Dans un tel contexte, cest lincompltude du contrat de travail qui constitue la source principale dinefficacit des dcisions dcentralises. Loptimum social= q. dcentralis lorsquil ya des cots de transaction et des contrats complets.
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Loptimum social: y(i*)=r+d le montant efficace de formation spcifique ne dpend ni du processus dappariement, ni de la tension dans le march du travail. Raisons: linvestissement en formation spcifique ne se ralise quaprs la rencontre entre un travailleur et une entreprise, et cet investissement doit tre recommenc chaque nouvelle rencontre la dure passe la recherche dun emploi nintervient donc jamais dans la dcision dinvestissement en formation spcifique
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Lquilibre de march avec des contrats complets et formation spcifique: lquilibre dcentralis slectionne un montant dinvestissement en formation spcifique socialement optimal lorsque les firmes et les travailleurs sont capables de sengager sur des contrats complets. Il suffit de poser V u (i)=V u dans le modle du march dcentralis avec formation gnrale. En posant V u (i)=o, on obtient y(i m )=r+d Ceci est verifi en concurrence parfaite et imparfaite. On na pas fait non plus des hypothses sur V u.
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Lquilibre de march avec des contrats incomplets et formation spcifique: Contrat incomplet= peut faire lobjet dune rengociation. Chaque partie dcide lembauche sa contribution linvestissement en formation spcifique, en sachant que le salaire est susceptible dtre rengoci chaque instant. Cest un jeux en deux tapes
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique 1re tape: Lentrepreneur et le travailleur choisissent simultanment et de manire non cooprative leurs investissements respectifs i f et i e, o i f +i e =i. 2me tape: le salaire est ngoci de manire partager le surplus selon les poids respectifs des agents. Les conditions darbitrage sont les mmes que prcdemment mais V u (i)=V u
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Si la ngociation aboutit: Gains employeur: e (i)- i f Gains travailleur: V e (i )-i e Si la ngociation choue: Gains employeur: v - i f Gains travailleur: V u -i e Le surplus dgag par une rencontre: S(i)= V e (i )-V u + e (i)- v.
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Salaire: w=y(i)+(1-)rV u Lentrepreneur et le salari dcident de leur investissement en maximisant leur gain esper tout en connaissant la raction du salaire ngoci et en prenant comme donn le linvestissement de lautre: (1-)y(i)=r+d montant global de i dsir par lentrepreneur y(i)=r+d montant global de i dsir par le travailleur
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  • 3.2 Lacquisition dune formation spcifique Dans un quilibre non coopratif, cest lagent dsirant le plus haut niveau dinvestissement qui prendra en charge la totalit de linvestissement: Si >1/2, seul le salari investit. Dans ce cas l i
  • 4.Subventions lemploi Lorsque le processus dappariement est imparfait, loptimum collectif est caractris par un certain volume de chmage afin de pourvoir les emplois vacants=> Tenter de supprimer les chmage en crant un trs grand nombre demplois vacants constituerait alors un gaspillage de ressources. Nombreuses raisons qui peuvent entraner un taux de chmage trop lev lquilibre de march=>subventionner lemploi, est un moyen de diminuer le taux de chmage tout en amliorant le bien tre global
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  • 4.Subventions lemploi Limite des subventions: pression la hausse quelles exercent sur les salaires, ce qui a tendance renchrir le cot du travail et diminuer la demande de travail. Ce phnomne apparat de manire vidente dans le cas dun march du travail parfaitement concurrentiel : Un accroissement de la demande de travail d une baisse du cot du travail augmente le salaire. Si llasticit de loffre de travail est nulle, dplacement de la demande de travail se traduit uniquement par une augmentation du salaire, sans aucun impact sur lemploi
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  • 4.Subventions lemploi Le modle dappariement associ une formation non concurrentielle des salaires permet de prciser les rsultats : cot du travail = w(1-s) => cotisation patronale ngative Subventionner une entreprise de cette manire revient accrotre le surplus global gnr par lappariement
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  • 4.Subventions lemploi La demande de travail devient donc: Le salaire ngoci Pour lentrepreneur: subvention=hausse de la production individuelle pour mme w Pour le travailleur: subvention=hausse de son salaire pour un mme niveau de productivit
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  • 4.Subventions lemploi La courbe WS: Lors des ngociations salariales, le travailleur rcupre une partie du surplus additionnel gnr par la subvention sous la forme dune hausse de salaire.
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  • 4.Subventions lemploi Lorsque les allocations chmage sont parfaitement indexs sur les salaires: lemploy recupre la totalit de la subvention initialement vers lemployeur Lorsque les allocations chmage sont partiellement indexes sur les salaires, le cot du travail diminue effectivement avec la subvention. Mais il y a toujours un mcanisme de partage du surplus additionnel gnr par la subventio qui pousse le salaire ngoci la hausse.
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  • 4.Subventions lemploi Lquilibre du march se situe lintersection des courbes de demande de travail et WS=> a nous donne *, et la valeur de w* peut se dduire immdiatement. La courbe de Beveridge nest pas affect par les subventions lemploi=> leur impact sur le taux de chmage se dduit des variations de *.
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  • 4.Subventions lemploi lquilibre la tension du march de travail nest pas affecte par les subventions si les gains des chmeurs sont parfaitement indexs sur les salaires => Dans ce cas, les subventions lemploi induisent uniquement une redistribution des entreprises, dont les profits diminuent, vers les travailleurs, en loccurrence les salaris et les chmeurs, sans aucun effet sur lemploi. Lorsque les gains des chmeurs ne sont pas parfaitement indexs sur le salaire, les subventions lemploi augmentent la tension du march du travail et diminuent donc le taux du chmage
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  • 5.Cration demplois publics Instrument privilgi des politiques demploi, notamment par le biais de crations demplois pour des travailleurs ayant des difficults dinsertion dans lemploi, comme les jeunes. Cependant, la cration demplois publics est susceptible dvincer des emplois privs par le mme mcanisme que les subventions lemploi : laccroissement de la demande de travail provoque une augmentation des salaires pouvant compltement annihiler terme limpact des crations demplois publics sur lemploi total su loffre de travail est insensible au salaire.
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  • 5.Cration demplois publics Il est possible de reprsenter de manire schmatique limpact de la cration demplois publics laide du modle dappariement en supposant que lEtat cre des emplois ayant les mmes caractristiques que celles du secteur priv. Les travailleurs du secteur priv et du secteur public peroivent le mme salaire (le secteur public saligne sur le salaire du secteur priv) Ils sont confronts la mme prob d de perdre leur emploi
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  • 5.Cration demplois publics La courbe de Beveridge: La taille de la population active=1 L g = emploi public; L=emploi secteur priv u = 1-L g -L Processus dappariement dans le secteur public est parfaitement efficace g= prob pour un chmeur dtre embauch dans le secteur public lq. stationnaire: dL g =gu => g =dL g /u
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  • 5.Cration demplois publics Le secteur priv est confront au processus dappariement habituel. lq stationnaire: (g+p())u=d(1-u): Cette quation dfinit la courbe de Beveridge en prsence dun secteur public de taille Lg. Il apparat que la cration demplois publics diminue le tx de chmage lorsque le tx demplois vacants du secteur priv est donn. Quels sont donc les dterminants de la demande de travail?
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  • 5.Cration demplois publics Lquilibre du march du travail: Le w et le tx de destruction tant identique dans les 2 secteurs, lemploy obtient le mme V e partout rV u =z+(g+p())(V e -V u ) Ce modle est identique celui de base, condition de remplacer la prob de trouver un emploi par (g+p()) Le salaire ngoci devient (courbe WS):
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  • 5.Cration demplois publics Lquilibre du march du travail: La demande de travail est gale : Lquilibre se situe lintersection de la demande de travail et de la courbe WS. Pour donn, le salaire crot avec L g (en augmentant la prob de sortir du chmage lemploi public exerce une pression la hausse), ce que dplace WS vers la gauche Une hausse de lemploi public dplace vers le bas la courbe de Beveridge (plus defficacit de lappariement). Cette amlioration de lefficacit soppose leffet dviction des emplois privs et, en dfinitive, les variations du taux de chmage sont ambigus.
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  • 5.Cration demplois publics w u v LgLg WS LD
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  • 6. Les allocations chmage Dans ce domaine, lintervention publique a pour but dassurer les travailleurs contre le risque de chmage Intervention publique ncessaire dans la mesure o il semble que les problmes informationnels dans le domaine de lassurance chmage aient constitu un obstacle lmergence de systme dassurance prive. Rle dassistance de lintervention publique en redistribuant les revenus au profit des salaris dfavoriss
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  • 6. Les allocations chmage Les critiques adresses aux systmes dindemnisation du chmage sont anciennes et connues : rduire les incitations rechercher un emploi accrotre le salaire de rservation exercer une pression la hausse sur les rmunrations Mais, les allocations chmage donnent le moyen aux chmeurs de mieux slectionner les emplois qui leurs sont proposs : subvention la recherche dun emploi et un accroissement du niveaux de lallocation chmage peut amliorer la qualit moyenne des emplois et accrotre la production globale.
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  • 6.1 Un aperu des systmes dindemnisation du chmage Les systmes dassurance versent des allocations pour une dure limite des personnes ayant dj travaill et cotis Leur niveau est souvent li la remunration du dernier emploi ces prestations spcifiques aux chmeurs, il convient dajouter les diverses allocations pouvant tre perues par lensemble des actifs des lors quils satisfont des conditions de ressources.
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  • 6.1.1 Lvolution du tx de remplacement Le taux de remplacement brut est gal au rapport entre les allocations brutes et la rmunration brute. Le taux de remplacement net compte les prlvements et les transferts. Pour lensemble de lOCDE le ratio de remplacement brut est pass de 16% en 1961, 29% en 1991 et 31% en 1995. Mais fortes disparits entre pays Le taux de remplacement net moyen est de deux tiers suprieur au taux brut moyen pour lensemble des pays de lOCDE.
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  • 6.1.1 Lvolution du tx de remplacement PAYS 1967- 71 1973-771979-851987-9119951995 (net) Danemark 223448527181 France 25 27353855 Allemagne 3029 282654 Japon 1213109 45 Sude 51024282767 UK 262524191851 USA 9111312 16 Taux de remplacement brut en pourcentage
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  • 6.1.1 Lvolution du tx de remplacement Cet indicateur synthtique masque le lien entre la dure du chmage et le niveau des prestations. Or, dans des nombreux pays, les allocations chmage diminuent avec la dure du chmage. Lindicateur masque aussi des lments relatifs aux conditions dattribution des prestations chmage. Ces conditions concernent les motifs de perte demploi.
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  • 6.1.1 Lvolution du tx de remplacement PAYS 1re anne 2me et 3me anne 4me et 5me anne Moyenne gnrale Danemark 79 France 79636165,5 Allemagne 6663 63,5 Japon 7841 48,5 Sude 81766572,5 UK 64 USA 349914 Taux de remplacement net en fonction de la dure du chmage pour un clibataire 1994-95
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  • 6.1.2 Une forte proportion de chmeurs non indemniss Lindicateur synthtique de lOCDE masque une trs forte htrognit des situations=> Un grand nb de personnes la recherche dun emploi ne peroivent aucune allocation chmage Elles peuvent pourtant bnficier du rgime de lassistance Il sagit souvent de personnes qui entrent sur le march de travail ou qui nont pas cotis assez de temps
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  • 6.1.2 Une forte proportion de chmeurs non indemniss PAYS Dure des sanctions % de demandes sanctionnes Finlande 3 mois3,44 France 4 moisInconnu Allemagne 3 mois3,62 Norvge 2 mois10,55 Espagne ExclusionInconnu UK 1-26 semaines 4,32 Belgique 8-52 semaines 4,70 Sanctions applicables en cas de premier dpart volontaire ou de licenciement pour faute la fin des annes 90
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  • 6.1.2 Une forte proportion de chmeurs non indemniss PAYS Refus dun emploi Refus dun PAMT Preuve de la recherche demploi Belgique 0,020,76inconnu Danemark 0,571,55inconnu Allemagne 0,640,50inconnu Norvge 5,012,31inconnu UK 1,232,212,08 USA 1,90inconnu33,46 Sanctions annuelles en % du volume moyen de demandes dindemnisation la fin des annes 1990. (PAMT=Programme actif du march du travail)
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  • 6.1.2 Une forte proportion de chmeurs non indemniss PAYS Autriche 66 Sude 70 Danemark 66 Belgique 81 France 45 Finlande 73 Grce 9 Allemagne 70 Italie 7 Irlande 67 Portugal 27 Pays Bas 50 Espagne 24 Pourcentage des chmeurs indemniss en 1995
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  • 6.2 ligibit et chmage La relation entre niveau dindemnisation et chmage est influence par les conditions dligibilit Dans le modle dappariement de base, les allocations chmage ont toujours un effet dfavorable sur le chmage, car elles poussent les rmunrations des employs la hausse Ce rsultat provient en grande partie de lhypothse selon laquelle les personnes la recherche dun emploi forment une population homogne percevant chaque instant la mme indemnit note z .
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  • 6.2 ligibit et chmage Pour les chmeurs non ligibles, trouver un emploi quils occuperont pendant une dure dtermine, contient aussi la promesse de pouvoir bnficier dans lavenir du versement des allocations chmage sils perdent leur emploi: Le salaire de rservation de cette catgorie de chmeurs est une fonction decroissante des allocations chmage=> Le salaire ngoci entre un employeur et un travailleur NON ligible devrait donc baisser lorsque les indemnits de chmage augmentent
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Le modle dappariement: z n = indemnit perue par les nouveaux arrivants sur le march du travail (assistance) z e = allocations perues par ceux qui ont dj occup un poste de travail (assurance) O z n < z e. n=tx croissance population active Nous supposons que les personnes la recherche dun emploi ne peroivent une allocation que sils ont dj travaill dans le pass
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Le modle dappariement: Les offreurs demploi ont tous la mme productivit Le tx de destruction=d Tous les salaires sont ngocis et le salaire dembauche ne peut tre rengoci Comme les travailleurs ligibles et non ligibles ont des gains diffrents en cas de rupture des ngociations, le salaire, w n ngoci avec un non ligible sera diffrent du salaire w e ngoci avec un ligible
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Deux marchs de travail: un pour les jeunes sans exprience et un autre pour les travailleurs expriments Recherche dirig La tension sur chaque march du travail est donn par: i = v i /u i M(v i, u i ); prob de pourvoir un emploi q( i ); prob quun chmeur trouve un emploi p( i )
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Le profit espr par un employeur rencontrant un nouveau arrivant sur le march de travail sera donc diffrent du profit obtenu lorsque lappariement cest avec un ancien: Profit espr dun emploi vacant
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Condition de libre entre: Utilit espre pour les travailleurs:
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Pour les travailleurs ligibles le modle prsent ici, est gale au modle de base. Lissue des ngociations salariales nous donne donc la courbe WS: Pour le travailleur non ligible, lquilibre de libre entre peut se prsenter comme suit:
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Devenir ligible aux allocations chmage sinterprte comme une forme de subvention d(V ue *-V un )=> hausse du surplus global=> tout ou une partie doit revenir lautre acteur de la ngociation Toutes choses gales par ailleurs, le salaire ngoci par un nouveau participant au march, diminue avec lutilit espre, V ue *, dun chmeur Lquilibre sur le march de travail des nouveaux entrants se situe au point de croisement des courbes LD et WS.
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Les taux de chmage: Le taux de chmage global:
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis Lorsque les allocations chmage z e augmentent=> w n diminue et augmente la perspective de pouvoir bnficier lavenir du systme dassurance chmage exerce une pression la baisse sur le salaire de ceux qui nont pas accs aujourdhui ce systme et accrot leur probabilit de sortir du chmage leffet dligibilit inverse limpact habituel des allocations chmage Le taux de chmage des travailleurs ligibles augmente car il y a une pression la hausse sur le salaire w e (=> baisse du taux de retour lemploi) et il y a une diminution du nombre de chmeurs non ligibles Le taux de chmage total variera donc de manire ambigu.
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  • 6.2.1 Un modle avec des chmeurs indemniss et non indemnis w WS n LD n nn wnwn znzn zeze
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  • 6.2.2 Les effets de la dgressivit des allocations chmage et des sanctions En pratique, les conditions dligibilit dpendent gnralement de la dure du chmage. Raccourcissement de la dure de versement des allocations chmage => diminution de lesprance dutilit des chmeurs=> pression la baisse sur le salaire ngoci => renforcement des effets incitatifs de la dgressivit sur leffort de recherche de lemploi.
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  • 6.2.2 Les effets de la dgressivit des allocations chmage et des sanctions budget donn, leffet total de la dgressivit sur le chmage est ambigu : elle a tendance accrotre les salaires ngocis, ce qui est dfavorable lemploi, mais elle intensifie leffort de recherche des chmeurs et diminue leur salaire de rservation, ce qui est, au contraire, favorable lemploi.
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  • 6.2.2 Les effets de la dgressivit des allocations chmage et des sanctions Les travaux thoriques concluent gnralement que les vertus incitatives des sanctions ont pour effet de rduire le chmage. Les sanctions sont nanmoins dfavorables au bien-tre des chmeurs. Les gains raliss en termes de chmage ont donc pour contrepartie un cot en bien-tre.
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  • 6.3 Les amliorations dans le niveau de productivit Les allocations chmage peuvent augmenter la productivit moyenne des postes de travail, mais au cot de rduire le nombre de postes cres : mme si le chmage augmente, la socit peut avoir une plus grande quantit de biens redistribuer entre ses membres. Par consquent, une hausse des allocations chmage peut amener une hausse de la production agrge et du bien-tre productif, mme si le chmage augmente.
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  • 7. Lvaluation des politiques actives de lemploi La plupart des recherches empiriques valuent les politiques actives de lemploi en comparant limpact observ de la mesure de politique conomique sur lagent qui en bnficie avec le rsultat qui aurait t obtenu si lagent navait pas bnfici dune telle mesure. Difficult: ce dernier rsultat nest pas observ. Solution: remplacer ces donnes manquantes par celles observes pour dautres agents ayant des caractristiques similaires
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  • 7. Lvaluation des politiques actives de lemploi Leffet moyen de traitement sur les traits : La plupart des tudes valuant les politiques du march de travail choisissent le model de Roy-Rubin : quilibre partiel => analyser le comportement dun agent qui ragit une mesure prcise, sans prendre en compte leffet que cette mesure peut avoir sur les dcisions dautres agents.
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  • 7.1 Expriences sociales vs. donnes observes Les expriences sociales tudient les rponses de deux groups choisis alatoirement dune telle sorte que les caractristiques des deux groups sont en moyenne identiques. Les donnes observes ne satisfont en gnral cette proprit, il peut donc avoir un biais de slection qui va obliger utiliser des techniques conomtriques dvaluation plus pousses.
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  • 7.1 Expriences sociales vs. donnes observes Les principaux estimateurs : Before and After Estimator : comparer les rponse moyenne des traits avant et aprs leur participation dans le programme Difference in difference estimator : diffrence entre le before and after estimator du groupe de traits et le before and after estimator du groupe de non traits Cross section estimator : Comparer les rsultats moyens des traits et non traits aux diffrentes dates suivant le traitement
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  • 7.1 Expriences sociales vs. donnes observes Les valuations menes aux USA concluent que les politiques actives sur le march de travail ont un effet positif sur les salaires des femmes dfavoriss conomiquement, mais pas sur les salaires de jeunes Les tudes concernant lEurope sont plus centres sur lemploi (et non pas sur les salaires), et plus particulirement sur lemploi des jeunes. Les tudes europens sont plus tardifs et les rsultats moins tranchs