Journal Politique, Littéraire, d'Intérêt local, d'Annonces ... · PDF...

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Transcript of Journal Politique, Littéraire, d'Intérêt local, d'Annonces ... · PDF...

  • m t '-'^iaf ,is >n tarif. \0 249 CINQ centimes le Numro Jeudi 24 Octobre 1895

    |J - an 8 tr.

    fis mois 9

    flVois unis 4 50

    INSERTIONS

    Annonces, la ligne.. 20

    Rclames, .. 30 Faits divers, .. 75

    Journal Politique, Littraire, d'Intrt local, d'Annonces Judiciaires et d'Avis Divers PARAISSANT TOUS LES JOURS, LE DIMANCHE EXCEPT

    L Agence Havas, 34, rue Notre-Dame-des-Victoires, et 8, place de la Bourse, est seule charge Paris de recevoir les annonces pour le journal.

    L'abonnement continue jusqu' rception d'un avis contraire. Un trimestre commenc sera d. iv RsuX: i, mA m \\\nm\rXi)\i\, s\y\\\\\ Les abonnements et les insertions doivent tre pays d'avance

    a 101 gaffe de M. Goblet Les " simples radicaux accepteront-ils

    1 invite que M. Goblel leur a lance au banquet de Toulouse? Vont-ils, hic et nunc, fusionner avec 1rs socialiste- ? A l'exlrine rigueur, on pii.irrt corder en car-laines circonstances, p.it exemple quand il s'agira de ruser le gou-vernement. Mais, gnralement, on craint du tirage. Dans le Kadical, M. Sigismond Lacrnix, dont la plume a quelqu'autorit sur un cerlain clan, crit qu'il eu est de la concentration comme du mariage. Il faut tre deux voulant se concentrer . Or, les socialistes propre-ment dits, ou, s'il faut les appeler par leur nom, les collectivistes ne veulent pas. Les collectivistes ont toujours repouss l'hypothse d'une concentration. Les lus seraient-ils d'ail-leurs dposs s'y prter, qu'ils en seraient, vraisemblablement, empchs par leur clien-tle lectorale, devant laquelle ils ne manquent jamais de combattre ple-mle radicaux et ra-dicaux-socialistes. Ds lors la combinaison tombe d'elle-mme... Dans ces conditions, le mariage devient bien difficile. M. Goblet, apparemment, ne prtend pas user de violence, mais il parat avoir puis tous ses moyens de persuasion et de sduction : on refuse ses dra-

    ges. Ce n'est pas la premire fois que ce bon M.

    Goblel tend aux collectivistes une main que ceux-ci ont toujours refuse, nous devons leur rendre cette justice. M. Goblet s'est extnu, de son mieux, conclure le chaste Hymen conentratif. Maintes fois, il tenla de dmon-trer, tour de bras et de gosier, que la con-centration ne devait point s'oprer sur des personnes auxquelles referait le droit indnia-ble tous les tre humains de se manger rci-proquement le nez, mais sur des ides et des principes. On a somm M. Goblel d'exhiber ses ides et ses principes, et c'est l que M. Goblet eut le malheur d'achopper.

    Aux questions indiscrtes des fiers collecti-vistes, M. Goblel rpond d'une manire incon-testablement faiblarde et dpourvue de limpi-dit : Eles-vous collectiviste? Je n'oserais l'affirmer. Que pensez-vous de la | roprite? C'est une question ardue. Ete>-vous fran-chement rvolutionnaire? Admettez-vous du moins que la violence soit, selon le mot de Karl Marx, l'accoucheuse des socits? .le sais m'insurger quand il le faut ; mais les lois ont tout de mme du bon.

    L'indcision de M. Goblel constate, la bande Jaurs-Chauvin s'empressa de le lcher comme un veut. C'est pourquoi l'ennemi des tau-reaux se colla, momentanment, avec les hybrides, qui usurpent le nom , insignifiant d'ailleurs, de radicaux gouvernementaux. Mme rception de chien dans un jeu de quil-les. Alors, une dernire fois, Gringaht Goblel interroge l'atmosphre. La brise soufflant, pour l'instant, du ct des grves et du braulebas, le pcheur hasardeux en eau irouble politique jelle une amorce dsespre aux socialistes.

    Les poissons vont-ils bicher ? Nous dou-ions de la russite ; el s'ils ne mordent pas, rien ne peut les contraindre gober l'hame-on. Inutile de se dpenser en frais de conci-liation, en mamours visa vis d; bhes. Combien M. Lacroix a raison uue fois n'est

    p is coutume de rappeler ce pauvre vieux Goblet, qu'il ne suffit pas d'taler et de vanter sa marchandise, mais qu'il faut encore trouver acheteur. Faillite Goblet I Est-ce que vous ne sentez point cela dans l'air?

    Chambre des Dputs Sance du 22 octobre

    M. Buisson ouvre la sance de la Chambre par le discours suivant :

    Messieurs et chers collgues, Notre premire pense tous, en repre-

    nant nos travaux, sera pour ces (ils hroques de la Patrie, qui viennent de porter sur une terre lointaine le drapeau de la France.

    Jamais mieux que durant celte campa-gne nous n'avons senti combien les lois de la Rpublique ont fait indivisible l'arme el la nation.

    Notre race, y a dploy de robustes ver-tus.

    Par leur endurance obstine, en face de maux inattendus, par leur volont de marcher el de vaincre, nos troupes ont fait voir une fois de plus qu' la guerre la flamme intrieure de l'homme et la discipline rflchie peuvent triompher de tout.

    Reprsentants de la nation, nous nous inclinons avec un pieux respect devant la tombe de ceux de ces enfants qui sont morts pour la patrie.

    Nous saluons avec reconnaissance ceux qui font dfinitivement flotter les trois couleurs sur la Grande lie.

    Ils se sont montrs la hauteur de tous les sacrifices, de toutes les difficults, de tou-tes les esprances.

    Demandes d'interpellations

    M. de Baudry d'Asson dpose les deux de-mandes d'interpellations suivantes :

    Premirement : Je demande interpeller le g mvernement

    sur l'incurie avec laquelle se fait le rapatrie-ment de nos soldats malades, de ces nobles victimes de Madagascar.

    Deuximement : Je demande interpeller le gouvernement

    sur le trait pass entre la France et le gouver-nement Hova.

    L'interpellation Jaurs est fixe jeudi. L'interpellation sur Madagascar aura lieu

    lundi. Les autres interpellations suivront.

    Proposition

    M de Baudry d'Asson dpose une autre proposition de loi pour obliger les dputs voter. Elle esl ainsi conue :

    L'abstention est absolument interdite tout dput.

    Celui qui continuera cette faon d'exercer son mandat lgislatif sera contraint de faire connatre sa conduite ses lecteurs par voie d'affiches, tires 200 exemplaires, toutes les fois qu'il s'abstiendra de voler.

    En outre, le dput sera oblig de faire imprimer et placarder ce* affichs ses frais dans toutes les communes de sa cire inscription lectorale.

    Les Chemins de fer du Sud M. Rouanel, dput de la Seine, a adress la

    lettre suivante M. le garde des sceaux :

    Monsieur le ministre, Samedi dernier, devant la Cour d'assises,

    M. Flory, expert comptable, interrog par M" Chenu, dfenseur de M. Magnier, a dclar qu'il avait relat dans son rapport les diverses sommes verses par l'administration des Che-mins de fer du Sud des membres de la Chambre et du Snat.

    Lacomptabilil des Chemins de fer du Sud tant une comptabilit publique, soumise au contrle du Parlement, je viens vous deman-der, monsieur le ministre, debien vouloir don-ner des ordres au parquet de la Seine, pour que je puisse prendre connaissance des travaux de M. Flory sur la complabilit de cette en-treprise de chemins de fer qui jouit de la ga-rantie d'intrt.

    J'espre que vous ne verrez aucun inconv-nient cette communication, et comme la dis-cussion d'une interpellation que je vous adresse au snjetdeces chemins de fer. doit venir sa-medi devant la chambre, je vous prierai de bien vouloir donner des ordres pressants afin que je, puisse prenlre connaissance, ds de-main, des fait qui m'intressent.

    Veuillez agrer, etc. RotHNET.

    Organisation nationale DE L'ASSURANCE ET DU CRDIT AGRICOLES

    M. Calvel, snateur de la Charente-Infrieure, a dpos, hier, au Snat, une proposition de loi relative l'organisation nationale de l'assu-rance et du crdit agricole. Il indique, dans les termes suivants, le double but de sa proposi-tion :

    Constituer une Caisse nationale d'assu-rances agricoles par le groupement de Socits dpartementales solidarises ;

    Organiser en faveur des seuls agriculteurs assurs un crdit rural effectif, pratique et im-mdiat, l'aide des bnfices raliss par l'as-surance.

    M. Calvel rsume ainsi les traits caractris-tiques de sa proposition :

    L'assurance reste facultative pour les agri-culteurs ;

    L'Etal n'prouve aucune perte du chef des droits de timbre et d'enregistrement; le concours de sa trsorerie ne lui est point charge, le personnel de l'Etat tant indem-nis ;

    n La Caisse nationale, supprimant par ses assurances l'obligation pour l'Etat d'indemni-ser une portion des sinistres publics, sera en droit de demander qu' titre de subvention une pari correspondante du fonds spcial de se-cours inscrit au budget lui soit attribue annuellement.

    C'est l'initiative du bureau local qui amne peu peu les populations rurales au bnfice des assurances et du crdit. L'agriculture jouit pour tous ses assurs d'un crdit facile, bon march, pouvant le plus souvent affecter un caractre personnel et de nature attnuer s-rieusement la crise actuelle.

    La divisibilit les risques et la solidarit, conditions essentielles du succs de l'entre-prise, sont obtenues par le groupement des

    Socits dpartementales en une Caisse natio-nale, selon l'esprit de la loi des Syndicats pro-fessionnels.

    Celte proposition est actuellement soumise l'examen de la commission d'initiative parle-

    mentaire.

    INFORMATIONS Actes officiels

    Le Prsident de la Rpublique vient de chan-ger ses jours de rception. Il recevra dorna-vant le lundi et le jeudi matin, au lieu du mercredi et du vendredi.

    Qu'on se le dise I

    Unification de l'armement De VEcho de Paris : Le service de l'artillerie a pris les dispo-

    sitions voulues pour qu' partir de l'anne 1890 toutes nos troupes indignes, en Afrique el dans l'Indo-Chine, soient armes avec des fusils petit calibre.

    En assurant l'unification de l'armement pour toutes les troupes employes aux colo-nies comme en France, le servi