PARAISSANT TOUS LES JOURS, LE DIMANCHE ... trois ans : «Jamaisles catholiquesn'a'cv cepteront...

Click here to load reader

  • date post

    21-Aug-2020
  • Category

    Documents

  • view

    0
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of PARAISSANT TOUS LES JOURS, LE DIMANCHE ... trois ans : «Jamaisles catholiquesn'a'cv cepteront...

  • ,Snivflntft-troislème_année. — N° H CINQ centimes le Numéro

    ABONNEMENT

    Uu ■

    Six mis.

    Trois moi-' »:•*>

    18 fr.

    9 »

    4 50

    Jeudi 14 Janvier 1904

    INSERTIONS

    Annonces, la ligne 20

    Réclames, — , OQ

    Faits divers, — 75

    Journal Politique, Littéraire, d'Intérêt local, d'Annonces Judiciaires et d'Avis Divers PARAISSANT TOUS LES JOURS, LE DIMANCHE EXCEPTÉ

    ,(,,*!; U quittance eit présentée à l'abonné ,an5 dérangement pMul. PI nu 0 Le* ibcanemsnt* et les in»ertiov doitaet ittt payés d'avance.

    J^aHésistance Déclarations de Mgr l'évêquo de Nice

    ' / Mgr Chapon, évêque de Nice, «1 fait à son clergé, réuni en son palais épisco- Wlj d'importantes déclarations au sujet de la persécution religieuse. Nous en détachons quelques passages :

    | « Ce qui n'est pas encore atteint, a-t-il dit, est menacé ; après les Congréga- tions qui n'avaient pas demandé l'auto- risation, ce furent celles qui l'avaient 'demandée; après les Congrégations non autorisées,les Congrégations autorisées; après les religieux, les sécularisés que l'on poursuit odieusement jusque dans leur retraite et leur vie privée; après les sécularisés ce seront les prêtres sé- culiers; après les maisons d'éducation, les œuvres hospitalières, après les cha- pelles, les églises paroissiales elles mê- mes ; après le clergé, la propriété et les propriétaires ; tout est destiné à dispa- raître dans les desseins d'une secte qui se révèle chaque jour plus puissante. Les plus violents, qui sont souvent les plus .sincères, et qui furent souvent des prophètes et des précurseurs, l'avouent uudacieusement. !

    ) « Comme je VQUS \e disais, j.1 y a déjà trois ans : «Jamaisles catholiquesn'a'cv cepteront d'être traités comme des pa^ rias dans leur propre pays.» Aussi long- temps qu'il y aura sur cette terre de France une liberté épargnée, nous nous y réfugierons pour nous défendre.Il fau- (Ira les avoir toutes détruites avant de nous réduire, et ce n'est pas une vaine bravade, c'est l'intrépide résolution de plusieurs millions d'àmes. » j

    I Après avoir montré où les persécu- teurs veulent en venir, l'éloquent évê-

    . que a ajouté : I ! « Comme sur un champ de bataille,où les survivants se serrent autour du drar peau pour y remplacer les morts.il faut que, dans l'armée catholique, les sécu- larisés prennent la place dos religieux; les prêtres s'ouliers, celle des séculari-

    ( ris -s:, les simples lidèles, les laïcs, celle des prêtres, à mesure que la proscrip- tion décimera nos rangs. Il n'est point d'oppression que n'use'eelte résistance patiente et obstinée et qui définitive- ment n'y succombe, Souvenons nous de l'Irlande et de l'Allemagne... » 1

    ENTRE ARRIVISTES ! f D'après ce que raconte le Sole//, le général Peigné se serait montré très froissé du commentaire ajouté à son ordre du jour par le lieutenant colonel Sarraii. Ce commentaire aurait été con- sidère par le commandant du 9e corps d armée comme une concurrence délo- yale. ; ! Au moment même où toute la presse ministérielle félicitait M.le général Pei- gne ne son anticléricalisme, M. le lieu- }! .colonel Sarraii,foulant aux pieds esuroits de la hiérarchie, a voulu s'ap-

    Ptoprmr j ç ,

    n , )tioI1 (lont M

    _ ]e

    g^^j «igno comptait tirer le meilleur profit. A arriviste, arriviste et demi! Sous le coup te colère, peu s'en est fallu, pa- rait il, que M. le général Peigné n'infli- gea quinze jours d'arrêts de rigueur à M. le colonel Sarraii.Mais un ami rte ce lerni.r connaissait le Vénérable d'une

    .Loge voisine de Tours. Notre franc ma- çon - tanneur de son état, - mais en n u - ftP8 s.ei"ent de territorial,., a obligé M. le général Peigné à avaler le .crapaud, pour éviter un scandale. ! .allaire est donc arrangée pour cette fois. Mais il ne faudrait pas que M. le commandant de l'Ecole militaire de haint-Maixent recommençât à surenchê-

    L'expulsion député alsacien Une protestation

    , La Libre Parole publie la protesta-

    jLSESÏ-d'un 8 oupe fjSSsr ^prèsl'interdiction du Volksfreuné,

    ]M. Combes vient d'infliger aux Alsa- ciens-Lorrains une nouvelle insulte qu'ils ressentiront d'autant plus cruel lement qu'elle s'adresse à un de leurs députés les plus français. M. Goiubon a osé faire expulser comme Allemand l'abbé Delsor et il A oublié que,' le l«t mars 1871, M. Grosjean a lu du haut de la tribune de l'Assemblée nationale une solennelle protestation par laquelle les provinces annexées affirmaient leur droit de rester françaises et déchiraient par avance nul et non avenu tout pacte qui les céderait à l'étranger, |

    . » Les Alsaciens-Lorrains protestaient contre la loi qui leur défend de crier, bien baù/t leur amour pour la France,'; Ne vous plaignez pas, leur a répondu M. Combes, il en est de même en Frais e, j

    » ils protestaient contre les autorités allemandes qui empêchent de chanter l'hymne national français.Ne vous plai-' gnez pas, il en est de même en France où 1''Internationale devient chant ofli-' ciel.

    1 » Ils protestaient contre l'ostracisme qui frappe plusieurs journ.iux français,1 et, encore une fois en interdisant l'en-j trée dn folksf'r>-und,M. Combes leur a répondu : « N? vous plaignez pas, il en! de même et}, France. 'j ; » Ainsi, ni lips té de la parole, ni IL berté de la presse 3.n France comme en Alsace! Lt les Alsaciens-Lorrains sa-| vaient cela, et ils restaient fidèles. Mais' Ils croyaient que, s'il leur était défendu en Alsace d'aimer la France, cela du moins leiu était permis en France ; ils croyaient qu'après s'être battu pour elle sur tous les champs de bataille,1 après avoir payé en 187U la rançon de la patrie, ap vs avoir lutté pendant trente années, malgré les déboires qui leur venaient de la mère-patrie, contre l'en- vahisseur, ils croyaient que la Franco leur serait hospitalière et qu'ils n'y se^ raient pas traités en étrangers. j

    » Mais les morts parlent encore,selon l'éloquente parole gravée sur le socle de la colonne élevée aux cuirassiers do Reischshoffen. Oui i ils clament bien fortleuramour pour la France,ces morts d'Alsace ; ils disent qu'ils se sont fait tuer pour elle et que leurs fils suivront leur exemple, mais ils demandent aussi de quel droit on insulte à leur mémoire,' de quel droit on interdit à un de leurs fils, fùt-il prêtre, l'accès do la patrie. » |

    . ♦ . ■

    La % Patrie Française " ) A Condé-sur-Nolreau

    Une importante réunion de la « Pa -j trie Française » a eu lieu, dimanche, à Condé sur-Noireau (Calvados), j L'ordre du jour suivant a été adopté à l'unanimité : j « Les membres des comités de Condé- sur-Noireau, Saint-Pierre-du-Kegard et Montilly, réunis au nombre de 1,200 sous la présidence de M. François, pré- sident du comité local, après avoir en- tendu MM. Charles Dianiélou et le com- mandant ïournade dans l'exposé des doctrines nationalistes, approuvent le programme de la Patrie Française et se séparent aux cris de : « Vive la Répu- nlique libérale et nationale ! » j

    A Travers la Presse Le conflit russo-japonais

    [ De Saint-Pétersbourg au New-Yom Herald :

    I L'opinion publique se montre de plus en plus irritée contre le Japon. Les déclara- tions pacifiques du ministre du .lapon ser- vent d'argument contre cette nation, qui, on le dit ouvertement, use de ces phrases diplomatiques pourgagner du temps.eton J'accuse de vouloir attendre l'arrivée do ses nouveaux cuirassés. Mais on est cer- tain que la (lotte russe ne les perdra pas de vue un seul instant.

    Une grande amertume résulte du fait que les Anglais forment l'équipage du Riva- dacia et du Morcno, et.que l'Angleterre permette que ces croiseurs naviguent sous son pavillon. u

    iJOsiàblia et YAurora, avec leur flottille de contre-torpilleurs du type « Gystry et Codry », donnent une vitesse de 2o nœuds, et rendent émotionnant le voyage des deux croiseurs japonais. Si la guerre éclatait, les Anglais qui les montent seraient dans une mauvaise situation au cas où ils tombe- raient entre les mains des Russes.

    Le retard de la réponse du Japon a aug- menté 1 irritation et l'impatience.

    Le gouvernementprêche toujours la paix, car l'organisation militaire n'est pas com- plètement terminée.

    L3 général de Cornnlier-Lucinière Du Gaulois ■ Le conseil d'enquête a émis « à l'unani-.

    mité « un avis favorable au général de CornulicrLucinièrccn répondant : « Non ! » à la question poséo par le ministre de la guerre contrairement à l'information de l'Agence Ha as', qui attribue trois voix contre deux au général de Gornulier.

    La séance avait duré trois quarts d'heu-: re. ]

    L'iacldent de Lunéville Du Petit Bleu : Dans la soirée d'hier,plusieurs Alsaciens-

    Lorrains habitant Paris et les environs sont venus nous informer d'une résolution prise par un groupe de leurs compatiio-, tes.

    : Il s'agit de l'aire parvenir à M. Delsor une adresse dont le texte est arrêté et à la- quelle seront jointes des listes de signata- ires. ;

    Le référendum des vacances Du G il nias :

    Le prolesseurs du collège de Perpignan, réunis en assemblée pour examiner le ques- tionnaire relatil à la question des vacan- ces, ont décidé, à l'unanimité des 28 vo- tants, de fixer l'ouverture des vacances au 14 juillet, sans changement de la date ac- tu