Impact Infrastructures - Français

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IMPACT est la revue de la CTB qui braque les projecteurs sur les résultats de nos interventions dans un secteur particulier.

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  • IMPACTSeptembre 2015 / Magazine thmatique de la CTB - lAgence belge de dveloppement

    INFRASTRUCTURES

  • SOMMAIRE

    PROPOS DIMPACTIMPACT est la revue de la CTB qui braque les projecteurs sur les rsultats de nos interventions dans un secteur particulier.

    Dj parus ducation (janvier 2015) Agriculture (novembre 2013) Sant (avril 2013)

    Le terme impact est utilis ici dans le sens gnral du terme ( consquence , effet ), et non pas dans celui employ dans le cadre des valuations des interventions de dveloppement.

    Innovation et apprentissage doivent guider notre dmarche 3

    Burundi : Toutes les routes mnent lemploi 5

    Rpublique dmocratique du Congo Le dsenclavement, outil de dveloppement rural 9

    Mieux grer les bacs de passage, un dfi crucial pour le rseau routier congolais 12

    Des coles co en Palestine 14

    Ouganda : La qualit de lenseignement passe aussi par larchitecture 16

    Burundi : Les technologies mobiles gagnent les chantiers 18

    Une bonne programmation : la cl pour des infrastructures sanitaires de qualit 20

    Mozambique : Le prfabriqu l'preuve du test 22

    Impact social d'une rnovation urbaine au Vietnam 23

  • 03

    Pourquoi le secteur des infrastructures est-il important pour le dveloppement ? Si vous considrez lagenda post-2015 qui vise la dignit pour tous dici 2030 en liminant la pauvret et en trans-formant nos vies tout en protgeant la plante, vous comprenez que les infras-tructures vont continuer jouer un rle essentiel dans nos projets venir.

    Cet agenda ne manque pas dambi-tion puisquil ne compte pas moins de 17 Objectifs de dveloppement durable parmi lesquels on retrouve naturelle-ment les questions cruciales daccs une ducation de qualit, aux soins de sant, leau et lassainissement, aux services nergtiques, la mise en place dinfrastructures rsilientes, etc.

    Tout cela ncessite dimportants inves-tissements financiers, mais galement toujours plus dinnovation et de trans-fert de technologies afin damliorer la qualit des infrastructures dans une vision de dveloppement durable.

    Ainsi, la construction de centres de sant et dhpitaux, de rseaux de transport adapts favorisant les changes ou dquipements municipaux soutient les approches sectorielles des projets de la

    La CTB dans le secteur des infrastructures

    INNOVATION ET APPRENTISSAGE DOIVENT GUIDER NOTRE DMARCHEInterview avec Olivier Stoupy, Coordinateur de la cellule Infrastructures et Environnement de la CTB Bruxelles.

    Coopration belge tels que la mise en place de systmes dassurance maladie, lappui aux filires agricoles ou la gou-vernance locale.

    Quelle est limportance du secteur des infrastructures dans la Coopration belge ?

    Notre core business consiste amliorer laccs aux infrastructures de base dans trois grands domaines : leau, lassainissement et les dchets solides ; lnergie et les transports.

    Une autre de nos activits consiste appuyer les secteurs de lducation, la sant, lagriculture et la gouvernance, qui sont galement de grands btis-seurs .

    Par ailleurs, une importance croissante est donne lintgration de lenviron-nement et du changement climatique dans nos interventions. Certains pro-grammes sont mme entirement d-dis lenvironnement, comme cest le cas pour le Programme de coopration avec lAlgrie.

    Lune des spcificits du secteur des infrastructures rside dans les impor-tantes ressources financires nces-

    saires leur ralisation : au total, on estime que la moiti des fonds de coo-pration confis la CTB sont consa-crs aux infrastructures. On observe galement une tendance une mise en commun des ressources des diffrents partenaires au dveloppement pour assurer le financement de grands pro-grammes : cest actuellement le cas au Maroc, dans le domaine de lassainis-sement des petites et moyennes villes, et au Burundi, dans le cadre de la r-forme de lenseignement de base.

    De quelle manire la Coopration belge se dmarque-t-elle ?

    Lun des avantages comparatifs de la Coopration belge est quelle autorise, par ses modalits dintervention, une contribution la fois au dveloppement des capacits des acteurs et au finan-cement des investissements. La plupart des autres cooprations ont spar laccompagnement technique et insti-tutionnel de celui des investissements proprement dits, qui sont financs par des banques de dveloppement ou des instruments financiers. La Belgique est capable doffrir ses partenaires un package permettant de promouvoir des ouvrages de qualit dans une d-marche globale.

    OLIVIER STOUPY

    [Lire la suite page 4]

  • Quelles sont les caractristiques de nos interventions actuelles ?

    Les interventions de type programme remplacent petit petit les projets isols. Ces programmes sont caractriss par des budgets plus consquents et le prin-cipe dun double ancrage au niveau des structures partenaires : au niveau local, avec le dveloppement des capacits des acteurs de terrain et le financement dinvestissements, et au niveau central, travers un appui institutionnel des tu-telles. Ce double ancrage permet un effet de levier sur lamlioration des politiques et stratgies sectorielles, et leur opra-tionnalisation plus grande chelle.

    On observe aussi une meilleure int-gration des aspects de planification et daprs-projet dans nos interven-tions, mme si la matrise des phases de marchs publics et de travaux reste cruciale. Lexploitation et la mainte-nance des infrastructures constituent un point central. Plusieurs projets se concentrent exclusivement sur la ques-tion de la maintenance dinstallations existantes. Cest le cas au Bnin, o nous dmarrons un programme entirement ddi la maintenance des infrastruc-tures de sant.

    La problmatique de la maintenance est cruciale pour la durabilit de nos actions. Comment nos interventions abordent-elles cette question ?

    La question de la maintenance repose sur plusieurs facteurs. Premirement, au moment de la conception de linfrastruc-ture, nous devons nous placer dans une perspective de futurs utilisateurs : beau-coup damliorations peuvent dj tre apportes ce stade. Par exemple, si rien nest prvu pour la gestion des dchets biomdicaux dun hpital, cela posera

    immdiatement problme lors de la mise en service et sera extrmement difficile corriger.

    Deuxime facteur : lappropriation tout au long du processus par les utilisateurs eux-mmes. Sils sont associs ds le dpart un dialogue, ils comprendront mieux le systme constructif et le fonc-tionnement du btiment, et seront donc mieux mme den assurer lexploita-tion et la maintenance future.

    Troisimement, la question budgtaire est essentielle, car un grand nombre dinfrastructures ncessitent des bud-gets spcifiques dentretien prventif. Dans le cas dinfrastructures complexes telles quun hpital, un lyce, une cen-trale lectrique, une piste rurale, il sagit de travailler en amont avec les matres douvrages sur la prise en charge bud-gtaire des cots affrents.

    Enfin, se pose aussi la question du rle des prestataires du secteur priv dans lexploitation et la maintenance des infrastructures. Si on parle par exemple du photovoltaque, sans le dveloppe-ment en parallle dun secteur priv local pour raliser la maintenance des quipements, nos interventions sont voues lchec.

    Comment le secteur priv local est-il pris en compte dans nos interventions ?

    Le temps des services dtat assurant en rgie les travaux et la maintenance est rvolu dans la plupart de nos pays dintervention. Une gnralisation de la dlgation de services publics des oprateurs est en cours. Nous devons donc rflchir laccompagnement de cette transition en appuyant, lorsque c'est pertinent, les oprateurs privs. De petits oprateurs devront par exemple

    se regrouper et investir dans du person-nel et des quipements professionnels. Ceci nest possible quavec une bonne prvisibilit du march potentiel. Nous devons donc mieux communiquer et donner des perspectives long terme sur les grands projets dinfrastructures qui gnrent dimportants besoins dex-ploitation et de maintenance. Dans notre coopration bilatrale, les financements sont principalement orients vers le sec-teur public, ce qui impose normment de limites dans ce contexte en transition. Toute une rflexion doit tre mene sur les voies et moyens de faire merger des partenariats publics-privs davenir dans le secteur des infrastructures.

    Quels sont les principaux dfis pour les prochaines annes ?

    Linnovation et lapprentissage doivent continuer guider notre dmarche. Nous devons tre encore plus cra-tifs et inventer des infrastructures de demain plus durables et plus rsilientes au climat. Forte de plus de dix annes dexprience dans les projets et pro-grammes bilatraux, la CTB est ga-lement bien place pour faciliter les processus de mise lchelle avec le concours de financement multibailleurs. Cela passe par une attention accrue la capitalisation de nos expriences et une large diffusion des bonnes pratiques vers nos partenaires au dveloppement.

    Nous devons galement mener une rflexion plus approfondie en tenant compte des diffrents instruments de la Coopration belge. Quels sont les avantages comparatifs et les possibi-lits de partenariats stratgiques entre acteurs belges dont nous disposons pour dmultiplier notre savoir-faire en matire dinfrastructures et contribuer pleinement au dveloppement durable de laprs-2015 ?

    04

    [suite de la page 3]

  • Cibitoke, Kamenge et Kinama sont trois communes situes au nord de Bujumbura, qui ont t dsertes durant la crise sociopolitique traverse par le Burundi entre 1993 et 2005. Depuis lors, une population nombreuse, jeune et peu qualifie sy est rinstalle. Ces trois communes fragilises par des tensions communautaires ont t dlaisses par les investis-sements publics.

    Parmi les habitants, Magnifique, commerante, marie, mre