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  • Les technologies d’information et de communication modifient notre société de manière décisive. Depuis les années 80, la Suisse ainsi que de nombreux autres pays connaissent une véritable vague de réformes, touchant la quasi-totalité des domaines éducatifs, déclenchant des dispositions innovatrices et augmentant la qualité des écoles. Si toute transformation est normale... garder le statu quo est anormal…

    La seule constante, c’est le changement L’influence des nouvelles technologies, la durée de vie toujours plus courte du savoir, les exigences croissantes envers nos adolescents et les profonds changements dans notre culture de communication lancent de nouveaux défis à l’orientation professionnelle. L’économie a besoin de professionnels indépendants et autonomes, capables d’évoluer au sein d’une équipe, sachant réfléchir de manière analytique, aptes à assumer des responsabilités tout en étant à l’aise dans la gestion d’informations, des professionnels qui sont non seulement compétents, mais encore capables d’apprendre sans cesse. Les entreprises recherchent des personnes à la fois polyvalentes spécialisées, possédant une

    large palette de connaissances générales et en

    même temps des connaissances spécifiques dans un ou plusieurs domaines. On ne demande pas uniquement des compétences professionnelles, mais aussi des compétences sociales, humaines et méthodologiques.

    Où suis-je? Que veux-je? Où vais-je? Le passage de l’apprentissage pour la vie à l’apprentissage tout au long de la vie exige une adaptation de nos habitudes d’apprentissage. En vue de ces nouvelles exigences, l’orientation

    professionnelle et de carrière doit être adaptée, tout en trouvant un compromis entre les intérêts de l’individu, ceux des employeurs et de la société. C’est là une tâche extrêmement difficile, car l’individu veut un maximum d’autonomie afin de trouver sa propre voie alors que les employeurs ne veulent engager que des professionnels hautement qualifiés; la société, quant à elle, exige des chances égales pour tous. Cette tâche ne peut être résolue que par un accompagnement qui vise à aider les personnes à s’aider elles-mêmes tout au long de leur parcours. Ceci en répondant aux trois questions de base: Où suis-je? Que veux-je? Où vais-je?

    Le clivage digital L’orientation professionnelle de demain devra savoir gérer à la fois l’augmentation du flux d’informations, l’accroissement du nombre de personnes cherchant leur chemin et la complexification du système de formation. Les carrières professionnelles de l’avenir ne seront

    plus rectilignes, mais ramifiées. L’accès aux informations sera

    décisif pour le choix professionnel. Le «digital divide» (clivage digital) élargira le fossé entre la couche de population ayant accès aux informations et celle qui ne l’a pas. Ceci conduira sans doute à des problèmes aussi bien éthiques que sociaux. Les multiples connexions nous transforment au fur et à mesure en un «Homo conexus», qui doit gérer une quantité quasi illimitée d’informations. Mais que se passera-t-il avec ceux qui n’ont pas d’accès à ces informations? J’espère qu’ils pourront toujours consulter leur «cyberconseiller» en orientation professionnelle.

    Serge Imboden, chef du Service de la formation professionnelle

    ( Résonances - Octobre 2004 1

    Homo Conexus et Cyber Consulting

    Homo Conexus et Cyber Consulting

  • 60 ans d’orientation

    60 ans d’orientation

    L’Office d’orientation scolaire et

    professionnelle valaisanne fête ses 60 ans

    d’existence en ce mois d’octobre.

    Occasion d’aborder le sujet par un bref

    retour sur le passé afin de prendre la

    mesure des évolutions et se projeter dans

    l’avenir sans oublier les missions actuelles

    de l’OSP. Ce dossier a multiplié les

    témoignages afin de donner une petite

    idée de ses divers champs d’action et

    collaborations.

    (4 Les grandes dates del’orientation en Valais6 L’évolutionde l’orientation8 L’évolution de l’OSP:témoignages des COSP11 Secteurset prestations13 Les collaborationsde l’OSP: regards departenaires 16 Enseignants EDC etCOSP: une collaboration particulière18 Jeunes et adultes:les dessous des choixd’orientation20 Les défisde l’orientation22 Les défis de l’OSP:témoignages des COSP25 Pour en savoir plus Dossier conçu et rédigé par Nadia Revaz, en collabora- tion avec l’OSP.

  • Que de chemin parcouru depuis les débuts de l’orien- tation en 1944! On peut le constater en regardant les principales étapes de son développement.

    Les origines de l’orientation en Valais avec les cours en internat 1944 Création, à titre expérimental, du premier cours

    d’orientation en application de la loi fédérale sur la formation professionnelle prévoyant l’or- ganisation de l’orientation par les cantons.

    1947 Engagement de Rémy Abbet, collaborateur au Service cantonal de la protection ouvrière qui fut «prêté» temporairement au Service canto- nal de la formation professionnelle pour les be- soins de l’orientation.

    1948 Le chef du DIP, le conseiller d’Etat Cyrille Pitte- loud, décide d’organiser l’orientation profes- sionnelle générale dans la partie romande du canton. C’est Rémy Abbet qui est chargé de cette mission.

    1958 Engagement du premier collaborateur perma- nent. Premières monographies des grandes entrepri- ses. Jusque-là les élèves prenaient des notes lors de la présentation des métiers.

    1960 Premières monographies de l’Office d’orienta- tion.

    1963 Premières aides apportées aux élèves des écoles secondaires et des collèges cantonaux, sous

    forme de permanence assurée dans certains centres scolaires. Pour répondre à la de- mande croissante, les cours d’orientation, lo- calisés dans un bâti- ment à Valère, sont déplacés dans l’actuel OSP à Sion, à l’ave- nue de France 23. Le

    bâtiment était alors un internat avec des chambres, des ateliers, des salles de loisirs.

    1964 Cassettes sur les métiers faites pour l’Expo na- tionale.

    Aux débuts de l’orientation, Hermann Mabillard, alors chef du Service de la formation professionnelle, a contacté André Rey, de l’Institut des Sciences de l’édu-

    cation de l’Université de Genève, pour qu’il en assure la direction technique et scientifique. Ce dernier fai- sait passer des tests, batterie de tests élaborés par lui- même en grande partie.

    Les cours d’orientation et de préapprentissage en in- ternat ont concerné près de 10’000 jeunes en 30 ans, à raison de 6 à 9 sessions par année, voire plus certaines années. Au départ, après la guerre, l’artisanat avait besoin de relève, et les cours d’orientation permet- taient d’aiguiller les jeunes vers des métiers offrant de l’emploi, tout en tenant compte des aptitudes et des intérêts des élèves. Louis Bellwald, conseiller en orien- tation de 1958 à 1994, réfute l’idée selon laquelle l’orientation était plus directive autrefois tout en ex- pliquant que «les possibilités d’apprentissage étaient nettement plus restreintes qu’aujourd’hui. Ainsi, dans certaines vallées, un jeune qui voulait travaillait près du domicile familial avait un choix limité». Dès ses dé- buts, il se souvient que l’orientation a toujours res- pecté les critères de choix des jeunes, critères qui à son avis sont restés les mêmes. Le programme des cours comprenait notamment des présentations théo- riques, des visites d’entreprises, des cours de dévelop-

    Les grandes dates de l’orientation en Valais

    Les grandes dates de l’orientation en Valais

    4 Résonances - Octobre 2004 )

    ( Les cahiers d’orientation

    avant les moyens de reproduction et les

    «machines» à test d’antan pour évaluer les aptitudes.

  • pement personnel ainsi que des tests psychotechni- ques. L’habileté manuelle et le savoir-faire étaient tout particulièrement évalués. Lors des présentations théoriques, les jeunes, tant qu’il n’y avait pas de moyens de reproduction, copiaient les informations données par les conférenciers et recevaient de l’infor- mation sur tous les métiers envisageables alors. Au terme du cours, un certificat était délivré mention- nant les métiers convenant au jeune, avec parfois l’ajout de réserves du type «bénéficierait d’un appui en mathématiques».

    L’année 1963 marque une première étape vers la gé- néralisation des permanences scolaires dans toutes les écoles du secondaire I et II.

    La régionalisation 1974 Pour s’adapter aux exigences de la mise en place

    du Cycle d’orientation, l’Office a dû opérer une décentralisation. Dans tous les établissements du premier et du deuxième degré du Valais ro- mand, un conseiller en orientation assure une permanence hebdomadaire un ou plusieurs jours par semaine. Dans les diverses régions, les conseillers sont également à disposition des adultes ayant des problèmes de formation ou de recyclage. Cette réorganisation a impliqué la création de postes, l’élaboration de program- mes d’information, la création et la diffusion d’une importante documentation auprès des élèves, des maîtres, des parents.

    1978 Les cours en internat s’étaient réduits progressi- vement avec l’augmentation des permanences scolaires et ont totalement disparu cette an- née-là.

    Louis Bellwald relève que les trois évolutions majeures de l’orientation scolaire entre