Ecole d’Architecture de Nantes - ensan.· ... (ESAD-TNS), fondée en 1954, l ... cohésion sociale

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  • Dfinition du Ple de liaison et dchange pour la formation aux arts de la scne 10 mai 2008

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    Nantes mtropole

    Ple de liaison et dchange pour la formation aux arts de la scne

    [PleFas]

    Un rseau de formation issu des ressources de la Constellation nantaise En prambule, quatre ides directrices alimentent ce projet de rseau absolument singulier dans ses objectifs et sa mthode. Le Ple de liaison et dchange pour la formation aux arts de la scne [PleFas] a vocation mettre en synergie formation, cration, recherche et conomie, en lien avec dautres ples. Notamment, il prend clairement place dans le cadre du projet gnral dnomm actuellement Campus de lIle. Si une partie des acteurs concerns par ce projet et des actions menes se rfrent lIle de Nantes, le projet [PleFas] ne se limite pas ce territoire : cest tout le territoire de la mtropole qui est engag, et au-del, le territoire dpartemental, rgional, national, europen, international. Il ne sagit pas de crer Nantes une nouvelle cole, mais de dvelopper un rseau dchange runissant des tablissements existants et actifs, un rseau qui entend se placer la hauteur des bouleversements actuels des arts de la scne et de la socit. Dores et dj ce rseau se met en place quotidiennement travers des actions de terrain, donnant lieu de nombreuses exprimentations concrtes et ralisations pratiques. Lobjectif est de croiser lobligation de penser diffremment les politiques culturelles avec la ncessit de considrer autrement les ressources de la Constellation nantaise. Est appele ici Constellation nantaise lensemble complmentaire et diversifi des lieux et des structures ayant pour objet les arts de la scne, pour les uns dans le domaine de la cration, la production et la diffusion et, pour les autres, dans le domaine de la formation et de la recherche. Le mot-cl est celui dchange. Les mtropoles sont des centres dchanges, lieux privilgis de cration, de captation et de diffusion des savoirs lis aux pratiques culturelles. Le [PleFas] entend jouer son rle sa place et dans son domaine. Il sagit maintenant de prciser la perspective gnrale de ce projet, puis de dcrire son dispositif avec ses objectifs, ses principes, ses composantes et les actions mener. Par ailleurs, il sagit de considrer les actions dj conduites par les partenaires de ce projet, qui prfigurent le [PleFas]

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    1. Perspective gnrale : Echanger pour former et transmettre

    1.1. Un nouveau modle daction et de dveloppement culturels

    L initiative du [PleFas] doit tre situe dans le contexte gnral de la formation en France et en Europe, en lien avec le paysage culturel, quelle entend renouveler. Que ce soit dans le domaine du thtre, de la musique ou de la danse, il existe en France un grand nombre de lieux de formation aux diffrents arts de la scne, quil sagisse des conservatoires suprieurs nationaux de musique et dart dramatique, des conservatoires rayonnement rgional, des tablissements denseignement et de formation la musique et la danse, des coles de thtre, des centres de formation technique. Bien dautres lieux se sont crs, notamment dans le domaine du cirque, des arts de la rue, des arts numriques. En matire de formation aux arts de la scne, le paysage franais sest constitu sur la base de grandes coles suprieures, affiches comme lieux de lexcellence selon un schma pyramidal : les grands lieux de formation crs au XIXme sicle, le Conservatoire national suprieur dart dramatique, le Conservatoire national suprieur de musique, et les nouveaux centres de formation lis aprs 1945 la Dcentralisation dramatique telle lEcole suprieure dart dramatique de Strasbourg (ESAD-TNS), fonde en 1954, lEcole nationale suprieure des arts et techniques du thtre cre Paris et plus connue dabord sous le nom de lEcole de la rue Blanche issue dun Centre dapprentissage fond en 1950 , installe maintenant Lyon (ENSATT). Or, tant loffre que la demande se sont dmultiplis et diversifis ces trente dernires annes. On citera la cration dcoles dacteur Cannes, Lille, Rennes, Saint-Etienne, Bordeaux, Limoges, la cration de centres de formation technique comme le Centre de Formation des Personnels Techniques du Spectacle Bagnolet (CFPTS), lInstitut suprieur des techniques du spectacle en Avignon (ISTS). Nantes nest pas en reste dans cette dynamique, loin de l. La liste de lieux de formation latteste : le Conservatoire rayonnement rgional (prcdemment Conservatoire national de rgion, issu de lEcole de musique cre en 1846), le Diplme des mtiers dart en lumire et son au Lyce dEtat GuistHau (formation cre en 1995), le Diplme de scnographe lEcole nationale suprieure darchitecture (formation cre en 1985 et transfre de Clermont-Ferrand Nantes en 1999), STAFF (Spectacle et techniques, association franaise de formation, cre en 1986), centre dlivrant le titre homologu dagent technique du spectacle, galement organisme certificateur pour le titre de technicien du spectacle vivant option lumire, son ou machinerie, Trempolino, organisme de ressources, de formation professionnelle et dexprimentation dans le domaine des musiques actuelles (depuis 1990), et la cration rcente du CEFEDEM Bretagne Pays de la Loire, Centre de formation l'enseignement de la danse et de la musique (cr en 2000)

    Il sagit de constituer prsent un nouveau modle daction et de dveloppement culturels. Les politiques culturelles manant de lEtat et des collectivits territoriales reposent encore de prs ou de loin sur deux actes fondateurs : la cration du ministre des Affaires culturelles en 1959 et la relance active de ce ministre en 1981. Elles reposent galement sur un tat et un dcoupage des arts et des pratiques hrit dans leur dfinition et leur constitution la fois du XIXme sicle et des rvolutions artistiques du XXme sicle.

    Les politiques mises en uvre en 1959 se sont fondes sur une sparation du monde professionnel avec le mode ducatif et le monde amateur. Elles ont t portes dabord de faon centralise par lEtat avec le projet dune Dcentralisation culturelle. La dmocratisation de la culture avec notamment la conservation et laccs facilit au patrimoine et aux grandes uvres du pass - et le soutien la cration contemporaine avec particulirement laide linnovation artistique et aux artistes dans un souci dexcellence et de contemporanit - ont constitu les objectifs principaux de ces

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    politiques et la pierre angulaire du ministre de la culture, et la suite, des services culturels qui ont t mis en place tant au niveau rgional pour lEtat quau sein des collectivits locales et territoriales. Dans ce cadre, la diffusion des uvres a t une proccupation constante. Le paysage culturel et artistique en France sest ainsi dfini au fil des actions, des institutions, des labels, des discours, des tudes, des controverses, en se donnant pour cible ces objectifs : patrimoine, cration, diffusion. Sans les rejeter, il sagit de les dpasser pour viter de les sparer ou de les opposer, notamment en prenant en compte dautres objectifs comme celui de lpanouissement personnel ou celui de la diversit et du dveloppement culturels. Il sagit galement de dpasser les classifications institutionnelles qui formatent la scne franaise depuis 1947, 1959 et 1982. Il sagit enfin de prendre en compte les mutations technologiques qui bouleversent les pratiques artistiques, tant du point de vue des crateurs que de celui des spectateurs.

    Le paysage culturel a t largement modifi, notamment avec la dcentralisation, avec laugmentation de la part prise par les collectivits locales et territoriales, au sein de bouleversements plus profonds et plus larges de la socit, dont il sagit de prendre la mesure et auxquels il sagit de rpondre. Ces bouleversements concernent la matire artistique et culturelle elle-mme, avec une redfinition des arts, des pratiques culturelles et de la relation au public. Ils sont galement largement dus la modification des rapports entre les politiques publiques et les lois du march. Il est plus ncessaire que jamais de raffirmer le caractre indispensable de politiques publiques en faveur des arts et de la culture, qui passent notamment par la subvention ou la gestion directe dtablissements publics Ces politiques publiques ne doivent pas tre fondes sur une opposition entre tutelles (Etat, Rgion, Dpartement, Communauts urbaines, Villes) : elles doivent se conforter toutes les chelles du territoire. Lalternative nest pas aujourdhui entre une vision rgalienne et une vision dcentralise. Le risque ne vient pas de la dcentralisation. La dcentralisation culturelle telle quelle a t pense dans les annes 1960 est accomplie : le maillage du territoire latteste tant du point de vue des lieux que des structures. Une nouvelle tape dcentralisatrice en matire de culture est une ncessit avec une rforme des chelles territoriales. De ce point de vue, les Communauts urbaines ont un grand rle jouer notamment en matire de renouvellement urbain et de dveloppement durable (qualit de vie, changes internationaux, cooprations territoriales, savoirs partags, formation, recherche, cohsion sociale et gnrationnelle). Un autre enjeu tient au poids que fait porter le march du loisir, li notamment la mobilit et lattractivit touristique A travers les nouvelles technologies, ce march du loisir suscite les ingalits et les contradictions les plus fortes parmi les consommateurs. De mme, lenjeu touristique comporte de fortes contradictions : comment prserver la qualit et la quantit des offres, des relations, des objectifs conomiques et culturels, comment faciliter laccessibilit. Lobjectif est de travailler en profondeur et de faon permanente en liant troitement cration, formation et diffusion, en liant aussi diversit des pratiqu