Correspondances en Onco-Urologie

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Correspondances en Onco-Urologie

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Correspondances en Onco-Urologie

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Correspondances en Onco-Urologie

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Correspondances en Onco-Urologie

Déclaration publique de liens d’intérêts

• Carole Helissey déclare avoir des liens d’intérêts avec Sanofi, Janssen, Roche, Astellas.

• Le Dr Yohann Loriot déclare avoir des liens d’intérêts avec Roche, MSD, AstraZeneca, Sanofi, Janssen, Astellas, Seattle Genetics, BMS et Pfizer.

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Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-UrologieCorrespondances en Onco-Urologie

• Quelle place pour les biomarqueursdans la prise en charge des cancersde la prostate ? ……...……...……...…… 6 • Quel bénéfice sur la qualité de viepour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ? ……......…. 17 • Quelle séquence en 2e ligne des CPRCm ? ……...……...……...…… 24 • Quelle place pour l’immunothérapiedans les CPRC ?……...……...……..…. 26 • Cancers du rein ……...……...……...... 29 • Tumeurs germinales ……...……....…. 39 • Tumeurs de la vessie ……...…….... 42

Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-Urologie

Chapitre I

Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?Dr Carole Helissey (Saint-Mandé)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Tilki D et al., abstr. 277, actualisé

Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

• Avantages – Accès simple : urine – Évite la biopsie de la prostate – Application : surveillance active

• Cependant – Validation prospective – Comparateurs : IRM, échelles – Données des prostatectomies

Apport d’un test génomique urinaire au diagnostic et au pronostic de cancer de la prostate

Extraction

Flotilline-1

Récepteurs spécifiques cellulaires

Tétraspanines

Cellule libre urinaire (exosome)

sncRNA name Fonction

Micro-ARN Affecte la stabilité et la traduction des ARNm

C/D boîte snoARN Affecte la stabilité, l’épissage et la traductiondes ARNm

H/ACA boîte snoARN Affecte la transcription et l’épissage des pré-ARNm

• Exosomes – Vésicules stables contenant de l’information cellulaire activement

excrétées par les cellules – ARN stocké dans les exosomes, stable et utilisable comme biomarqueur

de la maladie

0,0

0,3

0,5

0,8

1,0

0,0 0,3 0,5 0,8 1,0

ASC = 0,987

Sensibilité : 94 % Spécificité : 96 %

VPP : 91 % VPN : 97 %

1-SpécificitéSe

nsib

ilité

7

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Feng F et al., abstr. 276, actualisé

Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Tous les patients ne bénéficient pas de l’association RTH + bicalutamide

Apport d’un test génomique après radiothérapie de rattrapage (1)

NRG/RTOG 9601 : un essai de phase III

Rechute biologique (PSA : 0,2-4,0)

ET pT3 ou

pT2 avec marges (+) Stra

tific

atio

n PSA(1,5 ng/mL)

Post-chirurgieNadir PSA Avant ADT

États des marges

RPlacebo (2 ans)

Bicalutamide (2 ans)

RTH de rattrapage

760 patients Médiane de suivi : 13 ans Objectif principal : SG (HR = 0,77 ; p = 0,04)

PSA : 1,6-4,0 ng/mL PSA : 0,2-1,5 ng/mL

0,0

0,3

0,5

0,8

1,0

0 3 6 9 13 160,0

0,3

0,5

0,8

1,0

0 3 6 9 13 16

Surv

ie

Placebo Bicalutamide

Survie à 12 ans : Placebo : 49 % (37-64) Bicalutamide : 74 % (63-86)

Survie à 12 ans : Placebo : 76 % (71-81) Bicalutamide : 77 % (72-82)

313 302 272 243 177 21

329 315 288 251 190 25

63 57 47 37 26 4

55 53 49 43 34 7

Patients (n)Années Années

8

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

• Le test génomique 22 gènes Decipher® est-il un facteur pronostique indépendant dans l’essai NRG/RTOG 9601 : – Survie sans métastases – Risque de mortalité spécifique par cancer de la prostate – Survie globale

Hypothèse

9

Apport d’un test génomique après radiothérapie de rattrapage (2)

Test génomique de 22 gènes (Decipher®)

Tissus archivés Isolationde l’ARN

Affymetrix 1.0 ST human exon array

Analyse de l’expression

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Decipher® est un facteur pronostique indépendant

Variable HR (IC95) p HR (IC95) p HR (IC95) pSurvie sans métastases Mortalité spécifique

par cancer de la prostate Survie globaleScore Decipher® 1,17 (1,05-1,32) 0,006 1,39 (1,20-1,63) < 0,001 1,17 (1,06-1,29) 0,002Traitement versus placebo 0,62 (0,39-0,97) 0,037 0,53 (0,30-0,92) 0,024 0,82 (0,57-1,19) 0,293Âge > 65 versus < 65 ans 1,30 (0,83-2,06) 0,247 1,52 (0,88-2,66) 0,136 1,95 (1,33-2,91) < 0,001Noir versus autres 0,88 (0,28-2,13) 0,798 0,86 (0,17-2,73) 0,827 1,35 (0,57-2,77) 0,467Gleason 8-10 versus ≤ 7 2,11 (1,24-3,47) 0,007 2,53 (1,38-4,49) 0,003 1,87 (1,20-2,85) 0,007T3 versus T2 1,42 (0,82-2,58) 0,220 2,01 (0,97-4,62) 0,061 1,24 (0,79-1,97) 0,350PSA initial 1,16 (0,88-1,49) 0,264 1,37 (1,01-1,80) 0,041 1,08 (0,84-1,35) 0,530Marges chirurgicales positives 0,71 (0,44-1,16) 0,167 1,26 (0,68-2,44) 0,465 0,98 (0,64-1,53) 0,919Non nadir versus nadir PSA (< 0,5 ng/mL) 1,31 (0,62-2,51) 0,456 2,10 (0,92-4,26) 0,074 1,98 (1,13-3,30) 0,019

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 140

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 140

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14

Survie sans métastases Mortalité spécifique par cancer de la prostate Survie globale

Inci

denc

e cu

mul

ée (%

)

Années Années Années

Haut risque Risque intermédiaire Bas risque

p = 0,003 p < 0,001 p = 0,013Haut risque Risque intermédiaire Bas risque

Haut risque Risque intermédiaire Bas risque

10

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0

4

8

12

16

SSM à 12 ans Mortalité spécifique par CP SG à 12 ans

8,9

11,8

15,7

2,44,55

Bas (n = 183)Intermédiaire-haut (n = 169)

Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ? 11

Le bénéfice de l’hormonothérapie est faible dans le groupe Decipher® bas

Diff

éren

ce p

rédi

te e

ntre

cha

que

bras

(%)

-9-6-30369

12

SSM à 12 ans Mortalité spécifique par CP SG à 12 ans

4,6

8,411,2

-7,8

10,4

Bas (n = 103)Intermédiaire-haut (n = 72)

Population générale

Radiothérapie de rattrapage précoce PSA < 0,7 ng/mL)

Groupes de risque Decipher®

Groupes de risque Decipher®

CP : cancer de la prostate ; SSM : survie sans métastases.

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Sous-type luminal B : facteur prédictif de réponse au docétaxeldans le CPHSm (1)

0,4

0,5

0,6

0,8

0,9

1,0

0 24 48 72 96 120 1440,4

0,5

0,6

0,8

0,9

1,0

0 24 48 72 96 120 144

Classification PAM50 du cancer de la prostate localisé

Surv

ie g

loba

le

Surv

ie s

ans

mét

asta

ses

Basal Luminal A Luminal B

MoisMois

-0,4

0,6

ADT ADT + docétaxel-0,4

0,6

Bas Haut

Volume de la tumeur

PAM

50 b

asal

12

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Sous-type luminal B : facteur prédictif de réponse au docétaxeldans le CPHSm (2)

Lignées de cellules cancéreuses humaines NCI-60

Données de sensibilité aux médicaments (89 molécules)

Données de l’expression des gènes (60 lignées cellulaires : 2 cancersde la prostate)

Profil ARN (n = 6 532)

Score de sensibilité

aux traitements +

Sous-type PAM50

0,00,20,40,60,81,0

0,00,20,40,60,81,0

0,00,20,40,60,81,0

0,00,20,40,60,81,0

Cisplatine Carboplatine

Docétaxel Paclitaxel

Scor

e de

répo

nse

au

trai

tem

ent

Basal Luminal A Luminal B

Explorer la réponse aux médicaments par sous-type luminal ou basal

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

• Le type luminal B présente les caractéristiques suivantes : – mauvais pronostic

sous ADT seule – sensibilité au

docétaxel avecun bénéfice neten survie globale

• Patients présentant un score Decipher® élevé : – mauvais pronostic – sensibilité au

docétaxel avecun bénéfice neten survie globale

➜ Données devant être validées de façon prospective

0

20

40

60

80

100

0 12 24 36 48 60 72

SG médiane : 29,8 vs 47,1 mois HR = 1,75 ; IC95 : 0,99-3,10 p = 0,052

ADT

Basal Luminal B

PAM50Surv

ie (%

)

Mois

0

20

40

60

80

100

0 12 24 36 48 60 72

SG médiane : 52,1 vs 29,8 mois HR = 0,45 ; IC95 : 0,25-0,81 p = 0,007

PAM50 luminal B

ADT + docétaxel ADT

BrasSurv

ie (%

)

Mois

0

20

40

60

80

100

0 12 24 36 48 60 72

SG médiane : 31,6 vs 49,7 mois HR = 1,54 ; IC95 : 0,83-2,87 p = 0,17

Haut Bas-intermédiaire

Groupe à risqueSurv

ie (%

)

Mois

0

20

40

60

80

100

0 12 24 36 48 60 72

Mois

Surv

ie (%

)

SG médiane : 48,8 vs 31,6 mois HR = 0,56 ; IC95 : 0,34-0,90 p = 0,016

ADT + docétaxel ADT

Bras

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Quel bénéfice de l’apalutamide sur la SSP2 ?

Schéma de l’étude TITAN

Critère principal double • SG : HR = 0,67 ; IC95 : 0,51-0,89 p = 0,0053 • SSPr : HR = 0,48 ; IC95 : 0,39-0,60 p < 0,001

Critères secondaires • Temps jusqu’à chimiothérapie • Temps jusqu’à progressionde la douleur • Temps jusqu’à prise d’opiacés • Temps jusqu’à événement osseux

Critères exploratoires • Temps jusqu’à progression PSA Survie sans progression 2 (SSP2) • Temps jusqu’à progression symptomatique

Apalutamide 240 mg/j + ADT

(n = 525)

Placebo + ADT(n = 527)

Déc 2015-Jul. 2017

Critères clés d’éligibilité • Castration sensible (CPSC) • Métastase à distance ≥ 1 lésion

à la scintigraphie • ECOG PS 0 ou 1 Requis dans l’étude • Suppression androgénique (ADT) continue Autorisés • Docétaxel préalable • ADT ≤ 6 mois pour CPSC ou ≤ 3 ans

pour maladie localisée • Traitement local terminé depuis ≥ 1 an Stratification • Score de Gleason au diagnostic (≤ 7 versus ≥ 8)

• Région (NA et EU versus autres pays) • Docétaxel préalable (oui versus non)

1:1 (n = 1 052)

R

15

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Quelle place pour les biomarqueurs dans la prise en charge des cancers de la prostate ?

Réduction du risque de progression de 34 % dans le bras apalutamide indépendamment du traitement reçu (hormonothérapie ou taxane)

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36

SSP

SSP2 médiane : NA

HR = 0,66 ; IC95 : 0,50-0,87 p = 0,0026

Patie

nts

sans

évé

nem

ent (

%)

Mois

Apalutamide + ADT Placebo + ADT

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36

SSP2 – groupe hormonothérapie

SSP2 médiane : NA

HR = 0,684 ; IC95 : 0,482-0,971 p = 0,0326

Mois

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36

SSP 2 – groupe taxane

SSP2 médiane : NA

HR = 0,634 ; IC95 : 0,456-0,881 p = 0,0062

Mois

16

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Chapitre II

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?Dr Carole Helissey (Saint-Mandé)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Fizazi K et al., abstr. 16, actualisé

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

• Objectifs : – Réponse clinique sur la douleur et temps jusqu’à progression de la douleur – Événements squelettiques symptomatiques – Qualité de vie (FACT-P)

Étude CARD (1)

Stratification : • ECOG PS (0/1 versus 2) • Délai jusqu’à progression sous ABI/ENZ préalable

(0-6 versus > 6-12 mois) • Administration ABI ou ENZ (avant ou après docétaxel)

Critères Principal : SSPr

Secondaires : SG, SSP, réponse PSA, réponse tumorale, douleur, délai

jusqu’à événement osseux, tolérance, QoL,

biomarqueurs

Patients atteints d’un CPRCm ayant progressé

≤ 12 mois sous ABI ou ENZA (avant ou après docétaxel)

(n = 255)

Cabazitaxel (25 mg/m2/3S) + prednisone + G-CSF

(n = 129)

1:1

Abiratérone (1 000 mg/j) + prednisone

OU enzalutamide (160 mg/j)

(n = 126)

R

• Essai de phase III randomisé multicentrique en ouvert comparant cabazitaxel (CAB) et enzalutamide (ENZ) ou acétate d’abiratérone (ABI) chez des patients atteints d’un CPRCm prétraités par au moins 3 cycles de docétaxel et 1 inhibiteur du récepteur aux androgènes (ARTA = ABI ou ENZ)

• Patients inclus entre 2015 et 2018 ; suivi médian : 9,2 mois

18

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Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

Étude CARD (2)

Principaux résultats cliniques

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 13 16 19 22 25

Mois

(%)

SSPr

HR = 0,54 ; IC95 : 0,46-0,73 p < 0,0001

ABI ou ENZ 3,7 mois Cabazitaxel 8,0 mois

Médiane

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 13 16 19 22 25 28 32

Mois

(%)

ABI ou ENZ 11,0 mois Cabazitaxel 13,6 mois

Médiane

HR = 0,64 ; IC95 : 0,46-0,89 p < 0,0078

SG

19

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Fizazi K et al., abstr. 16, actualisé

0

12,5

25

37,5

50

Cabazitaxel (n = 111)

ABI ou ENZ (n = 109)

45,0% (n = 50)

19,3% (n = 21)

Réponse douleurp < 0,0001

Patie

nts

(%)

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

• Le cabazitaxel montre un bénéfice sur ces critères secondaires : – Douleur – Diminution du risque d’événement osseux de 41 % – Maintien de la qualité de vie

Étude CARD (3)

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 13 16 19 22 25Mois

(%)

Temps jusqu’à un événement osseux

HR = 0,59 ; IC95 : 0,35-1,01 p = 0,05

ABI ou ENZ 16,7 mois Cabazitaxel NA

Médiane

20

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Fizazi K et al., abstr. 16, actualisé

Titre du graphique

-5

-3

-1

2

4

Cycle 2 Cycle 4 Cycle 6 Cycle 8

Titre du graphique

-5

-3

-1

2

4

Cycle 2 Cycle 4 Cycle 6 Cycle 8

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

• Cabazitaxel montre un bénéfice sur ces critères secondaires : – Douleur – Diminution du risque d’événement

osseux de 41 % – Maintien de la qualité de vie – Des valeurs plus élevées indiquent

une meilleure HRQOL

Étude CARD (4)

0

25

50

75

100

FACT-P total TOI Relation sociale ou familiale Capacités fonction. Douleur du cancer

69,668,465,3

82,679,471,471,472,374

81,683,673,7

91,178,776

86,182,386,2

Cabazitaxel ABI ou ENZA

Prob

abili

de

non-

alté

ratio

n à

3 m

ois

(%°)

Préoccupations spécifiques du cancer de la prostate

Douleur du cancerABI ou ENZ Cabazitaxel

21

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Rush H et al., abstr. 14, actualisé

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

Étude STAMPEDE

SOC + ADT (± RT) ± DOC ± DOC ou ABI

^

SOC + M1 RT

SOC + (E A) #

SOC + metformine

SOC + E2

SOC + rucaparib

SOC + acide zolédronique

SOC + ABI

SOC + docétaxel

SOC + célécoxib

SOC + acide zolédronique + célécoxib

SOC + acide zolédronique + docétaxel

2007 2009 2011 2013 2015 2017 2019 2021 2023 2025 2027

2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026 2028

ABCDEFGHJKLM

ABCDEFGHJKLM

STAMPEDE MAMS platform

Bra

s d’

essa

iABI/Doc overlapEn cours

^ Abiratérone # Enzalutamide + abiratérone

Questionnaire : QLQ-C30 + QLQ-PR25

Toutes les 6 semaines

jusqu’au 6e mois

Toutes les 12 semaines

de M6 à 2 ans

6 mois 2 ans

22

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Rush H et al., abstr. 14, actualisé

Quel bénéfice sur la qualité de vie pour nos patients avec les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

➜ On note un bénéfice plus important en termes de qualité de vie en faveur de l’abiratérone la 1re année

➜ Celui-ci tend à s’estomper au-delà de cette 1re année

QOL global Différence utilisant la régression du global QOL score : score d’inclusion et traitement

Point d’analyse Différence (IC95) p

Inclusion

12 semaines 7,0 (3,0-11,0) 0,001

24 semaines 8,3 (4,0-12,6) < 0,001

48 semaines 1,8 (–2,5-6,0) 0,412

2 ans 4,8 (0,4-9,5) 0,048

60

65

70

75

80

0 8 16 24 32 40 48 56 64 72 80 88 96 104

QOL global

Semaines depuis la randomisation

6065707580859095

0 16 32 48 64 80 96

Condition physique

6065707580859095

0 16 32 48 64 80 96

Capacités fonctionnelles

6065707580859095

0 16 32 48 64 80 96

Relations sociales

Semaines depuis la randomisation

Différence (IC95) : 4,5 (1,3-7,8) p = 0,006 Différence (IC95) : 5,8 (1,7-9,9) ; p = 0,006 Différence (IC95) : 5,0 (1,3-8,8) ; p = 0,008

SOC Docétaxel Abiratérone IC95

23

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Chapitre III

Quelle séquence en 2e ligne des CPRCm ?

Dr Carole Helissey (Saint-Mandé)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Broyelle A et al., abstr. 109, actualisé

0

20

40

60

80

100

0 6 12 18 24 30 36 42

Quelle séquence en 2e ligne des CPRCm ?

➜ Le docétaxel améliore la SSP par rapport aux nouvelles hormonothérapies en L2 (6,7 versus 4,0 mois ; IC95 : 0,31-0,96). Mais aucune différence n’est observée en SG entre les 2 séquences (19,5 versus 12,0 mois ; IC95 : 0,35-1,03)

25

Docétaxel (DOC) versus nouvelle hormonothérapie de 2e génération (ART) chez les patients atteints d’un CPRCm ayant reçu de l'abiratérone (ABI) ou de l'enzalutamide (ENZA) en 1re ligne (L1)

L1 (n = 175)

Poursuite L1 (n = 23) STOP

(n = 38)

L2 hormono (n = 42)

L2 chimio (n = 71)

L2 Autre (n = 1)

Poursuite L2 (n = 3)

Poursuite L2 (n = 7)

L3 hormono (n = 1)

L3 chimio (n = 14)

L3 hormono (n = 27)

L3 chimio (n = 20)

L3 autre (n = 3)

STOP (n = 14)

STOP (n = 1)

STOP (n = 24)

0

20

40

60

80

100

0 6 12 17 23 29 35 40 46

Survie globale(%)

Mois

p = 0,066

Chimothérapie Hormonothérapie

Survie sans progression L2(%)

Mois

p = 0,034

Chimothérapie Hormonothérapie

Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-Urologie

Chapitre IV

Quelle place pour l’immunothérapie dans les CPRC ?Dr Carole Helissey (Saint-Mandé)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Graff JN et al., abstr. 15, actualisé

Quelle place pour l’immunothérapie dans les CPRC ?

Schéma de l’étude KEYNOTE-199

Pembrolizumab 200 mg toutes les 3 semaines + enzalutamide

(pour 35 cycles ou jusqu’à progression ou toxicité)

Critères d’éligibilité • CPRCm • ECOG PS 0-2 • Naïf de

chimiothérapie • Progression sous

enzalutamide après une réponse

• Pouvant avoir reçu de l’abiratérone

Cohorte 4 • Maladie mesurable RECIST

Cohorte 5 • Métastases osseuses seules • Maladie non mesurable selon RECIST

R

(n = 126)(n = 81)

(n = 45)

Cohorte 3Cohorte 2Cohorte 1

Objectif principal : ORR par RECIST v1.1 par BICR (cohorte 4) Objectifs secondaires : OCR (RECIST v1.1 ), SSPr (PCWG3 modifié RECIST v1. 1 ), taux de réponse PSA, SG et tolérance (cohortes 4 et 5) ; taux de réponse objective (RECIST v1.1, cohorte 4)

Patient disposition

Cohorte 4 Inclus (n = 81)

KEYNOTE-199 Cohortes 4-5

Traités (n = 81)

En cours (n = 13)

Arrêt • Progression radiographique (n = 44) • Événements indésirables (n = 14) • Progression clinique (n = 6) • Retrait du consentement (n = 3) • Décision de l’investigateur (n = 1)

Cohorte 5 Inclus (n = 47)

Traités (n = 45)

En cours (n = 6)

Arrêt • Progression radiographique (n = 23) • Événements indésirables (n = 7) • Progression clinique (n = 5) • Retrait du consentement (n = 4) • Décision de l’investigateur (n = 0)

Arrêt • Échec au screening (n = 1) • Retrait du consentement (n = 1)

• Médiane de suivi • 15,3 mois (extrêmes : 6,7-20,7) cohorte 4 • 19,1 mois (extrêmes : 6,5-20,9) cohorte 5

27

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Graff JN et al., abstr. 15, actualisé

Quelle place pour l’immunothérapie dans les CPRC ?

➜ L’adjonction du pembrolizumab à l’enzalutamide après progression n’apporte aucun bénéfice en survie sans progression radiographique ou en survie globale

Survie sans progression radiographique et survie globaleCohorte 4 Cohorte 5

0

20

40

60

80

100

0 4 8 12 16 20 24

SSPr

(%

)

Mois

17 % 23 %

Cohorte 4 4,2 (2,5-6,0) Cohorte 5 4,4 (3,4-6,2)

Médiane, mois (IC95)

0

20

40

60

80

100

0 4 8 12 16 20 24

SG (%

)

Mois

70 % 75 %

Cohorte 4 NA (15,9-NA) Cohorte 5 18,8 (14,0-NA)

Médiane, mois (IC95)

28

Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-Urologie

Chapitre V

Cancers du rein

Dr Carole Helissey (Saint-Mandé)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Motzer RJ et al., abstr. 617, actualisé

Cancer du rein : bénéfice du nivolumabà long terme en 2

e

ou 3e

ligne

• Critère principal : survie globale

• Critères secondaires : taux de réponse objective, SSP, SG selon l’expression de PD-L1,incidence des événements indésirables

• Analyse primaire : minimum 14 mois de suivi (juin 2015)

• Analyse finale : minimum 64 mois de suivi, suivi médian : 72 mois (août 2019)

Étude de phase III ouverte et randomisée comparant le nivolumab à l'évérolimus chez des patients atteints d'un CCR à cellules claires avancé ou métastatique et ayant reçu un traitement antiangiogénique préalable

30

CheckMate-025 : schéma de l’étude

Nivolumab3 mg/kg i.v. toutes

les 2 semaines

Critères clés d’éligibilité • CCR à cellules claires avancé ou

métastatique • ≤ 3 traitements antérieurs • 1 ou 2 thérapies angiogéniques préalables • Progression ≤ 6 avant l’inclusion • KPS ≥ 70 • Pas de métastases cérébrales • Pas de traitement antérieur avec un inhibiteur

de mTOR • Aucune affection nécessitant

des glucocorticoïdes

R 1:1

Évérolimus 10 mg p.o./j

(n = 821)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Motzer RJ et al., abstr. 617, actualisé

Cancer du rein : bénéfice du nivolumabà long terme en 2e ou 3e ligne

➜ Le bénéfice du nivolumab est maintenu dans le temps par rapport à l’évérolimus ➜ Profil de tolérance correct

31

CheckMate-025 : résultats

Survie globale

0

20

40

60

80

100

0 4 8 12 16 20 24 28 32 36 40 44 48 52 56 60 64 68 72 76 80Mois

(%)

52 %

30 % 26 %

18 %23 %

42 %

Nivolumab Évérolimus

Nivolumab(n = 410)

Évérolimus (n = 411)

Médiane, mois (IC95)

25,8(22,2-29,8)

19,7(17,6-22,1)

HR (IC95)0,73 (0,62-0,85)

p < 0,0001

Évaluation de la qualité de vie

-8

-6

-4

-2

0

2

4

0 16 32 48 64 80 96 112 128

Nivolumab Évérolimus

Semaines

Varia

tion

moy

enne

dep

uis

l’inc

lusi

on

1re année 2e année 3e année

Mei

lleur

Pire

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Vano Y et al., abstr. 618, actualisé

Place des biomarqueurs dans la prise en charge du cancer du rein métastatique recevant du nivolumab

• Résultats des données évaluant l'expression d'AXL, BAP1/PBRM1

32

L'expression de PD-1, d’AXL et de PBRM1 est associée aux résultats chez les patients atteints d'un carcinome rénal métastatique à cellules claires traités par nivolumab

NIV

OR

EN

Programme translationnel

Marqueurs in situ (IHC)

Expression des gènes

Immunophénotypage sanguin

Examen centralisé des échantillons FFPE(Pr Rioux-Leclercq)(n = 324)

14 marqueurs corrélés avec la SSP et la SG

Cellules T CD3 Cellules T CD8 Macrophages (CD163) Cellules B (CD20)

Cellules immunitaires

BAP1*/PBRM1*

Complexes SWI/SNF

PD-1 ± Ki67 PD-L1 TIM3 LAG3

Molécules de points de contrôle

AXL TC et IC

Marqueur EMT

C1q/C4d

Marqueurs complémentaires

* BAP1 et PBRM1 sont considérés comme mutés en cas de perte de protéines comme décrit précédemment

Subvention de l’Institut national français du cancer

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Vano Y et al., abstr. 618, actualisé

Place des biomarqueurs dans la prise en charge du cancer du rein métastatique recevant du nivolumab

• L'expression élevée de PD-1 (MI) (≥ médiane) est associée à une meilleure SSP

• L'expression de TIM-3 (immunitaire ou tumorale) n'est associée de manière significative ni à la SSP ni à la SG (tous p < 0,1)

• L'expression la plus élevée de LAG-3 (≥ Q3) a tendance à être associée à une plus mauvaise SG(HR = 1,44 ; p = 0,1)

33

Résultats – PD-1 marge invasive (MI)

Survie sans progression

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

< médiane ≥ médiane

5,3 versus 3,2 mois HR = 0,67 ; p = 0,04

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

< médiane ≥ médiane

SG à 12 mois : 75,3 versus 84,8 % HR = 0,96 ; p = 0,9

Survie globale

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Vano Y et al., abstr. 618, actualisé

Place des biomarqueurs dans la prise en charge du cancer du rein métastatique recevant du nivolumab

• L'expression d'AXL par les cellules tumorales (> 0) est associée à une plus mauvaise SSP (HR = 1,29 ; p = 0,04)

34

Résultats – cellules tumorales : AXL 45 % CT+

Survie sans progression

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

0 > 0

2,9 versus 5,0 mois HR = 1,29 ; p = 0,04

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

SG à 12 mois : 73,2 versus 79,2 % HR = 1,15 ; p = 0,4

Survie globale

0 > 0

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Vano Y et al., abstr. 618, actualisé

Place des biomarqueurs dans la prise en charge du cancer du rein métastatique recevant du nivolumab

• La perte de PBRM1 est associée à une meilleure SG (HR = 0,59) et a tendance à être associée à une meilleure SSP

• La perte de BAP1 n'est associée ni à la SSP ni à la SG (tous p > 0,1)

➜ Chez 324 patients atteints d’un cancer du rein métastatique à cellules claires recevant du nivolumab dans l’essai NIVOREN, une expression élevée de PD-1 dans la marge invasive est associée à une meilleure SSP

35

Résultats – Perte de protéine PBRM1 dans 15 % des cas

Survie sans progression

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

Expression Perte

5,3 versus 3,9 mois HR = 0,75 ; p = 0,1

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36Mois

(%)

SG à 12 mois : 83,7 versus 74,0 % HR = 0,59 ; p = 0,05

Survie globale

Expression Perte

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Suarez C et al., abstr. 619, actualisé

Quelle prise en charge pour les cancers du rein papillaires métastatiques ?

Schéma de l’étude : cohorte papillaire

36

Résultats de survie globale avec le durvalumab et le savolitinibdans le cancer du rein papillaire métastatique (1)

• Traitement jusqu'à la progression ou la perte du bénéfice clinique

• Déclaration des données provisoires disponibles 12 mois après l’inclusiondu dernier patient

• Suivi médian (IC95) : 14,3 mois (12,6-21,2) à compter du 21 octobre 2019

Considérations statistiques : • RR ≤ 30 % inutile de poursuivre

le traitement • RR ≥ 50 % traitement à poursuivre • 80 % de puissance pour 5 % de

signification • 17 réponses/39 patients pour

poursuivre l’étude des molécules

Cancer du rein papillaire métastatique

Naïfs de VEGF/réfractaires

au traitement

Savolitinib 600 mg à partir de J1

+ durvalumab 1 500 mg

ajouté à J29

Principal : • Taux de réponse objective Secondaires : • SSP • SG • Durée de réponse • Meilleure réponse

à 24 semaines • Tolérance

Éligibilité (n = 42 inclus)

Traités (n = 41) Critères

1 patient a progressé avant de commencer

le traitement

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Suarez C et al., abstr. 619, actualisé

Quelle prise en charge pour les cancers du rein papillaires métastatiques ? 37

Résultats de survie globale avec le durvalumab et le savolitinibdans le cancer du rein papillaire métastatique (2)

Taux de réponse objective confirmée (ORR) par statut PD-L1 et MET Variation provisoire de la taille

de la tumeurRéponse

confirmée, n (%)

PD-L1+ (n = 8) 2 (25)

MET+ (n = 10) 4 (40)

Pas de traitement antérieur par VEGF(n = 27) 9 (33)

Traitement antérieur par VEGF (n = 14) 2 (14)

Tous patients (n = 41) 11 (27)

0

10

20

30

40

Tous patients PD-L1+ MET+

40

2527Ta

ux d

e ré

pons

e (%

)

11/41 IC95 : 14-43 %

2/8IC95 : 3-65 %

4/10IC95 : 12-74 %

• Tous les patients ont reçu au moins la dose de l’étude et ont subi des examens après l’inclusion (n = 38)

-100-80-60-40-20

020406080

100120140160180200220

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24Mois

Varia

tion

de la

taill

e de

la tu

meu

r d

epui

s l’i

nclu

sion

(%)

• 8 patients sur 41 étaient PD-L1+ défini comme > 25 % de composante immunitaire avec SP263. 27 patients sur 41 étaient PD-L1–.

• 10 patients sur 41 étaient MET+ défini comme ≥ 3 avec ≥ 50 % de cellules tumorales en immunohistochimie. 25 patients sur 41 étaient MET–.

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Suarez C et al., abstr. 619, actualisé

Quelle prise en charge pour les cancers du rein papillaires métastatiques ?

➜ L’association inhibiteur de point de contrôle + anti-MET montre certains signaux dans la prise en charge des carcinomes papillaires rénaux mais sa place doit être précisée

38

Survie sans progression et survie globale

PD-L1+(n = 8)

MET+ (n = 10)

Tous patients (n = 41)

SSP à 12 mois, % (IC95) 28,6 (4,1-61,2) 30,5 (5,4-61,7) 31,3 (16,8-46,9)

SG à 12 mois, % (IC95) 50,0 (15,2-77,5) 45,7 (14,3-73,0) 52,1 (35,0-66,8)

SSP médiane (IC95) : 4,9 mois (2,5-12,0)

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 12 15 18 21 24 Mois

(%)

0

20

40

60

80

100

0 3 6 9 12 15 18 21 24 27Mois

(%)

SG médiane (IC95) : 12,3 mois (2,8-21,3)

41 20 16 13 6 3 3 2 0

Patients (n)

41 32 24 20 16 9 7 5 1 0

Patients (n)

Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-Urologie

Chapitre VI

Tumeurs germinales

Dr Yohann Loriot (Villejuif)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Loriot Y et al., abstr. 387, actualisé

Tumeurs germinales

• Pas de différence de SSP ou SG

• Neuropathies plus fréquentes avec EP×4

➜ La désescalade basée sur la TEP-FDG est faisable, sans risque et associéeà une moindre toxicité

40

Une stratégie de désescalade thérapeutique dans les séminomes

68 % des patients ont pu être traités selon la désescalade thérapeutique

0

20

40

60

80

100

0 12 24 36

EP x 2 + carboplatine x 1 EP x 4

Mois

Survie sans progression

(%)

Patients (n)67 62 58 35

31 27 21 9

SEMITEP : étude de phase II

Séminome • Stade IIB, IIC, III • Bon pronostic

(IGCCCG) • TEP-FDG

anormale

EP x 2Cycle 2, J17-20

TEP-FDG

Normale Carboplatine x 1AUC = 7

Désescalade

Anormale EP x 2 4 EP (total)

CT standard

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Beyer J et al., abstr. 386, actualisé

0

20

40

60

80

100

0 1 2 3 4 50

20

40

60

80

100

0 1 2 3 4 5

Tumeurs germinales

➜ Le taux de LDH est le facteur pronostique le plus important des séminomes métastatiques de bon pronostic

41

Une nouvelle classification des séminomes métastatiques

Survie globale

Bon pronostic avec LDH ≤ 2,5 normale Bon pronostic avec LDH > 2,5 normale

(%)

Année

Survie sans progression

Bon pronostic avec LDH ≤ 2,5 normale Bon pronostic avec LDH > 2,5 normale

(%)

Année

Correspondances en Onco-Urologie Correspondances en Onco-Urologie

Chapitre VII

Tumeurs de la vessie

Dr Yohann Loriot (Villejuif)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Culine S et al., abstr. 437, actualisé

Tumeurs de la vessie

• Objectif : comparer cisplatine + gemcitabine et MVAC dose-dense en situation périopératoiredans le cancer de la vessie infiltrant le muscle

• Critère principal – Survie sans maladie

• Critères secondaires – Réponse complète histologique – Survie globale – Tolérance

Résultats préliminaires de l’étude VESPER

➜ MVAC dose-dense semble plus efficace mais moins bien toléré que CG ➜ À suivre avec des données de rechute et de survie

43

Quelle chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers de la vessie ?

CG MVAC dose-dense

p

ypT0N0 (%) 35 42 0,02

< ypT2pN0 (%) 49 63 0,007

< ypT3pN0 (%) 63 77 0,002

La combinaison CG est mieux tolérée que MVAC dose-dense (asthénie, nausées)

Critères d'inclusion • TVIM • T2-T4a N0M0 en situation

néoadjuvante • pT3-pT4 ou pN+ en situation adjuvante MVAC dose-dense x 6 cycles (expérimental)

Cisplatine + gemcitabine x 4 cycles (contrôle)

R(n = 500)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Hussain S et al., abstr. 438, actualisé

Tumeurs de la vessie

• Objectif : évaluer l’intérêt du nintédanib associé à une chimiothérapie néoadjuvante

• Critère principal – Réponse histologique

• Critères secondaires – SSP, SG – Tolérance

Résultats de l’étude NEOBLADE

➜ Pas de différence de réponse, mais meilleures SSP et SG dans le bras nintédanib ➜ Impact réel difficile à juger

44

Les antiangiogéniques actifs en situation néoadjuvante ?

Nintédanib Placebo Total

RC 21 (51 %) 20 (44 %) 41

Pas de RC 20 (49 %) 25 (56 %) 45

Taux de réponse complète histologique

Cancer de la vessie infiltrant le muscle

Cisplatine + gemcitabine – nintédanib : 12 semaines (expérimental)

Cisplatine + gemcitabine – placebo : 12 semaines (contrôle)

R(n = 120)

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Gupta S et al., abstr. 439, actualisé

Tumeurs de la vessie

• Objectif : évaluer le nivolumab associé au cisplatine + gemcitabine en situation néoadjuvantedans le cancer de la vessie infiltrant le muscle

• Critère principal – Réponse histologique

• Critères secondaires – Tolérance – Biomarqueurs

➜ L’intérêt d’une immunothérapie associée à une chimiothérapie n’est pas certain ➜ Des données supplémentaires sont nécessaires

45

Étude BLASST-1 : le nivolumab apporte-t-il un bénéfice supplémentaire à une chimiothérapie néoadjuvante ?

n = 41 n (%)

pT0 14 (34)

pT1 2 (5)

pTis 6 (15)

pTa 5 (12)

pT0 + pTis 20 (49)

Cisplatine + gemcitabine – nivolumab x 4 cycles

• Pas de toxicité inattendue • Pas d’association avec

l’expression de PD-L1

Correspondances en Onco-Urologie ASCO® GU 2020 - D’après Rosenberg JE et al., abstr. 441, actualisé

Tumeurs de la vessie

➜ Taux de réponse élevé et longue durée de réponse ➜ Étude de phase III en cours

46

Étude EV-103 : une association impressionnante

Cancer de la prostate

métastatique ou localement

avancé (non opérable)

Cohorte E EV + carboplatine

1L

Cohorte D EV + cisplatine

1LEscalade de dose EV + pembro

Inéligible au cisplatine 1L ou 2L

Escalade de dose Cohorte d’extension

Cohorte A EV + pembro

Inéligible au cisplatine

1L

Cohorte E optionnelle EV + gemcitabine

1L ou 2L

Cohorte B EV + pembro

2L

Cohorte G EV + cisplatine/

carboplatine + pembro 1L

EV dose recommandée

Taux de réponse n = 45

Taux de réponse confirmée (IC95) 71 (55,7-83,6)

Meilleure réponse RC RP Stabilité Progression NE

13 58 22 2 4

Les 3 toxicitésles plus fréquentes : • neuropathie • rash • hyperglycémie

0

20

40

60

80

100

0 2 4 6 8 10 12 14 16

Survie sans progression

Mois

(%)

SSP médiane : 12,3 mois (IC95 : 7,98-NA)