Lucioles n°21 - février 2015.pdf

Post on 07-Oct-2015

220 views 0 download

Transcript of Lucioles n°21 - février 2015.pdf

  • mdia ne permet de critiquer?

    Car cest un pouvoir maintenu comme partout par ses ics en armes et ses tribunaux qui me donne ce droit, or le pouvoir punit et enferme tous ceux qui enfreignent ses lois, du fraudeur la voleuse, de la prostitue au sans-papiers. Son hypocrisie ne llve pas au dessus des autres, il se trouve au mme niveau que les partisans de la guerre sainte et il est tout autant notre ennemi. Comme toujours, des droits impliquent des devoirs, notamment celui de respecter des rgles sous peine de sanctions. Aussi, je men fous de pouvoir mexprimer si je ne peux pas agir en consquence, car mes paroles ne sont alors que du vent, tout le monde peut dire ce quil veut mais la socit continue son chemin comme elle est, dans la soumission passive ou active, ventuellement la dnonciation de principe mais toujours, dans les faits, lacceptation. tre libre de sexprimer mais enchan dans ses actes par les lois des codes pnaux, est-ce tre libre ? L apologie et lincitation au terrorisme qui ont entran toute une ope de condamnations montrent encore que le pouvoir peut toujours restreindre la limite des liberts quil accorde ds quil le souhaite. Non, nous ne trouverons pas de libert dans la paix sociale quon tente de nous imposer, mais seulement dans laccomplissement dune volont de vivre sans rien ni personne au dessus de nous, ni sur terre ni au ciel. Cest pour a que nous ne pleurerons pas plus les trois ics que les trois fanatiques, car tous avaient dcid dtre au service dun ordre suprieur et autoritaire dont ils croyaient excuter la volont, quelle prtende dcouler dune parole divine ou de la raison dtat (en ralit lintrt des puissants rgnant sur une partie du btail humain nomme nation).

    Trs vite ils taient des milliers en France et ailleurs reprendre le fameux : je suis Charlie qui rpondait au jai tu Charlie ! lanc juste aprs le carnage par lun des tueurs. Mais que veut dire ce slogan au nal ? Il sagit dun cri de ralliement derrire une Rpublique laquelle on devrait obir pour quen change elle dfende les droits de lhomme, comme la clbre libert dexpression pour laquelle ces personnes auraient t tues. Ce slogan est rapidement devenu le symbole de la patrie ayant fait de ses morts des hros, pour lesquels il faudrait observer une minute de silence, la main sur le cur, dans un sentiment solennel pour lequel nous nprouvons, nous, que de lindirence. Riches et pauvres, matons et voyous, religieux et athes ont mis de ct leurs dirences et se sont attroups en cortges serviles pour ne reconnatre que cette egie, ce mythe qui les fait se croire semblables parce quils vnrent le mme drapeau. Si nous sommes attrists par la mort de ces personnes, elle ne nous touche pas plus que celles des milliers danonymes qui prissent loin de nos yeux sous les bombes, par les fusils, aux frontires et dans les prisons des plus grands terroristes au monde qui dlrent en grande pompe le 11 janvier Paris, place de la Rpublique.

    Entre temps il y a aussi eu une prise dotage dans une picerie casher au cours de laquelle quatre autres personnes sont mortes. Mais elles, elles ntaient pas Charlie, ce ntaient pas des journalistes connus : ce ntaient que des victimes de plus rajouter la liste des atrocits antismites qui sallonge depuis des sicles. Le danger des religions est dans

    leur essence mme, dans le principe dune vrit absolue et alinante laquelle on peut tout faire dire. Aussi, pour vaincre celles et ceux qui veulent convertir coups de kalash, il faudra inciter celles et ceux qui croient en de telles vrits les remettre en cause car il ny a rien, dans ce monde ou en dehors, qui puisse nous accorder la libert. Nous ne voyons pas dautres manires dy parvenir que par le combat contre tout ce qui entend nier notre individualit et donner un sens la vie, contre ceux qui nous font miroiter un paradis en rcompense de la soumission et de la rsignation.

    Nous ne voulons ni la libert dexpression ni la libert de culte, qui ne sont que des droits accords par les puissants en change de notre obissance. Nous voulons la libert entire, totale et indivisible. Nous voulons blasphmer contre toute autorit et dtruire tous les pouvoirs, quils rsident dans les livres sacrs ou aux frontispices des tats.

    On nous promet les cieux Nom de Dieu Pour toute rcompense

    Tandis que ces messieurs Nom de Dieu Sarrondissent la panse Sang Dieu

    Nous crevons dabstinence Nom de Dieu Si tu veux tre heureux Nom de Dieu

    Pends ton propritaire Coupe les curs en deux Nom de Dieu Fout les glises par terre Sang Dieu

    Et lbon dieu dans la merde Nom de Dieu (La Chanson du Pre Duchesne, 1892.)

    Lucioles bulletin anarchistede paris et sa rgion 21lucioles.noblogs.org - lucioles@riseup.net

    fvrier2015Les lucioles on les voit parce quelles volent la nuit. Les insoumis font de la lumire aux yeux de la normalit parce que la socit est grise comme la pacification. Le problme, ce ne sont pas les lucioles, mais bien la nuit.

    C ontre le pouvoir ... Dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 novembre, lair passe dans les permanence PS des Lilas et du XXme (rue de la Cour-des-Noues). La nuit du 30 novembre cest au tour de celle du Pr-Saint-Gervais. Normal: leurs vitrines, plaques et digicodes ont t dfonces par quelques ennemis de ltat.S eS larbinS et SeS CollaboS ! Toujours dbut dcembre cest une voiture dEDF-GDF (qui entre autres nous tue avec le nuclaire), qui part en fume, Belleville. Quelques jours aprs cest le tour de trois vhicules de constructeurs et fournisseurs de prison (Vinci, Sodexo, Onet), entre Paris, Ivry, Kremlin-Bictre et Gentilly. En mme temps, 5 distributeurs de billets et la vitrine dune agence immobilire se prennent des coups de masse. Fin janvier, en pleine paranoa Vigipirate, cest le poste de police des Lilas qui perd ses vitres, tandis que pas loin, au Pr-Saint-Gervais, le DAB de la Poste senamme et emporte avec lui la poste elle-mme, ferme depuis! u n totem de la Sainte teChnologie inCendi ! Une belle manire de festoyer : Meilleray (Seine-et-Marne) le 31 dcembre dans la soire, le feu a t mis un pylne SFR aprs que les auteurs aient forc les entres pour pntrer sur le site. Toute linstallation a t dtruite et les travaux de

    rparations sont estims au moins 3 semaines si ce nest plus, tandis que les dgts montent 100 000. Enn une bonne anne souhaite avec des actes concrets, pas un vulgaire SMS. lu par le feu . Le matin du 20 dcembre, un lu FN au conseil municipal de Chaumes-en-Brie (77) a retrouv sa voiture calcine par un feu. Une rponse approprie aux ides nausabondes quil dfend, de surcrot par son travail de politicien impliqu dans la gestion de la commune. n ouvel an illumin . Cette anne la nuit du nouvel an, 940 voitures ont t brles en France (daprs Manuel Valls), une belle fte, mme si cest moins que les annes passes. Mais on dnombre aussi des centaines darrestations car la surveillance policire est massive le soir du rveillon, alors prenons garde! Le mme soir, quelques groupes de gens sont alls exprimer leur solidarit avec les prisonnier-e-s et autres dtnu-e-s en criant des slogans hostiles lenfermement, en parlant avec les prisonnier-e-s aux fentres et en lanant des feux dartice, aux abords des prisons de Fresnes, Versailles, Bois dArcy et Nanterre, et du centre de rtention adminis-trative de Vincennes.

    p lan v igipoukave ? Le plan vigipirate a au moins un avantage: cest plus facile de foutre la pagaille chez les conds,

    pour leur faire peur et les occuper un moment. Le 26 janvier Meudon (92), un homme a gar sa voiture juste devant le commissariat et, aux ordres des policiers de la sortir du primtre de scurit, a rtorqu quil sen foutait et que sa voiture contenait 500 kilos dexplosifs et des bonbonnes de gaz, ajoutant quil navait pas une tte de Vigipirate. Ni une ni deux, le commissariat a t vacu durant 1h15 le temps que les services de dminage ninspectent la voiture aprs en avoir bris une vitre pour constater que rien ne sy trouvait! Le lendemain Vincennes (94), cest un simple coup de tlphone qui a provoqu la mme crainte au commissariat: quelquun a appel et a dit quil allait tirer sur des policiers de la BAC et mettre des bombes sous les voitures des ics. L aussi, le poulailler a t vacu tout de suite pour tre inspect. S oire CoCktail pour la baC. La nuit du 4 au 5 janvier Saint-Denis (93), dans le quartier du Franc-Moisin, la voiture srigraphie du logo de la police dans laquelle circulait une patrouille de la BAC a reu un cocktail Molotov, qui na malheureusement pas fait de dgts. Malgr leurs recherches, les ics nont arrt personne, mais ont trouv quatre autres cocktails Molotov, six boules de ptanque et deux tubes de mortier dans les parages: dommage que la fte ait ni si vite, il y avait de quoi tenir!

    Brves...

    ni dieux ni matres encore et toujours !

  • pas comme les autres ! Refusons de marcher au pas derrire le drapeau de lnime Union nationale. Refusons de nous laisser enrgimenter dans le troupeau des bons citoyens en suivant de quelconques politiciens, refusons dapplaudir tout uniforme. Refusons aussi de nous laisser enfermer ou de nous enfermer nous-mmes dans les cages dune quelconque religion, communaut ou nationalisme. Des cages qui peuvent tre confortables car connues et stables, dans un monde qui est une tempte constante. Des cages o chacun a sa place, o des traditions pourries et des rituels moribonds servent maintenir sur ses chaises une hirarchie sans scrupules. Des prtres, des imams, des pasteurs, des rabbins qui sont autant dimposteurs et doppresseurs et leurs paradis futurs qui ne sont rien dautre que dignobles mensonges pour nous arracher notre libert, notre autonomie ici, dans ce monde, qui est bel et bien un enfer. Ils ne sont et ne seront jamais des ntres, pas plus que nimporte quelle religion ou tradition. Pas plus que ce monde qui nous crase. Aussi parce quil ny a pas de nous auquel sagripper dans cette tourmente. Le seul terrain commun que lon peut trouver avec dautres personnes, au sein de cette socit, est celui de la misre commune, de la commune exploitation. Mais est-ce que cela sut pour tablir un lienfort? Non: la compassion mne la piti ou au paternalisme, pas la complicit entre des tres dirents qui se reconnaissent comme pairs. La complicit, exactement. Le seul nous possible, toujours provisoire, toujours recrer, est le nous dans la rvolte pour la libert. Une rvolte qui ne peut natre que du refus intrieur de chaque individu, qui commence par labandon de toute identit communautaire, toute stupide croyance religieuse, toute conance en la dmocratie, la lgalit et les droits de lhomme.Dans sa propre tentative de se librer de toutes racines ou origines, qui sont autant de chanes, chacun peut trouver des complices en dautres rvolts. Je ne suis pas franais, ni arabe, ni chinois, ni musulman, ni black (quelque soit la couleur de ma peau), ni juif, ni bulgare, ni catholique. Par contre je suis entirement moi-mme, un individu unique, rel, sur lequel on a malheureusement coll des identits illusoires. Cela par lducation, le racisme (subi ou/et prouv), la propagande, le conformisme, la marginalisation ou une quelconque ert nationale de merde. Quimportent mes prtendues racines? Quimportent-elles face mes rves, ce que je veux faire de ma vie, de moi-mme?Dans ce monde, presque toujours, soit je me fais exploiter, soit jexploite autrui; souvent les deux au mme temps. Et toutes les religions, tous les nationalismes, lidologie dmocratique dans toutes ses nuances, ne sont rien dautre que des outils pour mieux faire fonctionner la machine de lexploitation. Bien petite est la dirence entre eux: le dieu qui me dit de ne pas voler fait exactement le mme travail que le juge mais habituellement il le fait mieux.Le seul but qui vaille la peine dtre atteint est ma libert. Une libert bien concrte, parce quunique, propre chaque individu rel. Au del des catgories articielles qui nous enferment et nous sparent des autres, fabriques par le pouvoir et parfois rappropries par de soi-disant anti-racistes, des politiciens qui nont jamais rien chang parce que leur discours est trop souvent un reet symtrique de celui du pouvoir.

    Le cheminement vers la libert ne doit pas se perdre dans la jungle dune guerre entre pauvres, chacun cachant sa soumission derrire les draps de sa religion ou sa nation. Refusons de croire, donc, refusons dobir, refusons toute morale, refusons de prendre parti dans cette guerre civile que les chefs de tout bord veulent.

    Attaquons-nous toute autorit, pour que la libert lemporte.

    Pour la rvolution!

    Lucioles est un bulletin mensuel, on peut y lire des textes danalyse et dagitation autour de Paris (et sa rgion) et de son quotidien dans une perspective anarchiste. Nous y parlons des di rentes manifestations dinsoumission et dattaques dans lesquelles nous pouvons nous reconnatre et dceler des potentialits de rupture

    vis--vis de lEtat, du capitalisme et de la domination sous toutes ses formes en essayant de les relier entre elles et au quotidien de chacun. Nous navons pas la volont de reprsenter qui que ce soit, ni de dfendre un quelconque bout de territoire en particulier qui nest quun modle rduit de ce monde de merde.

    Refusons la guerre entre pauvres

    Compte-rendu du procs contre deux anarchistes arrt-e-s Belleville

    Les keufs narrtent pas leur sale boulot

    Le 14 janvier 2014 a eu lieu le procs des deux compagnon-ne-s arrt-e-s le 27 octobre dernier Belleville pendant une distribution du journal Lucioles n19 : le motif de larrestation tait celui d injure publique lie aux propos du bulletin (plus prcisment larticle Mas chaud et harclement de rue Belleville ), mais cest le refus catgorique de donner leurs empreintes et photos qui est rest le seul chef dinculpation de leur garde--vue de 24h suivie dun dferrement au TGI de Paris. Une garde vue o les compas nont pip mot bien sr.

    Le procs, qui sest droul sans leur prsence, a tourn court puisque le dossier tait vide (aucune dclaration des inculp-e-s) et surtout, une bonne chose savoir, on ne peut pas lgalement tre condamn pour un refus de signaltique sil ny a pas de poursuites pour le dlit ayant motiv la prise dempreintes/photos. Une procdure pour injure publique nayant mme pas t entame, juge et procureur taient donc lunisson sur la seule issue possible : la relaxe.

    Retenons cependant que les ics ont tout de mme essay de mettre la pression sur les compagnon-ne-s par une garde--vue pour une simple di : un moyen pour eux de tenter de dcourager ceux qui veulent dissminer la rvolte contre la guerre aux pauvres dont ils sont les nervis dans le quartier, ct de lautre face de la gentrication: rnovation urbaine, galeries dartistes, participation citoyenne etc.Faisons fi des btons quils tentent de mettre dans nos roues, continuons diffuser la guerre sociale !

    Quelques contributeur/trices de Lucioles

    Vert-le-Petit est un joli petit village de lEssonne, situ 34 km vol doiseau de Paris. Inconnu de la majorit, il est pourtant un centre majeur de la recherche et de la production militaire. Pendant des dizaines dannes il y a eu lusine du Bouchet, spcialise dans le traitement de luranium et du combustible nuclaire us. Lusine a ferm en 1971, les dchets sont encore l, sous terre, il sut de gratter un peu. Mais militaires et savants aussi sont encore l. Il y a toujours deux sites de production dexplosifs (de lex Socit nationale des poudres et des explosifs). Plus inquitant encore, il y a le centre de la Direction Gnrale de lArmement (DGA) qui soccupe de la dfense et la protection contre les agressions de type nuclaire, radiologique, biologique et chimique(NRBC). Dans leurs laboratoires, les apprentis sorciers de larme jouent la guerre avec des armes chimiques hyper puissantes, des bactries trs pathognes, contre lesquels il nexiste encore aucun traitement connu (cest--dire quils peuvent anantir lespce humaine), des radiations comparables celles dune explosion atomique...

    Ils taient tous ers lors de linauguration, en octobre 2013, du nouveau laboratoirede type P4 : il ny en a quun seul autre en France, Lyon, qui dpend de lInstitut national de la sant et de la recherche mdicale. Et pour cause: a doit tre bien hermtique, car on y tripote des virus sympa comme la variole, Ebola, la vre de Lassa, le Marburg, la vre Congo-Crime, etc.

    Ils nous racontent que cest pour nous protger des attaques des mchants... Qui ? Mais qui, en e et, est lorigine des recherches et de la production darmes nuclaires, chimiques et bactriologiques, sinon les tats et des abrutis en blouse blanche ? Crer des armes toujours plus puissantes, puis des dfenses adaptes, puis dautres armes... Voil exactement ce que font les armes des tats, voil ce que font les savants en treillis de Vert-le-Petit. Et bien sr, lors de linauguration du laboratoire P4, le ministre de la dfense a voulu prciser que ce secteur conomique mortifre rapporte lindustrie franaise un chire daaires global de lordre de 500 millions deuros, dont 40% ralis lexportation. Le secteur emploie en France prs de 1000 personnes.

    On la dit, Vert-le-Petit est 35 km de Paris. Combien de temps faut-il pour que, en cas de fuite, le vent porte toutes ces saloperies Made in France jusquici ? Et alors, on attend la brise ou bien on cherche ces docteurs Folamour (et leurs divers collabos) qui jouent avec nos vies ?

    Au mtro Belleville, vers la n novembre en milieu daprs-midi, on voit tout dun coup dbouler de nulle part un petit groupe de ics de la BST, matraques au poing et avec tout lattirail de leur sale boulot. Ils se prcipitent dans lescalier du mtro et ne tardent pas mettre contre un mur leurs cibles du jour, des revendeurs de tickets de metro, pour un contrle didentit. Un employ de la RATP plutt zl, srement une balance, supervise la scne.

    Si les revendeurs nont pas t embarqus ce coup-ci et ont du coup chapp la garde--vue voire au CRA ou la taule, ils ont quand mme d subir lhumiliation dtre mis lcart, fouills et menacs pendant un peu moins dune heure par cinq ics en uniforme. Les revendeurs en question essayent de gratter quelques thunes au dpend de la RATP pour survivre et les contrles rguliers servent les dissuader par la peur.

    Ces sales conds sen prennent sans arrt de la mme manire aux sans papiers, aux vendeurs la sauvette, aux prostitues, etc. bref, tous les pauvres indsirables qui vivent sur ces trottoirs et dans ces bouches de mtro. Jusqu quand pourront-ils se comporter comme si les rues leur appartenaient ?