n°72 - novembre 2014

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  • La justice fiscale na pas de prixet cha-cun doit participer limpt selon sa capa-cit conomique. Ces principes sont vi-dents. Oui la fin des forfaits fiscaux le 30 novembre.

    Page 4

    Avec louvrage de Piketty, on trouve une approche historique et empirique de la question de la rpar-tition des richesses dans le contexte co-nomique pass et actuel.

    Pages 6 et 7

    PIKETTYFORFAITS FISCAUX

    Second tube routier au GothardEn fvrier 1994, le peuple et les cantons acceptaient une initiative populaire intitule pour la protection des rgions alpines contre le trafic de transit . Malgr la volont populaire, cette initia-tive nest toujours pas applique aujourdhui et le parlement vient daccepter une aggravation de la situation du trafic travers les Alpes. clairage sur le rfrendum avec Mathias Reynard. Page 5

    Journal du PS Suisse72 Novembre 2014 AZB 3001 Berne

    socialistes.chE

    x-P

    ress

    La neutralit ne saurait souffrir de la volont de certaines entreprises damlio-rer leurs bnfices, en collaborant active-ment la construction des futurs drones israliens.

    Page 10

    ISRAL

    NON

  • 2 socialistes.ch 72/Novembre 2014LANGUES

    Le plurilinguisme, une chanceExtrait de lallocution du Conseiller fdral Alain Berset loccasion de lassemble annuelle de la Confrence suisse des directeurs cantonaux de linstruction publique (CDIP) Ble, le vendredi 31 octobre 2014

    La comprhension mutuelle est comme la dmocratie une tche et un devoir de tous les instants. Or la comprhension mutuelle passe par lapprentissage dune autre langue nationale que la sienne. Nous devons avoir accs la culture de lautre. La connaissance dune autre langue nationale nest pas seule-ment une question de communication, cest aussi une question de dimension culturelle et de cohsion nationale. Il est donc particulire-ment important que les lves se familiarisent tt et durablement avec une deuxime langue nationale.

    La comprhension mutuelle ne va pas de soi et ncessite un travail pdagogique et po-litique. Le travail pdagogique nest pas une tche facile, les exigences lgard de lcole en gnral et du corps enseignant en particu-lier tant multiples et parfois contradictoires. Ce travail mrite notre reconnaissance et notre soutien.

    Je suis convaincu que lengagement de nos enseignants est la hauteur de la mission qui leur est confie. Je suis toutefois conscient que lengagement nest pas tout et que les conditions de base doivent tre runies pour atteindre le rsultat souhait : une bonne for-mation initiale et continue, des plans dtude et des moyens denseignement de qualit, une organisation scolaire adquate. Ce travail-l appartient aux cantons.

    Message cultureSur le plan fdral, nous nous engageons pour amliorer le soutien lenseignement des langues nationales. Avec notre nouveau Message culture, nous voulons travailler avec les cantons dvelopper les changes entre rgions linguistiques pour les coliers et les apprentis, et faire en sorte quun maximum de jeunes participe un change au cours de leur scolarit. Nous entendons galement mettre en place un programme dchanges pour les ensei-gnants et amliorer les concepts didactiques, notamment grce au centre national de plu-rilinguisme. Nous souhaitons galement sou-tenir des projets innovants denseignement de la langue italienne lextrieur du Tessin.

    Plurilinguismo vero che la discussione concerne soprattutto il francese come lingua straniera. Ma non van-no dimenticate nemmeno le altre lingue nazio-nali minoritarie.

    Per promuovere a lungo termine la com-prensione reciproca tra le diverse comunit linguistiche del nostro Paese bisogna impedire

    che linsegnamento della terza lingua naziona-le sia ulteriormente ridotto. I Cantoni devono continuare a offrire linsegnamento dellitalia-no nelle scuole. Ed importante soprattutto che le scuole di maturit continuino a offrire litaliano come materia desame.

    Verantwortung gegenber GanzemVor zehn Jahren haben sich die Kantone nach intensiver Debatte auf einen Kompromiss in der Sprachenfrage geeinigt. Es soll ab der Pri-marstufe eine Landessprache unterrichtet wer-den. Der Bund untersttzt diesen Kompromiss.

    Die Kantone sind in diesen zehn Jahren ei-nen langen Weg gegangen. 23 von 26 Kantonen sind in der Umsetzungsphase. Alle befinden sich in einem Harmonisierungsprozess. Der Bund erwartet von allen Kantonen, dass sie diesen Prozess bis zu seinem Abschluss durch-fhren und dass sie die Harmonisierungsziele respektieren. Diese Harmonisierung ist Teil des Verfassungsauftrags, den das Volk und alle Stn-de mit grosser Mehrheit angenommen haben.

    Verschiedene Volksinitiativen hinterfragen diesen Kompromiss. Hier stehen die politisch Verantwortlichen in der Pflicht, gegen diese In-itiativen klar Position zu beziehen.

    Fderalismus heisst nicht, dass jeder auf seinem Gebiet macht, was er will. Fr die Volksschule sind die Kantone zustndig, sie tragen aber auch eine Verantwortung gegen-ber der Schweiz als Ganzes. Sonst funktio-niert der Fderalismus nicht.

    Ich bin zuversichtlich, dass der Kom promiss hlt und in der Primarstufe weiterhin eine Landessprache unterrichtet wird. Sollte dies nicht mehr der Fall sein, dann wird der Bund von seiner subsidiren Kompetenz Gebrauch machen, die ihm die Verfassung gibt. Der Bundesrat hat dies mehrfach festgehalten.

    Wir sollten einen khlen Kopf bewahren, es sind derzeit viele Emotionen im Spiel. Meine Hoffnung in dieser Debatte ist, dass die Mehr-sprachigkeit nicht einfach als Pflicht wahr-genommen wird. Mehrsprachigkeit ist auch ein grosses Privileg.

    Ex-

    Pre

    ss

  • IMPRESSUM

    Editeur PS Suisse et Verein SP-InfoSpitalgasse 34, 3001 Berne, Tl. 031 329 69 69, Fax 031 329 69 70, info@socialistes.ch

    Rdaction Gal Bourgeois et Yves Chatton

    Production Atelier Bluer, Berne

    Lessentiel, cest que a rapporte !Alors que le virus Ebola fait trembler une bonne partie de la plante, quelques rares spculateurs, dont lavidit est inversement proportionnelle toute forme dthique, se

    frottent les mains !Peluches, t-shirts aux

    slo gans particulirement dou teux, kits de survie, bou-gies, dcorations murales, costumes dHalloween, planches dcouper, dco-rations murales, autocol-

    lants anti-Obama... Voici une petite liste non exhaustive de produits inspirs par un virus hautement pathogne et qui a dj tu plus de 4000 personnes travers le monde.

    Ce virus est pourtant loin dtre nouveau. Il fut dcouvert en 1976 et voil donc prs de 40 ans quil svit en Afrique, dans une rela-tive indiffrence occidentale. Les dernires pidmies atypiques ou autres flambes auront rveill les instances sanitaires des pays du Nord, qui se dcidrent (finalement) ragir et lancer des recherches en vue dun traitement, voire dun vaccin.

    Lempressement occidental ne se nourrit pas simplement de philanthropie, cela va de soi, mais est ncessairement dict par la peur dune propagation et la garantie de juteux bnfices pour les entreprises phar-maceutiques. Ces dernires, si elles ntaient animes que par de purs sentiments, au-raient entam leur travail depuis quatre dcennies dj.

    Le rveil du monde occidental concide naturellement avec le rveil des chacals et autres charognards, dont la seule ligne de conduite consiste amasser du pognon. On dcernera ainsi la palme des vautours au spculateur en chef des noms de domaines sur Internet, Jon Schultz, qui mettait en vente ebola.com pour la coquette somme de 150 000 dollars.

    Alors quune partie de la population se meurt et que largent est plus ncessaire que jamais pour la recherche et laide aux populations touches, comment un tre humain peut-il tre ce point insensible lavenir de ses congnres ?

    Le monde court un grand danger, un norme danger, mais ce nest pas la faute dEbola ; le responsable, cest le pognon !

    Gal Bourgeois

    socialistes.ch 72/Novembre 2014 3DITORIAL

    MARRE DES APPELSINCESSANTS DES ASSUREURS MALADIE ?

    Roger et les autresTout le monde aime Roger (moi aussi !). Aprs avoir remport pour la sixime fois les Swiss Indoors Ble, il fait nouveau la une de nos journaux : notre star nationale mondiale, sym-pathique et bien sr trs riche. Ainsi, peu de personnes ont t surprises lorsquil dm-nagea avec sa femme, Mirka, Wollerau, petit paradis fiscal du canton de Schwyz. Cepen-dant, la famille sest agrandie et peut-tre que les Federer ont aussi rflchi, au-del du taux dimposition, au lieu o ils voulaient voir gran-dir leurs enfants. Leur choix sest finalement port sur Herrliberg, situ sur la Goldkste (la cte dore) du canton de Zurich. La charge fiscale y est pourtant deux fois plus leve qu Wollerau, ce qui na pas retenu la petite fa-mille dans leur dcision de dmnager (tout comme leur futur voisin, un certain C. B., an-cien gourou de lUDC).

    Le Franais Jo-Wilfried Tsonga, autre joueur de tennis, volue aussi un haut niveau et ho-nore de sa prsence, nombre de tournois ATP prestigieux de par le monde ; mais pas les Swiss Indoors de Ble. En effet, contrairement son camarade de jeu, Tsonga a fait le choix de lop-timisation fiscale. Il a dmnag dans le can-ton de Vaud et conclu un accord dimposition forfaitaire. Ainsi, il ne paie pas ses impts en fonction de ses revenus et de sa fortune, mais ne dboursera quune somme bien plus faible, reprsentant cinq fois la valeur locative de son logement. Cet accord stipule toutefois quil ne

    peut avoir aucun revenu en Suisse et, partant, aucun match officiel de tennis en Suisse.

    Sebastian Vettel a aussi de la chance que, malgr les demandes rptes de lUDC, au-cune course de Formule 1 nest autorise en Suisse ! Dans le cas contraire, Simon Vettel, lui aussi bnficiaire du forfait fiscal, ne pourrait prendre part des courses sur sol helvtique... Il est injuste que Vettel et Tsonga paient nette-ment moins dimpts que Federer ou Wawrin-ka, cela na mme pas b