réouverture serres jardin des plantes

of 33 /33
La réouverture des serres du Jardin des Plantes Un voyage au cœur de la biodiversité Jardin des PLantes 57, rue cuvier - paris v e www.mnhn.fr © Manuel Cohen

Embed Size (px)

description

réouverture serres jardin des plantes

Transcript of réouverture serres jardin des plantes

  • La rouverture des serres du Jardin des Plantes

    Un voyage au cur de la biodiversit

    Jardin des PLantes57, rue cuvier - paris ve

    www.mnhn.fr

    Manuel Cohen

  • Musum national dHistoire naturelleJardin des plantes - 57, rue cuvier, paris ve

    Ouverture : tous les jours, sauf le mardi et le 1er maiHoraires : de 10 h 17 h en hiver, de 10 h 18 h 30 en ttarifs : 5e adultes, 3e enfants (entre 4 et 14 ans), gratuit pour les moins de 4 ans accs : les serres sont accessibles aux personnes handicapes mobilit rduite mais aussi travers la musographie aux mal et non-voyantes ou entendantes et par la mdiation aux personnes mentalement dficientes.informations pour le public. Tl. : 01 40 79 54 79 / 56 01scolaires : renseignements au 01 40 79 36 00site : www.mnhn.fr

    Communication Fanny DecOBerT - Tl. : 01 40 79 54 44

    Contacts presseagence OBservaTOireaurlie LaNDeT - Tl. : 01 43 54 87 71 - [email protected]

    Musum national dHistoire naturelleccile BrissauD - Tl. : 01 40 79 80 [email protected] MercerON - Tl. : 01 40 79 54 40 [email protected]

    Photos pressewww.mnhn.fr cliquez sur presse puis visuels libres de droit code daccs presse2010 pour tlcharger les photos. www.observatoire.fridentifiant : presse - Mot de passe : duvernet

  • 3La biodiversit, cest le tissu vivant de la plante. Un rseau fait de millions despces, microbes, plantes et animaux - humains compris. Toutes diffrentes, toutes originales. Dans ce rseau dinteractions, les uns mangent les autres, car cest ainsi que la vie procde pour se maintenir. Mais il y a aussi de la coopration, de lentraide entre individus et espces. Ainsi les lichens, qui rsultent dune association intime, une symbiose, entre une algue et un champignon. Et ces arbres, seraient-ils si beaux sans les champignons filamenteux qui colonisent leurs racines et leur apportent des nutriments prcieux ? Et nous autres, tres humains, ne profitons nous pas de cette richesse naturelle ? Bl, riz, pommes de terre, vaches et moutons qui nous nourrissent : biodiversit ! Coton, laine, cuir qui nous habillent : biodiversit ! Pnicilline, aspirine ou quinine qui nous gurissent : fruits de la biodiversit encore !Alors, faisons quipe avec la nature, protgeons l : notre prsent en dpend et plus encore le futur de nos enfants. Professeur Robert BARBAULT

    Directeur du dpartement cologie et Gestion de la Biodiversit au Musum national dHistoire naturelle. Un lphant dans un jeu de quilles :

    lHomme dans la biodiversit . ditions du Seuil, Paris, 2006.

    Au cur du Jardin des Plantes, les serres rnoves, ramnages, ont gard leur potentiel de dpaysement. Manuel Cohen

    Faisons quipe avec la nature

  • 4sOMMaire

    a. Un challenge pour le musum national dhistoire naturelle

    6 1. un enjeu technique7 2. un enjeu historique et botanique7 3. un enjeu scientifique et pdagogique

    B. Une nouvelle offre au public8 1. une immersion dans la nature en toutes saisons8 2. une promenade ouverte tous 8 3. un patrimoine historique et architectural8 4. une nouvelle approche du monde vgtal

    C. La scnographie et ses repres10 1. un parcours complet10 2. une musographie discrte10 3. une liane intelligente 10 4. et pour donner voir linvisible

    d. Prsentation des quatre serres13 1. La serre des forts tropicales humides16 2. La serre des dserts et milieux arides19 3. La serre de Nouvelle-caldonie22 4. La serre de lHistoire des plantes

    e. annexes24 1. parlons botanique. Quelques mots connatre 25 2. Lhistoire des serres26 3. Bibliographie27 4. autour des serres28 5. photos disponibles pour la presse29 6. comit scientifique 30 7. partenaires

  • 5Les serres, entirement rnoves et ramnages, vont de nouveau tre ouvertes au public le 2 juin 2010. Restaurer ces structures historiques tait indispensable et a ncessit beaucoup dnergie et de crdits. Tout en gardant la magie du lieu et son potentiel de dpaysement, la rnovation - assortie dune musographie repense, de nouvelles plantations et prsentations vgtales - permet dy diffuser les connaissances les plus rcentes sur les plantes, dy faire entrer les proccupations actuelles et de sensibiliser tous les publics la fragilit des milieux et aux enjeux actuels de leur prservation.

    Quatre serres sont dsormais ouvertes au public :

    la serre des forts tropicales humides

    la serre des dserts et milieux arides

    la serre de Nouvelle-Caldonie

    la serre de lhistoire des plantes

    On y contemple une nature imaginaire o cohabitent des plantes des quatre coins du monde. Une nature bien relle car les plantes y poussent en pleine terre et se laissent contempler de trs prs. Cette rencontre avec le monde vgtal, le plus ancien laboratoire de la vie, est tout la fois potique et scientifique.

    On y dcouvre la biodiversit vgtale dans son abondance ou sa raret et sous les multiples et tonnants aspects de son adaptation aux diffrents milieux terrestres.

    La rouverture des serres du Jardin des PlantesUn voyage au cur de la biodiversit

  • 6a. la rouverture des serres : un challenge pour le musum

    La rouverture des serres a mobilis architectes, scnographes, mdiateurs ou spcialistes de la pdagogie, scientifiques et jardiniers, associations spcialises dans les handicaps. elle constitue pour le Musum national dHistoire naturelle un challenge aux multiples enjeux.

    1. Un enjeu techniqueLes serres sont des btiments classs, des structures anciennes fragiles. elles souffrent des carts de temprature et des effets de lhumidit. elles ont toutes fait lobjet de rnovations mais jamais dun chantier aussi important que celui qui sest ouvert en juin 2005.Leur rnovation et leur nouvel amnagement intrieur ont t effectus en tenant compte des impratifs quimposent un classement patrimonial et la volont de les rendre accessibles tous les publics.Les travaux ont permis de leur redonner leur aspect dorigine et den moderniser le fonctionnement. Tant lextrieur que lintrieur ont t restaurs et repenss, ncessitant la fermeture au public et le dmnagement des plantes. Les grands sujets intransportables ont bravement support les travaux. La rnovation des structures mtalliques, corrodes et la reprise de ltanchit ont donc constitu les travaux de base. Les installations lectriques, le chauffage, lclairage, les brumisateurs pour recrer latmosphre tropicale de la grande serre, la restitution des dcorations de lavant-corps et la mise en lumire dorigine (clairage des fermes de couleur bleue) permettent de doter le Musum dun nouveau lieu dexposition au cur du Jardin des plantes, de sauver son patrimoine en lui redonnant une nouvelle mission.

    Quatre serres sont dsormais ouvertes la visite, pour un voyage au cur de la biodiversit, en toutes saisons. Patrick Lafaite/MNHN

  • 72. Un enjeu historique et botaniqueprserver les serres cest aussi renouer avec lutopie des grands botanistes du Jardin des plantes, et nourrir les fantasmes du jardinier : faire pousser en pleine terre des plantes originaires dautres latitudes, leur recrer un substrat, cest--dire un sol proche de celui de leur milieu naturel et maintenir des conditions de temprature et dhumidit adqua-tes. cest un dfi permanent pour les six jardiniers affects aux serres car rien nest acquis davance, la nature, mme sous verre, peut tre capricieuse ou gnreuse.

    3. Un enjeu scientifique et pdagogiqueLes serres offrent davantage quune immersion dans le vgtal. chacune ouvre sur un univers part entire, visuellement et scientifiquement. chaque serre dvoile une approche diffrente de la biodiversit vgtale. Dans la serre des forts tropicales humides, le visiteur est plong dans un milieu dune exceptionnelle densit o les plantes, racontent leurs fonctions et leur utilit. Dans la serre des dserts et des milieux arides on observe des groupes aux surprenantes facults adaptatives. Dans la serre de Nouvelle-caldonie, on passe lchelle des milieux et des paysages avant de voir slargir les champs de lobservation lchelle des priodes gologiques de lhistoire de la Terre dans la serre de lhistoire des plantes. enfin, loccasion de lanne internationale de la Biodiversit, les serres constituent un espace exemplaire de sensibilisation la diversit du vgtal, sa beaut mais aussi sa fragilit. sans les plantes pas de vie possible pour les humains, troitement relis au monde vgtal par des milliers dannes de cohabitation, cest ce que la scnographie des serres met en vidence.

    Les serres sont des monuments classs qui font partie de lhistoire du Jardin. Gravure extraite de Musum dhistoire naturelle. Serres chaudes Charles Rohault De Fleury - Paris, 1837.

    Les slaginelles de la serre de lhistoire des plantes o pour la premire fois on aborde la longue et passionnante volution des vgtaux. Denis Larpin/MNHN

  • 8B. Une nouvelle offre au public

    au cur du Jardin des Plantes, les serres offrent tous les publics loccasion de simmerger dans la nature, en toutes saisons dans dlgantes constructions, mais aussi dentrer dans le monde de la botanique, pour mieux connatre les plantes et mieux les prserver.

    1. Une nature contempler en toutes saisonsLa rouverture de quatre serres offre un parcours dpaysant dans une nature presque indiffrente aux saisons, une nature sous verre qui fait lobjet de soins particuliers et dont certains reprsentants venus de loin sont de beaux ou dtranges inconnus. Lmerveillement ny nat pas que de lexotisme mais aussi de la proximit avec les plantes et de la dcouverte de leurs faces caches.

    2. Une promenade accessible tous les publicsLes travaux (largissement des alles, installation de deux ascenseurs, choix des modules informatifs) et la scnographie ont permis de rendre les serres accessibles aux personnes mobilit rduite, aux personnes mal et non-voyantes, mal entendantes et aux personnes mentalement dficientes par la mdiation.

    3. Un patrimoine historique et architecturalQuand on entre dans les serres, on entre dans le patrimoine du Jardin des plantes. Les structures actuelles sont les hritires dune histoire qui commence au Xviie sicle, au temps du Jardin du roy, lorsque les botanistes, dans leur qute permanente de nouveaux vgtaux tudier, ont t confronts la ncessit de prserver des sujets rapports dexpditions lointaines, inadapts aux rigueurs des hivers parisiens.

    La serre de lhistoire des plantes, ultime tape de la visite, est contige aux serres courbes qui servent de pouponnires. Manuel Cohen

  • 9La premire serre a t difie en 1714, suivie par plusieurs campagnes de construction, dextension, de dmolition et de reconstruction (voir historique page 24). abris de verre pour les passions des botanistes, les serres sont galement des ralisations architecturales audacieuses, ce qui leur vaut dtre classes monuments historiques. au cours des sicles, les intendants et architectes du jardin ont toujours t soucieux dinnovations techniques pour mieux contrler temprature et humidit et prserver des sujets fragiles et prcieux.

    Leurs noms rendent hommage leurs concepteurs. Les deux pavillons (aujourdhui serre de Nouvelle-caldonie et serre de lhistoire des plantes), dites serres rohault de Fleury, du nom de leur architecte, furent difis au XiXe, ctaient alors de vritables prototypes.La plus grande et la plus haute, a t construite dans les annes 30 par ren Berger, on lappelait alors le Jardin dhiver et aujourdhui la serre des forts tropicales humides. elle a llgance du style art dco.

    4. Une nouvelle approche du monde vgtalLes serres du Jardin des plantes ont une vocation essentiellement pdagogique (les collections de rfrence et but scientifique et de conservation sont cultives dans les serres tropicales de larboretum de chvreloup, prs de versailles). Le parcours botanique des serres est loccasion dun voyage dans diffrents biomes*, la rencontre de la diversit du monde vgtal. une diversit encore plus perceptible dans les serres par lvocation de milieux trs contrasts : les forts tropicales foisonnantes, les zones arides moins riches en espces mais o les plantes sont adaptes des contraintes extrmes comme le manque deau et la Nouvelle-caldonie avec sa flore spcifique, rsultat dun long isolement.La biodiversit actuelle peut trouver des termes dexplication dans lvolution des plantes (une serre y est consacre), mais aussi dans lisolement ancien de certaines les (la Nouvelle-caldonie), ou dans ladaptation des contraintes extrmes (le manque deau).

    Au XIX e sicle, le Jardin des Plantes sest dot des premires serres de verre et de mtal au monde. Manuel Cohen

  • 10

    C. La scnographie et ses repres

    1. Un parcours completLes serres se visitent en enfilade, on entre par la grande serre des forts tropicales humides et avec un bel effet de contraste on passe dans la galerie attenante consacre aux milieux dsertiques ; puis on monte par le grand rocher jusqu la serre de Nouvelle-caldonie et lon repasse par lextrieur pour gagner la serre de lHistoire des plantes. chaque serre souvre par un sas o des extraits de films de paysages, datmosphres, prparent la visite.

    2. Une musographie discrteLa scnographie des serres est conue la fois pour susciter lmerveillement et pour permettre une observation intelligente des vgtaux. Les dispositifs de communication et dinformation sont destins aux familles, aux enfants et tous les publics, un soin particulier est port aux publics en situation de handicap. panneaux, cartels comments et tiquettes botaniques informent sur les plantes et les milieux prsents. a cette approche classique sajoute une approche interactive et ludique : objets et plantes toucher, vidos dans les sas et dans la serre des dserts.

    3. Une liane intelligente guide le visiteurce ruban dacier dont la forme est inspire dune liane tropicale, dite liane tortue, est un support de contenu, un fil rouge, pour apporter plus dinformations aux visiteurs qui le souhaitent et pour donner voir ce qui ne se voit pas (molcule de larme naturel de la vanille, graines de cacao caches dans sa cabosse). Tout au long de la liane sont distribus des focus informatifs sous forme de mandalas et de satellites qui marquent les stations importantes de la visite, ponctuent des parcours thmatiques. Les mandalas sont des supports de contenu (visuels et textes), les satellites sont des images et des manipulations permettant une approche plus ludique : livrets, botes sons, odeurs, chantillons, histoires, microscopes.

    4. et pour donner voir linvisibledes fleurs quon ne verra pas, des paysages davant. Dans la serre de Nouvelle-caldonie, pour voquer les plantes autrement, des films prsentent leur croissance modlise et acclre, en grand format, par une technologie de pointe. Dans la serre de lHistoire des plantes, pour voquer la nature il y a des centaines de millions dannes, des palo paysages dessins traduisent, dans une synthse trs artistique, les travaux des scientifiques.

    Les palopaysages de la serre de lhistoire des plantes (dtail) Jeane Montano/MNHN

  • 11

    Pla

    n de

    s qu

    atre

    ser

    res

    en e

    nfila

    de

    A

    genc

    e N

    C

  • 12

    d. Les quatre serres

    1. La serre des forts tropicales humides. toute la richesse et la diversit du vgtal

    Prcieuses forts tropicales. Cathdrales vertes sil en est les cosystmes de fort tropi-cale sont la fois haut lieux de biodiversit et points chauds par les menaces que nos ap-ptits despace et de ressources font peser sur eux. Sur 7 % des terres, on y recense plus de la moiti des espces vivantes : un mme hectare de fort tropicale peut renfermer plus de 400 espces darbres diffrents ! En plaine comme en montagne, de lAmazonie lIndonsie en passant par lAfrique de louest et lAfrique centrale, ces cosystmes qui font le bonheur de milliers de plantes piphytes et de leurs riches faunes spcialises sont le dernier refuge des grands singes nos cousins, comme des tigres, ocelots et autres jaguars. Derniers refuges aussi et tissu de la culture de nombreuses populations indignes, les forts tropicales sont des systmes organiss complexes essentiels pour la physiologie de notre plante entire : elles sont irremplaables et tout notre gnie humain ne saurait les rinventer. Pourtant, le vingtime sicle les a vu se rduire comme peau de chagrin et leur rosion se poursuit dans lindiffrence quasi gnrale en dpit de la mobilisation de nombreuses associations et de quelques initiatives telles que la rglementation du commerce des bois tropicaux. Il faut apprendre les connatre, les comprendre, les aimer. Peut-tre saura-t-on, voudra-t-on alors les protger vraiment : ce sont les cathdrales de la nature, les garants de notre avenir.

    robert BarbaultDirecteur du dpartement cologie et Gestion de la Biodiversit

    au Musum national dHistoire naturelle.

    De gauche droite : Un palmier en fruits Denis Larpin/MNHN. Cactus raquettes en fleurs (Opuntia) Denis Larpin/MNHN. Protace en fleurs Corinne Sarthou/MNHN. Slaginelle Denis Larpin/MNHN.

  • 13

    On y entre par un superbe pristyle art dco. construite entre 1935 et 1936, la serre des forts tropicales humides est majestueuse, avec son bassin, son imposant rocher de bton creux aux formes cubistes. ses grandes dimensions lui permettent daccueillir les plus hauts sujets. cest par elle que commence la visite, un dpaysement immdiat avec une immersion dans latmosphre chaude et humide dune fort tropicale imaginaire. On y serpente dans les alles au milieu des ficus, palmiers, bananiers et autres habitants de ces forts, on se penche sur les tiquettes botaniques pour faire connaissance, on lve la tte pour voir la cime des grands arbres, on grimpe dans le rocher dont les parois sont recouvertes dun superbe Monstera deliciosa, sorte de philodendron, pour dcouvrir tout le panorama de la serre.

    On y voitla belle densit vgtale des forts tropicales o toutes les strates sont occupes. La grande serre abrite en effet des plantes qui dans la nature bnficient des conditions optimales de chaleur et dhumidit. Les vgtaux plants - originaires dafrique, damrique centrale, damrique du sud, dasie du sud est, daustralie et des les du pacifique proviennent de toutes les zones du globe climats quatorial et tropical humide. Tous les types de vgtaux sont prsents : grands arbres, comme les ficus et le palmier des Bermudes, petits arbres, arbustes et arbrisseaux, grandes herbaces comme les bananiers, petites herbes du sous-bois, lianes comme le poivre et plantes piphytes*comme beaucoup de fougres et dorchides. La majorit des grands vgtaux avaient dj leurs racines dans la serre, certains arbres ont plus de 30 ans. La diversit floristique de la serre a aussi t fortement enrichie, en particulier dans le sous-bois.

    On y apprendque la fort nexiste pas toute seule, quelle est habite, utile, fragile au sein de lcosystme* vivent des plantes, des hommes, des animaux. certaines plantes sont trs utiles lHomme. sous la canope (la cime des plus grands arbres), certaines plantes dveloppent dastucieuses stratgies pour atteindre ou exploiter la lumire.

    Rnove lidentique, lentre art dco de la grande serre, construite dans les annes 1930 par Ren Berger, architecte en chef du musum. droite, dtail de la fontaine. Manuel Cohen

    Le rocher au fond de la grande serre. Franois-Gilles Grandin/MNHN

  • 14

    LE CAFEIERou Coffea arabica appartient la famille des rubiaces.

    il est une des plus clbres plantes utiles pour lHomme qui consommerait chaque jour des millions de tasses de caf. il existe de nombreuses espces de cafiers, mais lchelle mondiale, trois sont principalement cultives: Coffea arabica et ses nombreuses varits, Coffea canephora (le robusta) et Coffea Liberica. Les fruits dont on tire les prcieux grains sont appels cerises.son origine gographique : les forts dafrique de lest. ses usages : alimentaires, aromatiques, mdicinaux.connu depuis longtemps comme remde et drogue en arabie, le caf compte des centaines de composs chimiques et un lment actif principal, la cafine, qui retardent la fatigue, stimulent le rythme cardiaque et respiratoire, la digestion. il est aujourdhui - aprs le ptrole - le deuxime produit en valeur sur le march mondial, vritable richesse pour de nombreux pays tropicaux. Larabica fournit 80 % de la production mondiale. sil contient moins de cafine que le robusta, il est de meilleure qualit gustative.

    trois parcours permettent de se familiariser avec ce milieu dune infinie richesse.

    a. Quest-ce qui caractrise la fort tropicale ? une structure verticale avec des grands sujets qui font de lombre aux plantes du sous-bois. Mme si la serre est un milieu artificiel, on y raconte la vie de la fort, sa rgnration naturelle, en voquant par des branches et troncs morts au sol (suite chute) ce quest un chablis , cest--dire une troue dans la fort qui sera reconquise par la vgtation environnante et par des plantes pionnires aux graines apportes par le vent ou par des animaux frugivores.

    b. comment certaines plantes sadaptent la pnombre dans le sous-bois ou font la course la lumire, comme les lianes dotes de dispositifs daccrochage, de crampons, de vrilles, de crochets ou les plantes piphytes qui sans ancrage dans le sol, se positionnent dans les branches des grands arbres. celles-ci se nourrissent en capturant leau atmosphrique par leurs feuilles ou leurs racines ariennes et les nutriments dans lhumus retenu sur larbre support qui compose de vrais sols suspendus .

    c. Que trouve-t-on dans la fort comme plantes utiles lHomme ? une grande varit de plantes alimentaires, mdicinales, tinctoriales, textiles, cosmtiques mais aussi des plantes pour la parfumerie, lartisanat, la construction, le chauffage, le sacr. Le parcours les plantes ressources met en valeur, entre autres : le bananier, le cafier, le fromager, le vanillier, la pervenche de Madagascar, lacajou, le cacaoyer et le poivrier.

    Les plantes piphytes, sans ancrage au sol, vivent suspendues dans les grands arbres de la canope (orchide piphyte). Denis Larpin/MNHN

    Denis Larpin/MNHN

  • 15

    Pla

    n de

    la s

    erre

    des

    for

    ts tr

    opic

    ales

    hum

    ides

    A

    genc

    e N

    C

  • 16

    Diffrentes formes dadaptation la scheresse : les rserves deau des plantes succulentes, les duvets pour limiter lvaporation. Denis Larpin/MNHN

    2. La serre des dserts et milieux arides au royaume des formes et des textures tranges

    On y entrepar la grande serre. Dans sa longue galerie attenante sont prsentes les plantes conomes en eau. La galerie a t entirement dmonte, restaure, revitre et ramnage. consacre ladaptation des plantes la scheresse dans diffrentes rgions du monde, lexposition est linaire, permettant une observation de prs des formes et des textures.

    On y voitdes plantes des milieux dits arides (cest--dire recevant moins de 300 mm deau par an). plantes des dserts des usa et du Mexique ; des andes ; dafrique du sud ; de Madagascar ; du sahara ; de la pninsule arabique ; daustralie ; de certaines les. Les plantes proviennent en partie de lancienne serre, dite serre mexicaine et des collections de larboretum de chvreloup. Des acquisitions de plantes ont t ncessaires pour illustrer quelques cas particuliers. La serre prsente cinq scnes vgtales, les plantes sont regroupes selon leur type dadaptation ce milieu, cest--dire selon leur stratgie pour rsister au manque ou la raret de leau. autant dtranges gomtries, de textures varies, constituant une source dtonnement : plantes en forme de boules ou de cierges, plantes munies dpines, de duvet ou de poils sur les feuilles, plantes aux feuilles et tiges succulentes (gorges deau).

    On y apprendles formidables adaptations morphologiques des vgtaux la scheresse ou comment la vie est capable de toutes les contorsions pour simposer et triompher des conditions les plus rudes ; aller chercher leau l o elle se trouve, grce un double systme de racines superficiel et profond ; stocker leau lorsquil y en a, dans des tissus spcifiques, plantes dites succulentes comme les cactes ou autres plantes troncs renfls dont les tiges sont de vraies citernes ; conomiser leau en limitant les pertes dues lvaporation, en ralentissant la transpiration par une taille rduite des feuilles ou un piderme cireux (euphorbes, jojoba, ocotillo) ou des formes spcifiques : la boule est le patron parfait pour une bonne conomie ; se protger en vivant lombre ou enterres (par exemple les plantes-cailloux semi-enfouies et les plantes-fenestres qui conduisent la lumire par des fentres jusquaux parties chlorophylliennes situes sous le sol, car il y fait un peu moins chaud) ; rduire le cycle de vie, tre phmre, ne dvelopper un appareil vgtatif et reproducteur que lorsquil pleut, et passer les priodes sches sous forme de graines ; certaines plantes rsistent au feu, au sel, dveloppent des stratgies particulires, souvent proches de celles utilises pour le manque deau.

  • 17

    LA suCCuLEnCEune excellente rponse laridit

    Les plantes succulentes (du latin succus, sve), communment appeles plantes grasses, constituent des rserves deau dans les feuilles, les tiges ou les racines. aprs les rares pluies, les cellules sont gorges deau, ensuite utilise pendant les longues priodes de scheresse. Les cactaces (cactus) en sont une illustration parfaite. La famille des cactaces compte environ 2000 espces. Tous les cactus sont endmiques du continent amricain. prsents du canada la Terre de feu, ils se sont totalement adapts des climats arides extrmes, froids ou torrides. Quils soient cierges, candlabres, boules, raquettes, arbustes, piphytes, lianes ou rampants, ils portent souvent des fleurs chatoyantes dont certaines nclosent que la nuit tombe. certains ont la forme de cylindres pouvant emmagasiner jusqu plusieurs tonnes deau, comme les cereus gants de larizona ou du Mexique.

    Cactus en boule. Denis Larpin/MNHN

    Feuilles en rosettes (Agaves). Denis Larpin/MNHN Cactus cierges. Denis Larpin/MNHN

    Denis Larpin/MNHN

  • 18

    Pla

    n de

    la s

    erre

    des

    ds

    erts

    et m

    ilieu

    x ar

    ides

    A

    genc

    e N

    C

  • 19

    3. La serre de nouvelle-Caldonie et sa flore unique

    On y entrepar la grande serre. pavillon construit par charles rohault de Fleury, elle a perdu son nom de serre Mexicaine pour une toute nouvelle attribution.

    On y voitcomme son nom lindique, des plantes de Nouvelle-caldonie dont la trs grande majorit a du tre acquise et acclimate. Trs peu de plantes taient dj en collection, lexception de quelques araucarias. La Nouvelle-caldonie est prsente dans le sas, avant lentre dans la serre. On y dcouvre sa gographie, sa richesse naturelle et culturelle, son histoire. La diversit de cette flore si spcifique est prsente travers cinq milieux : la fort humide, la fort sche - milieu extrmement menac - le maquis minier, la savane et la mangrove. Dans chaque milieu, certaines plantes - rares, endmiques, originales par leur adaptabilit, ou utiles pour lHomme - sont commentes.

    On y apprend que les tres vivants habitant une terre reste pendant trs longtemps isole se sont spcialiss lextrme, ils sont endmiques, cest--dire spcifiques de ce territoire (aire, rgion). vestige de lancien continent appel Gondwana, dont elle sest spare, comme dautres les du pacifique sud, il y a 70 millions dannes, la Nouvelle-caldonie a embarqu et diversifi, au cours de sa lente drive, une arche de No de la flore de cette lointaine poque. que la nouvelle-Caldonie est un eldorado tant pour la richesse de ses espces vgtales au caractre unique que pour leur grand intrt scientifique.Malgr sa faible superficie, la Nouvelle-caldonie possde 76 % despces vgtales endmiques, cest--dire quelles nexistent nulle part ailleurs, ce qui place cet archipel en troisime position aprs celui dHawa et la Nouvelle-Zlande. certains milieux de Nouvelle-caldonie sont le domaine rserv de plantes tonnantes, rares, superbes, parfois utiles aux populations locales. Dans la fort sche par exemple, le magnifique liseron, liane fleurs rouges (Turbina inopinata), le Captaincookia (ou Ixora) margaretae, dont le nom est ddi au capitaine James cook, dcouvreur de larchipel en 1774 : un arbre trs rare aux spectaculaires fleurs rouges cauliflores (poussant mme le tronc). On y trouve aussi le prcieux santal (Santalum austrocaledonicum), qui vit aussi dans dautres milieux et dont on extrait une essence prcieuse, et mme un riz endmique

    Dtail de la structure de la serre de Nouvelle-Caldonie, archipel la flore unique. Manuel Cohen. Exemple dune plante carnivore endmique. Jean-Nol Labat/MNHN

  • 20

    (Oryza neocaledonica). Dans le maquis, nombre dendmiques aux fleurs chatoyantes com-me les Myrtaces et les protaces, et mme certaines espces capables de dtoxifier les sols, en accumulant le nickel par exemple. Dans la fort humide aussi, un grand nombre dendmiques, comme limmense fougre arborescente Cyathea intermedia, beaucoup daraucarias et dautres conifres tropicaux.On trouve en Nouvelle-caldonie de nombreux groupes de plantes dorigine trs ancienne, reprsentants des branches de base de larbre gnalogique du rgne vgtal. Depuis plus dun sicle et demi, les botanistes rcoltent au cours de leurs missions cette flore qui vient enrichir lHerbier du Musum. aujourdhui encore, ils tudient des zones peu explores de Nouvelle-caldonie, ou revisitent des zones plus connues pour en tablir un tat des lieux et enrichir les connaissances sur la flore et les milieux. que les trsors de la nouvelle-Caldonie sont trs fragiles. La Nouvelle-caldonie est un Hot Spot de la biodiversit mondiale, cest--dire une zone o la diversit vgtale est exceptionnelle, mais aussi trs menace. Beaucoup despces sont micro endmiques (certains palmiers ou araucarias par exemple) ne vivant que dans des zones trs localises de larchipel. Les menaces sont multiples (feu, exploitation minire, urbanisation, prsence de cerfs introduits friands de vgtaux) et ont ncessit la mise en place de programmes de protection et de gestion de ces espces et des milieux.

    les Blep

    Mer de Corail

    OuvaProvince

    des les LoyautProvince

    nord

    Provincesud

    Lifou

    Tiga

    Mar

    le des Pins

    Nouma

    LA VGTATION DE LA NOUVELLE-CALDONIEMangroveFort humide Fort scheMaquis minierSavane niaoulis

    Fayaou

    Tadine

    La FoaBourail

    Koumac

    Kon

    Poindimi

    Houalou

    Thio

    HienghneW

    LA FoRt sChE, un milieu trs vulnrable

    constitue darbustes et de lianes adapts la scheresse, la fort sche ou sclrophylle* ne reoit pas plus de 1100 mm deau par an. lorigine beaucoup plus tendue, cette fort trs vulnrable stale entre 0 et 300 m daltitude sur la cte Ouest de Nouvelle-caldonie o elle ne couvre plus que 50 km2, soit 1 % de sa superficie initiale. un programme de conservation y est en cours pour sauvegarder, restaurer et valoriser ces lambeaux de forts surprenants de richesse vgtale. On y recense 456 espces autochtones, 262 endmiques no-caldoniennes dont 60 vivent exclusivement dans la fort sche. Larbuste, Pittosporum tanianum, qui avait t dclar teint, a t redcouvert en 2002 et fait aujourdhui lobjet de toutes les attentions. La fort sche abrite aussi une faune encore mal connue dont de nombreuses espces endmiques.extrait de Nouvelle-caldonie Terre de Corail nov. 2008.

    Mangrove (racines des paltuviers) Corinne Sarthou/MNHN

    Fort humide (fougre arborescente) Corinne Sarthou/MNHN

    Les diffrents milieux naturels de la Nouvelle-Caldonie. Maison de la Nouvelle-Caldonie, Paris.

    Maquis minier Jean-Nol Labat/MNHN

    Savane nioulis (troncs corce blanche) Corinne Sarthou/MNHN

    Fort sche (Le Captaincookia margaretae / nom actuel = ixora) Jean-Nol Labat/MNHN

  • 21

    Pla

    n de

    la s

    erre

    de

    nou

    vell

    e-C

    ald

    onie

    A

    genc

    e N

    C

  • 22

    4. La serre de lHistoire des plantes, une aventure qui mne jusquaux fleurs

    On y entre par lextrieur car elle est spare de la serre de Nouvelle-caldonie.cest le second pavillon rohault de Fleury, qui ne se visitait pas auparavant.

    On y voit des reprsentants modernes de groupes de vgtaux apparus anciennement, (lycopodes, prles, fougres, cycas, conifres, angiospermes primitives) des pices fossiles et des reconstitutions de vgtaux disparus, prsents selon douze scnes, dont cinq illustrent une innovation majeure dans lhistoire volutive des plantes au cours de lre primaire et de lre secondaire (entre - 540 et - 65 millions dannes). Lobjectif est de faire comprendre au visiteur, selon un parcours chronologique, que les plantes ont aussi leur histoire, celle dune adaptation des milieux changeants, depuis la sortie des eaux jusqu lapparition des fleurs.

    On y apprend que lhistoire des plantes terrestres remonte au moins 430 millions dannes, quil faut des plantes pour que latmosphre terrestre apparaisse et que la vie animale surgisse. que lvolution des plantes nest pas linaire. La classification des vgtaux, parfois difficile comprendre, est aujourdhui fonde sur leurs relations de parent (phylognie). Les plantes actuelles ont en effet des origines diverses, anciennes ou rcentes. apparentes divers groupes fossiles, elles sont les tmoins vivants de cette volution. qu lorigine les plantes vivaient et se reproduisaient en milieu aquatique : pas besoin de tiges pour tenir debout, leau les portait, ni de vaisseaux pour nourrir les extrmits, ni dinsectes pour assurer la pollinisation. Lorsque les plantes sortirent de leau, conqurant de nouveaux espaces, se mirent en place sur des centaines de millions dannes des processus de reproduction diffrents mettant en jeu : spores, ovules, pollens, graines. que cette aventure doit sobserver de prs et se poursuit dans les alles. Le livret distribu lentre prpare le visiteur retrouver le Jardin des plantes en numrant tous les arbres (notamment les plantes fleurs !) quil peut continuer dy observer, au fil des saisons.

    CInQ sCEnEs MAJEuREs, de lhistoire des plantes

    lre primaire 1. Des sols nus aux premires forts (silurien) 2. Le dveloppement du feuillage : les fougres du carbonifre 3. Lovule : linnovation lorigine de la diversit vgtale actuelle 4. De lovule la graine : les premiers conifres

    lre secondaire 5. Linvention de la fleur et du fruit : les premires angiospermes

    Les fougres de la serre de lhistoire des plantes. Manuel Cohen

    Fossile de Cordaites (un groupe disparu proche des conifres). Denis Larpin/MNHN

    Prles Denis Larpin/MNHN

    Slaginelles (un groupe actuel proche des fougres) Denis Larpin/MNHN

  • 23

    Pla

    n de

    la s

    erre

    de

    lhis

    toir

    e de

    s pl

    ante

    s

    A

    genc

    e N

    C

  • 24

    e. anneXes

    1. Parlons botanique - quelques mots connatre

    Les thmes abords dans les diffrentes serres offrent loccasion denrichir son vocabulaire de quelques termes utiles. Les plantes vivent dans des milieux naturels : des biotopes, des cosystmes, des biomes diffrents, des milieux anthropiss

    Un BiOtOPe : cest un milieu caractris par des conditions gologiques, gographiques et climatologiques homognes et stables (le sol, leau, lair, la temprature, la lumire).

    Un COsYsteMe : cest un ensemble form par une communaut dtres vivants (la BiOceNOse), relis entre eux et relis aux conditions physiques de lenvironnement (sol, eau, nutriments, etc. cest--dire un BiOTOpe).cest donc linteraction entre les facteurs biotiques et abiotiques.Les cosystmes sont de diffrentes chelles : par exemple un tronc mort, une mare, un rocher couvert de mousses et autres plantes, ou un lac, un tang, une tourbire ou une rgion, un bassin versant, un fleuve, ou encore un macro cosystme comme une mer, un ocan, une savane, une grande fort, un massif montagneux, etc.

    Un BiOMe : cest un vaste territoire ( lchelle rgionale ou continentale) caractris par un climat particulier et dautres conditions du milieu (conditions cologiques) et des tres vivants qui y sont adapts (flore et faune). il peut tre constitu de plusieurs cosystmes diffrents.exemples de biomes : les forts tropicales humides, les mangroves, la toundra, la steppe, etc.

    Un MiLieU antHrOPise : cest un milieu naturel transform sous laction de lhomme (pas forcment dgrad) : un champ cultiv, une fort plante, une prairie ou bien des forts secondaires ou savanes, aprs le passage des feux en fort, etc.

    endeMisMe : cest un terme qui sapplique des espces vgtales ou animales (ou leurs populations) dont laire de rpartition est limite une zone particulire (les cactaces et les agaves endmiques du continent amricain, la tortue gante des Galapagos, endmique de larchipel, le latanier rouge, palmier endmique de lile de la runion, lAraucaria schmidii, endmique du sommet dune montagne de la Nouvelle-caldonie).

    De gauche droite : Fleur de bananier O. Borderie/MNHN . Plantes du sous-bois Denis Larpin/MNHN. Freycinetia, plante en fleurs Jean-Nol Labat/MNHN . Feuilles en rosettes (Agaves) Denis Larpin/MNHN.

  • 25

    2. Un peu dhistoire

    Les serres font partie de lhistoire et du paysage du Jardin des Plantes depuis le XViie sicle. Quelques repres dans la saga des serres.

    ds le XViie sicle des orangeries et des serres de bois et de verre.Les orangers sont les premires plantes fragiles que lon cherche conserver au Jardin royal. pour les protger des geles, on leur construit ce quon appelle alors des orangeries, btiments utilitaires non publics. Les premires serres en bois et en verre font leur apparition au Xviie, lobjectif tant alors plus scientifique, il sagit de conserver et dacclimater des collections botaniques, des plantes rares que les naturalistes rapportent de voyages dexploration. La plus ancienne serre a t difie par sbastien Vaillant en 1714, elle a abrit un pied de caf envoy Louis Xiv. au fil des annes, dautres serres furent difies par les intendants du Jardin, dont Buffon, le plus clbre dentre eux, qui fit construire des serres tempres en 1788.dbut du XiXe sicle Le Jardin se dote des premires grandes serres de mtal et de verre au monde. une rvolution technique, lutilisation du verre et surtout du mtal, va permettre ddifier des structures plus solides, permettant une meilleure isolation pour des plantes rclamant une chaleur constante. La serre philibert difie en 1821, serre la plus chaude, tait destine recevoir les plantes dinde et de cayenne. Les progrs techniques permettent par ailleurs de concevoir de vritables uvres archi-tecturales. en 1833, des crdits sont attribus au Musum pour de nouvelles constructions et pour lachat de terrains. Charles rohault de Fleury, architecte du Musum, se rend alors en angleterre pour y tudier le systme adopt dans ce pays pour la construction des serres chaudes en particulier Kew. De retour en France, il construit entre 1834 et 1836, deux serres carres vitres et hautes, chauffes la vapeur produite par une chaudire et diffuse par des tuyaux. Le pavillon oriental qui sera appel plus tard la serre mexicaine contient des eucalyptus, des dragonniers, et des mimosas. il est tapiss de passiflores et dautres plantes grimpantes. Le pavillon occidental, o la temprature est plus leve, dit pavillon des palmiers et appel plus tard serre australienne, accueille bambous, palmiers, vanille, canne sucre, bananiers, dattiers, fougres arborescentes. il comporte un bassin aux nymphas dcors dune nymphe sculpte par Brion.

    Gravure extraite de Album du Jardin des plantes de Paris

    Acarie-Baron. Paris, Ang, 1838

  • 26

    Ces btiments, prototypes des serres modernes, comptent parmi les innovations les plus importantes de larchitecture mtallique. ce sont les premires serres au monde daussi grandes dimensions ralises en verre et en mtal. Le projet de charles rohault de Fleury cristallise la composition et lemplacement des btiments actuels.

    Quelques soucis la guerre franco prussienne et en particulier le bombardement de janvier 1871 occasionne des dgts sur les serres, elles furent restaures en 1874 avec de lgres modifications. Les innovations technologiques de lpoque permettent rohault de Fleury de construire galement des serres courbes, lemplacement des anciennes serres de Buffon et Bernardin de saint pierre.

    Les jardins dhiver partir de la seconde moiti du XiXe sicle, les prouesses techniques donnent naissance un nouveau type de btiment : le jardin dhiver, les plantes y sont cultives en pleine terre.Le premier jardin dhiver du Musum est rig par Jules andr entre 1881 et 1889, il sera dmoli et sur ses fondations sera difi lactuel jardin dhiver (serre des forts tropicales humides) dont la construction, entre 1935 et 1936, est mene par ren Berger, (1878-1954), architecte en chef du Musum depuis 1933, auteur en 1937 de la nouvelle fauverie de la mnagerie. Domine alors lesthtique art dco qui caractrise la grande serre. Lentre monumentale, comporte des piliers luminescents en pte de verre et des grilles basses, dessines par le ferronnier dart raymond subes (1891-1970).

    au XXe sicle : le dbut dune grande campagne de rnovationLes serres de charles rohault de Fleury, (serre australienne et serre mexicaine) inscrites linventaire supplmentaire des monuments historiques en juillet 1964, ont t restaures en 1980 avec un verre prototype dot dune protection doxyde mtallique base dtain sens renforcer lisolation. cette couche se dtriora rapidement, donnant aux verres des reflets violets.La couverture du jardin dhiver construit par ren Berger a t refaite en 1980 avec du verre arm et lavant-corps a t restaur en 1999. La restauration des serres courbes a t mene par paul chemetov et Borja Huidobro entre 1995 et 1997. et en 2005 sest ouvert le grand chantier qui mne jusqu aujourdhui

    3. Bibliographie

    Histoire et description du Musum royal dhistoire naturelle. Deleuze. paris, royer, 1823Musum dhistoire naturelle. Serres chaudes. rohault de Fleury. paris, Firmin-Didot, 1837Album du Jardin des plantes de Paris. acarie-Baron. paris, ang, 1838Le Jardin des plantes. Boitard. paris, Dubochet, 1842Promenades au Jardin des plantes. Gurin. paris, librairie religieuse et dducation, 1850Le Musum dhistoire naturelle. paris, curmer, 1854Les jardins, histoire et description. Mangin. Tours, Mame, 1867 et 1887Les serres du Musum dhistoire naturelle en 1892-1893. cornu. paris, 1893Le Musum dhistoire naturelle il y a un sicle. Hamy. paris, Leroux, 1896Les transformations du Musum dhistoire naturelle. Henry. paris, 1938Grande histoire des serres et du jardin dhiver. Marrey et Monnet. paris, ed. Graphite, 1984Les serres historiques du Musum, une restauration exemplaire. Delange. in Bulletin dinformation du Musum dhistoire naturelle, n 40, janvier 1985, p. 37.

    Vue intrieure de la grande serre. Gravure extraite de Le Jardin des Plantes .Pierre BOITARD - Paris, 1842.

  • 27

    4. autour des serres

    a. Pour prparer sa visite Des documents servant de fil conducteur la visite sont tlchargeables sur le site

    www.mnhn.fr : plan des serres - Jeux de piste - Des plantes et des hommes - La course la lumire - Les adaptations aux milieux arides. une attention particulire sera ap-porte aux publics en situation de handicap avec la mise en ligne de documents adapts pour faciliter la visite libre. > visites guides sur rservation au 01 40 79 36 00.

    Des dossiers pdagogiques sont mis en ligne sur le site Web du MNHN louverture des serres. ils prsentent les quatre serres et proposent plusieurs parcours de visite pour les lves de lcole lmentaire, du collge et du lyce.

    Objectif : sensibiliser les lves la diversit biologique et exposer les diffrentes adaptations des plantes dans les milieux choisis, la fragilit des cosystmes, lendmisme de la Nouvelle-caldonie, etc Des jeux de piste permettent aux lves dapprhender les plantes utiles lHomme (alimentation, habitat, mdecine,).

    Les enseignants conduiront eux-mmes les visites selon diffrents parcours : Des plantes et des hommes - cycle 3 et collge La course la lumire - cycle 3, collge et lyce Les adaptations aux milieux arides cycle 3, collge et lyce Lendmisme ilien cycle 3, collge et lyce Lhistoire des plantes - cycle 3, collge et lyce > pour les scolaires (renseignements au 01 40 79 36 00)

    b. Pour en savoir plus Une exposition au cabinet dHistoire : plans, aquarelles, gravures photographies

    illustrent lhistoire des serres et leur importance au sein du Jardin des plantes. Des vlins de plantes qui y ont trouv un lieu propice leur dveloppement compltent ce panorama.

    > Du 14 avril au 5 juillet au cabinet dHistoire, ouvert tous les jours sauf mardi et le 1er mai de 10 17h, et de 10 18h sam. dim. et jours fris davril septembre.

    Dernire entre 30 minutes avant la fermeture. Tarif : 3E, Tr 1E. Tl. : 01 40 79 54 79.

    Un nouveau site jardindesplantes.net pour une vritable immersion dans les alles du jardin et de multiples entres pour tous les amateurs de botanique.

    Un dbat le 8 novembre 2010, dans le cadre des lundis du Musum sur le thme des serres. Dbat anim par Marie-Odile Monchicourt.

    > Lundi 8 novembre 18 h. auditorium de la Grande Galerie de lvolution (accs libre dans la limite des places disponibles).

    des visites et des rendez-vous au Jardin des Plantes - pour dcouvrir la varit des espces vgtales, les alles du jardin y compris lecole

    de botanique sont en accs libre, lexception du Jardin alpin (1 le week-end et les jours fris) et du Jardin cologique, en visite guide uniquement.

    - pour satisfaire votre curiosit de jardinier amateur : propos de jardiniers , le 1er et 3e jeudi du mois 15h, davril octobre.

    - pour en savoir plus sur le mtier de palobotaniste, rendez-vous le 27 juin dans le cadre des Mtiers du Musum.

    > Dimanche 27 juin 15h. auditorium de la Grande Galerie de levolution (accs libre dans la limite des places disponibles).

    c. Pour participer aux grands rendez-vous annuels Les plantes seront lhonneur avec des animations au Jardin des plantes loccasion

    de manifestations nationales et parisiennes. > Le Festival de la Fte de la Nature du 21 au 23 mai, et la Journe mondiale de la Biodiversit,

    le 22 mai. > rendez-vous au jardin, les 5, 6 et 7 juin. > La fte des jardins de paris, les 25 et 26 septembre.

    Entre de la grande serre par laquelle commence la visite. Manuel Cohen

  • 28

    5. Photos disponibles pour la presse

    28

    Serre des forts tropicales humides Manuel Cohen

    Serre de lhistoire des plantes.Vue de la structure refletant la serre de Nouvelle-Caldonie Manuel Cohen

    Serre des forts tropicales humides Franois-Gilles Grandin/MNHN

    Serre de lhistoire de plantes. Vue panoramique montrant la serre et les serres courbes gauche. Manuel Cohen

    Serre de lhistoire des plantes - Vue arienne avec la Grande mosque de Paris dans la perspective Manuel Cohen

    Serre de lhistoire des plantes Manuel Cohen

    Serre des forts tropicales humidesVue du grand rocher Manuel Cohen

    Serre des forts tropicales humides Manuel Cohen

    Serre de Nouvelle-Caldonie Manuel Cohen

    Serre des forts tropicaleshumides - Vue du toit Manuel Cohen

    Serre de lhistoire des plantes Dtail de la structure Manuel Cohen

    Serre de lhistoire des plantes Manuel Cohen

    Serre des forts tropicales humides Vue du toit. Manuel Cohen

    Vue des serres courbes. Gravure extraite de Musum dhistoire naturelle. Serres chaudes Charles ROHAULT DE FLEURY Paris, 1837. Bibliothque Centrale du MNHN Paris 2010

    Vue intrieure de la grande serre.Gravure extraite de Le Jardin des Plantes .Pierre BOITARD - Paris, 1842. Bibliothque Centrale du MNHN Paris 2010

  • 29

    Cactus en boule Denis Larpin/MNHN

    Le liseron ou guirlande des bois (Turbina inopinata, famille des Convolvulaces) Denis Larpin/MNHN

    Cacaoyer Michel Morin/MNHN Fleur de la liane Aristoloche (attractive pour les insectes pollinisateurs) Denis Larpin/MNHN

    Freycinetia, plante en fleurs Jean-Nol Labat/MNHN

    Le cafier Denis Larpin/MNHNSlaginelle (plante proche des fougres) Denis Larpin/MNHN

    Plante-caillou (Lithops) en fleurs Denis Larpin/MNHN

    Sideritis feuilles duveteuses pour limiter lvaporation Denis Larpin/MNHN

    Une plante carnivore endmique de Nouvelle-Caldonie (Nepenthes viellardii) Jean-Nol Labat/MNHN

    Prles Denis Larpin/MNHN

  • 30

    6. Les quipes du projet

    Le comit de pilotage du Musum national dHistoire naturelle

    Genevive BeraUd-Bridenne, Directrice du Dpartement des Jardins Botaniques et Zoologiquesric JOLY, Directeur du Jardin des plantes de paris et de larboretum de chvreloup, chef du projet de rnovationdamasia stOCKer, charge de la gestion de production des contenus DJBZBernard nOL, son responsable et toute lquipe des jardiniers des serres tropicaleset particulirement lisabeth LOPeZ et Jean-Christophe riBesXavier riFFet, chef de projets horticolesGalle BeLLaMY, Directrice de la Direction de la rnovationChristian Le BOUar, chef des travaux de rnovationYvette deLPOPOLO, responsable de la mission Diffusion des connaissanceset de laction ducativeJeane MOntanO, Dessinatrice scientifique (palopaysages) DJBZPascale JOannOt, chef de la rnovation la direction des collections, charge des relations avec lOutre-Meragathe HaeVerMans-raVet, Dessinatrice scientifique (palopaysages),Dpartement de systmatique et volutionaurlie rOUX, assistante de documentation, photothqueCatherine CHeVaLier-COULOn, Handicaps

    Le comit scientifique du Musum national dHistoire naturelle

    dario de FranCesCHi, chercheur- enseignant chercheur Dpartement Histoirede la Terre ; palobiodiversit denis LarPin, responsable scientifique collections vgtales tropicales DJBZrobert BarBaULt, Directeur du Dpartement dcologie et Gestion de la Biodiversit Guillaume LeCOintre, Directeur du Dpartement de Systmatique et volutionthomas HaeVerMans, Botaniste au Dpartement de systmatique et volution

    quipe scnographie

    agence nC nathalie Crinire

    scnarisation - audiovisuels et Multimdias

    Onetwo Marie CUisset & anne JaFFrennOUC-aLBUM Graphisme tiphaine Massari

    autres intervenants

    Patrick BLanC, botaniste chercheur au cNrs daniel BartHeLeMY & ren LeCOUstre, unit Mixte de recherche cirad-cnrs-inra-ird-universit Montpellier 2 Botanique et Bioinformatique de larchitecture des plantes (aMap).Benot JaLLOn, LaN architectureJean-Franois LaGneaU, architecte en chef des Monuments HistoriquesJol VirateLLe, Directeur de la Maison de la Nouvelle-caldonie parisGildas GateBL, institut agronomique caldonien (iac)Walles KOtra, Directeur dlgu de France thierry MennessOn, Directeur de linstitut agronomique caldonien (iac)Christian PaPineaU, Directeur du programme Forts sches en Nouvelle-caldonie

  • 31

    7. Partenaires

    Le gouvernement, le Congrs, les provinces nord, sud et iles Loyaut de nouvelle-Caldonie ainsi que la Maison de la Nouvelle-caldonie paris soutiennent linitiative du Musum national dhistoire naturelle de ddier la Nouvelle-caldonie, la seule serre gographique du jardin des plantes parmi les quatre serres de ce magnifique site.Le partenariat tabli entre le Musum et la Maison de la Nouvelle-caldonie permet lacquisition, le renouvellement et le transport des plantes de Nouvelle-caldonie paris, ainsi que la ralisation dune partie de la musographie de la serre caldonienne la rflexion de laquelle la Maison de la Nouvelle-caldonie a particip.Les visiteurs de la serre de Nouvelle-caldonie auront le plaisir de dcouvrir lextraordinaire richesse de la flore de cette terre du pacifique sud travers la fort humide, le maquis minier, la fort sche, la savane et la mangrove. venant des forts caldoniennes, les poteaux sculpts de lile des pins ainsi que les magnifiques chambranles prsents voquent limportance de la symbolique des plantes dans la culture Kanak. au cur de paris, la serre de Nouvelle-caldonie permettra aux visiteurs de rencontrer lesprit du pays .Maison de la nouvelle-Caldonie - 4 bis rue de Ventadour - 75001 Paris.tl. 01 42 86 70 00

    La Caisse depargne ile-de-France permet laccs des serres aux personnes en situation de handicapDepuis leur origine, les caisses depargne uvrent en faveur de lintrt gnral et de la cohsion sociale. cres en 1818 sur une ide originale, sappuyant sur les vertus de lpargne et de la pdagogie de largent, les caisses depargne sattachent accompagner leurs clients dans leur vie quotidienne. Le soutien apport la rnovation des serres du Jardin des plantes par la caisse depargne ile-de-France sexplique tout naturellement par la communaut dintrts qui la relie au Musum dHistoire Naturelle. savoir, la volont duvrer dans le sens de lintrt gnral et de la diffusion des connaissances auprs de tous les publics. La caisse depargne ile-de-France a permis de financer une partie des amnagements et des dispositifs adapts pour accueillir toutes les personnes en situation de handicap et leur offrir une dcouverte poly-sensorielle et pdagogique du monde vgtal. ce projet sinscrit pleinement dans la stratgie de responsabilit socitale mene par la caisse depargne iDF, axe sur le progrs social.La Caisse dEpargne Ile-de-France est la plus grande des 17 Caisses dEpargne. Elle compte 5 200 collaborateurs et prs de 500 agences au service de 3,8 millions de clients. Banque rgionale de proximit, la CEIDF dveloppe une large gamme de produits et services financiers pour rpondre aux besoins de ses nombreux clients dont: 550 000 socitaires ; 780 000 jeunes ; 28 000 clients professionnels ; 23 700 associations ; 2 200 entreprises. www.societaires-ceidf.fr CeidF : 19 rue du Louvre - 75001 Paris Contact : Cline CLaVeriemail : [email protected] - tl : 01 40 41 43 20

  • 32

    sch environnement est convaincu ds le dbut de son activit au service de lenviron-nement en tant que spcialiste de la valorisation et du traitement des dchets, que la prservation de la biodiversit est, et restera encore longtemps, un enjeu important, tant pour son intrt intrinsque au service de la collectivit que pour asseoir lacceptation socitale de ses mtiers. elle la de ce fait intgre ds son origine dans sa stratgie dentreprise.ainsi lidentification et lanalyse de la valeur dun milieu par lexpertise de sa biodiversit permettent sch environnement de concilier au plus prs la gestion des espaces dits naturels avec ceux usage industriel. sensibiliss et impliqus, les collaborateurs du Groupe portent la symbiose de leur activit conomique avec les cosystmes.

    Les services de la nature sur les sites de sch environnement

    1. co-systmique : Syrphes sur zone de captage deau - 2. conomique : Pastoralisme avec Highland Cattles - 3. Culturel : Visite dcouverte de papillons nocturnes - 4. Patrimonial : Salamandre sur un site industriel

    Dans le droit fil des collaborations scientifiques que le Groupe mne depuis plusieurs annes avec le MNHN, en particulier en matire de comptage de lavifaune, sch environnement tient accompagner le Musum dans la rnovation de ses Grandes serres, notamment pour la dimension pdagogique importante de ce projet.Contact : sch environnement - daniel Baumgarten - [email protected]

    Prserver son environnement et agir en faveur de la biodiversit, un engagement pour la Fondation du Groupe GdF sUeZ GDF sueZ, lun des premiers nergticiens au niveau mondial, est prsent sur lensemble de la chane de lnergie, en lectricit et en gaz naturel, de lamont laval. en inscrivant la croissance responsable au cur de ses mtiers (nergie, services lnergie et environnement), il se donne pour mission de relever les grands dfis : rpondre aux besoins en nergie, assurer la scurit dapprovisionnement, lutter contre les changements climatiques et optimiser lutilisation des ressources. parce que ses activits sont au cur des dfis environnementaux et sociaux plantaires, le dveloppement durable est un vritable enjeu stratgique. Lambition de sa Fondation sinscrit dans cette politique du Groupe.

    Lun de ses programmes forts est de soutenir les actions en faveur de la prservation de la biodiversit, notamment par la cration et la valorisation de jardins et lieux emblmatiques et la sensibilisation du plus grand nombre au respect de lenvironnement.

    Dans le cadre de lanne internationale de la biodiversit, cest naturellement que la Fondation du Groupe GDF sueZ est partenaire du Musum National dHistoire Naturelle, acteur majeur engag pour cette cause plantaire. elle soutient donc avec fiert la restauration des serres et plus particulirement celle concernant lvolution des plantes.

    1 2 3 4

  • 33

    LUniVers natUrBis : de la nature et de lUrbain !

    naturbis lmission sur France 3naturbis le portail sur France 3.fr

    comment vivre aujourdhui dans nos villes sans oublier la nature qui nous entoure ?Les solutions dans lunivers Naturbis, la ville virtuelle dans laquelle sont abordes toutes les questions relatives lurbanisme, larchitecture, la nature, lnergie, les transports, lhabitat !

    Lide est simple : au travers dun portail et dune mission hebdomadaire, il sagit dimaginer et de btir ensemble, tlspectateurs et internautes, la ville de demain. pour cela, vous avez toutes les clefs pour sillonner les rues de notre cit virtuelle et accder ses quartiers et ses btiments.

    Naturbis, cest une richesse de vidos, de sujets raliss par lensemble du rseau de France 3, tourns en France ou ltranger. ces reportages sont visibles sur Naturbis.com mais aussi dans Naturbis lmission diffuse le samedi 16h15 sur les antennes de France 3 en Bourgogne et en Franche-comt, le dimanche 11h05 sur France 3 sat

    aprs sa diffusion, lmission est alors mise en ligne sur le site de Naturbis.com pour tre vue par le plus grand nombre.

    Naturbis, cest une ville virtuelle, active mais aussi interactive car toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent dposer leurs propres contributions, sous forme de textes, de photos ou de vidos dans lespace prvu cet effet.

    Le forum permet galement aux habitants virtuels de Naturbis de dbattre des reportages et des articles prsents dans les missions ou le portail.

    et pour ne jamais perdre le fil de linfo environnementale ou urbanistique, Naturbis.com propose un fil info ractualis au quotidien pour tout savoir sur presque tout !

    a bientt dans lunivers naturbis !www.france3.fr www.naturbis.com