Mathieu Dumas, conseiller stratégique, Coop Carbone Renaud · PDF file...

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  • Mathieu Dumas, conseiller stratégique, Coop Carbone Renaud Sanscartier, expert en agroalimentaire, ÉcoRessources

    Bloc C Marché du carbone et agriculture :

    des opportunités concrètes pour le secteur

  • Présentation • Les émissions de GES en agriculture • Le marché du carbone au Québec :

    – Principaux mécanismes – Implications et opportunités pour le secteur agricole – Développements à venir

    • Agro Carbone : débloquer le potentiel de réduction des émissions de GES en agroalimentaire

    • Période d’échanges et de questions

  • Les émissions de GES en agriculture

  • Les émissions de GES en agriculture

    Inventaire des émissions de GES au Québec, 2013 :

    81,2 Mt

  • Les émissions de GES en agriculture • Deux groupes d’émissions :

    1. Émissions « agricoles »: • Gestion des sols, fermentation entérique, gestion des

    fumiers, chaulage, urée et autres engrais • Évaluées à 7,5 Mt éq. CO2

    2. Émissions « fossiles »: • Consommation de carburants et combustibles fossiles

    (classées dans catégories non-agricoles de l’inventaire) • Évaluées à 2,0 Mt éq. CO2

  • Les émissions de GES en agriculture • Total : 9,5 Mt éq. CO2

    – Environ 12 % des émissions du Québec – Dans le monde : 13 % des émissions proviennent des

    émissions agricoles (excluent les émissions fossiles) • Selon le type d’émissions, les impacts et les

    opportunités découlant du marché du carbone vont varier

  • Le marché du carbone au Québec Instrument-clé de la lutte aux changements

    climatiques

  • Objectif de réduction pour 2020 : - 20 % par rapport à 1990

    83,8 82,5 84,4

    69,7 68

    73

    78

    83

    88

    93

    1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020

    Émissions réelles

    Projection si aucun effort n'est entrepris après 2012

    Projection pour atteindre la cible québécoise

  • Le marché du carbone au Québec • Le SPEDE, la pierre angulaire du marché

    – Système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES

    – En vigueur depuis le 1er janvier 2012

  • Le marché du carbone au Québec • Principe derrière le marché :

    – Un émetteur assujetti au marché du carbone doit « couvrir » l’ensemble de ses émissions de GES par des droits d’émission, qu’il peut se procurer de diverses façons.

    • Le marché crée une rareté en limitant les émissions – Ceci génère un « coût carbone » pour les entreprises

    assujetties.

  • Le marché du carbone au Québec • Plusieurs options pour se conformer :

    – Réductions internes – Transactions entre émetteurs participants au

    SPEDE – Achat aux enchères – Achat de crédits compensatoires

  • Le marché du carbone au Québec • Le rôle du marché du carbone :

    – offrir de la flexibilité aux émetteurs règlementés; – fournir un incitatif économique dirigeant le capital

    vers les options de réduction des émissions les moins coûteuses;

    – permettre à la société d’utiliser ses ressources de manière plus efficace.

  • Marché du carbone et agriculture • L’application du SPEDE s’est faite en 2 phases. • Phase 1 (2013) :

    – « Grands émetteurs »: Entreprises émettant plus de 25 000 t éq. CO2/an

    – Principalement des établissements des secteurs de l’industrie et de la production d’électricité

  • Marché du carbone et agriculture • Ce que représente 25 000 tCO2éq. :

    Source d’émission Quantité

    Gaz naturel 13 234 468 m3

    Mazout léger 9 141 650 L

    Mazout lourd 7 945 690 L

    Essence véhicule hors route 10 587 838 L

    Diesel 8 961 238 L

  • Marché du carbone et agriculture • Impact de la phase 1 pour l’agriculture :

    – Aucune ferme n’est couverte par le SPEDE en tant que « grand émetteur ».

    – Quelques établissements agroalimentaires sont assujettis (grandes usines de transformation).

  • Marché du carbone et agriculture • Phase 2 (2015) :

    – Entreprises qui distribuent des carburants générant plus de 25 000 t éq. CO2/an

  • Marché du carbone et agriculture • Le « coût carbone » que doivent assumer les

    fournisseurs de carburants se retrouve dans le prix des sources d’énergie fossile – Le coût carbone est ainsi transféré à l’ensemble

    des consommateurs d’énergie fossile

  • Marché du carbone et agriculture • Actuellement, le coût carbone est d’environ 16 $/t CO2 • Ceci représente environ :

    – 3,7 cents/litre pour l’essence – 4,8 pour le diesel – et 2,5 pour le propane

    • Augmentation systématique minimale prévue : – 7 %/année

  • Marché du carbone et agriculture • Quelques exemples :

    – 5 000 litres de diesel par année représentent un coût carbone d’environ 240 $/an

    – 15 000 litres de propane par année représentent un coût carbone d’environ 370 $/an

  • Marché du carbone et agriculture • Le coût carbone engendre plusieurs opportunités

    pour le secteur agricole québécois (oui oui, vous avez bien lu!…)

    • D’abord, les fermes qui réduiront leur consommation profiteront d’un avantage concurrentiel important – Réduction des coûts et de l’exposition face à la

    variabilité future des coûts énergétiques

  • Marché du carbone et agriculture • Par ailleurs, le coût carbone fournit un incitatif à

    réduire la consommation d’énergie fossile pour tous les consommateurs – Une avenue prometteuse : utiliser une source

    d’énergie renouvelable, sans coût carbone – Le secteur agricole peut devenir fournisseur

    • Biomasse agricole, biométhane, etc.

  • Crédits compensatoires • Les projets compensatoires sont des projets de

    réductions d’émission réalisés par des entreprises d’un secteur non couvert par la réglementation. – Réduction des émissions agricoles (ex. méthane) 

    accès possible aux crédits – Réduction des émissions fossiles (ex. diesel)  non

    • Ces crédits peuvent être vendus à une entreprise assujettie pour couvrir ses émissions.

  • Crédits compensatoires • Pour obtenir des crédits, un projet doit suivre un

    protocole approuvé. – 4 protocoles actuellement au Québec, dont

    « Recouvrement d’une fosse à lisier et destruction du CH4 »

    – Pour l’instant, aucun projet enregistré étant donné la petitesse des projets  agrégation nécessaire!

    – D’autres protocoles à venir…

  • Crédits compensatoires • Potentiel pour le secteur agricole :

    – 7,5 Mt éq. CO2 – Hypothèses :

    • Réduction des émissions de 10 % à court terme • Prix de la tonne : 15 $/t éq. CO2

    – Vente de crédits : 11 M$

  • Agriculture Foresterie Déchets

    Grands émetteurs (50- 60 entreprises)

    Distributeurs pétrole/gaz

    Reste de l’économie québécoise

    TRANSFERT DES COÛTS

    10 MT 20 MT 50 MT Émissions totales au QC

    Générer des crédits compensatoires Être assujettie au SPEDE

    Devoir payer le coût carbone des combustibles

    En résumé • Selon les circonstances, une entreprise peut :

    Reste de l’économie québécoise, dont les entreprises agricoles

    Agriculture Foresterie Déchets

  • Marché du carbone et agriculture • En résumé, l’apparition d’un prix sur les

    émissions de GES entraîne des coûts mais aussi des opportunités pour les fermes et le secteur agricole dans son ensemble

  • Marché du carbone et agriculture • Individuellement : Diminution des coûts et des risques

    – La réduction de la consommation d’énergie fossile permet de réduire ses coûts et de réduire son exposition face à la variabilité future des coûts énergétiques

    • Variabilité du marché pétrolier • Hausse prévue du coût carbone  Avantage concurrentiel pour les fermes avant-gardistes

  • Marché du carbone et agriculture • Individuellement : Hausse des revenus

    – Fournir des crédits compensatoires en réduisant les émissions « agricoles » Possibilité de revenu

    – Fournir de l’énergie renouvelable, sans coût carbone Possibilité de revenu

  • Marché du carbone et agriculture • Individuellement :

    – Plusieurs co-bénéfices à la réduction des émissions de GES :

    • Gains de productivité • Bénéfices environnementaux • Autonomie • Réduction des risques

  • Marché du carbone et agriculture • Individuellement et collectivement :

    – Développement d’une image de marque « faible en carbone »

    • Pour la ferme, mais aussi pour d’autres maillons de la chaîne

    • Certains transformateurs et détaillants se positionnent et vont être à la recher