Les métiers de la rééducation : des opportunités d’emploi · Tableau de bord Actualités...

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Transcript of Les métiers de la rééducation : des opportunités d’emploi · Tableau de bord Actualités...

  • ErgothérapeutesPédicures-podologues

    Masseurs-kinésithérapeutes

    Diététiciens

    0rthoptistes0rthophonistesPsychomotric

    iens

    Les métiers de larééducation :des opportunitésd’emploi

    Les métiers de larééducation :des opportunitésd’emploi

    Une publication de Défi métiers ● www.defi-metiers.fr ● n°13 - Janvier / Février 2015

    Les métiersde la

    rééducation

    P. 9

    Formation-action de la

    RégionP. 25

    Les métiers du web

    P. 18

    114 000 emplois dans

    le Bâtiment

    P. 30

    http://www.defi-metiers.fr

  • 2

    Tableau de bord

    ActualitésDéfi métiers

    Territoires en action

    Edito . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3

    En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 4

    Offre de formation traitée par Défi métiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 6

    Agenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.8

    Dossier : Les métiers de la rééducation : des opportunités d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9

    Les perspectives d’emploi dans le secteur du numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 19

    DOKELIO Ile-de-France : une multitude de mots à partager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 20

    L’accompagnement des demandeurs d’emploi en formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 23

    Un guide en ligne sur les Compétences clés  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 26

    Neuf jeunes femmes sortent du décrochage grâce à la formationde la Classe Préparatoire à l’Emploi et à l’Avenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 27

    Retours sur les premières journées d’action contrel’illettrisme en Ile-de-France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 28

    FranciLiens emploi, formation et territoires est une publication de Défi métiers, le carif-oref francilien 16 av. Jean Moulin 75014 Paris Tél. : 01 56 53 32 32 Défi métiers est financé par la Préfecture de Région et le Conseil régional d’Ile-de-France

    Directrice de la publication : Hella Kribi-Romdhane, Présidente de Défi métiers, Vice-présidente de la Région Ile-de-France, chargée de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi

    Rédactrice en chef : Catherine Nasser, Directrice de Défi métiers

    Direction opérationnelle Informer-Communiquer : Michelle Bourdier

    Coordination éditoriale et secrétaire de rédaction : Emmanuelle Vignerot

    Rédacteurs : Céline Allo, Léna Démoclès, Céline Desserre, Agnès Goubin, Marion Guilloux, Elsa Laloum, Faïssa Moustapha, Béatrice Pardini, Annie Poullalié, Stéphane Rodriguez, Dominique Ryan, Agnès Salvadori

    Ont participé à ce numéro : Mélanie Daubanes, Raphaëlle Pienne

    Mise en page : Défi métiers. Clément Dumas

    Iconographie et illustrations : C. Dumas (illustrations) E. Vignerot (iconographie) Crédits photo : Défi métiers, © Fotolia

    Impression : Atyp’Yc Conception FranciLiens n°13 Janvier / Février 2015 ISSN : 2271-3034

  • L’année 2015 verra le déploiement de la réforme de la formation professionnelle avec notamment l’ouverture du Compte Personnel de Formation (CPF) au 1er janvier. Nous y reviendrons dans un prochain numéro.

    Une étude menée sur les diplômes d’Etat des métiers de la rééducation

    Le secteur paramédical connaît une croissance soutenue et une pénurie de personnels (infirmiers, aides-soignants, etc.) particulièrement en Ile-de-France. Le vieillissement de la population, l’essor de la dépendance et l’augmentation des maladies

    chroniques, requièrent un besoin en professionnels de la rééducation

    de plus en plus important.Afin d’intégrer les évolutions de ces

    professions sur le territoire francilien et de décrypter l’existence d’éventuelles tensions sur

    le marché du travail, la Région Ile-de-France, pilote du schéma régional des formations sanitaires et sociales, s’appuie sur le diagnostic emploi-formation des diplômes d’Etat de la rééducation rédigé par Défi métiers.

    Les enjeux liés à l’orientation professionnelle

    Evoquer la mobilité professionnelle, les évolutions des emplois implique que l’action publique crée les conditions collectives pour que chaque personne réussisse au mieux !Récemment élue Vice-présidente de la Région Ile-de-France, chargée de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi, je m’attacherai en 2015 à mettre en place de façon concertée un Service Public Régional de l’Orientation (SPRO) visant à offrir un meilleur service à tous les Franciliens.

    Au nom de la gouvernance et avec les collaborateurs de Défi métiers je vous souhaite une bonne lecture et une bonne année 2015.

    3FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Hella Kribi-Romdhane, Présidente de Défi métiers, Vice-présidente de la Région

    Ile-de-France, chargée de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi

    Edito . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3

    En bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 4

    Offre de formation traitée par Défi métiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 6

    Agenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.8

    Dossier : Les métiers de la rééducation : des opportunités d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9

    Les perspectives d’emploi dans le secteur du numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 19

    DOKELIO Ile-de-France : une multitude de mots à partager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 20

    L’accompagnement des demandeurs d’emploi en formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 23

    Un guide en ligne sur les Compétences clés  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 26

    Neuf jeunes femmes sortent du décrochage grâce à la formationde la Classe Préparatoire à l’Emploi et à l’Avenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 27

    Retours sur les premières journées d’action contrel’illettrisme en Ile-de-France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 28

  • 4

    La relation Emplois d’avenir-apprentissageUne étude-action a été menée par l’Institut Bertrand Schwartz, entre octobre 2013 et septembre 2014, sur la complémentarité entre les Emplois d’avenir et l’apprentissage. Pour les acteurs interrogés, l’apprentissage permet d’acquérir un métier alors que le dispositif Emplois d’avenir vise l’accès à l’emploi. Le public rencontré lors de l’enquête est également différent : la majorité des jeunes en Emplois d’avenir sont âgés de 20 à 25 ans, peu qualifiés et ont eu une expérience de travail (intérim, CDD, travail saisonnier, etc.). La grande majorité des apprentis ont entre 16 et 20 ans et entrent en apprentissage en fin de troisième dans l’objectif de se former. En revanche, malgré la baisse des entrées en apprentissage au niveau national, le nombre de jeunes suivis par les Missions Locales et entrant en apprentissage est resté stable dans la plupart des territoires enquêtés.

    Création d’un nouveau diplôme « Référent(e) handicap »L’université Paris-Est Créteil a lancé courant janvier 2015 un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) « Référent(e) handicap, secteur privé - secteur public ».Il s’adresse prioritairement aux salariés des secteurs privé et public en charge de mener les politiques de handicap dans leurs entreprises, établissements d’enseignement ou de formation et aux étudiants en formation initiale.L’objectif est : d’apporter des outils et des techniques pour l’accueil et l’insertion des personnes handicapées (étudiants, salariés, clientèle, etc.) ; de faire acquérir, compléter et développer les connaissances, les compétences et l’expertise nécessaires en vue de structurer, coordonner, mettre en œuvre la politique handicap d’une organisation ; d’accueillir et d’accompagner des salariés, des élèves, des étudiants ou une clientèle en situation de handicap.

    Pour en savoir plus, connectez-vous sur le site : reseau-gesat.com

    « La formation continue reste le parent pauvre en France »

    36 % des Français âgés de 25 à 64 ans ont participé, en 2012, à une activité de formation contre 50 % pour les pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE). Même si le niveau de formation générale a augmenté dans la population française, les compétences en matière de lecture et de mathématiques se situent parmi les plus basses. De plus l’accès à la formation varie fortement selon l’âge et le niveau d’études : 56 % des diplômés de l’enseignement supérieur ont participé à des activités de formation professionnelle contre seulement 17 % des individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. L’OCDE recommande donc à la France de développer son dispositif de formation continue auprès des plus âgés et des moins qualifiés.

    OCDE, Regards sur l’éducation 2014, septembre 2014, 15 p.

    http://www.institutbertrandschwartz.org/lagora/actualites-de-linstitut/elements-danalyse-sur-la-complementarite-emplois-davenir-apprentissage.htmlhttp://www.reseau-gesat.com/

  • FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 20155

    Un numéro vert pour lutter contre le décrochage

    Le numéro vert est accessible gratuitement du lundi au vendredi pour permettre aux jeunes sans diplôme et à leurs parents d’échanger avec un conseiller ou une conseillère qui pourra leur apporter une information fiable sur les solutions de retour en formation et les structures d’accompagnement.

    Avec un taux de chômage des jeunes actifs de 15 à 24 ans de 8,1 %, le modèle allemand est souvent présenté comme un modèle à suivre. Cependant il présente de fortes disparités : l’apprentissage Outre-Rhin est souvent la seule voie d’accès à certains métiers qualifiés alors qu’en France l’alternance est une des modalités possibles. Son mode de financement est également différent : les entreprises allemandes, qui offrent des places en apprentissage, prennent en charge la quasi-totalité des coûts de formation. En France, en revanche, ils sont mutualisés entre l’Etat et les Régions. Seule la participation des partenaires sociaux à la définition des référentiels des métiers pourrait être intégrée au modèle français, selon l’auteur de l’étude.DELAUTRE Guillaume, Dares, Documents d’études, n° 185, septembre 2014, 34 p.

    AGEFOS PME Ile-de-France : rapport d’activé 2013AGEFOS PME Ile-de-France, premier Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) gestionnaire privé des fonds de la formation professionnelle et multi-branches, a poursuivi ses actions en 2013 pour développer les compétences des entreprises franciliennes et de leurs salariés. Sur les 57 276 entreprises adhérentes, 86 % sont des TPE réparties comme suit : 72 % sont des entreprises de services, 27 % du commerce et négoce et 1 % appartient à l’industrie.L’OPCA a bénéficié notamment du soutien du Conseil régional d’Ile-de-France pour mettre en action des projets autour de problématiques majeures telles que : le déploiement des dispositifs emploi - Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE), le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) et les Emplois d’avenir.

    InffoDOC, la nouvelle base de données documentaires de Centre InffoLa base de données de Centre Inffo offre aux professionnels et futurs professionnels de l’orientation et de la formation tout au long de vie de précieuses ressources documentaires.Le catalogue bibliographique contient plus de 40 000 références depuis 1969 : ouvrages, études, rapports, dossiers documentaires et articles de revues. De nombreux documents numériques libres d’accès sont associés aux références bibliographiques.La base des accords de branches professionnelles décrit près de 4 300 textes conventionnels sur la formation professionnelle : accords de branches et accords interprofessionnels conclus par les partenaires sociaux aux niveaux national et régional, ainsi que leurs arrêtés d’extension. Le texte intégral des accords est disponible au format PDF.Centre Inffo ouvrira son nouveau portail documentaire au premier trimestre 2015.

    Apprentissage : la France pourrait-elle s’inspirer du modèle allemand ?

    *apprendre

    *

    En bref

    http://www.ressources-de-la-formation.fr/Base-de-donnees-documentaires.html

  • 6

    ORGANISMES DE FORMATION

    Sur un total de 5 181 organismes de formation, 2 632 sont localisés en Ile-de-France. Paris en concentre près de 48 %, les Hauts-de-Seine 13 %, les autres départements moins de 10 % chacun

    Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)

    8 707

    5 181

    2 314

    1 212

    TOTAL en diffusion à modifier archivés 0

    1 000

    2 000

    3 000

    4 000

    5 000

    6 000

    7 000

    8 000

    9 000

    10 000

    Répartition des organismes de formation en base DOKELIO Ile-de-France

    Répartition des actions de formation en base

    Défi métiers est chargé de collecter, traiter et diffuser l’offre de formation professionnelle continue en Ile-de-France. Pour ce faire, il accompagne les organismes de formation comme les acheteurs publics dans la saisie de leur offre de formation collective au sein de l’entrepôt régional DOKELIO Ile-de-France.

    Le présent tableau de bord se veut le reflet de cette activité. Il se structure en trois volets : organismes de formation, actions de formation et sessions de formation.

    150

    182

    154143

    1 261 212

    188342

    plus de 400 OF

    entre 200 et 400 OF

    moins de 200 OF

    15 552

    6 092

    archivéesTOTAL en diffusion à modifier 0

    2 000

    4 000

    6 000

    8 000

    10 000

    12 000

    14 000

    16 000

    18 000

    687

    8 773

    ACTIONS DE FORMATION

    Répartition des organismes de formation en diffusion en Ile-de-France selon le département

    Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)

    Offre de formation traitée par Défi métiersPar Stéphane Rodriguez

    • En diffusion (ou diffusable) : organismes, actions de formation ayant passé les contrôles et pouvant être diffusé(e)s (export, flux)

    • A modifier : organismes, actions de formation en attente de complément ou de correction par l’organisme

    • Archivé(e)s : organismes, actions de formation rendu(e)s non diffusable

    Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)

    Sur les 6 092 actions de formation en diffusion, 2 033 sont conventionnées

    2 %

    Population

    ChiffresTotal2 000 000

  • 7FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    de la formation professionnelle en Ile-de-Francede la formation professionnelle en Ile-de-France

    GlossaireOrganisme de formationPersonne physique ou morale ayant un numéro de déclaration d’activité au titre de la formation professionnelle continue - ou susceptible d’en obtenir un - dispensant des actions de formation.

    Action de formation - source LhéoS’entend de tout ce qui contribue à la conception, à l’organisation et à la mise en œuvre d’une formation.

    Action de formation conventionnéeAction de formation financée sur fonds publics.

    Session de formation - source LhéoPériode pendant laquelle une action de formation sera réalisée dans un centre de formation ou dans une entreprise et regroupant généralement plusieurs participants en simultané.

    NSFNomenclature des Spécialités de Formation.

    SESSIONS DE FORMATION

    Programme Régional Qualifiant Compétences

    Avenir jeunes : Pôle de Projets Professionnels

    Action de formation conventionnée (DRPE)

    Préparation Opérationnelle à l'Emploi Collective

    Avenir jeunes : Espace de Dynamique d’Insertion

    Dispositif Formations courtes

    Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires (DAEU)

    Dispositif expérimental de formation à l'anglaisaéroportuaire

    Conseil régional d’Ile-de-France Pôle emploi Agefiph Autre

    59%

    12%

    5%

    5%

    4%

    4%

    2%

    1%

    13%13%

    10%7%7%

    5%4%

    3%3%3%3%3%

    2%2%2%2%

    Transport, manutention, magasinageTravail social

    Commerce, venteInformatique, traitement, réseau

    Accueil, hôtellerie, tourismeSécurité des biens et des personnes

    Secrétariat - BureautiqueComptabilité, gestion

    Spécialités polyvalentes du BTPNettoyage - Protection environnement

    Agroalimentaire - alimentation - cuisineElectricité, électronique

    Langues vivantes - civilisationsBâtiment : finitions

    Energie - Génie climatiqueSanté

    Répartition des places de formation conventionnées par dispositif

    3 085

    6 869

    3 804

    3 679

    0

    2 000

    4 000

    6 000

    8 000

    10 000

    12 000

    Archivées = 6 889 En diffusion = 10 548

    Non conventionnées

    Conventionnées

    Niveau d'entrée

    Niveau de sortie

    53%

    24%

    17%

    5%

    0% 0%

    38%36%

    12% 11%

    2%0%0%

    10%

    20%

    30%

    40%

    50%

    60%

    SansNiveau

    Spécifique

    BEPCCAPBEPBPA

    BacBac pro

    BP

    Bac+2

    Bac+3/4

    Bac +5et plus

    Répartition du nombre de sessions de formation archivées et en diffusion

    Répartition des places disponibles par le niveau d’entrée et de sortie (hors développement personnel)

    Répartition des places de formation conventionnées par NSF

    Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014) Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)

    Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)Source : DOKELIO Ile-de-France (1er octobre 2014)

    http://lheo.org/glossairehttp://lheo.org/glossaire

  • 8

    L’art d’accompagner> Les 23 et 24 mars 2015 de 9h00 à 17h30

    CISP Centre Maurice Ravel – Amphithéâtre Maurice RAVEL - 6 avenue Maurice Ravel - 75012 Paris

    Ces premières rencontres de l’association KELVOA visent à partager et coopérer entre professionnels autour de la question de l’accompagnement.KELVOA a élaboré un manifeste « pour une philosophie et une éthique de l’accompagnement » qui cherche à valoriser une certaine conception de l’accompagnement et à remettre de la délibération et du collectif dans des pratiques soumises au risque de la standardisation. Il sera présenté lors de ces premières rencontres.» Entrée payanteContactez : [email protected] kelvoa.wordpress.com/2015/01/25

    Pour en savoir pluset vous inscrire

    [email protected]

    Pour en savoir plus et vous inscrire, contactez Olivia Sautory

    solutions-ressources-humaines.com/tous.php?elt=event

    Pour en savoir plus et vous inscrire aux ateliers

    Prospective de l’emploi, des métiers et des qualifications : démarches et outils au service des territoires et des individus

    > Le 16 juin 2015Adelis - 9 boulevard Vincent Gâche - 44200 Nantes

    Les rencontres interrégionales Céreq-Dares-réseau des CARIF-OREF proposent la valorisation des productions et des travaux d’expertise des trois réseaux ainsi que leur appropriation par l’ensemble des acteurs de leurs champs. Elles s’adressent plus précisément aux partenaires nationaux, régionaux et locaux.Les champs de compétences couverts se recoupent autour de l’emploi, du travail, des qualifications, de la formation professionnelle et de l’orientation tout au long de la vie.

    Salon Solutions Ressources Humaines> Les 24, 25 et 26 mars 2015

    Parc des expositions - Porte de Versailles Paris - Pavillon 4.1-4.2

    La 21ème édition du Salon des outils et services destinés aux dirigeants d’entreprises, DRH, responsables de formation et des systèmes d’information est organisée autour de nombreux ateliers : pratiques de recrutement, gestion des compétences, e-learning, MOOC, dialogue social, stress au travail, etc.

    Le programme et les horaires seront disponibles ultérieurement sur le site travail-emploi.gouv.fr Rubrique Études, recherches, statistiques de la Dares/Manifestations et colloques de la Dares

    La 1ère journée se déroulera de 14h00 à 18h30La 2ème journée se déroulera de 9h30 à 18h30La 3ème journée se déroulera de 9h30 à 17h30

    [email protected]://kelvoa.wordpress.com/2015/01/[email protected]://www.solutions-ressources-humaines.com/tous.php?elt=eventhttp://www.solutions-ressources-humaines.com/tous.php?elt=eventhttp://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques-de,76/etudes-et-recherches,77/manifestations-et-colloques-de-la,99/manifestations-et-colloques-a,1109/2015-prospective-de-l-emploi-des,18394.html

  • Ergothérapeutes

    Pédicures-podologues

    Masseurs-kinésithérapeutes

    Diététiciens

    0rthoptistes

    0rthophonistes

    Psychomotriciens

    Les métiers de larééducation :des opportunitésd’emploi

    Dossier

    FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

  • 10

    Chaque année, Défi métiers, dans le cadre du suivi du schéma des formations sanitaires et sociales, se voit confier des travaux d’observation et d’analyse par la Région Ile-de-France. L’étude, réalisée en 2014, a pour objectif d’améliorer la connaissance sur les métiers de la rééducation et sur les formations qui les alimentent afin de répondre aux enjeux fondamentaux que sont l’anticipation des besoins et l’adéquation entre offre de formation et offre d’emploi.

    Les métiers de la rééducation sont confrontés à de nombreuses évolutions que celles-ci soient d’ordre sociétal, démographique ou épidémiologique.

    Le vieillissement de la population, l’essor de la dépendance et l’augmentation des maladies chroniques qui en résultent, alimentent et vont alimenter les besoins en professionnels médicaux et paramédicaux, dont notamment ceux spécialisés dans la rééducation. Dans le même temps, l’augmentation des départs à la retraite de nombreux professionnels, va provoquer la diminution de l’offre de soins actuellement proposée. A ces évolutions démographiques s’ajoute la transformation de la demande de soins : évolutions des techniques médicales, émergence et intensification de la demande de soins à domicile, etc. Enfin, toutes ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de généralisation de l’intégration des diplômes nationaux de l’enseignement supérieur au processus européen, dit le schéma Licence-Master-Doctorat (LMD).

    Les éléments présentés dans ce dossier sont issus du rapport d’étude. Ils concernent les principaux

    enjeux auxquels sont confrontés les métiers de la rééducation et leurs conséquences sur l ’évolution des besoins en professionnels.

    Pourquoi réaliser une étude sur le secteur de la rééducation ?

    Par Marion Guilloux et Béatrice Pardini

    Les métiers paramédicaux sont regroupés en quatre grandes familles :

    les métiers de soins, de la rééducation, de la prothèse et de l’appareillage et les métiers de l’assistance médicotechnique. Une cinquième famille, en relation avec la recherche et les études biomédicales, tend à émerger.

    La rééducation concerne sept métiers : diététicien, ergothérapeute, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue et psychomotricien. Les diplômes qui font l’objet de cette étude sont quatre diplômes d’Etat dont la Région a la compétence dans le cadre du pilotage des formations sanitaires et sociales : ergothérapeute, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue et psychomotricien.

    Pour chacun de ces diplômes, un diagnostic sur l’emploi et sur la formation, complété par un éclairage sur l’insertion des jeunes diplômés et une analyse des besoins en professionnels ont été réalisés.

    Pour en savoir plus sur le rapport d'étude (qui inclut également une présentation des professionnels, des formations et de l’insertion des diplômés), connectez-vous sur le site defi-metiers.fr> Rubrique Défi métiers/Rapports d'études

    Do

    ssie

    r

    http://www.defi-metiers.fr/rapport-detude/les-diplomes-detat-de-la-reeducation-en-ile-de-france-de-nouveaux-enjeux-emploi

  • 11FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Interview

    Que fait le service des Formations Sanitaires et Sociales (FSS) au sein de la Région Ile-de-France ?

    Il assure quatre types de missions : •L’élaboration et le pilotage du schéma régional ; •La délivrance des autorisations d’ouverture et des

    agréments de directeurs, après avis de l’Agence Régionale de Santé, dans le sanitaire ; la délivrance des agréments de formation, après avis de la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) dans le social ;

    •Le f inancement du fonct ionnement et de l’équipement de centres de formation dans le sanitaire ainsi que celui du fonctionnement et de l’investissement/équipement de centres de formation en travail social ;

    •Les aides aux étudiants : la gestion et le versement des bourses et du Fonds régional d’aide sociale.

    Pourquoi la Région a-t-elle sollicité Défi métiers pour réaliser une étude sur les métiers de la rééducation ?

    Le premier axe du schéma régional des formations sanitaires et sociales prévoit la mise en place d’une fonction, structurelle et partagée, d’observation sur l’emploi-formation du secteur. C’est d’ailleurs quasiment le cas dans tous les schémas régionaux puisque les Régions qui sont pilotes de ces schémas

    ont besoin de tendances précises et partagées pour ajuster au mieux leurs cartes des formations en fonction des besoins spécifiques de leurs territoires.En Ile-de-France, la Région co-finance Défi métiers spécifiquement sur ces missions. Grâce à ses compétences techniques, le carif-oref francilien est un partenaire incontournable qui accompagne techniquement le service des formations sanitaires et sociales de la Région dans les travaux d’étude proposés. Ces travaux quantitatifs et qualitatifs d’analyse emploi-formation associent évidemment de nombreux partenaires des secteurs concernés.Cette étude relative au secteur de la Rééducation complète utilement les travaux précédents portant sur la Petite enfance et sur la Dépendance.

    Comment les résultats de cette étude aident-ils la Région dans le pilotage des formations ?

    La Région est compétente pour délivrer les autorisations d’ouverture de toute formation dans le sanitaire. Les résultats de cette étude qui présentent des préconisations claires par métier vont être déterminants pour proposer des ajustements de la carte des formations et pour réaliser d’éventuels arbitrages. Par exemple, ils confirment le besoin d’augmenter l’offre de formation sur masseur-kinésithérapeute.

    Olivier Leray« Les résultats de l'étude confirment, par exemple, le besoin d’augmenter l’offre de formation sur masseur-kinésithérapeute »Chargé du suivi du schéma régional des formations sanitaires et sociales, Olivier Leray est aussi en charge du suivi des centres de formation des départements de l'Essonne et du Val-de-Marne.

    Propos recueillis par Marion Guilloux et Béatrice Pardini

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  • 12

    Au 1er janvier 2013, plus de 27 000 professionnels de la rééducation sont recensés en Ile-de-France. La région emploie ainsi 20 % de l’ensemble des professionnels de la rééducation du territoire national. Avec plus de 13 000 professionnels en activité, les masseurs-kinésithérapeutes sont les plus nombreux, ils représentent la moitié des professionnels de la rééducation en Ile-de-France.

    Les effectifs sont en constante augmentation depuis 2003. Toutefois, tous ces métiers n’ont pas évolué à la même vitesse et si la densité en Ile-de-France s’est améliorée entre 2003 et 2013, aujourd’hui la densité régionale des masseurs-kinésithérapeutes se situe en-dessous de la densité nationale. Ce sont les métiers de psychomotricien et d’ergothérapeute qui connaissent le développement le plus important (leurs effectifs ont respectivement augmenté de 77 % et de 68 % depuis 2003).

    L’augmentation des besoins en professionnels

    Les métiers de la rééducation face au défi démographique L’ é vo l u t i o n t r è s ma r quée d e s mé t i e r s d’ergothérapeute et de psychomotricien est à mettre en perspective avec le plan Alzheimer 2008-2012 et avec l’anticipation de la perte d’autonomie des personnes âgées. L’accompagnement

    Les métiers de la rééducation en Ile-de-France :

    de nouveaux enjeux emploi-formation

    Par Marion Guilloux et Béatrice Pardini

    Masseurs-kinésithéra

    peutes

    Pédicures-podologu

    esPsychomo

    triciens Ergothérapeutes

    Ile-de-France France

    Evolution des effectifs en Ile-de-France et en France entre 2003 et 2013

    Le Plan Alzheimer de 2008-2012 prévoyait 2 000 psychomotriciens et ergothérapeutes supplémentaires d’ici la fin 2012. Pour répondre à cet objectif, de nouvelles places de

    formations ont été ouvertes.

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  • 13FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    du vieillissement de la population impose de concevoir des politiques du bien vieillir dont l’objectif est de permettre aux personnes âgées de choisir leur mode de vie le plus longtemps possible et notamment d’assurer le maintien à domicile. De ce fait, aujourd’hui, l ’accent est davantage mis sur la prévention que sur la rééducation. L’adaptation des logements s’inscrit dans cette logique (prévention des chutes, adaptation du logement aux handicaps cognitifs, etc.). Il en résulte un renforcement des besoins lié à la prise en charge à domicile.

    L’évolution des pratiquesVieillissement de la population, progrès des techniques médicales, développement de la demande de soins à domicile, les métiers de la rééducation connaissent donc de nombreuses évolutions qui conditionnent la demande future en professionnels. Ces besoins sont également amplifiés par l’évolution des pratiques (nouvelle organisation du temps de travail et développement de l’ambulatoire) ainsi que par la meilleure connaissance des métiers de la rééducation par les autres professionnels du secteur sanitaire et social. La transformation des pratiques en ambulatoire est le résultat des évolutions technologiques et médicales (de moins en moins invasives) et de la transformation de la demande de soin (brièveté de l’hospitalisation et augmentation des soins à domicile). Quant à l’évolution de l’organisation du temps de travail, elle est le résultat d’un souhait de mieux concilier vie professionnelle

    et vie personnelle. La féminisation des métiers semble également favoriser le développement du temps partiel. Enfin, la demande s’est accrue car les métiers de la rééducation et leurs effets thérapeutiques sont de plus en plus connus et

    reconnus par les médecins de vi l le, les spécial istes et les patients eux-mêmes. La mei l leure reconnaissance, combinée à un élargissement des domaines, génère un cercle vertueux : plus ils sont connus, plus ils sont reconnus, plus le corps médical fait appel à eux.

    Les causes et conséquences de la pénurie de professionnels

    Face à ces évolutions démographiques et soc iéta les, un volume plus important de professionnels est donc nécessaire. En effet, cette augmentation de la demande de soin en rééducation entraîne une pénurie de professionnels pr inc ipa lement dans les é tab l i ssements hospitaliers et médico-sociaux (à l’exception des pédicures-podologues qui, à l’inverse, connaissent des difficultés à s’insérer en Ile-de-France). Les hôpitaux et les établissements médico-sociaux sont nombreux à signaler des difficultés de recrutement, surtout pour les postes de masseurs-kinésithérapeutes.

    Quant aux ergothérapeutes et psychomotriciens, pour lesquels les effectifs de diplômés se sont très fortement accrus au cours des dix dernières années, les tensions sont certes moins palpables, mais elles commencent à se faire ressentir.

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    Le manque d’attractivité du secteur hospitalier et médico-socialL’origine de ces difficultés de recrutement provient du manque d’attractivité du salariat, notamment dans le secteur public hospitalier. Ce défaut d’attractivité est dû à la différence de rémunération entre le statut libéral et salarié. En effet, les rémunérations qu’offre le statut salarié en début de carrière sont dissuasives et beaucoup de jeunes diplômés se tournent donc directement vers le libéral. D’autant plus qu’en I le-de-France, le coût des loyers et des é tudes , qu i a souvent nécessité la contraction d’un prêt , imp l iquent q u e l e s j e u n e s diplômés souhaitent avoir rapidement des rémunérations é l e v é e s . P a r ailleurs, ce problème d’attractivité touche d i f f é r e m m e n t l e s secteurs (privé/public), les spécialités (pédiatrie, psychiatrie, gériatrie, etc.) et les départements franciliens. Il semble que les salaires en début de carrière soient plus attractifs dans le secteur privé, que la gériatrie soit la spécialité qui attire le moins les professionnels de la rééducation et que les établissements situés en banlieue connaissent davantage de difficultés de recrutement en raison de leur implantation géographique (manque d’accessibil ité et d’attractivité de certains territoires).

    Les conséquences sur la gestion des ressources humainesCes tensions qui s’exercent sur le marché du travail se répercutent sur la gestion et l’organisation des ressources humaines des établissements : recouvrement des tâches entre les métiers de la rééducation, recours aux diplômés étrangers ou à des professeurs d’Activités Physiques Adaptées

    (APA), contractualisation avec des professionnels libéraux.

    Les services peuvent avoir recours à un psychomotricien

    p o u r d e s t â c h e s normalement dévolues

    à un ergothérapeute et inversement. Des postes de masseurs-kinésithérapeutes sont aussi remplacés p a r d e s p o s t e s d’ergothérapeutes. Ces recouvrements génèrent par fo i s des conf l i ts entre

    l e s d i f f é r e n t s professionnels. Compte-

    t enu du manque de candidatures de masseurs-

    kinésithérapeutes, le recours à de s APA e s t une au t r e

    solution parfois envisagée par les employeurs. Issus de la filière Sciences et

    Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), ces professionnels sont alors chargés de mener à bien des programmes de réentraînement à l’effort ou de musculation.

    Cette pénurie incite également les établissements à recourir de plus en plus à des professionnels diplômés à l’étranger. Enfin, ils peuvent être amenés aussi à contractualiser avec des libéraux, alors que cette pratique entraîne des coûts bien supérieurs à ceux d’un salaire.

    Les difficultés de recrutement proviennent du manque d’attractivité du salariat

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  • 15FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Interview

    En quoi consiste la formation de psychomotricien ?

    Cette formation aboutit, après trois années d’étude dans un Institut de Formation en Psychomotricité, à l’obtention d’un Diplôme d’Etat. L’entrée en formation s’effectue sur concours constitué de deux épreuves à coefficient égal : Français et Biologie. Au cours de sa formation, qu’il peut effectuer ou non dans le cadre de l’alternance, l’étudiant va suivre trois types d’enseignement : théorique, théorico-clinique et pratique (anatomie, neurophysiologie, psychologie, psychiatrie, psychomotricité, etc.) ainsi que des stages dans tous les secteurs et auprès de populations variées. La formation est dense (1 900h de cours) et articulée autour de nombreux stages (700h).

    Qu’apportent selon vous les résultats de l’étude ? Ces résultats vous ont-ils surpris ?

    Ils apportent des éléments marquants dans la compréhension des adaptations, des évolutions et de l’employabilité importante de ces professions de rééducation sur le territoire d’Ile-de-France. D’une part, on observe l’action croissante et exponentielle des psychomotriciens auprès des personnes âgées en institution. D’autre part, on constate que le libéral se développe considérablement depuis plusieurs années (+ 10 % par an) et c’est naturellement que les jeunes diplômés s’engagent dans cette voie. Ils s’installent le plus souvent dès la fin de leurs études en activité

    mixte (salariale et libérale). Le cadre libéral leur permet de disposer de grandes libertés et d’accéder à des patientèles variées. Par ailleurs, le formidable taux d’emploi un an après l’obtention du diplôme (près de 96 % d’une promotion pour les psychomotriciens) est un fait remarquable dans le contexte économique actuel. Il souligne le fort besoin en Ile-de-France pour ces professions. Un résultat prévisible aux vues des retours de nos étudiants, qui pour un grand nombre d’entre eux trouve leur premier emploi dès leur diplôme, voire avant.

    Selon vous, comment vont évoluer les besoins en psychomotriciens ?

    L’accroissement des besoins devrait se poursuivre du fait de plusieurs facteurs : l’allongement de la durée de la vie, les progrès de la médecine et la volonté de plus en plus forte de la population à prendre soin d’elle en préservant sa santé et donc sa qualité de vie.Les années à venir confirmeront probablement la nécessité pour les professionnels de santé de développer leur expertise dans certains domaines. Ils devront donc augmenter leur niveau de compétence pour répondre à des besoins de plus en plus complexes et diversifiés.Au niveau de la psychomotricité, cela nous encourage à développer et renforcer les travaux de recherche notamment pour correspondre à l’exigence de sérieux et d’efficacité qu’ont aujourd’hui les usagers des services de santé.

    Franck Lemonnier« Psychomotricien : un métier qui a du sens »Psychomotricien diplômé d’Etat, Franck Lemonnier est directeur des stages et du développement de l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice. Il est en charge plus particulièrement de la gestion du Diplôme d’Etat, de l’Alternance et de la Formation Continue au sein de cet institut.

    Propos recueillis par Marion Guilloux et Béatrice Pardini

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  • 16

    Pour faire face à la pénurie de professionnels et aux difficultés de recrutement que connaissent certains employeurs, Défi métiers propose, en conclusion de son étude, des leviers d’actions qui pourraient favoriser l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi.

    Ajuster les effectifs de formés pour résorber la pénurie

    Un des leviers d’action qui permet de favoriser l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi est d’ajuster les effectifs de professionnels diplômés aux besoins du territoire. Dans le cas des masseurs-kinésithérapeutes, la nécessité d’augmenter le nombre de places en formation est criante.

    I l s ’ag i t d ’accro î t re les quotas de façon progressive, afin de permettre à la région d’absorber sereinement l’augmentation des effectifs. Par ailleurs, les disparités territoriales et le lien mis en évidence entre le lieu de formation et le lieu d’exercice laissent penser que les places supplémentaires devraient être accordées à des établissements nouvellement créés, dans les départements dont la densité de professionnels est la plus faible (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Essonne et Val-d’Oise).

    En ce qui concerne les ergothérapeutes et les psychomotriciens, une stabilisation du nombre de places en formation est préconisée. En effet, les écoles qui préparent à ces métiers ont déjà connu une croissance importante du nombre de places autorisées par la Région Ile-de-France. Ainsi, même si des difficultés de recrutement commencent à se faire sentir dans les établissements, il ne semble pas opportun d’accroître dans l’immédiat le nombre de places en formation.

    Enfin, pour les pédicures-podologues, il s’agit de stabiliser voire de diminuer le nombre de places autorisées dans les écoles franciliennes, d’autant plus que ce nombre de places a été augmenté au cours des cinq dernières années par la Région Ile-de-France. En effet, le nombre de pédicures-podologues est trop élevé au regard des besoins de la région et pose de réelles difficultés d’insertion aux jeunes diplômés.

    Les facteurs d’adéquation emploi-formation

    Par Marion Guilloux et Béatrice Pardini

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  • 17FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Améliorer l ’attract iv i té des secteurs déficients

    Le second levier d’action consiste à améliorer l’attractivité des secteurs déficients. Il s’agit avant tout de favoriser la découverte des activités des établissements et de fidéliser les professionnels de la rééducation. Une meilleure connaissance de leur rôle dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux, notamment dans le secteur gériatrique, pourrait se faire grâce à des interventions des cadres de santé et des professionnels dans les instituts de formation. Ceci permettrait de faire découvrir aux étudiants des lieux potentiels de stage ou d’exercice et d’élargir leurs horizons. Garantir de bonnes conditions d’accueil donnerait l’occasion aux employeurs de démontrer l’attractivité de leur établissement, de leur domaine et de déconstruire certains préjugés. Quant aux stagiaires, une expérience réussie pourrait susciter chez eux des vocations. Enfin, développer l’apprentissage serait un autre moyen pour les jeunes d’appréhender les activités des établissements. La fidélisation des professionnels en poste est, quant à elle, encouragée par l’accès à du matériel de haute technologie et par la perspective d’évolutions de carrière. En effet, donner la possibilité aux rééducateurs

    de participer à des fonctions d’enseignement ou de recherche et d’avoir accès à des postes d’encadrement, redynamise les carrières et prévient de l’usure professionnelle. Enfin, il est essentiel d’améliorer ou de veiller au maintien de conditions de travail satisfaisantes, notamment en revalorisant le premier échelon, en optimisant l’organisation des services et en améliorant la connaissance des métiers de la rééducation par les autres spécialistes.

    Améliorer la complémentarité ent re format ion in i t ia le e t continue

    Au-delà du redimensionnement de l’appareil de formation et des mesures visant à améliorer l’attractivité des établissements, les facteurs d’adéquation emploi-formation passent aussi par des aspects plus qualitatifs, tel que l’appariement entre les compétences acquises pendant la formation et celles nécessaires pour exercer le métier visé. Or, les jeunes diplômés ne se sentent pas toujours bien équipés pour assurer correctement leur travail en début de carrière. Dans ce cadre, la durée de la formation initiale, jugée souvent trop courte, pourrait être allongée afin d’embrasser l’ensemble des savoirs pratiques et théoriques de ces métiers. Par ailleurs, des échanges de bonnes pratiques visant à réduire le coût des formations continues, permettraient d’améliorer leur accessibilité (adresses des sites sur la rééducation performants en e-learning, organisation de formations internes, etc.).

    L’accès à du matériel de haute technologie et la perspective d’évolutions de carrière permettent de fidéliser les professionnels

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    Denys ChomelFondateur, Responsable admissions et développement chez HETIC

    « Le niveau technique recherché par les entreprises s’est nettement

    accru et il devenu sans commune mesure avec celui demandé, ne serait-ce qu'il y a cinq ans. Aujourd'hui le rôle de la formation est de préparer les professionnels qui accompagneront les très grandes mutations à venir. Etre un simple bidouilleur ne suffit plus. Déjà de nombreux postes ne trouvent pas preneurs. Face à cette pénurie, les salaires peuvent être élevés dès le début de carrière. Mais ce n'est pas pour autant l'Eldorado et le niveau de recrutement est très exigeant aujourd'hui dans les entreprises ».Au total, plus de 1 200 internautes ont répondu présents à ce rendez-vous qui leur a permis, au travers de nombreux échanges, de mieux identifier les métiers émergents du web et les besoins en compétences d’un secteur dynamique et créatif.

    Vous pouvez retrouver l’intégralité des échanges de ce chat sur le site lesmetiers.net. Pour compléter l’information des internautes, deux dossiers « Les métiers du web » et « Les métiers de e-commerce » leur sont également proposés en ligne.

    Olivier CooneDélégué à la formation au sein du Syntec Numérique

    « Plus de 90 % des entreprises de plus de 50 salariés en France

    ont aujourd'hui un site web, le marché est donc énorme. Les deux principaux métiers actuellement recherchés sont ceux de webdesigner (15 000 postes à pourvoir par an en France) et de développeur d'applications mobile et sites internet. Ces métiers sont accessibles au niveau Bac + 2/Bac + 3. On peut citer, par exemple, le BTS SIO (Services et Informatique des Organisations) qui se prépare en deux ans après le Bac. Il existe aussi des formations spécifiques de webdesigner au sein d'écoles spécialisées ».

    Chat « Les métiers du web »Le 17 septembre 2014, les métiers•net organisait un chat consacré aux métiers du web avec l’appui du Syntec Numérique.Exit les start-up créées sur un coin de table et affichant des progressions fulgurantes, Internet est aujourd’hui régi par les mêmes règles que l’économie traditionnelle.En 2013, selon Médiamétrie, la France comptait 43,2 millions d’internautes soit près de 8 français sur 10 de plus de 11 ans connectés. On dénombre également 27 millions de mobinautes et 11,2 millions de « tablonautes ».Le web compte une quarantaine de métiers phares, répartis en sept grandes familles de fonctions (communication et marketing ; conception et gestion de projet ; formation et assistance ; infrastructures et réseaux ; interfaces et créations numériques ; production et gestion de contenu ; programmation et développement).Certains métiers du web existaient déjà sur d’autres supports. D’autres sont nés avec Internet puis avec le développement des mobiles et des tablettes. Tous permettent d’allier passion pour les nouvelles technologies et informatique, création, écriture ou marketing, etc. Deux spécialistes du web 2.0 ont été conviés pour répondre en direct aux nombreuses questions des internautes.

    Le site pour découvrir les métiers et les formations init ia les en I le-de-France

    Par Annie Poullalié

    http://www.hetic.net/http://www.lesmetiers.net/orientation/p1_430943/les-metiers-du-webhttp://www.lesmetiers.net/orientation/p1_430943/les-metiers-du-webhttp://www.lesmetiers.net/orientation/p1_430943/les-metiers-du-webhttp://www.lesmetiers.net/orientation/p1_197123/les-metiers-du-webhttp://www.lesmetiers.net/orientation/p2_368661/les-metiers-du-e-commercehttp://www.syntec-numerique.fr/

  • 19FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Soumia Malinbaum Directrice générale adjointe de Keyrus et Présidente de la Commission formation du Syntec Numérique

    « L'ensemble du secteur du numérique connait de gros besoins en recrutement ».

    La Commission formation du Syntec Numérique est une instance d’échanges et de veille sur l’actualité de la formation professionnelle. Sa Présidente nous dresse le portrait de la filière numérique et évoque les besoins en compétences.

    Les perspectives d’emploi dans le secteur du numérique

    Propos recueillis par Raphaëlle Pienne

    Pouvez-vous nous présenter le secteur du numérique : quels types d'entreprises et de métiers regroupe-t-il ?La fi l ière numérique regroupe les Entreprises de Services Numériques (ESN) que l'on appelait autrefois SSII, les entreprises de conseil en technologie, les éditeurs de logiciels, les intégrateurs, les constructeurs d'équipements et de composants infor mat iques e t électroniques et les entreprises du web. Les métiers du numérique couvrent, quant à eux, un champ très large, qui regroupe les métiers dédiés au secteur numérique, mais aussi des métiers répartis dans tous les autres secteurs de l'économie, comme l'industrie, la banque-assurance ou le commerce. Ils peuvent être regroupés au sein de six grandes familles. Les métiers de la conception et du développement d'abord qui consistent à inventer, créer et faire évoluer les logiciels. Il y a aussi les métiers de conseil et d'expertise qui accompagnent les entreprises ayant des besoins en numérique, en les aidant, par exemple, à piloter leur système d'information. Les métiers d'exploitation de systèmes informatiques et de réseaux veillent, notamment, à maintenir le bon fonctionnement des équipements, à leur sécurité, etc. Enfin, trois autres grandes familles regroupent les métiers de la conduite de projet, de la commercialisation et ceux de l'enseignement, de la recherche et de la R&D.

    Est-ce un secteur qui recrute ?Le contrat d'étude prospective, que le Syntec Numérique a réalisé avec le ministère du Travail en juillet 2013, a identifié plus de 36 000 créations

    nettes d'emploi en France dans la filière numérique à l 'horizon 2018. C'est l'ensemble de notre secteur qui connaît de gros besoins en recrutement, mais nous pouvons mettre l'accent sur deux métiers particulièrement porteurs : celui de développeur (en particulier d'applications mobiles) avec un besoin en recrutement de plus de 15 000 personnes par an et celui de webdesigner (dans les jeux vidéos, le e-commerce) avec, là encore, 15 000 postes à pourvoir chaque année. Ces deux métiers sont accessibles à partir d'un niveau Bac + 2/Bac + 3. Nous avons également un fort besoin d'ingénieurs, de chefs de projets ou de business analysts. Nous nous situons ici sur du recrutement à Bac + 5.

    Existe-t-il des besoins sur des métiers nouveaux ?La filière numérique recherche des profils liés à l'émergence de nouvelles technologies telles que le Cloud : il y a des besoins sur les métiers d'architecte Cloud et de spécialiste migration. Les métiers autour du Big Data répondent aussi à une demande de plus en plus forte des entreprises qui souhaitent tirer parti de leurs données. Les spécialistes des systèmes embarqués sont aussi de plus en plus recherchés. Enfin, la cybersécurité est également un domaine en émergence, avec des besoins sur des profils de techniciens comme d'ingénieurs.

    Les professionnels du numérique semblent être majoritairement des ingénieurs et des hommes, la situation évolue-t-elle ?Les entreprises de notre branche professionnelle recrutent encore 80 % d'ingénieurs, mais elles s'ouvrent de

    plus en plus à des profils de niveau Bac + 2/Bac + 3 et à des universitaires. C'est d'autant plus indispensable que les effectifs sortant de formations d'ingénieurs ne seront pas suffisants pour couvrir l'ensemble des recrutements prévus à l'avenir. On peut noter également l'apparition récente d'établissements comme la [email protected] cadémie, Simplon. co ou l'Ecole 42 qui forment des jeunes sans qualifications aux métiers du numérique. Pour ce qui est des filles, il y a effectivement une grande pénurie : elles ne sont que 16 % à sortir des écoles d'ingénieurs et on ne les retrouve que très peu dans les métiers du numérique. C'est un problème d'image, car ces derniers sont souvent identifiés comme des métiers de « geek ». C'est pourtant l'inverse : les métiers du numérique s'exercent en équipe et font souvent appel à des compétences de management et de relations humaines.

    Syntec Numérique est le 1er syndicat professionnel de l ’écosystème numérique français.

    Il représente :

    • 80 % du chiffre d’affaires du numérique en France

    • 365 000 emplois

    • 1 500 entreprises membres (dont 600 éditeurs de logiciels)

    • 900 PME, 500 start-up, 25 grands groupes, 75 ETI

    Source : Syntec Numérique

  • 20

    Dans DOKELIO Ile-de-France, toute action de formation a une visée professionnelle et débouche sur une validation que ce soit une certification, une habilitation ou une sanction. La validation fait référence, dans la base de données, aux diplômes, titres, habilitations, certificats de branche, etc. Ainsi, il faut distinguer la certification de l’habilitation et de la sanction.

    La certificationUne certification est un autre terme pour d ip lôme ou titre. On distingue la certification générale ( b a c c a l a u r é a t ) de la certification professionnelle.C e t t e d e r n i è r e a t t e s t e q u e l e d é t e n t e u r d e

    cel le-c i a acquis, au travers d’une act ion de formation et/ou d’une expérience professionnelle, les compétences, aptitudes et connaissances nécessaires à l’exercice d’un métier. Parmi les éléments la définissant, on retrouve le niveau de qualification, sa description dans le Répertoire National des Certif ications Professionnelles (RNCP) et sa reconnaissance au niveau national par l’Etat et les partenaires sociaux.Ainsi le RNCP donne les caractéristiques d’une certification (diplôme ou titre) en détaillant : l’intitulé exact ; qui la délivre ; les éléments de compétences acquises par le titulaire ; le secteur d’activité ou l’emploi exercé par le titulaire ; les modalités d’accès et toutes les ressources légales indiquant l’existence de la certification.

    L’habilitationUne habilitation indique une aptitude et une autorisation légale pour exercer, en toute sécurité, une activité. Elle est inscrite au Journal Officiel (JO) de la République française et elle entre en application par décret et arrêté ministériel. L’aptitude est validée par le suivi complet d’une action de formation à la fois théorique et pratique et par une évaluation individuelle des acquis.A l’issue d’une évaluation individuelle, un jury accorde l’autorisation - en conformité avec les textes légaux - d'exercer une activité.

    DOKELIO Ile-de-France, une multitude de mots à partager pour mieux informer sur l’offre de formation

    Afin de permettre aux organismes de formation de saisir leurs données directement dans DOKELIO Ile-de-France, Défi métiers, le carif-oref francilien, se propose de définir un certain nombre d’éléments contenus dans la base pour les aider dans leur navigation et leur saisie.

    Exemples de certification CAPBEP BTSLicences

    MastersCertificats de Qualification

    Professionnelle (CQP) Titres professionnels, etc.

    Exemples d’habilitationCertificat d’Aptitude à la Conduite en Sécurité

    (CACES)Sauveteur Secouriste au Travail (SST)Permis de conduireHabilitation électriqueFormation Initiale Minimale Obligatoire

    (FIMO)

    Par Léna Démoclès

    Pour en savoir plusSur les niveaux de qualification

    Conclusion des travaux de la mission sur la formation tout au long de la vieassemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1298.asp

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1298.asp

  • 21FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    P o u r i l l u s t r e r c e s e x e m p l e s , l e t i t u l a i r e d u p e r m i s d e conduire catégorie B e s t h a b i l i t é légalement, par un instructeur, après u n e é va l u a t i o n i n d i v i d u e l l e , à c o n d u i r e d e s

    véhicules de ladite catégorie. De même, le détenteur d’une habilitation électrique pourra, par exemple, la faire valoir dans le cadre d’un emploi d’électricien et ainsi exercer toute activité en rapport avec ladite habilitation.

    La sanctionContra i rement à la certification ou à l ’ hab i l i t a t i on , la sanction n’est pas inscrite sur un document officiel. E l l e p on c t u e l e suivi d’une action de format ion de manière différente de l’attestation de

    fin de formation (document obligatoire et légal délivré par l’organisme dispensateur). La sanction prouve que le détenteur a suivi une action de formation et qu'il peut prétendre à un concours, un poste ou une mission. Dans DOKELIO Ile-de-France, elle permet à une action de formation de type préparation au concours, par

    exemple, d’être présente dans la base. De même l’obtention d’un certificat de maîtrise d’un logiciel ou d'un certificat propre à une école pourra aussi être indiquée en tant que sanction.

    Pour en savoir plusCertifInfo

    certifinfo.orgFormacode

    formacode.centre-inffo.fr

    ROMEpole-emploi.fr

    > Rubrique Candidat

    Zoom sur CertifInfoDirectement connecté à DOKELIO Ile-de-France, CertifInfo répertorie certifications et habilitations. Elles sont décrites au moyen de mots-clefs issus de référentiels connus dans le domaine de la formation tout au long de la vie. Ces référentiels peuvent être appelés nomenclatures tant ils classifient de manière méthodique le domaine de la formation et de l’emploi :- La Nomenclature des Spécialités de Formation (NSF) élaborée par le Conseil National de l’Information Statistique (CNIS) détermine les métiers, groupes de métiers ou types de formations.

    - Le Formacode : thésaurus (listes organisées de termes) des domaines de formation édité par Centre Inffo qualifie finement les actions de formation.

    - Le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME) réalisé par Pôle emploi identifie les emplois existants.

    CertifInfo permet ainsi d'harmoniser, voire de « standardiser » la description des validations de chaque action de formation dans la base régionale.

    http://www.certifinfo.orghttp://formacode.centre-inffo.fr/http://www.pole-emploi.fr/candidat/[email protected]/index.jspz?id=681

  • 22

    L’information sur l’offre de formation : une priorité pour les acteurs concernésL’ i n fo rmat i on su r l ’ o f f r e de formation est le besoin premier de tous les acteurs concernés par la formation professionnelle et l’emploi. Apporter de la lisibilité et de la visibilité sur l’offre de formation tant du point de vue des act ions d isponib les, des dispositifs mobilisables que des organismes qui les réalisent est donc nécessaire.En Ile-de-France, elle représente près de 40 % de l’offre nationale. Mobil isé par ces enjeux, Défi métiers développe des actions de collecte , de contrôle et de fiabilisation des données relatives à l’offre de formation continue. Ces activités s’exercent en priorité sur l’offre dite « conventionnée », c’est-à-dire portant sur des actions de formation financées sur fonds publics. 21 organismes finançant 49 programmes d’actions de formation collectives sont ainsi référencés dans la base de données DOKELIO Ile-de-France : Région Ile-de-France, DIRECCTE Ile-de-France, Pôle emploi, Conseils généraux (75, 92), Direct ion Générale des Entreprises (DGE), Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’Ile-de-France (DRDFE), Agef iph, Fédérat ion des Assoc ia t ions Gestionnaires et des Etablissements de Réadaptation pour Handicapés (FAGERH), Organismes Paritaires

    Collecteurs Agréés (OPCA) et Organismes Paritaires Collecteurs Agréés pour le financement du Congé Individuel de Formation (OPACIF) pour les actions de Préparat ion Opérat ionnel le à l’Emploi Collective (POEC).

    Défi métiers réalise un état des lieux de l’offre existanteEn 2014, Défi métiers s’est donné pour objectifs de rassembler et de traiter l’exhaustivité de l’offre de formation professionnelle continue francilienne financée sur fonds publics. Dans une première étape, un état des lieux de cette offre a été élaboré. Il a été mené en trois phases : une étude documentaire permettant une identification des organismes financeurs ; l’envoi d’un questionnaire aux financeurs déjà référencés dans la base de données ainsi qu’aux structures repérées à l’issue de l’étude ; des entretiens semi-directifs.48 organismes financeurs ont été interrogés entre avril et juin 2014. Parmi eux, 23 figuraient dans DOKELIO Ile-de-France. Le taux de réponse au questionnaire a été de 44 %. Deux objectifs étaient poursuivis : repérer l’offre de formation professionnelle sur financement public disponible et non encore référencée dans DOKELIO Ile-de-France ; mieux connaître le fonctionnement et les actions mises en place par les structures publiques ou paritaires finançant des actions de formation en région francilienne.

    La lisibilité de l’offre de formation : un enjeu partagéAu regard des résultats de l’état des l ieux, Défi métiers devra r é i n t e r r oge r s on pé r imè t r e d’ intervent ion en matière de t ra i t ement de l ’ i n f o rmat i on s u r l ’ o f f r e d e f o r m a t i o n « conventionnée ». Il devra, tout d’abord, déterminer s’il référence (et se lon quel les modal i tés) les disposit ifs d’ insertion . Aujourd’hui, quelques dispositifs sont référencés dans DOKELIO Ile-de-France.Faut- i l a lors systémat iser la démarche de col lecte selon

    L’information sur l’offre de formation : un enjeu de taille en Ile-de-FranceDans le cadre de sa politique de développement de l’information sur l’offre de formation, Défi métiers a réalisé, au premier semestre 2014, un état des lieux de l’offre de formation professionnelle sur financement public disponible en Ile-de-France.

    Par Stéphane Rodriguez

    Suite page 23

  • 23FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    une acception élargie de la notion d’action de formation englobant les actions dites d’insertion ?Le carif-oref francilien devra ensuite envisager de redéfinir sa stratégie d’information au regard des besoins des territoires.En effet, si la plupart des acteurs interrogés se disent prêts à se mobiliser pour référencer leurs dispositifs et leur offre au sein de la base régionale, certains acteurs, au contraire, n’en voient pas la plus-value, notamment pour l’offre de formation réservée à une catégorie de publics (exemple : bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active -

    RSA, salariés bénéficiant d’une offre « réservée » selon une logique de branche ou sectorielle). D’autres, agissant sur un périmètre t e r r i t o r i a l i n f ra - rég i ona l e t fonctionnant dans une logique de « circuit fermé », n’expriment pas de besoin de visibilité de leur offre à un niveau régional. Pour autant, ces mêmes financeurs voient un intérêt public à ce que Défi métiers systématise, dans un rôle de centre de ressources numérique, un premier niveau d’information régional sur leur(s) dispositif(s) au moyen de fiches descriptives comprenant des liens vers le site

    du financeur pour consulter le détail des actions de formation associées.Au terme de ce premier travail, la lisibilité de l’offre de formation apparaît comme un enjeu partagé par l’ensemble des financeurs, qui doit s’exercer avec Défi métiers dans le respect des réalités de chaque acteur et des logiques territoriales déjà en œuvre. La mobilisation à venir du Compte Personnel de Formation (CPF) par les salariés et les demandeurs d’emploi viendra nécessairement renforcer cet enjeu de lisibilité sur l’offre de formation, certifiante en particulier.

    L’accompagnement des demandeurs d’emploi en formation : constats et enjeux Par Céline Allo et Agnès GoubinDéfi métiers a réalisé une étude sur les pratiques actuelles des organismes de formation en matière d’accompagnement des demandeurs d’emploi, notamment sur le volet social.

    En 2013, un groupe de travail1

    constitué au sein du Comité de Coordination Régional

    de l’Emploi et de la Formation Professionnelle d’Ile-de-France (CCREFP)2 s’interrogeait sur les facteurs permettant le maintien des demandeurs d’emploi en formation. En effet, durant cette période, certains peuvent être confrontés à un ensemble de prob lémat iques d ’ordre pédagogique, professionnel et/ou social. Ces difficultés, outre leur gravité, mettent en péril le suivi de leur formation et peuvent aboutir à des abandons. Or, si les accompagnements pédagogique et professionnel constituent le cœur de métier des organismes de formation, cela n’est, a priori, pas le cas de l’accompagnement social. D’ailleurs, il ne figure pas

    explicitement dans les cahiers des charges des financeurs et les organismes de formation ne sont pas rémunérés pour cela. Ils n’ont ainsi aucune obligation légale d’assurer cette mission.

    Pourtant, les organismes de formation, confrontés à ces difficultés, gèrent souvent ces problématiques dans l’urgence. Ce cons t a t s ou l ève a l o r s quelques questions : qu’est- ce que l ’accompagnement, en particulier l’accompagnement social ? Comment est traitée cette problématique au sein des organismes de formation ? Sont-ils suffisamment outillés ? Q u e l m o d è l e p r o p o s e r p o u r, i n f i n e , a m é l i o r e r l e s c h a n c e s d e m a i n t i e n des demandeurs d ’emp lo i en formation ? Suite à ce groupe de travail du

    CCREFP, Défi métiers a lancé une étude, fondée sur une enquête de terrain auprès d’une cinquantaine d’acteurs, pour tenter de répondre à l’ensemble de ces questions.

    suite de l'article page 22

    Suite page 24

  • 24

    L’ob jec t i f p r inc ipa l é ta i t de réal iser un état des l ieux des pratiques actuelles des organismes de format ion en matière d’accompagnement des demandeurs d’emploi , en insistant part icul ièrement sur l ’accompagnement social. L e s e n t r e t i e n s o n t m o n t r é que tous les organ ismes de formation pratiquaient au moins un travail de veille active et de repérage des difficultés. Mais cet accompagnement social pouvait également aller jusqu’à une intervention directe des professionnels pour régler la difficulté identifiée. Si son intensité varie selon les organismes de formation et les professionnels, c’est en tout cas le modèle du « système D » qui prévaut : l ’accompagnement soc ia l est souvent pratiqué de manière informelle et en « amateur ». Les professionnels ne se sentent pas suffisamment outillés et compétents. Ils ont conscience de ne pas être des travailleurs sociaux ou des psychologues. Ils font également part du caractère chronophage de cette pratique. Face à ces constats, Défi métiers a proposé plusieurs préconisations v i s a n t , d ’ u n e p a r t , à u n e meilleure reconnaissance de cette pratique et, d’autre part, à outiller et professionnaliser les organismes de formation. La piste d’une externalisation de l’accompagnement social a également été évoquée. Le rapport d’étude est disponible sur le site defi-metiers.fr (Rubrique Défi métiers/Rapports d'études). Il représente une première étape nécessaire dans la prise en compte de la fonction accompagnement par les organismes de formation. Les modalités financières de cet accompagnement social et l’analyse des différents cadres réglementaires dans lequel il pourrait se dérouler restent à approfondir dans de futurs travaux.

    Désormais le SPE sera élargi aux politiques orientées vers les employeurs, les filières, les territoires, l’accompagnement des mutations économiques et de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux impliqués sur ces questions.Les orientations prioritaires pour le développement de l’emploi et la sécurisation des transitions professionnelles, en particulier des publics les plus fragiles, devront être spécifiées. Les zones d’intervention prioritaires pour lesquelles un Service Public de l’Emploi de Proximité (SPE-P) sera mis en place, la programmation et les modalités de suivi des moyens et dispositifs mobilisés devront être également définies.Une stratégie régionale pour l’emploi sera élaborée par l’Etat pour trois ans (2015-2017). Sa préparation sera effectuée par la DIRECCTE et arrêtée par le Préfet de région, après consultation du Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelle (CREFOP), des membres du SPE-R (Régional), des principales collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat.Le premier enjeu sera son intégration dans un plan plus large emploi-formation-orientation déterminé par l’Etat, la Région et les partenaires sociaux, au sein du CREFOP. Dans ce cas, une gouvernance commune

    sera envisageable dans ces trois domaines. Elle pourra l’être aussi pour le développement économique, sous la présidence de l’Etat, tant au niveau régional que local. La mise en place des niveaux infrarégionaux du SPE, à savoir le SPE-D (Départemental) et, au niveau infra départemental, le SPE-P, se fera par le représentant de l’Etat dans la région. Le second enjeu sera, d’une part, la détermination des zones d’intervention prioritaires pour lesquelles un SPE-P sera mis en place, et, d’autre part, une programmation de « moyens spécifiques pour les zones d’intervention prioritaires faisant l’objet de la constitution d’un SPE-P ». Ceci devra s’articuler avec l’ensemble des orientations du schéma régional du développement économique. L’identification du SPE-P résultera du diagnostic territorial élaboré par la DIRECCTE. Il sera « un lieu privilégié de concertation des acteurs territoriaux pour la mise en place de projets locaux de développement de l’emploi et de réponse aux besoins de sécurisation des transitions professionnelles par la mobilisation des outils de politique de l’emploi et de formation professionnelle ». Il trouvera essentiellement ses fondements sur des territoires de projet tels que les Contrat de Développement Territorial (CDT) et devra pouvoir également « initier et mettre en œuvre, d’une façon concertée, des projets à forts enjeux territoriaux en termes d’emploi ».

    Service Public de l’Emploi (SPE) : nouveau périmètre de son rôle et de son organisation

    En référence à la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale, la politique de l’emploi, pilotée par l’Etat, doit être articulée avec les politiques de l’orientation et de la formation professionnelle relevant de la Région et des partenaires sociaux. Par Dominique Ryan

    1. Groupe de travail consacré à la thématique de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi

    2. Le CCREFP est aujourd'hui le CREFOP. Ce dernier a pour mission de favoriser la concertation entre les différents acteurs régionaux, dont Défi métiers, afin d’assurer une meilleure coordination des politiques de formation professionnelle et d’emploi

    suite de l'article page 23

    http://www.defi-metiers.fr/rapport-detude/laccompagnement-des-demandeurs-demploi-en-formation-constats-et-enjeux

  • 25FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    La Région Ile-de-France lance la formation-action à la lutte contre les discriminations La Région Ile-de-France relance, pour la troisième édition, la formation-action à la lutte contre les discriminations, en association avec le Cabinet Expression. Ce dispositif est ouvert, pour une durée de trois ans (2015-2017), à tous les Franciliens qui souhaitent, à titre professionnel, associatif, individuel ou collectif, consacrer du temps à une réflexion mutuelle sur les discriminations et mettre en œuvre une action sur le terrain.

    L a formation est gratuite, elle peut s’adapter aux contraintes d ’ o r g an i s a t i o n e n termes de calendrier et d’espace et s’étend sur cinq jours (quatre jours de formation non-consécutifs et une journée de restitution-mutua l i sa t ion en ju in 2017). Les deux premiers jours sont consacrés à des apports sociologiques, anthropologiques, juridiques et d ’ ident i f icat ion des pratiques discriminatoires. Les deux journées suivantes v i s e n t à l a m i s e e n mouvement autour d’une micro-action du choix de chaque part ic ipant. La trois ième journée fera émerger collectivement les pistes pour l ’action que chacun mènera. La quatrième journée fera le bilan des initiatives lancées par chacun sur le terrain. Cette partie de la formation permettra la création de méthodes et de pratiques d’expériences concrètes en matière de lutte contre les discriminations.Les sessions de formation-action pourront revêtir deux formes : inter ou intra.

    En inter, elles permettent des échanges avec des personnes provenant de

    contextes professionnels et associatifs très variés. Dans ce cas, un lieu

    central et facile d’accès sera choisi. Les sessions collectives en intra peuvent rassembler une équipe de professionnels, les membres d’une association, d’une institution ou d’un réseau d’actrices et d’acteurs ayant l’habitude de travailler ensemble. Dans ce cas, les formateurs du Cabinet Expression se déplacent sur site. Vingt sessions pourront avoir lieu entre 2015 et 2017. Dans chacune d’entre elles, il sera possible de proposer une action, la réaliser et contribuer à l’élaboration de celles des autres participants. Il est également prévu un temps d’atelier d’écriture afin de produire un écrit relatant l’expérience menée.

    Par Mélanie Daubanes, Chargée de mission Lutte contre les discriminations – Région Ile-de-France

    Pour en savoir plus sur les sessions et les inscriptions, connectez-vous sur le site expression-sarl.com

    http://www.expression-sarl.com/

  • 26

    Un guide en ligne sur les Compétences clés  Par Agnès SalvadoriEn 2006, un cadre européen définit les huit Compétences clés. En tant que « connaissances, aptitudes et attitudes appropriées à chaque contexte, elles sont fondamentales pour chaque individu dans une société fondée sur la connaissance. Elles comportent une valeur ajoutée au marché du travail, à la cohésion sociale et à la citoyenneté active en apportant flexibilité et adaptabilité, satisfaction et motivation. Elles sont particulièrement nécessaires à l'épanouissement et au développement personnel des individus, à leur inclusion sociale, à la citoyenneté active et à l'emploi ».

    En France, dans le cadre de la formation initiale, le socle commun de connaissances et de compétences élaboré en 2005 présentait « ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire ». Depuis, la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013, a prévu une évolution et une redéfinition du socle commun désormais intitulé socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Son contenu a fait l’objet d’une large consultation lancée par le ministère de l’Education nationale fin 2014. Du côté du ministère du Travail, l’approche par Compétences clés a orienté la politique d’intervention en faveur des personnes en insertion professionnelle en ciblant les publics peu qualifiés et/ou en situation d’illettrisme avec la mise en place du programme « Compétences clés » en 2008. La loi du 15 mars 2014 relative à la formation professionnelle prévoit qu’« en application de l’article L.121-2 du Code de l’éducation, la région contribue à la lutte contre l’illettrisme sur le territoire régional en organisant des actions de prévention et d’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences défini par décret ». Outre la définition de ce socle commun accessible notamment par le Compte Personnel de Formation (CPF), cet article implique le transfert des crédits consacrés au dispositif « Compétences clés » aux régions à compter du 1er janvier 2015.

    Par ailleurs, de nombreux Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA) ont intégré l’approche par Compétences clés dans les dispositifs de formation proposés aux salariés de leurs entreprises adhérentes notamment par l’utilisation du Référentiel des Compétences Clés en Situation Professionnelle (RCCSP) produit par l’Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme (ANLCI) en 2009. Aujourd’hui, le RCCSP fait d’ailleurs référence dans les appels à projets du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP). Le concept de Compétences clés est donc pluriel puisqu’il renvoie à l’éducation et à la formation tout au long de la vie et qu’il touche à des notions sociales,

    • La communication dans la langue maternelle• La communication en langues étrangères• La compétence mathématique et les compétences de base en sciences

    et technologies• La compétence numérique• Apprendre à apprendre : cette compétence est liée à l'apprentissage,

    à la capacité à entreprendre et organiser soi-même un apprentissage à titre individuel ou en groupe, selon ses propres besoins, à avoir conscience des méthodes et des offres

    • Les compétences sociales et civiques• L'esprit d’initiative et d’entreprise• La sensibilité et l’expression culturelles

    Les Compétences clés sont :

  • 27FranciLiens - Emploi, formation et territoires • Le magazine de la formation professionnelle en Ile-de-France - n°13 - Janvier / Février 2015

    Ces jeunes femmes ont suivi, pendant cinq semaines, le programme de remobilisation et de sécurisation des parcours. Il a pour principal objectif d’être un sas de remobilisation sociale, institutionnelle et professionnelle. La boxe éducative et le théâtre d’improvisation sont les ateliers d’appel. Ils sont utilisés comme moyens pédagogiques pour amener ces jeunes à acquérir ou à se réapproprier les codes du vivre ensemble, de l’expression verbale et corporelle, du dépassement de soi et permet de créer une réelle cohésion de groupe. Ce programme s’est déroulé au sein du Lycée-Collège Buffon partenaire historique d’Impulsion 75.Ainsi l’établissement scolaire a apporté à ces jeunes femmes un cadre structurant qu’elles n’avaient plus : rythme de réveil, respect des horaires, mixité sociale, etc. En complément des ateliers d’appel, elles ont également suivi différents ateliers thématiques orientés vers l’insertion sociale et professionnelle : santé et prévention, coaching dans la recherche d’emploi. Des entretiens collectifs et individuels ont été organisés avec les conseillers de la Mission Locale de Paris pour les aider à construire leur projet

    professionnel en toute confiance. Des journées découvertes en entreprises ont eu lieu pour échanger avec le monde professionnel. L’association Impulsion 75, en partenariat étroit avec la Mission Locale de Paris, s’est engagée à assurer un suivi de six mois pour accompagner les jeunes stagiaires vers la formation professionnelle ou l’emploi.

    Neuf jeunes femmes sortent du décrochage grâce à la formation de la Classe Préparatoire à l’Emploi et à l’Avenir Par Elsa LaloumLe 17 octobre 2014, au Lycée-Collège Buffon de Paris, Hella Kribi-Romdhane, Présidente de Défi métiers et Conseillère régionale d’Ile-de-France a participé à la remise des attestations de formation de la Classe Préparatoire à l’Emploi et à l’Avenir (CPEA) d’Impulsion 75. En grande précarité sociale et professionnelle, neuf jeunes femmes, âgées de 19 à 22 ans, ont reçu leur certificat avec émotion. De nombreuses fondations d’entreprises partenaires de l’opération ont encouragé les jeunes stagiaires dans leur projet professionnel.

    citoyennes et économiques. Par ailleurs, même si les approches développées dans le cadre de la formation professionnelle continue visent le plus souvent les personnes les moins qualifiées, le cadre européen s’inscrit dans une approche plus englobante. Fruit d’une collaboration de deux années, le Centre Académique de Formation Continue (CAFOC) de l’Académie de Paris vient de diffuser en ligne un guide des Compétences clés. Pour Valérie Languet, Conseillère en formation continue, qui a coordonné ce projet, il s’agit d’un guide « destiné aux acteurs de l’éducation et de la formation tout au long de la vie qu’ils soient prescripteurs, concepteurs ou animateurs de formations visant le développement des Compétences clés. Son intention est d’aider, d’une part, à comprendre les Compétences clés et, d’autre part, à concevoir et/ou animer des situations de formation Compétences clés ».

    Le guide Compétences clés est composé de :• Deux livrets CRÉER et ANIMER

    qui comportent dix-huit fiches outi l étayant pas à pas les processus d ’ ingénier ies de formation et pédagogique ainsi que la préparation et l’animation d’une séance de formation

    • Sep t f i c hes é c l a i rage qu i proposent des apports théoriques et des pistes de réflexion

    • Cinquante aides complémentaires aux deux types de fiches déjà cités sous forme de textes, schémas, vidéos, tableaux, etc.

    • Un glossaire et une bibl io/sitographie

    • D e s d e m i - j o u r n é e s d e « découverte/prise en mains » peuvent être organisées

    P o u r e n s a v o i r p l u s , c o n t a c t e z V a l é r i e L a n g u e t ( v a l e r i e . l a n g u e t @ a c - p a r i s . f r ) ou connec t e z -vous su r l e s i t e guidecompetencescles.scola.ac-paris.fr

    Des partenaires historiquesConseil régional d’Ile-de-FranceDirection Départementale de la Cohésion Sociale de ParisMission Locale de Paris

    Des partenaires institutionnelsMairie de ParisDRJSCS d’Ile-de-FranceProtection Judiciaire de la JeunesseMinistère de l’Education nationaleAcadémie de ParisLycée-Collège Buffon

    Des partenaires privésFondations d’entreprises (GDF Suez, WFS, VINCI)CGPME 75Chambre de Commerce et d’Industrie de ParisAssociation CAPSAAAAssociation Une femme, un toitAssociation Ma Quête ConceptAssociation La Cravate SolidaireBrigade des stupéfiantsBrigade des Sapeurs-Pompiers de ParisAgence pour l’Education par le SportAssociation AGIR ABCD

    Le réseau de l'association Impulsion 75

    mailto:[email protected]://http://guidecompetencescles.scola.ac-paris.fr/

  • 28

    Retours sur les premières journées d’action contre l’illettrismeen Ile-de-France Par Agnès SalvadoriA l’occasion de la journée internationale de l’alphabétisation de l’UNESCO, se sont tenues partout en France du 8 au 12 septembre 2014, les premières journées nationales d’action contre l’illettrisme. Organisées par le collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme » fédéré par l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI), elles avaient pour objectifs de donner une information de proximité sur l’illettrisme et sur les solutions qui existent. Morceaux choisis en Ile-de-France...

    Plus de 240 personnes se sont réunies lors de la soirée de lancement qui s’est déroulée en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de François

    Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social et de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer.Rappelant qu’en France, 2 500 000 personnes sont en situation

    d’illettrisme (soit 7 % des 18/65 ans), Marie-Thérèse Geffroy, Présidente de

    l’ANLCI, est revenue sur une étape très importante franchie en 2013 lorsque la

    lutte contre l’illettrisme a été déclarée Grande cause nationale par le Premier

    ministre. Cela a permis de parler d’illettrisme sans honte et de créer une dynamique collective. Pour donner à voir l’étendue des solutions qui existent, montrer que l’on peut redonner confiance, prévenir et sortir de l’illettrisme quel que soit son âge, une large place a été laissée à la parole des acteurs franciliens (montés

    à la tribune pour valoriser leurs actions de terrain) et des

    personnes sorties de l’illettrisme. Caroline Mattei, Bibliothécaire

    jeunesse à la Médiathèque Boris Vian

    et Camille Monti, Éducatrice de rue au Club espoir ont présenté l’initiative « Grand dire, c’est mythique » avec les jeunes de Chevilly-Larue (94). S’adressant à des jeunes en grande difficulté scolaire vivant dans des quartiers populaires, l’association Impulsion 75 a aussi présenté se