Gaspard Drouvill - Voyage en Perse, Fait en 1812 Et 1813

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  • VOYAGE

    EN PERSE

  • Cet ouvrage se trouve aussi

    Lecointe et Durk, libraires, quai des Augustins,

    no 49;

    Masson, libraire, rue Hautefeuille, n 14

    ;

    Chez ! Bchet an, quai des Augustins, n 57 }

    Volland, mme quai, n 17 ;Delaunat, au Palais-Royal;

    Dondet-Duprb , rue de Richelieu, n 67.

    DJC I.'lMPHIMERIE DE J. MAC CARTIIY,

    riiu

  • J'I'sut /a /u^a^cecb^2>ae/ Eatey-Aly S^aii

    .

  • VOYAGE

    H III FAIT EN 1 81 2 ET i Si 3;

    Par GASPARD DROUVILLE,Colonel de cavalerie atf service de S. M. l'Empereur de toute*

    les Russies, Chevalier de plusieurs ordres.

    SECONDE DITION.

    TOME PREMIER.

    A PARIS,A LA LIBRAIRIE NATIONALE ET TRANGRE,

    KUE DES PETITES-ECUHIES , N ^7*

    IC825.

  • \VVVWVVSWIVWWVVV\VW\\WW\\VVW\VVWWVWVVWVWWVVWVW.VWWVVV\WV

    AVERTISSEMENT

    DE L'EDITEUR.

    La premire dition de ce Voyage a t

    imprime Saint-Ptersbourg en 1819 (i).

    Un exemplaire nous tant tomb par hasardentre les mains , nous l'avons parcouru , et

    nous avons bientt reconnu qu'il renfermait

    des notions prcieuses et certaines , tant sur

    les murs et les coutumes actuelles des Per-

    sans, que sur leur gouvernement , leur ar-

    me , etc. Ces diffrens motifs nous ont d-

    termins le rimprimer 5 mais en le faisant,

    nous n'avons pas cru devoir rien changera la

    forme de l'ouvrage ; nous nous sommes borns

    en faire disparatre les fautes les plus dis-

    parates.

    (1 ) Elle a cle seulement lirce i 5o exemplaires, du

    prix cxorhianl cle 5oo roubles (environ 5oo fi\).

  • tw\ \IW*WM fl/VWVWWWMVW%WW VW\WWWVwwvwwwwwwwv

    PREFACE.

    Ijes changemens remarquables quel'tat militaire a rcemment subis enPerse, m'avaient d'abord suggr l'i-

    de de traiter spcialement tout ce

    qui concerne oette branche de l'ad-

    ministration publique dans cet em-pire. Mais ayant ensuite rflchi au

    petit nombre de personnes que cettematire intresse, je me suis dcid changer mon plan , et ne fairequ'un accessoire de ce qui , dans le

    principe, devait tre mon objet prin-cipal. J'ai pris cette dtermination

    d'autant plus volontiers, que je mesuis aperu que tous ceux qui ont

    crit jusqu' prsent surla Perse, soit

    comme historiens , soit comme voya-geurs, se sont attachs de prfrence

  • I) PRFACE.

    la description des lieux, el ont pass

    assez lgrement sur tout ce qui lient

    aux murs, aux usages, etc., deshabilans de celle intressante partiede FAsie , lesquels diffrent si essen-tiellement des ntres.

    Mon intention n'est pas d'crireune nouvelle histoire de la Perse

    ,

    parce qu'il serait difficile de rienajouter ce qu'ont dit ce sujet Char-

    din , Thvenot, Olivier, Rinneir, Pi-

    cault et autres. Plusieurs de ces au-

    teurs ont mme fourni sur les murset les crmonies des Persans beau-

    coup de dlails, dont quelques-uns

    offrent assez d'exactitude et de vri-

    t. Mais le plus grand nombre ne sontfonds que sur des conjectures ousur des rapports peu authentiques

    ,

    entre autres ceux qui concernent les

    femmes des classes leves; par la rai-

    son qu'un Europen, quel que soit son

    rang,pourrait habiter la Perse peu-

  • PREFACE.

    fiant des annes entires sans peut*

    tre parvenir apercevoir une seule

    figure de femme. Pour avoir quel-

    que ide du beau sexe, il faut qu'untranger trouve moyen d'tre intro-duit dans un harem; mais c'est unefaveur qui ne s'obtient que bien dif-ficilement et surtout.bien raremenl.

    Quant aux renseignemens que l'onpeut se procurer cet gard dans

    la conversation,je puis assurer que

    l'on ne doit y faire aucun fond, parcequ'en Perse on ne connat rien de plus

    inconvenant que dparier des fem-

    mes en socit. Toute question laite ce sujet, non-seulement demeuresans rponse, mais elle est mme con-sidre comme une insulte.

    Il rsulte naturellement de ce qui

    prcde, que les historiens ou voya-

    geurs que j'ai cits, n'ont pu parlerdes dames persanes que d'aprs leur

    imagination, ei peut-tre aussi d'-

  • IV PRFACE.

    prs ce qu'en a dit Chardin qui, n'-tant gure plus instruit qu'eux a cetgard, ne pouvait que contribuer les entretenir dans l'erreur ou il taitlui-mme

    ,puisqu'il avoue que tout

    ce qu'il cite, concernant les femmes,lui a t rapport par un eunuque duharem royal, avec lequel il tait lid'amiti.

    Un sjour de trois ans en Perse nem'aurait pas fourni moi-mme desnotions plus certaines ce sujet, si

    des rapports intimes avec plusieurs

    personnages de distinction ne m'eus-

    sent facilit les moyens d'tre admisdans diffrens harems, et notammentdansceuxdelafamilled'Asker-Rhan,

    dernier ambassadeur de Perse en

    France.

    J'ai occup pendant six mois une

    partie de la maison* de ce respec-

    table vieillard,qui m'y traita cons-

    tamment d'aprs nos usages qu'il

  • PRFACE. V

    avait adoptes; et ii se passait rare-

    ment plusieurs jours de suite sansqu'il ne me conduist chez les damesde sa famille. Cette dfrence ,. qui

    ne fut d'abord qu'une affaire de po-

    litesse , finit par devenir une habi-

    tude , au point qu'en peu de temps

    je fus aussi libre de les visiter que si

    elles eussent t des Europennes; et

    malgr la rputation de jalousie bien

    mrite des Orientaux, je ne me suisjamais aperu que mes htes eussenlpris le moindre.ombrage de mes as-siduits; loin de l, je ne cessai pas

    un seul instant de recevoir d'eux les

    tmoignages jde la plus aimable ur-

    banit (i).

    (1) Je dois cependant faire observer que lout hommequi aurait la tmrit de franchir la porte d'un harem (le

    roi et les princes excepts) , sans la permission du ma-

    tre,pourrait tre poignard l'instant mme, sans que

    le meurtrier court le risque d'tre Iraduil en justice.

  • V) PRFACE.

    A l'exemple de mes prdcesseurs,je ne commencerai pas cet ouvrage

    par l'histoire dtaille des rois qui

    ,

    depuis l'originede la monarchie per-

    sane j ont occup le trne. Je mebornerai offrir un abrg de celle

    des diffrentes dynasties qui s'y sont

    succdes, et qui, a quelques cir-

    constances prs, ont toutes prouv

    le mme sort ; ce qui n'a rien detrs-extraordinaire dans un pays o

    le poignard et le poison ont de tout

    temps t les moyens mis en usage

    pour se frayer le chemin du trne (i).

    J'ai pass lgrement aussi sur tout

    ce qui concerne la gographie de la

    Perse , ses productions, son com-

    merce , etc. , etc. , parce que ces

    (i) Pendant prs d'un sicle qu'a dur l'anarchie,

    de tous les usurpateurs qui se sont disput le trne,

    il n'y a que Krim-Khan qui ait termin sa carrire

    par une mort naturelle.

  • PRFACE. Vlj

    diffrents objets ont t amplement

    traites par les voyageurs franais et

    anglais envoys, a diverses poques,

    par leurs gouvernemens respectifs,

    pour recueillir tous les renseigne-

    mens de cette nature. En les insrantclans ma relation

    ,je ne pourrais que

    les copier , ce que je dsire viter ;et cela avec d'autant plus de raison

    que ces dtails sont pour ainsi dire

    trangers l'objet que je me suis pro-pos , et qu'en rendant mon travailplus long et plus pnible, il n'en se-

    rait pas plus intressant.

    Je me suis seulement permis d'yfaire entrer quelques aperus sur les

    rsultats de la dernire paix conclue

    entre la Russie et la Perse , afin de

    faire connatre les nouvelles cessions

    faites par la premire de ces puis-

    sances. D'ailleurs, comme j'ai parti-cip toutes les oprations qui l'ont

    prcde,

    je n'ai pas cru inutile

  • Vllj PRFACE.

    d'en faire mention dans cet ouvrage.

    L'influence qu'on accorde gnra-

    lement au climat sur nos qualits

    physiques et morales , m'a engag

    aussi en dire quelques mots avant

    de parler du caractre des habitans

    des diffrentes provinces.

    Chaque fois que j'ai eu dcrire

    des coutumes ou des usages singu-

    liers , comme les mariages , les cir-constances bizarres qui les accompa-

    gnent, etc.; je crois l'avoir fait avec

    toute la rserve qu'on est en droit

    d'exiger d'un crivain qui se res-

    pecte, sans toutefois rien laisser igno-

    rer sur beaucoup de particularits qui

    offrent un contraste piquant avec nos

    usages.

    J'ai mis si peu de temps merendre de Conslanlinople en Perse,

    (pie loin de pouvoir donner un itin-

    raire de la route (pie j'ai suivie , a

    peine ai-je eu le temps de consulter

  • PRFACE. IX

    ceux que je portais avec moi.MM. Gar-danne , Morrier et Scott-Waring , en

    ont publie qui m'ont paru exacts et

    dont les voyageurs les plus difficiles

    seront satisfaits. Mon retour ayant eulieu par la Gorgie, le Caucase, le

    Don et les bords septentrionaux dela mer Noire ; les dtails d'une route

    aussi peu frquente m'ont paru

    prsenter trop peu d'intrt pour en

    faire part mes lecteurs.

    Quant aux mots persans ou turcs

    qu'on trouvera dans cet ouvrage, j'ai

    tch de les rendre de la manire la

    plus conforme a la prononciation du

    pays , malgr la difficult que j'ai

    prouve le faire avec nos carac-

    tres qui n'offrent qu'imparfaite-

    ment le moyen d'exprimer les sylla-bes fortement gutturales des lan-

    gues orientales. Ceux qui dsireraient

    une or.hograplie plus grammatica-

    le, p