Charte Olympique 1967

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    LES JEUX OLYMPIQUES

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    CITIUS-ALTIUS-FORTIUS

    1967

    COMIT INTERNATIONAL OLYMPIQUE

    CAMPAGNE MON-REPOS

    LAUSANNE

    SUISSE

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  • LES JEUX OLYMPIQUES

    STATUTS ET RGLES

    CONDITIONS D'ADMISSION

    INFORMATIONS GNRALES

    CONDITIONS EXIGES DES VILLES CANDIDATES A L'ORGANISATION

    DES JEUX OLYMPIQUES

    BIBLIOGRAPHIE

    CITIUS -ALTIUS - FORTIUS

  • Le plus important aux Jeux Olymfnqiies

    71 est pas cVy vaincre mais d'y prendre

    part, car Vessentiel dans la vie nest pas

    tant de conqurir que de bien lutter.

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    PIERRE DE COUBERTIN

    Rnovatctir des Jeux Olyfnpiqitcs de l'Ere moderne

    Prsident dn Comit International Olympique. 1S96-1925

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    TABLE DES MATIRES

    Articles Page

    PREMIRE PARTIE STATUTS ET RGLES

    I.

    1-8 Principes fondamentaux 11

    IL

    Le Comit International Olympique 13

    9 Buts et comptences . 10 Recrutement . . . .

    12-17 Organisation . . . . 18 Sessions 20 Vote par correspondance . 21 Cotisations et contribution 22 Sige social . . . . 23 Autorit suprme .

    13 13 14 16 16 17 17 17

    IIL

    24-25 Les Comits Nationaux Olympiques 18

    IV.

    Les Jeux Olympiques

    26 Qualification 21 27 Conditions requises pour pouvoir porter les couleurs d'un pays 21 28 Limite d'ge 22 29 Participation des femmes 22 30 Programme 22

    5

  • r 31 Manifestation d'Art 32 Dmonstrations 33 Jeux Olympiques d'hiver 34 Engagements 35 Nombre d'engagements 36 Frais de dplacement 37 Logement 38 Nombre d'accompagnateurs 39 Dlgus techniques 40 Officiels techniques et jury 41 Juridiction suprme 42 Sanctions en cas de fraude 43 Prix 44 Tableau d'honneur 45 Brochures et programmes 46 Fdrations Internationales Sportives 30 47 Attachs 31 48 Places rserves 31 49 Publicit 33 50 Modifications aux rgles et texte officiel 34

    6

    23 23 24 24 25 26 26 26 27 28 28 29 29 30 30

    V.

    Protocole olympique

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    D E U X I M E P A R T I E

    Conditions d'admission 43

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    51 Dispositions gnrales 52 Epoque et dure des Jeux Olympiques 35 53 Enceinte olympique 35 54 Prrogatives et devoirs du Comit Organisateur . . . 36 / 55 Invitations et formules 36 56 Drapeau et emblme olympiques 37 57 Crmonie d'ouverture 37 58 Distribution des prix 39 59 Crmonie de clture . 3 9 60 Prsances 40

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  • T R O I S I M E P A R T I E

    Informations gnrales

    Introduction 1892 Les dbuts

    51 51

    Buts du mouvement olympique 52 Le Comit International Olympique 53

    Prsidents 55 Demetrius Vikelas 55 Pierre de Goubertin 56 Henri de Baillet-Latour 58 J. Sigfrid Edstrm 59 Avery Brundage 60

    Crmonial d'intronisation des nouveaux membres . . . ()2 Membres 63 Membres honoraires 71 Sessions 71

    Commmoration de la rnovation des Jeux Olympiques . . . 73 Programme des Jeux Olympiques 74 Participation aux Jeux Olympiques 75 Congrs Olympiques . . . . 76 Programme des Jeux Olympiques d'hiver 76 Participation aux Jeux Olympiques d'hiver 77 Hauts patronages des Jeux Olympiques et

    prsidents des Comits Organisateurs 78 Idem, Jeux Olympiques d'hiver 79

    Comits Nationaux Olympiques 80 Fdrations Internationales de Sport Amateur 83 Organisations satisfaisant aux normes olympiques . . . . 84 Juges et Officiels techniques 85 Origine des Jeux Olympiques de l 'Antiquit 85 Jeux de 1906 86 Flamme olympique 86 Devise olympique 86 Drapeau olympique 87 Journe ou Semaine olympique 87 Village olympique 88 Les arts aux Jeux Olympiques 88 Les Jeux Olympiques ne sont pas des comptitions entre nations . 89 Ingrence politique ou commerciale 90

    7

  • Le rle des gouvernements 90 L'esprit olympique 90 Rcompenses Olympiques 91

    Titulaires de la Coupe Olympique 93 Titulaires du Diplme Olympique du Mrite . . . . 95 Titulaires de la Coupe Fearnley 96 Titulaires du Trophe Mohammed Taher 99 Titulaires du Trophe du Comte Alberto Bonacossa . . . 1 0 1 Titulaires du Trophe de la Ville de Tokyo 101 Trophes perptuels 101

    Jeux rgionaux 103 Rglements pour les Jeux rgionaux 104

    La Campagne Mon-Repos 105 Muse et Bibliothque olympiques 106 Bulletin du Comit International Olympique 106 L'Acadmie Olympique Internationale 108 L'Institut International Olympique 108 Dclaration du Baron Pierre de Coubertin 109

    Q U A T R I M E P A R T I E

    Conditions exiges des villes candidates Torganisation des Jeux Olympiques 113

    C I N Q U I M E P A R T I E

    Bibliographie 121

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    PREMIRE PARTIE

    Principes fondamentaux

    Le Comit International Olympique

    Les Comits Nationaux Olympiques

    Les Jeux Olympiques

    Protocole olympique

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    PRINCIPES F O N D A M E N T A U X

    1 Les Jeux Olympiques ont lieu tous les quatre ans. Ils runissent, en un concours sincre et impartial, des amateurs de toutes les nations. Aucune distinction n'y est admise, l 'gard d un pays ou d'une per-sonne, pour des motifs de race, de religion ou d'attaches politiques.

    3 Les Jeux Olympiques consacrent une Olympiade, ou priode de quatre annes conscutives. La premire Olympiade des temps modernes a t clbre Athnes en 1896. Les Olympiades et les Jeux se comptent partir de cette date, mme si, la date d'une Olympiade, les Jeux n'ont pu avoir lieu.

    3 Le but du mouvement olympique est d'exalter chez la jeunesse la fois l'effort physique et les qualits morales qui sont les bases du sport amateur, comme aussi, en conviant tous les athltes du monde un concours quadriennal, dsintress et fraternel, de contribuer au respect et au maintien de la paix entre les peuples.

    4 La direction du mouvement olympique et le contrle des Jeux Olym-piques et des Jeux Olympiques d'hiver sont le privilge du Comit International Olympique, dont la constitution et les pouvoirs, ainsi que les statuts et rglements sont contenus dans cette brochure.

    L'honneur de clbrer les Jeux Olympiques est confi une ville, non un pays. Le choix de la ville o ils sont clbrs relve de la seule comptence du Comit International Olympique.

    Toute ville dsirant se mettre sur les rangs pour l 'organisation des C Jeux doit en faire la demande par l'entremise de son maire ou autre

    autorit comptente avec l 'approbation du Comit National Olympique, et garantir que les Jeux seront organiss la satisfaction du Comit International Olympique et dai:is les conditions requises par lui.

    5 Les Jeux Olympiques d'hiver forment un cycle distinct. Ils compren-nent des comptitions de sports d'hiver. Ils ont lieu la mme anne que les Jeux Olympiques.

    Les premiers Jeux Olympiques d'hiver ont t clbrs en 1924, au cours de la V I I L Olympiade. Ils sont numrots part ir de cette date, au fur et mesure de leur clbration.

    Le terme d'Olympiade ne s'applique pas aux Jeux d'hiver.

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  • r 6 Ne sont admis concourir aux Jeux Olympiques que les amateurs rpondant la dfinition prcise l'article 26 ci-aprs.

    7 Ne sont qualifis pour reprsenter les couleurs d'un pays aux Jeux Olympiques que les nationaux de ce pays.

    Les Jeux sont des comptitions entre individus et non entre nations ''".

    8 Tous les bnfices provenant de la clbration des Jeux Olympiques sont remis au Comit International Olympique et doivent tre employs au dveloppement du mouvement olympique et du sport amateur.

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    '^ Etant donne que le mouvement olympique est apoli t ique, les termes * pays ou nation dans les prsentes rgles s 'appliquent galement une rgion gographique, zone ou terri toire, dans les limites de laquelle un Comit Olympique reconnu par le Comit Internat ional Olympique dploie son activit ou lonctonne.

    La reconnaissance d u n Comit Olympique dans une telle rgion gographique : 1, n implique pas sa reconnaissance poli t ique, ceci n ' tan t pas de la comptence du Comit Inter-

    nat ional 01ym[)ique : 2, ne peut avoir lieu que si cette rgion, zone ou terri toire a bnfici d 'un gouvernement stable

    pendant une pr iode raisonnable.

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  • f II

    LE COMITE INTERNATIONAL OLYMPIQUE

    Buts et comptences

    9 Le Comit International Olympique, charg par le Congrs de Paris du 23 juin 1894 du contrle et du dveloppement des Jeux Olympiques modernes, a pour mission:

    L d'assurer la clbration rgulire des Jeux ; 2. de rendre les Jeux toujours plus dignes de leur glorieuse histoire

    et du noble idal dont le Baron Pierre de Coubertin et ses colla-C borateurs se sont inspirs pour les faire revivre ;

    3. d'encourager l'organisation de comptitions sportives d'amateurs; 4. d'orienter et de maintenir le sport amateur dans la bonne voie,

    en encourageant et en consolidant l'amiti entre les sportifs de tous les pays.

    Recrutement

    1 0 Le Comit International Olympique est un organisme permanent. 11 se recrute lui-mme par l'lection de personnalits qu'il juge quali-fies, sous rserve que celles-ci parlent franais ou anglais et soient nationaux rsidents d'un pays dot d"un Comit National Olympique reconnu par le Comit International Olympique. Celui-ci les reoit titre de membres lors d'une brve crmonie au cours de laquelle ils

    g acceptent de remplir leurs obligations et d'assumer leurs responsabilits. Il ne sera nomm qu'un seul membre par nation, exception faite pour de grands pays o le mouvement olympique est trs rpandu et pour ceux o ont eu lieu des Jeux Olympiques, le maximum prvu dsormais tant de deux.

    Le prsident de l'Acadmie Olympique Internationale peut tre lu membre du C.I.O. pendant la dure de son mandat prsidentiel.

    Les membres du Comit International Olympique sont ses reprsen-tants auprs de leurs pays respectifs, et non les dlgus de leurs pays au sein du Comit. Ils ne peuvent accepter des gouvernements de leurs pays, ou de qui que ce soit, aucun mandat susceptible de les lier ou d'entraver la libert de leur vote.

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  • r Les membres ayant leur actif une longue priode de service au sein

    du Comit et dsireux de se retirer peuvent tre lus membres honoraires. Ces membres peuvent assister toutes les assembles et sessions. Ils peu-vent prendre part toutes les discussions du Comit, mais ils n'ont pas le droit de vote.

    1 1 Les membres du Comit International Olympique sont lus vie, mais ceux qui furent lus part ir de 1966 doivent se retirer 72 ans.

    Un membre 1. peut donner sa dmission ; 2. perd sa qualit de membre s'il change de nationalit ou s'il cesse

    d'habiter son pays ; si, pendant trois ans, il n'assiste pas aux ses-sions, ne prend aucune part active aux travaux du Comit, ou ne paie pas ses cotisations, ou la suite de circonstances imprvues, n'est plus mme de remplir ses fonctions ;

    3. peut tre radi par dcision du Comit, si celui-ci estime qu'il a trahi ou nglig les intrts du Comit International Olympique, ou que, d'une faon quelconque, il a dmrit.

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    Organisation

    1 2 Le prsident, choisi parmi les membres du Comit International Olympique, est lu par celui-ci pour une priode de huit ans. Il est rligible pour des priodes successives de quatre ans.

    Le Comit International Olympique lit aussi trois vice-prsidents (dont l'un rsidant en Europe) pour une seule priode de quatre annes. Ils peuvent tre rlus pour une autre priode de quatre ans, aprs un intervalle minimum de quatre ans.

    Le Comit International Olympique lit parmi ses membres un tr-sorier et un chef du protocole ainsi qu'une Commission Executive. Si V le prsident meurt ou se dmet de sa f(jnction, le vice-prsident le plus ancien le remplace jusqu' l'lection d u n nouveau prsident.

    Si le prsident ou un vice-prsident meurt ou se dmet de sa fonc-tion pendant la dure de son mandat, le Comit International Olympique en lit un nouveau sa prochaine session. Ce nouveau prsident ou vice-prsident ne reste en fonction que pour la fin du mandat de celui qu'il remplace.

    Un prsident ou vice-prsident ainsi lu est toutefois immdiatement rligible au terme du mandat ainsi rempli.

    Le prsident et les vice-prsidents font partie de droit de toutes les commissions ou sous-commissions.

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    Quand une lection doit avoir lieu, des propositions crites, signes par au moins trois membres, seront soumises et annonces le jour prc-dent. Gela s'applique galement aux lections la Commission Executive.

    1 3 La Commission Executive est compose du prsident, des trois vice-prsidents et de cinq membres.

    Ces cinq membres sont lus pour quatre ans, et sont renouvels annuellement par roulement.

    U n membre de la Commission Executive ne peut tre rlu dans l 'anne qui suit la fin de son mandat.

    S'il meurt ou cesse ses fonctions, le Comit International Olympique, sa prochaine session, lit un de ses membres qui le remplace jusqu' l'chance de son mandat. Un membre lu de cette faon est aussitt rligible.

    1 4 La Commission Executive remplit les tches qui lui sont confies par le Comit International Olympique pour Texcution de ses affaires courantes. En particulier :

    elle veille la stricte observance des statuts et rglements ;

    elle tablit Tordre du jour des sessions du Comit International Olympique ;

    elle propose au Comit les noms des personnes dont elle recom-mande l'lection ;

    elle est responsable de la gestion des finances du Comit, auquel elle prsente un rapport annuel ;

    elle appointe le Secrtaire gnral ;

    elle assume la garde des archives du Comit.

    1 5 Le prsident seul peut prendre certaines initiatives ou dcisions, quand les circonstances ne permettent pas au Comit International Olympique, ou sa Commission Executive, de les prendre lui-mme. Celles-l doivent tre soumises la ratification du Comit sa plus proche session.

    1 0 La Commission Executive peut dcider la runion de confrences de dlgus des Fdrations Internationales dont les sports figurent ou demandent tre admis aux Jeux Olympiques, afin d'examiner les questions d'ordre gnral concernant ces sports dans leurs rapports avec les Jeux Olympiques. Chaque Fdration invite participer ces confrences a le droit d'y envoyer au maximum deux dlgus.

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  • t La Commission Executive peut galement prvoir des confrences

    avec les dlgus des Comits Nationaux Olympiques, lorsqu'elle le juge ncessaire.

    Ces confrences sont convoques par le prsident du Comit Inter-national Olympique, qui en dsigne le lieu et la date, les prside et en rgle toutes les questions de procdure. L'ordre du jour des confrences est tabli par la Commission Executive aprs consultation des groupe-ments intresss.

    1 7 Le secrtaire gnral engage les secrtaires, interprtes et autres employs aprs approbation de la Commission Executive et aux condi-tions fixes par elle.

    Vote par correspondance

    2 0 En cas d'urgence, le prsident peut faire voter une rsolution par correspondance. Si la majorit des rponses est en faveur de la rsolution et si le nombre des rponses n'est pas infrieur 35, la rsolution est adopte (sauf s'il s'agit d'une modification aux rgles pour laquelle Fart. 50 est applicable). Le rsultat doit tre port la connaissance du Comit sa session suivante.

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    Sessions

    1 8 Le Comit International Olympique se runit sur convocation du prsident. Il est tenu de runir une session chaque fois que la demande crite lui en aura t faite par un tiers au moins de ses membres. Gn-ralement le lieu des sessions est fix par le Comit.

    Un ordre du jour doit accompagner la convocation qui sera adresse aux membres au moins un mois avant la session.

    Une question n'y figurant pas peut tre valablement discute en sance, avec l'autorisation du prsident.

    1 9 Le prsident ou, en son absence, un vice-prsident, prside les sances du Comit. En l'absence du prsident et des vice-prsidents, le Comit lit un de ses membres pour prsider la sance. Le quorum requis pour une sance est de 35. Les rsolutions (sauf Texception prvue l'art. 50) sont adoptes la majorit des votants. Chaque membre pr-sent dispose d'une voix. Le vote par procuration n'est pas admis. Le vote a lieu au scrutin secret si le prsident en dcide ainsi ou sur requte d u n membre prsent. En cas d'galit, c'est le prsident qui tranchera. (

    Toute question de procdure relative aux sances du Comit et ne figurant pas dans ces rgles est tranche par le prsident de la sance.

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    Cotisations et contribution

    3 1 Le Comit International Olympique fixe le montant de la cotisa-tion annuelle de ses membres sur recommandation de la Commission Executive.

    Les Comits chargs de l'organisation des Jeux Olympiques et des Jeux d'hiver doivent lui verser la somme qu'il aura dtermine.

    Sige social

    3 3 Le sige social du Comit est en Suisse

    Autorit suprme

    3 3 Le Comit International Olympique est l 'arbitre, en dernier res-sort, de toutes les questions concernant les Jeux et le mouvement olym-pique. Il dlgue toutefois son autorit aux Fdrations Internationales pour le contrle technique de leurs sports respectifs. En toutes autres matires les pouvoirs du Comit International Olympique sont souverains.

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  • r III

    LES COMITES N A T I O N A U X OLYMPIQUES

    2 4 Seuls les Comits Nationaux Olympiques reconnus par le Comit International Olympique ont comptence pour inscrire les concurrents aux Jeux Olympiques. Aussi, pour que les athltes d'un pays ou d'une rgion gographique puissent participer aux Jeux, doit-il y avoir dans ce pays un Comit National Olympique, qui sera compos d'au moins cinq Fdrations nationales. Ces fdrations doivent elles-mmes tre affi-lies aux Fdrations Internationales qui rgissent leur sport aux Jeux Olympiques. Pour tre reconnus par le Comit International Olympique, les Comits Nationaux Olympiques doivent exercer leurs activits confor- g mment aux rglements et au haut idal du mouvement olympique.

    Les Comits Nationaux Olympiques ont pour but de veiller au dve-loppement et la protection du mouvement olympique et du sport amateur. Ils doivent collaborer avec les organes directeurs nationaux du sport amateur (Fdrations Nationales) affilis aux Fdrations Inter-nationales reconnues par le Comit International Olympique comme dfendant et faisant respecter les rgles de Famateurisme. Ils sont les seuls dtenir le droit de faire usage du drapeau et de l'emblme olym-piques, et ils en limiteront l'emploi, ainsi que celui des termes olym-pique et olympiade . aux activits se rapportant aux Jeux Olym-piques. Tout usage commercial du drapeau et de l'emblme olympiques est interdit. Ils ont le devoir en collaboration avec les Fdrations Nationales d'organiser et de contrler la reprsentation de leurs pays aux Jeux Olympiques. Ils pourvoient l'quipement, au transport et au logement de cette reprsentation.

    Les Comits Nationaux Olympiques sont des organismes sans but lucratif, consacrs l 'encouragement et la propagation de l'ducation ^ physique, morale et culturelle de la jeunesse du pays, en vue de dvelop-per son caractre, sa sant et son sens civique.

    Ils ne doivent s'associer aucune entreprise de nature politique ou commerciale.

    Les statuts et rgles du C.I.O. doivent tre incorpors dans ceux des Comits Nationaux Olympiques et doivent tre respects par eux dans leurs propres pays ou rgions.

    Etant donn l 'importance des Comits Nationaux Olympiques, gar-diens de la tradition et responsables du mouvement olympique dans leurs pays, leurs membres doivent tre l'objet d'une slection rigoureuse. On s'efforcera de les recruter parmi des personnalits marquantes, de carac-

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    tre droit, de jugement sr, d'esprit indpendant et possdant la natio-nalit du pays. Les membres des Comits Nationaux Olympiques doivent avoir foi dans Tolympisme et une parfaite connaissance de ses principes.

    Ils devront tre composs :

    a) des membres du Comit International Olympique de leur pays, s'il y en a ; ils doivent tre au moins membres ex officio du Comit excutif (Bureau), s'il en existe un. de leur Comit olympique, sans droit de vote, moins qu'ils n'aient t lus cette charge.

    b) des reprsentants des Fdrations Nationales membres des Fdra-tions Internationales dont le sport figure au programme olympique. Ces reprsentants de fdrations seront du choix de celles-ci et ils devront constituer la majorit votante du Comit National Olympique.

    Ne peuvent tre admis au sein d'un Comit National Olympique : 1. aucun comptiteur ayant t class professionnel dans un sport quel-

    conque ; 2. aucune personne tirant un profit personnel du sport ( l'exception

    de celles qui occupent des postes purement administratifs en rapport avec le sport amateur) ;

    3. aucune personne ayant rempli les fonctions d'entraneur en vue de comptitions sportives, etc., contre rtribution.

    Des exceptions aux cas prcits peuvent tre faites par la Commission Executive du Comit International Olympique, dans des circonstances spciales et sur recommandation du Comit National Olympique en question.

    U n Comit National Olympique ne doit pas reconnatre plus d'une Fdration Nationale pour chaque sport, et cette Fdration doit tre affilie la Fdration Internationale reconnue par le Comit Inter-

    C national Olympique. Le Bureau ou les membres d'un Comit National Olympique sont lus

    au moins tous les quatre ans. au cours d'une runion convoque express-ment cet effet. Les gouvernements ne peuvent dsigner aucun des membres d'un Comit National Olympique.

    Pa r cooptation, et sous rserve de la clause restrictive b (ci-dessus), ils peuvent s'adjoindre des dlgus d'autres organisations sportives ama-teur ou certaines personnes ayant rendu des services exceptionnels ou capables de servir la cause du mouvement olympique.

    Les membres des Comits Nationaux Olympiques n'accepteront ni salaires, ni gratifications d'aucune nature, en ddommagement de leurs fonctions. Toutefois, ils pourront accepter d'tre rembourss pour leurs

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    frais de transport, de logement et autres dpenses justifies, imposs par leurs obligations.

    Les Comits Nationaux Olympiques sont responsables du comporte-ment des membres de leurs dlgations. Ce sont eux qui prennent tous arrangements relatifs la participation aux Jeux Olympiques. Toutes communications ce sujet doivent leur tre adresses.

    Pour tre reconnus, les statuts et rglements des Comits Nationaux Olympiques devront tre approuvs par le Comit International Olym-pique. A cet effet, il sera adress celui-ci un exemplaire certifi des textes, avec, si ncessaire, une traduction en franais ou en anglais, galement certifie conforme. Tous changements ultrieurs doivent faire l'objet d'un rapport aux fins d'obtenir l 'approbation du Comit Inter-national Olympique. Sur la demande du Comit International Olympique, des copies de procs-verbaux certifies conformes des sances auxquelles il a t procd des lections ou des changements de membres, devront lui tre adresses.

    Au cas o Tun ou Tautre des rglements ou des actes d'un Comit National Olympique serait en contradiction avec les rgles olympiques, ou serait lobje t d'une interfrence politique, le membre du Comit Inter-national Olympique pour ce pays doit adresser un rapport sur la situation son prsident, afin de lui permettre de prendre les mesures appropries. Si le pays n'a pas de dlgu du Comit International Olympique, les membres de ce Comit National ont le devoir de faire un rapport au Comit International Olympique, dont le prsident peut nommer un mem-bre d'un autre pays pour faire un rapport aprs enqute.

    3 5 Les Comits Nationaux Olympiques doivent tre compltement indpendants et autonomes et en mesure de rsister toute pression politique, confessionnelle ou commerciale.

    Les Comits Nationaux Olympiques qui ne se conforment pas aux statuts et aux rglements du Comit International Olympique cessent ( d'tre reconnus et perdent leur droit d'envoyer des participants aux Jeux Olympiques.

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    IV

    LES J E U X OLYMPIQUES

    Qualification

    SO Pour tre admis participer aux Jeux Olympiques, un concurrent doit s'tre toujours adonn la pratique du sport comme une activit annexe, sans en tirer aucun profit matriel quel qu'il soit.

    Il peut se prvaloir de cette qualification :

    a) s'il a une situation de base de nature assurer son existence prsente et future ;

    b) s'il ne reoit pas et n'a jamais reu de rmunration pour sa part i-cipation au sport ;

    c) s'il observe les rgles de la Fdration du sport qu'il pratique et les dispositions du rglement d'application du prsent article (voir Conditions d'admission).

    Une personne qui remplit ces conditions est considre comme amateur, du point de vue olympique.

    Conditions requises pour pouvoir porter les couleurs d'un pays

    2 T Peuvent seuls tre admis porter les couleurs d'une nation aux Jeux Olympiques les nationaux de ce pays. Quiconque a dj pris par t aux Jeux Olympiques, des Jeux mondiaux ou rgionaux, ou des championnats sous les couleurs d'une nation, ne peut dans les Jeux Olym-piques suivants porter celles d'une autre nation. Exception peut tre faite si son prcdent pays a t incorpor un autre Etat, s'il s'est engag sous les couleurs du premier pays parce qu' l'poque son pays d'origine n'avait

    %. pas encore de Comit Olympique, s'il a t naturalis, une priode d'au moins trois ans s'tant coule depuis sa demande de naturalisation, ou dans le cas d'une femme qui aurait acquis une nouvelle nationalit par son mariage.

    Les concurrents, citoyens ou sujets d'un dominion ou d'une colonie, ns dans le dominion ou la colonie, sont autoriss porter les couleurs de la mtropole, si le dominion ou la colonie ne possde pas de Comit Olympique. Les nationaux du dominion ou de la colonie et ceux de la mtropole sont autoriss porter l'une ou l 'autre de ces couleurs, con-dition d'avoir sjourn au moins trois ans dans le dominion, la colonie ou la mtropole dont ils dsirent porter les couleurs, et qu'il leur soit lgalement impossible de se faire naturaliser citoyens dudit pays.

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  • r Quiconque est n l'tranger peut porter les couleurs du pays d ori-

    gine de ses parents, condition d'avoir fait reconnatre sa nationalit d'origine et de n'avoir pas dj port les couleurs, aux Jeux Olympiques, du pays o il est n.

    Limite d'ge

    !38 Aucune limite d'ge n*est prescrite par le Comit International Olympique pour les concurrents aux Jeux Olympiques.

    Participation des femmes

    2 9 Les femmes sont admises aux preuves suivantes selon les rgle-ments des Fdrations Internationales intresses : Athltisme, Cano, Escrime, Gymnastique. Natation, Patinage Artistique et de Vitesse. Ski. f Sports Equestres, Tir, Tir l'Arc, Volleyball, Yachting, ainsi qu' parti-ciper la manifestation d'Art.

    Programme

    3 0 Au moins quinze des sports numrcs dans la liste suivante doivent figurer au programme officiel :

    Athltisme Aviron Basketball Boxe Canotage Cyclisme Escrime Football Gymnastique Haltrophilie Handball Hockey Judo Lutte Natation, Plongeons et Waterpolo Pentathlon moderne Sport Equestre Tir Tir l'Arc Volleyball Yachting

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    4

  • c et une manifestation d"Art (Architecture, Lit trature. Musique. Peinture, Sculpture, Philatlie sportive, Photographie).

    Aucune autre preuve sportive internationale ne peut se drouler dans la ville olympique ou ses alentours pendant la priode des Jeux ou pendant la semaine prcdente ou suivante.

    Seuls les sports largement pratiqus dans vingt-cinq pays au moins peuvent tre inclus au programme des Jeux Olympiques. Le programme des sports est fix par le Comit International Olympique lorsque les can-didatures Torganisation des Jeux sont tudies. Aucune modification ne peut intervenir par la suite.

    Le Comit International Olympique, d'accord avec les Fdrations Internationales intresses, dcide quelles comptitions pourront avoir lieu dans chaque sport. Pour les comptitions d'quipes il doit y avoir au moins six et pas plus de seize inscriptions et les comptitions prcn-

    % dront fin lorsque les six premires places auront t attribues. Il est du devoir de la Fdration Internationale en question de rduire, si nces-saire, le nombre des inscriptions ce chiffre, avant l 'ouverture des Jeux.

    Le Comit International Olympique a le droit d'exclure du pro-gramme un sport ou une preuve, et en liminera ceux qui manquent d'intrt ou qui, son avis, ne sont pas dirigs en conformit des rgles olympiques.

    Manifestation d'Art

    3 1 Le Comit Organisateur mettra sur pied une manifestation ou expo-sition d'Art (Architecture, Musique, Littrature, Peinture, Sculpture, Philatlie sportive et Photographie), sous rserve de l 'approbation du Comit International Olympique, et fixera les dates auxquelles ces expositions auront lieu. Les manifestations d'Art peuvent aussi com-prendre des ballets, du thtre, des opras ou des concerts symphoniques.

    ^ Cette partie du programme doit tre hauteur de la classe des com-ptitions sportives et avoir lieu dans le mme temps et dans la mme rgion. Une place adquate leur sera laisse dans la publicit faite par le Comit d'organisation.

    Dmonstrations

    3 3 Le Comit Organisateur des Jeux peut ajouter au programme deux sports de dmonstration :

    un sport national et un sport tranger. Aucune mdaille olympique ne sera accorde pour ces dmonstrations.

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    C

  • r Jeux Olympiques d'hiver

    3 3 Les sports suivants peuvent figurer au programme des Jeux Olym-piques d'hiver :

    Biathlon, Bobsleigh, Hockey sur Glace, Luge, Patinage et Ski. Pour chacun des sports, les preuves admises sont celles rgies par

    les rglements techniques des Fdrations Internationales. Les mdailles et diplmes doivent tre diffrents de ceux employs pour les Jeux Olympiques. A moins qu'il n'en soit formellement stipul autrement, les Jeux Olympiques d'hiver sont rgis par les rgles gnrales et rglements adopts pour les Jeux Olympiques. Deux sports de dmonstration peu-vent tre inclus au programme, mais ils ne donneront pas lieu l'octroi de mdailles olympiques.

    Engagements

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    (

    3 4 Puisque seuls les Comits Nationaux Olympiques reconnus par le Comit International Olympique sont comptents pour engager les concurrents aux Jeux Olympiques, un pays qui n'a pas de Comit Natio-nal Olympique doit en constituer un et le faire reconnatre par le Comit International Olympique, avant d'tre autoris prendre part aux Jeux Olympiques.

    Les engagements sont communiqus par les Fdrations Nationales au Comit National Olympique, afin qu'ils puissent tre transmis, s'ils sont approuvs, au Comit Organisateur des Jeux. Le Comit Organisa-teur est tenu d'en accuser rception. Les Comits Nationaux Olympiques peuvent, ou, si le Comit International Olympique le demande, doivent faire une enqute sur la validit des engagements proposs par les Fd-rations Nationales. Une Fdration Nationale peut faire appel au Comit International Olympique, par l'entremise de sa Fdration Internationale, l contre une dcision prise au sujet des engagements.

    Huit semaines au moins avant la date d'ouverture des Jeux, la liste des sports et des preuves auxquels une nation participe doit tre soumise au Comit Organisateur. Cette liste peut tre communique par tl-gramme, confirmer ultrieurement. Les noms des concurrents qui dsi-rent y participer, et dont le nombre ne dpassera pas les normes auto-rises, doivent tre communiqus au Comit Organisateur au moins dix jours avant la date de la premire preuve de chaque sport, et aucune modification ne peut plus tre apporte. Tous les engagements doivent tre imprims ou dactylographis en double exemplaire, sur des formules spciales, approuves par le Comit International Olympique.

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    Pour tre admis participer aux Jeux Olympiques, un comptiteur doit tre amateur, selon les articles 26 et 27 et les Conditions d'admis-sion aux Jeux Olympiques, et tre ressortissant de la Fdration Interna-tionale, reconnue par le Comit International Olympique, rgissant le sport qu'il pratique "'.

    Au cas o un sport dtermin n'aurait pas de Fdration Nationale dans un pays o, par contre, existe un Comit National Olympique reconnu, celui-ci peut accepter des engagements individuels dans ce sport aux Jeux Olympiques, sous rserve de l 'approbation du Comit International Olympique et de la Fdration Internationale rgissant ce sport.

    La formule d'engagement doit contenir les Conditions d'admission aux Jeux Olympiques et la dclaration suivante signe par l'athlte :

    Je soussign dclare sur rhonneiir tre amateur, avoir lu les condi-tions d'admission aux Jeux Olympiques spcifies sur cette formule et 7ny conformer.

    La Fdration Nationale rgissant ce sport devra contresigner cette dclaration en confirmant son exactitude, dans la mesure o elle aura eu les moyens de la vrifier.

    Les engagements ne seront valables que si les prescriptions ci-dessus sont respectes.

    Aucune publicit ne peut apparatre sur les quipements utilises au cours des Jeux Olympiques, ni sur les uniformes ou les dossards des com-ptiteurs et officiels. En fait, les uniformes des comptiteurs et officiels doivent comporter uniquement le drapeau ou l'emblme du Comit Natio-nal Olympique, qui doit tre approuv par le Comit International Olym-pique.

    Nombre d'engagements

    3 5 Le nombre maximum d'engagements de chaque nation dans chaque preuve est arrt par le Comit International Olympique, aprs entente avec la Fdration Internationale intresse. Le nombre de ces engage-ments ne pourra dpasser : a) pour les preuves individuelles, 3 concurrents par pays (sans rem-

    plaants) pour les Jeux Olympiques et les Jeux Olympiques d'hiver. Des modifications peuvent tre autorises par le Comit Interna-tional Olympique dans des cas spciaux ;

    * 11 est rappel aux Comits Nationaux Olympi(]ues t[ue. bien que les Jeux Olympiques souhaitent la bienvenue la jeunesse du monde, l lmpossibilit matrielle de loger toute cette jeunesse conduit leur demander d'user de discrtion et de n'envoyer aux Jeux que des comp-titeurs de classe olympique.

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    C

  • r b) pour les preuves par quipes, une quipe par pays, avec le nombre

    de remplaants arrt par le Comit International Olympique d'ac-cord avec la Fdration Internationale intresse (voir art. 30).

    Frais de dplacement

    3 6 Le Comit Organisateur doit s'assurer que les frais de voyage et de logement des concurrents et officiels soient calculs au strict minimum.

    Logement

    3 T Le Comit Organisateur amnagera un Village Olympique pour hommes et un pour femmes, de faon que les concurrents et les officiels des quipes soient tous hbergs en un mme lieu et trouvent se nourrir un prix raisonnable.

    Les villages seront placs aussi prs que possible du stade principal, des terrains d'entranement et des autres installations.

    Des amnagements devront aussi tre prvus pour les juges, arbitres, chronomtreurs, inspecteurs, juges de touche, dsigns par les Fdrations Internationales, et ceci dans les limites prvues par le Comit Inter-national Olympique (voir art. 39 et 40).

    (

    Nombre d'accompagnateurs

    3 8 Seuls les comptiteurs et ceux dont les services leur sont ncessaires ^ et qui sont dsigns sous le terme d'officiels, peuvent vivre au Village Olympique.

    Le Comit Organisateur n'est pas tenu d'admettre ou de prvoir au Village Olympique plus du nombre d'accompagnateurs prescrits ci-des-sous, annoncs par les Comits Nationaux Olympiques :

    a) pour 30 concurrents ou moins : un accompagnateur par 3 concurrents ;

    b) pour les 70 concurrents suivants (31 100) : un accompagnateur par 5 concurrents ;

    c) pour chaque 7 concurrents en plus de 100 : un accompagnateur supplmentaire.

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    C

  • r

    1

    En plus, si yicessairc :

    Mdecins : un par quipe comptant moins de 50 comptiteurs et un supplmentaire pour chaque 100 concurrents en sus (maximum 4).

    Vtrinaires-chirurgiens : pas plus d'un par dlgation, plus un sup-plmentaire si rquipe de Sports Equestres est distante de plus de cin-quante kilomtres.

    Marchaux-ferrcmts : un par dlgation. Masseurs et infirmiers : pas plus d'un pour 25 concurrents parmi les

    cent premiers, plus un pour chacun des 50 concurrents suivants. Bateliers : pas plus d'un pour chaque dlgation d'aviron, de canotage

    et de yachting. Palefreniers : pas plus d'un pour deux chevaux. Armuriers fmur Vescrime : pas plus d'un par dlgation. Armuriers l?our le tir : pas plus d'un par dlgation. Mcaniciens pour cycles : pas plus d'un par dlgation cycliste. Managers pour le transport des bateaux pour raviron et le canotage :

    pas plus de deux par dlgation comportant des concurrents de ces deux sports.

    Officiels fminins : un supplmentaire pour deux sports pour lesquels une dlgation nationale comporte des concurrentes.

    Cuisiniers : un pour cent concurrents avec un maximum de deux. Pianistes : un pour chaque dlgation de gymnastique. Les arbitres, juges, chronomtreurs, inspecteurs, etc., nomms par les

    Fdrations Internationales ne logeront pas au Village Olympique et ne seront pas compris dans le nombre des officiels mentionns ci-dessus. Leur effectif ne devra pas excder le chiffre fix par le Comit International Olympique et les Fdrations Internationales.

    Les prsidents et secrtaires des Comits Nationaux Olympiques qui ne sont pas logs dans le Village Olympique, doivent recevoir des cartes

    % d'identit leur en permettant le libre accs.

    Dlgus techniques

    3 9 Chaque Fdration Internationale reconnue par le Comit Inter-national Olympique a le contrle et la direction technique de son sport et tous les terrains, pistes, parcours et engins doivent tre conformes ses rgles. Elle pourra dlguer un reprsentant pendant la construction de ces installations afin de constater si ses rgles sont observes ; les frais de ce reprsentant (transport par avion i"- classe, htel et pension)

    ront la charge du Comit Organisateur.

    ^ /

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  • f

    Un d.gu de chaque Fdration Internationale devra se trouver sur place au moins cinq jours avant le commencement de la premire preuve de son sport, afin de prendre toutes dispositions ncessaires concernant les engagements. Les frais de ce reprsentant pendant ce temps et jusqu' l'achvement des Jeux (transport par avion 1'"'' classe, htel et pension) seront aussi la charge du Comit Organisateur.

    Officiels techniques et jury

    4 0 Les officiels techniques ncessaires (arbitres, juges, chronomtreurs, inspecteurs et un jury pour chaque sport) seront dsigns par la Fd-ration Internationale intresse. Ce jury excutera ses tches en liaison avec le Comit Organisateur.

    Les officiels et les membres de ces jurys ne doivent jamais avoir t des professionnels dans le sport.

    Aucun officiel qui a pris part une dcision ne peut fonctionner en tant que membre du jury charg de juger le litige qui en est rsult.

    Les conclusions du jury seront communiques aussitt que possible au Comit International Olympique.

    Le jury tranche toute question technique concernant son sport et ses dcisions sont sans appel.

    Les officiels techniques et les membres du jury ne peuvent pas habiter au Village Olympique, mais le Comit Organisateur leur assu-rera un logement appropri ainsi que les repas et des facilits de trans-port des tarifs raisonnables. Le nombre fix pour chaque sport ne devra pas dpasser celui fix par le Comit International Olympique et les Fdrations Internationales respectives. Ces personnes ne sont pas incluses dans le tableau figurant Fart. 38.

    Ces officiels techniques et membres de jurys ne font pas partie de la dlgation d'un Comit National Olympique.

    Juridiction suprme

    4 1 La Commission Executive du Comit International Olympique tranche, en dernier ressort, tout litige de caractre non technique concer-nant les Jeux. (Seuls les Comits Nationaux Olympiques, les Fdrations Internationales ou le Comit Organisateur sont autoriss lui soumettre ces litiges.)

    D'autre part, elle est autorise intervenir directement dans tout

    conflit d'ordre non technique.

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    Sanctions en cas de fraude

    4 2 Un concurrent convaincu d'avoir transgress sciemment les rgles olympiques sera disqualifi et perdra le bnfice de toutes les places qu'il aurait obtenues. Si le Comit National Olympique ou la Fdration Nationale du concurrent est convaincu de complicit dans cette fraude, l'quipe entire du sport en question sera aussi disqualifie.

    Prix

    4 3 Les prix olympiques seront fournis par le Comit Organisateur au Comit International Olympique qui les distribuera. Ils consistent en mdailles et diplmes. Pour les preuves individuelles, le premier

    \ prix sera une mdaille de vermeil et un diplme, le deuxime une mdaille d*argent et un diplme, le troisime une mdaille de bronze et un diplme. Les mdailles devront mentionner le sport bnficiaire et seront attaches de faon amovible une chane ou ruban, pour tre places autour du cou de l'athlte. Les concurrents qui se sont classs quatrime, cinquime et sixime recevront galement un diplme, sans mdaille. Tous les participants prenant part une preuve de barrage ont droit une mdaille et un diplme.

    Les mdailles auront au minimmn un diamtre de 60 mm. et une paisseur de 3 nim. Les mdailles pour les premire et seconde places seront en argent au titre minimum de 925/000, et la mdaille pour la premire place sera fortement dore avec au moins 6 grainmes d'or fin.

    Pour les preuves par quipes, l'exception de celles de nature artificielle (pour laquelle le classement est bas sur les rsultats du comptiteur dans l'preuve individuelle), les participants de l'quipe

    victorieuse ayant pris part la finale ont droit une mdaille de vermeil et un diplme, ceux de la deuxime quipe, une mdaille d'argent et un diplme, ceux de la troisime, une mdaille de bronze et un diplme. Les autres athltes de ces quipes qui n'auraient pas particip aux finales ont droit un diplme mais sans mdaille, l'exception des quipes participant une comptition dispute sous la forme de championnat. Dans les preuves d'quipes artificielles , une seule mdaille sera attribue l'quipe et les membres recevront un diplme seulement. Les membres d'une quipe classe quatrime, cinquime ou sixime recevront un diplme sans mdaille.

    Tous les participants aux Jeux ainsi que les officiels recevront une mdaille commmorative.

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  • r Les noms des vainqueurs seront gravs sur les murs du stade o les

    Jeux auront eu lieu.

    Des diplmes et des mdailles commmoratives seront remis tous les officiels attachs aux quipes olympiques, qui sont certifis par les Comits Nationaux Olympiques de leurs pays dans les limites prvues l'art. 38.

    Les juges, arbitres, chronomtreurs, inspecteurs, juges de touche, de, aux Jeux Olympiques et certifis par les Fdrations Internationales intresses, dans les normes fixes par le Comit International Olym-pique, recevront galement un diplme et une mdaille commmorative.

    Aucuns prix ni rcompenses autres que ceux dcrits ci-dessus ne peu-vent tre attribus aux Jeux Olympiques et toutes les mdailles en sur- f plus doivent tre remises au Comit International Olympique.

    Tableau d'honneur

    4 4 Les Jeux Olympiques ne sont pas des comptitions entre nations et les classements par pays n'ont aucune valeur (voir page 90). Un tableau d'honneur portant les noms des six premiers concurrents classs dans chaque preuve sera tabli par le Comit Organisateur et remis par lui au Comit International Olympique.

    Brochures et programmes

    4 5 Pour chaque sport, une brochure explicative contenant le pro-gramme gnral et les dispositions prvues sera dite en franais et en ^^ anglais ainsi que dans la langue du pays o se droulent les Jeux. Elle sera distribue par le Comit Organisateur tous les Comits Nationaux Olympiques un an au moins avant Touverture des Jeux.

    Ces brochures officielles ne contiendront pas de publicit.

    Fdrations Internationales Sportives

    4 6 Les Fdrations Internationales Sportives suivantes, dirigeant des sports olympiques, sont reconnues par le Comit International Olym-pique :

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  • Fdration Internationale d'Athltisme Amateur Fdration Internationale des Socits d'Aviron Fdration Internationale de Basketball Amateur Fdration Internationale de Bobsleigh et de Tobogganing Association Internationale de Boxe Amateur Fdration Internationale de Cano Fdration Internationale Amateur de Cyclisme Fdration Equestre Internationale Fdration Internationale d'Escrime Fdration Internationale de Football-Association Fdration Internationale de Gymnastique Fdration Internationale Haltrophile et Culturiste Fdration Internationale de Handball Fdration Internationale de Hockey Ligue Internationale de Hockey sur Glace Fdration Internationale de Judo Fdration Internationale de Luge Fdration Internationale de Lutte Amateur Fdration Internationale de Natation Amateur Union Internationale de Patinage Union Internationale de Pentathlon Moderne Fdration Internationale de Ski Union Internationale de Tir Fdration Internationale de Tir TArc Fdration Internationale de Volleyball Union Internationale de Yachting

    Attachs

    4 7 Pour faciliter la collaboration entre le Comit Organisateur et les Comits Nationaux Olympiques, ceux-ci dsigneront un attach pour leur pays, aprs avoir consult le Comit Organisateur. L'attach devrait parler la langue du pays auquel il est affect.

    Il servira d' intermdiaire entre le Comit Organisateur et son Comit National Olympique, et sera en contact permanent avec les deux comits, aux fins de rsoudre les questions de voyage et de logement ou tout autre problme.

    Places rserves

    4 8 Des places gratuites seront rserves au stade principal comme suit :

    Une loge royale ou prsidentielle pour le souverain ou le chef d'Etat et leur suite.

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  • r

    Tribune C

    Tribune A Aux membres du Comit International Olympique prsents et un membre de leur famille.

    Tribune B Au prsident et au secrtaire gnral de chaque Fdration Internationale et de chaque Comit National Olympique, et un membre de leur famille. Les tribunes A et B seront adjacentes.

    Aux membres des Comits Nationaux Olympiques et leurs invits, raison d'une carte, transfrable, par vingt concur-rents ;

    au chef de mission et l'attach de chaque pays parti-cipant ;

    aux membres du Comit Organisateur.

    Tribune D Aux membres des divers jurys. Dans les sports o le pays invitant fournit les officiels, douze places devront tre rserves dans la tribune D pour la Fdration Interna-tionale en question.

    Tribune A la presse (1000 au maximum), photographes (150 au maximum) et aux oprateurs et reporters de la radio ou tlvision (150 au maximum). Pour les Jeux Olympiques d'hiver, ces chiffres sont respectivement de 400 pour les journalistes et photographes et 75 pour les oprateurs et reporters de la radio et tlvision.

    de En outre, 1500 places doivent

    la ligne d'arrive (250 pour les

    Dans les autres stades :

    tre rserves aux concurrents prs Jeux Olympiques d'hiver).

    la loge royale ou prsidentielle et une tribune pour les occu-pants des tribunes A et B ;

    une tribune o seront admis, en places disponibles, les occupants douze places pour la Fdration cause ;

    proportion du nombre des de la tribune C y compris Internationale du sport en

    une tribune pour les concurrents du sport dont se droulent les preuves, l'exclusion des autres ;

    des amnagements convenables pour les occupants de la tribune E.

    Des moyens de transport spciaux seront mis membres du Comit International Olympique pour rentes preuves.

    la disposition des se rendre aux diff-

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    Une place de parc pour les autos des occupants des tribunes A et B devra tre prvue proximit des entres principales des diffrents stades ; des placards et des cartes d'identification spciales seront remises pour ces voitures.

    Publicit

    4 9 Afin d'assurer aux Jeux le maximum de publicit par la presse, la radio, la tlvision et le film d'actualit, le Comit Organisateur prendra toutes dispositions ncessaires pour accorder accs et emplacements gra-tuits aux personnes exerant leurs activits professionnelles lgitimes et qui, pour ce qui concerne les organes nationaux, sont reconnues par leurs Comits Nationaux Olympiques respectifs.

    Le nombre de camras admis sur le stade doit tre rduit au mini-mum, afin qu'elles n 'entravent en aucune faon le bon ordre des preuves qui s'y droulent. Le Comit Organisateur, aprs approbation de la Fdration Internationale intresse, exercera un contrle sur les camras en usage dans les stades et les tribunes. (Ce contrle, cependant, ne s'ten-dra pas aux spectateurs employant des camras dans un but priv et des fins non commerciales.)

    Pour les actualits cinmatographiques et tlvises, un pool sera organis par le Comit Organisateur, en collaboration avec les firmes cinmatographiques et de tlvision, aux frais de ces dernires. La prsentation de films d'actualits, qu'ils soient sous forme de cinma ou de tlvision, sera limite strictement aux programmes officiels dans lesquels la prsentation des actualits est la phase principale du pro-gramme, qu'il soit distribu par rseau ou par stations individuelles. Aucun programme individuel ne peut donner un mtrage olympique d'une dure excdant 3 minutes par jour, et aucun systme de transmis-

    \^ sion, qu'il soit radio, tlvision ou cinma, ne peut prsenter un mtrage olympique dpassant la dure de trois fois 3 minutes par 24 heures dans tous les programmes combins d'actualits ; en outre, un laps de temps de 4 heures au moins devra sparer chacune de ces projections. Ces pro-ductions ne peuvent en aucun cas tre utilises pour la ralisation d'un programme olympique spcial de n'importe quel genre. Ds qu'on aura pourvu aux besoins de diffusion des actualits, une copie des ngatifs pris par les pools de films distributeurs sera remise, titre gracieux, au Comit International Olympique pour son muse.

    Sous rserve des dispositions de l 'alina prcdent, le droit de retransmettre les Jeux en tlvision sera vendu par le Comit Organi-sateur, de la part et avec l 'approbation du Comit International Olym-

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    t

  • r pique, directement aux organismes de tlvision intresss et pour leur territoire national respectif, ou des associations nationales ou inter-nationales de tels organismes, et le prix de vente, qui devra tre vers par le ou les acheteurs au Comit International Olympique, sera rparti par lui selon les rgles qu'il tablira cet effet.

    Le Comit Organisateur prendra galement les dispositions nces-saires pour que les Jeux soient perptus intgralement par un film complet comprenant au moins des prises de vues des finales de chaque preuve. Il possdera titre exclusif les droits d'exploitation commer-ciale de la production filme et tlvise de ce film et cela pendant deux ans partir de la clture des Jeux. Aprs ce dlai, une copie du film entier devra tre remise, titre gracieux, au Comit International Olym-pique pour son muse, et les Comits Nationaux Olympiques pourront s'en procurer des copies au prix cotant. Les Fdrations Internationales auront l 'autorisation de tourner des films techniques de 16 mm. de leurs preuves respectives, Tusage d'coles, clubs athltiques ou autres audiences similaires prives, moyennant contribution.

    Dans les 180 jours aprs la clture des Jeux, un film de 16 mm., d'une dure de 30 minutes, couvrant les faits saillants de tous les sports des Jeux, devra tre mis la disposition des Comits Nationaux Olym-piques, au prix cotant, l'usage exclusif de leurs membres l'occasion d'audiences prives.

    Modifications aux rgles et texte officiel

    5 0 Les prsents statuts ainsi que les rgles ne peuvent tre modifis que si les deux tiers des membres du Comit International Olympique prsents la session, et vingt-cinq membres au moins, ont vot en faveur de la modification. Le vote doit tre secret s'il est demand par un membre.

    Les langues officielles du Comit International Olympique sont le franais et l 'anglais. En cas de dsaccord sur l 'interprtation de ces rgles et rglements, le texte franais fait autorit.

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    PROTOCOLE OLYMPIQUE

    Dispositions gnrales

    5 1 Le Comit International Olympique dsigne la ville o les Jeux Olympiques seront clbrs l'occasion d'une session se droulant dans un pays n'ayant pas de ville candidate. Cette dcision, moins de cir-constances exceptionnelles, doit intervenir au moins six ans l'avance. Le Comit International Olympique confie l 'organisation des Jeux au Comit National Olympique du pays o ils auront lieu. Ce Comit National Olympique peut dlguer le mandat qui lui est confi un comit spcial d'organisation qui correspond ds lors directement avec le Comit International Olympique. Les pouvoirs de ce Comit d'Orga-nisation expirent avec la priode des Jeux.

    Epoque et dure des Jeux Olympiques

    5 3 Les Jeux Olympiques doivent avoir lieu au cours de la premire anne de l 'Olympiade qu'ils sont destins clbrer (par exemple, en 1932 pour la X^ Olympiade, 1952 pour la XV^). Sous aucun prtexte, ils ne peuvent tre renvoys une autre anne. Leur non-clbration au cours de cette anne-l quivaut la non-clbration de l 'Olympiade et entrane l 'annulation des droits de la cit dsigne sans que celle-ci puisse les revendiquer pour l 'Olympiade suivante.

    L'poque de l 'anne laquelle doivent se tenir les Jeux n'est pas dtermine, mais sera propose au Comit International Olympique par le Comit d'Organisation. Le Comit International Olympique seul en dcidera.

    La dure des Jeux ne doit pas excder quinze jours, y compris le jour de l'ouverture. S'il n'est pas prvu de comptition les dimanches, leur dure peut tre prolonge en consquence. Les Jeux Olympiques d'hiver se drouleront dans un laps de temps de dix jours.

    Enceinte olympique

    5 3 Les preuves doivent toutes avoir lieu dans la ville choisie, ou le plus prs possible, de prfrence au stade principal ou dans ses environs immdiats. La ville dsigne ne peut partager son privilge avec une autre, ni autoriser aucune drogation au programme et aux rglements olympiques.

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    Prrogatives et devoirs du Comit Organisateur

    5 4 Le Comit Organisateur doit, en ce qui concerne les Jeux Olym-piques, prendre toutes dispositions ncessaires, celles-ci restant soumises rapprobat ion du Comit International Olympique.

    Pour ce qui relve de l'organisation technique des Jeux, le Comit Organisateur doit consulter les Fdrations Internationales intresses. Il doit veiller ce que les divers sports soient placs sur un pied d'ga-lit, et que les uns ne se trouvent pas favoriss au dtriment des autres. Il est astreint faire figurer ces divers sports dans le programme, mais il t iendra compte, dans la mesure o les conditions locales le permettront, des vux exprims par les Fdrations Internationales. Il devra gale-ment organiser et contrler la manifestation d'Art qui constitue un des lments essentiels des Jeux.

    Il remettra au Comit International Olympique un rapport complet imprim sur la clbration des Jeux, dans les deux ans qui suivent leur clture.

    Les installations commerciales et les panneaux publicitaires ne sont admis ni sur le stade, ni sur les autres terrains de sport.

    La propagande pour les Jeux d'une Olympiade ne doit pas tre entre-prise avant la fin des Jeux Olympiques prcdents.

    Invitations et formules

    (

    5 5 Les invitations prendre part aux Jeux sont adresses par le Comit Organisateur, conformment aux instructions reues du Comit Inter-national Olympique. Elles sont envoyes aux Comits Nationaux Olym-piques reconnus de chaque pays et doivent tre rdiges dans les termes suivants : Le Comit Organisateur des Jeux de la . . . Olympiade, se { conformant aux instructions du Comit Internationcd Olympique, a l honneur de vous inviter participer aux concours et aux ftes qui auront lieu . . ., du . . . au . ..

    Tous les documents (invitations, listes d'engagements, cartes d'en-tre, programmes, etc.) imprims l'occasion des Jeux, ainsi que les insi-gnes distribus, doivent porter comme en-tte le chiffre de l 'Olympiade et le nom de la ville o elle est clbre (par exemple : Jeux de la Y^ Olympiade, Stockholm 1912).

    Dans le cas des Jeux Olympiques d'hiver le nom de la ville et le chiffre des Jeux doivent tre indiqus (par exemple : VI^^ Jeux Olym-piques d'hiver, Oslo 1952).

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    Drapeau et emblme olympiques

    5 6 Dans le stade et ses alentours, le drapeau olympique doit tre abondamment ml aux drapeaux des nations participantes. Un drapeau olympique de grande dimension doit flotter, pendant toute la dure des Jeux, dans l 'arne, un mt central o il est hiss au moment de la proclamation de l 'ouverture, et d'o il est descendu la fin de la cr-monie de clture.

    Le drapeau olympique est fond blanc sans bordure ; il porte au centre cinq anneaux entrelacs : bleu, jaune, noir, vert, rouge. L'anneau bleu, plac en haut gauche, est le plus prs du mt. Le modle prsent par le Baron de Goubertin au Congrs Olympique J e Paris en 1914 est le modle rglementaire. Ces anneaux constituent l'emblme olympique. Cet emblme est la proprit exclusive du Comit International Olym-

    ' pique. Son emploi des fins commerciales, de quelque nature que ce soit, est strictement interdit.

    Crmonie d'ouverture

    5 T Le souverain ou le chef de l 'Etat qui a t invit proclamer l'ou-verture des Jeux Olympiques est reu l 'entre du stade par le prsi-dent du Comit International Olympique et le prsident du Comit Organisateur, qui lui prsentent respectivement leurs collgues. Les deux prsidents conduisent ensuite le souverain ou le chef de l 'Etat et les per-sonnes de sa suite sa loge, dans la tribune d'honneur, o il est salu par rhymne national de son pays.

    Sitt aprs commence le dfil des participants. Chaque dlgation, en tenue officielle de sport, doit tre prcde d'une enseigne portant le nom du pays sous lequel elle est reconnue, et accompagne de son dra-peau national. Les nations dfilent dans l'ordre alphabtique de la

    ^. langue du pays qui organise les Jeux, sauf la Grce qui ouvre la marche et le pays invitant qui la ferme. Seuls peuvent prendre part au dfil les participants aux Jeux accompagnes de quatre officiels au maximum par contingent. Les athltes saluent le souverain ou le chef de l 'Etat en tournant la tte vers sa loge. Les drapeaux de mme que les enseignes (avec leurs porteurs) seront fournis par le Comit Organisateur et seront tous de la mme dimension. Chaque dlgation, ayant accompli le tour du stade, vient se ranger sur la pelouse centrale en colonne profonde, en se maintenant dans cette position, derrire son enseigne et son drapeau, face la tribune d'honneur. II est interdit aux participants d'apporter des appareils photographiques sur le stade pendant les crmonies d'ou-verture et de clture.

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  • r Puis le prsident du Comit Organisateur, accompagn du prsident

    du Comit International Olympique, se dirige vers le rostre plac sur le terrain en face de la tribune d honneur o il introduit le prsident du Comit International Olympique en quelques phrases appropries (d'une dure n'excdant pas deux minutes) et lui demande de prier le souverain ou le chef de l 'Etat d'ouvrir les Jeux. Le prsident du Comit Interna-tional Olympique monte alors au rostre et prononce un discours de bien-venue d'une dure maximum de trois minutes, ajoutant :

    fat riionneur dviviter... proclamer Vonvcrtiirc des Jeux de la. . . Olymlnadc de Vre moderne, rnovs par le Baron Pierre de Couberlin eu 1896.

    Le souverain ou le chef de l 'Etat dit alors :

    Je proclame Vouveriure des Jeux Olympiques de . . . clbrant la . . . i Olympiade de l're moderne.

    Aussitt, une sonnerie de trompettes se fait entendre et, pendant que retentit Thymne olympique, le drapeau olympique est lentement hiss au mt lev dans l 'arne. Le maire de la ville rejoint alors le prsident du Comit International Olympique sur le rostre. Un reprsentant de la ville o se sont drouls les Jeux prcdents remet le drapeau olympique offi-ciel (en satin brod, donn en 1920 par le Comit Olympique belge) au prsident qui le transmet au maire. (Pour les Jeux Olympiques d'hiver il existe un autre drapeau offert en 1952 par la ville d'Oslo.) Ce drapeau doit tre conserv jusqu'aux Jeux suivants dans le principal difice municipal de la ville. Aprs un lcher de pigeons, le canon tire une salve de trois coups. Puis arrive le flambeau olympique, venant d'Olym-pie, port par un coureur. Celui-ci fait le tour de la piste et va allumer la flamme olympique sacre qui ne sera teinte qu' la clture des Jeux.

    Si une crmonie religieuse (d'une dure de trois minutes) a t prvue, c'est ce moment qu'elle doit tre clbre. (

    Le serment solennel est alors prononc au cours de la crmonie suivante :

    Un athlte du pays invitant monte au rostre accompagn du porte-drapeau de son pays. Tenant le pan du drapeau de sa main gauche, se dcouvrant et levant sa main droite les porte-drapeau des autres pays rangs en demi-cercle autour du rostre il prononce au nom de tous les athltes le serment suivant :

    Au nom de tous les concurrents, je promets que nous nous prsentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des rglements qui les rgissent et dsireux d^y participer dans un esprit chevaleresque pour la gloire du sport et riionneur de nos quipes.

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    L'hymne national du pays organisateur est alors jou ou chant. Puis les participants quittent l 'arne par la voie la plus courte. La cr-monie tant ainsi termine, les comptitions peuvent commencer aussitt, et des dmonstrations ou exercices gymniques peuvent avoir lieu.

    Distribution des prix

    5 8 Les mdailles seront remises au cours des Jeux par le prsident du Comit International Olympique (ou par un membre dsign par lui), si possible l'issue et au lieu mme de la comptition, et de la faon sui-vante : les athltes classs premier, deuxime et troisime prennent place dans l 'arne, en costume de sport, face la tribune officielle, sur un podium, le vainqueur lgrement surlev par rapport au second, plac sa droite, et au troisime, plac sa gauche. Le drapeau national du gagnant sera hiss au mt central, ceux du deuxime et du troisime lau-rats, deux mts voisins, droite et gauche du mt central, face l 'arne. Pendant que retentira Thymne national (abrg) du pays vain-queur, les trois athltes et les spectateurs se tourneront vers les drapeaux.

    Crmonie de clture

    5 9 La crmonie doit avoir lieu au stade, l'issue de la dernire preuve. Les porte-drapeau des dlgations participantes et leurs ensei-gnes entrent en file dans l 'arne dans le mme ordre et prennent la mme place que pour la crmonie d'ouverture des Jeux. Derrire eux dfileront six athltes de chaque dlgation venant de participer aux Jeux, par huit ou dix de front, sans distinction de nationalit, unis par les seuls liens fraternels du sport olympique.

    Les porte-drapeau vont ensuite se placer en demi-cercle derrire le rostre.

    Le prsident du Comit International Olympique se rend alors au pied du rostre. Aux sons de l 'hymne grec, le drapeau hellnique est alors hiss au mt, droite du mt central utilis pour les vainqueurs. Puis le drapeau du pays o se sont drouls les Jeux est hiss au mt central, tandis que retentit son hymne national. Enfin, le drapeau du pays choisi pour organiser les prochains Jeux est hiss au mt de gauche, pendant que retentit l 'hymne de ce dernier pays.

    Le prsident du Comit International Olympique monte alors au rostre et prononce la clture des Jeux en ces termes :

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  • r Ail nom du Comit International Olympique, aprs avoir offert

    ... et au peuple . . . (norns du chef de l'Etat et de la Jiation), aux auto-rits de la ville de . . . (non de la ville) et au Comit Organisateur des Jeux Vhommage de notre jjrofonde gratitude, nous proclamoiis la clture des Jeux de la . . . Olympiade et, selon la tradition, nous con-vions la jeunesse de tous les pays iassefjibler dans quatre ans . . . (au cas o la ville n'est pas encore dsigne, le nom de la ville est remplac par ces mots : au lieu qui sera choisi ), pour y clbrer avec /lous les Jeux de la . . . Olympiade. Puissent-ils tre une source d'allgresse et de concorde. Puisse ainsi le flambeau oly?nj)ique se transncttre, tra-vers les ges, pour le bien de Vhwnajiit, avec toujours plus d'enthou-siasme, de loyaut et de ferveur.

    Puis retentit une fanfare, la flamme olympique est teinte et, pen-dant qu'est jou l'hymne olympique, le drapeau olympique est descendu i lentement du mt et port horizontalement hors de Farne par un groupe de huit hommes en uniforme. Il est salu par cinq coups de canon, et les churs entonnent un chant d'adieu. L'tendard et les porte-drapeau ainsi que les concurrents quittent alors le stade aux sons de la musique.

    Prsances

    6 0 Pendant la dure des Jeux, la prsance en matire olympique appartient aux membres du Comit International Olympique dans leur ordre d'anciennet, le prsident et les vice-prsidents tant en tte, suivis des membres du Comit Organisateur, des prsidents des Fdrations Internationales et des prsidents des Comits Nationaux Olympiques.

    Le Comit Organisateur ne peut reconnatre comme officielle aucune dlgation ou mission trangre, ni admettre pour le contrle des athltes aucune autre autorit que celle des Comits Nationaux Olympiques, des Fdrations Internationales et du Comit International Olympique.

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    DEUXIME PARTIE

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    Conditions d'admission

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    CONDITIONS D'ADMISSION

    Les Jeux Olympiques ont lieu tous les quatre ans. Ils runissent, en un concours sincre et impartial, des amateurs de toutes les nations.

    Aucune distinction n'est admise l'gard d'un pays ou d'une personne, pour des motifs de race, de religion ou d'attaches politiques.

    Ne sont admis concourir aux Jeux Olympiques que les amateurs remplissant les conditions prcises l'article 26 ci-aprs :

    Article 26

    ^ Pour tre admis participer aux Jeux Olympiques, un concurrent doit sV'tre toujours adonn la pratique du sport comme une activit annexe, sa/is en tirer aucun profit matriel quel qu il soit.

    Il peut se prvaloir de cette qualification : a) s^il a une situation de base de nature assurer son existence prsente

    et future ;

    b) s'il ne reoit pas et n'a jamais reu de rmunration pour sa parti-cipation au sport ;

    c) s'il observe les rgles de la Fdration du sport qu'il pratique, et les dispositions du rglement d\ipplication du prsent article.

    Une personne qui remplit ces conditions est considre comme ama-teur, du point de vue olympique.

    Voici le Rglement d'application de l'article 26. Il est prvu que des interprtations supplmentaires seront publies de temps autre, selon les besoins. Les violations de ce rglement d'application seront dfres un comit spcial dsign par la Commission executive du CIO, pour enqute et rapport en vue de mesures prendre.

    Pour les Jeux Olympiques, ces rgles prvalent sur celles de toutes autres organisations et doivent donc tre observes en cas de divergences d'opinions.

    Le Comit nternatioiial Olympique se rserve le droit de faire des exceptions ces rgles, dans certains cas de sports ou d'individus, tant bien entendu que le principe de base, qui veut qu'un athlte ne puisse tirer profit de son sfjort, ne soit pas enfreint.

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  • Interprtations officielles

    *

    Un athlte passant dans les rangs professionnels dans un sport quelco?i(j/ie, ou qui a dcid de devenir professionnel, ou qui joue dans une quipe professionnelle dans le but de devenir lui-mme professionnel.

    Celui qui est rtribu pour en entraner d'autres en vue de comp-titions sportives.

    a-

    Celui qui reoit une bourse d'tudes surtout en raison de sa forme athltique.

    Un athlte qui demande une rmunration ou le remboursement des dbours pour un manager, entraneur, parent ou ami.

    Ceux qui ont reu le paiement de dpenses excdant leurs dbours rels.

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    Les personnes ne pouvant tre admises partieiper aux Jeux Olym-piques sont, entre autres :

    Les athltes qui ont t rtribus pour leur participation, ou ont converti des prix en espces, ou, sans l 'autorisation de leur fdration nationale et selon les dispositions de la fdration internationale intresse, ont reu des prix excdant 50 dollars en valeur, ainsi que ceux qui ont reu des cadeaux monnayables ou des avantages d 'ordre matriel.

    Les athltes qui ont monnay de quelque manire que ce soit leur renom athltique ou leur succs, en en retirant un profit commercial, ou qui ont accept des avantages quelconques en vue de leur part i -cipation aux Jeux, ou encore qui ont bnfici d'un emploi ou d'avance-ment grce leurs performances athltiques plutt qu' leurs capacits, aussi bien auprs d'entreprises commerciales ou industrielles que dans les Forces Armes ou dans le domaine de la presse, du thtre, de la tlvision, du cinma, de la radio ou tout autre activit rmunre.

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    Ceux qui ont interrompu leur occupation (tudes ou emploi) pour participer des camps d'entranement d'une dure totale de quatre semaines au cours d'une priode de douze mois (anne civile).

    Ceux qui, dans le cours d'une anne civile, ont eu leurs dpenses payes pour une priode excdant 30 jours, dure des dplacements non comprise, except lorsque :

    a) leur Fdration Nationale leur a accord une prolongation pour leur permettre de participer des Jeux Olympiques ou rgionaux, ou des championnats, ou encore des comptitions officielles contre d'autres nations ;

    M b) les dirigeants de leur Fdration Internationale leur ont consenti, titre exceptionnel, une prolongation de dure trs limite.

    Les personnes qui ont interrompu leur carrire ou leur emploi pour des comptitions sportives, soit chez eux, soit l 'tranger.

    *

    Tout emploi doit tre rempli de bonne foi et ne doit pas servir de couverture pour des possibilits excessives d'entranement ou de comp-tition.

    s^

    Si un athlte est pay pour l'usage de son nom ou de sa photographie, ou pour apparatre dans une mission de radio ou de tlvision, il est considr comme ayant monnay son renom athltique, comme indiqu

    ci-dessus. (Quand bien mme aucun cachet n'est vers l'athlte, on ne peut que rprouver de tels usages car, dans l'esprit de beaucoup, en par t i -culier auprs de la jeunesse, ils diminuent le prestige mrit dont jouissent les champions amateurs.)

    Un comptiteur est autoris recevoir :

    Les frais de voyage et d'entretien rels durant les comptitions, y compris les Jeux Olympiques et pour une priode trs limite d 'entrane-ment (maximum 4 semaines dans l'anne civile), avec l 'approbation de son Comit National Olympique.

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  • r L'habillement et l 'quipement indispensable pour la pratique de son

    sport, de la part de son organisation sportive amateur.

    L'argent de poche destin couvrir les menues dpenses journalires durant les Jeux, pay uniquement par son Comit National Olympique.

    Contribution pour salaire perdu

    Le Comit International Olympique est oppos en principe au remboursement du salaire perdu, qui constitue une infraction l 'ama-teurisme olympique.

    Toutefois, quand un (ou une) concurrent (e) peut prouver que des per-sonnes dpendant de lui (ou d'elle) souffrent de privations en raison de sa perte de salaire durant sa participation aux Jeux Olympiques, son f Comit National Olympique pourra verser une allocation ces personnes, qui, en aucun cas, ne pourra excder le salaire qu'il (ou elle) aurait effec-tivement gagn durant son absence, celle-ci ne pouvant excder 30 jours.

    Autres dcisions

    Tout athlte qui enseigne temporairement contre rmunration le sport lmentaire (dbutants, coliers) sans abandonner pour autant sa profession normale, reste ligible.

    a-

    Un athlte qui est journaliste professionnel, radio-reporter ou de tlvision, ou qui est occup plein temps comme directeur, employ ou ouvrier dans un centre, un club ou autre tablissement sportif, ne perd pas sa qualit d'amateur.

    Participation des femmes

    Les athltes fminines peuvent tre soumises un contrle mdical.

    Doping

    L'usage de drogues ou de stimulants artificiels quelconques est prohib. Toute personne qui donne ou reoit du doping, sous une forme quelconque, ne peut participer aux Jeux Olympiques. Si un athlte est convaincu de doping, son quipe entire dans le sport en cause sera dis-qualifie.

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    Sanctions en cas de fraude

    Un concurrent convaincu d'avoir transgress sciemment les rgles olympiques sera disqualifi et perdra le bnfice de toutes les places qu'il aurait obtenues. Si le Comit National Olympique ou la Fdration Nationale du concurrent est convaincu de complicit dans cette fraude, l'quipe entire du sport en question sera aussi disqualifie.

    Les pseudo-amateurs

    Ceux qui, pour leurs aptitudes sportives, reoivent des allocations f de gouvernements, institutions ducatives ou entreprises financires, ne

    sont pas des amateurs. Des tablissements commerciaux ou industriels emploient parfois des athltes pour leur valeur publicitaire. Ces athltes sont pays pour un emploi qui demande peu de travail et sont libres de s'entraner et de concourir en tout temps. Pour accrotre leur prestige national, il arrive que des gouvernements adoptent les mmes mthodes et assurent aux athltes des situations dans Tarme, dans la police ou dans les bureaux de l'Etat. Ils organisent aussi des camps d'entranement pour des priodes de longue dure. Certains collges et universits offrent des bourses importantes aux athltes et des privilges spciaux. Les bnfi-ciaires de ces faveurs spciales, accordes uniquement leurs dons athl-tiques, ne sont pas qualifis pour participer aux Jeux Olympiques.

    UTILISATION DES SPORTS DANS U N BUT POLITIQUE

    Le Comit International Olympique constate, avec grande satis-faction, que l'effort qu'il poursuit est universellement approuv et ne peut que se rjouir de l 'mulation que le mouvement olympique a suscite entre les diverses nations. Il loue les gouvernements qui, en vue de l 'encouragement au sport populaire, ont adopt un large programme d'ducation physique et sportive.

    Il considre nanmoins que l'idal olympique est en danger lorsque, part le lgitime dveloppement du sport amateur, se propagent certaines tendances qui visent avant tout l 'exaltation nationale des succs remports au lieu de mettre l'accent sur l'effort commun dans la rivalit chevaleresque et amicale, qui est le but essentiel des Jeux Olympiques.

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  • LES J E U X OLYMPIQUES SONT N O N LUCRATIFS

    Nul n'est autoris tirer profit des Jeux Olympiques. Sans la colla-boration bnvole de milliers d'hommes et de femmes, membres du Comit International Olympique, des fdrations internationales, des Comits nationaux olympiques et des fdrations nationales, il n'y aurait pas de jeux olympiques. Il serait impossible de rmunrer tous ces services, rendus avec tant de bonne volont par tous ceux qui croient au sport amateur. Les Jeux reposent sur ces solides et splendides fonda-tions, et tous ces collaborateurs bnvoles sont dtermins empcher qui que ce soit, aussi bien les individus que les organisations et les gouvernements, en tirer un profit d 'ordre personnel, politique ou commercial. C'est pourquoi les rgles olympiques stipulent que tous les bnfices ventuels provenant des jeux doivent tre verss au Comit International Olympique du pays organisateur des jeux afin d'tre employs l 'avancement du mouvement olympique ou au dveloppement du sport amateur.

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    TROISIME PARTIE

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    Informations gnrales

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  • c INFORMATIONS GNRALES

    Introduction

    Avant 1894, le sport international n 'avait que peu d'importance. En fait, il n'existait que fort peu de fdrations internationales sportives et. par consquent, peu de rgles et rglements reconnus internationale-ment. Tout le vaste programme de concours internationaux mis sur pied aujourd'hui dcoule presque entirement du rtablissement des Jeux Olympiques en 1896. L'ide du Baron de Goubertin selon laquelle des programmes nationaux d'entranement physique et de sport seraient un grand bienfait pour la jeunesse du monde, et que les Jeux Olym-piques, sous une forme moderne, contribueraient au bien de l 'humanit,

    ^ s'est rvle exacte dans tous les pays. Le Comit International Olympique a dfendu avec grand soin

    les principes du mouvement olympique esquisss par le Baron de Goubertin et fait de son mieux pour que les Jeux soient prservs de toute discrimination raciale et de toute ingrence politique et commer-ciale. Le mouvement olympique est construit sur les solides fondations de la loyaut et du bon esprit sportif et son grand succs est un tmoi-gnage de la justesse des vues de son fondateur.

    1892 Les dbuts

    G'est le 25 novembre 1892, lors d'une runion organise Paris par l 'Union des Socits franaises de Sports athltiques pour clbrer son cinquime anniversaire et exposer les rapides progrs raliss en un si bref dlai par l 'Union, que, pour la premire fois, le Baron de Goubertin par la de son projet de se vouer la rnovation des Jeux Olympiques. Un

    ( nombreux auditoire occupait l 'amphithtre de l 'ancienne Sorbonne o devait se donner une srie de confrences sur les sports athltiques dans l 'antiquit, au moyen ge et dans les temps modernes. Le Baron de Goubertin figurait parmi les orateurs, et c'est la fin de son expos qu'il fit part de sa dcision historique.

    Peu aprs, sa demande, l 'Union convoqua un congrs inter-nat ional toutes les associations sportives importantes du monde, afin de discuter les rgles et rglements, l 'amateurisme et la rnovation des Jeux Olympiques. Le travail prparatoire fut confi une commis-sion, compose du professeur W. M. Sloan, Etats-Unis d'Amrique, de M. G. Herbert , Grande-Bretagne, et du Baron de Goubertin. Deux runions prliminaires eurent lieu, l'une YUriiversity Club de

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    New York, le 27 novembre 1893, et l 'autre au Sport Club de Londres, le 7 fvrier 1894. Le congrs commena ses travaux le 16 juin 1894, Paris, et sigea pendant huit jours.

    Les sances se tinrent dans le grand amphithtre de la Sorbonne, devant un auditoire de 2000 personnes. Le snateur Baron de Courcel prsidait. Le 23 juin 1894, le projet de rtablissement des Jeux, prsent par le Baron de Coubertin, fut accept l 'unanimit par les reprsen-tants de douze pays d'Europe et d'Amrique assistant au congrs. Les congressistes nommrent le Comit International Olympique qui reste charg du dveloppement du mouvement olympique. Le premier devoir de ce comit fut d'organiser les Jeux de la Premire Olympiade des temps modernes qui eurent lieu Athnes, en 1896. Les membres rentrs dans leurs pays prtrent leur aide l 'organisation des Fdra-tions Nationales, o elles n'existaient pas encore, et des Comits Nat io-naux Olympiques furent crs dans tous les pays dsirant participer aux Jeux (actuellement il y en a plus de cent vingt). La formation de Fdrations Internationales fut encourage. Ainsi furent tablies les fondations de l 'norme structure du sport international existant aujourd'hui.

    Buts du mouvement olympique

    Les Jeux Olympiques n'ont pas t rnovs par le Baron de Cou-bertin pour donner aux participants une possibilit de gagner des mdail-les ou de battre des records, ni pour divertir le public ou servir de trem-plin aux concurrents pour une carrire professionnelle, et encore moins pour dmontrer qu'un systme politique est suprieur un autre. Son dessein tait :

    1. d'attirer l 'attention du monde sur le fait qu'un programme national compos de culture physique et de sport de comptition dveloppe non seulement la sant et la force des jeunes gens des deux sexes, ^ mais, ce qui est peut-tre le plus important encore, en fera de meil-leurs citoyens, car leur participation au sport amateur srieusement administr peut avoir une heureuse influence sur la formation de leur personnalit ;

    2. d'enseigner les principes de loyaut et de bonne camaraderie, qui pourraient tre adopts avec un grand profit dans beaucoup d'autres sphres d'activit ;

    3. de stimuler les Beaux-Arts par l'organisation d'expositions ou de dmonstrations afin d'largir l'esprit et de contribuer ainsi une existence plus heureuse ;

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    4. d'enseigner que le sport est un jeu et une distraction et non un pr-texte faire de l'argent, et que la dvotion qu'on y apporte trouve en elle seule sa rcompense la philosophie de l 'amateurisme s'opposant celle du matrialisme ;

    5. de crer un esprit d'amiti internationale et de bonne volont, afin de contribuer pacifier le monde et le rendre plus heureux.

    Le Comit International Olympique

    Le fait qui a peut-tre le plus contribu au succs du mouvement olympique est la faon dont le Comit International Olympique, charg de diriger le mouvement, a t constitu par s m prvoyant fondateur,

    ^ le Baron de Coubertn. Les membres du comit primitif ont t person-nellement choisis par lui. Ils l'ont t pour leur dvouement au mouve-ment olympique, et taient considrs comme les ambassadeurs du Comit auprs de leurs pays respectifs. Ils taient financirement ind-pendants et n 'avaient aucune attache politique. Ils ont t choisis pour leur internationalisme, et parce qu'ils taient libres de toute influence conomique et politique. On pouvait compter sur eux pour dfendre tout ce qui tait dans l 'intrt du mouvement olympique, mme contre leur propre pays ou contre le ou les sports particuliers auxquels ils s'intressaient personnellement, ^.e Comit se recrutait lui-mme. Aucun systme n'aurait mieux assur le succs du mouvement olympique. Au dbut, ces premiers membres du Comit organisrent les Comits Natio-naux Olympiques dans leurs pays respectifs, imposant ainsi le respect des principes olympiques.

    C'est l'homme et non son pays d'origine qui compte. Le fait qui importe, c'est le caractre de l'individu et non le pays de sa naissance. La ncessit de cette mthode de recrutement devient difficile faire

    V comprendre mesure que grandit et se rpand autour du monde l'intrt port au mouvement olympique. Des pays nouveaux venus dans le mouvement dsirent savoir pourquoi ils ne sont pas reprsents. Des nations ont demand avec insistance nommer un reprsentant au Comit. Mais les Jeux Olympiques ne tarderaient pas perdre leur raison d'tre s'ils taient dirigs par un Comit qui n'aurait pas exclusivement en vue l'intrt du mouvement olympique. La reconnaissance d'un Comit Nat ional Olympique n'implique nullement l 'obligation pour le Comit International Olympique d'lire un membre de ce pays.

    C'est en cela que rside la grande force du Comit International Olympique. Autoriser les pays choisir leurs propres reprsentants serait fatal. Des considrations politiques ne tarderaient pas intervenir

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  • Le Comit In t e rna t iona l Olympique

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  • et tout le bon travail accompli depuis le rtablissement des Jeux Olym-piques en 1896 serait bientt ananti. Le plus grand soin est pris pour choisir des membres qui soient des chefs dans leur propre pays, ayant une grande exprience du sport amateur et le connaissant fond, des hommes au caractre bien tremp, jouissant de l'estime de leurs compa-triotes, dous de comprhension internationale et d'un esprit indpen-dant. Plus de soixante pays ont eu, une fois ou l'autre, un membre au Comit International Olympique.

    Prsidents

    Premier : D. Vikelas (Grce) 1894-1896. Deuxime : Baron Pierre de Coubertin (France) 1896-1925. Troisime : Le Comte de Baillet-Latour (Belgique) 1925-1942. Qiiairime : J. Sigfrid Edstrom (Sude) 1946-1952. Cinqm)ne : Avery Brundage (Etats-Unis) 1952.

    M. J.~S. Edstrom tait vice-prsident sous la prsidence du Comte de Baillet-Latour. A la mort de ce dernier, il sigea comme prsident pendant la guerre de 1942 1945 et jusqu' la premire session d'aprs-guerre Lausanne, en septembre 1946, o il fut lu prsident.

    Demetrius Vikelas

    Premier prsident du Comit hitcrnatioual Olympique

    1894-1896

    M. Vikelas n 'avait pas de rapports particuliers avec le sport quand, charg de reprsenter le Club Pan-Hellnique de Gymnastique, il arr iva de Grce pour assister au congrs de Paris de 1894, au cours duquel le Baron de Coubertin proposa le rtablissement des Jeux Olympiques. Malgr son peu de connaissances techniques, il appuya avec le plus grand enthousiasme ce jeune projet. L'ide primitive tait de clbrer les premiers Jeux Paris, en 1900, mais M. Vikelas russit convaincre le comit qu'ils devraient se drouler Athnes, en mai 1896. A l'poque, les rglements du Comit International Olympique stipulaient que le prsident du comit devait tre choisi dans le pays o auraient lieu les prochains Jeux. En consquence, M. Vikelas fut lu cette fonction. Nul ne travailla avec plus d 'ardeur et de persvrance que lui persua-der ses concitoyens et le Gouvernement grec d'accorder leur soutien cet ambitieux projet. Ses efforts furent finalement couronns de succs.

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    M. Vikelas tait un ardent patriote et aimait passionnment son pays. Peu aprs la clture des premiers Jeux, il donna sa dmission du Comit pour consacrer tout son temps au dveloppement et l'expansion de l 'ducation populaire, dont la Grce, disait-il, avait le plus urgent besoin. A son rudition, laquelle on doit un savant ouvrage sur la Grce byzantine et moderne , s'alliait une imagination dbordante et fantaisiste, qui lui inspira Louki Laras et ses Contes de la Mer Ege . Pendant le bref laps de temps o il fut prsident du Comit International Olympique, il servit avec zle et intelligence le mouvement olympique. Il mourut Athnes, le 20 juillet 1908.

    Pierre de Coubertin

    Prsident du Comit International Olympique g

    1896-1925

    Pierre de Fredi, baron de Coubertin, est n Paris le T ' janvier 1863 et est dcd Genve le 2 septembre 1937.

    Il est fort difficile de rsumer en quelques mots la vie si acti