6 Chapitre Présentation du site d’intervention et Les solutions proposés

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    12-Jul-2015
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Conclusion et résultats de l’analyse : A partir de notre étude sur les plans de conception, et de gestion, on distingue que le problème des espaces urbain collectifs dans la zone demeure entier. Les espaces urbains publics dans la zone se caractérisent généralement par le non aménagement, non défini et sans fonction précise. Il semble que la notion d’espace urbaine collectif est abolie, il n’y a ni rues ni places, l’espace urbain publics n’est que de vastes milliers de m² de terrains nue non aménagés. Les enfants jouent dans les parkings, sur la chaussée, voire dans les poubelles, s’exposent ainsi aux dangers de façon permanente. L’absence des habitants durant la journée, le manque de communication entre eux, l’impression de vide,… témoignant d’espaces urbains publics en mal d’urbanité. Notamment, le cadre bâti qui se caractérise par la répétitivité d’un seul modèle d’immeuble, ce qui engendre la monotonie dans la zone et des habitats individuels illicites est précaire. Et pour mieux cerner les problèmes décelés, un regroupement et mené dans ce qui suite :

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1- choix dun grand ensemble a O.E.B :A lchelle plantaire, en France ou en Algrie, les grands ensembles prsentent souvent des caractristiques et des problmes similaires. Mme sils ont t conus et raliss dans des contextes socio-conomiques et politiques trs diffrents, ces quartiers dominance dhabitat collectif possdent les mmes attributs et les mmes problmes structurels, morphologiques Pour notre analyse, nous avons choisi un grand ensemble rsidentiel conu et ralis Oum El Bouaghi.

2-Prsentation de la zone dintervention Oum El Bouaghi:Il sagit de deux zone dhabitation urbaine : la cite HIHI EL MEKI et la cite dhabitats individuels GHDIRI ABD EL KADER, ils ont t conue pour rpondre surtout une demande considrable et urgente de logement dans un contexte de crise, .Le grand ensemble reprsente une partie de lextension Nord-est de la ville dOum El Bouaghi. (Voir photo n12)

Photo n 12: La zone dintervention O.E.B Source : Google earth

2-1 Situation :La zone dintervention se situe au Nord-Est de la ville dOum El Bouaghi (voir carte n), cette zone est considre comme laboutissement dautres zones dhabitation collectifs et individuels, construites dans la mme partie, notamment la ZHUN 1000 logements, cit ENASR, et la cite ANCIEN MARCHE Ce tissu est limit : Au Nord : par la ZHUN 1000 logements et la montagne de Sidi Rghis. Au Sud : par la route nationale N 10. - 67 -

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A lEst : des quipements et 750 logements collectifs. A louest : par la cit ancien march.

2-2 Les caractristiques gnrales de la Zone dintervention: 2-2-1 Site dimplantation :La zone est implante essentiellement sur un terrain montagneux (montagne Sidi Rghis), son site dimplantation est caractris par sa morphologie et sa composition gologique complexe. Pour ce qui est de la topographie du site, elle prsente une lgre pente entre 6% et 8%, ce qui ne semble pas poser de problmes quant limplantation des diffrentes units du bti.

2-2-2 Superficie et densit :La zone couvre une surface de 15 ha (6 ha occup par lhabitat individuel et 9 ha occup par le collectif), avec une densit brute de 41.2 logements/ha (18.33logements/ha pour lindividuel, et 56.44logements/ha pour le collectif). Considre comme tant infrieur la moyenne qui est de 49 logements/ha. Enfin le nombre de la population de cas dtude, est denviron 3708 habitants (660habitants rsident dans les habitats individuels et 3048habitants vivent dans lhabitat collectif), avec une densit de 247.2 habitant/hectare (110 habitant/ha et 338.67habitant/ha).

2-2-3 Types dhabitations existantes dans la zone:Elle compte 45Btiments et 110 habitats individuel, sur site, on trouve 03 types de btiments les immeubles sont rpartis selon les niveaux (R+4 a R+8), la majorit des habitats individuels sont en mauvaises tats et une dizaine dhabitats illicites, le reste sont des habitats inacheves. (Voir photo n13, 14 et15).

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3 - La structure de lespace et la composition urbaine : 3-1 La composition urbaine :En se rfrant au plan-masse de la zone des constructions (voir la carte n4). Nous nous apercevons quil existe un principe dorganisation au niveau du cadre bti, certains constructions seront organiss sous forme de groupement, crant ainsi des espaces semi ouverts, ou semi public, relis lespace public (rue, placette...), par les ruelles pitonnes, ainsi quun certain nombre de btiments sont aligns sur laxes principal. Lorganisation rcente, permet davoir de lintimit constructions regroupes autour dun espace semi public. Les constructions sont implants selon la longueur de la flche de la grue afin dviter de trop la dplacer do une utilisation optimale, ce qui laisse malheureusement beaucoup despaces interstitiels trs grands et qui se comptent en centaines de m , et accentue de vide autour des constructions. La localisation des btiments, principalement les immeubles barres et en cubes, engendre une sensation de monotonie ; consquence de la rptitivit des blocs et des cellules types et de leur dispersion sur un vaste terrain. Et contrairement la partie dhabitats individuels de la zone on trouve un contraste architecturel avec une variation dans lorganisation des ilots. Il est constat dans ce sens limplantation des diffrentes units du bti, leur relation avec les espaces urbains extrieurs, ainsi quaux diffrents quipements le composant ne rpondent pas lordre idaliste de la cohsion ou lharmonie urbaine qui doit demeurer parmi les objectifs essentiels. Cest le stade zro de lamnagement des espaces urbains collectifs. La mdiocrit est frquente sur lensemble qui pourrait tre traits comme espaces urbains. Lamnagement des abords est rduit sa plus simple expression avec le plus souvent des accs directs depuis la voirie jusqu lescalier du btiment ou lentre de la maison, sans la moindre transition, les difices constituentn13, 14,15 : lespace collectif et mme la zone dtude amnent vers des Photo le dcor de types de construction dans priv, se qui ne quartiers inacheves. (Voir photo n16-17).

Photo n 16-17: des quartiers inachevs

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La cause de cette composition, reste le rsultat direct de lapparition des ZHUN, dont le but de rsoudre en priorit la crise aigue du logement, se traduisant par un mot dordre : construire vite et moindre cot, et par le mme principe est due lapparition des la cit GUDIRI ABD EL KADER. (Voir photo n18)

Photo n18 : Des espaces urbains collectifs non amnags, les difices constituent le dcor de lespace collectif.

3-2 La structure de lespace :Daprs les constatations faites sur les lieux de la zone, nous pouvons dire que lespace extrieur collectif, compos de diffrents aspects (places, jardins, rues, aire de jeux. etc.). Sont dtermins dune manire abstraite par limplantation des immeubles et le rseau de voiries destines la circulation mcanique et les parkings. Il en rsulte directement. Ces espaces extrieurs, constitus de terrains vagues, restent mal dfinis et ne disposent pas encore des amnagements et de mobilier adquats lexception de rares interventions qui demeurent inacheves. Nous continuons de faire croire : construire et attendre longtemps pour amnager. Aucune place publique na t ralise jusqu nos jours. - 71 -

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La majorit des btiments sont aligns en barre dans tous les sens, suivant les caprices du site. (Voir photo n19). Ainsi les diffrentes trames bties, voiries et quipements, semble tre penss sparment, donnant le rsultat chaotique Grand ensemble .

3-2-1 Le cadre bti dans la zone dintervention :Le cadre bti dans la zone est reprsent par limplantation et la rptition des constructions selon deux modles de construction, des immeubles prfabriqus de niveau identique de R+4 et les trois tours(R+6, R+7, R+8), sans une diversit des formes. La localisation des btiments, engendre une sensation de monotonie ; consquence de la rptitivit des blocs et des cellules types et de leur dispersion sur un vaste terrain, dou notamment labsence dune recherche formelle ou de composition apparente, exige par la topographie du site. En effet, la majorit des constructions sont identiques, ou se ressemblent beaucoup, disposes suivant des formes trs simples, des paralllpipdes. Le traitement de leurs faades est quasiment identique, ainsi que leur couleurs, rnover rcemment. Le cadre bti dans la cit GUDIRI ABD EL KADER est reprsent par limplantation et la rptition des constructions selon deux modles de constructions, des habitats prcaires (RDC) en toiture, et des habitats toujours inachevs (RDC et R+1). Caractriser par une organisation alatoire des habitats et un tat physique inquitant. . (Voir photo n20-21-22) - 72 -

Photo n19 : Les barres du site accident.

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Photo n(20-21-22) : Les habitats individuels inachevsToutes les constructions sont occupes, lensemble des btiments est relativement dans un bon tat, lexception des habitats individuels et le dlabrement partiel des espaces semi collectifs des habitations, espaces communs (cage descalier terrasse). On remarque galement labsence de points de repres, dlments singuliers qui permettent le contraste avec lensemble. Donnant ainsi une richesse et une diversit de lecture de la zone ; lexception faite de quelques points forts, essentiellement des quipements telle que : la mosque BILEL, C.N.R, A.N.S.E.J, CNAS, ECOLEetc., qui divisent le quartier en deux zone celle de lhabitat collectif et lautre celle de lindividuel. Voir photo n: (23-24) - 73 -

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Photo n23-24 : Rptitivit dun seul modle de btiment.

Concernant la trame parcellaire ou du bti. On ne peut lidentifier clairement, les parcellaires sont dtermins par le trac des voies qui donne des zones mal dfinies. En rupture avec le tissu urbain de la vieille ville, la relation entre la trame viaire et la trame parcellaire et btie est quasiment inexistante. Le modle de cette zone a induit une forme particulire de lhabitat. En effet, il nexiste aucune transition relle entre lespace extrieur et le cadre bti.

3-2-2 La trame viaire :Ce qui est remarquable dans la cit des habitats collectifs, cest le plein qui est souvent la fonction prcise. Ce vide est constitu essentiellement de voies de circulation et pitonne et des espaces vides sans amnagements et parfois des espaces en bton sans fonction prcise. (Voir photo n25).

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Photo n25 : Des vastes espaces en bton, sans fonction prcise.Le rseau routier est rgulier, le trac des voies est bas sur certaines des techniques suivantes : Desserte et praticabilit. Les cheminements pour pitons ne sont pas raliss ou inachevs. (Quand ils existent) La circulation pitonne est difficile dans la zone, vu le manque damnagement (escalier, cheminement,etc.). Dans un site peu et parfois accident, elle devait assurer un rle important dans la circulation intrieure des lots, faciliter les liaisons et les changes entre habitants, et enrichir la composition urbaine de la cit. Le rseau viaire est assez rgulier (Au centre de la zone on observe deux axes principaux qui se croisent, et qui structurent la zone en matire de fluidit mcanique). Et avec une vue trs dgage; les rues ne sont pas dlimites par les constructions, contrairement la ville traditionnelle car dsormais il y a distance entre trame du bti et trame viaire. Enfin dans le grand ensemble, la rue est rduite sa seule fonction de circulation, acculant tout aspect dchanges commerciaux ou convivialit sociale (telle que dans la ville traditionnelle). Cette situation, est juge malheureusement comme cas dincompatibilit dusage, du fait de la grande proximit de la route destine la circulation de vhicules avec les accs principaux de quelques coles et habitats individuels, les enfants se trouvent confronts des risques daccidents aussi nombreux que dangereux. Aussi la nudit, le manque damnagement parfois, lclairage des voies et des passages pitons. - 75 -

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Au pass comme aujourdhui, la rue dans les grands ensembles est considre comme tant un espace de transit ou de stationnement, avec un problme majeur celui du manque damnagement qui parfois dconsidre la rue!

4- Le cadre non bti dans la zone dintervention : 4-1 Les espaces urbains extrieurs :Malgr son importance sur toutes les chelles, structurelle, paysagre, urbain et surtout sociale, lespace urbain public dans la zone dintervention est abolie, rduit sa plus simple expression. Il est tellement simplifi, voire appauvri sous la pression du moindre cot et de labsence du savoir-faire, quon peut mme parfois constater certains de ces espaces collectifs se transformer en dpts dordures (voir photo n26-27-28).

Photo n26-27-28 : Dans la, lespace urbain extrieur se transforme souvent en dpt dordures.Quand lamnagement de ces espaces, cest le stade zro . La mdiocrit est frquente sur lensemble des lieux qui pourraient tre traits comme espaces urbains. Lamnagement des abords est rduit sa simple expression avec le plus souvent des accs directs depuis la voirie jusqu lescalier du btiment, de la voie mcanique la porte dune maison sans la moindre transition.

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Lespace urbain extrieur, constitu essentiellement de terrains vagues, restent mal dfinis et ne disposant pas encore des amnagements et du moindre mobilier urbain adquats. Toutes notions despaces urbains collectifs, sont abolies savoir (les aires de jeux, les squares, places) ; les enfants jouent dans les parkings devant les entres dimmeubles dans les routes, voire dans les caves, et des jeux pas toujours vident. Linscurit des citadins dans les rues sera une consquence de ce non amnagement. Aucune place publique na t ralise jusqu nos jours. (Voir photo n29).

Photo n29 : absence damnagement des lots, aucune place ou placette nest enregistre jusqu nos jours.A Oum El Bouaghi, la zone dintervention, soufre dun terrible manque despaces verts et des lieux de loisirs plants, sauf quelques arbres parpills et plants et l, au hasard le plus souvent et des espaces quon appelle vert , rien que pour justifier leur prsence quon trouve le long des murs et des voies. Ds lors il semble quavec cette conception et cet espace public collectif, la continuit du bti est rompue .Quand lide despaces de rencontre, de loisir,, elle semble dfinitivement abolie disons disparue jamais. La zone dintervention, juge comme tant un exemple vivant despaces extrieurs non amnags, comme la plupart des quartiers en Algrie. En analysant le plan de masse de la zone dintervention, on a pu distinguer : 4-1-1 Les places et les placettes : Au lieu dtre un espace de dtente, de rencontre, de loisir et mme de culture, les placettes et les places dans toute la zone, ne sont vues comme de vastes terrains appauvris, rduites au maximum et non indentifiables.

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Juges dfavorables tout urbanisation, ces places sont des espaces nus non dfinies, sont considres aussi comme un espace ponctuel est tout simplement inexistant dans tous lensemble. Quand lanimation de ces places, elle semble tre trs difficile raliser, cause de la pauvret que prsente leur conception, par labsence de lclairage des cheminements pitons, do loccasion de linscurit des citadins sest installe particulirement celles des femmes la nuit tombe. (voir photo n : 30)

Photo n30 : Des enfants jouent dans la poubelle, traduction flagrante du dfaut dexistence et du manque terrible daires de jeux dans la zone.

4-1-2 Les aires de jeux :La conception des aires de jeux a pour objectif prioritaire le loisir li troitement la scurit des enfants et particulirement celle des enfants en bas ges. Il est relev, quaucun effort nest dploy de la part des collectivits locales, que se soit au pralable ou actuellement. Dans la zone, les enfants jouent dans les parkings, dans les rues, devant les immeubles dans les caves, voire dans les poubelles (voir photo n28), la pauvret culturelle, additionne la pauvret conceptuelle, tmoignent tous azimuts du manque terrible daires de jeux dans la zone en question. Ces enfants, mritent une conception consquente, une meilleure prise en charge en terrains de jeux enclos situs une distance ne dpassent pas les 50m de leur demeures,

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vitant ainsi la perte des jeunes enfants, tout en consolidant la tranquillit des mamans au sujet de leurs enfants.

4-1-3 Les espaces verts :Comme nous le savons tous, il y a mille et une fonction qui incombent aux espaces verts: de la dtente la promenade des citadins, de lquilibre physique lquilibre psychologique des individus, un soutien fort de la discontinuit des constructions et surtout un des moyens de dveloppement urbain durable, les espaces verts dans toute la zone semblent tre oublis et mme effacs de lesprit des concepteurs, saufs quelques arbres dalignements situs essentiellement le long des axes routiers. On constate encore la mauvaise gestion et surtout labsence de la vie dun professionnel dans la programmation de ces arbres, car la majorit de ces arbres sont des framboisiers, quelles seront sans doute une victime de lexploitation non consciente des enfants et mme celle des grands. (Voir photo n31).

Photo n31 : les framboisiers victime de la mauvaise gestion et linconscience des enfants.Daprs nos visites rptes sur les lieux dtude, nous avons pu constater un manque frappant despaces verts et despaces plants. Mais au contraire les pentes dans la zone, sont toutes couvertes par un revtement minral de couleur hideuse au lieu dun tapis gazonn solution plus esthtique, plus favorable et plus vgtaliste et mme plus durable pour les terres en pente, qui nont aucune fonction avec un tel revtement si offensant lil. (voir photo n32)

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Photo n32 : La pauvret de la zone en espaces verts, sauf quelques arbres dalignements situs gnralement le long des axes routiers.

En plus de ce manque cit ci dessus, sajoute le dense flux de circulation, suite la croissance du nombre de vhicules dans la zone, soutenu par la prsence dun certains nombre dquipements sur le lieu dtude et limportance des axes routiers dans la zone lchelle de toute la ville, ce qui cause des dsagrments et nuit la sant des personnes ges, particulirement celles atteintes par des maladies respiratoires, ce qui nous fait dire que la situation est malheureusement insupportable dans tous les sens. Et titre de remarque, le jardin situ la cit HIHI EL MEKI, est finalement reconvertit un parking gard pour les voitures. (Voir photo n33).

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Photo n33 : La mutation dun espace vert un parking gard de nuit comme de jour!

4-1-4 Les parkings :Un parking doit tre bien conu (aux normes internationales), bien plac (pas trop loin des demeures), bien marqu (les entres et les sorties), bien amnag (ombr) et conforme en matire quantitative que qualitatif tout en obissant aux normes internationales. La problmatique des aires de stationnements est observe partout ; dans les villes, dans les centres villes, dans les grands ensembles et devant les quipements, elle se confirme lorsque les individus tmoignant en sexprimant le plus souvent : ne pas trouver un emplacement pour disposer leur voitures. Lanalyse de la zone en matire daires de stationnements, nous a permis de relever ce qui suit: Les automobilistes, que ce soit les habitants ou les visiteurs souffrent dun manque flagrant du non amnagement des parkings et ceux l lorsquils existent. (voir photo n32-33-34). Un dficit est observ dans certaines zones ou lots, par consquent les habitants stationnent devant les immeubles et mme dedans, sur le pas de porte, voire sur les trottoirs. Ltat de la majorit des parkings dans la zone nest pas qualifi, surtout en matire de revtement, cest pour cela que les usagers des parkings se rfugient vers les trottoirs et les rues les immeubles. (Voir photo n : 34-35-36)

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Photo n34-35-36 : La dfaillance damnagement favorise le stationnement alatoire.

Ce non amnagement, et la non qualification des parkings existants dans la zone, donnent naissance un dsordre, bloque la circulation et perturbe le flux et engendre la mal vie. (Voir photo n :37-38-39)

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Photo n37 : Stationnement devant les entres dimmeubles, sur les trottoirs ; traduit le manque des parkings parfois.

un parking ein dun lot meubles, ce tionnement oire casuel. Photo n39 : Le dsordre est peru, dune En analysant ltat des parkings de la zone, part, mutation des voies en parkings ;on a pu valuer le pourcentage des parkings en dautre part le parking est dsert cause moyen ou mauvais tat : bon, de son tat : sans le moindre revtement, tableau n04 horrible, voire devenue une poubelle En En En

bon tat Pourcentage 8 % 4-1-5 Le mobilier urbain :

moyen tat 11%

mauvais tat 81%

Source : Enqute personnelle Du fait quil fait partie intgrante de la ville, de lespace urbain public et lun des lments structurant, ce dernier savoir : la rue et les cheminements pitonniers, jardin public, aires de jeux, squares et groupement dhabitation ; le mobilier urbain parait trs important dans la conception et lamnagement des villes et des quartiers. Dans la zone lieu dtude, le mobilier urbain ne figure pas dsormais, tellement abolie, mme lclairage public de la majorit des entres dimmeubles nexiste pas, voire sur les voies, do linscurit des citadins ne peut tre stoppe, consquence de ce non amnagement, principalement des lots, ainsi que les cheminements pitonniers qui mritent dtre des lments forts mettre en valeur. - 83 -

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Et mme lorientation des citadins (surtout des personnes ges et des visiteurs) est trs difficile, suite labsence de toute notion de pr signalisation urbaine et dindications pour pitons (plan de quartier, logos du quartier, numros dimmeubles), la rptitivit de blocs identiques, engendre la monotonie, tout en consolidant la dsorientation des citadins. Dautre part, les corbeilles papiers, qui jouent un rle trs important dans la collecte dordures (papiers, verre et plastique, bouteilles jetables), nexistent pas dans toute la zone, sauf une corbeille qui risque de sarracher, symbole du non srieux et la mauvaise volont. (Voir photo n40).

Photo n40 : Une seule corbeille papier et qui risque de sarracher. Il ne faut en aucun cas croire que le mobilier urbain nest quun mince problme (1). A Oum El Bouaghi, la zone, ne parait pas passionne par le mobilier urbain et de ses diverses fonctions, cette situation est communment vcue dans lensemble des quartiers dAlgrie, emport par le moindre cot, labsence du savoir-faire et le manque dune certaine culture urbaine. 4-1-6 Les cheminements pitonniers : Ils font partie des lments composants lespace urbain public, ils aideront les citadins pendent leurs dplacements (pitons, vhicules roulettes poussette pour enfant, patin roulettes), il paraisons trs importants dans lamnagement des quartiers rsidentielles. De ce fait on peut dire que les cheminements pitonniers sont une infrastructure pour la circulation des citadins. Ils doivent assurer un rle important dans la circulation intrieure des lots,(1)

Jean-Pierre Muret, Yves Marie Allain, Marie-lise sabrie : Les espaces urbains. Ed. Le Moniteur, Paris 1987. p : 209.

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faciliter les baisons et les changes entre habitants, et enrichissants la composition urbaine de la cit. On analysant le plan de masse de la zone, tout on visitant les lieux dtudes, nous avons pu constater que : La majorit des cheminements pitonniers ne sont pas raliss ou inachevs Quand leur tat, on ne peut le juger car ils sont devenus des bacs plants de toutes sortes de plantes sauvages, ainsi que des pierres de toutes les dimensions occupants ces cheminements pitonniers. Pour la distribution, on trouve que certains zones ne disposants daucun cheminement pitonnier, mme devant les entres dimmeubles, ou ces derniers deviendront trs boueux en hiver rendent laccessibilit des citadins trs difficile. (voir photo n41-42).

Photo n41et 42 : On les appelle des cheminements pitonniers rien que pour les bordures qui les dlimitants, leur tat ne figure pas faciliter le dplacement des citadins, au contraire ils compliquant cette dernire, beaucoup dentre eux sont occupes par des pierres et des plantes sauvages.

A partir de cet tat de fait, les cheminements pitonniers qui existants dans la zone ncessitants des changements en matire de revtement, dimensions tout on utilisent de multiples matriaux, telle que le dallage en pierre, ce type rompe la monotonie de surface en bitume par exemple. Il faut toutefois se mfier des pierres glissantes et glives. Quand aux emplacements qui ne disposants pas encore daucun cheminement, il faut les dotes de cette infrastructure trs importante.

5- Analyse des lments de la gestion : 5-1 Rle des collectivits locales :- 85 -

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LEtat reprsent par les autorits locales (lA.P.C "Assemble Populaire Communal" et lO.P.G.I "Office de la Promotion et de la Gestion Immobilire"), est appel prendre en charge la gestion de tous les espaces extrieurs libres et lusage collectif. Ces espaces sont redevenus en ltat inachev, cest aux services gestionnaires que revient leur prise en charge en matire damnagement, de rgulation de lusage, de lentretien. Mais sur le terrain la ralit est tout autre. Les directives et les responsabilits ntaient pas claires, ces deux organismes sont en perptuel conflit, laissant alors les terrains en chantiers permanents. Mme si la collecte des dchets est la principale opration de nettoiement des espaces extrieurs urbains, cette opration parait parfois oublie par les services responsables de cette tache dans la zone, do la facture de cette irresponsabilit est trs chre (donnant loccasion aux petits enfants de jouer dans les poubelles, enchanant des maladies dangereuses). (Voir photo n43)

Photo n43 : Labsence de ramassage dordures mnagres.Lattribution aux collectivits locales de toutes les taches "ingrates", alors quelles ne sont mme pas en mesure dassumer, cause de leur incapacit financire et du manque de personnes adquates susceptibles dassurer la fonction de gestion a eu pour effet labsence de gestion et donnant le sentiment dabandonne.

5-2 Le rle des habitants dans la gestion :Au lieu damliorer la gestion, lanimation et surtout leur cadre de vie, les habitants de la zone semblent opposs cela, ils approprient ces espaces dune manire spontane, illgale. (Voir photo n44)

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Ces espaces annexes et "privatiss" sont dans la plupart des cas destins des fonctions domestiques (bases cours, cours jardins) principalement la parcelle attenant aux logements dR D C (voir photo n45).

Photo n44 et 45 : Labsence de la gestion, est devenue un acclrateur de lappropriation spontane des parcelles publiques.

Ces pratiques illgales sont souvent favorises par la nudit des espaces extrieurs libres rests sans affectation prcises (voir photo n46-47). Les habitants utilisant comme arguments ; les nuisances provoqus par lusage des espaces urbains collectifs de proximit, manque dintimit, langage indicent, bruits

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Photo n46-47: Labsence de la gestion, est devenue un acclrateur de lappropriation spontane des parcelles publiques. (Des habitats illicites)

Aujourdhui, les conflits les plus frquents ont lieu entre, pitons, commerants et automobilistes. La coexistence de ces diffrents usagers sur un mme lieu est devenue prcaire, car chaque groupe dusagers tend sapproprier lespace et exclure les autres.

6- Conclusion et rsultats de lanalyse :A partir de notre tude sur les plans de conception, et de gestion, on distingue que le problme des espaces urbain collectifs dans la zone demeure entier. Les espaces urbains publics dans la zone se caractrisent gnralement par le non amnagement, non dfini et sans fonction prcise. Il semble que la notion despace urbaine collectif est abolie, il ny a ni rues ni places, lespace urbain publics nest que de vastes milliers de m de terrains nue non amnags. Les enfants jouent dans les parkings, sur la chausse, voire dans les poubelles, sexposent ainsi aux dangers de faon permanente. Labsence des habitants durant la journe, le manque de communication entre eux, limpression de vide, tmoignant despaces urbains publics en mal durbanit. Notamment, le cadre bti qui se caractrise par la rptitivit dun seul modle dimmeuble, ce qui engendre la monotonie dans la zone et des habitats individuels illicites est prcaire. Et pour mieux cerner les problmes dcels, un regroupement et men dans ce qui suite :

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