Certificat de Maladies Infectieuses DCEM2 Université Pierre et Marie Curie Vaccinations Pr Emmanuel...

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Certificat de Maladies Infectieuses DCEM2

Université Pierre et Marie Curie

Vaccinations

Pr Emmanuel Grimprel

17 février 2009

Introduction des vaccinations du calendrier en France

Vaccin Dates clésBCG 1921 Ciblée 2008Diphtérie 1938 ObligatoireTétanos 1940 Obligatoire < 18 moisPolio 1964 ObligatoireCoqueluche 1966 TétravalentRougeole 1966Rubéole 1970 1994: trivalentOreillons 1983Hib 1993 PentavalentHBV 1994 HexavalentPneumo conjugué 2003HPV 2008

Incidence des maladies infectieuses en France avant et après introduction de la vaccination

N cas avant Date année 2000 %Réd.Tuberculose 400.000 cas 1921 8000 cas > 98%

200.000 décès 800 décèsDiphtérie 45.000 cas 1923 0 >99%

1000 décèsTétanos 1000 décès 1927 17 (1999) >99%Coqueluche 5 à 600.000 1959 1000 >99%Polio paralytique 4000 1958 0 >99%Grippe 2000 décès* 1968 < 50 >99%

Rougeole 5 à 600.000 1979 >50.000 >87%Hépatite B inf > 40.000 1981 10.000 >75%Rubéole/grossesse 200 1983 40 >55%Oreillons 5 à 600.000 1986 <30.000 >90%Haemophilus inf b 1000 1992 <50 >90

B Soubeyrand MMI 2003*décès.106 hab>75 ans

Calendrier vaccinal 2008Tableau synoptique du BEH

Vaccins sous-unitaires anatoxiniques

Diphtérie et Tétanos

Un seul agent infectieux, bactérien

Maladie toxinique

Contrôle sans éradication

Immunité limitée en durée -> stratégie de rappels

Épidémiologie de la diphtérie

• Déclaration obligatoire en France– 1945 : 45.551 cas– 1968 : 100 cas– Absence de cas depuis 1991

• Baisse de couverture -> reprise épidémique:– Situation épidémique récente en Russie et Algérie (baisse

de la couverture vaccinale)– Zones endémiques: Asie, Amérique du Sud

Incidence de la diphtérie en France 1945-2000

www.invs.sante.fr/publications/2003/snmi/SNMI-p001-196.pdf

• Généralisation de la vaccination effective à partir de 1945

• Déclaration obligatoire– 45 000 cas en 1945 – 1 000 cas en 1960– 50 cas en 1970– moins de 5 cas annuels depuis

• Le dernier cas déclaré date de 1989

• 4 souches de Corynebacterium diphtheriae reçues par le CNR en 2000, aucune ne sécrétait la toxine

Evolution de la couverture vaccinale diphtérie-tétanos-poliomyélite, France, 1985-2001

0

20

40

60

80

100CV (%)

CV 3 doses CV 3 doses + Rappel

CV 3 doses 96 95 97 97 97 98 97 98 98 98 98 97 98

CV 3 doses +Rappel

86 87 88 89 90 90 88 88 88 88 88 89 90

92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04

Source : Certificats de santé du 24ème mois - DREES

D Lévy-Bruhl, DIU vaccinologie 2007

Proportion de séronégatifs pour la diphtérie ESEN 1998 (n=3256) – Source InVS/Aventis

Pasteur

0%

10%

20%

30%

40%

50%

1-45-9

10-14

15-19

20-24

25-29

30-34

35-39

40-49

50-59

60-69

70 et +

âge

Hommes

Femmes

Introduction de rappels décennaux chez l’adulte en 2005

Seuil de protection: 0,01 UI / ml

D Lévy-Bruhl, DIU vaccinologie 2007

Vaccin diphtérique

• Anatoxine (formol), injectable– toxine détoxifiée mais immunogène– Dose enfant : D = 30 UI– Dose adulte (rappel) : d = 2 UI

• Vaccination obligatoire

Schéma vaccinal diphtérie

• Enfant : D = 30 UI– 3 injections à un mois d’intervalle : 2, 3, 4 mois– Rappel à 16-18 mois, 6 ans et 11-13 ans

• Adulte : d = 2 UI– Rappel recommandé à partir de 16-18 ans puis

tous les 10 ans – Primovaccination si non vacciné = 3 injections à

un mois d’intervalle

Évolution récente de la DO

• En 2003, élargissement de la définition de cas à ceux en rapport avec C.ulcerans toxinigène

• Résultats : 14 cas = 13 DO + 1 CNR Corynebacterium toxinogènes– 3 c.diphtheriae– 9 c.ulcerans– 2 c.pseudotuberculosis

Source : I Bonmarin, InVS

Cas récents de diphtérie en France

Source : I Bonmarin, InVS

Exposition des cas et transmission

• 3 C. diphtheriae– Immigrée chinoise vivant en France depuis 2 ans– 2 retours de Madagascar

• 9 C.ulcerans– 8 cas exposés à des chats ou chiens– 1 cas vivant dans des conditions précaires

• 2 C.pseudotuberculosis– Troupeaux de chèvres à proximité

Source : I Bonmarin, InVS

http://www.invs.sante.fr/beh/2008/30_31/beh_30_31_2008.pdf

Incidence et mortalité du tétanos en France 1946 à 2007

Tétanos

Maladie toxinique : plaie infectée par le bacille tétanique

(anaérobie)

France: 1945 1975 1992 1999Cas 369 53 17Décès 1000 171 13 4

Couverture vaccinale 11 ans 91% (Paris)(rappel < 5 ans) 18-20 ans 70%

60-69 ans 20%70-79 ans <15%> 80 ans 6%

Tétanos

Pourcentage de la population vaccinée en 1989

SESI-Insee, BEH 90-41

Le tétanos en France en 2005-2007

• 41 cas en 3 ans• Principalement des personnes âgées

– 37, soit 90 %, ont 70 ans ou plus) – âge médian 80 ans (extrêmes : 1-95 ans)

• Et des femmes – 31, soit 76 %

• Létalité : 32%• Séquelles : 17%

– difficultés motrices, complications ostéo-articulaires et de décubitus

http://www.invs.sante.fr/beh/2008/30_31/beh_30_31_2008.pdf

Porte d’entrée• Non identifiée : 21,9 %• Plaies chroniques : 9,8 %

– ulcères variqueux, dermatoses• Blessures, le plus souvent minimes : 68,3 %

– travaux de jardinage ++– chute avec plaie souillée de terre ++– matériel souillé ++– griffure de chien– piqûre végétale– brûlure au second degré

• Incubation– Médiane 7 jours (1-90)http://www.invs.sante.fr/beh/2008/30_31/beh_30_31_2008.pdf

Vaccin antitétanique

• Anatoxine (formol), injectable– Une seule dose enfant-adulte : T

• Schéma vaccinal :– Nourrisson : 3 doses / 1 mois d’intervalle : 2, 3, 4 mois– Rappel à 16-18 mois, puis tous les 5 ans jusqu’à 18 ans

(6 ans, 11-13 ans, 16-18 ans)– Rappel adulte tous les 10 ans

• Vaccination obligatoire– Enfants < 18 mois et militaires

La coqueluche en France : transmission non contrôlée

0

5

10

15

20

25N cas

Prévention vaccinale

Vaccination recommandée (non obligatoire)

Un seul type de vaccin disponible en France : acellulaire (antigènes purifiés)

Plusieurs combinaisons disponibles selon l’âge du sujet et le calendrier– Primovaccination du nourrisson – Rappel du nourrisson, de l’adolescent et de l’adulte

23

Vaccins coquelucheux acellulaires

– Préparations d ’antigènes purifiés de Bordetella pertussis (par opposition aux vaccins dits à germes entiers)

– 1 à 5 antigènes : Toxine pertussique (PT), Hémagglutinine filamenteuse (FHA), Pertactine (PRN), Agglutinogènes fimbriaux (AGG)

– Combinaisons uniquement (D/d, T, IPV, Hib, HBV)– Doses enfant Ca et adulte ca– Objectifs : améliorer la tolérance locale et générale

24

• PV et rappel 16-18 mois: DTCaPolioHib (+/- HB)– Vaccins pentavalents

• Sanofi Pasteur MSD Pentavac®• Glaxo Smithkline Infanrix® quinta

– Vaccins hexavalents (avec hépatite B)• Glaxo Smithkline Infanrix® hexa

• Rappel tardif à 11–13 ans : DTCaPolio – Vaccins tétravalents

• Sanofi Pasteur MSD Tetravac®• Glaxo Smithkline Infanrix® tetra

• Rappel tardif adulte dTcaPolio– Vaccins tétravalents

• Sanofi Pasteur MSD Repevax®• Glaxo Smithkline Boostrix® tetra

Combinaisons vaccinales disponibles

25

Stratégie vaccinale française actuelle

• Maintien du taux élevé de couverture et rappel tardif– Primovaccination précoce : 2, 3 et 4 mois

– Premier rappel à 16–18 mois

– Rappel tardif à 11–13 ans

– Rappel tardif de l’adulte (2004 et 2008) : cocooning

26

Coqueluche : vaccination des adultes 2004

• Possible avec le vaccin dTcaPolio (Repevax, Boostrix-IPV)• A l’occasion d’un rappel décennal dTP• Pour:

– Familles : autour d’une femme enceinte parents et enfants,mère après accouchement

– Adultes susceptibles de devenir parents à court terme– Professionnels de santé:au contact de très jeunes

nourrissons non protégés

• Pas plus d’une dose de vaccin (réactogénicité)• Absence de vaccin coquelucheux monovalent

27

• Enquête réalisée en 2007 auprès de parents d’un nouveau-né de moins de un mois: ACTIV

• Vaccination de rappel coqueluche à l’occasion d’un rappel récent DTP– < 3 ans = 2,5 à 6%– < 10 ans = 5,6 à 13%

Stratégie du cocooning : quel succès !

28

Vaccination coqueluche: autre constat

• Seulement la moitié des adolescents ont reçu 5 doses de vaccin à 11-13 ans

• 40% de ceux-ci ont reçu le rappel à 5-6 ans

• A 18 ans, seulement 34% des jeunes adultes sont protégés

29

Recommandations 1 CTV 2008

• Rappel des recommandations 2004 – adultes ayant un projet parental– à l’occasion d’une grossesse,

• Chez l’adulte, le délai minimal avec une vaccination dTPolio ramené à deux ans.

• Rattrapage coquelucheux chez l’adulte n’ayant pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années

• Ne pas administrer plus d’une dose de vaccin dTcaPolio chez l’adulte.

30

Recommandations 2 CTV 2008

La pratique d’un rappel à l’âge de 5-6 ans n’est pas recommandée.

Importance de la recommandation d’un rappel coquelucheux à 11-13 ans chez tous les adolescents

- pour les enfants qui ont échappé à ce rappel à 11-13 ans : rattrapage à 16-18 ans ;

- pour les enfants qui ont reçu hors recommandation un rappel coquelucheux à l’âge de 5-6 ans : rappel coquelucheux différé à 16-18 ans.

Vaccins viraux inactivés/atténués

Polio, Rougeole, Rubéole, Oreillons

Maladies strictement humaines

Eradication possible

Couverture vaccinale +++

Poliomyélite

Poliomyélite

• 3 sérotypes 1, 2 et 3 • Transmission inter humaine – voie oro-fécale

prédominante – 100% des contacts d’un même foyer seront infectés– Courte période d’incubation - 7-14 jours– Exceptionnelle transmission par l’eau ou les aliments

• Maladie de l’enfant : 70-80% <3 ans ; 80-90% <5 ans• Groupes de susceptibles nécessaires pour maintenir la

circulation• Transmission silencieuse - >99% des cas subcliniques

C Roure, DIU vaccinologie 2002

•Entre 1977 et 1984, 67% des cas de poliomyélite sont survenus chez des enfants < 5 ans. •Les 3 types de virus étaient en cause, le type 1 étant le plus fréquent puis le type 3 et enfin le type 2.•Depuis 1986, le type 3 est le plus fréquemment retrouvé (4 fois/ 3 fois pour le type 1) •2 des 3 derniers cas sont survenus chez des adultes

La poliomyélite antérieure aiguë en France de 1951 à 2004

Source C. Roure, DIU de vaccinologie 2009

La polio dans le monde : objectif = éradication

Vaccin Polio Oral (OPV - Sabin) • Vivant, vaccin atténué trivalent oral• Avantages:

– Immunité intestinale supérieure – Immunisation passive des contacts– Facilité d’administration – Faible coût

• Désavantages– Efficacité vaccinale après 3 doses <=70-85% dans

les pays en développement – Faible séroconversion du type 3– Paralysie poliomyélitique associée au vaccin (VAPP)– Types 2 & 3 plus souvent associés aux VAPP

Source C. Roure, DIU de vaccinologie 2009

Vaccins Polio injectables (salk) IPV

• Vaccin simple – Polio 1, 2 et 3, injectable (SC ou IM)

• Associés– Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Hib, Hépatite B

• Caractères– Vaccin inactivé (formol)– Immunité uniquement humorale– Absence de risque de polio vaccinale– Pas de contre-indication– Coût plus élevé

• En France– Utilisé en primovaccination et en rappel

Poliomyélite

Vaccin injectable IPV en France

• Schéma vaccinal :– Nourrisson : 3 doses / 1 mois d’intervalle : 2, 3, 4

mois– Rappel à 16-18 mois, puis tous les 5 ans jusqu’à

18 ans (6 ans, 11-13 ans, 16-18 ans)– Rappel adulte tous les 10 ans

• Vaccination obligatoire depuis 1964

Vaccins sous-unitaires polysaccharidiques

Haemophilus influenzae b (Hib)

Pneumocoque

Méningocoque

Hib : Un seul agent infectieux, bactérien

Cible limitée: nourrisson

Immunité acquise, rappels naturels

Elimination possible

Infections invasives à Haemophilus influenzae b

Ere prévaccinale IncidenceLétalité

/ 100.000• USA 19-68• Alaska 409• France 17 3-5%• Suède 27 5-15%• Sénégal 60 32%

Infections invasives à Hib selon l’âge

0

5

10

15

20

25

30

35

0-6 mois 6-11 mois 12-17 mois 18-23 mois 24-29 mois 30-35 mois 3 ans 4 ans

Répartition par âge %

Vaccins anti-Haemophilus influenzae b (Hib)

• 1er vaccin = polysacharidique : PRP (polyribosyl ribitol phosphate capsulaire)

• Antigène T-dépendant• Mauvaise réponse anticorps chez le

nourrisson et absence de mémoire immunitaire => inefficace avant 2 ans

• Cible non protégée (nourrisson) : nécessité de coupler avec un antigène protéique (conjugaison)

Schéma vaccinal Français Hib

• Couplage avec antigène protéique tétanique (PRP-T)

• Primovaccination précoce : 2, 3 et 4 mois et rappel à 16-18 mois (calqué sur D-T-Coq-Polio)

• Rattrapage si non vacciné – 6-12 mois : 2 injections + rappel 15-18 mois– 1-5 ans : 1 seule injection

Efficacité du vaccin Hib conjugué sur les infections invasives en Finlande

0

50

100

150

200PRP-D

PRP-D/PRP-CRM197

PRP-T

Enfants de 0 à 4 ans

Infections invasives à Hib en France

• Impact de la vaccination du nourrisson

• Pathologie du sujet âgé (bactériémies)

http://www.invs.sante.fr/surveillance/epibac/default.htm

Invasive diseases, USA, 1998

Pathogen Rate/100.000 population by age

< 1 year 1 year 2-4 years

Hib 0,8 0 0,1

Mnc 7,2 4,1 2,4

Pnc 165,3 202,5 36,9

CDC 12/2001

Incidence (/100,000) et ratio de mortalité (%) des infections invasives pneumococciques selon l’âge,

USA, ABCs, 1998

http://www.cdc.gov/ncidod/eid/vol7no1/schuchatG1.htm

Méningites à pneumocoque en France

Incidence par classe d ’âge pour 100000 habitants

EPIBAC 1997

Seconde cause de méningite bactérienne : 36%

Mortalité11% enfant30% adulte

Sérogroupes invasifs 6, 9, 14, 19, 23 = 76%

Résistance aux AB Pénicilline G : I ou R = 56% C3G : I ou R = 20%

Sérogroupes pneumococciques à l’origine des

maladies invasives chez l’enfant de moins de 15

ans en France (Année 1996)

Centre National de référence des Pneumocoques : rapport d’activité Année 1996 . P Geslin

Sérotypes/sérogroupes

20 %

Fréquence

18 %

16 %

14 %

12 %

10 %

8 %

6 %

4 %

2 %

0 %6 14 23 19 18 9 1 24 4 15 7 33 20 22

18,4 %

17,7 %

12,9 %

10,9 %

8,8 %

7,5 %

6,1 %

4,1 %3,4 %

2,7 %2,0 % 2,0 %

0,7 % 0,7 %

Résistance des pneumocoques

aux ß-lactamines en France • 1976 : 1ère souche résistante à l’érythromycine

• 1978 : 2 premières souches résistantes à la pénicilline

• Résistances à la pénicilline évoluent en deux périodes :

– 1978-1986 : incidence < 1%

– 1987-1996 : évolution exponentielle des PRP

Geslin P et al. Streptococcus pneumoniae: sérotypes, souches invasives et résistantes aux antibiotiques : situation actuelle en France. La Presse Médicale 1998 ; 27 suppl 4

Méningite : S.P invasifs de sensibilité diminuée en fonction du temps

50 %

45 %

40 %

35 %

30 %

25 %

20 %

15 %

10 %

5 %

0 %89 90 91 92 93 94 95 96

43% *

13,8 %

16,7%

6,3 %

5,7% 9,4%0%

0,9%

4,4%

3,2%

40%**

Carte d'Europe des résistances du pneumocoque.

3,1%

Respiratory pathogens ; assessing resistance patterns in Europe and the potential role of grepafloxacin as treatment patients with infections caused by these organisms. D. Felmingham J Antmicrob. Chemother 2000 45, Topic T2, 1-8; * Geslin P et al. Streptococcus pneumoniae: sérotypes, souches invasives et résistantes aux antibiotiques : situation actuelle en France. La Presse Médicale 1998 ; 27 suppl 4; ** Fenoll A, 1997

% de résistance à la Pénicilline en 1996

% de résistance aux Macrolide en 1997

Des taux records en France et en Espagne

45,9%

24,1%3,5%

31,1%6,5%

1,5%

4,6%

15,8%

2,2%

32,6%

Vaccins antipneumococciques

• Vaccin polysaccharidiques 23 valent : Pneumo 23®

• Vaccin conjugué heptavalent : Prévenar®

• Même problématique qu’avec Hib => nécessité de conjugaison pour protéger le nourrisson

Prevenar®Schéma de vaccination

• Nourrisson de moins de 6 mois – Primo vaccination 2 doses à 2 mois d ’intervalle : 2ème ,

et 4ème mois

– Rappel à 12 mois

• Nourrisson plus âgé et le jeune enfant

– 12-23 mois : 2 doses à 2 mois d’intervalle minimum

– 2 – 5 ans : 1 dose si sujet à risque

Black PIDJ 2001

Age-specific impact and serotypes

NCKP Study: 7-valent CRM197 pneumococcal vaccine

Autres effets potentiels

• ↓ Portage nasopharyngé• Immunité de troupeau (herd effect) :

↓ des infections chez l ’adulte

• ↓ Résistance aux antibiotiques• ↓ Prescriptions d ’antibiotiques • Remplacement des sérotypes -> sérotypes

non vaccinaux

Evolution des méningites à pneumocoques, Evolution des méningites à pneumocoques, chez les moins de 5 ans, Epibac France 1998-chez les moins de 5 ans, Epibac France 1998-

20052005

Evolution des méningites à pneumocoques, Evolution des méningites à pneumocoques, chez les moins de 5 ans, Epibac France 1998-chez les moins de 5 ans, Epibac France 1998-

20052005

Estimation de la couverture vaccinale chez les enfants de 12 mois en 2005 : 55 %

0

5

10

15

20

25

1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Nb

ca

s /

10

0 0

00

h.

0 - 11 mois

12 - 23 mois

24 - 59 mois

-36%

-43%

-7%

Recommandations vaccinations PCV7

Evolution des méningites à pneumocoques, Evolution des méningites à pneumocoques, chez les enfants de 0 à 11 mois, Epibac France 1998-chez les enfants de 0 à 11 mois, Epibac France 1998-

20052005

Evolution des méningites à pneumocoques, Evolution des méningites à pneumocoques, chez les enfants de 0 à 11 mois, Epibac France 1998-chez les enfants de 0 à 11 mois, Epibac France 1998-

20052005

* : % d’évolution de l’incidence en 2005 par rapport à 1998-2002

0

5

10

15

20

25

1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Nb

de

cas

/ 100

000

h.

0 à 4 m ois

5 à 11 m ois

Recom m andations vaccination par

PCV7

-50%*-9%*

Evolution des méningites à pneumocoques chez Evolution des méningites à pneumocoques chez l’enfant de plus de 5 ans et l’adulte, Epibac France l’enfant de plus de 5 ans et l’adulte, Epibac France

1998-20051998-2005

Evolution des méningites à pneumocoques chez Evolution des méningites à pneumocoques chez l’enfant de plus de 5 ans et l’adulte, Epibac France l’enfant de plus de 5 ans et l’adulte, Epibac France

1998-20051998-2005

* : % d’évolution de l’incidence en 2005 par rapport à 1998-2002

0,0

0,5

1,0

1,5

2,0

2,5

1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Nb

ca

s /

10

0 0

00

5 à 15 ans

16 à 64 ans

> 64 ans

+52%*

+30%*

-5%*

Endémie AgHBs

> 8% = Haute

2% - 8% = Intermediaire

< 2% = Basse

Distribution Geographique de la Prévalence de Hepatite B

Routes d'Infection du VHB

Groupe d'âge Route(s) d’Infection

Nné •périnatale (mère-enfant)

•Enfant à enfant•Injections à risque

Enfance

Adolescence/Adulte

•Contact sexuel•Toxicomanie intraveineuse•Injections à risque, tatouages

GPV/EPI 11 Apr 2023

Devenir de l ’infection par l’Hépatite B

Infection100 000Symptomatique

10 000Asymptomatique

90 000

Infection Chronique10 000

HépatiteFulminante

100

Décès

Cirrhose Carcinome450

Décès

Décès85

“Porteur sain”3000

EVOLUTION VERS LA CHRONICITE

APRES INFECTION PAR LE VHB

- ADULTES • Immunocompétents 8%-10%• Immunodéprimés 30%-40%• Hémodialysés, diabétiques 45%-60%

- ENFANTS • Nouveau-né 90%• 0-6 mois 70%• 7-12 mois 50%• 1-4 ans 30%

Impact de la vaccination HepB de routinesur l’incidence du carcinome hépatique chez

des enfants de 6-14 ans: Taiwan

0

0,2

0,4

0,6

0,8

1

1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994

Inci

den

ce/1

00,0

00

0

0,2

0,4

0,6

0,8

1

1,2

Mo

rtal

ité/

100,

000

Incidence de l'HCC Mortalité due à l'HCC

Routine Hepatitis B vaccinationprogramme débute en 1984

Source: Chang MH. NEJM 1997

Épidémiologie de l’hépatite B en France

• Baisse d ’incidence 1990-2006– 8500 cas symptomatiques / an -> 650 cas / an (2004-07)– Total : symptomatiques et asymptomatiques 30.000 -> 2500

• État actuel– 280.000 adultes HBS+ en 2004– >3 millions adultes infectés– 1300 décès imputable / an à l’hépatite B (hépatocarcinome++)

• Cas évités par les campagnes antérieures (dont vaccination enfants et ados entre 1994 et 1997)

– 20.000 infections nouvelles– 8000 hépatites aiguës– 800 hépatites chroniques– 40 hépatites fulminantes

Vaccin de l’Hépatite B

Disponible depuis 1981 AgHBs composant essentiel du vaccin: Permet

le développement d ’anticorps neutralisants à l ’AgHBs (anti-HBs)

Anti-HBs confère une protection contre l ’infection naturelle

Les préparations dérivées du plasma ou recombinées ont la même effectivité et sécurité

GPV/EPI 11 Apr 2023

Protection conférée par le Vaccin Hépatite B

Vaccin très immunogénique

Réponse d ’anticorps protecteurs > 95% chez les nourrissons, enfants, et adultes après 3 doses de vaccins

Vaccin offre une protection de longue durée contre l ’infection (peut-être pour la vie)

Relation entre la vaccination HBV et maladies démyélinisantes ?

3 Hypothèses possibles

1. Coïncidence: vaccination intensive

2. Triggering : effet gâchette

3. Relation causale vraie

Conclusions

– L ’explication la plus plausible est que la notification des cas de SEP après la vaccination HB est une coïncidence

– Un risque même très faible ne peut toutefois être exclu de même que l ’existence de populations avec une sensibilité spécifique. Impossible de démontrer une absence de corrélation

   

Incicence

par 100,000

NCKP, Californie Conditions 1 jour 1 sem 6 sem

Adolescentes Consultation urgente / asthme 2.7 18.8 81.3

 (>220.000) Consultation urgente / allergie 1.5 10.6 45.8

  Consultation urgente / diabète 0.4 2.9 12.8

  Hospitalisation / thyroïdite autoimmune 0.1 0.9 4

  Hospitalisation / mal. Inflamm. intestins 0.2 1 4.5

  Hospitalisation / Lupus éryth.disséminé 0.1 0.5 2

  Hospitalisation / sclérose en plaques 0 0.2 1

Jeunes adultes

Consultation urgente / asthme 3 21.2 91.5

 (>220.000) Consultation urgente / allergie 2.5 17.4 75.3

  Consultation urgente / diabète 0.6 3.9 17

  Hospitalisation / thyroïdite autoimmune 2.4 16.6 71.8

  Hospitalisation / mal inflammat. intestins 0.3 2 8.8

  Hospitalisation / Lupus éryth. disséminé 0.3 1.8 7.8

  Hospitalisation / sclérose en plaques 0.1 0.7 3

Risques d’association temporelle fortuite avec un placebo donné à 0, 1 et 6 mois

Siegrist CA et al, PIDJ Nov 2007

Recommandations vaccinales

• Vaccination systématique de tous les enfants avant 13 ans en privilégiant – la vaccination du nourrisson, – ainsi que la vaccination des groupes à risque (cf.

recommandations particulières).• La vaccination est recommandée à partir de

l’âge de 2 mois sauf pour les enfants nés de mère antigène HBs positif chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance, associée à l’administration d’immunoglobulines anti-HBs).

Schéma vaccinal

• Schéma vaccinal unique en trois injections, du type 0-1-6,

• Intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection

• Un schéma à trois doses rapprochées et une quatrième dose 1 an plus tard, peut être proposé lorsqu’une immunité doit être rapidement acquise (étudiants non vaccinés des filières médicales et paramédicales, départ imminent pour un séjour prolongé en zone de moyenne ou de forte endémie).

Prévention de l’hépatite B chez le nouveau-né de mère HBs positive

Vaccins viraux inactivés/atténués

Polio, Rougeole, Rubéole, Oreillons

Maladies strictement humaines

Eradication possible

Couverture vaccinale +++

La Rougeole en France : 1984-2000

0

100

200

300

400

500

600

700

800

900

1000

Nombre de cas annuels(extrapolés, x 1000)

Incidence (/100.000)

Données Sentiweb 8/3/01

Encéphalites aiguës et Panencéphalites sclérosantes subaiguës France 1980/1998

CIDEF Janvier 1999 Données SESI, URBB, RNSP

0

10

20

30

40

50

60

80 82 84 86 88 90 92 94 96 97 98

Encéphalites PESS Incidence rougeole/10.000

Évolution de l'incidence de la rougeole et de la proportion de cas âgés de 10 ans et plus

Source : Réseau Sentinelles – Inserm U444, 1988-2002

5200

020000400006000080000

100000120000140000160000180000

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

0

0,1

0,2

0,3

0,4

0,5

0,6

0,7

Incidence % cas > 10 ans

SourceSource : Ramsay M. et al. The epidemiology of measles in England and Wales : : Ramsay M. et al. The epidemiology of measles in England and Wales : rationale for the 1994 national vaccination campaign. Communicable Disease Report rationale for the 1994 national vaccination campaign. Communicable Disease Report 1994;4:R141-6.1994;4:R141-6.

Létalité de la rougeole selon l'âge

Données de notification anglaises1970-1988

0

20

40

60

80

100

< 1 an 1-4 ans 5-9 ans 10-14 ans15-24 ans>25 ans

Groupe d'âge

Taux p

our

100 0

00 c

as

80

Proportions de susceptibles à la rougeole en Franceen fonctionde l'âge et de la région (n=2469) - source : InVS / Aventis Pasteur

0

5

10

15

20

25

1 à 4 5 à 9 10 à 14 15 à 19 20 à 29 30 à 39Age

% s

éro

ga

tifs

Nord Sud

Rougeole : évolution de la couverture vaccinale

à 2, 4 et 6 ans, France 1981-2003

0%

20%

40%

60%

80%

100%

1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001

Année de naissance

CV à 6 ans

CV à 4 ans

CV à 2 ans

87 %94 %

Source : PMI, DREES

Efficacité du vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole

Rougeole Oreillons Rubéole

Eff. sérologique >95% >95% >95%

Eff. clinique 90-95% 75-85% 95%

Seuil d'immunité >95% 85-90% 80-85%

de groupe

Vaccins Rougeole

• Nature et composition :– Vaccins Vivants atténués – Souches Schwartz ou Edmonston– Monovalent : Rouvax® ; Trivalent : M-M-RvaxPro ®, Priorix ®

• Effets indésirables retardés : – entre le 5ème et le 12ème jour– Catarrhe, éruption, conjonctivite, – Fièvre (>39,5°C < 15%), convulsions fébriles (1/4M doses) =>

prévention systématique par les antipyrétiques

• Contre indications :– Grossesse, immunodépression congénitale ou acquise

84

La rougeole en Europe en 2007

• 12 132 cas de rougeole recensés pour la période 2006 - 2007

• Mais un nombre de cas qui masque de grandes disparités entre les pays : 85 % des cas diagnostiqués ont été

enregistrés dans cinq pays seulement : l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie et la Roumanie

En 2007, la Suisse et le Royaume-Uni comptent à eux 2 pour plus de la moitié des cas (27% et 26% respectivement)

Muscat.M for the EUVAC.NET Group : Measles in Europe: an epidemiological assessment : The Lancet 2009 Jan ; 373 : 383 - 389

85

Évolution entre 2006 & 2007, de l’incidence des cas indigènes de rougeole en Europe en fonction de la zone géographique

Muscat.M for the EUVAC.NET Group : Measles in Europe: an epidemiological assessment : The Lancet 2009 Jan ; 373 : 383 - 389

2006 2007

La rougeole en Suisse 1

86Courtoisie de Claire-Anne Siegrist

La rougeole en Suisse 2

• Plus de 3400 cas déclarés aux autorités de santé depuis 2006

• Une cinquantaine depuis le début 2009, – plus de 250 hospitalisations – 500 complications, dont 143 pneumonies et 8 encéphalites.– Un décès par encéphalite aiguë rougeoleuse : jeune fille

Française de 12 ans, non vaccinée• La maladie a touché presque exclusivement (93 %)

des personnes non vaccinées. • La couverture vaccinale des jeunes enfants est

actuellement de 86% pour l'ensemble du pays• Corrélation étroite incidence et couverture vaccinale

faible

http://www.bag.admin.ch/aktuell/00718/01220/index.html?lang=fr&msg-id=25194

Situation épidémique de rougeole en France au 21 janvier 2009

http://www.invs.sante.fr/surveillance/rougeole/donnees/donnees_290109.htm

566 cas déclarés(données provisoires)âge médian 11 ans

(extrêmes : 3 mois – 56 ans)

Plan d’élimination de la Rougeole2005-2010

• Vaccins Vivants atténués trivalents ; ROR-vax, Priorix

• Schéma vaccinal : 2 injections avant 2 ans– Première dose à 12 mois– Seconde dose entre 13 et 24 mois

• Collectivités (crêches) 1ère dose ROR à 9 mois• Rattrapage des non vaccinés autour d’un cas jusqu’à

25 ans• Confirmation sérologique des cas

http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/rougeole/plan_elimination_rougeole.pdf

90

Vaccination Rougeole Oreillons Rubéoleen Europe : gratuité et double dose

Dated'introduction

du vaccin

Gratuité duvaccin

Rougeole,Rubéole,Oreillons

Seconde doserecmmandée

Taux decouverturevaccinale

Nombre * decas déclarésde rougeole

(pour 100.000)

Finlande 1975 Oui Oui (depuis 1982) 98 % Moins de 1Suède 1971 Oui Oui (depuis 1982) 97 % Moins de 1Pays-Bas 1976 Oui Oui (depuis 1987) 94 % 0,4 à 3Angleterre 1968 Oui Oui (Depuis 1987) 92 % 20 à 25Danemark 1987 Oui Oui (depuis 1996) 88 % 0,4 à 3Allemagne RDA : 1970

RFA : 1975Oui Oui (depuis 1991) Non

disponibleNon sujet àdéclaration

France 1966 Dèssept. 99**

Oui (depuis 1997) 84 % 75 à 300

Italie 1979 Variableselon

régions

Non 56 % 10 à 120

Source : Dossier CFES 09/00

* par an, depuis 1990 ** selon les conditions définies par l'assurance maladie

Vaccination rubéole

Objectifs de la vaccination

Elimination de la rubéole par la vaccination des garçons et des filles

Suppression de la rubéole congénitale

Objectif prioritaire pour l’OMS-Europe

Rubéole congénitale

Fréquence de l'atteinte : 90% avant la 10è sem.10-20% à la 16è sem.

Embryopathie: = handicapretard mentalatteinte oculaire: cataracte, rétinite, glaucomesurditécardiopathie: persistance canal artériel,

sténose artère pulmonaire, …hypotrophie

Foetopathie, prématurité, avortement…

Incidence des infections rubéoleuses durant la grossesse et des rubéoles congénitales en France

http://www.invs.sante.fr/beh/2008/14_15/beh_14_15_2008.pdf

Vaccin rubéole

• VACCIN ATTÉNUÉ: – vaccin vivant lyophilisé, injectable (SC ou IM)– souche Wistar RA-27/3 M (USA 1965)– pas de transmission à l'entourage

• PRÉSENTATION:– monovalent (Rudivax),– bivalent (Rudi-Rouvax)– trivalent (ROR-vax, Priorix)

Vaccin rubéole

• EFFICACITÉ:– 99,5% de séroconversion avec le vaccine triple R-

O-R en 3 à 4 semaines)– durée : 98% de protection à 6-10 ans

• TOLÉRANCE : – bonne, arthralgies, adénopathies, thrombopénie

• CONTRE-INDICATIONS :– grossesse et immunodéprimé– pas d'ITG si vaccination accidentelle en début de

grossesse– Traitement par immunoglobulines < 3 mois

(inefficacité)

Les oreillons en France : 1985-2000

0

100

200

300

400

500

600

700

800

900

1000

Nombre de cas annuels(extrapolés, x 1000)

Incidence (/100.000)

Données Sentiweb 8/3/01

Vaccin oreillons

OBJECTIFS DE LA VACCINATION:• protection des enfants et des adultes• complications: méningite, surdité et orchite

SOUCHES VACCINALES:• Jeryl-Lynn (1967) - RIT 4385

SCHEMA • calqué sur le calendrier Rougeole

Vaccin oreillons

EFFICACITÉ : excellente, 98,8% de séroconversion avec le vaccin combiné R-O-R

TOLÉRANCE :

– parotidite entre J10 et J20

– méningite vaccinale bénigne entre J15 et J30

• Urabe 1/60 000

• Jeryl-Lynn 1/1 million

CONTRE-INDICATIONS : grossesse et immunodéprimé

Tuberculose dans le monde:Importance du problème

• Selon l ’OMS– Deux milliards de personnes infectées– 9 millions de nouveaux cas par an– 3 millions de décès par an

• Tendance évolutive– à la baisse dans les pays industrialisés– à la hausse dans les pays pauvres y compris d ’Europe de

l ’Est

N. Guérin, DIU Vaccinologie Paris 2002

100

                                                                                                                                                                                       

                                                                                    

Tuberculose dans le monde

Taux d’incidence estimé en 2003

Source: http://www.who.int/tb/publications/global_report/2005/results/en/index.html