Vivre Aujourd'hui OPH Ariège 72

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Le magazine des locataires de l'OPH Ariège

Transcript of Vivre Aujourd'hui OPH Ariège 72

  • Toutes les douceursde lhiver

    le magazine de lhabitat social

    Office Public de lhabitat de lArige

    aujourdhuiVivre dcembre - avril 2013 - n72

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013

    ditosOmmAire

    ISSN : 1240-9626

    Magazine conu et ralis par ageel www.ageel.fr - 05 61 14 78 31Photo de couverture : Duris Guillaume - Fotolia.comImprim par Pure Impression, sur papier issu de forts durablement gres.

    et que faisons-nous de vos courriers ?

    Tous les courriers adresss par les locataires Vivre aujourdhui sont pris en compte et nous essayons autant que faire ce peut de donner une suite vos sollicitations : article rdig sur un sujet mis en exergue dans vos courriers, information relaye, talent prsent,

    ContactsLe magazine de lhabitat social Vivre aujourdhui est dit par lassociation Vivre Aujourdhui104 avenue Jean-Rieux - 31500 Toulousetl. : 05 61 36 07 60 - fax. : 05 61 36 07 61e-mail : [email protected] regroupe :

    OPH de lArige - 23 bis av. de Ferrires BP 39 - 09002 Foix Cedex - tl. : 05 61 02 30 00

    OPH de Decazeville - 20 av. Marujouls 12300 Decazeville - tl. : 05 65 43 15 49

    OPH de Millau et sa rgion23 ter boulevard de la Capelle - BP 452 - 12104 Millau Cedex - tl. : 05 65 61 50 70

    Sud Massif Central Habitat - 55 boulevard de Verdun - 12400 Saint-Affrique - tl. : 05 65 49 20 00

    OPH de Haute-Garonne - 75 rue Saint-Jean - BP 63102 - 31131 Balma Cedextl. : 05 62 73 56 00

    Colomiers Habitat - 8 alle du LauraguaisBP 70131 - 31772 Colomiers Cedextl. : 0811 567 567

    La Cit Jardins - 18 rue de Guyenne31702 Blagnac Cedex - tl. : 05 61 71 79 19

    Socit Franaise dHabitations conomiques (S.F.H.E) - 5 av. Marcel-Dassault Tersud, Bt. B - 31500 Toulouse - tl. : 05 61 24 77 21

    OPH de Rodez - 14 rue de lEmbergue BP 217- 12000 Rodez - tl. : 05 65 77 14 40

    PATRIMOINE SA5 place de la pergola, 31077 Toulouse Cdex 04 tl. : 05 61 36 26 00

    Le Nouveau Logis Mridional2 place de la Lgion-dHonneur - BP 35865 - 31506 TOULOUSE Cedex 5 - tl. : 0 810 200 350

    SA des CHALETS - 29 boulevard Gabriel-Koenigs - BP 23148 - 31027 Toulouse cedex 3 - 05 62 13 25 25

    Bientt les Ftes de fin danne ! Et votre magazine vous propose de clbrer un anniver-saire, celui des offices publics de lhabitat, dernier-ns des oprateurs HLM, ns en 1912. Ils ont donc 100 ans. Dans la rubrique Pratique, Vivre aujourdhui vous donne quelques astuces et recettes pour fter Nol chez soi. Parce que la priode de fin danne peut aussi tre celle du bruit, nous attirons votre attention dans un article consacr ce sujet.En cette saison hivernale, Vivre aujourdhui vous invite chausser vos crampons pour partir dormir en altitude. Enfin, le talent des locataires HLM, avec une ouvreuse dimaginaires en la personne de Brigitte Pelucchini.

    Trs bonnes ftes de fin danne.

    sabine Veniel-Le NavennecDirectrice de la Publication

    2013

    Meilleurs vux

    vnement p.3Semaine nationale des Hlm, la mobilisation continue

    Dossier p.4-6Il y a 100 ans naissaient les offices Hlm

    repres p.7-10Nouveaux programmes locatifs, travaux et rnovation, charte de bon voisinage... a bouge du ct de votre organisme.

    Pratique p.11Fter Nol chez soi, grands effets pour petit budget

    ensemble p.12-13Le bruit, si on en parlait

    vasion p.14-15Mon beau refuge

    Talent p.16Brigitte Pelucchini, ouvreuse dimaginaires

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013 3vnement

    S

    hutt

    erst

    ock

    Il sagira de La Semaine natio-nale des Hlm . Lambition profonde de cet vnement est de contribuer une meilleure connaissance du secteur Hlm auprs de tous les publics. Cette initiative indite vise porter chaque anne au-devant de la scne la ques-tion du logement pour tous et valo-riser le rle fondamental, les ralisa-tions et les engagements du logement social au service de nos concitoyens. La Semaine des Hlm sarticulera autour dun vaste ensemble danimations et de rencontres locales organises par les organismes Hlm sur lensemble des ter-ritoires et une action porte en propre par lUnion sociale pour lhabitat qui assurera, par ailleurs, la coordination et la mdiatisation globales du dispositif.

    semaine nationale des HlmLa mobilisation a commenc !Du 8 au 16 juin 2013, les organismes Hlm vont organiser une grande opration nationale de valo-risation du logement social, de leur rle, de leurs missions et de leurs actions au service de la socit dans son ensemble.

    Habiter mieux, bien vivre ensemble

    Habiter mieux, bien vivre en-semble sera le thme de cette pre-mire dition a pour objectif dillustrer concrtement la double promesse des Hlm envers leurs rsidents et la socit toute entire : habiter mieux : cest permettre chacun dhabiter un logement de qua-lit, respectueux de lenvironnement, prix modr ; bien vivre ensemble : cest donner voir les valeurs du respect et de la rciprocit, cest valoriser lattention de tous les acteurs pour prserver et favoriser la qualit de vie au quotidien.

    Tous les bailleurs et leurs associa-tions rgionales sont invits prendre part ce moment privilgi dchange et dinformation. Tout comme vous !

    > De plus amples informations seront publies dans le prochain numro de Vivre aujourdhui paratre en mai 2013.

    90 %des Franais jugent

    les Hlm indispensables

    (source : Baromtre dimage du logement social - vague 2

    12/04/2012 par TNS Sofres)

    VNemeNT

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013

    DOssier

    Dossier4

    1894-1939 // Les bases lgislatives

    En 1894, la loi Siegfried encourage la cration dorganismes dhabitations bon march, cest la loi Bonnevay qui ouvre vritablement la voie la cration doffices HBM par les collectivits territoriales. En 1928, la loi Loucheur consacre lintervention de ltat dans le logement social.

    Les annes 50 // La reconstruction

    La France daprs-guerre a un besoin urgent de logements. Les HBM deviennent les Hlm (Habitations loyer modr). lhiver 54, lappel de lAbb Pierre linsurrection de bont marque les esprits. Ltat sengage intensifier la construction, notamment de logements de premire ncessit.

    Les annes 60 // Les grands ensembles

    La construction continue un rythme effrn. Ltat lance une srie de concours pour construire plus vite et moins cher des programmes de logements dmesurs. Les ZUP (zones urbaniser en priorit), sont cres en 1958. En 15 ans, 220 ZUP offrant 2,2 millions de logements seront ralises.

    Le 23 dcembre 1912, en rponse au mal-logement et la surpopulation urbaine, la loi Bonnevay crait les offices publics dHBm (Habitat bon march). Cest le dbut de lhistoire dun logement social planifi par ltat et les collectivits territoriales. Aujourdhui, plus de 800 organismes dHlm aux statuts diffrents sont issus de cette loi centenaire.

    Laurent Bonnevay, dput et s-nateur du Rhne, ne se doutait srement pas que la loi quil fit voter par le Parlement en 1912 consti-tuerait le socle sur lequel sest bti cent ans dhistoire des Offices publics Hlm, et du logement social franais. Et pourtant...

    Le contexteEn cette veille de premire guerre

    mondiale, les villes explosent, la po-

    pulation urbaine est passe de 12 18 millions entre 1875 et 1914 et les trs nombreux logements insalubres causent beaucoup de dcs, notam-ment par la tuberculose. Cest le souci de lhygine et le besoin de protger les familles qui nourrit la rflexion sur le logement social. Lide nest pas dnue darrires-penses politiques : loger mieux et rendre louvrier propri-taire signifie aussi faire taire les reven-dications sociales. Ainsi les industriels

    ont-ils t parmi les premiers imagi-ner des cits ouvrires pour loger leur main-duvre proximit des usines.

    Les prmices des HBmEn 1889, le dput maire du Havre

    Jules Siegfried fonde la Socit Fran-aise des habitations bon march, les HBM. Il avait fait voter en 1894 une premire loi sur les HBM qui favorise la cration dorganismes privs de construction en leur accordant des

    il y a 100 ans naissaient les offices Hlm

    Rsidence Le Vinci Rodez

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013 5Dossier

    F

    oto

    lia.c

    om

    1995 2012 // Le temps de lajustement

    En 1998, la loi contre les exclusions rforme le systme des attributions des logements sociaux et pose le principe dune mixit sociale. En 2000, la loi SRU pose comme objectif 20 % de logement sociaux dans les villes situes dans des agglomrations de plus de 50 000 habitants et renforce la comptence des organismes HLM en matire daccession la proprit. En 2007, le droit au logement opposable garantit un droit un logement dcent et indpendant toute personne rsidant sur le territoire franais. En 2013, on attend encore de nouvelles volutions

    1975-1995 // La politique de la ville

    Lurbanisme des tours et grands ensembles montre ses limites. En 1975, le livre blanc Hlm revendique la qualit de lhabitat pour tous. Cest le dbut de la politique de la ville et la fin des ZUP. En 1982, la loi Quilliot pose le principe dun droit fondamental lhabitat et redfinit les droits et devoirs entre locataires et bailleurs. La loi Besson de 1990 viendra renforcer larsenal dun droit au logement.

    Et lEs autrEs organismEs Hlm ?Si lon a lhabitude de clbrer 1912 comme lanne anniversaire de la cration des Offices publics dHLM, aujourdhui devenus Offices Publics dHabitat (OPH), dautres initiatives sont apparues ds le milieu du XIXe sicle en France. Compltant la loi Sieg-fried de 1894, la loi Strauss cr en 1906 les Socits coopra-tives dHBM et rend possible le financement des logements bon march par les collectivits terri-toriales. Ces coopratives se sp-cialisent demble dans lacces-sion la petite proprit pour les ouvriers et salaris modestes. Elles sont les premires se structurer en fdration en 1908. Aujourdhui, on en dnombre 160 en France. En 1908 toujours, la loi Ribot instaure un nouvel organisme HBM : les Socits Rgionales de Crdit Immobilier dont la premire est cre Arras en 1908. Les anctres de nos actuelles ESH.

    Rsidence Bellevue Decazeville

    Rsidence Al Ferats Blagnac

    Rsidence La Closerie Bagatelle (Toulouse)

    Rsidence tudiante Auzeville-Tolosane

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013

    Rsidence des Cteaux Sud

    Ramonville

    Dossier6

    D

    RDOssier

    avantages fiscaux. Un premier pas im-portant qui sera complt par les lois Strauss et Ribot (lire encadr page pr-cedente). La constitution, ds la fin du XIXe sicle, de syndicats de locataires et la naissance en 1910 de lUnion Syndicale des locataires ouvriers et employs vont renforcer la pression sur les hommes politiques pour agir en faveur de lhabitat. Le terme droit au logement fait son apparition.

    La loi BonnevayLa loi est vote lunanimit par

    la Chambre et le Snat en 1912 et vient complter les lois prcdentes. Pourquoi est-elle si importante ? Parce

    quelle donne une mission de service public aux logements sociaux en crant les offices publics dHBM, anctres des OPH daujourdhui. Ces organismes peuvent dsormais bnficier de prts de ltat taux prfrentiels. Grce ces tablissements publics autonomes les communes - et dans une moindre mesure les dpartements - peuvent construire et amnager des immeubles, crer des cits-jardins et assainir des immeubles anciens.

    Les effetsLe premier office HBM est cr

    La Rochelle en 1913. Mais la premire guerre mondiale vient freiner llan.

    Rsidence Noncesses Balma

    Dans les annes 20 la crise du logement svit de plus belle. En 1923, il manque 500 000 logements et 31 % des loge-ments sont surpeupls. Les lois Sar-raut et surtout Loucheur (1928) tentent de rpondre la crise par une politique volontariste du logement social. Dsor-mais, ltat sengage financirement auprs des organismes HBM. Grce tout cet arsenal juridique, la France a ainsi ralis 300 000 habitatations bon march jusquen 1939. Un premier pas significatif avant la grande frnsie de construction des annes 50 si bien quaujourdhui les quelque 800 orga-nismes HLM mettent disposition 4,5 millions de logements sociaux.

    Qui tait laurEnt BonnEvay ?Avocat au barreau de Lyon, Laurent Bonnevay sest engag en politique 21 ans, dans les rangs de la droite rpublicaine. Il fut dput et snateur du Rhne sans interruption de 1902 1940 et Garde des Sceaux en 1921 sous le cabinet Briant. Dfenseur de la cause sociale, son nom est rest la postrit pour sa proposition de loi sur la cration des HBM vote en 1912. Laurent Bonnevay crera dailleurs lui-mme, en 1920, lOffice Public dHBM du dpartement du Rhne. En 1924, ses 107 premiers logements sociaux sortent de terre Tarare, puis Lyon et sa priphrie et jusqu Villefranche-sur-Sane. Aujourdhui ce mme OPAC du Rhne loge plus de 90 000 locataires sur un patrimoine constitu de 42 000 logements ! En 1940, il compta parmi les 80 parlementaires qui refu-srent de voter les pleins pouvoirs au Marchal Ptain en 1940.

  • rePres

    Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013 repres 7

    ditoLe mot du Prsident

    Rpondre aux besoins de foyers qui de toute vidence sappauvrissent et se prcarisent,

    Le faire en ne cdant rien sur nos exigences de qualit, que ce soit dans la construction neuve, dans la rhabili-tation ou dans la gestion de notre parc,

    Faire face une aggravation de la vacance que lon rencontre certes principalement dans les zones go-graphiques du dpartement conomi-quement sinistres (Pays dOlmes et Haute Arige), mais aussi depuis peu dans certains quartiers de villes comme Foix et Pamiers o la demande, sans tre extrmement pressante, reste tou-tefois encore prsente,

    Tels sont les difficiles enjeux aux-quels est aujourdhui confront lOPH de lArige dans un contexte de crise conomique et de rarfaction de largent public.

    Cest dire la difficult de la tche qui nous attend,

    Cest dire aussi la vigilance que nous devons continuer porter une gestion rigoureuse et performante de notre organisme,

    Cest dire enfin limportance que revt notre partenariat avec lensemble des acteurs de lHabitat et notamment

    avec ltat, le Dpartement et les col-lectivits locales.

    Malgr cet environnement parti-culirement tendu, nous avons pu, jusqu ce jour, atteindre et maintenir les objectifs affichs dans notre Plan Stratgique de Patrimoine, sans tou-tefois pouvoir faire lconomie dune hausse modre de nos loyers qui, en 2013, reprsentera une augmentation moyenne globale de 1,61 %, infrieure nos prvisions et lvolution (+2.15 %) de lIndice de Rvision des loyers .

    Ainsi, au cours de lanne 2012, 71 logements nouveaux ont t mis en location (52 appartements Pamiers sur lemprise de lancienne gendar-merie et 19 pavillons sur la Com-mune de montoulieu).

    Dans le mme temps 18 logements des immeubles Balana et Saba-ter Lavelanet, ainsi que les 25 appar-tements de la rsidence les Isards Auzat ont bnfici dune rhabilitation thermique.

    Ds le dbut de 2013, 9 pavillons de type 4 seront mis en location Lorp, dans la continuit de lopration rali-se sur le Prat de las Crabos , tandis que les 19 appartements de la mai-son relais de Lavelanet devraient

    tre livrs leur gestionnaire la Croix Rouge Franaise dans le courant du 2e trimestre pour une mise en location prvue au mois de juin prochain.

    Tout en poursuivant notre pro-gramme de rnovation et damlioration de notre patrimoine, ce sont enfin 42 autres logements neufs qui devraient tre trs prochainement mis en chan-tier (4 appartements montgut-Plantaurel, 24 pavillons saint-Jean du Falga et 14 maisons individuelles Amplaing, commune de mercus).

    Ainsi, malgr la situation cono-mique dlicate, lOffice Public de lHa-bitat de lArige continue et continuera tout mettre en uvre pour prser-ver, amliorer et dvelopper son Patri-moine, pour rpondre aux attentes de ses locataires et permettre tous ceux qui sont en recherche de logements, de trouver se loger pour un loyer corres-pondant leurs ressources. laube de cette nouvelle anne qui, je lespre, verra vos souhaits les plus chers se raliser, je vous adresse tous mes meilleurs vux de Sant, de Bonheur et de Russite.

    roger siCrePrsident de lOPH de lArige

    Le prsident, les administrateurs, le directeur gnral et leurs collaborateurs vous souhaitent dexcellentes ftes de fin danne et vous prsentent leurs meilleurs vux pour 2013.

  • rePres

    Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013repres8

    Le sireret est le fruit dune riche collaboration entre collectivits territoriales et acteurs du logement social. elle participe la construction dune nouvelle conception de lurbanisme.

    lE cot dE cEttE oprationslvE prs dE 3.000.000 Au plan financier, elle a bnfici : des aides de letat (TVA taux rduit, exonration de la TFPB, subvention de 67 000 soit environ 2 % du cot total) ; des aides de la Commune (8 000 /logement, 5 % du cot total) ; dune subvention du dpartement hauteur de la participation de la commune (8 000 /logement soit environ 5 % du cot total) ; dune subvention accorde par le CiLeO au titre du 1 % patronal (74 000 soit environ 3 % du cot total) et dun enga-gement de lOffice hauteur de 380 000 (20 000 /logement soit environ 13 % du cot total).

    Le projet du Sireret sinscrit dans le cadre de la politique de recon-qute des centre-bourgs. Il com-prend, la construction de 19 pavillons locatifs loyers abordables, la cra-tion par la Commune, en bordure de la rsidence, de la place de village qui a bnfici de laide du Dpartement.

    Cette opration a ncessit, ds 2008, de procder au relogement au sein du patrimoine de lOffice des lo-cataires qui occupaient encore les an-ciens baraquements de harkis devenus obsoltes et prcaires. Elle sest pour-suivie en 2010 par la dmolition de ces habitations. Enfin, elle sest termine en 2012 par la mise en location des 19 pa-villons dont 4 logements amnags pour des personnes mobilit rduite (2 T3, 15 T4, 2 T5 - 6 PLAI, 13 PLUS).

    Dans un esprit de dveloppement durable cette opration a t ralise dans le souci dconomiser le foncier - la densit des constructions repr-sente 20 logements / ha - et de limiter les consommations nergtiques en privilgiant le recours aux nergies re-nouvelables (recherche de lexposition climatique optimale des maisons, isola-tion renforce, production deau chaude solaire, installation de pole bois et de VMC double flux), les logements bn-ficient dune certification Trs Haute Performance Energtique (THPE) pour une consommation thorique estime 85 Kwh/m/an. Enfin, tous les acteurs ont eu cur de prserver lenvironne-ment et le cadre de vie.

    LArchitecte de ce projet, M. MARTI, a accord une importance particu-lire aux espaces publics et de vie collective.

    Ainsi, en plus de la place de vil-lage, une placette centrale conviviale et arbore intgrant une petite halle a permis la conservation et la mise en va-leur de la stle rige en hommage aux Harkis. La petite prairie de 2 000 m existante en bordure de la voie dpar-tementale na pas t urbanise. Tout en conservant les arbres et les haies existants, elle a permis daccueillir sur la moiti environ de sa superficie le dis-positif dassainissement autonome de nos 19 logements.

    Le Sireret Ginabat19 pavillons nouvelle gnration

    La Gazette arigeoise

    du 23 novembre 201

    2

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013 repres 9

    En 1999, un rapport de la Socotec confirme que les dfauts consta-ts lancien LEP peuvent entra-ner un affaissement ou un effondrement des planchers. La Rgion prend alors la dcision de fermer ltablissement et de construire un nouveau Lyce Pro-fessionnel Ferrires, toute proche. En juin 2003, lEtat propritaire des lieux dcide par ailleur de mettre lancien LEP aux enchres en Prfecture dArige. Seule une association, - fortement sec-taire - se porte acqureur de ces bti-ments quelle envisage de conserver et dutiliser en ltat !

    La gnseDe son ct, lOPH de lArige, pour

    tenter de rpondre la demande loca-tive non satisfaite sur Foix, tudie la pos-sibilit de construire la place du LEP des logements sociaux. Dans son rap-port remis la ville de Foix en juin 2006, la faisabilit du projet est mise mal cause du cot induit par la dmolition des btiments et de la topographie du terrain. LOffice conclue quil ne peut en ltat actuel du dossier faire la moindre offre dachat. La municipalit prend acte du rapport de lOffice et dcide de tout faire pour mener bien ce dossier. Dans un premier temps, le conseil municipal

    prempte le btiment. Ensuite, tous les parte-naires publics (lEtat qui avait construit lancien LEP en 1961, la Rgion qui en avait rcupr la gestion dans le cadre des premires lois de dcentrali-sation, mais aussi le Dpartement et la Commune) accepte dunir leurs moyens pour permettre la construction de loge-ments sociaux sur ce site.

    lissue dun concours darchitec-ture, le jury auquel lOffice a tenu as-socier les lus de Foix - dont le regrett Maire, Jean-Nol Fondre - confie en juillet 2004 la matrise duvre de ce projet lquipe W-Architecture (dont M. Raphal Voinchet est le mandataire).

    Des difficultsLe projet est difficile. Les dmolitions

    sont complexes effectuer avec notam-ment des oprations de dsamiantage. Les sols sont de trs mauvaise qualit. Le LEP est en zone sismique. De nom-breuses expertises et contre-expertises, notamment gotechniques, sont nces-saires, entranant de nouvelles charges et de nouvelles adaptations du projet ainsi que des conditions de son finan-cement. Mais finalement 38 logements sont livrs en aot 2009.

    Ancien L.e.p. de FoixUn peu dhistoireLarchitecture de lancien LeP Jean-Durroux a suscit la polmique Foix. Pourtant, cette rali-sation a t souvent cite en exemple et prime lextrieur du dpartement. saga.

    D

    R

    En cHiffrEs38 logements raliss22 Type 2 de 54 m de surface habi-table, 16 Type 3 de 77 m de surface habitable

    2 385 mde surface habitable totale

    25 places privatives de parking en s/sol & 13 places privatives en surface

    Cout total ttC 5 160 667

    unE concEption arcHitEcturalE souvEnt primEEDcembre 2009 : nomme au prix de la 1re uvre du Prix darchi-tecture 2009 du moniteur (cf. N 193 s du mONiTeUr ArCHiTeC-TUre intitul 2009 : une anne dArchitecture )

    Fvrier 2010 : cite dans le mONiTeUr des travaux publics et des btiments dans un article consacr aux Nouveaux visages du Logement social (Cf. N 5543 du 19 fvrier 2010)

    Septembre 2011 : juge exem-plaire et retenue pour figurer dans lexposition itinrante organise par le CAUe 13

    Mars 2012 : prsente lexposi-tion Vers De NOUVeAUX LOGe-meNTs sOCiAUX 2 qui se tenait la Cit de lArchitecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot,

    20 octobre 2012 : laurate du prix Grand Public loccasion de 24 heures darchitecture strasbourg, lagence W-Architec-tures sest vue dcerner le prix Grand Public dans la catgorie Habitat Collectif pour lopra-tion de lancien LeP de Foix.

    Vue du L.E.P. avant dmolition DR

    D

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  • rePres

    Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013repres10

    Depuis plusieurs annes dj, lOPH de lArige fait tat des difficults quil rencontre pour rem-plir les objectifs fixs par la la loi srU et loger les populations modestes et dfavorises dans la mixit sociale. mais...

    dEscriptifdE lopration19 logements (1 T1 Bis & 18 Type 1) pour une surface totale de 438,36 m23,07 m de surface moyenne par logement ;109,04 m sont rservs la vie collective ;24,05 m sont destins ladminis-tratif (2 bureaux) ;52,76 m despaces techniques ;624,21 m de surface totale pour cette ralisation.

    en plus dun appauvrisse-ment toujours plus important de ses locataires, lOPH de

    lArige doit trouver des solutions pour laccueil de personnes dont la situation sociale, psychologique, voire parfois psychiatrique, gnre de plus en plus frquemment des problmes compor-tementaux qui rendent la cohabitation difficile, voire conflictuelle, avec les autres locataires, qui vont souvent de pair avec une aggravation des dgra-dations des logements ou des groupes dhabitations et qui confrent trs vite une image ngative certains quartiers.

    Cest pourquoi lOPH de lArige propose aux collectivits locales qui le souhaitent, daider & de participer la construction de Maisons relais ou de rsidences sociale destines laccueil des plus dfavoriss.

    Convaincu de la ncessit de rali-ser un tablissement de ce type dans chacune des principales villes du d-partement, lOPH : se flicite des relations quil a nou

    avec la Croix Rouge Franaise qui souhaitait dvelopper une offre al-

    ternative de logement social et qui apporte son exprience dans ce do-maine,

    se satisfait de la ralisation de cette premire Pension de Famille en Arige,

    souligne la volont et lappui appor-ts par la Commune de Lavelanet,

    apprcie la participation financire du CILEO (autrefois CIL de lArige),

    remercie lEtat et le Conseil Gn-ral de lArige du soutien quils ap-portent la construction de ces ta-blissements destins laccueil des plus dfavoriss.

    Du concret !Aprs une phase de recherche de

    terrains et dtude de faisabilit, il a t finalement dcid de construire la maison relais sur lunit foncire conti-gu au Foyer Soleil Rsidence Jean Miquel .Janvier 2011 : lOPH acquiert les an-ciens immeubles contigus la rsi-dence Jean Miquel sur lesquels doit tre ralise la maison relais aprs leur dmolition

    premire maison relais Lavelanet

    D

    R

    mai 2011 : engagement de la Croix Rouge de grer la Maison relais sous rserve de loctroi des financements de la DDCSPP pour son fonctionnementJuin 2011 : remise avant Projet dfinitifOctobre 2011 : attribution march En-treprises mai 2012 : ordre de service Juin 2013 : Livraison prvue.

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013

    Pour le repas, il est facile de sur-prendre ses invits en sublimant des produits du quotidien. Cela vite dacheter foie gras, chapon et autres mets coteux. Par exemple, la rencontre dune bote de sardines et de carrs de fromage frais donne naissance de dlicieuses rillettes de poisson. Pour le dessert, la bche est galement facile raliser. Il suffit de prparer un gteau roul, de le couvrir dune crme (au chocolat, aux fruits, etc.) et de le dcorer. Recouverte de sucre glace ou dun glaage avec laide de quelques feuilles de glatine ou dagar-agar, par-seme de sujets en pte damande ou de perles de sucre colores, la bche maison na rien envier celles des grands ptissiers.

    Vive le fait-maisonDes branchages bombs de peinture

    dore donnent un air de fte la mai-son. Des boules de Nol suspendues

    de beaux rubans habillent les fentres. Une jolie nappe blanche, des photo-phores, des boules de nol poses ici et l subliment la table et la vaisselle de tous les jours. Une serviette en papier joliment plie apporte la touche finale. Des dcorations en pte sel ou en papier faon origami, ralises avec les enfants et le sapin est dcor ! Enfin, des oranges piques de clous de girofle et poses prs des radiateurs, parfu-ment dlicieusement la maison.

    Ct cadeaux, surfez sur la vague du fait-maison, cest une aubaine pour les budgets serrs. De nombreux livres re-gorgent dides simples et dlicieuses. Sucre aromatis la violette, sel pic, petits gteaux, pte de coing et autres truffes, les gourmands seront combls. Emballes mticuleusement dans de jo-lis papiers et botes, ces petites surprises impressionneront vos invits. Attention, le risque est que vos invits y prennent got et reviennent lanne prochaine !

    Cette anne, cest dcid, vous ftez Nol la maison. Dcoration, petites surprises pour les invits, menu de ftes, voici quelques astuces pour viter de se ruiner tout en produisant un maximum deffets.

    Fter Nol chez soi, grands effets pour petit budget

    S

    hutt

    erst

    ock

    offrir,lEs pEtits Biscuits dE nolMlangez 250 g de farine, 125 g de beurre (sal de prfrence), 100 g de sucre et 1 oeuf. Faites une boule et laissez reposer 1 heure au frais. Prchauffez le four 180 C (th. 6). talez la pte (pas trop finement), dcoupez les biscuits laide demporte-pices (ou dun verre). Disposez-les sur une plaque recouverte de papier sulfuris et enfournez 5 6 mn, jusqu ce quils soient lgrement dors. Conservez-les dans une bote en fer avant de les offrir ou suspendez-les au sapin laide dun petit ruban color.

    ensemble 11

    PrATiqUe

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    eNsemBLe

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    Des petits gestes pour la tranquillit

    Si on voque souvent le tapage nocturne aprs 22h et les bruits de fte qui empchent de dormir, les nui-sances diurnes existent aussi. Passer laspirateur, se consacrer des travaux de rnovation ou couter la tlvision un peu fort... Autant de gestes en ap-parence anodins qui peuvent gner les

    locataires de lautre ct de la cloison. Il suffit parfois de quelques adapta-tions pour soulager ces bruits du quoti-dien : rgler le volume de la tl et de la hifi un peu moins haut, passer laspira-teur aux heures qui ne drangent pas, poser des patins sous les chaises et les tables, enlever ses chaussures en en-trant chez soi, ou sortir le chien lorsquil aboie. Du bon sens, en somme !

    en logement collectif, le bruit est le facteur n1 des problmes de voisinage. De jour comme de nuit, les nuisances sonores gnrent stress et conflits. elles ne sont pourtant pas une fatalit, pourvu quon sache dialoguer avec ses voisins.

    exprimer sa gneSi le bruit drange, le pire serait de

    ruminer chez soi. Dans 75% des cas, aller sonner directement chez le voisin qui fait du bruit permet de rgler rapi-dement le problme , explique Paul Vals, agent de proximit pour lOPH31. Cest videmment plus efficace, en for-mulant sa demande calmement sans agressivit. Parfois les gens ne se

    Le bruit,si on en parlait

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013 ensemble 13

    Le bruit,si on en parlait re, ou mme inviter ses voisins, sont autant de moyens dviter les plaintes.recourir un tiers

    Dans la plupart des rsidences, des gardiens, des agents de proximit ou des mdiateurs sont l pour jouer les intermdiaires entre les locataires. Ainsi deux mdiateurs permanents travaillent dans le quartier Bellefon-taine dans le cadre dun service de mdiation interbailleurs indit men par Habitat Toulouse, Patrimoine sa et Les Chalets. Pour lOPH31, Paul Vals a galement eu loccasion dinterve-nir plusieurs fois dans des conflits lis au bruit. On se rencontre dans un lieu neutre, et chacun peut exposer sa plainte et sa version des faits. Cela aide dsamorcer le conflit . Beau-coup de rsidences situes Toulouse travaillent avec lOffice de la tranquil-lit. En composant le 3101, un agent vous rpond 24h/24 et peut se dpla-cer en cas de nuisances sonores.

    Dans 75% des cas, aller sonner directement chez le voisin

    qui fait du bruit permet de rgler rapidement le problme.

    unE cHartE pour miEux coHaBitErAux Clivias Toulouse, une charte de bon voisinage a t rdige en collaboration avec les habitants. Marie-Odile Leclerc, grante, y a particip. Cest une manire de redonner plus clairement les grandes lignes du rglement. Les locataires en avaient envie. Nous lavons ensuite distribue chaque habitant, en mains propres . Au chapitre bruit, il est prco-nis de respecter la tranquillit de nos voisins en matrisant les sons qui manent de notre logement . La charte indique aussi les personnes ressources consulter en cas de conflit. Si la charte nest pas une solution miracle, elle a permis de nouer le dialogue entre les habitants. De nombreux bailleurs de la rgion Midi-Pyrnes ont tabli des chartes de bon voisinage limage de ce qui a t initi aux Clivias.

    S

    hutt

    erst

    ock

    rendent simplement pas compte du bruit quils font. Jai constat que les plaintes venaient souvent lorsque de nouveaux voisins sinstallent. Se pr-senter en arrivant permet ensuite de faciliter le dialogue .

    Devancer les nuisancesRien ninterdit dorganiser une fte

    de temps en temps. Mais faut-il encore le faire dans le respect de ses voisins. Mettre un mot dans les botes aux lettres, sonner pour prvenir de la soi-

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    VAsiON

    14 vasion

    les randonnes dans les Pyrnes, donne une ide au Club Alpin Franais (CAF). Il construit alors quelques abris en altitude pour permettre tous les fondus dalpinisme de sabriter pen-dant leurs longues courses. Cest Hen-ry Russel larchitecte du premier abri pyrnen. Rien nest trs labor au dpart, il sagit seulement dun petit

    Il fut un jour o lhomme, avant de partir dans lespace, avait comme rve la conqute des sommets. Pourtant, gravir une montagne sans autre aide que ses jambes est un dfi qui peut relever de limpossible quand lenvironnement naturel est imprvi-sible voire hostile. Ds la seconde moi-ti du XIXe sicle, lengouement pour

    Le Refuge de Tuquerouye Gavarnie existe encore, il a mme t agrandi : non gard, il peut accueillir jusqu 12 personnes.

    Mon beau refugemon premier est perch au sommet. mon second offre une belle vue sur la montagne. mon troisime a une porte presque toujours ouverte. mon tout est... un refuge ! en cette saison hivernale, Vivre aujourdhui chausse les crampons pour partir dormir en altitude. Direction les Pyrnes.

    DR

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    Shutterstock

    15vasion

    2 m de haut ! Cest assez peu confor-table, ce qui pousse les randonneurs chevronns chercher dautres solu-tions et tentent certaines constructions en dur. Les conditions extrmes ont raison de leurs tentatives.

    Du dur ! Il faudra attendre 1889 et ldifica-

    tion par Lonce Lourde Rocheblave du Tuquerouye (photo) pour assister la naissance dune nouvelle gn-ration de refuges de type ogival. Ce modle rsiste au gel et aux chutes de neige grce un toit arrondi. Par ail-leurs, pour limiter les transports en tout genre, on utilise des pierres prleves sur place et on les assemble la chaux. Et a marche !

    Cest aprs guerre que le vrai boom des refuges a lieu, corrl une aug-mentation considrable de la frquen-tation enregistre dans les Pyrnes. On construit alors de grandes maisons la capacit accrue comme le refuge des Sarradets (photo) quelques en-cablures de la brche de Roland. partir de cette poque, les chantiers ne rencontrent presque plus aucunes contraintes techniques. Les architectes peuvent imprimer leur style et rflchir lautonomie dun lieu souvent inac-cessible. Prcurseurs sur la question nergtique par exemple, les refuges accueillent sur leur toits pentus les pre-miers panneaux solaires.

    Patrimoine communDsormais, un peu partout les sen-

    tiers sont parsems de refuges plus ou moins bien quips, plus ou moins accueillants. Encore aujourdhui, de nouvelles constructions surgissent

    cap sur lE cHioulat comme hiver, Laurence et Alvaro gardent leur refuge situ sur le domaine du Chioula 1 600 mtres daltitude. ils proposent une pause chaleureuse en pleine nature tous les amoureux de la montagne quils soient pied, en raquettes ou ski. installs sur la terrasse, les randonneurs profitent dun panorama imprenable sur les Pyrnes. Ce refuge construit en 2000 est ouvert tous pour y manger le midi ou faire une halte gourmande entre deux pistes. Pour y passer la nuit, il faudra rserver et compter 40,5 euros par adulte et 29 euros par enfant (demi-pension et pass pour le domaine nordique inclus). Toutes les infos sur www.refugeduchioula.com

    Le refuge des Sarradets peut accueillir jusqu 57 personnes la belle saison. DR

    dans des endroits reculs pour faciliter la progression des marcheurs ou lac-cueil de touristes. Leur fonctionnement aussi est variable : le plus souvent gar-ds, les refuges peuvent galement tre ouverts aux vents. Dans tous les cas avant de partir, mieux vaut se ren-seigner et appeler pour rserver. Cest en dortoir que lon partage sa couche et dans une chemine commune que lon prpare son repas, signe que la convivialit est de mise au sommet. Dailleurs, un quipement minimum est essentiel avant de sy aventurer : sac de couchage, gamelle, allumettes et aussi une grande dose de savoir-vivre. En effet, ltat des refuges de montagne est laffaire de tous et le plus grand res-pect est de rigueur pour laisser les lieux aussi propres quon les a trouvs.

    De nombreuses infos et des cartes sur le site www.pyrenees-refuges.com

    mur appuy flanc de rocher. Ensuite, il pousse un peu plus loin la rflexion et dcide de creuser des grottes. Sa premire ralisation se situe 3 205 mtres daltitude au col de Cerbillonna. Elle fait 3 m de long, 2,5 m de large et

    DR

  • Vivre aujourdhuin72 _ dcembre - avril 2013

    TALeNT

    Talent

    Artiste, collectionneur, blogueur, habitant actif dans votre quartier, mordu de sport, porteur de projet ou encore membre dune association... Vous avez envie de partager votre exprience ? crivez-nous au journal pour participer notre rubrique.

    16

    Brigitte pelucchiniOuvreuse dimaginaires

    Pelucchini est aussi implique dans le

    Grand Projet de Ville avec lassociation

    HDSF dans un travail sur les friches de

    Bellefontaine. Avec les enfants du quar-

    tier, elle cre une immense chenille de

    roche colore sur lancienne dalle Mau-

    rois. Elle fait mme pousser du bl. Pour

    Nol, elle pensait crer un clairage ori-

    ginal avec des suspensions en osier.

    Je dispose dune galerie ciel ouvert.

    Ce que je fais appartient aux autres. Je

    veux tre au cur de la vie de tous les

    jours, offrir des couleurs, une forme, un

    sens, aux personnes que je ctoie et

    changer leur perception de lespace.

    Un des grands plaisirs de Brigitte :

    les ateliers quelle mne avec des en-

    fants, issus de milieux culturels trs

    diffrents. Elle les entend se raconter

    des histoires : grce elle, un pas-

    sage se mue en prau protecteur o

    les peurs sont bannies. Prochaine mis-

    sion de lartiste : une fresque de 20 m2

    Tabar intitule Trois soleils puisque

    nous sommes sur la terre . Une pro-

    fession de foi.

    Locataire dans le quartier Bagatelle depuis plus de vingt ans, Brigitte Pelucchini ne dmnagerait pour rien au monde. Ah ! Vous verriez ce que je vois de mon seizime tage Toute la chane des Pyrnes soffre moi, il y a des jeux de lumire de toute beaut. Jai ici un sentiment de libert, de douceur de vivre immense . La voix chaude, profonde et gorge de soleil de la peintre plasticienne fait immdiatement surgir des paysages. On croit volontiers Bri-gitte Pelucchini quand elle dit concevoir son art comme une porte ouverte vers limaginaire. Femme dveil, cette peintre coloriste autodidacte se rappelle encore les fleurs quelle dessinait au crayon de couleur quand elle avait huit ans et ses tampons quelle utilisait pour crer des formes. De son enfance, dans une

    famille dagriculteurs trs pauvre , elle garde le souvenir dune ligne de femmes trs adroites de leurs mains. De sa grand-mre, laquelle elle aimerait consacrer un muse de la reprise , elle a hrit une passion pour la rcup. Aprs des tudes de socio-thno et un passage Nice, Bri-gitte Pelucchini sinstalle Toulouse. Lart lui prend vite tout son temps. Elle ne peut sempcher de transformer ce quelle trouve laid, comme son local poubelle !

    Une galerie ciel ouvertSon bailleur a vent de ses talents.

    La voici qui intervient dans le quar-tier Tabar sur les portes de la Chapelle mexicaine. Elle leur imprime une forte touche dAmrique centrale. Espace et respect du lieu dictent toujours le choix des couleurs et des formes. Brigitte

    DR

    Artiste en milieu urbain, Brigitte Pelucchini semploie changer le regard des habitants sur leur propre quartier. Passages, portes, roches : ses supports dintervention stimulent limaginaire et introduisent de la douceur.

    Je veux tre au cur de la vie de tous les

    jours, offrir un sens aux personnes que je ctoie.