Trouble du spectre de lautisme : nouvelles du rأ© Christina Kyriakidou Consultante TSA ......

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  • Trouble du spectre de

    l’autisme : nouvelles du réseau

    15 janvier 2010 Numéro 20

    L’autisme : tenter d’y trouver un sens!

    Dans ce numéro :

    Carrefour de la communication 2

    Astuce comportementale 2

    Conseil à l’enseignant 2

    À lire sur le sujet! 3

    Conseil de psychologie 3

    Essayez ça! 3

    Tout juste sorti des presses 4

    WWW 4

    À venir 4

    Le coin des élèves

    Membres de l’équipe TSA

    ● Patricia Assouad Consultante TSA

    ● Dr Andrew Bennett

    Psychologue, coordonnateur

    ● Katie Cohene

    Consultante TSA

    ● Joëlle Hadaya

    Ergothérapeute

    ● Jovette Francoeur

    Conseillère pour les enfants ayant des besoins particuliers/Co-coordonnatrice

    ● Christina Kyriakidou

    Consultante TSA

    ● Jade Lawsane

    Consultante TSA

    ● Helene Packman

    Orthophoniste

    Lorsqu’on tape le mot « autisme » dans un moteur de recherche populaire, on n’obtient pas moins de dix- sept millions de résultats. Assurément, il ne manque pas d’information sur le sujet. Toutefois, les choses se complexifient lorsqu’on remarque des arguments contradictoires sur pratiquement tous les sujets liés à l’autisme. Le présent article vise à cibler les facteurs centraux menant à la disparité entre les découvertes sur l’autisme.

    L’autisme, une épidémie? Les recherches actuelles établissent que le taux de prévalence de l’autisme aux États-Unis est de 1 sur 150 naissances vivantes (Pediatrics, 2009, pp. 1395 à 1403) alors que le taux était de 1 sur 1 000 en 1990. Deux hypothèses opposées peuvent expliquer cette augmentation. Le Dr Grinker (2007), anthropologue, avance que l’augmentation des incidences n’est pas une épidémie d’autisme; elle peut plutôt être attribuée à de meilleurs outils de diagnostic, à une sensibilisation accrue chez les professionnels de la santé et les familles, de même qu’à l’adoption de politiques sociales et financières pour aider les personnes autistes. Toutefois, d’autres scientifiques prétendent que de meilleurs outils de diagnostic ne sont responsables que d’une petite fraction de la hausse grave des chiffres; le reste étant dû à une véritable augmentation de l’incidence d’autisme en raison de facteurs environnementaux. En résumé, le débat concernant le fait que l’autisme est une épidémie ou non repose sur le pourcentage que divers chercheurs attribuent à l’élargissement de la définition et aux connaissances accrues dans le domaine de l’autisme par rapport au pourcentage attribué au fait qu’il y a une véritable augmentation du nombre de personnes autistes.

    Quel est le traitement le plus efficace contre l’autisme? On fait souvent l’éloge de l’analyse appliquée du comportement comme étant la seule méthode éprouvée scientifiquement pour traiter l’autisme. D’autres familles indiquent que des interventions comme la médication, un régime sans gluten ni caséine, l’intervention fondée sur le développement des relations (RDI), sans parler de l’intégration sensorielle, ont eu un effet positif sur leur enfant autiste. Il n’existe pas de réponse précise quant à savoir quel traitement est le plus efficace, car effectuer des recherches de qualité dans ce domaine est très difficile (Research Autism, 2009). D’abord, nombre d’enfants autistes suivent plus d’un traitement à la fois. Ensuite, les placebos ont démontré des effets positifs mesurables chez plusieurs enfants autistes. De plus, concernant certaines thérapies en particulier, la théorie sur les techniques d’intervention idéales diffère grandement de la norme des soins qui est réellement observée en pratique. Il semble que plus d’une intervention puisse jouer un rôle positif pour aider un enfant autiste et qu’il y a une question de qualité d’ajustement qui doit être examinée individuellement pour chaque enfant.

    Pourquoi les personnes autistes se battent-elles contre les organisations qui les représentent?

    De nombreuses personnes autistes ont accepté leur diagnostic comme faisant partie de leur identité. Ces individus aimeraient être acceptés pour qui ils sont. La plupart des groupes de sensibilisation à l’autisme, toutefois, se concentrent sur l’opposé. Leur but est de promouvoir la recherche qui se concentre sur la découverte d’un remède contre l’autisme ou sur les interventions destinées à rendre les enfants « moins autistes ». Michelle Dawson, une chercheuse autiste, explique qu’afin d’obtenir des services, de nombreux activistes dressent un portrait lugubre, inexact et négatif des individus autistes qui ne reçoivent pas d’analyse appliquée du comportement (ABA). Tout le monde s’accorde pour dire que les besoins en services aux autistes sont grands. Mais le besoin important de services n’est pas une excuse pour associer un diagnostic d’autisme à la peur et au désespoir. Comme Michelle Dawson le dit dans une entrevue pour Ottawa Citizen (2007), « L’information exacte est toujours bonne pour les gens autistes. Elle ne l’est peut-être pas pour les défenseurs, ni pour les chercheurs, ni pour les organismes de financement, mais elle l’est toujours pour les gens autistes. »

    Jade Lawsane

    Références : Ottawa Citizen, Autism. 1er décembre 2007.; Dawson, M. (2004). The Misbehaviour of Behaviourists. http://www.sentex.net/~nexus23/naa_03.html; Grinker, R. R. (2007). Unstrange Minds. Basic Books : Massachussets.; Kogan, M.D. , Blumberg, S.J., Schieve, L.A., Boyle, C.A., Perrin, J.M., Gandhour, R.M. et coll. (2009). Prevalence of Parent-Reported Diagnosis of Autism Spectrum Disorder Among Children in the US, 2007. Pediatrics, 124, 1395-1403.; www.researchautism.net (2009).

  • Page 2 Trouble du spectre de l’autisme : nouvelles du réseau

    Carrefour de la communication : Le programme de Social Thinking Les élèves autistes de haut niveau ou ayant le syndrome

    d’Asperger ont des difficultés d’apprentissage cognitives sociales. Les élèves avec un QI moyen ou au-dessus de la moyenne selon les tests normalisés peuvent tout de même avoir un handicap significatif par rapport aux compétences sociales. De nombreux programmes mis en œuvre pour enseigner les aptitudes sociales ont un succès limité auprès des élèves autistes, car s’ils enseignent les réponses en situation sociale, ils n’enseignent pas de manière explicite les fondements cognitifs qui sont si importants au succès des interactions sociales. Michelle Garcia Winner (1997) a inventé le terme social thinking (pensée sociale) et a élaboré une approche de traitement basée sur la pensée sociale. Cette approche se concentre sur les processus cognitifs qui surviennent lors d’une interaction sociale qui sont « branchés » dans le cerveau des individus neurotypiques. On doit enseigner ces aptitudes de manière directe aux élèves ayant un déficit de pensée sociale.

    L’une des compétences cruciales qui doivent être apprises est la considération du point de vue d’autrui. Winner a mis sur pied les quatre étapes de la considération du point de vue d’autrui (Four Steps of Perspective Taking)2. La plupart des gens passent ces quatre étapes automatiquement sans prêter une attention particulière au processus, et nous le faisons en quelques secondes.

    Étape un : Quand quelqu’un pénètre votre espace, vous avez immédiatement une petite pensée pour eux et ils pensent un peu à vous aussi.

    Étape deux : Vous pensez à la raison pour laquelle cette personne est près de vous. Est-ce que cette personne ne fait que partager l’espace? (Dans un ascenseur) A-t-elle besoin de vous dépasser? (Dans une épicerie, pour saisir un article sur l’étagère) Veut-elle parler ou poser une question? Veut-elle vous blesser d’une manière quelconque? Ce sont des choses auxquelles nous devons réfléchir afin de rester en sécurité et de prédire ce qui peut se passer ensuite.

    Étape trois : Vous vous demandez ce que cette personne pense de vous.

    Étape quatre : Vous surveillez votre comportement afin que la personne avec laquelle vous êtes pense de vous ce que vous voulez qu’elle pense de vous. Les personnes neurotypiques régulent constamment leur comportement pour s’assurer que les gens aient des pensées « normales » d’elles la plupart du temps.

    Ces quatre étapes surviennent avant même de parler. Nous participons socialement, même quand nous demeurons silencieux.

    Pour plus de renseignements, consultez : Winner, M. (2007). Thinking About You Thinking About Me, 2e édition. San José : Think Social Publishing, Inc.

    Helene Packman, orthophoniste

    ²http://www.socialthinking.com/articles/the-four-steps-of-perspective- taking.html

    Conseil à l’enseignant Les compétences comme celles de communiquer efficacement et de travailler en collaboration peuvent être difficiles pour les élèves ayant un TSA, peu importe leur âge et leur niveau de fonctionnement. Une manière d’aider les élèves à développer ces compétences dans une classe inclusive est de se concentrer sur une compétence sociale chaque semaine. L’habileté est illustrée et affichée dans la classe, elle est annoncée au début de la semaine et des exemples sont donnés sur ce à quoi l’habileté ressemble et ce qu’elle fait ressentir. Idéalement, les élèves auront la chance de faire un jeu de rôles ou de voir des vidéos sur les habiletés sociales et de les pratiquer