Transmettre une entreprise

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TRANSMETTRE SON ENTREPRISE GUIDE Les éditions 20112012 des Chambres de Commerce et d’Industrie de Bretagne

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Transmettre une entreprise, le guide de la CCI de Brest

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TRANSMETTRE SON ENTREPRISE

GUIDE Les éditions 2011►2012 des Chambres de Commerce

et d’Industrie de Bretagne

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La cession de votre entreprise constitue une étape très importante dans votre vie professionnelle mais également personnelle. Anticiper et ainsi se préparer à la transmission de son entreprise est une assurance pour la réussite future d’un tel projet. Il est donc important que vous construisiez votre projet de transmission le plus tôt possible en prenant appui sur les correspondants « Reprendre en Bretagne » des chambres de Commerce et d’Industrie de Bretagne ainsi que sur les professionnels du secteur marchand spécialisés en ce domaine. Ces derniers recommandent d’engager la préparation de la cession environ trois à cinq ans avant l’échéance. Ce guide a pour vocation de vous présenter les étapes de cette nécessaire préparation. Il n’est certes pas exhaustif, mais il vous permettra, étape par étape, de vous poser les bonnes questions pour une préparation efficace. Vous y trouverez des témoignages de chefs d’entreprise et d’experts qui éclaireront votre réflexion. N’hésitez pas à consulter également le guide de la reprise d’entreprise en Bretagne à l’usage des repreneurs afin de vous familiariser avec leur démarche et leurs attentes. Si vous avez besoin d’informations complémentaires, n’hésitez pas à vous connecter sur notre site internet, www.reprendre-bretagne.fr , et à contacter les correspondants Reprendre en Bretagne de votre CCI. Pour réussir sa cession, il est nécessaire de franchir plusieurs étapes qui s’inscrivent dans un tempo bien précis. Bonne lecture. Le réseau « Reprendre en Bretagne® »

CHIFFRES CLÉS du réseau « REPRENDRE EN BRETAGNE ® » 2011 Un réseau régional associant les CCI de Bretagne et les professionnels qualifiés de la transmission et reprise d’entreprise de Bretagne : experts-comptables, cabinets d’affaires et de conseil, banquiers, avocats, notaires, agents immobiliers et associations spécialisées. Un site internet régional , www.reprendre-bretagne.fr : ● 9 000 visiteurs mensuels ● 1 400 offres de commerces/industries déposées/an ● 1 500 repreneurs industries/commerces identifiés/an ● Plus de 100 repreneurs formés annuellement Des manifestations et forums organisés tout au long de l’année dans les quatre départements bretons. Des « Rencontres pour l’entreprise », mettant en relation plus de 500 cédants avec des repreneurs.

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EDITO La réactualisation 2011 de l’étude sur les cédants d’entreprises engagée par la CCI de Bretagne montre que la transmission et la reprise d’entreprise de PME et TPE en Bretagne reste plus que jamais un enjeu majeur. En effet, de 2011 à 2020, ce seront encore près de 7 700 entreprises bretonnes de 5 à 200 salariés (50 % du parc des PME de cette taille) et représentant 155 000 emplois directs (56 % des emplois), qui seront à reprendre en raison du départ à la retraite de leurs dirigeants. Ce constat n’est évidement pas sans incidence sur le maintien des savoir faire et de centres de décisions en Bretagne, de même que sur la vitalité du tissu économique, des territoires et de l’emploi. La crise financière et le durcissement de l’accès au crédit ont lourdement pesé ces deux dernières années sur le marché des transactions (commerce et industrie). Toutefois l’année 2010 a vu le nombre de ces transactions croitre de 0,9% par rapport à 2009, et cette tendance se confirme en 2011. C’est pourquoi le réseau des CCI de Bretagne et les professionnels de la transmission et reprise d’entreprise, réunis au sein du dispositif « Reprendre en Bretagne » poursuivent et renforcent leurs actions coordonnées, non seulement en facilitant la mise en relation des cédants et des repreneurs avec le site www.reprendre-bretagne.fr , mais aussi en redoublant d’effort en matière de sensibilisation, d’information et de formation du cédant comme du repreneur, contribuant ainsi à leur bonne préparation. Aussi ce guide participe-t-il à votre réflexion et à votre préparation. Il vous sensibilise aux questions à vous poser dans le bon tempo, et pour lesquelles des réponses adaptées vous seront apportées par les chambres consulaires et les professionnels de la transmission-reprise. Je souhaite que cet ouvrage vous accompagne efficacement dans votre projet de cession d’entreprise et contribue à sa réussite.

Alain DAHER Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bretagne

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Sommaire

EDITO __________________________________________________________________ 1

COMMENT VOUS PRÉPAREZ À CÉDER VOTRE ENTREPRISE ?___ _______________ 4

Posez-vous les bonnes questions ! __________________ _____________________________ 4

Informez-vous et entourez-vous de professionnels ! _ ________________________________ 5

VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE PRÊTE À ÊTRE CÉDÉE ? _____ _________________ 7

Un diagnostic réaliste _____________________________ ______________________________ 7

Le plan de Transmission ____________________________ ____________________________ 9

COMMENT OPTIMISER FISCALEMENT VOTRE CESSION ? ______ _______________ 10

1- L’exonération de droits de succession et de dona tion_____________________________ 10

2- L’exonération des plus-values de cession________ _______________________________ 11

3- Taux d’imposition de plus values à long terme ___ ________________________________ 12

4- Loi de finances rectificative pour 2011_________ _________________________________ 12

5- L’impôt de Solidarité sur la Fortune (l’ISF) : __ ___________________________________ 13

COMMENT CONNAÎTRE LA VALEUR DE VOTRE ENTREPRISE ? __ ______________ 15

Les éléments d’information concourant à la détermin ation de la valeur de votre entreprise 15

L’approche patrimoniale____________________________ ____________________________ 16

L’approche par la rentabilité ______________________ ______________________________ 16

L’approche de marché _______________________________ __________________________ 16

COMMENT FAIRE SAVOIR QUE VOUS ÊTES VENDEUR ? _______ _______________ 18

Un préalable : constituer un dossier de présentatio n de votre entreprise _______________ 18

Quelques précautions essentielles dans le dérouleme nt et la communication autour de votre projet_____________________________________________ ___________________________ 19

Plusieurs options pour faire connaître votre projet de céder__________________________ 20

QUELS SONT LES LEVIERS DE LA NÉGOCIATION ? _________ _________________ 22

Earn-out et crédit-vendeur _________________________ _____________________________ 22

La prise de participation dans la holding de repris e _________________________________ 23

La trésorerie______________________________________ ____________________________ 23

L’accompagnement du repreneur par le cédant ________ ____________________________ 23

LES 7 BONS CONSEILS POUR RÉUSSIR VOTRE CESSION _____ ________________ 25

LES AIDES AUX CÉDANTS ______________________________ __________________ 27

FOCUS SUR LA TRANSMISSION FAMILIALE ________________ _________________ 28

Les intérêts d’une transmission familiale__________ ________________________________ 28

Les difficultés pouvant être rencontrées ___________ _______________________________ 29

FOCUS SUR LA TRANSMISSION A UN OU PLUSIEURS SALARIE S* ______________ 31

Comment financer une reprise d'entreprise par les s alariés ? ________________________ 31

Des dispositifs fiscaux incitatifs _________________ ________________________________ 32

Le coup de pouce d'Oseo____________________________ ___________________________ 32

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Le MBO, pour une transmission lucrative ____________ _____________________________ 32

Savoir s'entourer __________________________________ ____________________________ 33

Le modèle des Scop a le vent en poupe ______________ _____________________________ 33

FOCUS SUR LES SCOP___________________________________________________ 34

La transmission aux salariés : la solution Scop ____ ________________________________ 34

FOCUS SUR L’OBO (OWNER BUY OUT) ____________________ _________________ 35

A qui s’adresse l’OBO ? ____________________________ ____________________________ 35

Quelle est la mécanique de l’OBO ? _________________ _____________________________ 35

Quels sont les avantages de l’OBO ? ________________ _____________________________ 35

QUELQUES SITES INTERNET NATIONAUX QUI PEUVENT VOUS ÊTRE UTILES !___ 36

NOTES_________________________________________________________________ 38

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COMMENT VOUS PRÉPAREZ À CÉDER VOTRE ENTREPRISE ?

Transmettre ou céder son entreprise est un acte normal de gestion. Cependant, son importance et son caractère singulier dans la vie du dirigeant nécessite une anticipation et une préparation rigoureuse, pour lesquelles l’accompagnement et l’apport de professionnels seront un gage de réussite.

Posez-vous les bonnes questions !

Que vous soyez le créateur de votre entreprise, que vous en ayez hérité ou que vous l’ayez rachetée à un tiers, la cession de votre entreprise peut constituer un cap difficile à passer. En effet, il n’est pas toujours simple de laisser entre les mains d’un autre les clés de l’entreprise à laquelle on a consacré tant de temps, d’argent et d’énergie. Vous avez réussi à développer et à rendre pérenne votre entreprise : il serait dommage qu’elle ne survive pas à votre départ, que vous ne transmettiez pas son savoir-faire et que vous ne tiriez pas les fruits de ce travail, valorisé à son juste prix.

Parole de cédant : Dès que j’ai pris la décision de céder mon affaire, mon objectif aura été de trouver les bons interlocuteurs pour engager un processus d’évaluation de mon entreprise. Dans un premier temps, je me suis adressé à mon correspondant de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) puis à mon expert-comptable. Ensuite j’ai choisi un cabinet d’affaire spécialisé dans la transmission d’entreprise qui a procédé également à l’évaluation de mon entreprise. Toutes les évaluations ont conduit à des résultats similaires, me confortant à poursuivre ma démarche de cession en recherchant des repreneurs potentiels.

M. Gilles POIRIER Cédant de la Sarl Poirier – entreprise de plâtrerie et cloisons sèches - Saint Quay Perros (22)

Il s’agit donc de vous poser certaines questions qui, même si elles peuvent paraître anodines, sont en fait essentielles. Elles constituent le point de départ d’une bonne préparation à la cession de votre entreprise : Questions personnelles :

� Est-ce le bon moment pour céder mon entreprise ? � Suis-je prêt(e) à arrêter de travailler ou à changer d’activité ? � Quel est mon projet personnel après la cession et comment organiser ma vie en tant

que « non-chef d’entreprise » ? � Comment parler de ma cession à mon entourage ? � Quelle relation ai-je envie de garder avec mon entreprise à terme ?

Questions professionnelles :

� A qui souhaiterais-je céder (membre de la famille, salarié(s), tiers extérieur, repreneur personne physique, société concurrente, fournisseur, client,…) ?

� Quelle est la valeur de mon entreprise et son évolution prévisible ? � Que représente l’imposition des plus-values ?

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Questions patrimoniales :

� La cession d’une entreprise ne peut pas se déconnecter du patrimoine du cédant. Il faut donc réaliser une analyse globale et mettre en place un ensemble de solutions juridiques, financières, fiscales et sociales.

� Que représente mon patrimoine aujourd’hui et quel revenu me procure-t-il ? � Quels sont mes besoins pour demain ? � Quelle sera la contribution de la cession à mes revenus futurs ?

Ce diagnostic patrimonial sera très utile par la suite pour optimiser fiscalement la cession.

Quelques réflexions clés… Une majorité de repreneurs cherche une entreprise de 6 à 10 salariés, voire de 10 à 20

salariés. La reprise par un salarié de l’entreprise est moins risquée que par un tiers (1,5 fois plus de

chances de réussite). L’un de vos salariés ne présente-t-il pas le potentiel pour diriger votre entreprise demain ?

Êtes-vous sûr(e) que votre entreprise, telle qu’elle est organisée aujourd’hui, peut vivre sans vous demain ?

Transmettre son entreprise est un acte normal de gestion ; s’y préparer est essentiel car une opportunité peut se présenter à vous à tout moment.

Informez-vous et entourez-vous de professionnels !

Cette phase de réflexion est fondamentale, n’hésitez pas à y consacrer du temps, à participer aux réunions d’informations proposées par le réseau des CCI de Bretagne et à vous entourer de professionnels. La transmission d’une entreprise est un acte bien spécifique et complexe qui demande des connaissances particulières. Les professionnels du réseau « Reprendre en Bretagne® » (experts-comptables, cabinets d’affaires et de conseils, banquiers, avocats, notaires, agents immobiliers et associations spécialisées) sont là pour vous aider tout au long de votre démarche. Ils vous aideront notamment à optimiser économiquement, fiscalement et financièrement la ce ssion de votre entreprise . Dans le même temps, il est important de vous tenir informé(e) et d’être en veille sur toutes les thématiques de la cession : les grandes étapes, la fiscalité, les aspects juridiques, la législation qui peuvent évoluer dans les années qui viennent. Les CCI, avec leurs partenaires professionnels, organisent fréquemment des réunions d’information sur ces sujets. Le site internet « Reprendre en Bretagne® » (www.reprendre-bretagne.fr) répertorie toutes ces manifestations, les ouvrages et les informations qui peuvent vous intéresser. Pour les démarches relatives à votre retraite, nous vous conseillons de contacter directement votre caisse d’Assurance Vieillesse qui vous conseillera et vous informera sur vos droits. Parole d’expert :

Parmi les nombreux aspects de la cession d’entreprise, il est une recommandation importante qui s’adresse au cédant : « Apprenez à votre entreprise à vivre sans vous ! ». C’est à la fois la condition d’une meilleure valorisation lors de la transaction, et une garantie de pérennité pour votre entreprise. Prenez le temps d’identifier tous les processus tactiques et opérationnels de votre entreprise, et de mesurer la part que vous y prenez. Renforcez la délégation sur les opérations dont la maîtrise n’est pas forcément liée à vos propres compétences, et attachez-vous à vous concentrer sur les opérations où vos qualités propres sont en jeu : vous aurez du même coup défini le profil idéal de votre repreneur ! N’hésitez pas à travailler avec un professionnel de l’entreprise : il vous aidera à structurer votre démarche et surtout vous permettra de prendre le recul nécessaire à ce travail de « séparation ».

M. Pascal MÉANCE Cabinet Avel Mor Pilotages

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Le conseil de Reprendre en Bretagne ® « Le premier travail des CCI, avec les partenaires professionnels de Reprendre en Bretagne®, est de vous aider à bien anticiper, à optimiser le fonctionnement de votre entreprise, à vous éclairer sur les actions à mettre en œuvre, à monter un dossier de présentation. Ils sont donc à votre service. N’hésitez pas à les contacter très en amont et en toute confidentialité. »

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VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE PRÊTE À ÊTRE CÉDÉE ?

La transmission d’entreprise est un acte de gestion à deux niveaux :

� Donner à l’entreprise les moyens de se vendre sur un marché difficile tout en garantissant sa pérennité,

� Réaliser au mieux votre capital. Un plan d’action, dit plan de transmission, sera à mettre en place pour rendre possible mais aussi attractive cette transmission tant pour le cédant que pour le repreneur. Au préalable, un état des lieux général de l’entreprise -diagnostic global- s’impose.

Un diagnostic réaliste

Bien souvent le cédant ne s’intéresse qu’à l’aspect financier du diagnostic. Il est cependant très important de faire le point sur l’entreprise en évaluant ses forces, ses faiblesses, les opportunités et les menaces, puis d’étudier de façon approfondie son mode de fonctionnement et ses facteurs propres. Un diagnostic global pertinent porte sur les 6 points suivants : L’humain (compétences des salariés, rémunérations, pyramide des âges,…) → Qui fait quoi au sein de l’entreprise ?

Le commercial (l’analyse produit / marché / client) → Les contrats sont-ils signés ?

Le technique → Les procédures sont-elles clairement établies ? Vieillissement des matériels ?

Le juridique (bail commercial, brevets, licences, contrats,…) → Le droit du travail est-il bien appliqué ?

Le financier (CA, soldes intermédiaires de gestions, rentabilité,...) → L’entreprise est-elle saine ?

Le fiscal → La situation fiscale (TVA, Taxe d’apprentissage, Taxe professionnelle,…) et sociale (cotisations, URSSAF, maladie, retraite,…) est-elle à jour ? Ceci vous permettra d’avoir une meilleure vue d’ensemble sur votre entreprise et plus d’éléments à faire valoir dans la phase de négociation. Mieux vous connaîtrez objectivement votre entreprise, mieux vous réussirez à parler d’elle et de ses points forts et à engager les travaux nécessaires pour agir sur les points faibles détectés et ce, en amont de la transmission. Pour les commerces, on portera une attention toute particulière aux caractéristiques de l’environnement du fonds de commerce (zone de chalandise, emplacement,…).

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Prenez en compte tout ce qui peut attirer les repreneurs et augmenter la valeur de votre entreprise. N’oubliez pas les éléments pouvant, à contrario, freiner un repreneur et diminuer la valeur de votre entreprise (une dépendance trop forte de l’entreprise au dirigeant, par exemple). Entourez-vous afin de préparer ce diagnostic au mieux. Parole d’expert : Céder son entreprise est un engagement important et complexe et il s’agit d’un évènement souvent unique dans la vie d’un chef d’entreprise. L’assistance de professionnels tels que le notaire ou l’expert-comptable permet d’encadrer et de sécuriser cette transaction. La réussite de cette transmission dépend surtout de la qualité de sa préparation. Le chef d’entreprise et son successeur doivent prendre le temps de la réflexion pour optimiser cette opération, à la fois sur le plan financier, juridique et fiscal. C’est aussi l’occasion pour le cédant d’envisager la transmission de son patrimoine.

Maître Ronan CORRE Notaire, représentant la Chambre des Notaires du Finistère

A SAVOIR : L’Agence Pour la Création d’Entreprise (APCE) a développé, à l’échelon national, un outil de prédiagnostic transmission de type autodiagnostic : → Cet outil est à la disposition de tous les chefs d’ entreprise souhaitant apprécier la transmissibilité de leur entreprise et identifier les actions clés à mettre en œuvre pour anticiper une cession. Cet outil est accessible sur le site www.prediagapce.fr Quelques réflexions clés… N’oubliez pas d’adapter votre « plan de transmissio n » au profil du repreneur que vous avez

choisi. Réfléchissez à l’opportunité de dissocier l’immobil ier de l’entreprise. Intégrer l’immobilier

dans une structure juridiquement séparée de la société d’exploitation offre au dirigeant la possibilité de se constituer un patrimoine personnel.

Transmettre une entreprise a un coût que vous devez prévoir et provisionner : audits, améliorations, honoraires de professionnels (avocats, experts-comptables, cabinets de conseils,…) ; toutes ces charges seront supportées par l’entreprise, à l’exception de celles qui concernent directement votre préparation personnelle à la cession.

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Le plan de Transmission

La réalisation du diagnostic global permet de dégager les grandes lignes du « plan de transmission » de votre entreprise. Dans le cadre d’un calendrier pré-établi, celui-ci planifiera toutes les actions à mener pour rendre votre entreprise attractive aux yeux d’un repreneur et celles permettant d’optimiser fiscalement l’opération. La mise en œuvre d’un tel plan peut prendre plusieurs années. Aussi des mesures de sauvegardes sont-elles à envisager, comme :

� Les dispositions en faveur du conjoint, � Les mesures de prévoyance et d’assurance en cas de décès ou d’invalidité (valable

aussi pour les associés), � Les provisions pour charges futures.

Quelques actions envisageables pour préparer votre entreprise à la cession :

� Embaucher ou réorganiser les équipes � Former du personnel � Réinvestir dans un outil de travail plus performant � Remettre à jour des contrats commerciaux qui avaient été renouvelés oralement � Vérifier que vos fournisseurs sont toujours les plus compétitifs � Effectuer une opération de croissance externe � Passer d’une SARL à une SA pour optimiser fiscalement la transmission.

Ces différentes actions vous permettront de rendre l’entreprise plus saine et plus attractive qui, de ce fait, intéressera davantage de repreneurs. Pour répondre aux questions que vous pouvez vous poser à ce stade, il existe des professionnels en fusion-acquisition répertoriés par vos CCI, et auxquels vous pouvez faire appel.

Parole de cédant : Pour faciliter la prise en mains de mon entreprise par une personne arrivant de l’extérieur, j’ai fait en sorte que son fonctionnement au quotidien repose le moins possible sur moi, en délégant et en responsabilisant mes collaborateurs. C’est un véritable état d’esprit à développer, car ça ne va pas forcément de soi pour un chef d’entreprise ! Plus tôt on aura mis cette organisation en place, plus l’entreprise sera facile à prendre en mains par le repreneur. Je pense aussi qu’une entreprise prête à être cédée doit être au clair dans ses relations clients et fournisseurs. Le futur cédant a tout intérêt à remettre à plat la formalisation des relations avec ses partenaires, afin de transmettre des contrats en ordre à son successeur.

M. Louis LE DERRIEN Cédant d’une entreprise de vente et réparation de motoculture de plaisance

Le conseil de Reprendre en Bretagne® « Après 20 ou 40 ans à la tête de votre entreprise, vous commencez à avoir envie de faire autre chose. Attention, vous devrez encore consacrer du temps et de l’énergie pour passer le relais dans les meilleures conditions pour vous et le repreneur ! Une préparation bien anticipée prend de 3 à 5 ans. »

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COMMENT OPTIMISER FISCALEMENT VOTRE CESSION ?

La fiscalité de la cession varie fortement selon qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle ou d’une société, qu’elle s’effectue à titre onéreux ou à titre gratuit. Des dispositifs d’exonération ont été mis en place par le législateur pour alléger le coût de la transmission et notamment celui de la transmission familiale. Ces dispositifs s’appuient notamment sur le deux leviers fiscaux que sont les droits d’enregistrement et l’imposition des plus values.

1- L’exonération de droits de succession et de donation Pour réduire les coûts de la transmission (droits de succession ou de donation) d’entreprises individuelles et de parts sociales ou d’actions à titre gratuit, les dirigeants d’entreprise (cédants) peuvent anticiper et mettre en œuvre le dispositif « Pacte Dutreil » (institué en 2003 par la loi pour l’initiative économique). Ce dispositif permet, sous certaines conditions, d’alléger la charge des droits de mutation ou de succession (sans limitation de montant) dus lors de la transmission en bénéficiant d’un abattement de 75 % applicable sur la valeur transmise. Lorsque la transmission à titre gratuit porte sur des parts ou actions de société, ce mécanisme d’exonération est associé à la prise d’un engagement collectif (impliquant au moins deux associés dont le donateur, tous deux disposant d’au moins 34 % des parts sur une société non cotée) de conservation des titres, dit engagement collectif de conservation ou Pacte Dutre il , pendant au moins 2 ans à compter de l’enregistrement de l’acte constituant cet engagement. Chaque héritier ou donataire doit également s’engager individuellement sur une conservation des titres transmis pendant 4 ans à compter de l’expiration de l’engagement collectif de 2 ans au minimum. Par ailleurs, un des donataires ayant pris l’engagement individuel de conservation des titres - ou un des associés ayant signé l’engagement collectif – doit exercer son activité principale ou une fonction de dirigeant dans la société pendant la durée de l’engagement collectif et les 3 années suivant la transmission. S’il s’agit d’une entreprise individuelle, et pour que l’exonération s’applique, il faut que le donateur détienne l’entreprise depuis au moins 2 ans, s’il l’avait acquise. Aucune durée minimale de détention n’est exigée, s’il avait créé son entreprise ou s’il l’avait reçue par donation ou succession. Pour les donataires, ce sont les mêmes dispositions que pour une société. Selon les articles 787 B du CGI pour les sociétés et 787 C pour les entreprises individuelles, le bénéfice de cette exonération partielle est réservée exclusivement aux entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Ces dispositions, initialement réservées aux successions, ont été étendues aux donations en pleine propriété et, sous certaines conditions, aux donations avec réserve d’usufruit. A noter que :

• Le paiement des droits de donation et de succession dus à l’occasion de la transmission d’une entreprise individuelle ou en société peut, sous certaines conditions, être différé

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cinq ans et fractionné sur une période de 10 ans (CGI, annexe III, art. 397 A et 404GA à 404GD)

• La loi LME a mis en place une exonération partielle des droits de mutation en faveur de certaines cessions d’entreprises aux salariés ou à des proches. Ce régime consiste en l’application d’un abattement de 300 000 € sur la valeur du fonds ou de la clientèle ou sur la fraction de la valeur des titres représentative du fonds et de la clientèle (CGI, art. 732 ter)

Parole de cédant : L'approche de la retraite professionnelle et la volonté de pérenniser l'entreprise familiale nous ont poussés à réunir en amont les conseils de l'entreprise afin de définir les techniques à privilégier en vue d’atteindre nos objectifs de transmission familiale. Ces objectifs étaient de consolider notre patrimoine en cédant pour partie l'entreprise à un enfant repreneur tout en réalisant parallèlement une donation égalitaire entre l'ensemble de nos enfants. Le montage réalisé, mêlant les techniques de LBO et de donation s'est appuyé sur les dispositifs fiscaux d'engagement de conservation pour alléger la facture fiscale. Les stratégies mises en œuvre par nos conseils nous ont donc permis de consolider notre patrimoine, de le transmettre à moindre coût fiscal et cela en toute sécurité.

M. Joseph CHARDRON Cédant d’une entreprise de travaux publics

2- L’exonération des plus-values de cession Ces dernières années ont vu l’apparition de nombreux régimes d’exonération totale ou partielle ou encore de report d’imposition de la plus value dégagée lors de la transmission d’entreprise. C’est ainsi qu’il existe différents dispositifs d’exonération d’impôt sur la plus-value pour les entreprises d’une valeur inférieure à 500 000 euros ou réalisant un CA inférieur à 350 000 euros (ou 126 000 euros selon la nature de l’activité), notamment lorsque cette vente s’accompagne du départ à la retraite du cédant. Exonération en fonction du chiffre d’affaires (C.A. )

(régime d’exonération dit des petites entreprises)

Sous certaines conditions, les cédants (à titre onéreux ou gratuit) de petites entreprises (activités commerciales, agricoles, prestations de services) soumises à l’impôt sur le revenu (entreprises individuelles, sociétés de personne) peuvent être exonérés totalement ou partiellement de l’imposition sur les plus values (CGI, art. 151 septies et 151 nonies I) : � Exonération totale si la valeur de cession ou le C.A. n’excède pas 250 000 € pour les activités

commerciales ou agricoles et 90 000 € pour les prestations de services � Exonération partielle si la valeur de cession ou le C.A. est compris entre 250 000 et 350 000 €

pour les activités commerciales ou agricoles et compris entre 90 000 et 126 000 € pour les prestations de services.

Exonération en fonction de la valeur de cession Sous certaines conditions (CGI, art. 238 quindecies), la plus-value réalisée lors de la transmission à titre gratuit ou à titre onéreux d’une entreprise individuelle d’une branche complète d’activité ou de parts de sociétés de personnes est exonérée : � totalement d’impôt si la valeur des éléments cédés servant de base aux droits d’enregistrement

n’excède pas 300 000 € � partiellement d’impôt si la valeur est comprise entre 300 000 et 500 000 €. Exonération à l’occasion du départ à la retraite

(et société soumises à l’IS)

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Sous certaines conditions et sous réserve du départ à la retraite des dirigeants, les cessions de parts sociales ou d’actions réalisées depuis 2006 peuvent bénéficier d’une réduction d’un tiers des plus-values par année de détention des titres au-delà de la cinquième année (exonération totale au bout de huit ans) (CGI, art. 150-0 D bis et ter). Donation d’entreprise à un salarié ou un apprenti La donation d’entreprise à un salarié ou un apprenti (CGI, art. 790 A) de fonds artisanaux, de fonds de commerce, de fonds agricoles, de clientèles d’entreprise individuelle et selon certaines modalités, de parts et actions dont la valeur est inférieure à 300 000 €, bénéficie d’un abattement d’un montant de 300 000 €.

3- Taux d’imposition de plus values à long terme En dehors des exonérations, le taux d’imposition de s plus values à long terme à compter de 2011 est de :

• 28,3% (hors plus values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux) pour les sociétés soumises à l’impôt sur le revenu.

• 31,3% à partir du premier euro de cession par an, lorsqu’il s’agit de plus values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux.

• A noter que les plus values de cessions de parts sociales ou d’actions de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent bénéficier d’un abattement d’1/3 pour chaque année de détention au-delà de la cinquième année de détention de ces titres (article 150-0 D bis du CGI)

• 15%, taux réduit d’IS pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés. (Et sous réserve d’un chiffre d’affaire < 7.63 millions d’euros et si détenue pour 75% par des personnes physiques ou par une société elle-même détenue à 75% par des personnes physiques.)

4- Loi de finances rectificative pour 2011 La loi de finances rectificative pour 2011 (Loi n° 2011-90 du 29 juillet 2011 / J.O. du 30/07/11), portant sur la réforme de la fiscalité du patrimoine, à été validée par le Conseil constitutionnel du 28 juillet 2011. Cette nouvelle loi simplifie le régime fiscal des Pactes Dutreil, mais durcit la fiscalité de la transmission. C’est ainsi, qu’outre le relèvement du taux d’imposition des deux dernières tranches les plus élevées du barème des droits de succession à titre gratuit et en ligne directe (faisant passer ces taux de 35 % et 40 % à des taux de 40 % pour des donations comprises entre 902 838 € et 1 805 677 € et de 45 % pour des donations supérieures à 1 805 677 €), la loi supprime les réductions de droits de donation liées à l’âge du donateur. Toutefois, ces réductions demeurent applicables pour les donations de parts ou d’actions de sociétés ou d’une entreprise individuelle, si un pacte de conservation des titres ou de l’entreprise a été signé. De plus, la loi porte le délai de rappel fiscal des donations de 6 à10 ans, ce délai étant celui qu’il convient d’attendre pour bénéficier de nouveau à plein, notamment, des abattements fiscaux. Un dispositif de lissage transitoire est mis en place pour permettre une entrée en vigueur progressive de cette disposition.

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Parole d’expert : Face à la complexité et à la constante évolution de la fiscalité applicable à la cession/transmission, le chef d’entreprise doit nécessairement s’entourer d’experts de la transmission du patrimoine professionnel. Un audit patrimonial, juridique et fiscal, mènera le plus souvent à la restructuration préalable du patrimoine du chef d’entreprise et de l’entreprise elle-même afin d’optimiser la fiscalité de l’opération. L’anticipation reste nécessairement la clé d’une cession ou d’une transmission familiale réussie.

Maître Guillaume PAINSAR Notaire

5- L’impôt de Solidarité sur la Fortune (l’ISF) : Une fois vendue, l’entreprise n’est plus considérée comme outil de travail et le patrimoine dégagé sera donc redevable de l’ISF. La plus value dégagée par la cession viendra s’ajouter à votre patrimoine personnel. Désormais, la loi de finances rectificative pour 2011 fixe le seuil d’imposition de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dû au titre de l’année 2011 à 1 300 000 € (et non plus 800 000 €). Ainsi, les contribuables dont le patrimoine est inférieur à ce nouveau seuil ne sont désormais plus imposables à l’ISF. Les autres contribuables ont, quant à eux, jusqu’au 30 septembre 2011 pour souscrire leur déclaration ISF et payer l’impôt calculé selon le barème actuellement en vigueur. Puis, à compter de 2012, un taux d’imposition unique s’appliquera au patrimoine taxable dès le 1er euro, ce taux étant de :

• 0,25 % entre 1,3 et 3 millions d’euros de patrimoine net taxable, à déclarer en même temps que les revenus, l’ISF étant mis en recouvrement ultérieurement

• 0,5 % au-delà de 3 millions d’euros de patrimoine à mentionner sur une déclaration ISF, déclaration devant s’accompagner du paiement de l’impôt.

Toutefois, afin d’atténuer les effets de ces seuils, un dispositif de décote sera introduit pour les patrimoines compris entre 1,3 millions et 1,4 millions d’euros et pour ceux compris entre 3 millions et 3,2 millions d’euros.

Quelques données clés… Les droits de mutation (ou d’enregistrement) pour l’acquisition d’un fonds de commerce, fonds

artisanal ou fonds de clientèle libérale sont de : � 3% du prix d’acquisition (si la valeur du fonds < 200 000 euros) avec abattement de

23 000 euros sur le montant d’achat. � 5% si la valeur du fonds > 200 000 euros

Les droits de mutation (ou d’enregistrement) dûs par l’acquéreur des titres d’une SA, SAS, EURL et SNC sont de 3% du montant de l’acquisition, qu’il s’agisse d’actions ou de parts sociales. � Pour les actions de SA, SAS ou société en commandite par actions, ces droits sont

plafonnés à 5 000 euros. � Pour les parts sociales de SARL, EURL, SNC, les droits de mutation ne sont pas

plafonnés, mais leur calcul fait l’objet d’un abattement au prorata des parts acquises. Abattement 2011 de l’ISF : la tranche de l’ISF pour les contribuables ayant entre 800 000 et

1 300 000 € de patrimoine est supprimée. Seuil 2011 de l’ISF : 1 300 000 € de patrimoine

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Réfléchissez alors avec des conseils spécialisés aux différentes possibilités qui s’offrent à vous pour réduire cet impôt (ISF), comme par exemple :

• réinvestir dans une autre activité professionnelle • transmettre totalement ou partiellement ce patrimoine en pleine propriété ou en usufruit • exploiter des avantages fiscaux pour limiter l’impôt payé.*

* Les contribuables qui souscrivent au capital d’une société non cotée, lors de la création ou à l’occasion d’une

augmentation de capital, bénéficient d’une réduction d’impôt. Le dispositif est applicable pour les versements effectués jusqu’au 31 décembre 2012. Sous réserve des conditions exigées, le montant de la réduction d’impôt est égal à 25 % des versements effectués chaque année pendant la période de référence (22 % à compter du 1er janvier 2011), versements pris dans la limite de 20 000 € (personne seule) ou 40 000 € (couple marié ou pacsé).

A compter du 1er janvier 2009, les contribuables qui investissent au capital de petites entreprises (voir critères retenus) en phase de démarrage ou d’expansion peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique : la réduction d’impôt est égale à 25 % des versements effectués (22 % à compter du 1er janvier 2011), pris dans la limite annuelle de 50 000 € (personne seule) ou 100 000 € (couple marié ou pacsé)

D’autres solutions… Les éléments de réponses présentés ne sont pas représentatifs de l’ensemble des montages. Des solutions existent (démembrement des droits sociaux, apport à une holding, location-gérance…) mais leur mise en œuvre implique une préparation plus fine en amont. Ne pas oublier par ailleurs que les droits de mutation (ou d’enregistrement) incombant au repreneur sont calculés à partir du prix de vente. Leur taux est fonction de la forme juridique de l’entreprise. Cette fiscalité venant s’ajouter au prix de vente, est un argument pour le repreneur pour réviser à la baisse ce prix ; une planification préalable permet dans certains cas, d’atténuer ces taxes, en passant d’une SARL à une SA ou SAS. Parole d’expert : Aujourd’hui transmettre son entreprise devient, dans les méandres de la législation fiscale, un véritable casse-tête chinois. En effet au cours de ces dernières années, le législateur a multiplié les régimes de faveur permettant d’alléger le coût fiscal de la transmission ; ces régimes obéissent à des conditions spécifiques. L’avocat est là pour accompagner afin d’optimiser cette législation complexe et ardue en toute sécurité juridique et fiscale. Chaque chef d’entreprise doit prévoir et anticiper son projet de transmission, afin que le gain net retiré de la cession, fruit de son travail, soit le plus élevé possible.

Maître Evelyne BRULÉ Cabinet d’avocat, Avocate en droits des sociétés, membre de l’Ordre des avocats de Morlaix

Le conseil de Reprendre en Bretagne ® « Quelques années avant la date de cession envisagée, faites faire votre bilan patrimonial. La fiscalité ne doit pas, à elle seule, conditionner la cession. La meilleure vente ne s’effectue pas en retenant la solution permettant de se soustraire au maximum d’impôts. La fiscalité dépend toujours d’un contexte, seuls des spécialistes (notaires, avocats…) sauront vous conseiller un montage optimisé. »

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COMMENT CONNAÎTRE LA VALEUR DE VOTRE ENTREPRISE ?

La valeur de l’entreprise constitue un enjeu majeur dans la transaction. Elle contribue en effet à la fixation du prix de vente. Sa détermination est un exercice difficile qui s’appuie, d’une part sur une collecte d’informations propres à l’entreprise à céder et leur retraitement et d’autre part sur le choix et l’application de méthodes qui devront être adaptées à l’entreprise. Si le cédant attend beaucoup de la valorisation de son entreprise, dans laquelle il voit les résultats d’années de travail et de sacrifices et une sérénité future, le repreneur lui, souhaite « acheter un devenir » et donc une entreprise disposant de capacités de développement avec une rentabilité avérée à terme. C’est pourquoi la valeur estimée de l’entreprise et le prix de vente qui en résulte sont fortement débattus entre cédant et repreneur et peuvent s’avérer différents.

Les éléments d’information concourant à la détermination de la valeur de votre entreprise

Ces éléments qui devront être adaptés au modèle économique de l’entreprise vont reposer sur les 3 moteurs essentiels de l’entreprise que sont :

� Ses marchés (taille, export, clients ou catégories de clients dominants, sous-traitance, …)

� Ses produits (produits propres, innovation, gamme, …) � Ses ressources (hommes-clé, équipements, locaux, savoir-faire, politique

commerciale et marketing, financements, …) Afin d’établir l’analyse la plus précise possible, tous les éléments devront être examinés, étudiés et estimés soigneusement, car ils vont conc ourir à la détermination de la valeur de l’entreprise :

Eléments intrinsèques à l’entreprise Eléments extérieurs à l’entreprise

● La valeur vénale des éléments de l’actif immobilisé

● L’aptitude à produire des bénéfices ● Les ressources humaines ● Les risques éventuellement liés à une forte dépendance de l’entreprise à son dirigeant, ou à un membre de l’équipe (l’homme clé) ● La structure financière ● L’endettement ● Les engagements hors bilan (crédit bail…)

● L’activité (créneau porteur ou non) ● La concurrence dans le secteur ● La conjoncture économique générale ● Les réglementations (évolutions de la législation.) …

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Plusieurs méthodes – 3 types d’approches - sont pos sibles pour calculer la valeur d’une entreprise, vous devrez donc, avec votre conseil, c hoisir une méthode adaptée au secteur d’activité et à l’entreprise.

L’approche patrimoniale Cette méthode vise à déterminer la valeur de marché du patrimoine de l’entreprise, il est donc nécessaire de réévaluer les actifs d’exploitation et hors exploitation, car depuis leur entrée dans l’entreprise, ces biens ont pu prendre de la valeur ou en perdre. Une fois ces éléments réévalués, vous déduirez les éléments du passif, eux-mêmes actualisés. Le résultat correspondra ainsi à l’Actif Net Corrigé (ANC) qui est la base de l’évaluation selon l’approche patrimoniale. Cette valeur patrimoniale constitue en général le prix plancher des droits sociaux vendus lorsque la société est bénéficiaire. Cependant, cette approche ne prend pas en compte l’ensemble des éléments incorporels de l’entreprise ni son potentiel de développement, ce qui est primordial pour un repreneur. Parole d’expert : La transmission d’une entreprise nécessite d’aborder tout à la fois des problèmes d’ordre personnel, des problèmes d’entreprise et des questions techniques d’optimisation fiscale et juridique. L’expert comptable est souvent au cœur de ces processus grâce à sa proximité avec les dirigeants d’entreprise, sa bonne connaissance des atouts de l’entreprise et sa maîtrise des techniques financières, fiscales et juridiques. Préparer la transmission de son entreprise, c’est l’organiser au mieux pour être cessible à tout moment, c’est savoir s’effacer et faire confiance à ses collaborateurs, c’est évaluer lucidement l’entreprise et c’est enfin utiliser au mieux les nombreux moyens d’optimisations. Tout cela est plus facile avec des professionnels.

M. Michel GOURITEN Expert comptable, Président honoraire de l’Ordre des Experts-comptables de Bretagne

Quelques réflexions clés… Un regard extérieur et expert (cabinets de transmission / reprise, experts-comptables,…) est le vrai garant

d’impartialité et d’objectivité . Le dirigeant n’ayant pas toujours conscience des points faibles de son entreprise, peut découvrir un résultat

d’évaluation inférieur à ses attentes. La valeur n’est pas le prix , qui lui va dépendre d’éléments supplémentaires issus de la négociation

(garanties, fiscalité, crédit vendeur,…).

L’approche par la rentabilité

Le principe de cette méthode est de déterminer la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices. Le cash flow ainsi créé par l’entreprise elle-même, sert à l’évaluation de la valeur, en prenant en compte les évolutions possibles, et donc le rendement futur. Cette méthode permet de déterminer la valeur de l’entreprise dans son marché actuel et à venir.

L’approche de marché

Cette méthode vise à comparer l’entreprise avec d’autres, présentant un profil le plus proche possible, et dont la valeur de transaction est connue. La valeur théorique de l’entreprise est calculée d’après un barème ou un coefficient couramment observé dans le même secteur d’activité et dans la même zone géographique. Cette méthode est particulièrement adaptée pour des cessions de commerce, pour lesquelles il existe des bases de données comportant un grand nombre de transactions.

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Parole de cédant : Le chef d’entreprise a toujours tendance à surestimer la valeur de son entreprise. Il lui a consacré toute sa vie et, en fait, pour lui « elle n’a pas de prix » ! Nous étions pleinement conscients qu’outre nos bons résultats, notre activité de « spécialistes » et le fait d’exercer notre activité sur un marché de « niche » représentait un atout majeur. Alors tout naturellement, nous ne pouvions choisir pour nous accompagner dans notre démarche qu’un cabinet « spécialisé » qui prendrait en compte, outre les différentes méthodes d’évaluation et la tendance du marché, la spécificité de notre métier et son potentiel de développement. Il était également primordial que nous puissions garder l’esprit libre et continuer à travailler en toute sérénité. Il fallait pour cela pouvoir nous reposer en toute confiance sur des experts. Si la décision de cession n’est jamais facile à prendre, plus encore lorsqu’il s’agit d’une entreprise familiale fondée en 1926, l’aide d’un cabinet spécialisé a été déterminante et nous a permis d’éluder l’aspect affectif de la transaction. C’est ce regard extérieur et objectif qui nous a permis de réaliser la cession dans les meilleures conditions.

M. et Mme Patrick et Annie ALLAIN Cédants industriels

� Ces trois approches complémentaires mettent en évidence des écarts constitutifs de la valeur. Elles nécessitent toutes une bonne connaissance de l’entreprise.

� Chaque méthode a ses propres

limites et il est conseillé d’utiliser un panachage de méthodes adaptées à l’entreprise.

Parole d’expert : Le marché des cessions-acquisitions d’entreprises est un « marché d’acheteurs ». Cette affirmation peut surprendre mais le paradoxe n’est qu’apparent. En effet, même si les offres de cession de qualité restent en nombre limité –situation qui serait plutôt favorable à une augmentation des prix de cession ou leur maintien à un niveau élevé- il s’avère que les prix résultent plus des contraintes financières propres au repreneur et surtout de son appréciation des flux financiers de la cible, très difficiles à mettre en perspective. D’où le constat d’une chute des prix de l’ordre d’un tiers, depuis 18 mois.

M. Geoffroy SURBLED Expert en transmission d’entreprise, membre de Synextrans

Le conseil de Reprendre en Bretagne ® « Le repreneur n’achète pas un passé mais un futur qui lui assurera un moyen d’existence et un retour sur investissement. Faites évaluer votre entreprise à sa juste valeur, ne la surestimez pas . Le montant de l’évaluation qui sera retenu lors de la négociation avec le repreneur prendra en compte l’ensemble des actions d’amélioration menées et, en particulier, celles dans le cadre du plan de transmission. »

L'approche patrimoniale

L’approche par la rentabilité

L'approche de marché

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COMMENT FAIRE SAVOIR QUE VOUS ÊTES VENDEUR ?

Vous êtes certain(e) de vouloir céder votre entreprise ; vous l’avez faite évaluer ; vous avez pris les décisions de gestion nécessaires à sa cession dans les meilleures conditions. Vous avez également pris les dispositions pour optimiser votre patrimoine personnel et familial. Il vous faut passer à l’étape suivante : faire savoir que vous êtes vendeur et mettre en vente votre entreprise.

Un préalable : constituer un dossier de présentation de votre entreprise Base de la négociation future, le dossier de présentation permet aux repreneurs potentiels de se faire une bonne idée de votre entreprise. Ce document devra retracer son histoire, dresser ses forces et ses faiblesses, mais devra surtout mettre en avant son potentiel de développement et ses perspectives d’avenir. Ce dossier est confidentiel ! En conséquence, vous devez faire signer un engagement de confidentialité : ce dossier peut présenter plusieurs niveaux d’informations sur votre entreprise en fonction du degré de confidentialité que vous souhaitez préserver lors des différentes étapes de négociations. Mais attention, vous devez maintenir un climat de confiance avec vos interlocuteurs. Les informations que vous fournirez à chaque étape doivent être fiables et cohérentes (et sans surprise au regard de celles que vous avez préalablement données). Inutile de cacher vos « petits secrets », l’acquéreur et ses conseils finiront par les découvrir, ce qui pourrait remettre la négociation en cause ou vous mettre en situation de difficulté. Par ailleurs, plus vous mettez d’éléments par écrit, plus la négociation se déroulera facilement. En effet, ce dossier sera mis en regard du business plan de reprise que le repreneur aura rédigé. Vous pourrez alors discuter sur des bases concrètes et formalisées, ce qui permettra de laisser de côté les aspects subjectifs et affectifs de cette phase délicate. Parole de cédant : « Le bon contact au bon moment » ! Si la transmission s’inscrit dans la logique du cycle d’une entreprise, l’échéance n’est pas forcément programmée et peut varier en fonction des circonstances et des opportunités. Dans nos métiers d’accueil, nous sommes particulièrement sensibles aux individus et la dimension humaine a été primordiale. Nous avons bénéficié du dispositif ORATEL, ce qui a facilité les démarches, aussi bien pour nous que pour le repreneur. Ce dispositif, indispensable dans cette vente, a permis de faire un diagnostic précis de notre établissement et de mieux définir le projet de reprise.

M. Daniel LE GUILLOU Cédant d’un hôtel-restaurant

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Quelques précautions essentielles dans le déroulement et la communication autour de votre projet

� D’abord il vous faut aller vite dans la conclusion de l’affaire avec le repreneur que vous aurez sélectionné. Cette nécessité de conclure rapidement est une des clés pour préserver au mieux la confidentialité de ce projet.

� Vous aurez également à maitriser le moment ou vous aurez à informer les proches de l’entreprise

La famille et l’entourage proche : Ils doivent être rapidement avertis de votre projet de transmission, mais vous devez les prévenir du niveau de confidentialité qu’ils doivent maintenir autour de cette information. Les personnes clés de votre entreprise : Lorsque vous prendrez la décision de leur parler, soyez certain de votre choix car un retour en arrière présenterait bien des difficultés. Vous êtes néanmoins le seul à identifier le moment opportun où vous devrez informer vos salariés. Ne communiquez pas trop tôt dans le processus car vos salariés, trouvant que cela prend du temps, peuvent être inquiets sur la bonne marche de cette affaire. Ne communiquez également pas trop tard, et notamment quelques jours avant la reprise, car vous risquez de provoquer des rancœurs et peut être des départs anticipés de collaborateurs proches. Vos clients, fournisseurs, prestataires : Là encore, de nombreux paramètres sont à prendre en considération et il n’y a pas de règle unique. La qualité de relation que vous entretenez avec ces interlocuteurs est cependant le premier critère de décision. Quelques réflexions clés… Un dossier de présentation de l’entreprise est très utile pour faciliter la communication avec les

repreneurs. Simple mais bien structuré et argumenté , il doit être réalisé par le chef d’entreprise avec l’aide de conseillers.

Adaptez si possible votre dossier au profil des rep reneurs potentiels : les candidats -

personne physique ou personne morale, membre de la famille ou salarié de l’entreprise- n’ont pas tous besoin des mêmes informations.

Les informations que vous divulguez au repreneur doivent être transmises dans le cadre d’un

accord de confidentialité. → Selon l’enquête OSEO : 28 % des cédants ont trouvé un repreneur grâce à leur réseau professionnel, 24 % par relations professionnelles et 17 % grâce à des cabinets de conseils spécialisés.

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Parole d’expert : La signature d’un mandat de vente rassure les acquéreurs potentiels sur votre réel désir de vendre, ainsi deux types de vente sont possibles. Une vente « ouverte » ou non confidentielle, permet d’attirer l’attention d’un grand nombre d’investisseurs. Cela augmente les chances d’obtenir des offres et éventuellement de mettre une saine compétition entre les acquéreurs potentiels. C’est le moyen le plus efficace d’aboutir à une vente et, bien souvent, d’obtenir la meilleure offre. L’objectif est d’obtenir plus d’une offre par établissement, qu’elles émanent d’investisseurs indépendants, multipropriétaires et/ou institutionnels. Une cession confidentielle permet de « tâter le terrain » en toute discrétion. Il ne faut cependant pas négliger que parfois la vente est menée dans des conditions telles de confidentialité que l’acheteur potentiel n’a pas connaissance de l’opportunité.

M. Yves DE BOUTTEMONT Directeur de Christie+Co Grand Ouest, représentant la Chambre FNAIM de Bretagne

Plusieurs options pour faire connaître votre projet de céder Plusieurs options s’offrent à vous pour faire connaître votre intention de vendre votre entreprise. Loin d’être exclusives les unes des autres, elles se complètent et peuvent être mises en œuvre en même temps ou successivement. Votre choix se fera en fonction :

� du degré de confidentialité que vous souhaitez garder, � de votre sensibilité à céder votre entreprise, � de son incidence possible sur la négociation, � de votre disponibilité à répondre aux premières questions des repreneurs.

Par l’intermédiaire d’un mandataire : Il recherche activement pour vous un repreneur et négocie de façon plus ou moins étendue. Vous définissez le moment auquel vous souhaitez rencontrer les candidats à la reprise de votre affaire. Mais ayez soin d’être parfaitement informé(e) de l’avancement des contacts et de garder la maîtrise des décisions. Par vous même, en prenant des contacts discrets aup rès de :

� votre réseau personnel � du réseau Reprendre en Bretagne®

Les Chambres de Commerce et d’Industrie de Bretagne et les professionnels bretons de la transmission-reprise (experts-comptables, cabinets d’affaires et de conseils, banques, avocats, notaires, agents immobiliers et associations spécialisées) se sont regroupés au sein du dispositif « Reprendre en Bretagne® » pour vous accompagner efficacement, chacun dans son champ de compétences, dans les différentes étapes de votre cession et pour vous présenter et vous mettre en relation avec des repreneurs. Reprendre en Bretagne® a ainsi mis en place un site internet (www.reprendre-bretagne.fr ) permettant d’insérer une annonce de cession d’entreprise bretonne, anonyme et sécurisée, et de recevoir des demandes de mise en relation de repreneurs (locaux, nationaux et internationaux). Les CCI de Bretagne organisent par ailleurs en Bretagne des rencontres « Les Rencontres pour l’Entreprise » pour les entrepreneurs, destinées à mettre en relation cédants et repreneurs.

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Les autres acteurs consulaires et associatifs : Les Chambres de Métiers et de l’Artisanat jouent un rôle spécifique d’accompagnement des entreprises artisanales ; elles ont mis en place une Bourse Nationale d’Opportunité Artisanales de couverture nationale : www.bnoa.net. De plus, l’association Cédants et Repreneurs d'Affaires (CRA) est également à votre disposition pour l'accompagnement et la mise en relation. Les fédérations et syndicats professionnels : Certaines fédérations ou syndicats professionnels proposent un accompagnement à leurs adhérents ainsi qu’éventuellement une bourse d’opportunité d’affaires. Les médias professionnels ou spécialisés : Il est essentiel de s’informer continuellement (internet, revues spécialisées). A noter L’étude 2010 sur « Le conseil en transmission d’entreprise », réalisée par PRECEPTA - Groupe Xerfi (http://www.xerfi.fr/), classe les différents acteurs de la transmission d’entreprise avec leur positionnement et avantages concurrentiels. Parmi les principaux intervenants étudiés : � Les experts comptables � Les spécialistes du conseil en transmission � Les banquiers � Les acteurs publics (CCI) et associatifs (CRA) Parole d’expert : Pour faire savoir que l’on est vendeur, le cédant doit activer ses réseaux en fonction du degré de confidentialité qu’il souhaite conserver : intermédiaires, chambres consulaires, fournisseurs, syndicats, associations professionnelles, relations personnelles… Il faut également privilégier les professionnels locaux qui apportent une proximité, du conseil et surtout un accompagnement spécifique aux attentes du cédant.

Mme Anne GUILLERM ADC Conseil, représentant le SNPI Bretagne

Le conseil de Reprendre en Bretagne® « Faire savoir que l’on est vendeur permet de se mettre pleinement dans la peau du cédant. Il ne faut pas trop anticiper car il faut pouvoir assumer ce positionnement en tant que vendeur. Mais il ne faut pas non plus attendre le dernier moment, car c’est une fois que l’on est identifié comme tel que des mises en contact peuvent avoir lieu. » « Faire savoir qu’on vend, faire connaître ce que l’on vend, sans l’ébruiter ! ».

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QUELS SONT LES LEVIERS DE LA NÉGOCIATION ?

L’ouverture des négociations est la phase la plus délicate de la transmission d’entreprise. Il s’agit donc de négocier avec le repreneur le prix de cession, ainsi que les conditions de la cession qui peuvent constituer des éléments importants de l’accord final. Il est donc impératif de prendre appui sur des professionnels, d’autant que le repreneur sera certainement lui-même accompagné. De plus, c’est ici, si ce n’est déjà fait, que vous établirez des liens réels avec le repreneur et qu’une vraie relation de confiance doit naître.

Earn-out et crédit-vendeur

La fixation du prix de cession dépend de différents éléments tels que l’inventaire des stocks ou l’évaluation des immobilisations,… Au moment de négocier le prix de cession, deux moyens existent pour susciter la confiance du repreneur : � La clause d’Earn-Out ou de révision de prix, qui est une clause de complément de prix payé

par le repreneur, révisable et indexée en fonction des performances futures de l’entreprise. Il peut donc s’agir d’un simple intéressement sur les performances à venir sur une période déterminée (CA, marges, …).

� Le crédit vendeur où les parties s’accordent sur un prix dès la signature du protocole. Vous

pouvez accepter qu’une partie de ce prix fasse l’objet d’un versement ultérieur par le repreneur, par contre, faites attention aux clauses telles que son montant, sa durée, son taux d’intérêt, …

Ces clauses sont particulièrement pertinentes lorsque la période d’accompagnement par le cédant est assez longue (un an voire plus) ou lorsque le prix demandé par le cédant est manifestement élevé. Elles ont l’avantage de rassurer le repreneur et les organismes financiers sur la confiance du vendeur dans son entreprise et sa continuité. En effet, celui-ci reste financièrement impliqué après la cession, n’ayant pas récupéré l’intégralité des fruits de la vente. Ainsi, elles permettent de boucler des montages financièrement tendus. Mais elles comportent aussi, pour le vendeur, le risque de ne pas être payé intégralement si la reprise échoue. C’est pourquoi, les conditions de ce type de clause doivent être étudiées et négociées avec soin (mode de calcul, résolution des litiges éventuels, durée, etc.). Elles devront donc être rédigées par un professionnel avec la plus grande attention. Quelques réflexions clés… Signez une lettre d’intention avec le repreneur avant les négociations. Si l’écart entre le prix demandé et celui proposé e st important et notamment supérieur à

20 %, cela laisse supposer qu’une des parties n’a pas pris en compte certaines données ou qu’elle s’appuie sur des informations non fiables.

Faites attention aux clauses de garantie qui mettent l’acquéreur à l’abri de mauvaises

surprises, mais peuvent avoir des retombées très concrètes sur vous. Pendant les négociations, le repreneur va effectuer un audit d’acquisition. Vous avez alors une

obligation générale d’information et devez mettre toutes les pièces nécessaires à sa disposition ou celle de son conseil.

Ne donner une exclusivité sur la vente de l ′affaire que le plus tard possible .

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La prise de participation dans la holding de reprise

Vous pouvez proposer au repreneur de vous céder une participation dans la holding de reprise qu’il va constituer pour racheter votre entreprise. Cela améliorera la confiance de ses partenaires financiers et réduira son endettement. Ainsi, le repreneur acceptera plus facilement un prix jugé préalablement élevé. De plus une participation dans la holding de reprise peut être pour vous un excellent placement, avec une sortie garantie à moyen terme.

La trésorerie

Le sort de la trésorerie d’entreprise peut faire l’objet de discussions délicates lors de la négociation. Dans l’hypothèse où cette trésorerie est particulièrement excédentaire, vous souhaiterez peut être la récupérer partiellement ou totalement. A première vue, le repreneur y trouve son compte car le financement global de l’acquisition est alors moins élevé. Mais il faut veiller à ne pas fragiliser la situation financière de l’entreprise, notamment en besoin en fonds de roulement. Vous devez également prêter attention aux conséquences personnelles que ce prélèvement pourra avoir en termes de fiscalité. Parole de cédant : Si l’objectif financier pour tout cédant est important, puisque la cession lui permet de retirer la contrepartie financière de son investissement en temps et en capital, il n’est pas le seul. En tant que cédant, je souhaitais que mon entreprise continue d’exister et de prospérer après mon départ. La pérennisation va dépendre principalement du choix du repreneur et de sa capacité à remplacer le cédant et de la nécessaire structuration de l’entreprise préalablement à la cession. La négociation, à partir du moment où l’on m’a présenté un candidat correspondant au profil recherché, s’en est trouvée facilitée. Mon conseil est de préparer le plus en amont possible l’entreprise à sa transmission et de rechercher son repreneur au moins un an avant son départ afin de faire de l’accompagnement un gage de réussite de la cession et d’atteindre l’objectif de pérennisation.

Cédant anonyme

L’accompagnement du repreneur par le cédant

Les conditions de l’accompagnement du repreneur par le cédant sont aussi très importantes :

� Quelle durée? � Quelle rémunération? � Quel statut?

Autant de questions à aborder en amont d’une signature. Ainsi, un cédant n’ayant pas encore atteint l’âge légal pour percevoir une retraite à taux plein peut désirer rester salarié de la société jusqu'à y prétendre ; ou souhaiter (ce qui est possible en respectant certaines conditions) cumuler une activité de conseil indépendant avec un statut de retraité. Afin d’encourager l’accompagnement des cédants à titre bénévole dans le transfert des savoir-faire et de l’expérience au sein de la toute nouvelle entreprise reprise, l’Etat a créé un dispositif de crédit d’impôt sur le revenu. Le bénéfice de ce crédit d’impôt est octroyé au cédant d’une entreprise commerciale, artisanale ou de service qui s’engage à réaliser une prestation de tutorat dans les premiers mois de la reprise. La caisse du régime social des indépendants dont le cédant dépend, fournit les informations complémentaires sur les conditions à réunir pour prétendre à cette nouvelle disposition. Pendant cette phase d’accompagnement du repreneur, l’ancien dirigeant est susceptible de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 1 000 euros.

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Il restera encore à négocier, dans le cadre de cession de titres, la définition des garanties d’actif et de passif ainsi que les clauses de non concurrence si vous poursuivez une activité après l’entreprise vendue. Parole d’expert : La négociation peut commencer lorsque le cédant a validé la candidature du repreneur et que ce dernier a confirmé son intérêt pour la reprise de la cible. On peut conseiller au repreneur de rédiger une lettre d’intention avec en contre partie une clause d’exclusivité limitée dans le temps, ce qui lui permettra d’auditer préalablement l’entreprise. La négociation va porter sur les points suivants : prix de cession, modalités, garantie actif/passif. Chaque partie devra préalablement avoir défini ses objectifs. Dans toute négociation, il y a un rapport de force qui s’établit. Pour pouvoir aboutir il est nécessaire que les points de vue au début des négociations ne soient pas trop éloignés. On estime par exemple que si l’écart de prix désiré par le cédant et celui proposé par l’acquéreur est supérieur à 30%, il sera difficile de rapprocher les parties. Le rôle des conseils sera de permettre le rapprochement des points de vue afin d’aboutir à un accord.

M. Dominique LIGUET Expert en transmission d’entreprise, membre de Synextrans

Le conseil de Reprendre en Bretagne® « L’action de votre conseil ou intermédiaire, durant la phase de négociation est fondamentale. Néanmoins pour prendre une décision finale, vous aurez besoin de vous sentir en confiance avec le repreneur et devez donc être présent(e) pendant cette phase. La transmission ne doit pas être subie par les parties, mais être issue d’un partenariat négocié et volontaire. »

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LES 7 BONS CONSEILS POUR RÉUSSIR VOTRE CESSION

1. Anticipez Une cession se prépare de 3 à 5 ans en amont.

En effet, des questions d’ordre patrimonial, juridique et fiscal, mais aussi des adaptations internes à l’entreprise seront à régler en amont de la cession de votre entreprise.

Tout cela prend du temps et ne doit pas être fait dans la précipitation.

2. Faites évaluer votre société avec un regard objecti f et professionnel.

Une survalorisation de votre entreprise pourrait vous faire perdre plusieurs mois dans le processus de cession. Une évaluation extérieure et objective vous permettra de connaître la valeur la plus proche de la valeur réelle de votre entreprise. De plus, ce regard extérieur sera un regard plus critique et vous permettra de mieux préparer votre entreprise à la vente. Néanmoins, la perspective d’une cession ne doit pas conduire à lever le pied ; au contraire, il est nécessaire de vendre une entreprise avec de bonnes performances. Cela vous permettra d’attirer plus de repreneurs vers vous.

3. Informez et préparez confidentiellement votre entou rage et commencez à vous informer. La cession de votre entreprise impliquera un changement de vie et aura donc un impact sur vous et sur vos proches. Par ailleurs, il existe peut-être un candidat potentiel à la reprise parmi vos proches. Des réunions d’informations, des guides pratiques, le réseau de CCI de Bretagne ainsi que des sites internet vous aideront à structurer votre réflexion et la conduite à tenir.

4. Entourez-vous de professionnels de la transmission- reprise. Constituez une équipe d’experts. Ces experts (experts-comptables, cabinets, avocats, notaires…) sont indispensables et vous accompagneront à toutes les étapes, que ce soit au niveau du diagnostic de votre entreprise, au montage de votre projet de cession, de la constitution du plan de transmission ou de la phase de négociation, de la rédaction de l’acte de cession.

5. Adoptez les bons canaux de diffusion pour communiqu er confidentiellement sur votre projet de cession. Lorsque la phase de préparation est terminée, vous pouvez communiquer sur votre projet de cession ; la discrétion est nécessaire, mais il faut aussi vous donner les moyens de trouver, en lien avec vos experts, un repreneur. Déposez (via votre conseil ou expert) votre annonce en toute confidentialité sur www.reprendre-bretagne.fr.

6. Analysez plusieurs dossiers, multipliez les rencont res avec les repreneurs et communiquez au bon moment. Dites-vous que votre successeur est parmi ces candidats. Consacrez du temps à chacun d’entre eux et faites-leur rapidement connaitre vos décisions. Le processus est long, de 12 à 18 mois, donc ne perdez pas de temps et faites leur gagner du temps.

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7. En final, rassurez vos salariés et partenaires Annoncez vous-même la transmission à vos salariés et partenaires dès que le processus de cession est dans sa phase de bouclage. Il est judicieux que cette annonce auprès des salariés soit faite en présence du repreneur qui se présentera également et aura à rassurer les salariés sur la poursuite de l’activité.

Parole de cédant : La passation n’est pas une fin en soi, mon entreprise reste comme une part de moi-même. L’aspect affectif est la dimension la plus importante dans mon rapport avec mon entreprise. Le repreneur a une obligation humaine vis-à-vis de mon personnel. Le premier contact s’est fait par le site « Reprendre en Bretagne » de la CCI et c’est lors de notre rencontre que j’ai ressenti que le feeling passait entre nous. L’écriture d’un livre « La rage de réussir » me permet de penser à l’avenir.

M. Daniel TUAL Cédant de l’entreprise Tual à Rennes

Parole d’expert : La cession d’entreprise est une opération juridique exceptionnelle pour le chef d’entreprise. Au regard de mon expérience en ce domaine, voici trois conseils pour une cession réussie : - se préparer : quelqu’en soit le motif, la cession engage le cédant tout autant que son entourage professionnel et personnel. - s’entourer de praticiens de la cession, pour mener à bien ce virage structurel en formant un binôme qui se complète en compétence. - garder la maîtrise du tempo : le calendrier de la transmission doit être décidé par le cédant à son rythme propre.

Maître Stéphane GARDETTE Avocat - Conseil juridique (cabinet CAP CODE), Ordre des avocats du Barreau de Rennes

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LES AIDES AUX CÉDANTS

L’offre de service du dispositif « Reprendre en Bre tagne ® » Le dispositif « Reprendre en Bretagne

®» propose de nombreuses prestations pour aider les cédants

à concrétiser leur projet : → Des conseils personnalisés :

Les conseillers entreprise des CCI et les professionnels de la transmission d’entreprise peuvent vous apporter des conseils précieux tout au long de votre démarche. Des prestations personnalisées, telles que le pré-diagnostic de votre entreprise, sont également proposées par les CCI. → Des animations tout au long de l’année :

Des conférences, des forums et des rencontres cédants/repreneurs, proposés toute l’année, vous apporteront des informations importantes sur des sujets que vous ne maîtrisez peut être pas encore. Contactez votre CCI pour connaître le programme annuel proposé. → Des rendez-vous avec des experts de la transmission :

Les CCI peuvent vous mettre en relation avec des notaires, des avocats, des experts-comptables et des consultants en transmission. → La bourse des entreprises :

Vous pouvez déposer sur le site Internet « www.reprendre-bretagne.fr » une offre pour la cession de votre entreprise. Les CCI de Bretagne et les professionnels de la transmission-reprise vous mettront en relation avec les repreneurs intéressés. Grâce au site, plus de 200 entreprises industrielles et plus de 1 300 entreprises de commerce ont déjà été vendues. → Le soutien aux cédants d’entreprises hôtelières tra ditionnelles et de plein air

Le dispositif ORATEL est un dispositif spécifique pour la transmission des entreprises hôtelières (traditionnelles et de plein air). Il permet de bénéficier d’un diagnostic et d’une évaluation de votre entreprise, du soutien financier du Conseil régional de Bretagne pour la réalisation de ce diagnostic et d’un accompagnement dans vos démarches. Contact : www.bretagne.cci.fr → Le dispositif national de prédiagnostics de transm issibilité d’entreprise :

L’APCE propose, via le site www.prediagapce.fr, un outil de prédiagnostic en ligne pour tous les chefs d’entreprise souhaitant jauger la transmissibilité de leur entreprise et identifier les actions à mettre en place pour préparer leur cession.

Le conseil de Reprendre en Bretagne® « Prendre contact avec les correspondants transmission-reprise des CCI de Bretagne pour connaître les éventuelles nouvelles dispositions en matière de soutien financier à la transmission. Ils vous informeront également sur les aides et dispositifs plus locaux. »

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FOCUS SUR LA TRANSMISSION FAMILIALE En France, moins de 10% des entreprises de plus de 10 salariés sont transmises dans le cadre d’une continuité familiale*. Ce chiffre est particulièrement bas lorsqu’il est comparé à d’autres pays d’Europe comme l’Italie et l’Allemagne qui ont respectivement des taux de transmission familiale de 72% et 55%. En Bretagne, ce taux est de 12% et donc supérieur à la moyenne nationale. La transmission familiale est un phénomène peu développé en France malgré l’intérêt qu’elle représente, et particulièrement en période de crise : pérennité, vision à long terme, réactivité, rapports sociaux plus directs et fondés sur la confiance, économie de moyens, prudence. * Ce chiffre provient d’une étude réalisée en 2007 par KPMG sur un panel d’entreprises. Il n’est pas impossible qu’aujourd’hui ce pourcentage soit meilleur, notamment du fait de l’utilisation plus importante du Pacte Dutreil.

Les intérêts d’une transmission familiale ► L’entreprise est une source de revenus, d’emploi et de statut social pour la famille Conserver l’entreprise au sein de la famille permet au cédant, de conforter le patrimoine familial et de veiller à la pérennité de l’entreprise. Cela permet au repreneur familial d’exercer une responsabilité de dirigeant ainsi que d’avoir l’opportunité de développer l’entreprise. ► Un taux de réussite de la transmission de 93% La transmission familiale est la voie la plus pérenne pour l’entreprise reprise. ► Deux mécanismes attractifs adaptés à la transmissio n familiale : 1) La reprise d’un fonds de commerce par la mise en place du mécanisme de la location-gérance

avec le recours à une société d’exploitation constituée du chef d’entreprise et de son héritier (pour limiter le niveau des responsabilités). Cette location constituera le premier volet de l’opération de passation de pouvoirs au profit de l’héritier désigné qui aboutira à l’apport du fonds ou à la vente. Les intérêts : � le futur repreneur exerce les responsabilités de chef d’entreprise dans le cadre de la gestion

du fonds de commerce. � le chef d’entreprise reste pendant une certaine période à la tête de la société exploitant le

fonds pour en assurer la continuité puis laisse la place à son héritier / successeur. 2) Le mécanisme de reprise par la création d’une société holding :

La holding est un instrument permettant de transmettre l’entreprise familiale à un successeur. Il est fréquent que le successeur choisi ne dispose pas des moyens financiers pour reprendre l’entreprise ou pour désintéresser les héritiers qui ne participent pas à l’opération. En outre, le patrimoine n’est pas assez diversifié pour pouvoir compenser une répartition inégalitaire par une donation de biens hors entreprise aux héritiers non manageurs. La holding de contrôle permet de réduire la part du successeur dans le partage tout en lui laissant la possibilité de prendre le contrôle de la société familiale. Le dirigeant procède à une donation partage des actions ou parts de sa société entre ses enfants, puis créé une holding à laquelle les héritiers apportent leurs titres. La holding sera en mesure de payer les droits de mutation à titre gratuit avec les dividendes remontés de la filiale. Cette holding permet en outre d’éviter la fiscalité sur les plus-values grâce au régime du sursis d’imposition. L’apport préalable en nature et à titre gratuit d’une partie des titres à une holding soumise à l’impôt sur les sociétés permet l’exonération de la plus value (qui reste en sursis d’imposition).

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► Des dispositifs fiscaux très avantageux :

1) Le pacte Dutreil permet de réduire la fiscalité sur la transmission de l’entreprise familiale, sous réserve d’un engagement de poursuite de l’activité et de conservation des titres par les bénéficiaires. Les intérêts du pacte Dutreil : � l’exonération des droits de succession et de donation (aux héritiers et donataires) pour les

transmissions d’entreprises individuelles et de parts sociales ou d’actions, à titre gratuit à hauteur de 75% de leur valeur (sous réserve de l’engagement de l’enfant repreneur de gérer l’entreprise pendant 3 ans et de la conserver pendant 4 ans)

� la possibilité de cumuler l’exonération du pacte Dutreil avec d’autres régimes de faveur comme le paiement différé pendant 5 ans puis fractionné sur 10 ans des droits de mutation et la réduction de droit de 50% sur les donations en pleine propriété effectuées avant l’âge de 70 ans (sous réserve d’une transmission à titre gracieux, en ligne directe, et si un pacte de conservation des titres ou de l’entreprise a été signé).

2) Une franchise sur la donation à ses enfants en ligne directe de 159 325 € (par enfant et

désormais tous les 10 ans – et non plus tous les 6 ans – conformément aux nouvelles dispositions de la Loi de finances rectificative pour 2011 – Loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011, J.O du 30 juillet 2011).

Les difficultés pouvant être rencontrées ► Le manque d’anticipation de la transmission familia le : En cas de décès prématuré et sans disposition prise en matière de transmission familiale, peut se poser le problème à la fois de la pérennité de l’entreprise (division du capital de l’entreprise suite à la demande de certains enfants d’obtenir leur part de l’héritage) et de son management car le futur manageur (et un seul) doit être identifié. ► La transmission, un sujet difficile à aborder en fa mille : Discuter de la transmission de son entreprise avec son entourage familial peut être difficile. En cas d’option d’une transmission familiale, il est nécessaire de trouver le temps d’en débattre au sein de sa famille. Cela permettra de bien cerner le choix des enfants, d’identifier l’émergence d’un héritier qui assurera le management de l’entreprise et de faciliter le lancement du projet de transmission familiale. ► Les réticences des membres de la famille pour repre ndre l’entreprise : Le secteur d’activité et/ou la reprise d’entreprise peuvent ne pas convenir ou intéresser les membres de la famille et tout particulièrement les enfants du ou des propriétaires, remettant en cause l’option d’une transmission familiale. ► Les relations entre les membres de la famille : La nature émotionnelle des liens qu’entretiennent les membres d’une famille peut compliquer une transmission familiale. Il n’est pas à exclure un risque de conflits entre héritiers. Dans l’optique d’une transmission familiale et pour limiter ce risque, il conviendrait de privilégier la donation-partage, de l’anticiper afin d’assurer l’équité entre les héritiers. ► La montée en puissance du futur manageur/repreneur au sein de l’entreprise familiale et la communication auprès des salariés : Il est important que le futur manageur/repreneur ait exercé un certain nombre de responsabilités au sein de l’entreprise. Il aura une bonne connaissance des mécanismes de l’entreprise et aura pu acquérir, de par ses différentes responsabilités, une crédibilité auprès des salariés. Il appartient au propriétaire, dirigeant de l’entreprise de permettre au futur repreneur d’exercer de telles responsabilités et au terme d’une certaine période, conforté dans ses orientations, d’informer ses salariés du choix opéré pour la future gouvernance de l’entreprise. ► La fragilisation de l’entreprise, pour dédommager l es autres héritiers : Lors de la transmission, souvent un seul enfant reprend le flambeau. Il est nécessaire de trouver un moyen de dédommager les autres héritiers ; ceci se fait souvent au détriment de l’entreprise, car, dans la plupart des cas, l’entreprise est la seule ressource dont dispose la famille. Cette situation est de nature à obèrer les capacités d’investissement de l’entreprise.

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Parole d’un cédant et d’un repreneur par transmission familiale : Malgré l’évolution de la fiscalité sur les droits de succession, la transmission de l’entreprise au niveau familial reste un défi. La formation du repreneur sur le plan technique comme en matière de gestion doit être à la hauteur des enjeux, mais cela ne suffit pas : il faut que le cédant et le repreneur - en l’occurrence père et fils - y mettent beaucoup d’énergie, de volonté et d’intelligence. L’ensemble repose sur le respect mutuel et la confiance des salariés. Il faut le temps au temps et l’exemplarité des dirigeants doit rester de mise.

M. René-Yves JONCOUR Cédant de l’entreprise René Joncour à Quimper

La reprise de l’entreprise familiale m'a demandé une préparation importante. Il faut beaucoup de dynamisme pour rassurer tous les acteurs internes et périphériques à l’entreprise : salariés, banques, clients,… Il faut donc savoir s’entourer d'une équipe solide et compétente pour progresser. C’est pourquoi mon expert comptable, HBS Conseils, m’a conseillé l’Ecole des Managers de Bretagne de la CCI de Quimper Cornouaille afin d’acquérir une double compétence : technique et administrative. Cette formation m’a permis de plus d’intégrer le réseau de chefs d’entreprises des Chambres de Commerce et d’Industrie et de créer des liens, ce qui, dans le contexte actuel de crise, permet de sortir son épingle du jeu face à la concurrence.

M. Romain JONCOUR Repreneur de l’entreprise René Joncour à Quimper

L’Ecole des Managers de Bretagne a été créée en 1990. Elle appartient au réseau national des Ecoles des Managers, animé par les Chambres de Commerce et d'Industrie. Cette formation est destinée à faciliter le processus de reprise et transmission des entreprises patrimoniales. Contact : M. Joseph FLOCH – CCI de Quimper Cornouaille Tél. : 02 98 10 16 17 – [email protected]

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FOCUS SUR LA TRANSMISSION A UN OU PLUSIEURS SALARIES*

En impactant la valorisation de nombreuses sociétés , la crise a remis au goût du jour la reprise d'entreprise par les salariés (RES). Ces tr ansmissions en interne qui s'opèrent le plus souvent en Scop ou via MBO sont également favorisée s par plusieurs dispositifs fiscaux incitatifs. Représentant déjà un tiers des reprises d'entreprise, ce mode de transmission pourrait donc être appelé à prendre encore davantag e de poids dans les prochaines années.

Une entreprise sur trois (toutes tailles confondues) est reprise par ses salariés, bien devant le schéma classique de la transmission familiale qui ne représente que 9 % des transmissions des TPE-PME selon la dernière étude Oseo réalisée en 2005.

Pourtant, les cédants ont rarement le réflexe de penser spontanément à passer le relais à leur dauphin, encore moins à l'ensemble de leurs salariés, « soit que leur entreprise va bien et qu'ils espèrent en maximiser le prix, jugeant que les moyens financiers de leurs collaborateurs sont loin de combler leur attente, soit que l'entreprise va mal et que leur ego leur interdit de penser que leurs salariés réussiront là où ils ont eux-mêmes échoué », analyse Kalyann Kong, directeur associé du cabinet spécialisé dans le conseil en transmission d'entreprise Actoria.

« À cela s'ajoute une méconnaissance des montages financiers qui permettent d'assurer la transmission au juste prix », appuie Pascal Trideau, directeur général de la Confédération générale des Scop (société coopérative de production) qui souligne aussi qu'un ancien salarié de l'entreprise a deux fois plus de chances de réussite qu'un repreneur extérieur, selon l'étude Oseo précitée. Un facteur de poids pour un cédant préoccupé par la pérennité de son entreprise plutôt que par le seul montant du chèque. Car la transmission est une phase très risquée de la vie des entreprises, plus d'une transmission sur cinq échouant avant six ans. La violence de la crise que nous venons de traverser a d'ailleurs remis le dispositif RES (reprise d'entreprise par les salariés) tombé en désuétude à la fin des années 80 au goût du jour. « L'impact de la crise sur la baisse des valorisations des entreprises rend ce type de transmission plus accessible aux salariés », confirme Hugo Hentz, associé au cabinet d'avocats Fidal à Nantes, qui distingue deux principaux modes de transmission: « Les entreprises à forte composante syndicale ont plutôt tendance à privilégier la transmission en Scop, tandis que les cédants des secteurs où la tradition syndicale est moins prégnante, étudient des scénarios de transmission en MBO - management buy-out - où les salariés repreneurs sont adossés à un partenaire financier qui apporte une partie de la mise ».

Comment financer une reprise d'entreprise par les s alariés ?

Nul besoin d'hypothéquer sa maison pour financer une RES (reprise d'entreprise par les salariés). Dans le cas des Scop, « la mise des salariés oscille entre 1000 et 20.000 euros », indique Pascal Trideau, directeur général de la Confédération générale des Scop qui finance sur fonds propre une bonne part des projets accompagnés (entre un tiers et la moitié), le reste étant apporté par les banques, les subventions régionales ou départementales, voire un crédit vendeur. Dans tous les cas, les apports personnels excèdent rarement 30 % du montant global en optant pour un montage de rachat via une holding. Dans ce schéma, le repreneur n'achète pas directement les titres de la société mais les fait racheter par une autre société, une holding, spécialement créée dans l'objectif de la reprise. Celle-ci peut revêtir n'importe quelle forme juridique : EURL, SARL, SAS, SA, etc.

La holding fraîchement créée souscrit alors un emprunt auprès d'une banque pour acquérir les parts ou les actions de la société à racheter. Et ce sont les dividendes distribués par la société cible qui lui permettront d'honorer les échéances du prêt. Ainsi, grâce à ce montage, il suffit donc d'un apport de 250.000 à 300.000 euros pour acquérir une entreprise d'une valeur d'un million d'euros. Mais attention à l'usage immodéré du levier financier car les entreprises restent fragiles tant que la dette stérile liée au financement de la reprise n'est pas remboursée.

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Des dispositifs fiscaux incitatifs

Depuis 2007, le législateur a instauré un avantage fiscal pour faciliter la reprise d'entreprise par les salariés. Cet avantage consiste en un crédit d'impôt en faveur des sociétés holdings constituées en vue du rachat d'une société, dès lors que le capital de la holding est détenu en tout ou partie par les salariés de la société rachetée (au moins quinze salariés ou 30 % de l'effectif si la société n'excède pas cinquante salariés). Le capital de la holding peut être réparti de manière inégalitaire entre ces salariés, et des non-salariés peuvent aussi en être actionnaires. Le crédit d'impôt est égal au montant de l'impôt sur les sociétés dû par la société reprise au prorata du pourcentage du capital détenu indirectement par les salariés et dans la limite des intérêts dus au titre des emprunts contractés pour ce rachat. Le deuxième avantage (au titre de l'article L 161-1-2 du code de sécurité sociale) (Dispositif ACRE : Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise) est la possibilité pour les salariés qui reprennent une entreprise, tout en conservant un emploi salarié, d'être exonérés des cotisations de sécurité sociale dues au titre de leur nouvelle activité (cotisations d'assurance maladie, maternité, veuvage vieillesse, invalidité décès et d'allocations familiales), pendant un an pour la part de rémunération provenant de cette activité inférieure à 120 % du smic

Le coup de pouce d'Oseo

Grâce au Contrat de Développement Transmission, Oseo facilite le financement de la reprise par crédit bancaire en diminuant la charge de remboursement de la dette d'acquisition sur les deux premières années qui suivent la transmission et qui constituent la période la plus sensible, à la condition expresse que l'entreprise ne soit pas en difficulté. Cette aide prend la forme d'un prêt sans garantie ni caution personnelle de 40.000 à 400.000 euros d'une durée de sept ans maximum avec un allégement du remboursement les deux premières années. Ce prêt a vocation à financer l'achat majoritaire de parts ou d'actions, de fonds de commerce, les frais d'acquisition, le remboursement de comptes courants, ou encore le renforcement du fonds de roulement. Il accompagne systématiquement un prêt bancaire d'une durée minimum de cinq ans qui peut bénéficier d'une garantie Oseo et représente au maximum 40 % de l'ensemble des prêts mis en place.

Le MBO, pour une transmission lucrative

Le management buy-out (MBO) est la technique rêvée des cadres qui souhaitent acquérir leur entreprise avec une mise minimale. Les fonds d'investissement sont aussi friands de ce montage qui les rassure sur la continuité du management et apportent en moyenne 18 % du financement total. « Ils offrent aussi l'avantage de trouver des financements bancaires bien plus facilement et dans des conditions plus avantageuses que le simple repreneur individuel », souligne Hugo Hentz, avocat chez Fidal Nantes. Pourtant, le mécanisme est encore peu connu en France. Selon une étude réalisée par le fonds d'investissement 3i, seuls 13 % des cadres dirigeants français sont prêts à envisager une opération de MBO, contre 38 % en Grande-Bretagne.

Le principe du MBO consiste à investir le moins possible dans le prix d'acquisition et à lever le maximum de dette. Le montage financier comprend la structuration de la dette entre « senior » et « mezzanine ». Concrètement, l'emprunt bancaire classique (« dette senior ») va être doublé par un autre emprunt, plus élaboré et davantage chargé en intérêts (« dette junior » ou « dette mezzanine »). Dans cette configuration, l'emprunt bancaire classique est remboursé en priorité, c'est-à-dire avant la dette junior. Son coût est plus faible car il est, par nature, moins risqué. Inversement, le remboursement de la dette mezzanine étant subordonné à celui de la dette senior, son risque est plus élevé et son coût aussi. Il est donc essentiel que la société ait une capacité de remboursement importante et donc une visibilité à long terme de ses performances.

Cependant, toutes les entreprises ne sont pas éligibles au MBO. Pour attirer les financiers, réputés très exigeants, l’entreprise doit réaliser un minimum de trois millions d'euros de chiffre d'affaires, dégager une rentabilité significative et récurrente, avec un réel potentiel de croissance, et disposer d'un outil de production adapté, pour que les nouveaux actionnaires ne soient pas obligés d'investir massivement, ce qui amoindrirait l'effet de levier.

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Savoir s'entourer

L'accompagnement est l'une des clefs pour réussir la reprise ou la transmission d'une entreprise. La reprise d'entreprise par les salariés (RES) ne fait pas exception à la règle et l'historique de collaboration commune entre acheteur et vendeur n'exonère pas de faire appel à des experts externes. C'est même encore plus utile d'avoir recours à des intervenants neutres pour apporter une caution professionnelle et « objective » à des rapports marqués par une charge affective importante. Surtout, que chaque partie se dote de ses propres conseils. L'ancienne relation patron/ salarié(s) doit être oubliée pour prendre une configuration acheteur/ vendeur. Parmi les incontournables facilitateurs de ce processus, les experts-comptables, généralement mandatés pour procéder à l'évaluation de l'entreprise et mener les audits financiers, les avocats d'affaires pour «verrouiller» le montage juridique, étudier les différents scénarios possibles et leurs retombées fiscales, préparer l'acte de cession... Les banquiers sont presque toujours présents dans le processus de transmission. Ils apportent leur compétence pour l'évaluation de la valeur de l'entreprise, et leur savoir-faire dans le montage financier, presque toujours indispensable lors d'une reprise. Souvent les salariés manquent du cash nécessaire au rachat, les banques, mais aussi les sociétés de capital investissement ou les business angels sont là pour compléter les capitaux manquants, soit en créant de la dette (qu'il faudra financer sur les futurs résultats), soit en entrant au capital (en espérant sortir avec une plus value dans les trois à cinq ans). Dans le parcours de transmission, on retrouve aussi les notaires, pour les aspects plus patrimoniaux et successoraux; les chambres consulaires qui disposent souvent de conseillers transmission; des associations, comme les CRA, animées par d'anciens dirigeants bénévoles dont la mission est de faciliter les transmissions de PME-PMI .

Le modèle des Scop a le vent en poupe

Depuis quelques années, le modèle coopératif des SCOP a le vent en poupe.

Concrètement, il s'agit d'une forme un peu particulière de SA ou de SARL car soumise au respect de principes coopératifs. Les salariés doivent être associés majoritaires (posséder 51 % du capital de l'entreprise) et se trouvent ainsi responsabilisés notamment quant à l'utilisation des bénéfices et au partage des risques; les résultats positifs sont destinés en premier chef aux salariés et à la consolidation de la Scop, les réserves ne sont pas distribuables, les votes en assemblée générale ne sont pas pondérés. Le troisième avantage pour les salariés à présent associés est la diversification et l'augmentation de leurs sources de revenus proportionnellement aux performances de l'entreprise. (Cf. focus sur les SCOP p.34)

* Focus adapté du dossier réalisé en février 2010 par Houda Senhaji, de la rédaction de NetPME, avec le Journal des Entreprises

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FOCUS SUR LES SCOP La transmission aux salariés : la solution Scop Les Scop sont des sociétés commerciales (SARL ou SA) qui associent performance économique et solidité financière grâce à l’implication de leurs salariés, associés majoritaires. Elle permet : ► D’assurer la pérennité de votre entreprise : À ceux dont l’une des priorités est de préserver l’activité et les centres de décisions localement, la Scop apporte une solution efficace. ► De préserver l’emploi et les savoir-faire : Les salariés connaissent l’entreprise, ses clients, son métier, son fonctionnement. Ils ont à cœur de pérenniser leur emploi. Les partenaires de l’entreprise poursuivent leur collaboration avec une équipe de direction qu’ils connaissent. ► De vendre votre entreprise au juste prix : L’entreprise est valorisée selon les critères usuels dans le cadre d’une négociation entre le cédant et les salariés repreneurs. ► De transmettre en douceur : La transmission se fait par transformation directe en Scop. Le passage de témoin à la nouvelle équipe dirigeante s’opère dans la continuité. Règles de fonctionnement : Partage des résultats : les bénéfices sont partagés en trois parts :

� Une partie pour l’entreprise qui va aller aux fonds propres (40% en général du chiffre d’affaires) avec un minimum de 16%.

� Une partie pour les salariés (40% en général également) avec un minimum de 25%. � Une partie pour les associés de façon optimale (pas au-delà de 33%).

Une Scop peut avoir des associés extérieurs qui ne devront pas posséder la majorité de l’entreprise. Une Scop ne peut pas être délocalisée, ni être cédée. Elle peut disparaitre dans deux cas, soit après un dépôt de bilan, soit après une décision des salariés. Avantages fiscaux :

� Exonération d’une partie de l’IS : tout ce qui remonte et renforce les fonds propres de l’entreprise peut être exonéré d’IS. Seule est soumise à l’IS, la part distribuée sous forme de dividendes.

� Les Scop disposent d’une exonération totale sur la Contribution Territoriale. Pour un accompagnement complet : L’Union régionale des Scop Tél. : 02 99 35 19 00 Site : www.les-scop-ouest.coop E-mail : [email protected]

Parole de cédant : Pourquoi j'ai vendu l'entreprise à mes salariés ? Si une entreprise ne peut fonctionner sans dirigeant, elle ne peut progresser sans collaborateurs. Il était important pour moi de partager cet outil de travail, construit en fonction des capacités et affinités de tous. Le relais effectué, la confiance des partenaires est renforcée, dynamisée. Chaque collaborateur est valorisé dans son parcours et la valeur humaine demeure dans l'entreprise.

M. Gérard LOUVEL Cédant du BET ECIE à Fougères

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FOCUS SUR L’OBO (OWNER BUY OUT) L’OBO est l’un des montages à effet de levier les plus prisés par les dirigeants de PME qui veulent céder leur entreprise, grâce à son caractère progressif, et à sa capacité à conjuguer des objectifs patrimoniaux et économiques. Sa spécificité par rapport à un LBO (Leverage Buy-out) classique tient au fait que le propriétaire reste, après l'opération, l'un des actionnaires majeurs et le dirigeant de l'entreprise.

A qui s’adresse l’OBO ? L’OBO s’adresse aux dirigeants de PME qui désirent récupérer une partie des fonds investis dans leur entreprise et à ceux qui souhaitent transmettre leur entreprise pour cause de départ à la retraite dans les 3 ou 5 années à venir.

Quelle est la mécanique de l’OBO ? Le montage consiste dans le rachat de la majorité des titres de l’entreprise, détenus par le dirigeant, par un opérateur de capital-investissement et ce, par le biais d’une société holding. Le dirigeant, quant à lui, reste actionnaire minoritaire. Ce montage permet au dirigeant de réaliser une partie significative de son patrimoine en bénéficiant d’une fiscalité favorable, de se maintenir à la tête de l’entreprise, de recruter et mettre en place son successeur ou de trouver un nouvel actionnaire, et enfin de se garantir un nouvel horizon de liquidité court (par la revente de ses parts).

Quels sont les avantages de l’OBO ? ► conforter le patrimoine personnel du dirigeant ► conserver le pouvoir de direction sur l’entreprise ► espérer un gain supérieur à une cession en une seule fois ► faciliter un projet de transmission d’entreprise :

• L’OBO permet une continuité d’exploitation car le dirigeant encadre et forme le futur repreneur, ce qui évite un changement de culture et de fonctionnement brutal au sein de l’entreprise.

• Au travers la société holding, le repreneur peut entrer progressivement dans le capital de l’entreprise jusqu’à en acquérir la totalité lors de la transmission définitive.

Attention : Ce type de montage nécessite l’accompagnement du dirigeant par des professionnels. Bibliographie : BEN LARBI S., MAHIEU P., « Tout savoir sur l’OBO », Hors série du magazine Reprendre et Transmettre, n°4, novembre 2009.

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QUELQUES SITES INTERNET NATIONAUX QUI PEUVENT VOUS ÊTRE UTILES !

Notaires de France

http://www.notaires.fr/

Cédants et Repreneurs d’Affaires, le CRA http://www.cra.asso.fr/

Agence pour la création d’entreprise APCE

http://www.apce.com/

OSEO http://www.oseo.fr/

Ecole des Managers http://www.reseau-edm.com/

Conseil supérieur de l’ordre des experts- comptables

http://www.experts-comptables.fr/

Le portail des Chambres de Commerce et

d’Industrie http://www.cci.fr/web/

Fédération bancaire française

http://www.fbf.fr

Conseil National des Barreaux http://www.cnb.avocat.fr/

Fédération national de l’immobilier http://www.fnaim.fr/

Les Sociétés Coopératives et Participatives, les SCOP

http://www.les-scop.coop/

Syndicat national des professionnels immobiliers http://www.snpi.com/

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LES MEMBRES DU RESEAU REPRENDRE EN BRETAGNE

LE RÉSEAU REPRENDRE EN BRETAGNE LE RÉSEAU DES PARTENAIRES PROFESSIONNELS

L’ANIMATION DU RÉSEAU CCI de Bretagne Tél : 02 99 25 41 01 Site : www.bretagne.cci.fr E-mail : [email protected] LES CORRESPONDANTS TRANSMISSION-REPRISE DU RÉSEAU DES CCI DE BRETAGNE CCI des Côtes d’Armor Tél. : 02 96 78 62 12 (Industrie/Services entreprises) Tél. : 02 96 78 62 06 (Commerce/Tourisme) Site : www.cotesdarmor.cci.fr E-mail : [email protected] CCI de Brest Tél. : 02 98 00 38 18 (Industrie/Services entreprises) Tél. : 02 98 00 38 17 (Commerce/Tourisme) Site : www.cci-brest.fr E-mail : [email protected] CCI de Morlaix Tél. : 02 98 62 39 20 Site : www.morlaix.cci.fr E-mail : [email protected] CCI de Quimper Cornouaille Tél. : 02 98 98 29 65 (Espace entreprendre) Site : www.quimper.cci.fr E-mail : [email protected] CCI St-Malo Fougères Tél. : 02 99 19 69 74 Site : www.saintmalofougeres.cci.fr E-mail : [email protected] CCI de Rennes Tél. : 02 99 33 66 66 Site : www.rennes.cci.fr E-mail : [email protected] CCI du Morbihan Tél. : 02 97 02 40 00 Site : www.morbihan.cci.fr E-mail : [email protected]

La Conférence des Bâtonniers de l’Ouest

www.ordre-avocats-rennes.com

Le Comité des Banques de Bretagne de la Fédération Bancaire Française

www.fbf.fr

Le Conseil Régional des Notaires

www.notaires-ouest.com

L’Ordre des Experts-Comptables de Bretagne

www.bretagne.experts-comptables.fr

Le SNPI Bretagne

www.snpi.com

La Chambre FNAIM de Bretagne

www.fnaim.fr

Le Syndicat des Experts en Transmission d’entreprise

www.synextrans.com

Le CRA

www.cra-asso.fr

Bretagne Initiative

www.france-initiative.fr

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NOTES