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  • *Titre : *Grand Larousse de la langue française en six volumes. Tome troisième, Es-Inc / [sous la direction de Louis Guilbert, René Lagane, Georges Niobey]

    *Auteur : *Larousse

    *Éditeur : *Librairie Larousse (Paris)

    *Date d'édition : *1973

    *Contributeur : *Guilbert, Louis (1912-1977). Directeur de publication

    *Contributeur : *Lagane, René. Directeur de publication

    *Contributeur : *Niobey, Georges. Directeur de publication

    *Sujet : *Français (langue) -- Dictionnaires

    *Type : *monographie imprimée

    *Langue : * Français

    *Format : *1 vol. (paginé 1729-2619) ; 27 cm

    *Format : *application/pdf

    *Droits : *domaine public

    *Identifiant : * ark:/12148/bpt6k12005345

    *Source : *Larousse, 2012-144942

    *Relation : *Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34294780h

    *Relation : * http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb351244837

    *Provenance : *bnf.fr

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    Cet ouvrage est paru à l’origine aux Editions Larousse en 1989 ; sa numérisation a été réalisée avec le soutien du CNL.

    Cette édition numérique a été spécialement recomposée par les Editions Larousse dans le cadre d’une collaboration avec la BnF pour la bibliothèque numérique Gallica. downloadModeText.vue.download 2 sur 882

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    1687

    ès

    ès [ɛs] prép. (contraction de en les [art. défini] ; v. 980, Fragment de Valenciennes, au sens 1 ; sens 2, 1647, Vaugelas). 1. Class. (déjà vx au XVIIe s.). Dans les, parmi les : Le bien qui se trouve ès choses temporelles (Pascal). ‖ 2. En matière de, en, usité seulement dans quelques locutions de la langue universitaire : Licencié ès lettres, docteur ès sciences. Doctorat ès sciences ; ou de la langue juridique : Agir ès qualités, avec sa qualité, ses titres ; et dans quelques noms de villes : Riomès-Montagnes.

    • REM. 1. Ès, étant une contraction de en les, ne doit s’employer que devant un nom au pluriel.

    2. Cette préposition, déjà vieillie à l’époque de Vaugelas (qui limitait son emploi à maître ès arts et à la langue des juristes), ne figure plus que dans quelques expressions figées ; cependant, elle est parfois reprise aujourd’hui, dans un par- ti pris d’archaïsme plaisant : Ainsi parla Tintin en remettant ès mains du général le joli sac rebondi (Pergaud).

    esbaudir (s’) v. pr. V. ÉBAUDIR.

    esbigner (s’) [sɛsbiɲe] v. pr. (ital. archaïque sbignare, courir, issu de svignare, de s- [lat. ex-, préf. marquant le mouvement de l’intérieur vers l’extérieur] et de vigna, vigne [de même origine que le franç. vigne], proprem. « s’enfuir de la vigne, comme un maraudeur » ; 1809, G. Esnault [comme v. tr., au sens de « voler, dérober », 1754, G. Esnault]). Pop. S’enfuir sans se faire remarquer, décamper (vieilli) : Je casse une canne, autrement dit, je m’esbigne ou, comme on dit à la cour, je file (Hugo). C’est à crever d’ennui, aussi je m’esbigne (Flaubert).

    esbroufant, e ou esbrouffant, e [ɛs- brufɑ̃, -ɑ̃t] adj. (part. prés. de esbrouf[f] er ; 1846, Balzac). Fam. Qui esbroufe : Jenny Cadine, dont les succès étaient de plus en plus esbrouffants (Balzac).

    esbroufe ou esbrouffe [ɛsbruf]

  • n. f. (mot du provenç. moderne signif. « ébrouement, éclaboussure, gestes sacca- dés, embarras » [déverbal de s’esbroufa, v. l’art. suiv.], ou déverbal de esbrouf[f]er ; 1815, G. Esnault, aux sens de « violence, action violente soudaine », et 1827, au sens actuel). Fam. Étalage de grands airs, manières hardies, insolentes qui visent à en imposer à autrui : Faire de l’esbroufe. C’était un Parisien, mais qui ne haïssait point l’esbroufe ni le fracas (Hermant). ‖ À l’esbroufe, en trompant par de grands airs, en essayant d’en imposer par son assu- rance. ‖ Arg. Vol à l’esbroufe, vol qui se pratique en bousculant la personne qu’on dévalise.

    • SYN. : bluff (fam.), chiqué (fam.), embar- ras, épate (fam.), flafla (fam.), manières.

    — CONTR. : naturel, simplicité, spontanéité. • REM. On rencontre parfois ESBROUF(F)E au masculin : Dans mon enfance, je me rappelle quels esbrouffes ils faisaient en- core avec leur foire de Beaucaire (Daudet).

    esbroufer ou esbrouffer [ɛsbrufe] v. tr. (provenç. moderne [s’]esbroufa, s’ébrouer [pour un cheval], éclater en paroles, de es- [lat. ex-, préf. à valeur intensive] et de broufa, s’ébrouer, souffler [pour des ani- maux effrayés], jaillir avec force, verbe formé sur la racine onomatopéique brf ; 1835, Raspail). Fam. En imposer à autrui par son assurance, ses grands airs, des manières hardies et tapageuses : Je vous ai plus ou moins esbrouffés tout à l’heure (Romains).

    esbroufeur, euse ou esbrouffeur, euse [ɛsbrufoer, -øz] n. et adj. (de esbrouf[f]er ; 1837, Vidocq). Fam. Personne qui fait de l’esbroufe, qui cherche à en imposer par son attitude affectée, arrogante : Swann, avec son ostentation, avec sa manière de crier sur les toits ses moindres relations, était un vulgaire esbrouffeur (Proust).

    • SYN. : bluffeur (fam.), fanfaron, hâbleur, m’as-tu-vu (fam.).

    ◊ adj. (av. 1902, Zola). Se dit de l’attitude d’une personne qui fait de l’esbroufe : L’air esbrouffeur d’un citoyen qui est d’attaque (Zola).

    escabeau [ɛskabo] n. m. (lat. scabellum, escabeau, dimin. de scamnum, escabeau, marchepied, banc [issu d’un plus anc. *scab- num] ; 1419, N. de Baye, écrit scabel [esca-

  • beau, 1471, Havard], au sens 1 ; sens 2, fin du XIXe s. [« marchepied », 1564, Indice de la Bible ; « marchepied dont on se sert pour atteindre quelque chose », 1690, Furetière]). 1. Vx. Siège de bois, sans bras ni dossier, plus bas que le banc ou la chaise, et pourvu de trois ou quatre pieds : Donc, assis sur cet escabeau, tu tourneras la broche (France). ‖ 2. Sorte d’échelle pliante, à marches assez larges.

    escabelle [ɛskabɛl] n. f. (var. fém. du pré- céd. ; 1328, Varin, écrit scabelle ; escabelle, 1507, Havard [déranger les escabelles, 1687, Mme de Sévigné]). Class. et littér. Chaise en bois, assez rudimentaire, avec ou sans dossier, et généralement à trois pieds : Un tapis tout usé couvrit deux escabelles (La Fontaine). On ne va pas dire en sortant que leur feu charbonne et que leur escabelle boite (Pérochon). Perché au sommet d’une escabelle, Sénac badigeonnait les croisées en fumaillant des cigarettes (Duhamel). ‖ Class. et fig. Déranger les escabelles, bouleverser les projets établis, causer du désordre : [Le maréchal de Créquy] était en colère contre cette mort [...] qui, sans considérer ses projets et ses affaires, venait ainsi déranger ses escabelles (Sévigné).

    escabelon [ɛskablɔ ̃ou ɛskabəlɔ]̃ n. m. (adaptation, d’après escabeau, de l’ital. sga- bellone, grand escabeau, lui-même dér. du lat. scabellum [v. ESCABEAU] ; 1665, Havard, écrit escabellon ; escabelon, 1690, Furetière [var. scabellon, 1668, Havard]). Petit pié- destal, en bronze, marbre, pierre ou bois, servant de support à un buste, et dont le XVIIe s. fit grand usage.

    escadre [ɛskadr] n. f. (ital. squadra et esp. escuadra, équerre [de même origine que le franç. équerre, v. ce mot], d’où « bataillon, escouade », à cause de la formation en carré des troupes en question ; milieu du XVe s., J. de Bueil, au sens de « subdivision d’un corps de troupes » ; sens 1, 1690, Furetière ; sens 2, 1864, Littré ; sens 3, début du XXe s.). 1. Dans la marine de l’Ancien Régime, for- mation navale correspondant à une frac- tion déterminée d’une flotte, ou armée navale. ‖ Chef d’escadre, grade de la marine royale immédiatement supérieur à celui de capitaine de vaisseau : Un de mes oncles maternels, le comte Ravenel de Boisteilleul, chef d’escadre (Chateaubriand). ‖ 2. Auj. Groupe organique de bâtiments de guerre, sous la conduite d’un vice-amiral ou d’un amiral. ‖ 3. Dans l’armée de l’air, unité de combat comprenant deux ou trois

  • escadrons.

    escadrille [ɛskadrij] n. f. (esp. escua- drilla, dimin. de escuadra [v. ESCADRE] ; v. 1570, Carloix, écrit scouadrille, au sens de « petite troupe de soldats » ; écrit esca- drille, au sens 1, 1803, Boiste ; sens 2, 1922, Larousse). 1. Dans la marine, groupe orga- nique de petits bâtiments, moins important qu’une flottille : Escadrille de torpilleurs, de sous-marins. ‖ 2. Dans l’armée de l’air, unité élémentaire de combat, composée de plusieurs patrouilles (chasse) ou de plusieurs sections (bombardement) : Une escadrille de Nieuport de grande reconnais- sance (Romains).

    escadron [ɛskadrɔ]̃ n. m. (ital. squa- drone, dér. augmentatif de squadra [v. ESCADRE] ; fin du XVe s., Molinet, écrit esquadron, escuadron [escadron, av. 1526, J. Marot], au sens 1 ; sens 2, 1636, Monet ; sens 3, début du XXe s. ; sens 4, av. 1559, J. Du Bellay). 1. Vx. Troupe de cavaliers armés : Le camp s’éveille. En bas roule et gronde le fleuve | Où l’escadron léger des Numides s’abreuve (Heredia). ‖ 2. Unité administrative d’