Sûtra du lotus de Mizué

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  • LE STRA DU LOTUS DE LA BONNE LOI DE MIZUE

    Selon la traduction dE.Burnouf (1925)

    Chapitre Premier

    Le Sujet

    Alors le Bdhisattva Mahsattva Mitrya adressa les stances

    suivantes Madjur devenu Kumra. 1. Pourquoi, Madjur, resplendit-il lanc par le Guide des

    hommes, ce rayon unique qui sort du cercle de poils plac entre ses sourcils, et pourquoi cette grande pluie de [fleurs de] Mandravas ?

    Le Guide des hommes est Mizu. En esprit, par sa mditation, elle a ressuscit Madjur. Elle sest concentre sur un seul point et des fleurs sont tombes du ciel illuminant les hommes.

    2. Dans le ciel se tient un parasol de fleurs ; les Suras pleins de

    joie laissent tomber des fleurs, des Madjchakas mles des poudres de santal, divines, parfumes, agrables,

    Parvenue lveil insurpassable, elle a accd un monde ternel, imprissable dont les merveilles sont les fleurs de lotus, les poudres de santal, divines, parfumes, agrables,

    3. Dont cette terre brille de tous cts ; et les quatre assembles

    sont remplies de joie ; et cette terre [de Buddha] tout entire est compltement branle de six faons diffrentes, dune manire terrible.

    Et les assembles divines remplies de joie se sont rveilles au moment o le Buddha atteignit lveil tandis que le monde fut branl de six faons diffrentes, de manire terrible.

  • 4. Et ce rayon est all du ct de lorient, clairer la fois en un instant dix-huit mille terres compltes [de Buddha] ; ces terres paraissent de couleur dor.

    Lveil de Mizu est la ralisation de toutes les critures sacres. Tout ce qui est crit est la vrit. Et ce rayon est all du ct de lorient de ltre, clairer en un instant les tres. Leurs terres paraissent de couleur dor.

    5. Ltendue entire de l[Enfer] Avtchi ; la limite extrme o finit

    lexistence, et tout ce quil y a dans ces terres de cratures, qui se trouvent dans les six voies [de lexistence], ou qui en sortent ou qui y naissent ;

    Cette lumire a atteint lEnfer Avtchi o se tient lignorance des hommes. Elle a illumin toutes les terres de toutes les cratures.

    6. Les actions diverses et varies de ces cratures ; celles qui

    dans les voies [de lexistence] sont heureuses ou malheureuses, comme celles qui sont dans une situation infrieure, leve ou intermdiaire, tout cela, je le vois ici du lieu o je suis plac.

    Du lieu o je suis plac, je vois toutes les actions manifestes de ces cratures, je vois celles qui sont dans les voies heureuses proches de Me connatre, je vois celles qui sont dans les voies malheureuses qui sloignent de la condition du Buddha, et je vois les situations intermdiaires.

    7. Je vois aussi les Buddhas, ces lions parmi les rois des hommes,

    qui expliquent et qui exposent les lois, qui instruisent plusieurs ktis de cratures, qui font entendre leur voix dont le son est agrable.

    Je vois aussi les Buddhas, ces lions parmi les rois des hommes, qui sont David, Mose, Abraham, Jacob, Jsus, Muhammad, akyamouni et dautres encore, connus sous dinnombrables noms, qui exposent les lois, jamais. Les lois ternelles du lotus, laide de plusieurs ktis dexemples.

    8. Ils font, chacun dans la terre o il habite, entendre leur voix

  • profonde, noble, merveilleuse, expliquant les lois des Buddhas, laide de myriades de ktis de raisons et dexemples.

    Leur voix est profonde, merveilleuse, expliquant les lois des Buddhas, chacun partir de sa terre propre.

    9. Et aux cratures qui sont tourmentes par la douleur, dont le

    cur est bris par la naissance et par la vieillesse, qui sont ignorantes, ils leur enseignent le Nirvna qui est calme, en disant : Cest l, Religieux, le terme de la douleur.

    Ils sont eux-mmes le Nirvna et ils disent aux cratures tourmentes par la douleur, dont le cur est bris par la naissance et la vieillesse, qui sont ignorants ; Nous sommes le terme de la douleur.

    10. Et aux hommes qui sont parvenus une haute puissance, aux

    hommes vertueux et combls des regards des Buddhas, ils leur enseignent le vhicule des Pratykabuddhas, en dcrivant compltement cette rgle de la loi.

    Ils enseignent ce quils sont eux-mmes en dcrivant compltement cette rgle de la loi. Ils sont la loi des Buddhas. Qui les coute, devient la loi des Buddhas.

    11. Et aux autres fils de Sugata, qui recherchant la science

    suprme, ont constamment accompli des uvres varies, ceux-l aussi ils adressent des loges pour quils parviennent ltat de Buddha.

    Les critures sont les loges qui font parvenir ltat de Buddha. 12. Du monde o je suis, Madjughcha, jentends et je vois l-

    bas ces spectacles, [et] des milliers de ktis dautres objets ; je nen dcrirai quelques uns que pour exemple.

    Du monde o je suis, je vois tout le spectacle du jeu du monde den-bas. Jentends tous les sons de lunivers, je nen dcrirai quelques uns que pour exemple.

  • 13. Je vois aussi dans beaucoup de terres tous les Bdhisattvas, qui sy trouvent en nombre gal celui des sables du Gange, par milliers innombrables de ktis ; laide de leur nergie varie, ils produisent [pour eux] ltat de Bdhi.

    Tous les Bdhisattvas contenus en moi, produisent ltat de Bdhi en se fixant sur moi.

    14. Quelques-uns aussi rpandent des aumnes, qui sont des

    richesses, de lor, de largent, de lor monnay, des perles, des pierres prcieuses, des conques, du cristal, du corail, des esclaves des deux sexes, des chevaux, des moutons,

    Ils moffrent des aumnes. Ils sacrifient leurs biens sous forme de richesses, dargent, de perles, de pierres prcieuses, de conques et de cristal. Ils moffrent ce quil y a de plus cher en eux.

    15. Et des palanquins orns de pierreries ; ils rpandent ces

    aumnes, le cur plein de joie, se transformant en ce monde dans ltat suprme de Bdhi. Et nous aussi, [disent-ils,] puissions-nous obtenir le vhicule [des Buddhas] !

    Le cur plein de joie, je reois leurs aumnes et je les comble du vhicule des Buddhas.

    16. Dans lenceinte des trois mondes, le meilleur, le plus excellent

    vhicule est le vhicule des Buddhas qui a t clbr par les Sugatas ; et moi aussi, puiss-je en devenir bientt possesseur, aprs avoir rpandu des aumnes semblables !

    Aprs avoir rpandu des aumnes semblables, je suis devenu possesseur du plus excellent vhicule, le vhicule des Buddhas.

    17. Quelques-uns donnent des chars attels de quatre chevaux,

    orns de balcons, de drapeaux, de fleurs et dtendards ; dautres offrent des prsents consistant en substances prcieuses.

    Quelques-uns moffrent la guidance de leurs actions partir de leur char quest leur corps. Dautres moffrent des prsents pour la

  • cration duvres consistant en substances prcieuses. 18. Dautres donnent leurs fils, leurs femmes, leurs filles ; quelques

    autres leur propre chair tant aime ; dautres donnent, quand on les leur demande, leurs mains et leurs pieds, cherchant obtenir ltat suprme de Bdhi.

    Je suis leur tte, je suis leurs yeux, je suis leur propre corps. Telle est ma science.

    19. Quelques-uns donnent leur tte, quelques-uns leurs yeux,

    quelques-uns leur propre corps, chose si chre [ lhomme] ; et aprs avoir fait ces aumnes, lesprit calme, ils demandent la science des Tathgatas.

    Dautres me donnent leurs fils, leurs femmes, leurs filles, ils abandonnent leurs inquitudes pour les tres chers et me laissent en prendre soin. Quelques autres moffrent leur propre chair tant aime, pour que je me fasse chair. Et aprs avoir fait ces aumnes, lesprit calme, ils demandent de ma science.

    20. Je vois, Madjur, de tous cts des hommes qui aprs

    avoir quitt des royaumes florissants, leurs gynces et toutes les les, aprs avoir abandonn leurs conseillers et tous leurs parents,

    Madjuri, les hommes quittent en nombre leur pays, leur maison, leur royaume. Ils ont abandonn leurs conseillers de sagesse, ils ont abandonn lattachement leurs parents. Ils viennent tous vers Toi.

    21. Se sont rendus auprs des Guides du monde, et demandent

    pour leur bonheur lexcellente loi ; ils revtent des vtements de couleur jaune, et font tomber leurs cheveux et leur barbe.

    Ce que je vois est la prophtie qui se ralise. Ils se sont rendus auprs des Guides du monde, ceux pour qui jai tmoign. Ils ont chang dapparence et se dvoilent tels quils sont vraiment.

  • 22. Je vois encore quelques Bdhisattvas, semblables des Religieux, habitant dans la fort, recherchant les dserts inhabits, et dautres qui se plaisent enseigner et lire.

    Quelques Bdhisattvas recherchent les dserts inhabits pour tre seuls avec moi. Dautres se plaisent menseigner et me lire.

    23. Je vois aussi quelques Bdhisattvas pleins de constance, qui

    se sont retirs dans les cavernes des montagnes, et qui, concevant dans leur esprit la science des Buddhas, savent en donner la dfinition.

    Car ils sont la dfinition de la science des Buddhas. Cest Moi quils ont ralis.

    24. Dautres, aprs avoir renonc compltement tous les dsirs,

    aprs stre form une ide nette de la sphre parfaitement pure de leur activit, aprs avoir touch en ce monde aux cinq connaissances surnaturelles, habitent dans le dsert comme fils de Sugata.

    Je suis le renoncement tous les dsirs, lextinction de tous les dsirs, la sphre parfaitement pure de leur activit, les cinq connaissances surnaturelles et le pre Sugata.

    25. Quelques hommes pleins de constance, assis les jambes

    ramenes sous leur corps, les mains jointes en signe de respect, en prsence des Guides [du monde], clbrent, pleins de joie, le roi des chefs des Djinas, dans des milliers de stances potiques.

    Quelques hommes pleins de constance, les mains jointes en signe de respect, en prsence de mes guides, me clbrent dans des milliers de stanc