SENEGAL - Louga

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Un Peuple – Un But – Une Foi MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES COLLECTIVITES LOCALES LIGNES DIRECTRICE POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE REGION DE LOUGA REPUBLIQUE DU SENEGAL PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT PROGRAMME D’APPUI AUX RÉSEAUX TERRITERIAUX ET THÉMATIQUES POUR UNE GOUVERNANCE LOCALE DE DÉVELOPPEMENT ART GOLDSÉNÉGAL ANNEE 2012

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Lignes directrices pour la cooperation internationale, Region Louga, Senegal -2012

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  • Un Peuple Un But Une Foi

    MINISTERE DE LAMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES COLLECTIVITES LOCALES

    LIGNES DIRECTRICE POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE

    REGION DE LOUGA

    REPUBLIQUE DU SENEGAL

    PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR

    LE DEVELOPPEMENT

    PROGRAMME DAPPUI AUX RSEAUXTERRITERIAUX ET THMATIQUES POUR

    UNE GOUVERNANCE LOCALE DE DVELOPPEMENT ART GOLDSNGAL

    ANNEE 2012

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  • LIGNES DIRECTRICE POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE

    REGION DE LOUGA

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  • 4Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    Carte n1 : Rgion de Louga lintrieur du pays

    Source : rogramme ART GOLD 2010

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  • 5Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    LISTE DES SIGLES ET ABRVIATIONS6PREAMBULE7Mot du Prsident du Conseil rgional de Louga 8INTRODUCTION10CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA REGION12CHAPITRE II : LE BILAN DIAGNOSTIC DE LA REGION..........142.1. Milieu physique142.1.1. Climat142.1.2. Sols142.13. Zones cogographiques152.1.4. Ressources naturelles162.2 Situation Dmographique et Tendances..18 2.2.1 Structure de la population192.2.2 Mouvements de la population...212.3 Secteurs sociaux..222.3.1 Sant 222.3.2 Education252.3.3 Hydrauliques et Assainissement.282.3.4. Culture.292.3.5 La pauvret de la rgion 302.4 Le dveloppement conomique local.302.4.1 Agriculture312.4.2 Elevage322.4.5 Artisanat372.4.6 Tourisme382.4.7 Industrie et PME/PMI382.4.8 Mines et Gologie392.5 Secteurs dappui la production392.6 Gouvernance locale Erreur ! Signet non dni.412.6.1 Les collectivits locales422.3.3 Groupements d'Intert Communautaire...432.1.3 Communes et communauts rurales.442.6.2 Coordination entre les acteurs472.7 Lenfance et la jeunesse472.8 Dynamiques associatives fminines 472.9 Situation des personnes vulnrables.482.9 .1 Situation des personnes ges492.9. 2 Situation des personnes en situation de handicap Erreur ! Signet non dni.49CHAPITRE III : COOPERATION INTERNATIONALE.50CHAPITRE IV: AXES DE DEVELOPPEMENT53CHAPITRE V: CONDITIONS DE MISE EN UVRE........................635.1 Vulgarisation des documents ..665.2 Rles et responsabilit des parties prenantes dans la mise en uvre.725.3 Condition de nancement des projets..665.4 Critres d'ligibilits des projets67Annexes.68

    TABLE DES MATIERES

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  • 6Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    ACOPROV : Appui la Coordination et Promotion du Volontariat au Sngal

    ADEREL : Association pour le Dveloppement de la Rgion de Louga AFOPEC :AECID : Agence Espagnole de Coopration Espagnole au

    DveloppementANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la DmographieAPILG : Aire du Patrimoine du Lac de GuiersARD : Agence Rgionale de DveloppementART GOLD: Appui aux Rseaux Territoriaux et Thmatiques pour une

    Gouvernance Locale de DveloppementASUFOR : Association des Usagers du ForageBCI : Budget Consolid dInvestissementCAS/PNDS : Cellule dAppui et de Suivi du Programme National de

    Dveloppement SanitaireCDD : Contrat Dure DtermineCDEPS : Centre Dpartemental dEducation Populaire et SportiveCDI : Contrat Dure IndtermineCET : Centre dEnfouissement TechniqueCI : Cours dInitiationCL : Collectivit LocaleCOGEPAS : Cogestion des Pcheries Artisanales au SngalCPN : Consultations PrnatalesCR : Conseil RgionalCRH : Confrence Rgionale dHarmonisationCRZ : Centre de Recherche ZootechniqueDEEC : Direction de lEnvironnement et des Etablissements ClasssDIPE : Dveloppement Intgr de la Petite EnfanceDIRFEL : Directoire Rgional des Femmes en ElevageDREEC : Division Rgionale de lEnvironnement

    et des Etablissements ClasssEDS : Enqute Dmographique et de SantESAM : Enqute Sngalaise Auprs des MnagesESPS : Enqutes de Suivi de la Pauvret au SngalFARPAS : Fdration des Association de Retraits et

    Personnes Anes du SngalFESFOP : Festival de Folklore et de PercussionsFESTEEF : Festival de Thtre des Elves de lElmentaire en FranaisGELD : Equit de Genre dans la Gouvernance LocaleGIE : Groupement dIntrt Economique

    GOANA : Grande Oensive Agricole pour la Nourriture et lAbondanceGTD: Groupe de Travail DpartementalGTR : Groupe de Travail RgionalIA : Inspection dAcadmieJICA : Agence Japonaise de Coopration InternationaleMDE : Maison Des EleveursOLAG : Oce du Lac de GuiersOMD : Objectifs du Millnaire pour le DveloppementOMS : Organisation Mondiale de la SantONAS : Oce National pour lAssainissement du SngalONUDI : Organisation des Nations Unies pour le Dveloppement

    Industriel PAPA : Projet dAppui la Promotion des AnsPDEF: Programme Dcennal de lEducation et de la FormationPEPAM : Programme Eau Potable et Assainissement pour le MillnairePGIES : Projet de Gestion Intgre des Ecosystmes du SngalPIC: Plan dInvestissement CommunalPLD : Plan Local de DveloppementPLT : Projet Eau Long TermePRDI : Programme Rgional de Dveloppement IntgrPRS : Programme Rgional SolairePSAC : Programme de Soutien lAction CulturellePVM : Projet des Villages du MillnaireRGPH : Recensement Gnral de la Population et de lHabitatRM : Rgion MdicaleRM : Rgion MdicaleROES : Rassemblement des Oprateurs Economiques du SngalSCOFI : Scolarisation des FillesSRADL : Service Rgional dAppui au Dveloppement LocalSRAT : Schma Rgional dAmnagement du TerritoireSRAT : Service Rgional de lAmnagement du TerritoireSRDC : Service Rgional du Dveloppement CommunautaireTBS : Taux Brut de ScolarisationUNACOIS : Union Nationale des Commerants et Industriels du SngalWAMP : West African Musueum Program

    LISTE DES SIGLES ET ABRVIATIONS

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  • 7Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    PREAMBULELe processus de Dcentralisation men au Sngal a connu un vritable tournant en 1996 avec lrection de la rgion en collectivit locale, lacration de lAgence Rgionale de Dveloppement comme bras technique de cette dernire et le transfert de neuf domaines de comptencede lEtat aux pouvoirs publics locaux. Selon larticle 3 du code des Collectivits Locales (CCL), celles ci ont pour missions la conception, laprogrammation et la mise en uvre des actions de dveloppement an de sortir leurs populations des viscres de la pauvret.

    Linsusante capacit de ces entits faire face ces missions pose le dbat sur la pertinence du cadre juridique de la Dcentralisation, surle type dadministration locale adquat, sur lutilisation ecace de laide et du Dveloppement conomique local comme facteur de luttecontre la pauvret des mnages.

    La Dcentralisation au Sngal a toujours souert dun juridisme ambiant d lambigit des textes, consquence de la discrimination notedans la rpartition des dotations et autres fonds allous par lEtat mais aussi de la redistribution des retombes scales.

    Par ailleurs, labsence de vision conomique dans la dnition des politiques publiques locales, la faible pratique de lintercommunalit etlinsusante connaissance de toutes les opportunits quore la Coopration dcentralise (article 17 du Code des Collectivits locales) nemilitent pas en faveur dune autonomie nancire des Collectivits locales.

    De grands programmes de Dveloppement ont t initis. Mais les dicults lies aux transferts de ressources aux collectivits locales,linsusance du portage politique et technique qui pose le problme de la participation eective des acteurs, demeure le principal obstacle une dcentralisation oprationnelle. Le processus de Dcentralisation est irrversible, mais risque de demeurer dormante, et dtourne deses objectifs initiaux si elle nest pas appuye par la mise disposition des Collectivits Locales doutils pertinents pour bien grer leursterritoires. Le dveloppement de lapproche territoriale, avec les groupements dintrt communautaire est lune des dmarches exploratoires duProgramme ART GOLD. Les GIC sont des regroupements de toutes les collectivits locales dun dpartement pour promouvoirlintercommunalit, la solidarit et la prquation entre les collectivits locales. A travers la mise en place de ces entits, lambition duprogramme ART GOLD est de crer des ples de dveloppement stratgiques bien articul, territorialement, la rgion et aux collectivits debase et aptes ngocier avec les partenaires la coopration dcentralise des projets structurants et les excuter avec succs.

    Le programme ART GOLD, ancr la Direction de la Coopration Dcentralise du Ministre de la Dcentralisation et des Collectivits Locales,fait partie de ceux qui ambitionnent daccompagner lappuiconseil aux Collectivits Locales du Sngal. An datteindre cet objectif, il comptecontribuer lapprofondissement et au renforcement de la Dcentralisation en prsentant un modle, une vision, une dmarche et des outilsnovateurs, volutionnistes qui prnent la participation de tous les acteurs, larticulation des territoires, le partenariat, la conceptualisation, lacapitalisation et la rplication des expriences dveloppes et russies.

    Le programme ART GOLD Sngal, laboratoire de la dcentralisation et du dveloppement local. Vivement que ces documents constituent la fois le socle et le vivier de la Coopration Dcentralise au Sngal.

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  • 8Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

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  • 9Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

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  • Le Programme dAppui aux Rseaux Territoriaux et Thmatiques pour une Gouvernance locale de Dveloppement (ART GOLD Sngal) aeectivement dmarr en 2009. En ancrage la Direction de la Coopration Dcentralise, ART GOLD vient en appui la stratgie nationalede promotion de la Coopration Internationale. Il est propos comme un cadre oprationnel et facilitateur mis la disposition des rseaux dela coopration dcentralise. Il constitue une plateforme pour les acteurs et les initiatives de partenariat, et un mcanisme oprationnel localet intersectoriel pour lidentication et la mise en uvre des stratgies et projets de coopration. Il repose sur un mode de gestionadministrative plus agile et la possibilit de coordination entre dirents acteurs nationaux et internationaux prsents dans le pays.

    Son objectif gnral est de contribuer lamlioration des conditions de vie des populations par le renforcement des capacits, la planicationlocale participative et la mise en uvre de projets novateurs de dveloppement local en appui au processus national de dcentralisation. Leprogramme ART GOLD part des dispositifs techniques et institutionnels dj existants pour dvelopper une approche novatrice centre sur laconception et la rplication doutils que sont les Lignes Directrices, les Maisons du Dveloppement Local et les Groupes de travail.

    La maison de dveloppement local, rige dans chaque dpartement constitue un espace daccueil, de concertation, dappuiconseil etdencadrement technique des acteurs locaux (Groupement dIntrt Communautaire, Collectivits Locales, Groupes de Travail Dpartementaux,Socit Civile,..). A travers ses trois espaces, dconcentr, dcentralis et priv, la maison de dveloppement local va contribuer lanimationdu dveloppement conomique local. A limage de ce que lARD constitue pour la Rgion, elle jouera le rle de bras technique du GIC et detoutes les Collectivits locales du dpartement.

    Le processus dlaboration des lignes directrices est port par les Groupes de Travail Rgionaux (GTR) et Dpartementaux (GTD). Ces groupesde travail sont des cadres multisectoriels et multi niveaux de concertation mis en place par le Programme ART GOLD. Ils regroupent toutes lescatgories dacteurs (les autorits locales, les services dconcentrs, la socit civile et le secteur priv) et sinscrivent dans une logique derenforcement et de consolidation du dispositif institutionnel existant au niveau de la Rgion. Ils ont comme mission principale de contribuer la bonne gouvernance et au dveloppement local participatif, et missions spciques :

    de dnir la stratgie pour la coopration internationale travers les Lignes Directrices ; daider les collectivits locales dans lidentication, la mise en uvre et le suivivaluation de tous les projets issus ou non des Lignes

    Directrices mais excuts dans le cadre de la Coopration Internationale ; de coordonner les interventions des partenaires au niveau local ; dapporter un appui aux GIC et aux MDL dans la planication et la mise en uvre de leurs activits ; de veiller une bonne articulation des chelles de territoires pour un dveloppement harmonieux, cohrent et durable des rgions

    pilotes.

    Les lignes directrices sont des documents de planication stratgique orientes spciquement vers la coopration dcentralise et laboresdans une approche participative et territoriale.

    Leur conception rsulte dun processus de capitalisation de toutes les expriences, mthodologies et approches de planication men aveclappui du Programme National de Dveloppement Local (PNDL) et valid en 2010 par la plate forme nationale compose des DirectionsNationales du Plan, des Collectivits Locales, de lAmnagement du Territoire, de lENEA, du PADEL/PNDL et ART GOLD. Cette rencontre, initiepar le Conseil Rgional de Louga en mai 2010, a permis de faire un tat des lieux du systme de planication dans la rgion. Lesrecommandations issues de ce diagnostic ont port sur ladoption dune nouvelle dmarche matrialise par llaboration dun guide deplanication locale. Ce dernier a permis non seulement de prendre en compte toutes ces dimensions, mais galement doprer les rglages,cadrages et harmonisations ncessaires tant au niveau local, dpartemental que rgional et ceci dans le respect des principes de la DoublePlanication.

    Les Lignes Directrices sont donc venues en complment llaboration et lactualisation du SRAT, du PRDI, lesquels constituent leurs rfrents.Leur laboration vient renforcer et consolider lapproche de la planication rgionale par la prise en charge de la question du nancement dudveloppement rgional, en utilisant le crneau de la coopration internationale. Leur conception a suivi les tapes suivantes :

    INTRODUCTION

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    1) Mise en place des groupes de travail, adoub chacun dun comit technique restreint qui organise la collecte et le traitement desdonnes et informations et assure la rdaction des documents;

    2) Organisation dateliers rgionaux et dpartementaux de renforcement de capacits des groupes de travail sur la mthodologie ARTGOLD, celle de la double planication, la planication stratgique, la Coopration Dcentralise, le genre et les OMD, etc;

    3) Ralisation de diagnostics sous la coordination de lARD : elle sest faite suivant un processus ascendant et participatif. Ce travail sestfond sur les instruments et les outils de lapproche inclusive et participative ponctue par des phases itratives de collecte dedonnes de terrain, dexploitation, danalyse, de rdaction de rapports provisoires et de restitution/validation. Au plan rgionalcomme dpartemental, les Groupes de Travail ont t chargs de slectionner et danalyser les donnes fondamentales pour laprsentation de leur territoire aux acteurs internationaux.

    4) Dnition des priorits du territoire pour la coopration internationale et les conditions de mise en uvre ont constitu la derniretape de ltude. Pour marquer leur rfrence totale au PRDI et au SRAT, les axes de dveloppement formuls dans cesdits documentsont t repris dans le document de Lignes Directrices. Chaque axe a t dclin en Lignes Directrices. La formulation des Lignesdirectrices sest faite dabord de manire sectorielle avant dtre discute et valide en comits techniques dpartementaux puisrgional.

    Labsence de donnes globales, dsagrges et actualises, a beaucoup impact sur le calendrier de ralisation de cette tude, malgr lamobilisation et lengagement des membres des groupes de travail.Le document valid en comit technique le 08 Aot 2011 comporte quatre (4) parties : une prsentation gnrale de la Rgion et desDpartements ; le diagnostic des secteurs socio conomiques ; les axes de dveloppement, les Lignes Directrices et les conditions de mise enuvre.

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  • Situe entre la latitude 1470 et 1610 nord et les longitudes 1427 et 1650 ouest, la rgion de Louga stend sur une supercie de 24.847km. Elle occupe la 3me place au plan national aprs les rgions de Tambacounda (59 602 km2) et de Matam (29 424 km2). Elle est limiteau nord par la rgion de SaintLouis, au sud par celles de Kaolack et Diourbel, lEst par la rgion de Matam et lOuest par la rgion de Thiset lOcan Atlantique.La rgion prsente un relief relativement plat avec quelques formations dunaires surtout lEst. Ses caractristiques physiques lui confrentune vocation agropastorale assez importante. Cependant deux dcennies de scheresse (avec des prcipitations variant entre 200 et 500mm) plus les interventions rptes de lhomme sur son milieu ont profondment aect lenvironnement : diminution des rserves forestireset fourragres, appauvrissement des sols, avec un impact certain dans tous les secteurs de dveloppement.La Rgion administrative est ne en 1976 suite lclatement de lancienne rgion de Diourbel. Elle est subdivise en trois (3) dpartements(Kbmer, Lingure et Louga) et compte en 2011 sept (7) communes, onze (11) arrondissements, quarante huit (48) communauts rurales etenviron 2 635 tablissements humains. Les 07 communes sont : Louga, Ndiagne, Kbmer, Goul, Lingure, Dahra et Mbeuleukh. Ces troisdpartements sont trs ingaux de par leurs tendues : le dpartement de Lingure reste avec ses 15 375 km de loin le plus vaste ; il estsuivi du dpartement de Louga qui couvre 5 649 km2 alors que le dpartement de Kbmer ne stend que sur 3 823 km2.Louga est, avant tout, une rgion administrative se trouvant sous lautorit du Gouverneur. Cette rgion administrative est ellemme diviseen trois (3) dpartements grs par des prfets, et en onze (11) arrondissements sous ladministration des sousprfets. Toutes ces autoritsdconcentres sont nommes par le Prsident de la Rpublique quelles reprsentent en mme temps que lensemble des ministres duGouvernement. On note une bonne cohabitation entre les autorits administratives charges de la validation technique (elles assurent laprsidence des cadres de concertations) et celles locales qui dcident des orientations de dveloppement de la rgion dans son ensemble.Sur le plan dmographique, la population rgionale est passe de cinq cent un mille huit cent soixante trois (501 863) habitants en 1988 sept cent vingt six mille cinq cent trente trois (726 533) habitants en 2005 pour atteindre huit cent cinquante sept mille neuf cent quarantedeux (857 942) en 2010, soit une densit de 34,5 habitants/km2. La rgion concentre prs de 6% de la population nationale sur un territoirereprsentant environ 12% de la supercie du Sngal. La rpartition spatiale de cette population est guide par les potentiels des cosystmes.Le bilan migratoire (migration interne) est dcitaire de huit mille trois cent seize (8 316) habitants en 2008). Ce qui explique limportantmouvement de la population rgionale vers lOuest du pays (Diourbel, Dakar et This).La rgion de Louga est une zone vocation essentiellement agropastorale. En eet, lconomie rgionale est trs uctuante et dpendessentiellement de lagriculture et de llevage et dans une moindre mesure de la pche. Malgr la dgradation de son environnement, largression de la qualit des sols, linsusance et la vtust du matriel agricole et les alas climatiques, les productions agricoles ont augmenten volume ces trois dernires annes (eets GOANA). Llevage constitue lune des richesses de la rgion avec une zone sylvo pastorale qui prend 65% du territoire rgional. Il occupe avec lagricultureplus de 80% de la population. Malgr tout, sur le plan alimentaire, Louga est dans le groupe des rgions orant moins de 10kg de produits alimentaires par habitant. Le secteur secondaire encore la trane, avec en bandoulire la fermeture dunits industrielles, est caractris par des dicults structurelles,mme si par ailleurs lartisanat jouit dune rputation dans le domaine de la menuiserie, la tapisserie, la confection de chaussures, dobjetsdart et dinstruments de musique et la poterie. Le commerce connat un essor certain notamment au niveau des matriaux de construction. Dautres activits de services nes des nouvellestechnologies et du transport (cyber caf, services de bureautique, mototaxis) mergent et occupent une bonne partie des jeunes.Tout comme les rgions de Tambacounda, Ziguinchor et Fatick, Louga est dans la catgorie des rgions trs forte incidence sur le plan de lapauvret. Daprs les rsultats de lEnqute sur la Pauvret des Mnages au Sngal(ESPS) de 2006, la rgion gure parmi les plus pauvres dupays avec 55% des mnages urbains et 67,5% des mnages ruraux, malgr lapport considrable de ses ls migrs.Sur le plan social, selon les rsultats de lenqute village de 2009, lindice global ou indice composite daccs aux services sociaux de base enzone rurale est estim 350 dans la rgion de Louga ; ce qui la classe au dixime rang national mme si par ailleurs il ya eu un accroissementsubstantiel de cet indice de 80,4% entre 2000 et 2009. Le taux daccessibilit aux services sociaux de base est 70%. Cet aperu peu reluisant dress sur la situation socio conomique de la Rgion dnote des performances faire encore pour sortir lespopulations de lornire de la pauvret en dpit de lappui consquent et multiforme que les partenaires nont cess dapporter la rgion.Un diagnostic dtaill et approfondi de tous les secteurs nous permettra davoir une meilleure lisibilit et une bonne visibilit des stratgieset actions asseoir.

    CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA REGION

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    Carte n1 : carte administrative de la Rgion

    Organes dconcentrs Organes (Collectivits)dcentraliss

    Gouvernance

    Niveau rgional

    Niveau dpartemental

    Niveau Arrondissement

    Conseil Rgional

    PrfectureGIC 1

    Sousprfecture

    Conseil municipal/ rural

    Graphique n1 : Organigramme de la rgion

    Lien hirarchique entre les niveaux Egale dignit Pas de hirarchie

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    CHAPITRE II : LE BILAN DIAGNOSTIC DE LA RGION2.1. Analyse du milieu physique2.1.1. ClimatDe par sa position gographique, la rgion de Louga appartient au domaine sahlien continental caractris par l'alternance de deux saisons: une courte saison pluvieuse s'tendant de mi Juillet mioctobre et une saison sche couvrant une priode de huit (8) neuf (9) mois (mioctobre mijuillet) et des tempratures leves sampliant au fur et mesure quon sloigne de la cte.Deux principaux vents dorigines et de directions direntes sinstallent dans la rgion :

    laliz continental (harmattan), vent chaud et sec, soue en gnral de Janvier en Mai. Il demeure par ailleurs un agent rosif actifcar emportant une bonne partie de la couche supercielle du sol. Il est ainsi un facteur limitant au dveloppement du marachage.

    la mousson, vent chaud et humide issu de lanticyclone de Sainte Hlne, soue en gnral entre juillet et octobre, favorisant ainsila saison des pluies.

    Les dcits pluviomtriques notoires, leur irrgularit et leur mauvaise rpartition ont longtemps rendu alatoires les probabilits de rcolteset entrav dans une moindre mesure les conditions de vie des populations.De 2006 2010, les volumes des prcipitations au niveau rgional nont cess de progresser, except en 2007, passant de 325 mm 541,5mm, soit une augmentation de 66,6%. La pluviomtrie sest beaucoup amliore au cours des cinq (5) dernires annes, mais elle variefortement dans le temps et dans lespace. Cette assez bonne pluviomtrie a eu une incidence trs positive sur lagriculture. En eet plusieurssquences dannes pluvieuses peuvent sintercaler ou se juxtaposer avec des annes peu pluvieuses. Par ailleurs, on peut constater de grandscarts entre les moyennes pluviomtriques annuelles par dpartement. La moyenne rgionale pour ces 5 dernires annes est de 405,1 mm. Des tempratures leves sont enregistres neuf (9) mois sur douze (12) sur toute ltendue de la Rgion. Pour le cas du dpartement deLingure o lharmattan reste dominant, ce phnomne engendre un rapide asschement des points d'eau, diminuant ainsi les possibilitsdabreuvement du btail et de lagriculture contre saison.

    2.1.2. SolsLe territoire rgional se compose principalement de trois grandes units pdologiques :

    Les sols ferrugineux tropicaux peu lessivs (Sols diors) Ces types de sols sont gnralement localiss dans le bassin arachidier. Ils sont lessivs, assez pauvres en matire organique et soumis lrosion olienne qui emporte les lments nutritifs. Ils sont de bonne texture, trs faciles travailler et aptes pour la culture du mil, dusouna, de larachide et du nib. Cependant, ils subissent une dgradation constante en surface par suite dune surexploitation non respectueuse des normes dassolementet de rotation qui exigent la pratique de la jachre. Il importe de souligner quau niveau de la rgion, les acteurs conduisent souvent despratiques irraisonnes peu souciant des rgles de conservation des sols travers les activits quotidiennes.

    n Les sols bruns et brun rougesIls sont localiss principalement dans les dpressions interdunaires des Niayes et sur les berges du Lac de Guiers et de la Valle du Ferlo. Detype calcaire, la texture de ces sols renferme des organismes et de la matire argileuse apte la culture irrigue. Ainsi, ils retiennent mieuxleau au regard de leur forte capacit au champ.

    n Les aeurements latritiquesIls couvrent par endroits le Ferlo central. Par leurs caractristiques structurales compactes, ces sols prsentent une valeur agronomique trsfaible et demeurent par consquent inaptes la culture. Leurs caractres limitant pour lagriculture les prdisposent naturellement au pturage. Ces caractristiques pdologiques ont une inuence de premier ordre sur la composition des direntes formations vgtales et la constitutiondes zones cogographiques.

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    Carte n2 : Occupation des sols

    2.1.3. Les zones cogographiquesLa Rgion de Louga est subdivise en trois zones cogographiques : la zone du littoral et des Niayes ; la zone du Bassin Arachidier ; la zonedu Sylvopastorale.

    La zone des Niayes est constitue par une bande de terre s'tendant sur 15km de large, de la mer vers l'intrieur. Elle est caractrisepar une juxtaposition de cordons dunaires. Lavance de la mer combine aux coupes frauduleuses et la mortalit naturelle deslaos constituent, par endroits, des facteurs dterminants de dsquilibre du milieu avec des risques de reprise du processus deprogression des dunes et densablement des cuvettes. Enn, la baisse de la nappe phratique entrane, par endroits, de fortesmortalits dans les palmeraies.

    La zone du bassin arachidier est une zone trs densment peuple. Elle est essentiellement caractrise par des activits socioconomiques qui sont domines par une forte pousse du front agricole au dtriment des autres activits rurales. De par limportancede sa population, du dveloppement de son secteur rural et de la technicit de ses paysans, le bassin arachidier constitue une zonecharnire dans le dveloppement de la Rgion.

    La zone sylvopastorale du Ferlo couvre une partie de lArrondissement de Keur Momar Sarr et lensemble du Dpartement de Lingure.Elle renferme la quasi totalit des forts classes et rserves sylvopastorales de la rgion. La vgtation y est de type sahlien passantdun tapis de steppe herbac une savane arbore du NordOuest au SudEst.

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    2.1.4. Ressources naturelles Carte n3 : Carte des forets classes et rserves sylvopastorales

    La rgion de Louga est lune des rgions les plus vastes du pays. Elle regorge un potentiel de ressources naturelles important (forestires,hydrologies et maritimes etc)

    n Les ressources en eau Comme ressource en eau, la Rgion de Louga dispose du lac de Guiers, de marres et de la nappe phratique. Le Lac de Guiers, est situe dans le dpartement de Louga. Il stend sur 17.000 ha en tiage et 30.000 ha en priode de crue.il constitue avecla basse valle du Ferlo, au niveau du dpartement de Lingure, un cosystme lacustre deau de surface prenne de la rgion. Le Lac deGuiers joue un rle prpondrant dans lapprovisionnement en eau potable de plusieurs villes du Sngal dont Dakar. Il est aussi exploit des ns agricoles, pastorales et domestiques par les populations. Ces activits socioconomiques ont des rpercutions ngatives surlenvironnement du lac : d abord sur la qualit des eaux, les rejets divers dorigine agricole, pastorale, et domestique non contrls, dans lelac et le canal de la Taouey contiennent des substances chimiques et germes pathognes qui aectent la potabilit de leau et dtruisentlquilibre cologique du milieu.De plus, il a des implications ngatives sur les activits de pche et de marachage, ce qui participe la rduction des revenus paysans.

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  • Comme mesures de restauration du lac, la Direction de lEnvironnement et des Etablissements Classs a entrepris, dans le cadre du ProjetEau Long Terme (PLT), le recensement et la caractrisation des sources de rejet et llaboration dun plan de gestion et de contrle despollutions. Dautres initiatives sont notes avec la formulation en cours dun programme initi par les conseils rgionaux de Saint louis et deLouga dans le cadre de lAire du Patrimoine Interrgional du Lac de Guiers (APILG).

    La courte dure des saisons des pluies et la uctuation des quantits deau tombe ne favorisent gure lexistence dun rseau hydrographiquepermanent. Les tendues deau formes au niveau des dpressions interdunaires des Niayes et des valles partir des prcipitationsenregistres et/ou des eaux de ruissellement sont soumises une vaporation soutenue aussitt aprs la n des pluies.

    Les mares ont une dure de vie variable (entre 2 et 3 mois) et constituent la principale source dalimentation en eau dune partie dela population et de la presque totalit du btail en saison des pluies.

    Enn, il existe dans la rgion plusieurs nappes souterraines dont la qualit et limportance varient en fonction de leur localisation.

    La nappe phratique dispose dune eau trs peu importante dans la zone centrale et sylvopastorale de la rgion contrairement lextrme Ouest (zone des Niayes) et aux alentours du lac de Guiers o laccessibilit de la nappe est rendue facile grce sa positionsupercielle. Il faut cependant noter que la forte pression exerce sur cette ressource au niveau des Niayes, pour les besoins dumarachage, risque dentraner son puisement.

    n Les ressources forestiresLe domaine class couvre prs de 37,8% de la supercie totale de la rgion. La rgion de Louga compte dix huit (18) massifs forestiers rpartiscomme suit : quinze (15) dans le dpartement de Lingure, deux (2) dans celui de Louga et un (1) seul dans le dpartement de Kbmer.Cependant, le dpartement de Lingure dtient le plus faible taux de classement avec seulement 6,7% de sa supercie allou aux fortsclasses. Le dpartement de Louga quant lui a une couverture de 55,5%. Ces rsultats sont nuancer car le dpartement de Lingureregroupe prs de 85% de la supercie des formations forestires classes contre 13% pour le dpartement de Louga et 2% pour celui deKbmer.

    Le domaine class de la rgion de Louga s'tend sur une supercie de 1 189 600 ha. Les formations forestires sont caractrises par une faible productivit. La production forestire se rsume aux produits de la cueillette et aubois de chaue.La dgradation de ses massifs forestiers et des pturages se manifeste par une disparition despces vgtales, de lhabitat sauvage, de certainesespces animales, un appauvrissement des pturages, un asschement prcoce des mares. Le domaine forestier sest beaucoup rtrcit cesdernires annes au prot de lHabitat.Elle est le fait des mauvaises pratiques des paysans et pasteurs de la rgion qui oprent des prlvements trop importants sur les ressourcesnaturelles, qui risquent dans ces conditions de disparatre.Les feux de brousse constituent une contrainte de taille la rgnration naturelle des formations ligneuses. La zone sylvopastorale enregistreannuellement des milliers d'hectares touchs par les feux. Au total quinze cas (15) ont t dclars dans le dpartement de Lingure. Parcontre le dpartement de Louga enregistre le moins de cas (2 cas). Par rapport lanne 2009 le nombre de feux de brousse dclars dans largion a progress de 8,7%. Ce qui met en vidence lampleur des eorts encore ncessaires dployer dans la lutte contre ce au. Cettesituation porte de graves prjudices la conservation de la biodiversit. Ces feux de brousse ont pour origines linsusance de la sensibilisationdes populations ; linecacit de certains comits de lutte et de vigilance ; linsusance des moyens des structures dencadrement ; et lanon application rigoureuse de la rglementation sur les feux. Les feux de brousse sont lun des principaux facteurs de dgradation desformations forestires de la rgion de Louga. Ils ont endommag prs de 6 051 hectares en 2010 dans la rgion de Louga contre 9 037 hectaresen 2009, soit une diminution de 33%. La tendance baissire observe des supercies brules depuis 2006 est surtout lie louverture dunplus grand nombre de parefeu.La pression sur les ressources vgtales et la faune est lie la combinaison des actions pour la satisfaction des besoins croissants despopulations en terres cultivables, en ressources agricoles, pastoraux et forestiers. Ainsi, le couvert vgtal se rtrcit considrablement. Lapratique de la jachre et des techniques damendement des sols disparaissent compltement du systme de production au prot de lamonoculture arachidire. De plus, la surcharge de btail dans certaines zones acclre la dgradation du tapis herbac. Avec la rarfactiondes ressources fourragres, notamment en saison sche, les leveurs se trouvent dans l'obligation de recourir aux ressources ligneuses pour

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  • nourrir le btail. La faiblesse du couvert vgtal accentue ainsi l'rosion hydrique et olienne qui dnude les terres en leur privant de leurslments fertilisants. Ce qui rduit leur niveau de fertilit.

    n Les ressources maritimesLa rgion dispose dune frange maritime de 54km avec une ouverture uviale et lacustre denviron 150km. Cette faade maritime assezpoissonneuse attire des pcheurs professionnels des autres rgions, surtout celle de SaintLouis. Le potentiel de production de poissons estimportant bien que la rgion de Louga soit loin de connatre une exploitation optimale de ses ressources halieutiques, en comparaison avecles autres zones ctires. La cause principale est lie linsusance dinfrastructures. En eet, il nexiste lheure actuelle quune seule airede dbarquement maritime Lompoul. Il sy ajoute que la seule technique prsentement utilise est le let maillant dormant moins performantet moins slectif que les autres engins.A cot de la pche maritime, la pisciculture se dveloppe timidement avec quelques expriences menes dans les dpartements de Lingureet Louga (Keur Momar Sarr).

    n Les ressources miniresIl existe au niveau de la Rgion dnormes potentialits en produits de carrire. Lexploitation du sable se fait de manire anarchique car uneseule carrire a t autorise ( Dagatt Sarr). Or, on assiste une extraction illgale du sable marin tout le long du littoral. Cet tat accentuefortement lrosion ctire. Pour ce qui est du sable de dune, le mme constat peut tre fait. La rgion regorge aussi dimportants gisementsde calcaires, surtout dans la zone de Lingure. Ces ressources ne sont pas encore exploites bien que des autorisations dexploitation soientaujourdhui en cours.Par ailleurs, des expriences dexploration du zircon sont entrain dtre menes avec le sable titanifre des dunes de sable du littoral.En rsum, les facteurs de dgradation des ressources naturelles sont varis :

    Lrosion olienne facilite, dabord, par la disparition progressive du couvert vgtal, ensuite, par la dtrioration de la structurepdologique, entrane la dsertication et ses corollaires.

    Lenvahissement des cuvettes marachres est d au phnomne densablement et lenvahissement des vgtaux. La zone desNiayes, qui est en fait le principal ple de production de lgumes, est confronte aujourdhui ce problme.

    La baisse notoire de la fertilit des sols se manifeste par une chute drastique des rendements. Celleci est due aux eets de lascheresse, la destruction du couvert vgtal et labsence, presque totale, dassolement et de rotation des sols.

    Des pollutions et nuisances entravent le cadre de vie qui est marqu par les problmes lis la matrise des eets des activitsdomestiques, les inuences des modes de dveloppement conomique adopts par les privs et les systmes dassainissementdcients mis en place par les pouvoirs locaux. En eet, la rgion connat de vritables problmes de gestion de ses orduresmnagres.

    2.2. Situation Dmographique et TendancesLa population de la rgion est estime huit cent cinquante sept mille neuf cent quarante deux (857 942) habitants en 2010 avec un tauxdaccroissement moyen annuel de 2,7%. La population fminine est value quatre cent trente sept mille quatre cent trente neuf (437 439)soit 51% de la population totale contre quatre cent vingt mile cinq cent trois (420 503) pour les hommes soit 49%. La rgion de Louga concentre peu prs 6% de la population nationale sur un territoire reprsentant 12% de la supercie du Sngal soit une densit moyenne de 34,5habitants/km2 avec des disparits entre les dirents dpartements. Globalement, la distribution de la population par sexe fait ressortir unelgre prdominance des femmes. Le rapport de masculinit est de 95,7 hommes pour 100 femmes ; cela pourrait sexpliquer par la fortemobilit des hommes avec lmigration internationale. Au regard de la structure par ge, la population rgionale est caractrise par son extrme jeunesse, atout et d la fois, et une faiblesse deleectif des personnes ges. Ce rajeunissement dmographique est sans doute la rsultante dun niveau de fcondit toujours lev, (mmesil est en baisse rgulire entre EDS II et EDS IV) et dune chute de la mortalit surtout des enfants.La population est compose essentiellement de Ouolofs (65%) et de Peulhs (29%) et des minorits comme les Srre (2,4%), les maures(2,17%) etc. La rgion de Louga est rurale pour lessentiel. Un peu plus de quatre Lougatois sur cinq (86,3%) rsident en zone ruraleLa rgion de Louga fait face une forte mobilit des populations (nomadisme et transhumance des peuls, migration internationale).Certaineszones se dpeuplent galement au prot de Darou Mousty et de Touba.

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    Globalement, lvolution des indicateurs rete une augmentation de la pauvret au cours des cinq dernires annes. Daprs lESPS 20052006, les mnages pauvres sont au nombre soixante huit mille sept cent trente (68 730) dans la rgion. Ils sont rpartis comme suit cinquantequatre mille neuf cent quatre vingt sept (54 987) en milieu rural et treize mille sept cent quarante trois (13 743) en zone urbaine. La proportionde mnage vivant en dessous du seuil de pauvret slve 65%.

    2.2.1. Structure de la populationLtude de ltat et de la structure de la population renseigne sur les niveaux et tendances passs de la fcondit, de la mortalit et de la

    mobilit de la rgion. Ce prsent chapitre se propose dtudier les modications intervenues dans le volume, la rpartition spatiale et lastructure de la population de la rgion de Louga. De mme, la mortalit, principalement celle des enfants, ltat matrimonial de la population,la fcondit seront traits entre autres.

    n Structure par ge et par sexeLimportance des eectifs dges jeunes est la caractristique principale de la population rgionale. Environ 56,4% de la population a moinsde 20 ans et 78,9 % a moins de 35 ans. Sagissant de la Petite Enfance elle reprsente 17%. Les jeunes dont lge est compris entre 5 et 14 ansconstituent une frange importante de la population rgionale avec environ 26%. Aussi leur prise en charge au niveau de la sant et del'ducation constitue un lourd fardeau pour lEtat et les parents. La population de 60 ans et plus, reste trs faible et reprsente environ 4,7%de l'ensemble. Cette frange de la population, malgr sa faiblesse, ncessite une attention particulire de la part des pouvoirs publics surtoutdans le domaine de la prise en charge mdicale (plan SESAME prise en charge gratuite des personnes du troisime ge).

    Graphique n4 : Rpartition de la population de la rgion de Louga selon les grands groupes dges

    Source : ANSD/ Service rgional de Louga

    Lextrme jeunesse de la population a une incidence socioconomique que mesure le taux de dpendance conomique. Cet indice mesurele rapport de la population active sur la population inactive en thorie. Le taux de dpendance rete la structure de la population et exprimeassez bien la charge que constituent particulirement les jeunes dont la participation aux activits conomiques reste marginale.

    n Structure par secteurs dactivitsLa rgion de Louga, linstar des autres rgions sngalaises, connat une multitude de secteurs dactivit. Ceci fait que les domaines dactivitsdes populations sont trs varis. La proportion de chmeurs, dans la population lougatoise g de 15 64 ans, est de 3,6% contre 3 % auniveau national. La rgion de Louga ne devance que Matam et Diourbel o les taux sont respectivement de 3,9% et 4,5%. Chez les hommes,la proportion de chmeurs est de 4,9% contre 2,4% pour les femmes. La quasi absence dunit industrielle dans la rgion explique, en grandepartie, cette situation. Les sous secteurs les plus pourvoyeurs demplois sont lartisanat et le commerce, les autres sous secteurs comme celuides PME/PMI tant essous par des dicults structurelles.

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  • Source : ANSD

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    En 2009, quelques 469 emplois ont t crs dont 173 de type CDI et 296 CDD. Les quelques rares ores demploi se font donc au comptegoute. Il sy ajoute le manque de formation qualiante des demandeurs demploi et linadquation entre la formation et lemploi. Labsencedes contrats de stage et dapprentissage ne favorise pas, non plus, lemploi des jeunes parce que les demandeurs demploi sont, pour laplupart, la recherche dun premier emploi. La rpartition des contrats de travail enregistrs montre une prdominance des hommes surtous les types de contrats avec un taux de 81%. Cette situation constitue ainsi un facteur de fminisation de la pauvret. Cest la mmetendance qui est observe avec les CDI o les femmes ne sont reprsentes que pour un taux de 27,59%. Cette dynamique est galementpareille dans la composition du march de lemploi qui consacre depuis toujours une certaine sgrgation en faveur des hommes quant laccs un emploi salari. Lemploi salari est trs peu dvelopp dans la rgion du fait du manque criard dentreprises. Cette situation delemploi constitue le principal facteur de lmigration des jeunes vers dautres cieux.

    n Etat matrimonial de la populationLa population rgionale rsidente ge de 12 ans et plus slve 556 126 personnes. Elle comprend deux cent quatre vingt sept mille huitcent trente cinq (287 835) femmes soit 52% de lensemble pour deux cent soixante huit mille deux cent quatre vingt onze (268 291) hommes(48%).La proportion de maris dans la rgion, tous sexes confondus, est de 58%. Le pourcentage de clibataires est relativement trs important(38%) ce qui montre une tendance des jeunes retarder leur entre en union. La part des divorcs est trs faible (1%) de mme que les autres unions (0,95%).Par rapport aux rsultats du RGPH3, la structure matrimonialede la rgion prsente des variations dun sexe lautre mais aussi dun milieu de rsidence lautre. La proportion de clibataires est nettementplus leve chez les hommes (49%) que chez les femmes (28%). Elle est plus leve en milieu urbain 47,5% quen milieu rural 35,7%. Lesfemmes entrent plus tt en mariage que les hommes. Lvolution reste la mme avec les maris o la proportion dhommes est de 50% tandisque la proportion de femmes maries atteint 65%.La proportion de femmes divorces (1,4%) est suprieure celle des hommes divorcs(0,3%). Elle est trs faible en zone rurale 0,8%. Du fait de lexistence de mariages polygames, le divorce dun homme davec une femmenentrane pas automatiquement le changement de statut de lhomme contrairement la femme. Cela peut expliquer la supriorit de leectifdes femmes divorces.

    n Rpartition spatiale de la populationLa rgion de Louga est subdivise en trois dpartements : Kbmer, Lingure et Louga. Elle concentre prs de 6% de la population nationalesur un territoire reprsentant environ 12% de la supercie du Sngal. La densit rgionale moyenne est de lordre 34,5 habitants /km2.Cependant la population est trs ingalement rpartie sur le territoire rgional. Le dpartement de Louga qui abrite la capitale rgionaleconcentre 57% de la population urbaine rgionale contre 28,2% et 14,7% pour Kbmer et Lingure respectivement. La plus forte densit serencontre dans le dpartement de Kbmer qui a une densit de 68,7 habitants/km2 ensuite vient Louga avec 63,2 habitants/km2 et ennLingure qui, malgr le fait quil occupe 62% de la supercie rgionale, na quune densit trs faible de 15,5 habitants/km2, ce qui est bieninfrieure la moyenne rgionale.

    Graphique n 5 : Rpartition de lapopulation selon le dpartement

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    La population de la rgion Louga est plus de 80% rurale. Le dpartement de Kbmer enregistre le taux de ruralit le plus lev avec 91,1%.

    Graphique n6 : Rpartition de la population de la rgion de Louga selon le milieu de rsidence et le dpartement

    Source : ANSD/ Servicergional de Louga

    n Les groupes ethniquesLa rgion de Louga est, majorit, peuple dethnies Wolof et Halpular. En eet, ces deux peuples y reprsentent 95% des habitants. Plus dela moiti de cette population (66%) est Wolof. Le groupe Hal Pular occupe le second rang du point de vue nombre avec 29%. Des minoritsethniques comme les Srres (2%), les Maures (2%) et autres ethnies y rsident galement.

    2.2.2 Mouvements de la populationDaprs les projections de lANSD eectues sur la base du dernier Recensement Gnral de la Population et de lhabitat de 2002, le tauxdaccroissement annuel moyen intercensitaire de la rgion de Louga est de 2,7%, suprieur la moyenne nationale (2,4%). Cette situationsexplique par limportance du taux de fcondit de la population et les tendances la baisse du taux mortalit infantile.L'indice synthtique de fcondit est un indicateur utilis en analyse transversale pour apprcier la capacit d'une population se renouveler.Le phnomne de fcondit est assez bien connu notamment grce aux enqutes de Sant (EDS). Par contre, le taux rgional brut de natalitest inconnu en labsence dune enqute spcique. Le potentiel lev daccroissement de la population rgionale peut sexpliquer en partie par une forte fcondit mme si, par ailleurs, elle esten baisse progressive entre les direntes EDS. La migration interne, qui prend la forme dun exode suscit par la situation conomique rurale dicile, acclre lurbanisation des villes audtriment des campagnes. Cest ainsi quil est constat une forte mobilit vers louest du pays (Dakar, Diourbel, This). En 2008, le soldemigratoire tait dcitaire de huit mille trois cent seize (8 316) habitants. La migration intrargionale se caractrise par le nomadisme, la transhumance des peuls et le dpeuplement de certaines zones au prot deDarou Mousty et de Touba qui sont des axes trs priss par ce phnomne. Quant lmigration internationale, sa mesure est plutt complexe, compte tenu de la dicult saisir parfaitement lensemble des direntsux (ux dactifs, de regroupement familial, migration de courte ou longue dure, etc.). Il est tout de mme vident que la rgion de Lougaest lune des plus touches au niveau national. Selon lESAM2, les 7,6% des migrs sngalais sont originaires de la rgion de Louga. Lesdestinations les plus prises sont lEurope (Italie, Espagne, France principalement), les EtatsUnis et lAfrique. Le facteur cl expliquant ce phnomne social est li la conjoncture dicile (perte de productivit de lagriculture, raret de lemploi,rarfaction des ressources et des denres de premire ncessit). La reconnaissance sociale avec la perception de russite attribue auxmigrs et le mirage de leldorado avec la curiosit visvis de laltrit constitue un autre facteur explicatif. Les migrations internationales permettent des rentres dargents considrables dans la rgion. Les migrs participent au dveloppement deleur localit par diverses actions telles que la prise en charge de leurs familles, leur contribution la construction dinfrastructures socialesde base et la facilitation des relations de cooprations dcentralises.

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  • Nanmoins, ce phnomne dappui des migrs leur localit dorigine, semble se tasser au prot dun investissement dans limmobiliermoins porteur de croissance conomique. Ces migrs orientent rarement leurs actions vers les secteurs conomiques pourvoyeurs demploiset de plus value.Toutefois, la migration prsente galement des revers. En premier lieu, il sagit de labsence dune part importante de la population jeune, quidevrait tre le moteur du dveloppement aussi bien en temps que mainduvre, agricole notamment, que pour leur action associative etcitoyenne potentielle.

    2.3. Secteurs SociauxSelon les rsultats de lenqute village de 2009, lindice global (ou indice composite) daccs aux services sociaux de base en zone rurale estestim 350 dans la rgion de Louga, ce qui la classe au dixime rang national. Toutefois, il faut noter un accroissement substantiel de lindiceentre 2000 et 2009, soit 80,4%. Le taux daccessibilit aux services sociaux de base est de 70%.Lanalyse laisse apparatre des disparits criardes au dtriment de Lingure. En eet, seulement 30% des populations rurales du dpartementde Lingure ont accs aux services sociaux de base alors que les proportions sont de 80% pour Louga et Kbmer.LESPS 2006 classe dans lindice 250 toutes les communauts rurales dont moins de 50% de la population a accs aux services sociaux debase. Ainsi, les communauts les plus pauvres sont concentres dans la rgion de Louga pour prs de 21% (13 sur 62). Aussi, 25% desCollectivits Rurales en situation de prcarit se retrouvent dans la Rgion. En dnitive, selon les rsultats lESPS, la rgion est classe parmi les plus pauvres (55%) des mnages urbains et 67,5% des mnages ruraux)du pays, malgr lapport considrable de revenus de ses ls migrs.Cette situation de pauvret se ressent plus dans les secteurs sociaux de lducation, de la sant, de lhydraulique etc. malgr, les eortsentrepris ces dernires annes par lEtat, les pouvoirs publics locaux et les partenaires au dveloppement.

    2.3.1 SantSur le plan sanitaire, la rgion de Louga compte huit (8) districts sanitaires : Lingure, Darou Mousty, Kbmer, Dahra, Coki, Sakal, Keur MomarSarr et Louga grs par la rgion mdicale. Il existe Louga un (1) hpital rgional qui compte quelques spcialistes et un (1) hpital de niveau 1 Lingure. La rgion de Louga vit unesituation sanitaire assez dicile marque par un dcit et un dsquilibre dans la rpartition des infrastructures et quipements, du personnelmais aussi des lacunes dans les stratgies dintervention. Il sy ajoute le comportement des populations dcoulant de certaines croyances etle taux lev danalphabtisme. Le dpartement de Lingure, soure le plus de cette situation de par ltendue de son territoire, sa faible densit de population et le caractredispers de lhabitat.

    n Rpartition des infrastructures sanitairesEn 2010, le nombre dinfrastructures sanitaires, toutes catgories confondues, rpertories dans la rgion de Louga slve six cent huit(608) units. La rpartition suivant la catgorie montre une prdominance des Cases de Sant fonctionnelles (70%) et Postes de Sant (13%).

    Graphique n7 : Rpartition des infrastructures sanitaires par catgorie en 2009

    Source : Rgion mdicale de Louga

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    Tableau n1 : Couverture en infrastructures de sant

    Nombre dhabitants pour 1 hpital

    Nombre dhabitants pour 1 Centre de Sant

    Nombre dhabitants pour 1 PS

    Nombre de FAR pour 1 maternit

    Normes OMS 150000 50000 10000

    Indicateur Rgional 875942 142990 109999 6283

    Catgorie EFFECTIFMdecin 34Chirurgien dentiste 6Pharmacien 28Sage femme 48Inrmiers 137Personnel dhygine 24Total 277

    IndicateurRatio

    Source : Rgion mdicale de Louga

    Sur le plan de la couverture gographique, la rpartition des infrastructureset quipements sanitaires, publiques comme privs sur lespace rgionallaisse entrevoir des dsquilibres internes. Les populations rurales surtoutcelles des zones daccs dicile sourent le plus de cette absence decouverture sanitaire, accentue par le manque dambulances et de mobilitdes quipes mdicales. Les ratios cidessus achs traduisent la ncessitpour se conformer aux normes de lOMS, de renforcer la couverture eninfrastructures sanitaires (hpital, centre de sant). En plus de lrectionde lhpital rgional un niveau deux (2) et celui de Lingure un niveauun (1), il faut construire onze (11) autres centres de sant et quatre (4)autres hpitaux. Le personnel de sant : En eet, au regard des rsultats, les ratios agentsde sant/populations achs sont encore faibles. En 2010, le personnelde sant, toutes catgories confondues, se chirait quelques deux centsoixante dix sept (277) travailleurs rpartis comme suit :

    Tableau n2 : Rpartition du personnel de sant en 2010

    Source : Rgion mdicale de Louga

    Le comportement de certains ratios est le suivant : Un (1) mdecin pour 25 233 habitants Un (1) inrmier pour 6262 habitants ; Un (1) dentiste pour 142 990 habitants ; Un (1) chirurgien pour 857 942 habitants ; Un (1) seul gyncologue pour 196 599 femmes en ge de reproduction (FAR) ; Une (1) sage femme pour 8507 femmes en ge de reproduction ; Une (1) sage femme pour 17873 habitants ; Un (1) pharmacien pour 30 640 habitants ; et un (1) pdiatre pour prs de 402 586 enfants, ce personnel accuse un dcit rel,

    La rgion est encore loin des normes requises par lOrganisation Mondiale de la Sant (OMS). Cela dmontre toute la dicult de prise encharge de la sant de la mre et de lenfant. n La couverture prnatale La couverture prnatale sest beaucoup amliore dans la rgion ces dernires annes. Au total pour dix sept mille quarante neuf (17 049)accouchements enregistrs en 2010, 85,3% ont t faits par du personnel quali. Les districts de Dahra et de Lingure prsentent lesmeilleures performances avec plus de 95%. Cependant ces chires cachent bien des ralits. La couverture prnatale continue treproblmatique dans certaines localits de la rgion. Le cycle des consultations est rarement boucl : sa courbe suit une pente abrupte quipart de 49% pour le CPN1 34% pour le CPN4. Les accouchements domicile sont aussi importants que ceux eectues dans les structuressanitaires. Cette situation relve, en plus dun plateau mdical peu performant, de lenclavement de certaines zones, de conceptions culturelles(mariages prcoces, itinraires thrapeutiques) et du niveau lev danalphabtisme des femmes surtout rurales. Ainsi le niveau de mortalitmaternelle reste encore lev : 248 pour 100 000 naissances vivantes.Le tableau cidessous montre que la rgion est loin datteindre les objectifs OMD xs en couverture prnatale.

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  • Tableau n3 : Rpartition des indicateurs de sant de la reproduction

    Indicateurs Valeur 2009 Objectifs 2010 Rsultats au 31 mars 2010Ecart

    (objectifs / Rsultats)

    Taux de consultations prnatales (CPN1) 15 028

    80%3630

    3749% 43%

    Taux de consultations prnatales (CPN4) 10 593

    40%2748

    734% 33%

    Proportion d'accouchements eectus dans les structures 16 733

    60%4451

    754% 53%

    Proportion d'accouchements assists par du personnel de sant qualie 11791 60% 3606 3

    38% 43% 17

    Taux de csarienne 635 155

    0,151,80% % 1,85%

    Nombre de Badienou Gokh recrutes 30 300 60 240

    Source : Rgion mdicale, 2010

    n Niveau et tendance de la mortalit infantileLe niveau de la mortalit des enfants constitue un bon indicateur dapprciation du degr de dveloppement conomique et social de largion et de la performance de son systme sanitaire. Les informations sur la mortalit des enfants sont fournies par les enqutes deDmographie et de Sant (EDS). Les taux de mortalit observs pour la rgion de Louga sont rgulirement en baisse entre 1992/93 (EDS II)et 2005 (EDS IV). Le quotient de mortalit nonatale cest dire la probabilit de dcder avant datteindre un mois exact est estime 28 Louga contre 47 pour la moyenne nationale.De mme, le niveau de la mortalit post nonatale (25) mesurant la probabilit de dcder entre le premier mois et le douzime moisexact se situe endessous de la moyenne nationale (35). La probabilit de dcder avant son premier anniversaire pour un enfant n vivantest de 53 en 2005 contre 82 pour le niveau national. Le taux de mortalit infantile qui exprime la probabilit de dcder entre la naissanceet le cinquime anniversaire est de 96 pour la Rgion, contre (150) au niveau national.Les mmes progrs sont constats pour le taux de mortalit juvnile qui passe de 105,2 en 9293 (EDS II) 45 (EDS IV). Globalement, tous les indicateurs de sant de la Rgion sont en dessous de la moyenne nationale cependant celleci doit encore fournir deseorts pour atteindre les Objectifs du Millnaire pour le Dveloppement (OMD).

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    Graphique n8 : Evolution du taux de mortalit infantile

    Source : ANSD/ Service rgional de Louga, 2010

    Graphique n9 : Evolution de la mortalit juvnile

    Source : EDS II, III, IV

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    Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    n Etat nutritionnel des enfantsLa malnutrition est un dterminant de la mortalit et de la morbidit infanto juvnile. Plus de 88% des enfants suivis dans la Rgion ont unpoids normal. Seulement 9,65% ont une malnutrition modre. La malnutrition svre touche 1,41% des enfants suivis. Le dpartement deLingure est le plus touch avec 2,15% Dahra et 0,88% Lingure.n Niveau et tendance de la fconditSelon les rsultats de lEDS IV en 2005, la descendance brute nale est de 5,6 enfants par femme en n de vie fconde pour la rgion de Louga.Lindice synthtique de fcondit (ou indice conjoncturel de fcondit), suprieur la moyenne nationale (5,3), peut tre imputable laprcocit des mariages.Lge au premier mariage est un dterminant important du dbut de la vie fconde. Dans la rgion de Louga, 44% des femmes en ge deprocration (FAR) ont moins de 25 ans et 50% des femmes ges de 20 49 ans ont contract leur premire union en moyenne 17 ans. Lgemdian la premire naissance slve en moyenne 20,2 ans pour les femmes ges de 2549 ans (EDS IV). Le taux rgional brut de natalitnest pas connu par absence dune enqute spcique. n Situation des maladies endmiques dans la Rgion : le VIH, le paludisme et la tuberculoseLa lutte contre les pandmies du sida, du paludisme et de la tuberculose soutenue avec les programmes nationaux PNLS, PNLP, PNLT a enregistrdes acquis dans la rgion.

    Le sida : le taux de sroprvalence du VIH/sida se situait en 2009 0,5% pour les hommes et les femmes de 15 49 ans et de 0,5%pour les jeunes de 15 24 ans. Les femmes sont plus infestes que les hommes de 0,7% chez les 1549 ans et 0,5% chez les 1524ans. Cette situation sexplique par leur faible connaissance de cette maladie et limpact des pesanteurs culturelles, mme si la tendanceest aujourdhui linverse.

    La tuberculose :Les rsultats achs cidessus montrent de relles performances quant la lutte contre la tuberculose. En 2010, tousles indicateurs concernant ce au tendent vers les objectifs xs. Le taux de gurison des malades TPM+ est denviron 75% pour unobjectif annuel de 85%. On observe aussi une assiduit des malades quant au traitement. Les cas dabandon et des malades perdusde vue sont de plus en plus rare (0,8%). Les actions de prvention mritent dtre renforces eu gard la faiblesse du taux dedtection qui est de 35% seulement par rapport un objectif de 70% x pour 2010.

    Le paludisme : Cette maladie est la principale cause de dcs dans les rgions sahlo tropicales ; et Louga nest pas pargne de ceau. La mise en place par le Gouvernement du Sngal du Programme National de lutte contre le paludisme grce une poltiquede prvention active base sur la sensibilisation et la facilitation de laccs aux mdicaments a contribu rduire les dgts causspar cette maladie.

    n Le Financement du secteur de la sant dans la rgionLe nancement du systme de sant est assur par lEtat, les Collectivits locales, les populations, les ONG et les partenaires techniques etnanciers. Le budget de la sant est valu la somme de un milliard seize millions cent trente trois mille six cent quatorze (1 016 133 614FCFA) en 2009. Il est compos des ressources nancires alloues par lEtat (33,81%) et de la participation des populations leort de sant(66,19%), principalement. En complment de ces eorts, la Rgion de Louga bncie, dans le domaine de la sant, de lappui de plusieurspartenaires, programmes et ONG. Malgr les moyens limits, des collectivits locales notamment, des rsultats probants ont t enregistrs,grce une synergie daction de lensemble des acteurs du secteur (Etat, Collectivits, partenaires techniques et nanciers et populations).Ces performances auraient pu tre amliores si les dirents acteurs et partenaires de la sant avaient adopt, dans leur dmarche, uneintervention axe sur les principes de la multisectorialit et de la mutualisation.Toutes ces dicults, ont un impact rel sur lore de services de soins de qualit. Dans ces conditions, les OMD 4 et 5 risquent de connatredes rsultats mitigs lhorizon 2015, face cette insusance du personnel de sant puisque mme si on prenait en compte la prsence desinrmiers et sagesfemmes dEtat, le taux de couverture resterait dcitaire.

    2.3.2 Education La politique nationale dducation du Sngal est dcline travers le Plan de Dveloppement pour lEducation et de la Formation (PDEF)dont les orientations reposent sur les options suivantes :

    universalit de lachvement du cycle lmentaire ; cration des conditions dune ducation de qualit ; radication de lanalphabtisme et la promotion des langues nationales ; promotion et orientation de la formation professionnelle vers le march du travail ; limination des disparits entre groupes conomiques, entre sexes, entre milieux.

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  • Par ailleurs, lducation tant lune des comptences transfres par lEtat aux collectivits locales, la Rgion en tant est charge de dnir uncadre daction, cela en conformit avec les orientations du PDEF. Le systme ducatif a beaucoup volu au cours de ces dernires annesdans la rgion de Louga. Le nombre dinfrastructures de mme que les eectifs scolaires et le personnel enseignant ont certes augment,mais en indicateur, ces progrs restent timides compars aux moyennes nationales et varient selon les niveaux denseignement.Au plan organisationnel, on note lexistence de comits de gestion (CG) fonctionnels. Ces derniers permettent la communaut de participer la gestion des problmes de lcole. Nanmoins, labsence de formation des membres CG surtout dans le Moyen Secondaire rend dicile lebon droulement de leurs tches. La SCOFI, avec la collaboration des associations de parents dlves et de certains rseaux fminins est entrain de relever le d de lascolarisation cent pour cent (100%) des lles.

    n La Petite EnfanceLa demande de prscolarisation est estime en 2010 cent cinq mille sept cent trente six (105 736) enfants dont prs de 49,6% sont des

    lles. Pour faire face cette demande dducation, la rgion de Louga est dote de 119 tablissements prscolaires dont 73,1% se retrouventdans la capitale rgionale. La population prscolarise cette mme date est estime 8 794 enfants avec une prdominance des lles quireprsentent 53,6% des inscrits. Leectif des enfants du prscolaire a ainsi chut de 0,7% de 2009 2010. Cest le dpartement de Kbmerqui sest le plus distingu dans la promotion de ce secteur avec une volution des eectifs de 27,8% entre 2009 et 2010, alors que ceux desdpartements de Lingure et de Louga sont en baisse, respectivement 7,1% et 4,5%.

    n Lenseignement lmentaire Au niveau de lenseignement lmentaire, les eectifs sont en constante volution et atteignaient dj quatre vingt quatorze mille huit centvingt deux (94 822) lves en 2010 contre quatre vingt neuf mille cinq cent soixante sept (89 567) en 2009 soit une progression de 5,9% avecune dominance de la gente fminine.Cette volution traduit du mme coup les eorts fournis en ralisation dinfrastructures par lensemble des partenaires de lcole dans lacourse vers la scolarisation universelle. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) qui indique le nombre denfants admis pour la premire fois au CI, rapport la population ge de 7ans,a volu de 30% en 2006 74,3% en 2010. Ce Taux a connu des amliorations sensibles mais reste en de de la moyenne nationale qui estde 94,4%. Les lles restent en ple position avec un TBS de 92,6% contre 85,4% pour les garons. Ce rsultat est le fruit des eorts mens parla SCOFI en partenariat avec lensemble des acteurs de la Rgion pour une scolarisation 100% des lles.

    Graphique n10 : Evolution du Taux brut de scolarisation de 2006 2010 (Rgion Louga)

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    Sour

    ce :

    ANSD

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    Le Taux Brut Global de Scolarisation sinscrit dans une dynamique positive mais reste faible par rapport lobjectif de scolarisation universelle. Le taux dAchvement (TA) mesure la proportion dlves achevant le cycle dtude primaire. Cest un indicateur universel qui permet demesurer lecacit du systme scolaire. Cependant, mme si des progrs sont nots dans linscription au Cours dinitiation (CI) o le tauxglobal rgional a atteint 98,5%, le bouclage du cycle primaire se fait dicilement. Le TA est pass de 28,8% en 2006 44,5% en 2010, celamalgr les eorts fournis dans le cadre du PDEF, en termes de renforcement du systme. Mais il na pas encore atteint la valeur de 53% xesoit un cart de 9,5 points. Cela sexplique par les taux importants de redoublants au CE1 (5,49%) et au CM1 (7,68%) et dabandons (10,3%)en 2010. En dehors de Diourbel (31,9%), Matam (40,1%)l et Kaolack (41,9%), Louga prsente le taux dachvement le plus bas du pays en 2009(43%). Cette baisse du taux de russite dans le primaire est la consquence du niveau lev des abandons et checs scolaires nots dans certaineszones lesquels sont dus plusieurs facteurs : les longues distances parcourues par les enfants pour rallier leurs milieux scolaires et sous detrs fortes tempratures (surtout dans le dpartement de Lingure), labsence de latrines dans bon nombre dtablissements, lexode defamilles entires en pleine anne scolaire, la transhumance et quelques fois lmigration. Le maintien des enfants lcole constitue un d que la Rgion doit relever, pour ne pas hypothquer latteinte des OMD.

    n Lenseignement moyen secondaire Lenseignement moyen concerne la tranche de la population globale ge de 13 16 ans. La demande potentielle dans ce secteur slve quatre vingt sept mille trois cent dix (87 310) individus en 2010 dans la rgion de Louga. La rgion a connu une progression du nombre de sestablissements denseignement moyen qui est pass de 6 en 2009 41 en 2010. Cette volution est plus marque dans le dpartement deLouga et Lingure. Prs de 89% de ces tablissements sont caractre public. Concernant les indicateurs de performance, les mmes tendancesvolutives sont constates. Le TBS est pass de 21,7% 25,7% de 2009 2010 soit une hausse de 4%. Mais, il reste en dessous de la moyennenationale qui est de 45% en 2010.

    Concernant lenseignement secondaire, la demande potentielle correspond la tranche dge de 17 19 ans. En valeur absolue, cette demandeatteint cinquante huit mille deux cent deux (58 202) individus en 2010. La rgion compte 17 tablissements denseignement secondaire.Leectif du cycle est estim six mille quatre cent vingt dix (6 490) lves en 2010, avec une faible proportion des lles (39,7%). Ce rsultatmet en exergue les eorts mener pour latteinte de la parit dans le secondaire. Les rsultats du baccalaurat de 2010 montrent que 63,1% des lves qui se sont prsents ont russi lexamen contre 56% en 2009. Avec les collges de proximit, les nombreux cas dabandons scolaires nots surtout chez les lles, samenuisent danne en anne. Les travauxde construction du nouveau Lyce de Louga qui ont dmarr en 2007/2008 ne sont toujours pas achevsLa faiblesse des eectifs dans les lires scientiques (seulement un quart () des eectifs globaux) est une des caractristiques delenseignement secondaire, malgr la volont des pouvoirs publics de dvelopper lenseignement des sciences et de la technologie.

    n Lenseignement technique et professionnelAvec un rayon daction trs limit, le soussecteur de lEnseignement technique et de la formation professionnelle ne joue pas encore un rlesignicatif dans la prise en charge des besoins de formation articuls aux activits conomiques dominantes. Lespace rgional est pauvre en infrastructures de formation technique et professionnelle. La rgion ne dispose que de quatre (4) centres deformation fminine (CETF) et dun centre de formation aux mtiers (CEFAM) nanc par le Programme ART GOLD Sngal. Il nexiste pasencore de lyce technique.

    n Lducation religieuse Les populations de la rgion de Louga portent un trs grand intrt lenseignement religieux et la langue arabe. Ainsi, ce secteur delenseignement compte trois grands Instituts islamiques, trente neuf (39) coles franco arabes avec un eectif de quatre mille huit cent soixantesept (4 867) lves, plus de (165) daaras et coles coraniques occups par seize mille cent quatre vingt huit (16 188) enfants pensionnaires. Lintroduction de lducation religieuse dans les coles modernes et lexistence dcoles francoarabes ont beaucoup contribu renforcer cetype denseignement et accrotre le TBS. Ces chires montrent la place importante quoccupe lducation religieuse dans le systme ducatifrgional. Mais, il est malheureusement trait en parent pauvre et soure dun manque dorganisation et dappui consquent de la part despouvoirs publics et des partenaires au dveloppement.En conclusion, la sensibilisation des populations particulirement des lles sur labandon scolaire, la mise niveau des lires scientiques,de mme que ladaptation des formations professionnelles aux besoins en emploi et le renforcement des capacits des dirents acteursintervenant dans le secteur pourraient contribuer au dveloppement de lducation.

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  • Le taux daccs leau potable par adduction deau a t ainsi relev de 62% 73% entre 2004 et 2010, mais avec des disparits certainesentre les dpartements et lintrieur de ceuxci. Pour les dpartements de Louga et Kbmer, ce taux est respectivement de 81,7% et 77,4%,alors quil nest que de 51% Lingure. La faiblesse du taux daccs Lingure est lie au caractre dispers de lhabitat et ltendue duterritoire dpartemental qui pose des dicults de maillage, rendant onreux les cots unitaires daccs. Avec 9 litres /habitant/j, ledpartement de Lingure est loin de la norme de lOMS (35 litres/habitant/j).Ainsi, malgr tous les eorts fournis, les problmes deau se posent encore avec acuit dans certaines zones du milieu rural o de nombreusespopulations sont obliges de faire de longs et frquents dplacements pour sapprovisionner en eau potable. Dans certaines zones, la qualitde leau est trs dcrie, cause de la teneur en sel.

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    2.3.3 Hydraulique et AssainissementLaccs leau potable constitue un droit universel et entre dans les grandes lignes de la politique hydraulique au Sngal et des Objectifs duMillnaire pour le Dveloppement (OMD). Ainsi, conformment la cible 10 de lOMD 7, la rgion de Louga a pour objectif dici 2015, de faireaccder 82% de sa population leau potable. Avec lappui du Programme Eau Potable et Assainissement du Millnaire (PEPAM), dimportantsprogrs ont t raliss tant en milieu urbain quen zone rurale. En milieu urbain le taux daccs leau potable est ainsi port 97%, alorsquil est de 70% en milieu rural. Le taux rgional daccs leau potable est de 72%. Par ailleurs, grce la politique des branchements sociaux,91% de la population a pu bncier en masse de branchements domicile et 33% de bornes fontaines publiques. La rgion bnciegalement de lappui dautres partenaires pour atteindre lobjectif daccs leau potable pour tous lhorizon 2015. Il sagit, entre autre, duProgramme Rgional Solaire (PRS) phase 2 qui se dploie pour lapprovisionnement en eau potable en zone rurale, du projet du Village duMillnaire, du projet Eau potable et Sant phase 2, de la BADAEPA

    Dans les direntes localits, le systme est caractris par une faible capacit de stockage face aux quantits produites quotidiennement.Des eorts restent tout de mme faire pour couvrir la zone priurbaine, les nouveaux quartiers priphriques rencontrant quotidiennementdnormes dicults daccs leau.

    Dans le domaine de lhydraulique rurale, la Rgion a bncie dimportants investissements. Le nombre de forages sest considrablementaccru passant de cent cinquante trois (153) en 2004 deux cent quatre(204) en 2010. La mauvaise gestion de ces ouvrages par les comits at lorigine de la mise en place des Associations des Usagers des Forages (ASUFOR). Au nombre de 155, ces ASUFOR ont permis de gnrerdes recettes de 612 454 207 F CFA, soit une moyenne de prs de 4 millions par ASUFOR.

    Tableau n4 : Rpartition des infrastructures hydrauliques en milieu rural de la rgion de Louga en 2010

    Localit Forages Bornes fontaines Puits modernesDarou Mousty 25 133 88Ndande 21 97 114Sagatta 20 228 106Kbmer 66 458 308Barkdji 30 90 29Dodj 18 53 31Sagatta Djolof 21 430 101Yang Yang 16 98 5Lingure 85 671 166Coki 18 552 44Keur Momar Sarr 17 104 2Mbdine 11 267 34Sakal 7 135 8Louga 53 1058 88Rgion 204 2187 562

    Source : PEPAM 2010

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    Graphique n11 : Situation de laccs lassainissement dans la rgion de Louga Revues rgionales du PEPAM, Louga 2010.

    Source : Rapport diagnostic PRDI/SRAT, 2011

    En matire dassainissement, il y a lieu de souligner que linsalubrit et lhygine du cadre de vie des populations, qui se posent en termesdvacuation des eaux uses et pluviales et de gestion des dchets solides, constituent des problmes rcurrents dans la rgion. Localis dansla seule commune de Louga, le rseau dassainissement ne couvre quune faible partie des besoins et assure insusamment le drainage deseaux uses et pluviales. Le rseau dassainissement de la ville de Louga ache un taux de dessert trs faible de lordre 25,8%. La majeurepartie de la population de la capitale se trouve ainsi en dehors du systme et dveloppe des solutions alternatives. Le rseau deau pluviale,ne concerne galement que la commune de Louga et il dessert uniquement le centreville. Face aux dicults dentretien, ce rseau est trssouvent confront lencombrement des grilles avaloires des caniveaux entranant la stagnation des eaux de pluie certains endroits.

    Quant aux zones rurales, elles ont souert de labsence dune politique de prise en charge des questions dassainissement. Vu ses impactsngatifs sur le cadre de vie de la sant des populations, ce sous secteur commence maintenant tre au centre des priorits des pouvoirspublics locaux. Cest pourquoi en plus du PEPAM, on note lintervention de quelques ONG et structures dans le domaine dont les plusdynamiques sont le Plan International Louga et le CREPA. Toutefois, la synergie des actions des partenaires a permis davoir en 2010 un tauxdaccs lassainissement en milieu rural de lordre de 54%, largement suprieur la moyenne nationale qui est de 29%.

    La Rgion devrait ainsi se maintenir dans cette dynamique pour russir le pari de latteinte de lOMD 7 (rduire de moiti les personnes nayantpas accs leau potable et lassainissement adquat).

    2.3.4 Culture La rgion de Louga est rpute tre une rgion vocation culturelle. Cette rputation est fonde sur un pass riche dactivits et demanifestations culturelles phares qui lui ont fourni un prestigieux titre de noblesse dans ce domaine avec des artistes talentueux comme FeusMoustapha Dim et Mademba DIOP, Badou NDIAYE Dailleurs un agenda toujours assez bien fourni de manifestations culturelles et artistiquesmajeures (FESFOP, Kbculture, FESTEEF) continue de porter la rgion au devant de la scne, malgr quelques manquements constats dansla promotion. Comme infrastructures culturelles, la rgion de Louga compte :

    Un (1) centre culturel rgional construit et quip en 2003, qui joue un rle dassistanceconseil, dexpertise et danimation au servicedes acteurs culturels ;

    Trois (3) centres dEducation Physique et Sportive (un dans chaque chef lieu de dpartement) ; Deux (2) espaces jeunes Kbmer et Darou Mousty ; Onze (11) foyers des jeunes sans quipements dans les chefs lieux darrondissements.

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  • Deux Programmes, lun national, lautre sousrgional, appuient la politique culturelle. Il sagit du Programme de Soutien lAction Culturelle(PSAC) et du West African Museum Program (WAMP). La rgion de Louga regorge de multiples sites historicoculturels lgus par de grandes gures historiques qui ont men des combats poursauvegarder la patrie ou propager la religion islamique : Bourba Djolof, Lat Dior, Serigne Touba, Koc Barma Fall, Mame Cheikh Mbaye, MameMalick SALL, Serigne Mountaga Tall A ct de ces gures et sites, il existe des associations culturelles de grande renomme tels que le Cerclede la jeunesse de Louga, le Ngalam, le Guet de Kbmer, la troupe culturelle de Sakal, lorchestre rgional du Nguwel, lorchestre Sawroubade Louga. La rgion organise rgulirement des manifestations culturelles denvergure nationale et mme internationale avec le FESPOP, leFestival Kbculture, des journes culturelles, religieuses, des Magal (plerinages).

    Lactivit culturelle dans la rgion de Louga progresse dicilement cause de labsence dune politique de sauvegarde et de valorisation dupatrimoine et dun dcit en infrastructures culturelles, de la faiblesse des moyens investis et de linsusante organisation des acteurs culturels.De mme, linsusance des espaces de production et des moyens nencourage pas les artistes du thtre et de la danse, et met mal laiseles musiciens parfois mal encadrs et sous quips et dont le salut semble tre lmigration. La sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel, le renforcement des capacits des acteurs tous niveaux confondu, la promotion dePME culturelles, linformation et la communication permanente et la redynamisation de la coopration dcentralise avec lactualisation desaccords et la mobilisation de partenaires participeraient au dveloppement de la culture et lpanouissement des acteurs.

    2.3.5 La pauvret dans la rgionLa pauvret, a connu une augmentation, au cours des cinq dernires annes. Le nombre total de mnages au niveau rgional est estim soixante huit mille sept cent trente (68 730) par lESPS en 20052006 dont cinq quatre mille neuf cent quatre vingt sept (54 987) en milieurural et treize mille sept cent quarante trois (13 743) en zone urbaine. La proportion de mnages vivant en dessous du seuil de pauvret estestime 65%.

    La pauvret touche 65,6% des mnages du dpartement de Kbmer, 62,4% de ceux de Louga et 68,1% de ceux de Lingure. Les proportionsde populations pauvres slvent respectivement 71,8%, 63,8% et 72,3% pour les dpartements de Kbmer, Louga et Lingure. Le milieurural est plus touch (67,5% des mnages et 71% de la population). Lincidence de la pauvret en milieu urbain est de 55% pour les mnageset de 56,6% pour les individus.

    Cette pauvret se caractrise dans la rgion par des dicults daccs aux services sociaux de base, une insusance de la couverturealimentaire et de la faiblesse des revenus des mnages. Selon les rsultats de lenqute village de 2009, lindice global (ou indice composite) daccs aux services sociaux de base en zone rurale estestim 350 dans la rgion de Louga, ce qui la classe au dixime rang national, malgr un accroissement substantiel de lindice enregistrentre 2000 et 2009, soit 80,4%. Ainsi, le taux daccessibilit aux services sociaux de base est 70%, pour la population rurale de la rgion.Ces rsultats laissent apparatre, par ailleurs, des disparits normes entre les dpartements. A Lingure, o lindice global est estim 150, letaux daccs aux services sociaux de base se situe 30% contre 80% pour les dpartements de Louga et Kbmer, o lindice global est de 400.Les communauts rurales dont lindice daccs aux services de base est en dessous de 250 sont considres comme pauvres (cestdire quemoins de 50% a accs aux services de base. Ainsi, les communauts les plus pauvres, en termes daccs aux services de base, sont concentresdans la rgion de Louga (pour prs de 21%, soit 13 sur 62), de mme que les communauts rurales en situation de prcarit (pour 25 %).

    2.4 Dveloppement conomique localAvec lappui non ngligeable de partenaires au dveloppement, la Rgion de Louga est entrain de dnir des voies et moyens de booster sonconomie rgionale et ses conomies locales, fort de ses potentialits tant physiques, conomiques, culturelles et organisationnelles. Nourrieprincipalement par le secteur de lagriculture, lconomie de la rgion de Louga est uctuante et varie selon les performances oucontreperformances des activits rurales. Malgr la dgradation constante de lenvironnement, des progrs sont nots dans le secteur agricole.En eet, ces trois dernires annes, la production cralire a connu une augmentation considrable (eets GOANA). Mais la dgradationdes sols, linsusance du matriel agricole et les alas climatiques inuent beaucoup sur les rendements des cultures pluviales dont lavenirincertain constitue un facteur de promotion du marachage qui se dveloppe au niveau des cuvettes des Niayes et des terroirs de Keur MomarSarr. Llevage constitue lune des activits matresses de la rgion en raison de lappartenance dune grande partie de son territoire (65%) la zone sylvopastorale. Il occupe avec lagriculture plus de 80% de la population. Il est de type extensif et transhumant avec la disponibilit de

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    Document de lignes directrices de la Rgion de Louga

    Photo n1: louma de btail

    parcours naturels et lexistence de forages pastoraux. Grce limportance des zones de pturage vingt un mille (21 000 km2), lexpriencelongtemps acquise par les leveurs et la prsence dunits pastorales mise en place par le PAPEL, la rgion de Louga constitue vritablementune zone dlevage.

    Lartisanat et le commerce constituent les sous secteurs les plus pourvoyeurs demplois. Les autres sous secteurs comme celui des PME/PMItant essous par des dicults structurelles. En eet, face une conomie rgionale confronte au dcit des infrastructures dappui la production, les rares entreprises existantes rencontrent dnormes dicults de gestion, voire de commercialisation sur un march de plusen plus troit envahi par toutes sortes de produits issus de containers.

    2.4.1 AgricultureLagriculture, composante majeure du secteur primaire, occupe une large part de lapopulation active rgionale (60 65%). Lactivit agricole de la rgion de Louga, placedans un contexte agro cologique particulirement dicile, nen est pas moins dans larecherche des voies pour son dveloppement. Lagriculture de type extensif qui est pratique dans la Rgion de Louga dpendessentiellement de la pluviomtrie. La faiblesse et lirrgularit de la pluviomtrieconjugue la pauvret des sols et les dicults dorganisation des campagnes agricolessont en grande partie responsables de la situation peu reluisante de lagriculture dans lazone mme si par ailleurs on a not quelques performances ces dernires annes.Lagriculture est domine par les cultures sous pluie qui utilisent peu dintrants. Toutefois,les cultures irrigues, o de grandes quantits dintrants sont utilises, prennent de plusen plus de lessor. Les varits cycle court darachide, de nib et de mil sadaptent bienaux conditions pluviales. Mais seule la rduction des incertitudes par la matrise de leauet la fertilisation permettra la pratique dune agriculture plus performante. Depuisplusieurs annes, le gouvernement a consenti des eorts nanciers considrables pourconsolider la capacit de production des agriculteurs en mettant hauteur de leur boursele cot de rtrocession des intrants (semences, engrais, quipements et matrielsagricoles et gratuit des interventions phytosanitaires). Photo n2 : vente de crales (Gouye mbeut)

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  • n Les cultures craliresCes dernires annes, avec le niveau satisfaisant de la pluviomtrie combin lappui des programmes en particulier la GOANA, la productioncralire rgionale (mil et sorgho) a plus que doubl entre 2006 et 2009. Elle est passe de vingt quatre mille quatre cent quatre vingt dixneuf (24 499 T) cinquante quatre mille deux cent douze (54 212 T), soit un accroissement moyen annuel de 97,9%. De fait, lagricultureassure une couverture de 32% des besoins craliers en 2009, au vu des normes de la FAO (185 kg/habitant/an). En 2010, la rgion de Lougaa emblav trois cent quarante cinq mille cinq cent cinqante sept (345 857 ha) reprsentant 17,3% des supercies totales cultives (1 412 697ha) dans le pays. Cette diminution constate quatre cent dix mille trois cent qatre vingt sept (410 387 ha) en 2009 a sensiblement impact surles productions agricoles particulirement celles cralires avec un recul de 44,1% pour le sorgho et 34,3% pour le nib. Seul le mas aconnu une hausse de sa production de lordre de 89,1%.

    n La culture de larachideLarachide est la principale culture industrielle de la Rgion. En lthargie depuis 2003, sa reprise a t constate de 2008 2010, avec undoublement de la production qui passe de cinquante sept mille six cent quarante un (57 641 T) en 2008 cent cinquante mille troie cent dixhuit (150 318 T) en 2009 mme si elle a chut jusqu cent vingt cinq mille cent soixante deux (125 162 T) en 2010. Le manque de performancede lactivit de production arachidire pourrait sexpliquer par des sols peu fertiles, une faible utilisation des engrais, de frquentes pausespluviomtriques, la prsence de parasites.La commercialisation de ce produit de rentes constitue une quation de taille. De 2004 2009, des dicults normes ont t rencontresdans le nancement des oprations de commercialisation. La rgularisation des dpts a connu beaucoup de lenteurs et face au rythmeern des vacuations, les huiliers plus ou moins dpasss, ont t trs laborieux dans le rglement des facturations. Lautre alternative demeure la transformation artisanale qui commence prendre des proportions importantes avec lexistence de trois millequatre cent vingt neuf (3