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  • RITUEL 1E0MMH.

  • 1

  • RITUE ROMAIN

    L'USAGE DU DIOCSE DE BORDEAUX,

    PUBLI

    Par l'autorit de Monseigneur l'Illustrissime et Rvrendissime ARMAND BAZIN DE BESONS, Archevque de Bordeaux, Primat d'Aquitaine;

    Et rimprim, avec changemens et additions, par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime et Rvrendissime JEAN-LOUIS-AM KE-MAGDELEI.SE LE FEBVRE DE CHEVERUS, Archevque de Bordeaux, Pair de France, Conseiller d'Etat, &c.

    A BORDEAUX,

    CHEZ V". J. B. CAVAZZA, IMPRIMEUR DE MONSEIGNEUR L'ARCHEVQUE,

    BUE DES LOIS K. 13, PRES PORTE BASSE.

    M. DCCC. XXIX.

  • OUS, JEAN-LOUIS-ANNE-MAGDELEINE JLE FEBVRE DE CHEVERUS, par la grce de Dieu et l'autorit du Saint Sige Apostolique, ARCHEVQUE DE BORDEAUX, PAIR DE FRANCE* CONSEILLER D'ETAT, &C,

    A nos trs-chers Coopraleurs, les Curs, Ficaires et autres Ecclsiastiques de notre Diocse, employs aux travaux du saint ministre,

    SALUT ET BNDICTION EN N. S. J. C.

    L'DITION du Rituel de Bordeaux, imprime en 1728, tant puise, il est devenu ncessaire d'en publier une nouvelle. Except un petit nombre de rglemens que les temps et les circonstances Nous ont oblig de modifier, et diverses formules de Bndictions, cette dition est entirement conforme l'an-cienne, et Nous pouvons vous dire, avec un de nos vnrables Prdcesseurs, dans son Mandement concernant ce Rituel, il y/ a plus d'un sicle, en 1707 :

  • Vous ne trouverez ici rien de nouveau.... Nous avons con- serve religieusement les prires et les crmonies du Rituel Romain, rform par l'ordre du Pape PAUL V, reu par le Concile de Bordeaux de 1624, et toujours suivi dans ce Diocse. Comme Nous sommes persuad, avec S. Augustin, que rien n'est plus oppos l'esprit de l'glise que la singula- rit et la nouveaut en matire de pratique, aussi bien que de doctrine, Nous n'avons voulu rien changer des usages approuvs par les Conciles, reus par les Eglises, et, comme dit Tertulien, conformes aux rgles de la Foi, tablis par la coutume et autoriss par la tradition .

    Mditez avec soin les enseignemens qui vous sont donns dans ce Rituel j faites-en une de vos plus srieuses occupations ; pratiquez-les avec fidlit, et tchez d'entrer dans l'esprit des divins Mystres qui vous y sont reprsents ; afin que, par les exemples de votre pit, et par les progrs que vous ferez dans la connaissance et dans l'exercice de vos saintes fonctions, vous inspiriez chacun le respect qui est d la Religion .

    Souvenez-vous, Nos TRS-CHERS FBRES, que dans nos fonctions saintes, dans l'administration des Sacremens, nous sommes les ambassadeurs de JSUS-CHRIST : Pro Christo lega-

    20. tione fungimur. Pour le reprsenter dignement, ayons toujours les yeux fixs sur ce divin modle.

    En administrant le Baptme, contemplons JSUS-CIIBIST bap-tisant ou faisant baptiser par ses Disciples ceux qui venaient lui; voyons-le recevant le Baptme lui-mme, et souvenons-nous des Mystres adorables qui furent rvls sur les bords du Jourdain. Alors nous baptiserons le nouveau-n, celui qui devient l'enfant adoptif du Pre cleste, le frre de JSUS-CHBIST et le temple du Saint Esprit, avec la pit, le zle et la joie de Jean-Baptiste.

    Un pcheur se prsente-t-il au tribunal sacr? JSUS-CHRIST

  • VI)

    nous montre, et chez le Pharisien o la pcheresse se jeta ses pieds, et en parlant au Paralytique, avec quelle modestie, quelle douceur, quelle prudence, quel zle pour le salut des mes, nous devons traiter les pcheurs. Heureux lorsque nous pouvons leur dire comme le divin Sauveur : Mon fils, ma fille, vos pchs vous sont remis ; vous avez aim beaucoup votre foi vous a sauv ; allez la Table Sainte !

    C'est l surtout que nous reprsentons JSUS-CHRIST. Il est entre nos mains pour se donner aux Fidles, comme il s'est donn nous. C'est le pain des Anges, et puisque nous nous en nourrissons, nous devrions tre et paratre des Anges. Que dis-je? nous devrions tre en quelque sorte JSUS-CHRIST tel qu'il tait au milieu de ses Disciples, la veille de sa passion, lorsqu'il institua le Sacrement de son amour.

    C'est de lui aussi que nous devons apprendre visiter, soulager, gurir les malades. Il nous envoie, comme il envo}'a les Aptres pour leur donner l'onction sainte ; il nous accompagne chez eux, lorsque nous leur portons les derniers secours de la Religion. Soyons, comme lui, remplis de charit; ayons, comme lui, pour ceux qui souffrent, les attentions les plus dlicates, et prparons ainsi les malades, par un zle aimable, dsirer et obtenir la gurison de leurs ames.

    Si Dieu ne leur accorde pas la gurison corporelle, si la mort les frappe, nous leur devons un dernier devoir. Pleurons, comme JSUS-CHRIST avec les surs de Lazare, et en mlant nos larmes celles d'une famille afflige, faisons entendre leurs curs, au milieu des crmonies funbres, ces paroles de consolation : Mesurget frater tuus.

    Si nous pleurons avec les affligs, nous ne refusons pas non plus de partager le bonheur de ceux qui se rjouissent dans le Seigneur. Nous bnissons avec une joie sainte et une tendresse paternelle les poux qui viennent contracter des liens sacrs et

  • Vil)

    indissolubles au pied des autels. JSUS Cana est ici notre modle, et si l il changea l'eau en vin, ici c'est un vin cleste, c'est le vin chang en son sang qui sanctifie et rend heureux les poux, et met le sceau leur alliance.

    Ces rflexions, celles que vous trouverez dans ce Rituel, et encore mieux, Nous l'esprons, celles que votre pit et vos mditations vous suggreront, vous lront traiter les choses saintes avec un saint respect ; vous ne ferez rien par routine, rien avec lgret ou indiffrence ; votre extrieur mme annoncera la majest et la saintet de Dieu. Alors, n'en doutons point, nos

    .Cor.4.12. ouailles nous considreront vritablement comme les Ministres de JSUS-CHRIST et les dispensateurs des Mystres de Dieu; elles bniront le Seigneur de leur avoir donn des dispensateurs fidles, des Pasteurs selon son cur, et le Prince des Pasteurs rcompensera un jour notre fidlit par une couronne de gloire

    . vetr. 5.4. qui ne se fltrira jamais. A CES CAUSES, Nous ordonnons tous Curs, Desservans,

    Vicaires et autres Prtres chargs du soin des ames dans ce Diocse, de se servir du prsent Rituel et de se conformer ce qui y est prescrit.

    Donn Bordeaux sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing du Secrtaire de notre Archevch, le premier Fvrier mil huit cent vingt-neuf.

    f JEAN, Archevque de Bordeaux.

    GIGNOUX, Chanoine honoraire} Secrtaire,

  • INSTRUCTION I. TOUCHANT

    L'ADMINISTRATION DES SACREMENS EN GENERAL.

    IL n'y a rien dans l'Eglise de plus excellent, de plus saint, de plus utile, et mme de plus ncessaire que les Sacremens institue's par NOTRE SEI-GNEUR JSUS-ClIRIST pour le salut des hommes , parce qu'ils sont le fruit pr-cieux de sa passion et de sa mort, et comme les canaux sacrs par lesquels il a voulu rpandre l'abondance de ses grces dans son Eglise ; c'est ce qui doit engager ceux qui sont chargs de les administrer aux Fidles, conserver avec soin l'innocence et la puret, afin d'tre toujom-s dans les dispositions ncessaires pour s'acquitter dignement d'une fonction si sainte et si sublime. En effet, quoique la mauvaise disposi-tion des Ministres des Sacremens ne puisse pas en empcher les effets, parce que leur force et leur vertu sont fondes uniquement sur les mrites infinis de

    NOTRE SEIGNEUR JSUS-CHRIST ; ceux nanmoins qui les administrent en p-ch mortel, commettent un horrible sacrilge, et sont coupables de la mort ternelle, en traitant si indignement ce que la Religion a de plus sacr. C'est pourquoi lorsqu'un Prtre se trouve dans l'obligation de clbrer le Saint Sacrifice , si, par un malheur dplo-rable , il avait la conscience charge de quelque pch mortel ( ce que Nous prions Dieu qu'il n'arrive jamais ^lucun Prtre de notre Diocse, et mme de toute l'Eglise ) , il ne doit point le clbrer, qu'il ne se soit aupa-ravant confess , avec les dispositions ncessaires , ou au moins , si la com-modit d'un confesseur lui manque, qu'il n'ait form un acte de contrition le plus sincre et le plus parfait qu'il lui sera possible. Dans lequel cas , il

    I

  • 2 DES SACREMEN

    est tenu d'aller se confesser au premier moment libre aprs la Messe : dcision que beaucoup de Thologiens appli-quent galement l'administration des autres Sacremens ou de la Sainte Com-munion , et que la prudence au moins engage suivre dans la pratique, parce que , quoi qu'il en soit, du sentiment de ceux qui enseignent que la contrition parfaite suffit, c'est une chose si dlicate de prononcer qu'on a cette contrition, qu'il y aurait souvent de la tmrit administrer le Sacrement avant de se confesser, lorsqu'on a un Prtre sa disposition.

    Et parce que Dieu demandera aux Pasteurs un compte trs - svre des ames confies leurs soins , les Curs, pour ne pas se rendre coupables de la perte de celles qu'ils auraient nglig d'assister, doivent administrer les Sa-cremens avec une gale charit, et sans aucune distinction aux pauvres et aux riches ; et quelque heure du jour ou de la nuit qu'on les appelle pour ce sujet, ils ne doivent pas y apporter le moindre dlai, principalement si la ncessit est pressante. 11 faut qu'ils fassent mme souvent connatre leurs Paroissiens, qu'ils doivent les avertir promptement quand on aura besoin de leur ministre, et que la rigueur du temps, la longueur et la difficult des chemins, ni aucune autre incommodit ne les empcheront

    > EN GNRAL.

    jamais de leur procurer tous les secours et de leur rendre tout le service dont ils peuvent avoir besoin pour le salut de leurs ames.

    Afin que les peuples conoivent plus de respect pour les Sacremens, et qu'ils puissent les recevoir avec finit, les Curs leur en expliqueront souvent la ncessit , 1 insti