Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU ... du rein S29 • une acquisition sans...

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  • 2016 SPLF. Publi par Elsevier Masson SAS. Tous droits rservs.

    Progrs en Urologie (2016), 27, Suppl. 1 S27-S52

    Disponible en ligne sur

    www.sciencedirect.comRecommandations 2016-2018 en onco-urologie

    Comit de Cancrologie de lAssociation Franaise dUrologie

    8623

    4

    Volume 27 - Novembre2016 Supplment 1

    ISSN

    116

    6- 7

    087

    RECOMMANDATIONS EN ONCO-UROLOGIE 2016-2018

    Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer du reinCCAFU french national guidelines 2016-2018 on renal cancer

    K. Bensalaha,*, L. Albigesa, J.-C. Bernharda, P. Bigota, T. Bodina, R. Boissiera, J.-M. Corrasa, P. Gimela, J.-A. Longa, F.-X. Nouhauda, I. Ouzada, P. Paparela, N. Rioux-Leclercqa, A. Mjeana

    aComit de cancrologie de lAssociation franaise durologie, groupe rein, maison de lurologie, 11, rue Vite, 75017 Paris, France

    RsumLes prcdentes recommandations du Comit de cancrologie de lAssociation franaise durologie (CCAFU) datent de 2013. Nous avons voulu cette nouvelle version rsolument simple, claire et pragmatique. Les nouveauts signifi catives de la littrature sur le can-cer du rein y ont t intgres. Voici les principaux changements par rapport 2013 : Nous avons ajout une courte section dpidmiologie : la prvalence du tabagisme

    reste trs leve en France et il nous est apparu fondamental que lurologue sensibi-lise les patients avec un cancer du rein limportance darrter de fumer

    Certaines classifi cations ont chang : la classifi cation de lOrganisation mondiale de la sant (OMS) a t revue en 2016 et le grade de Fuhrman a t remplac par le grade nuclolaire de lInternationel Society of Urological Pathology (ISUP).

    Les facteurs pronostiques restent essentiellement cliniques et histologiques ; les sys-tmes pronostiques sont surtout utiles chez les patients mtastatiques ; la classifi ca-tion de lInternational Metastatic Renal Cancer Database Concertium (IMDC) (ou de Heng) est maintenant celle qui prvaut sur celle du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC).

    Concernant le traitement du cancer du rein localis : les bnfi ces de la nphrecto-mie partielle (NP) sont clairement tablis ; la voie daccs robotique sest beaucoup dveloppe est a montr une morbidit moins importante que la voie ouverte ; elle peut maintenant tre recommande au mme titre que la voie ouverte (qui tait auparavant la voie de rfrence).

    Le traitement du cancer du rein localement avanc repose toujours sur la chirurgie ; les premiers essais de traitements adjuvants sont ngatifs ; en attendant les rsultats dautres tudes en cours, les thrapies cibles ne doivent tre prescrites que dans le cadre dessais cliniques.

    *Auteur correspondant. Adresse e- mail : karim.bensalah@chu-rennes.fr (K. Bensalah).

    MOTS CLS Cancer du rein ;Recommandations ;Chirurgie ;Classifi cation ;Anti-angiogniques

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  • S28 K. Bensalah et al.

    pidmiologie

    Il y a deux principaux facteurs de risque du cancer du rein : le tabagisme et lobsit [1]. Lhypertension artrielle a galement t identifie comme pouvant favoriser le cancer du rein et le contrle de la tension des patients hypertendus pourrait tre bnfique [2]. Les patients atteints dune insuffisance rnale chronique ont un risque augment de dvelopper un cancer du rein (jusqu dix fois suprieur celui de la population gnrale), avec des atteintes frquem-ment bilatrales et/ou multifocales [3].

    Recommandation Grade

    Larrt du tabagisme est recommand en cas de diagnostic de cancer du rein

    B

    Le traitement du cancer du rein mtastatique (CRM) sest enrichi de deux molcules (le nivolumab et la cabozantinib) qui sont devenues, suite des essais de phase III ayant montr un bnfice en terme de survie, les molcules de rfrence en deuxime ligne .

    Enfin, les modalits de suivi aprs chirurgie du cancer du rein sont toujours imprcises ; en attendant les rsultats dtudes multicentriques de grande envergure, il faut adap-ter le suivi au risque dagressivit tumorale ; les tumeurs de faible risque rcidivent rarement et il est donc possible dutiliser moins frquemment les imageries irradiantes.

    2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits rservs.

    AbstractThe previous guidelines from the Cancer Committee of the Association Franaise dUro-logie were published in 2013. We wanted this new version to be simple, clear and straightforward. All significant recent publications on kidney cancer have been included. The main changes compared to 2013 are the following: We added a short section on epidemiology: the prevalence of smoking remains very

    high in France and we felt that the urologist should warn kidney cancer patients to stop smoking

    Some classifications have changed: the WHO classification has been refined in 2016 and Furhman grade has been replaced by the nuclear grade of the International Society of Urological Pathology (ISUP)

    Prognostic factors remain clinical and histological; prognostic systems are especially useful in metastatic patients; the IMDC classification is now preferentially used com-pared to the MSKCC classification

    Regarding the treatment of localized kidney cancer: the benefits of partial nephrec-tomy are clearly established; the robotic access has spread worldwide and was shown to be less morbid than the open access; robotic partial nephrectomy is now recom-mended on the same level as open partial nephrectomy (that used to be the standard treatment)

    The treatment of locally advanced kidney cancer relies on surgery; first adjuvant trials are negative; targeted therapies should only be given through clinical trials

    Two molecules (nivolumab and cabozantinib) have shown a survival benefit in phase III trials and have become the standard treatment in second line in patients with metas-tatic kidney cancer

    Finally, follow-up protocols after kidney cancer surgery remain imprecise; large mul-ticentric studies are awaited; meanwhile, follow-up can be adapted according to tumour aggressiveness; low risk tumours rarely recur and the use of X Ray imaging can be less frequent.

    2016 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.

    KEywORDS Kidney cancer;Guidelines;Surgery;Classification;Anti-angiogenics

    Diagnostic et valuation du cancer du rein

    Quel bilan dimagerie pour les tumeurs du rein ?

    Recommandations techniques

    chographieLchographie des tumeurs du rein doit comprendre un examen prcis en mode B et en mode doppler couleur. Le recours linjection de produit de contraste (Sonovue) dpend des objectifs de lexamen, du plateau technique disponible et de lexprience de loprateur.

    Tomodensitomtrie (TDM ou scanner)La TDM est lexamen de rfrence en labsence de contre-indications aux produits de contraste iods. La TDM doit obligatoirement comprendre trois phases :

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  • Cancer du rein S29

    une acquisition sans injection ; une acquisition aprs injection la phase corticale (30-

    40 s aprs injection) ; une acquisition aprs injection la phase tubulaire (90-

    100 s aprs injection), diffrente de la phase portale (60 s) sur laquelle les reins sont encore htrognes ;

    une phase tardive excrtoire optionnelle en fonction des rsultats des premires squences et des objectifs de lexamen (recherche dun rehaussement tardif, tude des rapports de la tumeur avec les voies excrtrices).

    Imagerie par rsonance magntique (IRM)LIRM doit tre ralise de principe chez les patients insuffisants rnaux (clairance MDRD < 60 ml/min) ou qui ont une contre-indication prouve aux produits de contraste iods. Elle doit tre privilgie dans le suivi des affections tumorales familiales chez le sujet jeune.

    Les squences raliser sont : une squence pondre en T1 en cho de gradient de type

    Dual (phase/opposition de phase) ; une squence pondre en T2 sans saturation du signal de

    la graisse en incidence axiale et coronale ; une squence dynamique aprs injection de produit de

    contraste dans lincidence qui se prte le mieux lanalyse.Certaines squences sont facultatives, mais de plus en

    plus utiles : squence de diffusion en incidence axiale ; squence tardive, entre 5 et 10 min aprs injection en cas

    de zone centrale stellaire pour rechercher un rehausse-ment tardif de cette zone ;

    squences pondres en T1 ou en T2 avec saturation des graisses.

    Caractrisation des masses rnales

    chographieEn chographie, lutilisation du doppler couleur peut aider la distinction entre kyste remani et tumeur solide en dtectant des vaisseaux intralsionnels. Si la prsence de signaux doppler au sein dune masse permet daffirmer son caractre tissulaire, leur absence ncarte pas le diagnostic de noplasie.

    Linjection de produit de contraste permet, en cas de doute, de rechercher un faible rehaussement pour sparer une masse solide hypovasculaire dun kyste, ainsi que pour aider classer certaines masses kystiques de diagnostic difficile [1,2].

    TDMEn TDM, les trois phases sont indispensables lanalyse [3-5] : Il faut faire des mesures de densit aux diffrents temps

    dacquisition pour identifier les lsions tissulaires (dfinies par une augmentation de prise de contraste de + 20 UH aprs injection).

    La prsence de zones de densit lipidique (< - 20 UH) au sein de la tumeur doit faire systmatiquement voquer un angiomyolipome, en sachant quil existe de rares cas de tumeurs malignes, en gnral calcifies ou ncrotiques, petits contingents graisseux. Cette mesure de densit doit se faire laide dune rgion dintrt de taille suffisante (> 10 mm2, soit une ROI de 4 mm de diamtre ou plus).

    Les mesures par pixel sont lorigine de rsultats errons en relation avec un rapport signal sur bruit trop faible.

    Les lsions kystiques doiv