Rapport snac 01 13-a

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J’examine ici – de façon critique - DEUX RAPPORTS disponibles en France, l’un sous l’autorité de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) sous le patronage du Président de la République, l’autre directement commandé par les inspections de deux ministères (l’économie et les finances d’une part et la culture et la communication d’autre part). Ce travail de réflexion a été fait dans le cadre du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), 80 rue Taitbout, 75009 Paris, France.

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  • 1. Dr Jacques COULARDEAU LE POIDS CONOMIQUE DE LA CULTURE EN France Jexamine ici de faon critique - DEUX RAPPORTS disponibles en France, lun sous lautorit de la Socit des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) sous le patronage du Prsident de la Rpublique, lautre directement command par les inspections de deux ministres (lconomie et les finances dune part et la culture et la communication dautre part). Ce travail de rflexion a t fait dans le cadre du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), 80 rue Taitbout, 75009 Paris, France. PREMIER PANORAMA DES INDUSTRIES CULTURELLES ET CRATIVES AU CUR DU RAYONNEMENT ET DE LA COMPTITIVIT DE LA FRANCE Novembre 2013 ERNST & YOUNG SACEM & LAPPORT DE LA CULTURE LCONOMIS EN FRANCE Serge KANCEL Jrme ITTY morgane WEILL Bruno DURIEUX Inspection Gnrale des Finances Inspection Gnrale des Affaires Culturelles & QUELQUES ANNEXES COUPURES DE PRESSE 1
  • 2. Dr Jacques COULARDEAU 8 rue de la Chausse 63880 OLLIERGUES 04 73 95 59 17 dondaine@orange.fr http://drjacquescoulardeau.blogspot.fr/ http://independent.academia.edu/JacquesCoulardeau http://www.myspace.com/drjacquescoulardeau http://facebook.com/lapocalypseselonsaintjean http://www.youtube.com/watch?v=jL0mmZONT4A http://l-apocalypse-selon-saint-jean.com/ PREMIER PANORAMA DES INDUSTRIES CULTURELLES ET CRATIVES AU CUR DU RAYONNEMENT ET DE LA COMPTITIVIT DE LA FRANCE Novembre 2013 ERNST & YOUNG SACEM Il ne sagira que de remarques au fil de la lecture. Prenez patience et surtout considrez quil y a des annexes intgres dans le texte. 1- Le choix des intervenants. Pas un seul syndicaliste du vaste domaine de la cration. On remarquera demble que le titre mme contient une absurdit du fait de la contradiction entre le surtitre qui rfre la proprit littraire et artistique et le titre principal qui rfre la proprit intellectuelle de type industriel port dailleurs par le terme industries dans le surtitre. Demble nous savons que nous sommes dans une entreprise qui va plus ou moins tenter de brouiller les cartes. Il ne saurait y avoir de comptitivit dans le domaine de la cration. Cest demble rduire une uvre de cration un produit commercial. Notons que dans le texte ils iront beaucoup plus loin en parlant de productivit au sens le plus industriel possible et regrettant quil ne puisse y avoir de gains de productivit dans ce domaine. Mais nous y reviendrons. Sur ce point on aurait pu attendre un panorama beaucoup plus vaste de la proprit intellectuelle dans son ensemble, mais il nen ait rien. Ni la recherche et dveloppement des entreprises, ni la recherche scientifique ne sont vraiment pris en compte. Pourtant ils parleront des sciences humaines et sociales sans raliser que lon a l une des matires premire fondamentales de la Recherche et Dveloppement en entreprise dans le domaine des Relations Humaines intrieures (personnel) et avec lextrieur (commercial, service, relation client ou usager). 2- Choix des personnalits douverture. Toutes, et en premier lieu la Ministre, parlent une parfaite langue de bois politique. La conclusion de Filipetti est scandaleuse car elle sapproprie lventuel soutien quelle assume existant et derrire elle. Elle na aucun lment pour soutenir cette position politique. Lauvergeon na rien faire ici. Elle est un chec gestionnaire. Elle a failli dtruire Areva, ce qui a entrain son licenciement par non renouvellement de son contrat mais avec paiement des indemnits, et elle a t jete dEADS par un vote des actionnaires. Elle na rien dire dans le domaine de la culture. Le panel dex-ministres de la culture est artificiel et htroclite et napporte rien. Le texte collectif de la CISAC napporte quune ide, mais en la dvoyant : Le cration est le seul domaine qui rconcilie particularisme et universalisme. Le terme cration est rductif. On devrait parler de 2
  • 3. cration-invention-expression (jy reviendrai) et la rencontre entre particularisme et universalisme nest en rien propre ce domaine. Le commerce est le premier champ dapplication de ce couple et lconomie de march a t invente il y a au moins 300 000 ans par Homo Sapiens. On a la preuve dchanges de matriaux (ocre), outils, armes et moyens de paiement ou dcoration personnelles (coquillages enfils en colliers) ds quelque chose comme 150 000 ans avant JC en Afrique. On a retrouv des artfacts originellement du Maghreb en Afrique du Sud. Ce texte rduit donc une dimension essentielle de lhumanit telle quelle se dveloppe depuis lapparition dHomo Sapiens : la division du travail [je nen parle pas ici mais cest capital car les Cromagnons qui peignent les grottes sont spcialiss dans ce travail la fois dexpression, de reprage cosmique (les peintures sont une reprsentation du ciel et des toiles) et une communication avec lau-del, le niveau suprieur, ltre suprme, les forces cosmiques qui gouvernent la vie.] les changes et la communication. Le simple petit homme des cavernes tait en relation avec lentier de lhumanit connue et inconnue et avec le cosmos dans ses pratiques quotidiennes gouvernes par des rituels de mise en perspective tous les niveaux et ce par divers outils dexpression et en premier lieu le langage dvelopp ds les dbuts dHomo Sapiens. En Indo-Europen ancien le RSI tait celui qui possder la mmoire collective (dans son expression linguistique), toutes les activits utilisant le langage (posie, historiographie, pangyrique des personnes, rituels religieux ou spirituels) et donc toutes les formes de communication avec le groupe, la communaut au-del du groupe, lhumanit toute entire, le cosmos. Le langage fut la premire forme de cette rencontre du local et du gnral, du particulier et de luniversel. Il ny a rien de neuf dans cela et ceux qui nient cette dimension au non de je ne sais quelle immdiatet de la communication numrise se trompe car ils dissolvent lhumanit dans une homognisation qui tuerait lhumanit si par malheur elle devait triompher. Mais il en va de la survie de lhumanit elle-mme. Leur rve, mme soutenu par les Kurzweil du Massachusetts Institute of Technology ou autres, est vou lchec, ou bien voue lhumanit sa disparition. Cavada napporte rien. 3- Page 2 et Page 4 ressortent deux formules parallles : soutien promotion rgulation et dcouvrir soutenir dfendre les crateurs (je passe lextension de richesses de la page 4 qui fait rfrence indirecte la valeur ajoute et trouble le discours). Il sagit aujourdhui de poser un seuil qualitatif dans ce domaine et donc dasserter un droit de lhomme universel et fondamental : Le caractre sacr et inviolable, inalinable de la libert de cration, dinvention et dexpression. On en est trs loin en Europe et encore plus loin en France. 4- Labsence totale de lducation qui nest prise en compte pour la formation musicale et encore uniquement les conservatoires et peut-tre les coles de musique mais uniquement publiques (page 28) et une vague allusion lducation artistique lcole page 41 et une note incidente page 65 sous la seule allusion la numrisation ( support digital (sic) ) des manuels scolaires. On remarquera que cependant on ne parle dans ce domaine peine effleur que du public. Il est vident cependant que toute formation a voir de la culture et quelle mne, par laugmentation de la force de travail particulirement intellectuelle des apprenants, tudiants ou autres, ce que lon appelle la socit du savoir et lconomie du savoir. Ces concepts sont absents de ce rapport alors quils sont cruciaux dans le monde avec par exemple la Chine qui voit sortir trois ou quatre travailleurs de formation mdiocre du march du travail et qui sont remplacs par UN travailleur de formation BAC+4-6 : la Chine est en train de passer une tape de lindustrie de main duvre lindustrie high-tech. Rien de cet enjeu dans ce rapport. Pour nous ils sagit de passer lindustrie high-tech dans les dix ans qui viennent. Ce rapport est alors en contradiction avec les approches anglaises ou amricaines. Javais transmis les liens suivant il y a dj deux ou trois ans. EY a fait lconomie du travail. Note qui a du tre transmise tous les membres du Conseil syndical quand nous discutions de la suggestion de Youri. Les rfrences sont encore tout fait dactualit. Dr Jacques COULARDEAU 8 rue de la Chausse 3
  • 4. 63880 OLLIERGUES dondaine@orange.fr http://www.myspace.com/DrJacquesCOULARDEAU http://titus.books.online.fr/WebMagazines/media/HAMBANTOTA-PAPER-Coulardeau-Eve.pdf http://www.kevinkxproductions.com http://www.kevinkxproductions.com/jacques_coulardeau_fr.html Cher Emmanuel, Je suis parti en courant hier pour attraper mon train Bercy. Merci pour les gteries. Ci aprs un courrier que j'aimerais que tu fasses parvenir d'une faon ou d'une autre tous les membres du conseil syndical. Cela entre bien sr dans le cadre du projet de lettre. Merci d'avance Jacques ******************************* Chers Collgues, Voici les trois rfrences les plus avances sur le dbat des industries culturelles. Je vous en donne les rfrences internet, les titres et parfois rsums. Pour le dernier j'ai ajout le tableau 4 page cinq qui donne des chiffres prcis des industries culturelles sans compter l'ducation. LE POURCENTAGE EST FRAPPANT: 18% Ajoutez l'ducation et on est plus que au moins proche des 35% dont j'ai parl hier. Il serait bon de dvelopper l'aspect socit et conomie du savoir. Le savoir de chacun et le savoir partag par tous devient aujourd'hui une force productive directe ce qui fait que le savoir qui se partage a une valeur "marchande" puisqu'il va crer de la valeur ajoute (soit dit en passant cela condamne totalement la circulation libre et gratuite du savoir sur les mdias que l'on sait). Le savoir que l'on partage ou met en