Rapport de Stage G2 Suivi travaux maîtrise d’œuvre ...raphi.lemoine.free.fr/cv/RAPPORT STAGE...

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  • LEMOINE Raphal E2, 2ime Anne Ecole CENTRALE LILLE

    Rapport de Stage G2 Suivi travaux matrise duvre (architectes)

    Chantier du Muse des Arts Premiers, Quai Branly - Paris

    Chantier du Muse du Quai Branly 29/55 Quai Branly F 75007 Paris Tel : 01 40 62 86 58 www.quaibranly.fr

    Stage : 30 Mai 9 Septembre 2005 Tuteur en entreprise : M. Guillaume Besanon Tuteur lcole: M. Zoubeir Lafahj

    Agence darchitecture 10 Cit dAngoulme 75011 Paris Tel: [+33] 1 49 23 83 83 Fax: [+33] 1 43 14 81 10 Email: [email protected] www.jeannouvel.fr

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    Le suivi de travaux pour la matrise duvre (MOE) lors de la construction dun muse :

    Exemple du Hall - Expositions Temporaires du muse des Arts Premiers, Quai Branly, Paris

    Pose de plaques blanches sur la faade vrille des Expositions Temporaires

    Btiment Universit

    Expositions Temporaires

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    SOMMAIRE

    SOMMAIRE 3 REMERCIEMENTS 4 PREAMBULE 5 RESUME 6 GLOSSAIRE 7 I/. Prsentations 8

    A/. Jean Nouvel et les Ateliers Jean Nouvel (AJN) 8 B/. Le muse du Quai Branly 10

    a)- Prsentation du projet 10 b)- Quelques aspects architecturaux du projet 14

    II/. Le suivi de travaux au sein de la matrise duvres AJN 20

    A/. Lorganisation de lquipe dAJN sur le quai Branly 20 B/. Mes diffrentes missions en suivi de travaux 22 C/. Quelques exemples de problmes rsolus 25

    a)- Remplissage du dcaiss de lancienne billetterie 25 b)- Une buse empchant louverture dune porte 27

    c)- Des gaines techniques traversant le faux plafond 27 d)- Le pallier en pente de la porte du passage des uvres exceptionnels 28

    e)- Orage et Inondation du 23 juin 29 f)- le plancher chauffant du hall 29

    III/. Quelques particularits dun btiment accueillant du public :

    Exemple des Expositions Temporaires du muse des Arts Premiers 30

    A/. Le traitement sonore entre lauditorium et les Expositions Temporaires 30 a)- le plafond de lauditorium 30 b)- la chape acoustique 31

    B/. Le confort thermique et laration 32 a)- le plnum de soufflage 32 b)- le chauffage de faade 33 c)- les extracteurs dair 34 C/. La scurit incendie 34 a)- le traitement de lair : dsenfumage et cran de cantonnement 34 b)- lisolation et lvacuation des personnes 37 c)- le traitement de la structure : protection des aciers 38 d)- le matriel daction : RIA, colonnes sches et extincteurs 39 IV/. Retour dexprience 40 CONCLUSION 42 ANNEXES 43

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    REMERCIEMENTS

    Je tiens remercier Guillaume Besanon, mon tuteur de stage, qui ma fait confiance et a insist auprs de ses suprieurs pour me prendre comme stagiaire.

    Je voudrais galement remercier Nick Gilliland, architecte, avec qui jai beaucoup travaill et qui a russi me sensibiliser larchitecture.

    Je remercie galement tous les stagiaires pour leur ouverture, leur bonne humeur, leur

    coute et leurs rponses, en particulier Pierre Leblanc, avec qui jai beaucoup travaill, Amin El Fassi pour ses conseils dAutocad, et Lydie Brot, que jai forme pour reprendre ma place.

    Un grand merci au secrtariat, dont en particulier Cathy Jdonne, pour sa patience.

    Toutes les personnes mentionnes ci-dessus ne mont jamais considr comme un stagiaire. Au contraire, ils sont partis du principe que jtais un membre du service part entire. Je tiens leur exprimer sincrement ma sympathie pour leur aide et leur soutient. Quils soient certains que, grce eux, je garde de ce stage un excellant souvenir. Enfin, je tiens remercier Monsieur Zoubeir Lafhaj pour avoir accept dtre tuteur de ce stage.

    Supports pour les bassins garde-corps en terrasse avec vue sur Montmartre et le Grand Palais

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    PREAMBULE

    Jai effectu mon stage dans lagence darchitecture Les Ateliers Jean Nouvel , au sein de la matrise duvre du chantier prsidentiel du muse des Arts Premiers.

    Ce stage est le deuxime stage de mon cursus dingnieur, et est ma premire exprience longue en entreprise car il a dur trois mois et demi alors que le premier navait dur que quatre semaines. De plus, cest mon premier contact avec le monde du btiment et de larchitecture.

    Pendant ce stage, il ma t confi le suivi de travaux de toute une zone du projet (Hall Expositions Temporaires) me permettant de travailler au contact de nombreuses entreprises (Bouygues, IdFP, France Sols) tout en ayant une dmarche de qualit technique et architecturale.

    Trois aspects intressants ont retenus mon attention pour le choix de ce stage. Tout dabord, je voulais me rapprocher des mondes du btiment et de larchitecture : travailler dans la matrise duvre permet dapprocher la ralit dun chantier tout en comprenant la dmarche architecturale qui lanime. Ensuite, faire du suivi de chantier permet de ctoyer la majorit des entreprises intervenant sur le chantier et den comprendre leur fonctionnement. Enfin, lenvergure de ce chantier ma intress autant par sa taille et sa complexit que par son importance et sa renomm future. De plus, je me considre privilgi davoir travaill pour un architecte mondialement renomm.

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    RESUME Le but de ce rapport est autant dvoquer les proccupations architecturales que les cts techniques de mon travail au sein de ce chantier, sans oublier le ct relationnel du suivi de chantier. Pour cela jai divis mon rapport en quatre parties. Dans une premire partie, je commencerai par prsenter Jean Nouvel et ses ateliers avant de dtailler le projet auquel jai eu la chance de pouvoir contribuer. Je finirai par une approche plus personnelle, en dcrivant des lments architecturaux du projet auxquels jai t sensible. La seconde partie traitera du suivi de travaux au sein de la matrise duvre. Pour cela, aprs avoir situ ma place au sein de lquipe des Ateliers Jean Nouvel du Quai Branly, jexpliquerai diffrentes tches que jai ralises et je donnerai des exemples de problmes que jai rsolu. La troisime partie sintressera quelques aspects techniques spcifiques un btiment qui doit accueillir du public pour prsenter des uvres, savoir le traitement acoustique, le confort thermique et la protection incendie des Expositions Temporaires. Enfin, dans la dernire partie, janalyserai ce que le stage ma apport sur le plan humain et je confronterai mon exprience mes attentes.

    Les fondations du chantier (25 juillet 2003)

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    GLOSSAIRE CCAP/CCAG : Cahier des Clauses Administratives Particulires/Gnrales CCTC : Cahier des Clauses Techniques Communes CCTP : Chier des Clauses Techniques Particulires EP : Eaux Pluviales FTM : Fiche Technique Modificative MOA : Matrise dOuvrage MOE : Matrise dOEuvres OPC : Ordonnancement Pilotage Chantier OS : Ordre de Service PPSPS : Plan Particulier de Scurit et de Protection de la Sant SPS : Scurit et de Protection de la Sant

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    I/. PRESENTATIONS

    A/. Jean Nouvel et les Ateliers Jean Nouvel (AJN)

    Jean Nouvel est n en 1945

    Fumel (Lot et Garonne). Il intgre lcole des Beaux-Arts de Paris en 1966. Il est dabord lassistant de larchitecte Claude Parent, il sassocie ensuite en 1970 avec Franois Seigneur pour crer sa premire agence. Diplm en 1972, il livrera son premier btiment en 1978 : un centre chirurgicale Bezons en forme de paquebot.

    Ces annes seront celles de prises de position souvent radicales et aussi de crations anti-conventionnelles, avec un got certain pour larchitecture high-tech. Cest en 1981 que Jean Nouvel accde la notorit avec la construction de lInstitut du Monde Arabe. Demble, le btiment est salu comme lune des ralisations emblmatiques de larchitecture de cette fin du XXime sicle. Ldifice vocation interculturelle a jou un rle important dans le renouveau de larchitecture en France et Paris. Par le traitement la fois dlicat et contemporain de ses volumes et de

    ses matriaux, ce btiment est rest avec le temps un symbole fort de la possibilit de construire Paris des difices modernes de qualit.

    Autres ralisations : - Lensemble de logements Nemausus Nimes (1988) - Transformation de lOpra de Lyon (1993) - Fondation Cartier Paris (1994) - Centre de confrence de Lucerne (1999) - Tour Agbar Barcelone (1993) - Centre commercial Euralille, Lille (1994) - Palais de justice de Nantes (2000) - Expo 02, Morat, Suisse (2002)

    Centre Euralille

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    Le muse Reina Sofia Expo 02, Morat, Suisse (2002) La Tour Agba, Barcelonne (1993) Les appartements Soho Le centre de confrence Vinci, Tour

    LOpra de Lyon (1993) Linstitut du monde Arabe, Paris (1987)

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    Jean Nouvel cre les Ateliers Jean Nouvel en 1994. Aujourdhui cest un des plus grands cabinets en France, avec plus de 40 projets en cours dans 13 pays diffrents, men par une quipe multiculturelle de plus de 140 professionnels. Michel Plissi est le prsident, il apporte la socit des bases solides dans les domaines juridiques et commerciaux. Lagence se trouve Paris, et plusieurs bureaux annexes se trouvent Londres, Copenhague, Rome, Madrid, Barcelone.

    Aujourdhui Jean Nouvel renouvelle son criture architecturale et ralise un autre projet de grande envergure Paris, le Muse du Quai Branly.

    B/. Le muse du Quai Branly

    a)- Prsentation du projet

    Les arts non occidentaux ont acquis au cours du XXime sicle une place capitale dans les collections des muses, grce aux artistes, fauves et cubistes, et aux travaux de grands anthropologues comme Claude Levi-Strauss.

    Lide douvrir Paris en 2006 un muse, consacr aux arts dAfrique, dAsie, dOcanie et des Amriques, qui permette cette diversit de regards sur les objets de lethnologie lhistoire de lart -, lide dinstaller en parallle, au Louvre, ds lan 2000, des salles consacres aux sculptures de ces rgions du globe, matrialisent une grande ambition : reconnatre officiellement la place quoccupent ces civilisations et le patrimoine de ces peuples parfois oublis dans la culture actuelle de la plante. Lanc sous le haut patronage de lUnesco, le projet du muse du quai Branly recueille ladhsion enthousiaste de milliers de visiteurs qui ont dj vu son antenne au muse du Louvre, le pavillon des Sessions.

    Suite au lancement d'un concours international d'architecture, remport en dcembre

    1999 par l'quipe constitu des Ateliers Jean Nouvel, dIngrop et dOTH btiments, une mission de matrise d'uvre sur l'agencement de l'ensemble du projet (btiments, jardins et amnagement musographique) leur a t confie en mars 2000.

    Situ au cur d'un secteur historique des plus prestigieux de Paris, proximit de

    l'esplanade et de l'htel des Invalides, de la tour Eiffel, du Champs de Mars, de l'Ecole Militaire et du Palais de Tokyo, les 25.112 m de superficie font de cet lot l'un des plus grands de toute la partie ouest du 7me arrondissement.

    Le projet de Jean Nouvel est compos quatre corps de btiment en superstructure :

    - l'administration - la mdiathque - le btiment central : le muse, le restaurant - la gestion des collections

    Et en infrastructure, il y a : - un auditorium - des salles de cours - des rserves - un parc de stationnement public.

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    Une faade de verre de 12 m de haut et de 200 m de long, crant un cran autant acoustique que visuel grce une srigraphie dense reprsentant la vgtation, longe le quai Branly et marque l'entre principale des pitons et des vhicules. Cet cran de verre constitue la premire faade du muse et servira galement de support aux informations du muse.

    Le btiment de l'administration s'organise sur 5 niveaux. Il est entirement recouvert

    d'une treille vgtale, et assure une continuit avec l'cran de verre srigraphi.

    La mdiathque est constitue d'pais

    planchers en bton entre lesquels viennent s'encastrer verticalement des plaques de verre. Le btiment central, savoir le muse, pos sur pilotis une dizaine de mtres du

    sol, s'avance vers le milieu du terrain et s'aligne sur les immeubles du Conseil Gnral de la Magistrature, prservant ainsi les vues traversantes depuis la rue de l'Universit et du quai Branly. La hauteur de la plupart des corps de btiment est de 21 m, sauf pour le restaurant et la salle de lecture de la mdiathque qui sont la hauteur maximale admise sur cette parcelle, savoir 25m.

    Le muse est un grand volume de 170 m de long par 30 35 m de large et 9 m de

    haut. En partie centrale, une mezzanine de forme allonge accueillera les espaces ddis aux installations d'interprtations multimdia. Au-dessus de la grande galerie une terrasse

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    accessible au public offrira une vue panoramique sur la Seine, la tour Eiffel et la colline de Chaillot. Les espaces d'expositions temporaires sont situs sous la grande galerie et s'ouvrent sur le jardin par l'intermdiaire d'une peau de verre courbe.

    Plan du muse

    Photo de droite : maquette de la zone Est du muse. On remarque sur la terrasse le dme du restaurant.

    Le restaurant coiff d'un dme, est implant en limite de terrasse bnficiant ainsi

    d'une vue panoramique. Le corps de btiment de gestion des collections s'inscrit dans la perspective de

    l'avenue de la Bourdonnais. L'auditorium, les espaces de cours, l'atelier dcouverte, l'accueil des groupes et le

    bar spectacles, sont installs au rez-de-jardin. Un jardin de 18.000 m ouvert sur le quartier et accessible au public pendant les

    heures d'ouverture du muse, s'tend de part et d'autre du btiment. Chiffres cls

    Les collections

    prs de 300 000 objets 7 000 m2 d'exposition permanente 2 000 m2 d'expositions temporaires

    L'enseignement et la recherche

    un centre de recherche internationale un enseignement de niveau suprieur des sminaires, des colloques, des publications 3 salles de cours, 1 salle de projection, 5 salles d'tude

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    La mdiathque

    ouverte tous les publics 230 places de lecture 25 000 ouvrages en libre accs

    L'auditorium

    une programmation lie aux collections : musique, danse, thtre 500 places, 1 thtre de verdure

    Le jardin

    18 000 m2 en libre accs 178 arbres, 30 espces vgtales Enveloppe financire prvisionnelle : Gnie civil 39 460 000 49,6 % Gnie technique 17 840 000 22,43 % Second uvre et agencements spcifiques 6 550 000 8,23 % Amnagements paysagers 1 120 000 1,41 % Signaltique 830 000 1,04 % Amnagements musographiques 13 750 000 17,28 % TOTAL GENERAL 79 550 000 100 % Les intervenants du projet :

    La Matrise douvrage

    La matrise douvrage de ce projet est assure par lEtablissement Public du Muse du Quai Branly (EPMQB) cr pour la construction et lexploitation du muse. Pour la construction, la matrise douvrage est assiste par :

    - Un consultant OPC (Ordonnancement Pilotage Coordination) : groupement GEMO/ODM

    - Un bureau de contrle technique : Bureau Veritas - Un coordinateur en scurit et protection de la sant sur le chantier : COSSEC

    La Matrise duvre

    Les Ateliers Jean Nouvel assurent la matrise duvre mandataire. La mission de direction

    des travaux leur est confie par ailleurs. Ils sont assists par : - Un bureau dtude structure/tanchit/VRD co-traitant : INGEROP - Un bureau dtude fluides : OTH - Un coordinateur SSI : OTH

    De plus, AJN est aid pas des bureaux dtudes sous traitants, notamment pour les sujets sensibles suivants :

    - Conception des faades : ARCORA

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    Nord : Quai Branly

    Sud : rue de lUniversit

    - Eclairage musographique : OBSERVATOIRE N1 - Scurit incendie : CASSO & Cie - Scnographie : DUCKS - Acoustique : AVEL Acoustique

    Les entreprises

    Il a t dcid que ce projet serait ralis en lots spars. Cette mthode prsente en effet

    plusieurs avantages : - Cot global de louvrage moins lev car il est possible de faire jouer la

    concurrence entre les entreprises de chaque type douvrage. - Meilleur contrle de la construction par larchitecte qui a de fait la mission de

    direction des travaux de son march

    Ainsi, pas moins de 15 entreprises travaillent ensemble la construction du muse du Quai Branly. La dcomposition en lots est classique (voir annexe n1).

    b)- Quelques aspects architecturaux du projet : Pendant mon stage, jai dvelopp une certaine sensibilit larchitecture de Jean Nouvel. Voici quelques lments que jai peru de son projet. Cette analyse est bien videment personnel et ne prtend en rien retranscrire les concepts architecturaux la base de son architecture.

    - Linsertion du muse dans la ville :

    Ce projet est rsolument moderne alors que le quartier est assez classique. Comment Jean Nouvel a-t-il russi intgrer ses btiments dans le tissu urbain ?

    Sur cette vue de synthse partir de la Tour Eiffel et sur ce plan de la terrasse, on voit bien que les nouveaux btiments sont dans le prolongement du bti existant, que le muse scinde bien le terrain en deux parties couvertes de vgtations trs diffrentes. On peut aussi remarquer que du ct rue de lUniversit, la faade du muse est dans lalignement de la faade du Conseil Gnral de la Magistrature. Ainsi, cest lenvironnement proche du terrain qui a dtermin lemplacement et la forme des btiments construire.

    Nord : Quai Branly

    Sud : rue de lUniversit

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    La faade de verre srigraphi formant une barrire physique mais pas visuelle avec les voies du Quai Branly

    A louest de la parcelle, il y a des immeubles

    (fin XIXime) denviron cinq tages, assez denses, avec des cours intrieures, alors qu lest, il y a le Conseil Gnral de la Magistrature, habitat beaucoup moins haut et ar. Jean Nouvel a dcid dutiliser la lenvironnement existant pour placer ses nouveaux btiments. Plus concrtement, il a plac ses quatre btiments louest du terrain dans le prolongement des immeubles existants. Pour une plus grande continuit, ces btiments sont de la mme hauteur que les immeubles existant, et les cours intrieurs des immeubles sont soit agrandies, soit ouverte sur le parc du muse. Ainsi, il y a densification du btie vers louest pour respecter lopposition entre lhabitat haut et dense louest et lhabitat moins haut et beaucoup plus ar lest.

    Les quatre nouveaux btiments se rtrcissent et seffacent en allant vers lest, lexception dun : le muse. Ce dernier, du fait quil est en hauteur (sur pilotis), semblera flotter au dessus de la vgtation qui sera dense au nord : il est prvu quune fort de chnes et drables soit plante avec des arbres de douze mtres de haut. La continuit avec le Conseil Gnral de la Magistrature est ralise au sud par la faade du muse qui est dans le prolongement de la faade du Conseil, et au nord par la faade de verre, de douze mtres de haut, qui a la mme hauteur que la faade du Conseil sur Quai Branly. Cette faade a un rle trs important pour crer une continuit visuelle de lextrieur vers lintrieur tout en montrant clairement la frontire entre la ville et le parc. Cette faade diminuera en autre les pollutions sonores et gazeuses causes par la forte circulation sur le Quai Branly, et servira galement de support aux informations du muse afin de capter lattention des nombreuses personnes transitant par cet axe principal de circulation quest le Quai Branly (il ny a pas de voie sur berge cet endroit). On a donc une densification du btie vers louest pour sadapter au btie existant, alors qu lest, les espaces verts prennent le pas pour sadapter larchitecture basse et clairseme du Conseil Gnral de la Magistrature. Le muse est une vritable barrire dans laxe Nord-Sud dlimitant clairement deux espaces : celui donnant sur la rue de lUniversit et celui donnant sur le Quai Branly. Le premier est un espace ouvert sur le quartier et les habitants alors que le second forme une barrire par rapport un axe de passage. Le premier est constitu de bassin et de vgtation basse alors que le second est constitue dune fort qui sintgrera parfaitement aux platanes du boulevard. Le muse est donc au centre de deux logiques bien diffrentes Et pourtant, le fait que ce muse soit en hauteur crera un espace de libre passage, la fois pour les habitants (il faut se rappeler que cet espace sera ouvert tous pendant les heures douvertures du muse), et pour les visiteurs. La billetterie sera installe sous le muse crant une centralit au lieu : do que lon vienne, le visiteur devra sarrter dans cette zone. Ainsi, le muse respecte et intgre les logiques de passages, daccueil du visiteur et de respect de quartier.

    On peut galement noter la prsence dun parking qui est la fois destin aux visiteurs mais aussi aux habitants du quartier. Son ouverture ne devrait pas se limiter aux horaires douvertures du muse et il sera gr par la ville de Paris, au mme titre que tous les autres parkings de Paris. On peut donc en conclure que ce projet ne se limite pas laccueil du public, mais offre un nouvel espace aux habitants et sintgre lurbanisme de la ville.

    - La vgtation et les couleurs de la partie nord : un appel lAfrique.

    La zone nord du terrain est clairement tourne vers la nature chaude et/ou exubrante de lAfrique. La chaleur de lAfrique est donne par les couleurs domines par le marron ou

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    mme le rouge terre battu des faades des btiments Auvent et Branly ou des botes du muse. Ces couleurs sont reprises par la terrasse au dessus du muse qui est de couleur rouge terre battu et qui sera visible du haut de la tour Effel. Cependant, cest la vgtation qui dominera cet espace. Il y a dabord la faade vgtale du btiment Branly de Patrick Blanc qui reprise par la srigraphie sera la fois du mur de verre et du muse. Mais il y a surtout la dense fort de chnes et drables plants dj grands. Cette nature sengouffre compltement dans les btiments par lintermdiaire dun amphithtre vgtal qui plonge directement dans lauditorium.

    Ces caractristiques sont bien videment relier au thme du muse : les Arts Premiers. Jean Nouvel a donc voulu faire un rapprochement trs net entre les objets du muse et lenvironnement dans le quel ces objets ont t raliss.

    Photos ci-dessous : srigraphie du muse et botes de couleur entre marron, rouge et jaune

    - Au sud du muse : un espace ouvert sur le quartier

    Au sud du terrain, il y aura un jardin avec des bassins, des cerisiers et des magnolias. Cest donc une vgtation moins haute que celle donnant sur le Quai Branly. La faade du muse sera noire avec des volets marron. Les vitres de cette faade, plein sud, sont traites pour limiter les rayons destructeurs du soleil et les volets se referment automatiquement en fonction de lensoleillement. Le btiment Universit a une faade en verre au nord et bicolore blanc-gris au sud. A linverse de la partie nord, ce ct nest pas conu comme une barrire vgtale sur le boulevard, mais comme une ouverture sur le quartier : un espace ar ; un jardin dagrment. Jean Nouvel veut donc que les habitants du quartier sapproprient cet espace qui est en accs libre. On peut rajouter que des artistes aborignes ont peint les plafonds du rez-de-chausse et des deux premiers tages du btiment Universit. Ces peintures sont volontairement visibles de la rue de lUniversit et sont donc destin aux habitants de cette rue.

    Dessin du jardin au sud

    du muse vu de la rue de lUniversit.

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    - Les Expositions Temporaires : la salle de lphmre. Pour moi, les Expositions Temporaires sont un maillon clef pour comprendre le projet

    global. Cest peut-tre parce que jtais charg du suivi des travaux dans cette zone que jai cette impression. Pourtant, elle se pose clairement en opposition au reste du muse. Sa faade joue entre le blanc et la transparence. La transparence au nord dtone compltement avec la vgtation du parc et la faade du muse (srigraphie vgtale + botes). Cette transparence diminue progressivement pour laisser place, sous le muse, un mur blanc compltement opaque. Puis, cette faade opaque souvre progressivement par lintermdiaire de plaques blanches, vritables volets dabord verticaux et ferms puis souvrant progressivement au fur et mesure quon sapproche de lentre du muse : cest ce quon appelle la faade vrille. La blancheur de cette faade et le mouvement quelle cre, sopposent clairement la faade sud du muse, fonce et verticale. Ainsi, de lextrieur, les Expositions Temporaires dtonent compltement du reste de ldifice.

    Le hall dentre est dans le prolongement des Expositions Temporaires. Cette entre se

    fait lendroit o la faade vrille est la plus ouverte. Les caisses de la billetterie devaient galement se trouvaient dans cette faade vrille, mais elle ont t dplaces car les visiteurs auraient d attendre dans un endroit non abrit pour acheter leurs billets. Ainsi, ds son entre, le visiteur effleure les Expositions Temporaires. Puis pour se rendre dans le muse, il doit passer sur une rampe qui traverse les Expositions Temporaires. Ainsi cette salle est conue comme un endroit de passage entre le hall et le muse.

    Les Expositions Temporaires ne sont constitues que dune grande salle coupe en

    deux par la rampe. Du reste, un rideau et un cran de cantonnement suivent cette rampe. Cette salle est conue comme un grand espace libre o lon pourra disposer les uvres et la scnographie comme on lentend. La structure de la charpente mtallique restera visible accentuant la notion despace. Ceci est trs diffrent du muse qui est bas de plafond et qui sera beaucoup plus intimiste. En fait, je pense que Jean Nouvel a conu cette salle comme un endroit de passage, qui volue. Cest un endroit de passage aussi bien pour les visiteurs se

    rendant au muse que pour les uvres qui ne seront exposes que de manire phmre. Sa faade en mouvement rappelle ce ct phmre qui est destin voluer au fil des Expositions. La neutralit de la transparence et le la couleur blanche est mon sens relier aux cts phmres du lieu : un espace se destinant accueillir des Expositions Temporaires ne peut pas avoir une me propre il se doit dtre neutre pour pouvoir sadapter toutes sortes dExpositions. Cest donc une salle qui est destine vivre !

    Plan du R0 : on voit que lemplacement des batiment prolonge et parfois ouvre les cours intrieurs. Dans Expositions Temporaires, on voit bien la rampe qui spare la salle en deux.

    EXPOSITIONS TEMPORAIRES

    HALL DENTREE

    RAMPE DACCES MUSEE

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    Les Expositions Temporaires en photo

    Ci-dessus, la faade vrill de extrieur et de lintrieur. On voit le mouvement douverture progressive de la faade (sud des Expositions Temporaires)

    Ci-dessus, la faade nord qui laisse pleinement entrer la lumire dans le grand espace. Ci-dessous : espace intrieur aux grandes dimensions : mme photo prise partir de la rampe ( gauche) et de la faade nord ( droite)

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    - Les Expositions Temporaires : trait dunion entre le muse et les rserves.

    En fait, les Expositions Temporaires forment une liaison entre les rserves en dessous et le muse qui se trouve au-dessus dont la collection sera fige. Ces rserves seront en partie visibles par les visiteurs qui se rendront un spectacle dans lauditorium grce des baies vitres (qui se sont rduites deux cause de problme de limitation des dpenses). Jean Nouvel a voulu insister sur le fait quun muse nest pas seulement un endroit o lon montre une collection duvres, mais cest aussi un lieu o les uvres vivent. En effet, le muse du Quai Branly a pour but de devenir un grand acteur de la recherche, la conservation et la restauration duvres des Arts Premiers, comme en tmoigne le btiment Universit dont deux tages sont rservs la restauration duvres, ou comme en tmoigne le centre de recherche international, qui sappuie sur les 300 000 objets rassembls au Quai Branly. Cest donc tout naturellement que les visiteurs pourront voir des uvres en rserve. Que les rserves soient visibles partir de lauditorium nest pas mon sens une concidence. Il y a un rapprochement vident faire entre le caractre vivant et volutifs des reprsentations dans lauditorium, et la volont de faire transiter des uvres par les rservent pour se faire restaurer, analyser []. On veut clairement montrer quil y a des hommes qui tudient et redonne une seconde vie ces uvres. Du reste, les salles de cours sont de lautre ct de cet auditorium.

    Les Expositions Temporaires forment donc un espace intermdiaire entre le muse

    fig destin initier le grand public et les rserves qui vivent grce aux professionnels.

    - Le muse permanent : le jeu des volumes.

    Une des caractristiques du muse permanent est son systme de mezzanines et de botes qui cre un jeu de volume dans lespace intrieur. Le visiteur devra passer dans un tunnel en sortie de la rampe des Expositions Temporaires. Puis il arrivera dans un espace de deux tages de hauteurs au centre du muse permanent. Cet espace va trs vite se ramifier grce au systme de mezzanines, sous et sur lesquelles la hauteur libre sera petite. Il y a galement le jeu des botes : chaque bote a t conue pour mettre en valeur des uvres renommes. On imagine donc trs bien un jeu sur limpression spatiale alternant des espaces hauteurs libres importantes avec des espaces hauteurs libres rduites et/ou en cul de sac. En plus, il ny a aucun mur : cest donc les volumes et les vitrines qui partageront lespace en thmes.

    - La terrasse, la salle de lecture et la mdiathque :

    La terrasse est dlimite lEst par un restaurant et lOuest, par la salle de lecture/mdiathque. Au nord et au sud, les garde-corps sont des bassins hauteur du sol de la terrasse ce qui cre une continuit visuelle lorsquon est sur le terrasse. Le grand intrt de cette terrasse est le paysage. On a une relle proximit avec la Tour Effel, mais on voit galement le champ de Mars, la verrire du Grand Palais, le toit des Invalides, Le sacre Cur Nous avons eu la chance de pouvoir assister au feu dartifice du 14 juillet partir de cette terrasse.

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    II/. Le suivi de travaux au sein de la matrise duvres AJN

    A/. Lorganisation de lquipe dAJN sur le quai Branly

    Non seulement, larchitecte doit concevoir les ouvrages mais il doit aussi suivre la ralisation des travaux. Le contrle du chantier est la base de la satisfaction du client. L'architecte vrifie la conformit des matriaux, l'excution des travaux suivant les rgles de l'art et le respect des plans et du cahier des charges. Vu lampleur du chantier, il est normal quune quipe importante (15 salaris temps plein, de 12 stagiaires et quelques personnes intervenant temps partiel), soit exclusivement affecte au muse des Arts Premiers. Cette quipe travaille de faon indpendante vis--vis du sige social des Ateliers Jean Nouvel (cit dAngoulme).

    Lquipe du Quai Branly a son propre secrtariat et peut se dcouper sur quatre niveaux hirarchiques :

    - Jean Nouvel : il ne vient que deux quatre fois par mois sur le chantier, mais il reste nanmoins larchitecte rfrent du chantier. Chaque entreprise est oblige de faire un

    Prototype du plafond des Expositions Temporaires prototype qui doit tre approuv par Jean Nouvel lui-mme avant que cette dernire puisse passer la ralisation sur le chantier. Par exemple en Juin 2005, jai demand aux entreprises Lindner, IdFP, De Buschre () de raliser un prototype de faux plafond des Expositions Temporaires pour que Jean Nouvel puisse donner son accord la ralisation de ce faux plafond. De plus, Jean Nouvel peut demander dmonter des travaux raliss si ces derniers ont t, selon lui, mal ralis ou dont le rendu ne lui convient pas. Cest donc lui qui reste larchitecte principal et garant du projet. - Isabelle Guillauic, chef de projet et Didier Brault, directeur des travaux. Ils sont les

    intermdiaires entre Jean Nouvel et lquipe du Quai Branly. Ils sont les garants des ides de Jean Nouvel. Normalement, Didier Brault ne soccupe que des travaux mais en pratique, ils se concertent avant de prendre des dcisions importantes car la limite entre les tudes et les travaux nest pas forcment perceptibles compte tenu de lavancement du chantier.

    - Les salaris : il y a 12 salaris temps plein qui sont repartis en fonction de zone et/ou de fonctions. Il y a dun ct les architectes chargs des tudes et/ou de travaux particuliers et de lautre, Guillaume Besanon (ingnieur de formation) qui soccupe de la synthse des suivis de travaux (directeur adjoint des travaux).

    - Les stagiaires : il y a 12 stagiaires rpartis en tude, dpendants alors dun architecte, ou en travaux, dpendants de Guillaume Besanon.

    Jean Nouvel

    Isabelle Guillauic, Chef de projet

    Didier Brault, Directeur Travaux

    Guillaume Besanon, Directeur adj. travaux

    stagiaires

    Les architectes tudes

    stagiaires

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    B/. Mes diffrentes missions en suivi de travaux Dans le paragraphe prcdent, nous avons vus que lquipe tait divise entre les tudes et les travaux. En pratique, compte tenu de lavancement du chantier, la frontire entre tude et travaux sestompe, et mme si je dpendais de Guillaume Besanon, je travaillais souvent avec des architectes en tude. Pour mieux comprendre, je vais dcrire mon proche environnement de travail. Voici les quatre personnes avec lesquelles jai le plus travaill : - Guillaume Besanon, directeur adjoint des travaux est mon tuteur de stage. Il ma confi la

    responsabilit des travaux de la zone Hall, Expositions Temporaires (R0-R1, Y1-Y3). Ds le dpart, il ma laiss une grande autonomie.

    - Nick Guilliland est larchitecte qui tait responsable tude du Hall Expositions Temporaires lors de mon stage.

    - Pierre Leblanc tait le stagiaire de Nick en tude. - Philippe Monteil est le responsable des lots techniques de toutes les zones, et donc en autre

    du Hall- Expo Temp. Jai rgulirement travaill avec ses quatre personnes avec lesquels on se rpartissait le travail. Cest grce cette souplesse que jai pu me rapprocher du monde de larchitecture en travaillant tant en tude quen travaux et que jai pu gagner en autonomie. En effet, je pouvais alors raliser le travail dtude pour rsoudre des problmes rencontrs en travaux . Je pouvais par exemple proposer une solution avec un plan au lieu de soumettre un problme aux architectes qui taient en tude . De plus, la communication entre nous permettait une plus grande cohrence et une plus grande efficacit dans la complmentarit de nos tches. Enfin, comprendre les attentes des architectes permet de dtecter un certain nombre de problme dans la ralisation de travaux, de les anticiper et de remarquer plus facilement les non-conformits. Cela permet galement de mieux expliquer la cohrence du projet final aux entreprises et aux compagnons qui ne voient pas toujours lintrt de sappliquer dans certains travaux qui pour eux ne semblent pas importants. Voici maintenant la description succincte de quelques tches que jai accompli :

    - Constats contradictoires : il sagit daller constater avec les entreprises concernes des dgts causs par laction de lune dentre elle. - Rception de support : on fait un constat avec une entreprise qui a fini ses travaux et une seconde entreprise qui doit raliser des travaux sur ces travaux finis. On regarde la qualit et la conformit des travaux par rapport aux plans et exigences demandes par la MOE. De plus, la seconde entreprise doit approuver la comptabilit des travaux effectus avec ceux quelle devra raliser. - Visite de chantier : on fait une visite de chantier avec les entreprises pour relever des points bloquants et/ou des travaux faire (ou refaire !). Ces visites se faisaient toutes les trois semaines, mais je pouvais en organiser dautre si besoin. - Runion de chantier : chaque mercredi aprs-midi, toutes les entreprises taient convoques par le MOE pour faire le point sur lavancement des travaux, sur les problmes bloquants et sur les travaux venir. Jtais charg de faire le compte rendu de cette runion. - Fiche de non-conformit : lorsque je remarquais une anomalie ou que javais des doutes par rapport au travail ralis par une entreprises, je faisais mon enqute pour savoir si les travaux taient conformes la demande de la MOE. Cette enqute consistait regarder les plans marchs, les plans de lentreprise, les visas que la MOE a mis sur ces plans, les documents CCAP, CCTP, CCTC [], les OS envoys, les courriers antrieurs

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    dcrivant le problme [...etc.] pour dmontrer que lentreprise tait en tord. Suivant la gravit de la non-conformit, jallais voir le chef de chantier de lentreprise concerne, ou je demandais quelle mette une fiche de non-conformit. Avec certaines entreprises qui nmettaient pas assez rapidement les fiches de non-conformit, je les rdigeai moi-mme et je leur demandais de signer. - Ordre de service (OS) : un ordre de service est une demande de la part de la MOE pour quune entreprise change les travaux par rapport ce qui tait prvu au march (ou dans un OS prcdent). Ces OS peuvent tre en moins-value ou en plus-value. Lorigine dun OS peut tre une erreur de conception, un vide de prestation, une volont de reprciser ou mme de changer le projet initial. Ces OS sont des documents crits souvent envoys avec des plans de localisation, des ARPEP qui sont des plans dtaillants les modifications et les nouvelles attentes de la MOE, des devis, lorsquon en a demand au lot concern, et/ou des FTM (fiches de travaux modificatifs) qui dtaillent les aspects financiers de lOS. AJN fait en moyenne 8 OS par jour. Un OS doit tre sign par la MOE, puis par la MOA, revenir la MOE (avec parfois des commentaires ou mme un refus de la part de la MOA) pour enfin tre envoy lentreprise. Mais nous pouvons envoyer des copies avances des OS aux entreprises pour quelles puissent les prendre en compte. Jai fait une vingtaine dOS et jai ralis plusieurs ARPEP. Pour cela, je me suis form AUTOCAD avec laide dAmin, un autre stagiaire. Pour des exemples dOS et dARPEP que jai ralis, voir annexe n3 et 4. - La scurit et les pnalits : il mest arriv de faire des visites de chantiers avec le coordinateur SPS et un autre stagiaire afin de proposer la MOA des pnalits pour les entreprises ne respectant pas les consignes de scurit. Jtais galement en charge de recueillir les PPSPS provenant des diffrentes entreprises. - Les sous-traitants : jtais charg de recueillir les demandes de sous-traitants des entreprises et de vrifier que leur dossier avait toutes les pices justificatives et ne prsentait pas danomalie. - Recherche de stagiaires : comme le montre le tableau suivant, tous les stagiaires travaux finissaient leur stage entre fin aot et dbut septembre, et la moiti des stagiaires tudes partaient au mois de septembre, cest--dire quil y avait au moins 9 stagiaires renouveler. Guillaume Besanon ma demand de trouver de nouveaux stagiaires. Ma mission tait de lui fournir candidatures pour quil puisse faire une slection. Puis je devais contacter les candidats slectionns pour organiser des entretiens de motivation avec Guillaume Besanon. Avant ces entretiens, je devais accueillir les candidats, leur prsenter le projet et rpondre leurs questions sur le type et les conditions de travail. Enfin, je devais mtre en relation les candidats retenus avec le sige social dAJN pour rgler les problmes administratifs (conventions de stage). Pour trouver ces stagiaires, jai envoy des annonces un certain nombre dcoles et de site internet. Jai galement contact des tudiants qui avaient fait une demande de stage sur le site Archibat . Finalement, nous avons pu renouveler tous les stagiaires avec des priodes de recouvrement pendant lesquelles les anciens stagiaires formaient les nouveaux (comme on peut le constater sur le tableau ci-dessous). - Formation de Lydie Brot : les dix derniers jours de mon stage, jai form Lydie Brot qui ma remplac. Pour cela, jai fait de nombreuses visites de chantiers pour quelle prenne connaissance des problmes en cours et quelle acquire une connaissance globale du projet. Je lui ai dlgu progressivement une partie de mon travail en cours (lautre partie, je lai termin avant mon dpart) pour quelle en prenne la possession. Globalement, Lydie tait oprationnelle lorsque je suis parti, ce qui a cre une grande continuit dans le travail ralis.

    Une mission plus atypique livreur de maquette : cette mission peut faire sourire, je suis all porter la maquette dun projet de thtre Perpignan !

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    Ci-dessus, tableau de suivi de stagiaires que jai mis en place pour grer le renouvellement des stagiaires Ci-dessous, offre de stage que jai diffus pour les ingnieur (celle pour les architectes est semblable)

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    C/. Quelques exemples de problmes rsolus

    Voici quelques problmes que jai rsolus lors de mon stage. Ceci permet de se rendre compte du type travail que je devais raliser. Cette liste ne constitue naturellement quune partie des problmes rencontrs sur le chantier, mais ce sont des exemples assez vocateurs et qui mont marqus.

    a)- Remplissage du dcaiss de lancienne billetterie

    Quelques mois avant mon arriv, la billetterie a t change de place. En effet, son emplacement en rive de faade sud des Expositions Temporaires contraignait les visiteurs dattendre un endroit non abrit de la pluie. Le nouvel emplacement de la billetterie est sons les Expositions Temporaires. Cependant, un dcaiss par rapport au niveau de la dalle bton avait t ralis pour que les caisses suivent le niveau de la topologie extrieure. Ma premire grosse mission en arrivant chez AJN a t de faire reboucher ce trou afin que laltimtrie soit la mme partout. De plus, France Sols devait couler une chape acoustique sur lensemble des Expositions Temporaires (voir le paragraphe III A b). Je me suis donc mis daccord avec France Sols sur le fait de reboucher le trou avec du bton styrne et jai fait sign lOS le plus rapidement possible afin que le dcaiss ne gne pas la progression de la chape acoustique. Finalement, le trou a t en partie rebouch par des plaques incompressibles (pour les plus grandes hauteurs boucher) et du bton styrne. La chape acoustique a t ralise par dessus et a rgidifi le tout. Pour plus dinformation, se rfrer lannexe n3 : OS n2941/30461/120 Remplissage du dcaiss de limplantation initial de la Billetterie .

    Dcaiss de lex-billetterie

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    Coupe de principe de remplissage

    Ralisation du remplissage

    Bton styrne

    Plaques incompressibles

    Chape Rgupol (isolant acoustique)

    Remplissage (bton styrne)

    Plnum

    Chape

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    b)- Une buse empchant louverture dune porte :

    En allant sur le chantier, jai remarqu quune buse de soufflage installe par Cglec navait pas lair dtre sa place car elle allait empcher louverture de la porte quEiffel devait prochainement installer. Aprs des recherches, jai remarqu que Cglec avait ralis des travaux avec un plan dtude prliminaire qui ntait pas un plan dexcution. Un plan doit en effet faire plusieurs fois la navette entre lentreprise et AJN avant quil soit BPE (bon pour exccution). Dans le cas de cette buse, le plan prliminaire avait t vis par AJN et depuis presque deux ans, Cglec navait pas rmis de nouveaux plans. Larchitecte na donc pas pu prvoir limpact de la buse sur larchitecture du silo ouest. Jai donc mis une fiche de non-conformit et la buse a t change de place.

    Photo et plan de lemplacement de la buse non conforme

    c)- Des gaines techniques traversant le faux plafond :

    Ceci a t un problme rcurent. Cglec posait des gaines de ventilation/dsenfumage

    dans le plafond du hall et des Expositions Temporaires sans vrifier laltimtrie de gaines. Ceci peut tre gnant car elles taient parfois trop basses et pouvaient gner la ralisation

    ultrieure du faux plafond. La mauvaise altimtrie peut galement gner le passage des EP (eaux pluviales), des sprinklers. A dfaut de vrifier et faire dmonter tous les rseaux mis en place, jai demand Cglec de ne dmonter que les gaines gnantes pour les travaux ultrieurs. Par exemple, dans la photo ci-contre, nous voyons clairement que le coude de la gaine de ventilation est au dessous de lextrados des poutres. On voit donc que Lindner ne pourrait pas mettre les barres de son faux plafond. Jai donc demand Cglec de dplacer son coude

    (vers la gauche de la photo) pour atteindre la hauteur minimale voulue (car le plafond est en pente). Dans ce cas, Cglec tait clairement en tord car il navait pas plac ses gaines

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    laltimtrie de ses plans, et elles ntaient pas le plus haut possible et au dessus de lextrados de poutres infrieures comme le stipule clairement les visas quAJN a mit sur ses plans.

    d)- Le pallier en pente de la porte du passage des uvres Exceptionnels :

    Lors dune visite de chantier avec des entreprises pour voquer la ralisation du plancher chauffant du hall, le chef de chantier dEiffel a attir mon attention sur le fait que la dalle sous le palier de la porte du passage des uvres Exceptionnelles tait en pente ! Comme on peut le constater sur la photo ci-dessous, dun ct de la porte, la distance entre le palier et la dalle est de 5 cm, alors que de lautre, il est de presque 20 cm. Si le complexe chauffant, dpaisseur 17 cm, avait t ralis par Cglec, France Sols et Paysage de France, on aurait eu la jonxtion au pas de la porte, un diffrentiel de hauteur allant de 0 12 cm. Ce diffrentiel aurait entrain une forte pente, voir une marche, ce qui nest pas trs prcaunis pour faire rentrer des uvres de grandes tailles dans un muse. En faisant une enqute, jai remarqu quil ny avait aucun OS antrieur qui prvoyait de rsoudre ce problme ! Jai donc re-profiler la pente lendroit de la porte pour avoir un sol plat et une pente acceptable. Pour cela, jai jou sur la hauteur de plancher chauffant en demandant [par OS accompagn de lARPEP 605_B que jai dessin (voir annexe n4)] Cglec de ne pas poser de plaques de polystyrne et tuyaux dans une certaine zone pour que France Sols et Paysage de France puisse re-profiler le sol.

    Zone o Cglec a du enlever son polystyrne

    5 cm entre la dalle et la bas de la porte : pas la place de mettre les 17 cm de complexe chauffant

    Zone o Cglec ne devait poser ni polystyrne, ni tuyaux pour que France Sols et Paysage de France puisse re-profiler le sol afin dviter toute marche ou pente abrupte.

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    e)- Orage et Inondation du 23 juin :

    Le 23 juin sest abattu un gros orage sur Paris, entranant la saturation des EP (conduit

    de descente de leau pluviale) provisoires, le dbordement dans des zones non hors deau et linondation de la chauss du Quai Branly qui a dvers son trop plein dans la zone de livraison et dans le parking. Ceci a entran larrive deau dans le muse, puis dans les Expositions Temporaires et enfin dans les infrastructures donc en particulier la rserve o la MOA avait dj entrepos des livres. Je me suis charg de comprendre la provenance de leau des Expositions Temporaires, afin dinterpeller les entreprises concernes pour que cela ne se reproduise plus (voir annexe n5). Malheureusement, leau a t un problme rcurrent pendant mon stage. Cela provient essentiellement du fait que Cglec tait en retard dans la pose de ses EP dfinitives et dans les bons fermer les rservations de ses gaines et tuyaux : leau ntait pas vacue correctement et passait travers les rservations. Mais cela cachait galement des problmes dtanchits car les entreprises (VMT, Bouygues) expliquaient que leurs fuites taient causes par le fait que tout le btiment ntait pas hors deau cause de Cglec !

    Leau a rgulirement cause des dgradations sur le flocage, les plaques de BA 13 dj poses, le matriel entrepos, la chape non sche (fissurations)etc.

    f)- le plancher chauffant du hall

    Vers la fin de mon stage, la suite de plusieurs runions, jai fait un document pour prvenir, anticiper et rsoudre tous les problmes lis la ralisation du plancher chauffant du hall.

    En effet, la ralisation du plancher chauffant au niveau du JB (jardin bas) avait pos un certain nombre de problme. Cglec devait poser lisolant, le polystyrne et les tuyaux et France Sols devait coulait un chape par-dessus ce polystyrne et ceci le plus rapidement possible pour viter la dgradation du polystyrne. Le problme est que France Sol a attendu deux mois avant de couler sa chape car, selon lui, il y avait trop de problmes non rsolu, comme des problmes darrts de chape, de passage de fourreaux, de rservations non rebouchs []. Pendant ce dlai lactivit a tourn au ralenti dans cette zone et les plaques de polystyrnes ont t partiellement dgrades, mais heureusement pas au point de devoir tre changes. Ainsi, pour viter quun problme similaire rapparaisse, jai fait plusieurs rceptions de support et jai ralis un document qui traitait de manire exhaustive tous les points qui aurait pu porter confusion. En particulier, ce document contenait toutes les copies dOS, les ARPEP et les conclusions de visites de chantier relatives ce sujet. En autre, il dcrivait tous les arrts de chape, les rservations, les diffrentes interventions pralable.

    Ce document de synthse a permis dviter les bocages ou mauvaises conditions de ralisation des travaux.

    Cet exemple souligne le fait que la MOE se doit dtre claire et prcise dans les demandes quelle formule aux entreprises et que le travail de communication que doit avoir la MOE entre les diffrentes entreprises est essentiel pour mener bien un grand chantier. Ce nest donc pas tant la complexit des tches mais leur bonne et claire rpartition qui est essentiel au droulement dun chantier.

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    III/. Quelques particularits dun btiment accueillant du public : les Expositions Temporaires du muse des Arts Premiers Cette partie a pour but dtudier quelques dtails techniques qui proviennent de lutilisation des Expositions Temporaires. Tout dabord, cette salle est situe au dessus de lauditorium, nous verrons donc les moyens acoustiques et sonores mis en uvre entre ces deux salles. De plus, les Expositions Temporaires accueillent du public, ce qui veut dire confort et scurit. Nous tudierons les moyens mis en uvres pour le chauffage/climatisation, mais aussi nous aborderons la protection incendie travers le dsenfumage, les sprinklers et la flocage. A/. Le traitement sonore entre lauditorium et les Expositions Temporaires : a)- le plafond de lauditorium

    Mme sans entrer dans les dtails, je me dois de vous parler du plafond de lauditorium. Ce plafond a t spcialement conu pour lacoustique de la salle. Nous pouvons voir sur le dessin 3D du projet initial que le plafond est constitu dun quadrillage dont les parois ont une inclinaison telle quelle renvoie le son dun orateur sur scne vers une range de spectateur. Lclairage de la salle est discret car non visible du spectateur puisque les spots sont cachs dans ce quadrillage. Comme nous le voyons sur les photos suivantes, les matriaux utiliss pour la structure de ce plafond sont du bois recouvert de BA 13.

    Ci-dessus : dessin 3D du projet initial Ci-dessous : Coupe de lauditorium Expositions Temporaires nivau R0

    Rgie Nivau JH

    Accs JB Gradin Gradin abrute normal Scne niveau S1

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    Le plafond final Deux phase de ralisation du plafond

    b)- la chape acoustique Le plafond de lauditorium a la fonction de renvoyer le son vers les spectateurs mais ne suffit pas pour viter la transmission du bruit dans les Expositions Temporaires du bruit provenant de lauditorium. Pour isoler, il a t ralis un complexe acoustique, constitu de deux couches de rgupol croises sur lequel on coule une chape en ciment (avec un treillis mtallique pour rigidifier et un isolant type laine de roche autour des structures mtallique pour viter les ponts sonores et laisser la rotule des poteaux de faade : voir photos suivantes). Lorsquune onde sonore arrive sur le rgupol, elle sera difficilement transmise car le coefficient de propagation dune onde dans le rgupol (constitu de fibres et dair) est trs infrieur celui du bton.

    Ciment coul sur le rgupol (+ plastique + treillis+ laine) Mise en place de la double couche de rgupol sur la dalle bton

    Rgupol (2 couches croises)

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    B/. Le confort thermique et laration a)- le plnum de soufflage

    Lorsquon regarde la coupe de composition des sols des Expositions Temporaires (annexe n2 et coupe ci-dessous), nous voyons quau dessus de la dalle de bton, il y a le complexe acoustique, mais quencore au-dessus, il y a un plnum de soufflage avec un faux plancher constitu de plaques de pltre recouvertes par une chape de ciment. Ce plnum est utilis pour rpartir le soufflage dans toute la salle et en faade. Lair extrieur est dabord rchauff ou refroidie avant dy tre envoy. Comme la salle a une grande superficie, il y a plusieurs gaines darrive dair, et pour un meilleur fonctionnement, on doit compartimenter le plnum pour quil y ait une arrive dair par zone compartimente. Le nombre de bouches de soufflage dune zone est bien videment calcul en fonction du dbit dair qui arrive par la gaine. Linterface entre la gaine et le plnum a pos problme car la bote de soufflage tait trop grande par rapport la porte du faux plancher. La solution a t de jouer sur le complexe acoustique pour abaisser les botes de soufflage afin de pouvoir rajouter des lments structurant au-dessus de la bote (voir dtail 4 et 5 de lARPEP532B ci-dessous).

    Bouches de soufflage

    Gaine darrive dair

    Plnum de soufflage

    Elment de structure Complexe

    acoustique

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    Deux photos du haut : illustration de la ralisation du plnum de soufflage Photo de gauche : bote de soufflage encastre dans le complexe acoustique Photo bas droite : ralisation du chauffage et soufflage en faade Coupe bas gauche : coupe de principe en rive de faade nord

    b)- le chauffage de faade

    Rservation bouche

    soufflage

    Botier lectrique

    Compartimentage du plnum

    Bote de soufflage

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    Une partie de lair dans le plnum ressort en rive de faade o sont galement installs des chauffages. c)- les extracteurs dair Les extracteurs pour vacuer lair sont situs soit dans les locaux de traitements dair situ dans les infrastructures (local LTV2 niveau S1) soit sur la toiture sud des Expositions Temporaires. Pour les premiers, il y a des grilles de reprise dans la charpente mtallique, les ventilateurs assurant lextraction tant dans le LTV2. Et pour les seconds, il sagit dextracteurs qui ont t rajout suite au redimensionnement des normes incendies de dsenfumage. C/. La scurit incendie dans les Expositions Temporaires : Dans cette partie, nous allons aborder la scurit incendie sous quatre angles. Le premier est le traitement de lair. En effet, la premire cause de mortalit dans un incendie est lasphyxie au monoxyde de carbone, gaz inodore et incolore. Les gens respirant ce gaz svanouissent souvent dans des lieux difficilement accessibles : il faut donc enlever le monoxyde de carbone en renouvelant lair, mme si cela doit apporter de loxygne qui va entretenir le feu. Le second angle est lisolation et lvacuation des personnes. Il est vident que le dsenfumage a pour but de garder le public conscient afin quil puisse partir avant mme larrive des secours. Du matriel est mis la disposition du public (extincteur) ou des pompiers (RIA, colonnes sches et sprinklers en mesure compensatoire) afin quil soit utilis pour limiter lincendie. Enfin, le quatrime angle est celui de la rsistance globale de la structure, en particulier des structures mtalliques, afin quelle ne seffondre pas avant que le public soit vacu. Cette partie ne se veut pas du tout exhaustive et na pas pour but de dtailler les normes incendies. a)- le traitement de lair : dsenfumage et cran de cantonnement

    Ecran de cantonnement (bande de BA 13 du haut)

    suivant la rampe (dont le BA 13 nest pas encore dcoup)

    Rampe

    Ecran de cantonnement

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    Comme on la rappel dans lintroduction, lair lors dun incendie doit tre renouvel pour vacuer le monoxyde de carbone. Dans les Expositions Temporaires, la norme incendie prconise deux choses : _ le volume dair doit tre renouvel douze fois par heure lors dun incendie. Le systme darrive dair par le plnum et dvacuation dair par les extracteurs vu la partie prcdente a t dimensionn pour que le rgime maximal rponde cette caractristique. _ la surface des Expositions Temporaires tant importante, la norme indique que le plafond doit tre divis en deux parties : cette division se faisant par un cran de cantonnement dont la hauteur doit au moins faire le quart de la hauteur totale et dont le degr de pare feu doit tre suprieur 30 minutes, ceci afin dviter la propagation des fumes toxiques. Cet cran de cantonnement est ralis en BA 13. Pour limiter limpact architectural, car la structure mtallique des Expositions Temporaires reste visible, cet cran suit la rampe accdant au muse et suit lemplacement du rideau qui divise les Expositions Temporaires en deux parties. Cet cran, but scuritaire, sera donc peru par le public comme un dtail architectural. Dautant plus que, pour un visiteur se rendant vers le muse, la rampe monte et se rapproche de plus en plus de lcran de cantonnement. Ainsi, plus un visiteur avance, plus il a limpression daller dans une grotte situe dans la charpente mtallique. Il sisole donc progressivement des Expositions Temporaires, avant de sengouffrer dans un tunnel pour les quitter. Il y a donc une continuit entre le grand espace des Expositions Temporaires et le jeu des volumes du muse que jai dcrit dans la partie I B b.

    Extrait coupe n5 de lARPEP n576_G de mise en place de lcran de cantonnement en haut de la rampe juste avant le

    tunnel Sur cette coupe nous voyons quil y a deux crans de cantonnement, un de chaque ct de la rampe, afin disoler cette dernire des fumes des Expositions Temporaires. Lcran de cantonnement de gauche se prolonge jusquau noyau bton. Ensuite, laltimtrie de la rampe est suffisamment basse pour ne pas devoir lisoler. On peut remarquer que la hauteur libre des Expositions Temporaires est denviron 8 mtres et que le bas de lcran (32,13) est 5,9 mtres du sol (32,23) : la rgle du quart de la hauteur libre est bien respecte. Laltimtrie (32,23) de cette cran est la mme sur lensemble des Expositions Temporaires.

    Passage de gaines de dsenfumage Ces gaines sont disposes de faon que le public croie que cest un lment de structure, ce qui rduit limpact architectural.

    Sprinkler

    Charpente mtallique

    Deux crans de cantonnement

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    Porte coupe feu 1h30, entre du tunnel

    Noyau bton : sortie de secours

    NORD SUD

    Rampe

    Rampe

    Ecran de cantonnement suivant la rampe AI 39,13

    Ecran de cantonnement suivant le rideau

    Zonne o la rampe est dans un tunnel Parois CF 1h30

    EST

    OUEST

    Poutres porteuses floques

    Sortie principale

    Charpente mtallique toiture sud non floque

    Rampe

    Extrait ARPEP n576_G

    RIA

    RIA Colonne sche

    Bote rideaux

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    On peut galement noter quon a pris en compte le fait que des bouches de soufflage puissent tre recouvertes par des uvres lors dexpositions. Cest en autre pour cela quon a augment la capacit de soufflage en faade o il y a moins de risques de recouvrement. b)- lisolation et lvacuation des personnes

    Sur cette photo datant du 16 fvrier 2004, on voit clairement le noyau bton des Expositions Temporaires (voir page prcdente). Ce noyau est constitu dascenseurs et descaliers pour les vacuations du public en cas dincendie (dont un SAS pour les handicaps moteurs entre la salle et lascenseur). Toutes les rservations dans le bton seront soit colmates et rebouchs aprs passage de gaine par exemple (en veillant respecter le degr coupe-feu 1h30), soit refermes avec des portes dont le portique doit sancrer dans le bton, toujours pour respecter le degr de coupe feu 1h30. Plus gnralement, dans lisolation et lvacuation des personnes, deux choses sont prises en compte : _ la mise en place despaces isols, souvent en bton, o le feu ne peut pas se propager. _ le compartimentage du btiment en zone et niveaux entre lesquelles le feu ne peut pas se propager (en tout cas pendant un temps minimum). Cest pour cela par exemple quen haut de la rampe, il y a une porte coupe feu 1h30, et des parois coupe-feu. De mme, le plafond des Expositions Temporaires doit tre coupe-feu 1h30. Il y a en particulier des fosses dans le muse qui dbouchent dans les Expositions Temporaires. Les parois de ces fosses sont en carreaux de pltre pour respecter ce degr coupe feu. Il y a bien videment des normes trs strictes pour lvacuation des personnes et les degrs de coupe feu en fonction du nombre maximal de personnes que la pice peut accueillir. Je vous renvoie pour cela au livre CO (construction) de larrt du 25 juin 1980 modifi, dont en particulier larticle CO 45.

    Noyau bton

    Escalier de secours SAS

    handicaps

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    c)- le traitement de la structure : protection des aciers Photo du haut : structure mtallique et rampe floques Photo de gauche : structure mtallique floque et partiellement peinte (mise en uvre du prototype de faux plafond) Photo de droite : structure mtallique floque et rampe en attente de flocage. Dans loptique de la sauvegarde de vies humaines en cas dincendie, il est demand que le btiment reste stable au feu pendant un temps minimal dcrit par les normes incendies (article CO 12). Ce temps de stabilit est le temps requis pour lvacuation du public et lintervention des pompiers. Le muse du Quai Branly doit tre stable au feu 1h30. Pour quune structure mtallique comme celle du plafond des Expositions Temporaires puisse rsister 1h30, il faut lui appliquer un traitement qui va lisoler thermiquement de lextrieur. Les deux procds utiliss sur le Quai Branly sont le flocage (enduit projet) et la peinture intumescente. Le deuxime procd tant beaucoup plus cher, il est rserv certains poteaux. En effet, le flocage ntant pas joli architecturalement parlant, les poteaux floqus sont habills en BA13, ce qui fait augmenter leur circonfrence. Certains poteaux de la rampe par exemple sont peints avec de la peinture intumescente pour gagner de la largeur de passage. On peut noter que la peinture ne peut pas sappliquer des poteaux donc la circonfrence est trop grande. Le reste de la structure porteuse est donc floqu. Dans les

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    Expositions Temporaires, pour souligner la hauteur de la salle, la structure mtallique restera visible. Pour ne pas trop attirer lil sur le flocage ni sur la structure (lintrieur de cette salle doit tre sobre pour mettre en vidence les uvres), ce dernier est peint en noir. Le problme quil y a avec le flocage est que ce dernier sest en partie dcoll cause des fuites deau et inondation. De nombreuses reprises de flocage (et donc de reprise de peinture) ont d tre faites pour assurer bonne rsistance au feu. Il y aussi intressant de noter que les gaines techniques servant au dsenfumage sont galement floques. Enfin, un cas particulier est noter pour les Expositions Temporaires. La structure mtallique de la toiture sud na aucun traitement de rsistance au feu. Cela vient dun souci architectural car la charpente mtallique est moins haute et est bien visible du public sur la rampe. Floquer nest pas esthtique, ce qui aurait conduit la mise en place dun faux plafond. Mettre de la peinture intumescente aurait cot trop cher. La solution a t de dsolidariser (appuis simples glissants) ce qui aura pour effet de ne pas entraner le muse si cette charpente seffondre. De plus cette toiture dsolidarise tant considre comme un btiment part entire rez-de-chausse au sens de larticle CO14 du rglement de scurit, et restant toujours visible, aucune exigence de stabilit au feu ne peut tre demande. Rampe floque sous toiture mtallique sud non

    floque d)- le matriel daction : RIA, colonnes sches, extincteurs Extincteur et RIA Dans un lieu comme un muse, il faut placer les RIA et

    extincteurs dans des endroits stratgiques, la fois visibles pour les pompiers et le public, et la fois dans un endroit non gnant du point de vu architectural. Par exemple, nous avons mis un RIA en bout de bote rideau dans les Expositions Temporaires : cest un endroit assez central et le placard technique est dans la continuit de la bote rideaux, ce qui ne gne pas larchitecture du lieu (voir extrait de lARPEP n576_G du paragraphe III. C. a). On place lextincteur dans le mme placard que le RIA. Dautres RIA et extincteurs sont placer dans les Expositions Temporaires, mais leurs emplacements ntaient pas encore dfinis la fin de mon stage. De plus, en mesure complmentaire comme protection de

    tout le muse, il a t mis en place un systme dextinction fixe eau de type Sprinkler. Le sprinkler a une capsule de mercure qui explose lorsque la chaleur augmente (incendie) ouvrant ainsi un robinet faisant schapper de leau.

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    IV/. Retour dexprience : De mon point de vue, jai fait un excellent stage et ceci grce aux gens qui mentouraient, leurs politiques de mangement du personnel, ma volont dadaptation et ma flexibilit. Je vais essayer dans cette partie de dgager quelques points de mon exprience qui a fait que selon moi, ce stage sest ralis dans les conditions optimales. Autonomie, responsabilit : Ds le dpart, Guillaume Besanon ma donn une grande autonomie me donnant des tches faire sans mexpliquer comment les faire. Nanmoins, il tait suffisamment prsent pour pouvoir rpondre mes questions. Dans les premiers temps, jai souvent sollicit les autres stagiaires qui mont appris les fonctionnements de bases de lagence (comment faire un courrier, o chercher les ARPEP, OS, Visa, plans []). Ds le dbut, jai eu la responsabilit des travaux des Expositions Temporaires, ce qui signifie que je devais grer tout seul tout le suivi de travaux et que je devais rsoudre tous les problmes. Avec le recul, je comprends mieux le mode de management de Guillaume Besanon. Il donne la responsabilit de zones aux stagiaires et lui soccupe de la synthse des travaux. Cette responsabilisation permet de donner de lautonomie et donc de montrer une certaine confiance dans les personnes quil manage. Cependant, il a un certain contrle sur les actions de ses stagiaires car il demande de lire et de vrifier tous les courriers avant de les envoyer. Cest donc un manageur qui dlgue, fait confiance, mais contrle en mme temps, ce qui lui permet de rectifier sil y a quelque chose de mal fait. Je pense que cest un cadre intressant pour spanouir et tre cratif car il associe en mme temps un cadre rassurant et une grande libert daction. En plus, lautonomie a t de plus en plus grande au fil de lavancement du stage. Un environnement stimulant : Lenvironnement ma t trs stimulant. Tout dabord, presque la moiti de lquipe tait des stagiaires, qui passent en quelques mois dune situation de dcouverte une situation de connaissance et de formation. Ainsi, il se dveloppe naturellement une grande entraide entre les stagiaires. Par exemple, Amin ma aid dans lapprentissage dAutocad. De plus, il rgne une bonne ambiance dans lquipe : il y avait le foot du jeudi soir sous la tour Eiffel, les pique-niques sur le Champs de Mars, les batailles de boulettes de papier le soir, les pots de dpart. Tout ceci cre un environnement stimulant de travail. Nick, au centre dune quipe motive : Comme je lai crit dans lintroduction de la partie Mes diffrentes missions en suivi de travaux , je travaillais certes pour Guillaume Besanon, mais le plus souvent, cest avec Nick Guilliland et son stagiaire Pierre Leblanc que je travaill, car tous deux soccupaient des tudes dans le Hall - Expositions Temporaires. Cela sest fait naturellement car Pierre est arriv aprs moi et donc, jai essay de lui transmette ce que javais appris sur le Hall - Expositions Temporaires, et jai beaucoup communiqu avec Nick sur les Expositions Temporaires car ce stade du projet, la frontire entre tudes et travaux nest parfois pas perceptible. Nick est devenu naturellement le leadership de cette quipe. Cest un bon leader car il sait bien rpartir le travail entre les membres de lquipe. Il mettait jour les diffrentes

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    tches quil y avait raliser et ils les partageaient entre nous trois. Cest dans ce cadre que jai pu me rapprocher du monde de larchitecture et que jai appris faire en autre des ARPEP. Ainsi, la fin de mon stage, je pouvais dtecter un problme, faire lOS et lARPEP pour le rsoudre. Ces changes entre nous trois mont permis davoir une formation complte du suivi de travaux en intgrant la fois les relations avec les entreprises et les tudes pour rsoudre les diffrents problmes rencontrs en suivis de travaux. Une autre qualit que jai beaucoup apprcie chez Nick est sa capacit dcoute et dchange. En effet, il tait capable dcouter mes propositions, des les intgrer et de mexpliquer leurs degrs de validit sur le plan architectural. Ainsi, il a russi me former une approche de larchitecture. Le contact avec le chantier et les entreprises : Le contact avec le chantier est quelque chose que jai beaucoup apprci. Il est trs intressant de travailler sur des choses concrtes quon voit se raliser. Cest aussi important de voir une matrialisation de notre travail. Il y a aussi le contact avec les entreprises qui ont une logique de rentabilit et lOPC qui a une logique de dlais alors que javais une logique de qualit technique et architecturale. Cette situation est intressante car elle demande de la communication, de la diplomatie et de la ngociation. Un projet transcendant : On ne peut pas parler de motivation sans parler du caractre transcendant du projet. Travailler sur un chantier prsidentiel, pour lun des architectes les plus reconnus mondialement, en plein cur de la capitale, est quelque chose de fort. On a vraiment limpression de porter sa pierre un uvre grandiose qui nous dpasse, do ce que jappelle la transcendance de ce projet. Des tches varies : Enfin, un point qui ma particulirement plu a t la varit des tches. Cela allait de taper un compte rendu dessiner un dtail en passant par le relationnel avec dautres personnes dentreprises diffrentes, la visite de chantier, la mini enqute raliser, la recherche et la formation de nouveaux stagiaires, la conception de solutions.

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    CONCLUSION

    En conclusion de ce stage, je tiens rappeler plusieurs points que je nai pas forcment assez souligns dans ce rapport. Premirement, je suis trs satisfait de ces quelques mois passs dans lquipe des Ateliers Jean Nouvel. Je me suis en effet panoui dans une mission de suivi de travaux o je sentais que javais de relles responsabilits. Jai donc, tout au long de ce stage, essayer de madapter et de gagner de plus en plus en autonomie pour montrer que jtais digne des marques de confiance que me tmoignait lentreprise. Jai galement eu plaisir de travailler au sein dune quipe motiv, motivante et conviviale. Jai ctoy des personnes diffrentes qui avaient chacune des choses intressantes mapporter. Deuximement, jai un nouveau regard sur larchitecture. Non seulement, on ma aid dvelopper une sensibilit architecturale, mais en plus, je me suis forg une opinion sur le rle de larchitecte au sein dun chantier. Selon moi, il dfend la plus haute qualit et cohrence (architectural et technique) de ralisation finale du projet tout en faisant des compromis sur les dlais (avec lOPC) sur le budget (avec la matrise douvrage) et sur les techniques et qualits de ralisations (avec les entreprises). Je comprends mieux maintenant les causes qui crent parfois un foss entre ingnieurs et architectes, tant dans la formation que dans lobjectif que chacun deux recherche. Cette comprhension me sera trs utile lorsque je serai dans une entreprise de BTP. Troisimement, ce stage ma beaucoup apport sur le plan technique. Javais reu jusqu lors une formation gnrale qui ma permis de madapter plus facilement. Je suis maintenant sensibilis la fois certaines techniques de construction, mais galement un univers qui me paraissait bien trange : un chantier. Ce stage ma confirm dans mon choix de prendre gnie civil pour ma dernire anne dcole dingnieur. Quatrimement, je pense que ce stage ma normment apport sur le plan humain, que ce soit au contact de mon quipe que des autres entreprises. La responsabilit dune zone ma oblig prendre des initiatives, et aller au contact des gens, rester actif, chercher des solutions et les prsenter avec force de conviction tout en sachant les remettre en cause. Je ressors de ce stage avec plus dassurance et daudace. Pour ces quatre raisons quil est indispensable prendre en compte dans le mtier dingnieur dans le BTP, jencourage vivement les lves ingnieurs qui souhaite se rapprocher du BTP et de larchitecture, acqurir une exprience en suivi de travaux pour le MOE, exprience qui leur sera certainement trs profitable dans leur carrire future.

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    ANNEXES

    Annexe n1 : Rpartition des lots en fonction des entreprises. Annexe n2 : Plan march de reprage, zonage et constitution des Sols de la zone Hall Expositions Temporaires. Annexe n3 : OS n2941/304-1/120 Remplissage du dcaiss de limplantation initial de la Billetterie . Annexe n4 : ARPEP n605_B sur le passage des uvres Exceptionnels. Annexe n5 : Courrier n483/GB/TCE/12776 manque dEP et de costire en terrasse (faisant suite lorage et linondation du 23 juin).