PresentacióN PoèMes

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    26-May-2015
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Transcript of PresentacióN PoèMes

  • 1.
    • Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon coeur D'une langueur Monotone.
  • Tout suffocant Et blme, quand Sonne l'heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure;
  • Et je m'en vais Au vent mauvais Qui m'emporte De, del Pareil la Feuille morte .
  • Paul Verlaine (1844-1896)

2.

  • Il pleure dans mon coeurComme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pntre mon coeur ?
  • O bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un coeur qui s'ennuie O le chant de la pluie !
  • Il pleure sans raison
  • Dans ce coeur qui s'coeure. Quoi! nulle trahison ?... Ce deuil est sans raison.
  • C'est bien la pire peine
  • De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine !

Paul VERLAINEIl pleure dans mon coeur 3.

  • Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours aprs la peine
  • Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
  • Les mains dans les mains restons face face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des ternels regards l'onde si lasse
  • Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
  • L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Esprance est violente
  • Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
  • Passent les jours et passent les semaines Ni temps pass Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine
  • Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure

Le Pont Mirabeau Guillaume Apollinaire 4.

  • Le Capitaine Jonathan,
  • Etant g de dix-huit ans
  • Capture un jour un plican
  • Dans une le d'Extrme-orient,
  • Le plican de Jonathan
  • Au matin, pond un oeuf tout blanc
  • Et il en sort un plican
  • Lui ressemblant tonnamment.
  • Et ce deuxime plican
  • Pond, son tour, un oeuf tout blanc
  • D'o sort, invitablement
  • Un autre, qui en fait autant.
  • Cela peut durer pendant trslongtemps
  • Si l'on ne fait pas d'omelette avant.

Le Plican Robert Desnos 5.

  • O toi toi toi toi toi qui dj toi qui pourtant toi que surtout.
  • Toi qui pendant toi qui jadis toi que toujours toi mainenant.
  • Moi toujours arbre et toi toujours prairie moi souffle toi feuillage moi parmi, toi selon!
  • Et nous qui sans personne par la clart par le silence avec rien pour nous seuls tout, parfaitement tout!

Jean TARDIEU 6.

  • Il dit non avec la tte mais il dit oui avec le coeur il dit oui ce qu'il aime il dit non au professeur
  • il est debout on le questionne et tous les problmes sont poss soudain le fou rire le prend
  • et il efface tout les chiffres et les mots les dates et les noms les phrases et les piges
  • et malgr les menaces du matre sous les hues des enfants prodiges avec des craies de toutes les couleurs sur le tableau noir du malheur
  • il dessine le visage du bonheur
  • Jacques PRVERT,Paroles(1945)

7.

      • ...
          • bien aime
      • Rvons,cest lheure
      • Cest lheure exquise .
      • Paul Verlaine

La lune blanche Luit dans les bois; De chaque branche Part une voixsous la rame L'tang reflte, profond miroir, La silhouette Du saule noir O le vent pleure... Un vaste et tendre Apaisement Semble descendre Du firmamentQue l'astre irise 8.

  • Araigne grise,
  • Araigne d'argent,
  • Ton chelle exquise
  • Tremble dans le vent.
  • Toile d'araigne
  • merveillement
  • Lourde de rose
  • Dans le matin blanc!
  • Ouvrage subtil
  • Qui frissonne et ploie,
  • maison de fil,
  • Escalier de soie !
  • Araigne grise,
  • Araigne d'argent,
  • Ton chelle exquise
  • Tremble dans le vent.
  • Madeleine LEY,Petites voix

9.

  • Par les soirs bleus d't, j'irai dans les sent iers ,
  • Picot par les bls, fouler l'herbe me nue:
  • Rveur, j'en sentirai la fracheur mes p ieds .
  • Je laisserai le vent baigner ma tte n ue .Je ne parlerai pas, je ne penserai r ien : Mais l'amour infini me montera dans l' me,Et j'irai loin, bien loin, comme un bohm ien ,Par la Nature, heureux comme avec une f emme .
  • Arthur Rimbaud

10.

  • Petite Piccola vivait avec ses parents dans une chaumire du Midi de la France.Nol tait venu, el tous les enfants mettaient leurs souliers dans la chemine.Mais la mre de Piccola secoua tristement la tte quand Piccola apporta son petit sabor, et le mit dans ltre o le feu staignait de bonne heure, car le pre de la petite fille avait t longtemps malade, et il ny avait presque plus dargent dans la maison.
  • -Ma Piccola, dit sa mre, je ne pense pas quil y ait quelque chose dans ton soulier, demain, Saint Nicolas ne verra pas de fume surtir de la chemine, et il ne descendra pas,croyant quil ny a personne.Si seulement ton pre pouvait trouvet une bonne place!. Nous sommes si pauvres!.Mais Piccola mit tout de mme le sabot dans la chemine, en pensant:
  • Jai t sage tout le temps, et Saint Nicolas est en grand saint; il na pas besoin de voir de la fume pour savoir que je demeure ici, et il peut aussifaire trouver une bonne place papa.
  • Elle arrangea bienle petit sabot, et alla se coucher, et, ds quelle ouvrit les yeux, elle se glissa doucement hors de son lit, pour ne pas rveiller ses parents.Vite, vite, petits pas, elle courut la chemine et regarda son sabot. Et dans le sabot, aussi vrai que je vous le dit, il y avait un pauvre petit moineau, tout peur, blotti tout au fond!.
  • Piccola poussa un cri aigu de joie qui rveilla son pre et sa mre.
  • -Voyez! Voyez! leur cria-t-elle, voyez ce que Saint Nicolas ma apport.
  • Comment le petit moineau tait-il venu l?.Je nen sait rien, mais ce que je sais , cest quil sapprivoisa bien vite et devint le fidle petit compagnon de Piccola.
  • Et peut-tre bien que Saint Nicolas luis mme tait pass par l, car, ds le lendemain, le pre de Piccola trouva une bonne place, et la joie revint dans la maison

11.

  • Un jour, un serpent et une grenouille se rencontrrent.
  • - O allez-vous ainsi, vnrable frre ? demanda la grenouille.
  • Le serpent rpondit avec colre :
  • - Je vais tout droit mon chemin.
  • Le serpent n'ajouta rien, mais la grenouille, qui tait trs curieuse et trs bavarde, demanda encore :
  • - Pourquoi changez-vous de peau de temps en temps ?
  • - Pour me faire beau, grogna le serpent.
  • Et pourquoi remuez-vous la queue comme si vous tiez en colre ? reprit l'imprudente grenouille. Pourquoi votrelangue s'allonge-t-elle comme une flche ? Pourquoi jetez-vous la tte en avant, comme pour effrayer les gens ? Et pourquoi rampez-vous sur le ventre tout le long de l'anne ?
  • Le serpent trouva ces questions fort impertinentes. Il se tourna vers la grenouille en disant :
  • - Et vous, pourquoi vos yeux sont-ils fleur de tte ?
  • - Parce que je suis une grenouille de la plus belle espce, dit-elle.- Et pourquoi tenez-vous la bouche si grande ouverte ?
  • - Parce que j'ai toujours des messages porter, et que je prends part beaucoup de conversations.
  • - Et que faites-vous tout le long du jour ?
  • - Le soir je chante. A minuit j'appelle : " Qui va l ? ". Le matin, je crie : " Qui tes-vous ? "
  • - Eh bien ! je vais vous faire voir qui je suis! dit le serpent et, ouvrant la bouche, il avala la pauvre grenouille.
  • Et cest depuis ce temps-l que les serpents poursuivent les grenouilles et les mangent.