PHILIPPE MANOURY - festival-automne.com · CYCLE DE CREATIONS MICHAEL JARRELL Congruences pause...

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MICH AEL JARRELL MARCO S TROPP A PHILIPPE MANOURY CYCLE DE CREATIONS egnijr de "'"111> '"%, dgf a a- IRCAM ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN PETER EÔTVÔS En coproduction avec la Fondation Total pour la Musique CENTRE GEORGES - POMPIDOU MERCREDI 22 ET JEUDI 23 NOVEMBRE 1989 Document de communication du Festival d'Automne à Paris - tous droits réservés

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Transcript of PHILIPPE MANOURY - festival-automne.com · CYCLE DE CREATIONS MICHAEL JARRELL Congruences pause...

  • MICH AEL JARRELLMARCO S TROPP A

    PHILIPPE MANOURYCYCLE DE CREATIONS

    egnijr de "'"111> '"%,dgf

    a a-

    IRCAMENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN

    PETER ETVSEn coproduction avec la Fondation Total pour la Musique

    CENTRE GEORGES - POMPIDOUMERCREDI 22 ET JEUDI 23 NOVEMBRE 1989

    Document de communication du Festival d'Automne Paris - tous droits rservs

  • CYCLE DE CREATIONS

    MICHAEL JARRELLCongruences

    pause

    MARCO STROPPAlet...fogytiglan

    entracte

    PHILIPPE MANOURYLa partition du ciel et de l'enfer

    PIERRE-LAURENT AIMARD, FLORENT BOFFARD,pianos MIDIEMMANUELLE OPHELE, flte 4 XPIERRE-ANDRE VALADE, flte MIDIDIDIER PATEAU, hautbois

    CORT LIPPE, JAN VANDENHEEDE, NICOLASVERIN, assistants musicauxTechnique IRCAM

    Ensemble InterContemporaindirection PETER ETVS

    L'oeuvre de Michael Jarrell a t commande parl'IRCAM.Les uvres de Marco Stroppa et Philippe Manouryont t commandes par le Festival d'Automne Paris et la Fondation Total pour la Musique, avec leconcours de l'Etat, l'occasion de la clbration duBicentenaire de la Rvolution Franaise.

    Production des concertsFestival d'Automne Paris, Fondation Total pour laMusique. IRCAM, Ensemble InterContemporain.

    MICHAEL JARRELL

    Trente et un ans, Suisse.Etudes au Conservatoire Populaire de Musique de Genve puisstages aux Etats-Unis (Berklee Boston Music School - 1978 /Tanglewood - 1979).Elve de Klaus Huber la Staatliche Hochschule fr Musik deFreiburg-im-Breigsau, et laurat de nombreux prix decomposition (Acanthes - 1983, Ville de Bonn - 1986, Gaudeamus- 1988...).En 1979, Michael Jarrell entreprend la composition d'un opraDrives, qui est cr Genve en 1985. Stagiaire l'IRCAM,boursier la Villa Mdicis Rome, Michael Jarrell a choisiaujourd'hui de travailler en Allemagne.L'Ensemble InterContemporain a dj interprt Trace-Ecartpour soprano, contralto, percussion et double ensemble de huitinstruments.

    CONGRUENCES, crationPour flte MIDI, hautbois, ensemble et lectronique en directPierre-Andr Valade, flte MIDIDidier Pateau, hautboisJan Vandenheede, Nicolas Vrin, assistants musicauxOeuvre ralise l'IRCAM

    Congruences est ma premire exprience avec lectronique.Tout en employant des systmes de type personnels(Macintosch et instruments MIDI), j'ai cherch raliserl'quivalent de certains effets obtenus partir de moyens plusimportants. Cette dmarche sous-entend un grand nombre decommandes et d'actions MIDI (entre autres pour masquer desfaiblesses videntes de ces machines).Pour ce faire, le programme le plus adapt tait incontestablementPatcher (MAX) rcemment dvelopp l'IRCAM par MillerPuckette.Les contrles installs pour les lments lectroniques de lapice doivent tre trs flexibles et

    Les contrles installs pour les lments lectroniques de la picedoivent tre trs flexibles et certains aspects d'interprtation sontassurs par ordinateur. Ce dernier traite donc la partition,organise les matriaux d'aprs les ordres donns par lesmusiciens et gre les instruments MIDI, jouant aussi desmatriaux prdfinis combins en temps rel. Par exemple,quand le musicien donne "une battue", l'ordinateur vrifie letemps courant de manire ralentir ou acclrer le ou leslments. En ce qui concerne l'criture musicale de la pice, laquintessence de Congruences est tire de quelques mesuresd'une oeuvre antrieure Trace-Ecart. Une section a t raliseavec l'aide d'un programme de Composition Assiste parOrdinateur (CAO) dvelopp en Prolog par Francis Courtot l'IRCAM ; je tiens le remercier ainsi que Miller Puckette, mais jevoudrais surtout exprimer ma reconnaissance Jan Vanderheedeet Nicolas Vrin pour leur patience et leur aide sur les nombreuxaspects techniques de la pice.

    Michael Jarrell

    Edition LemoineDure : environ 15 minutes

    InstrumentationFlte MIDI solo, hautbois solo, clarinette, clarinette basse, bassonjouant aussi contrebasson, cor, trompette, trombone,2 percussions, piano. synthtiseur KX 88, alto, violoncelle,contrebasse.

    MARCO STROPPA

    Trente ans, n Vrone, Italie.Etudes de piano, de musique chorale et de composition auxConservatoires de Vrone et de Milan.Marco Stroppa s'initie l'informatique musicale au Conservatoirede Venise et passe un doctorat de recherche en informatique auMassachusetts I nstitute of Technology, Cambridge, USA, grce une bourse de la Fondation Fullbright (1984/86).En 1982, il cre une oeuvre pour orchestre Metabolai, en 1984, ilfait entendre Traiettoria pour piano et bande ralise parordinateur. Suit en 1 989 Hidinefte, soit l'autre face de Traiettoria,pour bande.Marco Stroppa enseigne chaque t au Festival de Szombathely(Hongrie) et collabore des revues musicales.

    ELET...FOGYTIGLANcrationTableaux sur "La Libert" de Ludovico GeymonatPour ensemble clat dans l'espaceOeuvre ralise l'IRCAM

    Vacillante, accanito, (Vacillant, acharn)"Difendere la libert significa difendere il cambiamento, o almenola possibilit di un cambiamento"."Dfendre la libert signifie dfendre le changement, ou, dumoins, la possibilit d'un changement".

    Lancinante, inflessibile, (Lancinant, inflexible)"Moite esaltazioni, per lo pi retoriche, della nonviolenza intensacome bene indiscutibile, sono un segno di ignoranza pi che unfrutto di raffinata sensibilit e di alfa civilt"."Nombre d'exaltations, principalement rhtoriques, de la nonviolence entendue comme un bien indiscutable, sont plus unsigne d'ignorance qu'un fruit de sensibilit raffine et de hautecivilisation".

    5- Scosceso, virulento, (Escarp, virulent)"...la difesa della libert non puo e non deve significare la difesadel modello tradizionale di libert. Anche qui bisogna applicareuna certa fantasia, autenticamente libera, cio non aver timoredella creativit"."...la dfense de la libert ne peut et ne doit pas signifier la dfensedu modle traditionnel de libert. L aussi, il faut appliquer unecertaine fantaisie, authentiquement libre, c'est--dire ne pasressentir la crainte de la crativit".

    L'oeuvreLes trois mouvements prsents ce soir font partie d'une oeuvre,plus labore, en sept mouvements, et correspondent au premier,deuxime et cinquime mouvement du projet final.Inspire par un essai de Ludovico Geymonat (un des philosophesde la science les plus connus) intitul "La Libert", let...fogytiglann'est cependant ni une musique descriptive, ni une musiqued'atmosphre, mais manifeste plutt mes ractions et leurrsonance intrieure la lecture de ce livre.En particulier, ce qui m'a frapp est non seulement la remarquableconcision et la profondeur de la pense de Geymonat, en dpit del'tendue du sujet, mais surtout l'insistance sur le "caractre delutte qui met en vidence la dynamicit" du concept de libert et,par consquent, son indispensable insertion dans le contextesocio-historique concret d'un peuple."La libert n'est pas un tat qu'on peut atteindre une fois pourtoutes ou un tat qui, une fois atteint, ne demande qu' tredfendu. Au contraire, il doit tre perptuellement tendu,approfondi, remis en question. La seule faon de le dfendreest de le soumettre des critiques continuelles ; c'est celled'accrotre sa crativit".Voil donc des lments essentiels que l'on retrouvera dansl'oeuvre : concision (quelques minutes par mouvement), extrmemobilit de droulement du discours musical - qui rclame parailleurs une concentration absolue de la part des interprtes - etsouci d'exploitation totale du rapport entre diffrentes faons de

    produire le son par le geste musical, soit en combinant plusieursinstruments, soit l'intrieur de chacun d'entre eux, pour atteindreainsi un rsultat global plus labor.Tous les mouvements sont prcds par une citation extraite del'un des sept chapitres du livre.

    La technologieL'intervention de la technologie se sifue deux niveaux : un niveaucach et un niveau visible. Le premier est constitu par deuxenvironnements complmentaires de Composition Assiste parOrdinateur (CAO) implments en Prolog par Francis Courtot et enLisp par moi-mme, qui m'ont permis d'engendrer tout le matriauharmonique de base.Le deuxime niveau explore une dimension nouvelle de lasonorisation, que j'appellerai une mise en espace. Il ne s'agit, nid'amplifier tel ou tel instrument, voire tout l'ensemble, pour enquilibrer le niveau avec le contexte (comme dans le cas d'uneoeuvre mixte par exemple), ni de faire dplacer le son d'uninstrument sur plusieurs haut-parleurs. Grce un dplacementspcial et trs rapproch des microphones (de un huit selon lescaractristiques propres de chaque instrument), le rayonnement,(c'est--dire la faon dont l'instrument projette le son autour de lui),est capt et envoy un nombre variable de haut-parleurs par unematrice de commutation pilote par le logiciel Patcher.Un exemple concret permettra d'claircir davantage ce procd :la clarinette utilise un systme brevet par le Belge Dickensheid.Elle possde sept microphones placs quelques millimtres destrous des cls et un microphone situ devant le pavillon. Quand onjoue la note la plus grave, le son sort du pavillon : seul lemicrophone plac devant est actif. Par contre, en jouant la hauteurfondamentale la plus aigu (sol dise mdium), ce sera lemicrophone situ le plus prs de l'embouchure qui recevra lamajeure quantit d'nergie. A chaque hauteur correspond donc unpattern de rayonnement diffrent.En envoyant la sortie de chaque microphone sur huit haut-parleurs, situs de l'arrire de la scne jusqu'au dessus du public,le son de l'instrument semble occuper tout l'espace et s'y dplacerdynamiquement en fonction des hauteurs joues. C'est unvritable clatement indissociablement li la nature del'instrument et, par consquent, l'criture qui acquiert donc unedimension spatiale supplmentaire.Ce procd, d'autant plus efficace que la distance entre la scneet le public est grande, n'est jamais utilis de faon anecdotique. Ilvise obtenir une sonorit globale nouvelle, l-aussicompltement dynamique, intgrant la fois l'instrument, sonrayonnement et l'espace. Pendant le droulement de la pice,grce la matrice et Patcher, plusieurs images spatiales peuventainsi tre enchanes.

    Je souhaite remercier tous ceux (ingnieurs du son, chercheurs,interprtes) qui m'ont permis avec leur collaboration et leursremarques de mener bien cette exploration.

    Le titreProvenant d'un trs court pome du pote hongrois Jnos Pilinski,le titre a t choisi pour ses qualits phontiques et pour sasignification (let...fogytiglan ; jusqu' la fin de...la vie). En fait, si l'ondcide d'crire une oeuvre lie au concept de la libert, il faut, auminimum, s'engager...jusqu' la fin de la vie ! Et puis, ne vivons-nous pas, en ce moment, une deuxime rvolution, celle des paysde l'Est dont la Hongrie est un des principaux acteurs ?

    Marco Stroppa

    InstrumentationFlte jouant piccolo, flte en sol, flte basse, hautbois, clarinette,basson, trompette en si b jouant piccolo et en r, trombone,percussion, piano, violon, violoncelle, contrebasse.

    Edition RicordiDure : environ 15 minutes

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  • PHILIPPE MANOURY

    Trente-sept ans, Franais.Etudes de composition avec Grard Cond, Max Deutsch, IvoMalec et Michel Philippot.Depuis l'ge de dix-neuf ans, Philippe Manoury participe auxprincipaux concerts et festivals de musique contemporaine, puisentre l'IRCAM comme chercheur invit. Il cre alors Zeitlauf,pour chur mixte et treize instruments, bande magntique etsystme lectroacoustique, puis Aleph, pour quatre chanteurs etquatre groupes d'orchestre.L'informatique est pour Philippe Manoury un des outils les plusprometteurs ; il tudie en particulier l'interaction en temps relentre instrument et ordinateur. De ces travaux nat Jupiter,premire pice faire dialoguer un instrumentiste avec unsystme de synthse en temps rel (prix de la meilleureralisation musicale - SACEM 1988), puis Pluton, oeuvre danslaquelle l'instrument engendre et contrle tout l'environnementmusical synthtique qui l'entoure.

    LA PARTITION DU CIEL ET DE L'ENFERcrationOeuvre ralise l'IRCAMPierre-Laurent Aimard, Florent Boffard, pianos MIDIEmmanuelle Ophle, flte 4 XCort Lippe, assistant musical

    La partition du ciel et de l'enfer constitue la troisime pice d'uncycle commenc l'IRCAM depuis 1986 avec Jupiter (pour flteet 4 X) et poursuivi deux ans plus tard avec Pluton (pour piano et4 X). Un quatrime volet (Neptune pour trio de percussions et 4 X)doit voir le jour prochainement. Toutes ces pices ont, entreautres, en commun d'explorer les relations entre instrumentsacoustiques et systme de traitement et de synthse en tempsrel (produit par la 4 X).Dans sa version actuelle, cette oeuvre se prsente comme uneconfrontation des deux pices dj existantes. Deux mondes semettent en rapports continuels l'un avec l'autre : celui de Jupiter(contemplatif, lumineux), caractris surtout par les rgionsaigus et engendr par la flte ; celui de Pluton (agit, sombre),caractris par des processus dynamiques dans les registresgraves et engendr partir des deux pianos. Six partiesconstituent cet ouvrage qui vont explorer diffrentes facettes dece matriau.1 II s'agit ici de confronter deux principes : l'objet (pluttstatique) et le processus (plutt dynamique). Ces principes,hrits d'une tradition musicale assez rcente (qualifie avecplus ou moins de bonheur de "spectrales") sont ici dtourns desfonctions jusqu'alors utilises. Comme on peut tudier l'influencequi est exerce sur diffrents matriaux par immersion dansdiffrents liquides, de mme, le but est ici d'explorer les znesd'influences qu'un contexte donn peut avoir sur des objets, etvice versa. Le processus dynamique (contexte) est unegigantesque amplification de la premire section de Pluton (par lebiais de rgles de rcriture) qui va rencontrer huit objets (en fait,huit spectres synthtiques drivs de la formule initiale deJupiter). A certains moments, la progression des processus estbrutalement stoppe par ces vnements trangers ; d'autres,les spectres pousent la morphologie du contexte avant de servler ; d'autres encore, le contexte se transforme peu peujusqu' devenir un objet, cherchant ainsi crer des zonesd'ambigut formelle sans cesse renouveles. Cette dialectiqueformelle a son quivalent dans la qualit des sons de synthseproduits par la 4 X. Ceux-ci, en effet, sont frquemment"brouills" par un gnrateur de bruit rendant indistinct laperception des hauteurs et la perception harmonique. En rglegnrale, on peut dire que les sons appartenant au monde dePluton oscillent continuellement entre le bruit pur et des timbresfortement moduls, tandis que ceux, issus de Jupiter sont trsclairs quant leur dfinition harmonique.

    2 Une fois traverse cette succession d'objets, les processusse font de plus en plus prolifrants. Ce sont des processusMarkoviensl dj expriments dans Pluton qui sont engendrspar couches, le programme dveloppant en temps rel ce quejouent les deux pianistes, chaque nouvelle intervention dessolistes s'accumulant ce qui prcde. Il s'agit ici de concevoirune musique qui conserve la mmoire de ce qui l'a prcde touten tant en perptuelle volution.

    3 Les systmes prolifrants arrivant saturation, un pisodetrs dvelopp l'orchestre seul (sans la 4 X) achve leparcours. Nous sommes ici dans la fin de la rcriture de lapremire section de Pluton, comme observe au travers d'unmicroscope sans cesse plus puissant. Plus on s'achemine vers lafin de ce processus engendr depuis le dbut, plus l'paisseurstructurelle se fait grande. On peut s'imaginer dans un vhiculeralentissant, nous permettant de voir avec plus de prcision toutela richesse d'un paysage.

    4 De grands traits fuss aux cordes engendrent des objetsverticaux aux cuivres dont le dernier (le plus puissant) est confiaux cuivres synthtiques (produits par la 4 X). Commence alorsun pisode entirement compos en musique de synthseeffectuant la transition entre le tutti orchestral prcdent(conservant, outre le volume sonore, une qualit de sons prochede l'orchestre) et la section suivante dont il annonce, enprmonition, des configurations formelles.

    5 C'est la section Jupiter confie la flte. Les huit spectresprsents au debut sont ici dvelopps en huit sections allantd'un duo de flte 4 X tout l'orchestre. De nombreux emprunts Jupiter sont reprables, superposs des ostinati de cordesrappelant certaines configurations rythmiques propres Pluton.Le rle de la flte est dterminant en ce sens qu'elle contrle lasynchronisation des vnements synthtiques avec l'orchestre,mais agit aussi sur la constitution de ces vnements. En d'autrestermes, on peut dire que la partition de synthse n'est pas lamme lorsque la flte joue ou lorsqu'elle se tait.

    6 Cette dernire section tente de runir les deux universdivergents du dbut en une seule entit. De nombreuses citationsde Jupiter et de Pluton se font de plus en plus explicites ettrouvent leur point d'accord sur l'axe final (Do dise/sol) quiachevait dj les deux pices prcdentes. C'est aussi la sectionla plus exprimentale que j'ai conue jusqu'alors. La 4 X doit eneffet "chantillonner"2 tout l'orchestre, et reproduire cettesquence avec des variations de vitesse et de transposition. Enplusieurs endroits, la squence chantillonne se fige pourlaisser l'orchestre "rel" s'incruster l'intrieur de ces moments.N'ayant pas d'orchestre ma disposition pour exprimenter cescas de figures, j'ai effectu plusieurs tests sur de la musiqueenregistre et d, finalement, m'en remettre ma capacitd'imagination. Du point de vue technique, cette partition est latroisime que je conois partir des dcouvertes dumathmaticien Miller Puckette dans le domaine de l'informatiquemusicale. La 4 X, comme dans Jupiter et Pluton est synchroniseavec les instruments par l'intermdiaire d'un suiveur de partition(tantt les pianos, tantt la flte) et rutilise bon nombre deprogrammes de traitement appartenant ces deux pices. Lanouveaut se situe au niveau du programme de synthse sonoreen temps rel que Miller Puckette a construit pour cette oeuvreDes contrles trs fins sur les spectres, les vibratos, les micro-intervalles, les modulations permettent de passer de simulationsde sons instrumentaux (cuivres, clarinette, flte, pizz...) des sonssans origine connue. Nous avons aussi adapt les thories deJohn Chowning sur la spatialisation pouvant, non seulement fairemouvoir les sons dans l'espace, mais aussi simuler des sourcessitues diffrentes distances des auditeurs. Qu'il soit iciremerci pour sa contribution dcisive l'laboration de cetravail ainsi que Cort Lippe qui m'assista durant toute cetteproduction.La partition du ciel et de l'enfer est ddie Ccile Gilly.

    Philippe Manoury

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  • P.S :11 est dit, dans la mythologie grco-romaine, que, Jupiter etPluton ayant dtrn leur pre Saturne, se partagrent le monde,le premier rgnant sur le ciel, le second sur les enfers. Le mot"partition" est donc prendre plus dans son sens de "partage"que dans l'acception musicale de son terme.

    Note:Les chanes de Markov (du nom du mathmaticien russe qui

    les thorisa) sont des successions d'vnements calculssuivant des lois probabilistes. Dans mon cas, cette probabilit estdfinie par l'intensit avec laquelle un interprte joue unesuccession de sons.

    "chantillonner" ou "digitaliser" se dit de l'enregistrementnumrique d'un phnomne sonore. C'est exactement ce qui sepasse dans les disques compacts.

    Phase Aligned Formants : systme de synthse en temps relpermettant de contrler les hauteurs, spectres, vibratos, niveauxde bruit et modulations d'un son.

    Instrumentation2 pianos MIDI solistes, flte 4X solo, flte jouant aussi piccolo,2 hautbois, 2 clarinettes en la, clarinette basse, 2 bassons dont1 jouant aussi contrebasson, 2 cors, 2 trompettes, 2 trombones,tuba, 3 percussions, synthtiseurs, harpe, 3 violons, 2 altos,2 violoncelles, contrebasse.

    Edition AmphionDure : environ 40 minutes

    Sophie CherrierEmmanuelle OphleLaszlo HadadyDidier PateauAlain DamiensAndr TrouttetGuy ArnaudPascal GalloisJean-Marie LamotheJacques DeleplancqueJens Mac ManamaAntoine CurJean-Jacques GaudonJrme NaulaisBenny SluchinGrard BuquetVincent BauerMichel CeruttiDaniel CiampoliniPierre-Laurent AimardFlorent BoffardAlain NeveuxMarie-Claire JametJeanne-Marie ConquerJacques GhestemMaryvonne Le DizsGarth KnoxJean SulemPierre StrauchFrdric Stochl

    Pierre-Yves ArtaudJrme GaubertJean-Louis 011lchiro NodakaIrina KataevaNathalie BaudoinEduard ValenzuelaMichel Maldonado

    Rgie Ensemble InterContemporainRgisseur gnralRgisseurs d'orchestre

    Rgie IRCAMIngnieurs du son

    Rgisseur gnral

    PETER ETVOS

    N en 1 944 Szekelyudvarhely (Hongrie, aujourd'hui Roumanie).Aprs des tudes l'Acadmie de Musique de Budapest encomposition et la Musikhochschule de Cologne en directiond'orchestre, Peter Etvs devient rptiteur l'Opra deCologne(1967-1968).Il ralise de nombreuses musiques pour le thtre, le cinma et latlvision puis rejoint, en 1966, Karlheinz Stockhausen :productions radiophoniques et tlvises, disques et tournes,participation l'Exposition Universelle d'Osaka (1970).Entre 1971 et 1979, Peter Etvs est ralisateur au studio demusique lectronique de la WDR Cologne, et organise desconcerts avec le groupe Oeldorf (association de compositeurspour la pratique du "live electronic" dans toute l'Europe).Depuis 1974, Peter Etvs dirige la plupart des grands orchestreseuropens. En 1979, Pierre Boulez le nomme directeur musicalde l'Ensemble InterContemporain.Peter Ebtvs est galement principal chef invit de l'OrchestreSymphonique de la BBC de Londres, de 1985 1988.

    ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN

    Musiciens supplmentaires

    flteflte

    hautboishautbois

    clarinetteclarinette

    clarinette bassebassonbasson

    corcor

    trompettetrompettetrombonetrombone

    tubapercussionpercussionpercussion

    piano/clavierspiano/clavierspiano/claviers

    harpeviolonviolonviolon

    altoalto

    violoncellecontrebasse

    flteflte

    bassonpianopiano

    altovioloncelle

    contrebasse

    Marie-Batrice BertrandJean Radel

    Philippe Boses

    Daniel RaguinDidier Arditi

    Xavier BordelaisAlain Jacquinot

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  • LA FONDATION TOTAL POUR LA MUSIQUEET LE FESTIVAL D'AUTOMNE 1989

    Cycle de crations

    La commmoration du bicentenaire de la Rvolution Franaise a fait peu de place auxcommandes d'ceuvres artistiques nouvelles. La Fondation Total pour la Musique a sou-hait honorer l'acte de naissance d'une socit renouvele, par un geste qui souligneque l'avenir de notre culture est toujours, dans sa continuit et ses ruptures, engestation.

    Partageant cette approche avec le Festival d'Automne Paris, la Fondation Total pour laMusique a dcid de s'associer lui dans un important programme de commandes etde crations d'ceuvres nouvelles, de quelques-uns des plus marquants parmi les com-positeurs d'aujourd'hui : Pierre Boulez (Explosante-Fixe) Jean-Claude Eloy (Rosa,Mira... chants de libration pour deux voix solistes de femmes), Helmut Lachenmann(Quatuor cordes), Philippe Manoury, et Marco Stroppa.

    La Fondation donne ainsi une ampleur plus grande, mais aussi plus de visibilit unepolitique dj prouve en faveur de la musique contemporaine.

    Irakna/

    FONDATIONTOTALPOUR LA MUSIQUE

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