Partie 7 - Community and alumni

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    05-Jan-2017
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  • C.G.: Monsieur le Directeur, permettez-moi de vous transmettre dabord les meilleurs vux pour votre anniversaire de la part de toute lquipe du CloseUp. Aprs que les bougies du gteau danniversaire ont t souffles, nous sommes prts entamer notre interview.

    C.G.: Nous aurons lhonneur de publier cette anne le 10e numro (encore un anniversaire !) dun annuaire ou dun year book qui est un peu votre enfant !?

    N.J.: Informer la communaut scolaire sur ce qui se passe au lyce est une n-cessit de premire importance qui me tient cur. Avant le CloseUp il y a dabord eu, dans les annes 1990, un embryon de CloseUp : le LTAM-info qui tait un feuillet dinformation lintention des enseignants. Ensuite, en 2001, il y a eu la publication du premier CloseUp je les ai gards tous et je regrette que ma collec-tion ne couvre pas toutes mes annes au LTAM. Le canal dinformation via crans, qui fonctionnera probablement dici Nol sera la suite logique du LTAM-info . Dautre part, la LTAM TV projete par Anne Diederich sera un prolongement du CloseUp. Il sagit de produire des missions dans le cadre de la branche audio-visuelle de la future section artistique de lenseignement technique. Ces missions pourraient

    tre visionnes sur Internet, qui est le canal dinformation utilis primordialement par les jeunes.

    Enfin noublions pas de citer dans le contexte des m-dias au LTAM, les lves qui sengagent soit au LTAM Ra-dio , o Claudine Thill et Andr Schwarz assurent la pro-duction des reportages, soit dans la rdaction du journal Up2date sous la direction dAntonia Lech.

    INTERVIEW AVEC M. NORBERT JACOBS

    Sionpart,onnestpluslo onat

    Nous en avons t avertis

    il y a quelques mois, donc

    lannonce du dpart la

    retraite de notre directeur

    Norbert Jacobs nest pas venue

    limproviste. Et pourtant

    nous avons os croire quil

    sagissait dune plaisanterie dune mauvaise plaisanterie.

    Mais cette fois-ci, ctait srieux, Monsieur Jacobs allait partir dun

    poste quil avait dtenu pendant 20 ans. 20 ans, cest lge dun jeune

    homme n en 1989. Un jeune homme qui dpasse son ancien

    directeur dune vingtaine de centimtres. 20 ans, cela fait presque

    trois gnrations dlves. Et 20 ans, cheval entre le XXe et le XXIe

    sicle, cela signifie une transition vertigineuse.

    Dpart la retraite oblige, il fallait que le futur retrait subisse

    lpreuve de linterview. Ses tortionnaires taient deux membres

    de lquipe du CloseUp, rejoints par un renfort en fin de sance:

    Christiane Grn, Myriam Rollmann et Nadine Schmitz.

    Monsieur Norbert Jacobs a su faire preuve dun courage

    exemplaire et dune endurance extraordinaire.

    Cela a d tenir au fait que ctait le jour

    de son anniversaire

    130

  • C.G.: Vos dbuts au LTAM nont certes pas t des plus faciles, du fait que vous tiez un Extra-LTAM-estre ?

    N.J.: Jai t nomm directeur au LTAM en 1989 avec la mission de redorer le blason dun lyce qui tait lpoque en perte de vitesse . En effet, le LTAM venait de perdre sa particularit dtre lunique cole des artisans tant donn quil tait dsormais amen partager certaines formations avec le Lyce tech-nique dEsch-sur-Alzette et le Lyce technique dEttel-bruck. Dautre part, le dmnagement de lInstitut su-prieur de Technologie vers le Kirchberg a contribu cette perte de prestige pour le LTAM.

    Venant de lextrieur (javais t directeur ad-joint au LTC avant ma nomination comme directeur au LTAM), je nai pas t le candidat de rve du corps en-seignant, et jen tais conscient. Les relations avec les enseignants - pour la plupart dentre eux, jai t un inconnu - allaient donc tre prudentes . Suite ma premire confrence plnire que javais organise dans le but de me prsenter au plenum et pour faire part de ma vision du dveloppement futur du LTAM, jai sans doute pu faire proue quelques-unes des rticences mon gard. Et pourtant certaines rsistances persis-taient, je les sentais sans savoir exactement do elles venaient. Aujourdhui je sais qu mes dbuts au LTAM jai commis lerreur davoir voulu tre le manager du lyce, davoir cru quil aurait suffi de tirer les ficelles pour que tout fonctionne comme je laurais souhait. Il faut savoir associer les enseignants la gestion de leur lyce cest notamment suite une formation continue lUniversit de St Gallen en Suisse que je men suis rendu compte. Dautre part, et je le perois comme un dsavantage, je nai pas appris le mtier de direc-teur de lyce auprs dun autre directeur de lyce. Jai certes t directeur adjoint au LTC, mais comme le

    directeur tait souvent absent pour des raisons de sant, nous tions deux adjoints grer le lyce sans que personne ne nous ait guid dans notre travail. Ainsi mon apprentissage du mtier de directeur se rsumait pratiquement ce que mavait enseign Pierre Wiseler au Ministre du Travail o jai t directeur adjoint de la Formation professionnelle.

    C.G.: Malgr ces adversits initiales, vous avez pris les choses en mains, et vous avez gr lentreprise LTAM en visionnaire. Je cite, pour vous lancer, laccueil des lves la rentre, la cration du service ducatif, laccueil des nouveaux enseignants

    N.J. : Jai commenc ma mission au LTAM en invitant demble le ministre de lducation Nationale Marc Fischbach et le ministre des Travaux Publics Robert Goebbels pour leur montrer ltat du btiment scolaire. Il tait urgent de procder la rnovation et lagran-dissement de ldifice. Dans le cadre de ces travaux, javais propos de faire transformer lancienne chapelle en salle de confrence des professeurs. lpoque de mon entre en fonction, le corps enseignant ne consti-tuait pas ce quon pourrait appeler un ensemble .

    La cration dune vaste salle de runion conviviale allait y remdier en tmoignant mon respect vis--vis des enseignants.

    De toutes les nouveauts que jai inities, la cra-tion du premier BTS en 1990 (celui du dessin danima-tion) me tient tout particulirement cur. Jusque-l, seule lcole de Commerce et de Gestion avait offert des formations de brevet de technicien suprieur. De-puis 2001, il y a aussi le BTS de loprateur mdia, mais je suis davis qu ce jour, le LTAM aurait d avoir bien plus que deux formations de BTS. En principe, un troi-sime BTS est planifi pour la rentre 2010

    Ct formations, je suis galement fier de la cra-tion du technicien en informatique sous mon gide.

    Ensuite il y a eu louverture de lcole vers lext-rieur. Un premier exemple en est le projet dta-blissement rapprochement cole entreprise dans le cadre duquel certaines entreprises se sont engages accepter nos lves comme stagiaires. Le LTAM de son ct a profit de ces changes pour en apprendre da-vantage sur les comptences exiges de la part des en-treprises.

    Un deuxime aspect de louverture vers lextrieur a t la participation des projets europens tels le projet PETRA ( Technik fir Meedercher, firwat net ? ).

    Il va sans dire que louverture vers lextrieur sest aussi faite via les mdias - et sur ce plan, le LTAM a t un lyce prcurseur. En effet, il a t lun des premiers faire connatre ses projets auprs du grand public par voie de presse.

    INTERVIEW131

  • Je termine mon numration en citant le projet ORIKA, qui a vu le jour au LTAM. Il est une cons-quence logique du projet PETRA car il vise intresser les filles aux professions techniques avant leur entre au secondaire.

    L entreprise LTAM a par ailleurs t fidle sa tradition de promouvoir des membres de son corps en-seignant vers des postes responsabilit lextrieur. Au risque den oublier quelquun, je cite dans ce contexte les anciens enseignants du LTAM suivants: Marianne Gillen (directrice du Lyce technique pour professions de sant), Marc Barthelemy (attach au MEN), Constant Raths (directeur adjoint au Lyce Aline Mayrisch), Marc Fischbach (directeur adjoint au Lyce Josy Barthel), Ro-main Kieffer (attach au MEN), Gilles Estgen (directeur du Lyce technique Joseph Bech), Georges Alff (direc-teur du Centre de Technologie et de lducation), Jerry Kreins (attach la direction au Lyce technique dEt-telbruck), Henri Kox (dput), Michel Margue (doyen lUniversit de Luxembourg), Gilles Belling (attach la direction au Lyce technique Joseph Bech), Michel Pun-del (attach la direction au Lyce Josy Barthel).

    C.G.: Le travail dun directeur de lyce est trs polyvalent. Quest-ce qui vous passe spontanment par la tte, chacun des mots-cls suivants : le directeur et ses lves ?

    N.J.: Les lves sont ce quil y a de plus passionnant dans le mtier de directeur. Ils vont me manquer !

    C.G.: le directeur chef du personnel ?

    N.J.: Il sagit dune relation difficile du fait quon aimerait tre le collgue de chacun des enseignants, mais vu quon est leur directeur, il y a une barrire

    C.G.: le directeur administrateur ?

    N.J.: En principe jaime le travail administratif mais ce travail peut savrer tre un rel calvaire si on a affaire dautres instances tatiques

    C.G.: le directeur chef de chantier ?

    N.J. :Cest passionnant, mais il faut se rendre lvidence quon est toujours en manque de moyens fi-nanciers

    C.G.: le directeur ambassadeur lextrieur ?

    N.J.:Dabord cela a t passionnant, ensuite cest devenu une corve sans doute du fait que jtais fati-gu Certains collgues taient persuads que javais promu le LTAM dans les mdias dans le but de promou-voir ma propre carrire politique Jai fini par envoyer dautres ambassadeurs vers lextrieur : Georges Thilmany et les professeurs ou les lves engags dans tel ou tel projet

    C.G.: Nos lves, jai parfois eu limpression que vous les connaissiez tous de nom. Comment avez-vous fait pour retenir tous ces visages ?

    N.J.: Jai connu effectivement beaucoup dlves par leur nom, cela tait important pour moi. Ensuite il y a une part de bluff Les lves que jai invits un entretien particulier sont ce