Paraissant les Mardis , Jeudis et JEUDI S JUILLET. (N¢° 81 ) 17 E A...

Click here to load reader

download Paraissant les Mardis , Jeudis et JEUDI S JUILLET. (N¢° 81 ) 17 E A NN£â€°E ¢â‚¬â€‌ 1858. POLITIQUE, LITT£â€°RATURE,

of 4

  • date post

    26-Jul-2020
  • Category

    Documents

  • view

    0
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of Paraissant les Mardis , Jeudis et JEUDI S JUILLET. (N¢° 81 ) 17 E A...

  • J EUDI S JUILLET. (N° 81 ) 17 E ANNÉE — 1858.

    POLITIQUE, LITTÉRATURE, INDUSTRIE, CCX61CEK.CE.

    Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES, INSERTIONS LÉGALES ET AVIS DIVERS.

    ON S'ABONNE A SAUMUR , Au bureau, place du Marché-Noir, el chei

    MM. GAULTIER. JAVAUD, MILON , et M"" NiVKm.KT, libraires;

    A PARIS, Office de Publicité" Départementale (Isid.

    FOSTAINB), rue de Trévise, 22, et à l'Agence iet Feuilles Politiques, Correspondance gé- nérale (UA\AS), 3, rue J. RJ. Rousseau.

    Gare de Saumur (Service dYté, «4 mal.) Départs de Saumur pour Paris.

    9 heure 50 minut. mal. Express, lt — 51 — matin. Omnibus.

    6 — ti — soir, Omnibus. 9 — 44 — — Direct-Poste.

    Départ de Saumxir pour Tours. 7 heures 17 minut. malin, Omnibus.

    Départs de Saumur pour Nantes. 7 heures 7 minui. soir, Omnibus. 4 — 32 — — Express. 3 — 47 — malin , Express-Poste. 9 — 48 — — Omnibus.

    Départ de Saumtir pour Angers. 8 heures 2 minut. matin, Omnibus. **

    PRIX DES ABONNEMENTS. Un an, Saumur. 18 f. i> Poste. Ht. » Six mois, — 10 » — 13 » Trois mois, — 5 25 — 7 50

    L'abonnement continue jusqu'à réception d'un avis contraire. — Les abonnements de- mandés , acceptés . ou continués . sans ind i- cation de temps ou de termes seront comptés de droit pour une année.

    CHRONIQUE POLITIQUE.

    Noos croyons ne pas devoir nous écarter de notre réserve, en ce qui concerne la politique du nouveau ministère espagnol ; mais les correspondances de Madrid, en date du 2 juillet , fournissent aujourd'hui quelques indications un peu moins obscures que celles d'hier. « La pensée politique qui a présidé a la formation du ministère O'Donnell . nous écrit-on , est précisément la pensée de 1856 On veut amalga- mer, autant que possible, les éléments des parlis modéré et progressiste tempéré, et gouverner con- formément anx principes les plus libéraux du parti conservateur. On renonce à l'acte additionnel de 1856 pour s'en tenir a la constitution de 1845, dans son esprit libéral , en s'appuyant sur des lois orga- niques. Telle est, en résumé, la pensée fondamen- tale du ministère O'Donnell. »

    Pour réaliser cette pensée , le cabinet actuel au - rail résolu de dissoudre les Cortès et d'en convoquer de nouvelles, après la rectification préalable des lis- tes électorales, mesure dont M. Posada Herrera , miuislre de l'intérieur, avait pris l'initiative dans l'ancien cabinet Pt qui détermina la crise ministé- rielle, la majorité du conseil ne l'ayant pas trouvée légale.

    On attribue, en outre, au général O'Donnell le projet d'organiser en Espagne de grandes divisions militaires, à l'instar de ce qui existe en France; parmi les généraux qui figureraient à la tôle de ces divisions , on cite particulièrement les généraux Concha et Serrano. On pense , enfin , que le gouver- nement de la Reine promulguera, sous peu ib* jours, une promotion de sénateurs parmi lesquels on verra figurer des progressistes et des modérés de toutes les nuances, parmi lesquels on désigne : MM. Roda. Lojan et Santa Cruz. La Gazette de Madrid, du 2 juillet, publie de nombreuses ordonnances royales qui révoquent de leurs fonctions plusieurs gouver- neurs militaires remplacés par différents généraux. Le général Garrigo. entre autres, est remplacé au gouvernement militaire de Madrid . par le général O'Donnell (R. Enrique). D'autres décrets royaux,

    portant la môme date, nomment directeur général de l'artillerie, le lieutenant général Pavia, marquis de Novaliches ; directeur général de l'infanterie, le lieutenant général Antonio Ros deOlauo, marquis d'Almina ; directeur général de la cavalerie, le lieu- tenant général Juan Zabala, comte de Paredes de Nave. Suivent encore des décrets qoi remplacent divers capitaines généraux des provinces. Les plus importants sont ceux qui nomment capitaine géné- ral d'Andalousie, le lieutenant général Juan Zapa- tero y N.» vas, capitaine général actuel de Catalogne, et capitaine général de Catalogne, le lieutenant gé- néral Domingo y Daray.

    Le nouveau cabinet n'accepte pas la démission donnée par le capitaine de l'île de Cuba , José Coucha. Cette décision est toute naturelle , le géné- ral étant frère du maréchal de la Coucha, marquis deDuero, l'un des principaux personnages sur les- quels O'Donnell espère s'appuyer. Quant à M. Istu- ntz , le bruit public , à Madrid , est toujours que cet homme d'Etat sera pourvu de nouveau de l'ambas- sade de Londres. — Havas.

    Une lettre de Vienne , du l« r juillet, adressée à la Gazette de Cologne, constate qu'on a reçu de Tré- bigne, dans cette capitale , une nouvelle télégra- phique qui justifierait les craintes que notre corres- pondance de Triesle exprimait récemment au sujet îles intentions de la Turquie contre le Mouténégro.

    La dépêche télégraphique dont parle la lettre de Vienne porterait , en effet , « que les Turcs prennent toutes les mesures pour attaquer Grahowo et l'oc- cuper. Si celte nouvelle se confirme , ajoute le cor- respondant de la Gazette de Cologne , les affaires du Monténégro en deviendront encore plus compli- quées. »

    Nous espérons, toutefois, que les choses ne se- ront pas poussées aussi loio que semblent le faire craindre ces nouvelles.

    La Correspondance autrichienne annonce , d'après des nouvelles particulières de Raguse, que Kiani- Pacha était parti le 26 juin de Trébigne pour Mos tar et Serajevo . et qoe les consuls de France et d'Angleterre étaient arrivés à Trébigne. La môme

    fruilie dit que rien de nouveau ne s'est passé dans l'Herzégovine. — L. Roniface. (Constitutionnel.)

    DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES.

    Londres , 5 juillet. — Une dépêche télégraphique de Queenstown annonce que le Niagara et le Corgon sont arrivés ce matin dans ce port el que le câble sous-marin se serait rompu à bord de I\ Âgamemnon depuis le 29 juin dernier.

    Rerne, 5 juillet. — L'ouverture de l'assemblée na- tionale de la confédération helvétique a eu lieu aujourd'hui dans le nouveau palais fédéral.

    Il a été procédé à l'élection do bureau do cooseil national. M. Stehlio, du canton de Râle, a été nommé président, et M. Peyer, do canton de Schaf fouse, vice- président.

    La présidence du conseil des Etats a élé déférée a M. Niggeler, do canton de Berne, et la vice prési- dence a M. Rriatte , du caotoo de Vand. — Havas.

    EXTÉRIEUR.

    RUSSIE. — Plusieurs journaux allemands parlent de troubles graves qui auraient éclaté dans une province russe , et sur lesquels un silence calculé ao- rait été gardé ju*qu'ici. Voici les faits , d'après une correspondance de Munich publiée par la Gazette de Cologne :

    « Des lettres particulières, dignes de foi, me permettent de vous donner des détails sur l'insur- rection des paysans en Eslhonie , dont les journaux ont à peine dit quelques mots. Le motif de l'insur- rection est le désir des serfs de devenir libres, saos attendre longtemps encore l'émancipation. Ce qoi se passe maintenant en Esthonie ressemble tout-à fait a notre gnerre des paysans do xvi* siècle. Incen- die des châteaux , massacre des nobles , pillage , etc.

    * Cette insurrection a pris de très-grandes pro- portions, et l'on craint que la Livooie et la Cour- lande no deviennent également le théâtre de scènes pareilles, si la force militaire ne parvient pas à com- primer rapidement la révolte. Mais, jusqu'ici, elle

    L'ÉTOILE MYSTÉRIEUSE.

    .NOUVELLE HISTORIQUE.

    C Suite.)

    Tout désireux qu'il fût de s'approcher de Susannah, Sim , trébucha et resta fiché au milieu de la boutique.

    — Allez , que je ne vous géne pas , dit la mère qui se divertissait de la confusion de sa fille et de la timidité du

    jeune homme. — A propos , ajouta-t-elle , que je vous gronde. — Et pourquoi, Mistriss? répondit Sim , d'un air ef-

    faré. — Avec votre mine de n'y pas toucher, vous êtes un

    rusé , savez-vous? Ah ! vous vous assurez des idées de la fille avant de vous inquiéter 'des volontés de la mère ! Vous mériteriez bien , poursuivit-elle en tapotant sur la joue du jeune homme , que la boutique de la Botte- d'Or vous fût interdite.

    — Je vous en fais mes excuses , Mistriss , mais il m'a- vait semblé j'avais remarqué puis, voyez-vous , miss Susannah était seule à la boutique... vous compre- nez bien , dame Assy? conclut le jeune garçon avec au- tant de clarté qu'il en avait mis dans l'explication.

    — Je vous le dis , Sim , on ne vous donnera jamais

    d'écheveau de fil a dévider ; comme vous embrouillez tout ! mais heureusement je sais deviner. D'abord , que faites-vous de ce gros bouquet ? Ce n'est pas que je sache la sainte Anne patronne des menuisiers et des imagiers ; à moins que vous ne vouliez imiter .Mac-Grégory , qui a toujours des fleurs à sa boutonnière.

    — Comme vous le tourmentez, mère? se hasarda à dire Susannah cramoisie, et d'un accent troublé qui don- nait une nouvelle séduction à sa voix argentine.

    — Voyez-vous le grand malheur! répliqua gaiement

    Assy; mais, puisqu'on l'exige, voyons, Sim, donnez voire bouquet.

    Le tailleur d'images s'avança assez gauchement et dé- posa ses fleurs sur la grande table qui servait de comp-

    toir. — Ah ! je suis bien heureux . miss Susannah , se déci-

    da-t-il à dire avec un gros soupir pendant qu'Assy allait chercher un vase pour y planter le bouquet. Votre mère

    est une bien brave mère. — Je vous l'avais dis, master Sim, le jour où vous

    m'avez déclaré ce que j'avais bien deviné.