Paraissant les Mardis , Jeudis et .H — 51 —...

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Transcript of Paraissant les Mardis , Jeudis et .H — 51 —...

  • JEUDI 2/i SEPTEMBRE. 16E ANNE 1857.

    POLITIQUE, LITTRATURE, INDUSTRIE, COOCERCE.

    Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES , INSERTIONS LGALES ET AVIS DIVERS.

    ON S'ABONNE A SAUMUR,Au bureau, place du March-Noir, et chez

    MAI. GACLTIF.B, JAVAUD, MILOK , et M"'NIYERI.KT , libraires ;

    A PARIS,Oiicc de Publicit Dpartementale (Isid.

    FONTAINE), rue de Trvise, 22, et l'Agencedes Feui'les Politiques, Correspondance g-nrale (HTAS), 3, rue J.-J. Rousseau.

    Gare de fanmar (Service d't, I ER juin.)Dparts de Saumur pour Paris.

    9 heures 50 minut. malin, Express.H 51 Omnibas,

    6 soir. Omnibus.9 _ 23 Direct-Poste.

    Dpart de Saumur pour Tours.

    1 heures 27 minut. matin, Omnibus.

    Dparts de Saumur pour Nantes.

    G heures 49 nunut. soir, Omnibus.4 32 -- Express.

    '4 i rnaliu, Express-Poste.10 - 28 Omnibus.

    Dpart de Saumur pour Angers.

    8 heures 2 minut. malin, Omnibus.

    PRIX DES ABONNEMENTS.Un an, Saumur, 18 f. Poste, 24 f. Six mois, 10 13 Trois mois, 5 85 7 50

    L'abonnement continue jusqu' rceptiond'un avis contraire. Les abonnements de-mands, accepts, ou continu* . sans indi-cation de temps ou de termes seront compt*de droit pour une anne.

    CHRONIQUE POLITIQUE.

    Nous n'avons rien reu de Loodresaujourd'bui, ocomme on le sait les journaux ministriels s'effor-aient samedi de persuader que les nouvelles offi-cielles, apportes par la malle de Calcutta , taientplus favorables que celles transmises par le tlgra-phe.

    Nous n'avons donc pas, pas la voie d'Angleterre,de nouveaux renseignements sur les Indes; maisnous eo trouvons dans plusieurs journaux tran-gers, qui sont loin de diminuer la gravit de la si-

    i tuation.Ainsi , le correspondant de Y Indpendance belge

    Calcutta , lui crit de cette ville, le 8 aot , quetous les rgiments dans le Punjab , l'exceptiondo trois, ont d tre dsarms cause de l'espritqui les anime. Les rgiments dsarms sont le 5", le16*, le 24. le '26e, le 27e , le33 e, le 35e, Ie49% le 59 e,le 62e, le 64e et le 69", ainsi que le 10e de cavalerielgre. Tous ces rgimeutsauraient livr leurs armessans difficult , l'exception du 14 qui a vivementrsist et en dfinitive s'est fait hacher eu mor-ceaux. Pas un homme sur 5 n'aurait chapp dansce massacre. D'autres rgiments du Punjab. aunombre de cinq, se seraient spontanment dbandsel disperss dans toute la contre.

    Ces nouvelles sont d'autant plus mauvaises qnele Punjab est voisin des provinces du nord nouvel-lement soumises aux Anglais, el dont les habitantssoul toujours en fermentation. Le Punjab tait resttranquille jusqu' prsent.

    Les journaux de Hambourg ont eu , de leur ct ,des nouvelles qui ne confirment gures ce que l'onmandait hier de Londres au sujet du gnral Have-lock. Ce gnral, crit-on, de Hambourg, auraiteu une retraite dsastreuse en se repliant sur Cawn-pore ; il aurait perdu des convois de vivres, desblesss et des malades avant de pouvoir rentrerdans ses cantonnements.

    Nos lecteurs savent qoe le gouvernement des In-des a impos la censure aux journaux de ses pos-sessions; il ne s'est pas content de cette mesure ,car il a interdit l'usage, non-seulement des presses

    typographiques, mais aussi des petites presses au-tographiques dont se servent les maisons de com-merce pour la reproduction de leurs circulaires.Uoe lettre des Iudes, insre dan un des principauxjournaux des ports du Nord, le Prcurseur d'An-vers, signale, en effet, cetle dfense du gouverne-ment anglais.

    Si l'on eo croit les renseignements que nous re-cevons d'Allemagne , l'espce de conflit qui s'laitlev entre l'Angleterre el la Porle-Ollomane ausujet de la possession de l'le de Perim , serait bienprs d'tre arrang; l'Angleterre, pour en finir, of-frirait la Porte une indemnit pour la faire re-noncer ses prtentions. Quoiqu'il en soil, le gou-vernement a fait distribuer a ses gents, l'lrau-ger, unenote cirrolaire dans laquelle il rpond laprotestation que la Porte a fait rcemment distri-buer l'occasion de l'le de. Perim.

    Les correspondances de Berlin dclarent positi-vement aujourd'hui que le roi de Prusse n'ira pas aStutlgard. Depuis le 23 septembre jusqu'au 1 er oc-tobre , Frdric-Guillaume sjournerait a Muskau ,o il doit se trouver avec plusieurs membres de safamille.

    Malgr toutes les assertions contraires , il est con-firm aujourd'hui, par les dernires nouvelles re-ues de Madrid, que la crise ministrielle esl com-pltement termine en Espagne. Le gnral Ler-suodi lui-mme ne sera pas remplac, non plus queM. Marfori, gouverneur civil de Madrid. L'tat desaffaires est, du reste, salisfiisaot daus la Pninsule,o les impts reutrent bien et o les rcoltes delous genres sont maguiliques. Le dcret de con-vocation des Coi lis esl toujours attendu , au pre-mier moment, dans la Gazette officielle. Havas.

    On crit de Port-Louis (le Maurice) , le 15 aot ,que les transports Pottinger et Lady Jocelyn avaientmouill sur rade la veille, venant de Calcutta. Cesdeux navires devaient embarquer des troupes et re-tourner aussitt dans l'Inde.

    Le gouverneur avait fait publier un avis portantqu'un bureau d'engagements allait tre ouvert dans

    la colonie, et que de grands avantages seraient ac-cords ceux qui voudraient entrer dans l'armedes Indes.

    Nous avons donn, il y a quelques jours, desnouvelles favorables de nos tablissements de l'Iodejusqu'au 30 juillet.

    Une lettre crite de Pondichry le 12 aot, quele Pays reoit aujourd'hui, nous apprend que lasituation jusqu' celle date continuait .1 dire bonne.Plusieurs familles trangres qui avaient cherchun refugesur notre territoire, venaient de s'embar-quer pour l'Europe.

    FAITS DIVERS.Un crit de Chlons au Moniteur la date du 20

    septembre 1857, 5 heures 15 m. du soir :S. A. B. le duc de Cambridge assistait la ma-

    nuvre que l'Empereur a commande commue lesprcdentes. Le temps tait superbe et les mouve-ments ont l bien excuts. Le lendemain samedi ,de bonne heure, il y a eu tir la cible pour l'infan-terie et tir au polygone pour l'artillerie. L'Empe-reur et le prince se sont rendus ces exercices quiont donn des rsultats Irs-salisfaisauts. Dans l'a-prs-midi , le prince dsireux de tout voir est monta cheval avec ses aides-de-camp et a visit lescamps dans tous leurs dtails militaires et adminis-tratifs.

    Aujourd'hui dimanche, la messe a l clbreavec une grande pompe, et dite par M&r Menjaod ,le premiej- aumnier de l'Empereur. Les troupes,en grande tenue, ranges autour de l'aulel, la cava-lerie a cheval, l'artillerie avec ses pices atteles,offraient le spectacle le plus grandiose. Aprs l'of-fice divin , la garde impriale a dfil devant l'Em-pereur et S. A. R. le duc de Cambridge, au milieud'un coucuurs considrable de visiteurs venus deParis et des villes voisines.

    Demain lundi, le corps d'arme lve le camp etsimule une marche en avant et va bivouaquer sor laSuippe.

    L'Empereur quittera le camp de Chlons le 23,

    MADEMOISELLE DE CARDONNE.

    C Suite.)

    Quand Dessalines se rveilla, la tte lourde des fu-mes du vin, et le cur mu du souvenir de M"* deCardonne, sa captive, un de ses aides-de-camp lui

    annona qu'un officier de Toussaint -Louverture ve-

    nait d'arriver au palais et demandait tre pr-

    sent Son Excellence.

    Qu'il vienne! cria Dessalines avec mauvaise humeuret las-itude ; puis il marmotta entre ses dents : Encoreun ordre de ce chenapan... Ah ! bientt ce sera mon

    tour de le faire obir , et il verra!

    Le messager du dictateur entra dans la chambre ou legnral gouverneur achevait sa grasse matine.

    Que dsire le grand chef? demanda Dessalines avec

    un affreux billement qui mit nu ses dents pointues etblanches comme les crocs d 'un molosse. Le dictateurvous fait prier, Excellence, de mettre en libert ce sergentfranais qu'il avait confie votre garde; je suis charg de

    le conduire aujourd'hui mme au Cap.Vous entendez ,colonel ? dit Dessalines s 'adressant un aide-de-camp ;qu'on me dlivre de cette canaille... Pour peu que le ser-gent Martial soit chrtien, il peut brler un cierge chaque saint du calendrier , car c'est miracle , pour unFranais, de sortir vivant d'entre mes mains. Est-cetout ? C 'est tout, Exoellence , rpondit l'officier qui

    la question s'adressait ; le grand chef sera dans quatre

    ou cinq jours Saint-Marc. Dites-lui que je m'en r-

    jouis... Allons, vous autres, laissez-moi dormir, j'ai en-

    core sommeil.

    I.e messager se retira en saluant jusqu' terre.

    Excellence , dit l'aide-de-camp , arrt sur le seuil

    de la porte, l'un de vos ngres de l'habitation Sainte-

    Rose est arriv ici de grand matin ; il demande vous

    communiquer une affaire pressante. Qu'il attende ou

    plutt qu'il vous raconte cette affaire, vous m'en parlerez

    ce soir. Il s'est refuse mes questions. Alors, qu'on

    lui donne un quatre-piquets et qu'il aille se promener:

    le quatre-piquets lui apprendra quitter son poste sans

    autorisation , et la promenade lui fora du bien.

    Enchant de tout l'esprit qu'il avait, le gouverneur de

    Saint-Marc se vautra dans son lit, d'o il ne sortit qu'

    l'heure o son estomac cria famine.

    XXI.

    Pendant que ces vnements se passaient aux Tama-

    rins , Sainte-Ro*e et Saint-Marc , le capitaine Mey-

    nanl el Caton Martial passaient de vilains moments dans

    l'un des cachot- du palais du gouverneur. Meynard n'a-

    vait pas a 1 tendu longtemps l'explication de sa subite in-

    carcration ; Dessalines tait venu le voir en secret, et

    lui avait fait entendre que cette captivit tait ncessaire

    la conduite du complot tram contre le dictateur. Lecapitaine n'avait mieux faire que de se Laisser persua-

    der; aussi, loin de s'opposer cette politique un peu

    brutale , il l'approuva.

    Cependant , avait-