Paraissant les Hardis , Jeudis et ... Six mois, ¢â‚¬â€‌ 10...

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    10-Mar-2020
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  • SAMEDI 7 MARS. N° 29 16 E ANNÉE —

    POLITIQUE, LITTÉRATURE , INDUSTRIE, COMMERCE.

    Paraissant les Hardis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES, INSERTIONS LEGALES ET AVIS DIVERS.

    ON S'ABONNE A SAUMUR, Au bureau, place du Marché-Noir, ni chez

    MM. GAULTIER, JAVAUD, GODFROY, el Mlle

    NIVKRLET, libraires ; A PARIS,

    Olîice de Publicilé Départementale (Isid. FONTAINE), rue de Trévise, 22, et à l'Agence des Feuilles Politiques, Correspondance gé- nérale (HAVAS), 3, rue J.-J. Rousseau.

    Gare de Saumur (Service d'hiver , 20 oct.) Départs de Saumur pour Nantes.

    G heure» 29 minut. soir, Omnibus. 3 — 45 — — Express. 3 — 20 — matin, Express-Poste.

    10 — 23 — — Omnibus. Départ de Saumur pour Angers.

    8 heures 2 minut. matin , Omnibus.

    Départ de Saumur pour Paris.

    2 heures 12 minut. soir, Express, li — 51 — malin, Omnibus.

    6 — 6 — soir, Omnibus. 9 — 20 — — Direct-Poste.

    Départ de Saumur pour Tours.

    7 heures 27 minut. matin, Omnibus.

    PRIX DES ABONNEMENTS. Un an, Saumur. 18 f. » Poste. 24 f. » Six mois, — 10 » — 13 » Trois mois, — 5 25 — 7 50

    L'abonnement continue jusqu'à réception d'un avis contraire. — Les abonnements de- mandés, acceptés, ou continués, sans indi- cation de temps ou de termes seront comptés de droit pour une année.

    CHRONIQUE POLITIQUE. La première réunion des plénipotentiaires, pour

    l'affaire de JXeuchàtel , a eu lieu jeudi au ministère des affaires étrangères, sous la présidence du comte Walewski.

    Les représentants de la Prusse el de la Suisse n'ont point assisté à cette séance préparatoire.

    ( Constitutionnel. )

    Le traité de paix entre l'Angleterre et la Perse a été signé, mardi soir, a Paris, par lord Cowley et Ferruck-Khao. (Idem.)

    VExpress annonce qu'un conseil de cabinet s'est réani hier , à deux heures, au grand complet. Lord Palmerston a eu dans la journée une longue confé- rence avec le comte de Granville, et une autre avec M. Cowper, v ice-président du couseil privé. Aucun des ministres, à l'exception de M. Baines, n'a siégé hier à la chambre ; la plupart étaient en conférence les uns avec les autres.

    Le Sun dit que le conseil de cabinet , tenu à la ré- sidence de lord Palmerson dans Downing-street, s'est terminé à trois heures et demie , et qu'à cinq heures un quart le noble lord premier ministre est parti pour Windsor où il a dû avoir une conférence

    avec la reine.

    DÉPÊCHES TÉLÉGBAPHIQUES.

    « Londres , le 5 mars. — Lord Palmerston est à Windsor depuis hier soir.

    » Tous les journaux s'accordent pour dire qu'il demandera à la Reine l'autorisation de dissoudre le Parlement dans le mois de mars. »

    « Londres , le 5 mars. — Le Morning-Post croit qu'à la suite d'un conseil tenu par le cabinet , il a été décidé que lord Parlmerslon demanderait à la Reine de dissoudre le Parlement , etqu'il n'y a plus qu'à attendre la résolution de Sa Majesté.

    » Le Morning Advertiser à\\. que la dissolution du Parlement aura lieu immédiatement, et que le nouveau Parlement voterait le budget. La cité de Lundi e , selon le même journal , doit faire une dé-

    monstration de confiance à l'égard de lord Palmers- ton.

    » Le Times considère la dissolution du Parlement comme impossible si la Chambre des communes ne vole pas les fonds nécessaires aux services public.

    » Le Daily -News prétend que lord Palmerston pourra rester, mais à la condition de changer sa po- litique. »

    « Madrid, 4 mars. — Les nouvelles de la récolte sont excellentes »

    « Berne, le 5 mars. — Neuchâlel est tranquille et les royalistes paraissent avoir renoncé à leurs provocations.

    » M. Gordon, ministre d'Angleterre, a visité le canton de Neuchâlel; à Chaux-dc-Fonds , il a été fêté par les autorités républicaines. »

    « Triesle, 5 mars. — Les nouvelles de Constan- tinople , sont du '27 février. Le premier el le second intendant , ainsi que le trésorier du Sultan , ont été exilés.

    » 3,000 Russes de Seirran sont entrés à Tébriz et se disposeraient à aller à Téhéran. Uuo autre co- lonne marcherait vers le Faristan.

    » Les dépêches d'Athènes, du '28 , annoncent que les troupes d'occupalion alliées, ont évacué la Grèce.» — Havas.

    EXTERIEUR.

    SOISSE. — On écrit de Berne, le 1 er mars : « Les correspondances publiques et particulières

    s'accordent à dire que le canton de Neuchâtel s'est trouvé, toute la semaine dernière dans une agita- tion fiévreuse. On craignait généralement une in- vasion royaliste. Dans le val de Travers, on sonna le tocsin dans la nuit du 26 au 27 février ; ailleurs on baltit la générale, partout on fit le service de garde avec le plus grand soin. On assure que le gouvernement a des pièces en mains qui prouvent que les émigrés oi t fait des enrôlements à l'étran- ger. Ou désigne comme chef du mouvement pro- jeté le pasteur Gaguebin et le juge Humbert, qui sont revenus ces jours-ci de Berlin. Le chef po-

    litique du complot serait le référendaire prus- sien Werdeblen , fils du comte de ce nom, et qui dirigeait aussi le complot du 3 septembre. M. de Gulieu aussi reparaît sur la scène. On dit qu'on a trouvé des inslructions signées de lui. La partie radicale du canton célèbre aujourd'hui l'anniversaire de la révolution de 1848. La Chaux de-Fonds se prépare surtout à faire une grande manifestation à celle occasion pour imposer aox royalistes de la frontière. » — Havas.

    PBLSSE. — Ou nous écrit de Berlin , le 3 mars. On garde toujours le silence, dans les cercles

    officiels , sur le contenu de la réponse danoise. C'est de Copenhague et non de Berlin qu'on annonce qne le Danemark repousse les demandes de la Prusse et de l'Autriche, et cette version, tonte favorable au Danemark, n'a rien de positif. Suivant la Nouvelle Gazette de Prusse, la note parlerait d'une union réelle qui existerait entre le Danemark et les du- chés ; mais, de fait, il n'existe entre ces pays qu'une union personnelle, tenant à la dynastie qui régit l'un el les autres, et il sera difficile au cabinet da- nois de prouver sa prétention opposée à tout le droit historique.

    Le sort de la loi du divorce est décidé dès au- jourd'hui, bien que la chambre ne doive voter qne déniait), à l'appel nominal, sur l'ensemble du pro- jel. Le député Rbodeo avait proposé on amende- ment appuyé par ses amis du parti catholique, et aux termes duquel la loi ne devrait pas être appli- cable aux catholiques. Si cet amendement avait été adopté , la loi devait passer certainement, parce qne lors du vole définitif, les catholiques auraient donné l'appoint. Mais l'amendement a été repoussé, au- jourd'hui , par 209 voix contre 76 , et il en a été do môme des autres amendements proposés , sous di- verses formes, par les catholiques, pour arriver au même résultat. Nous verrons donc demain le rejet de celte loi , préparée avec tant de soin. Le pays n'eu sera pas mécontent, car elle était très-impo- pulaire.

    D'après les derniers arrangements , le prince Frédéric-Guillaume se rendra, ao mois de mai, avec ses parents, à Londres , ou doivent avoir lien

    LE CHATEAU DE BIONTBRUN. (Suite.)

    Le sire de Nexon , après avoir donné ses ordres, re- vint se placer respectueusement à côté de Duguesclin. Ce-

    lui-ci, toujours préoccupé du récit fait par le routier un instant auparavant , demanda au chevalier- avoué de So- lignac s'il avait eu connaissance de cette autre troupe qui rôdait dans le voisinage. Mais le sire de Nexon. au lieu de donner aucun éclaircissement, manifesta une vive inquiétude à cette nouvelle.

    — De par saint EIol ! s'écria-t-il , c'est sans doute la garnison de Lastours qui chevauche pour secourir le sei- gneur de Montbrun... Si cela est nous perdrons beaucoup de temps et beaucoup de monde avant de nous rendre maitredu manoir! — Décidementce nepeut être la garni- sonde Lastours, répliqua Bonne-Lance ; j'ai arrêté moi- même le messager chargé de porter l'ordre du baron , et on n'a eu là-bas ni assez de temps ni assez de loisir pour en expédier un second... Non , non , croyez-moi , ce doit être un parti d'Anglais envoyé par le prince de Galles ou le duc de Lancaslre , à supposer que le baron ait fait secrètement sa soumission au roi d'Angleterre. — Cela serait contraire à ce que me disait hier le sire de Mont- brun lui-même , répliqua Bertrand d'un air pensif, et cependant , capitaine Bonne-Lance , vous devez avoir

    raison ; l'Anglais seul peut se trouver de ce côté ; les Français sont trop loin , et ils n'oseraient s'aventurer dans ce pays ennemi fih bien , pardieu, Anglais ou non, qu'importe? nous sommes prêts à les recevoir. — C'est cela , Monseigneur , s'écria Bonne-Lance ; mais nous devons être près de l'endroit où sont cachés mes louveteaux ! Je vais les appeler, car ils seraient trop mécontents s'ils ne se trouvaient pas à la fête qui se pré- pare !

    Portant à ses lèvres un cor d'ivoire suspendu à son cou,Jl en tira quelques sons clairs et aigus. Des cla- meurs lointaines sortirent aussitôt de la profondeur du bois.

    — Les entendez-vous, reprit Bonne-Lance d'un ton de gaieté ; jamais nichée de loups n'a mieux connu le hur- lement de sa mère que ces coquins ne connaissent le son de mon cornet... Attention ! nous allons les voir paraî- tre, et ils pourraient montrer les dents à la compagnie...

    Comme il achevait de parler, les routiers parurent en effet sur la lisière du bois. Le capitaine avait eu raison de s'avancer au-devant d'eux pour les con