Otto Dix - edouard-lucas.clg.ac- · PDF fileLa Guerre est une œuve d'Otto DIX, peinte...

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Transcript of Otto Dix - edouard-lucas.clg.ac- · PDF fileLa Guerre est une œuve d'Otto DIX, peinte...

  • Otto Dix Der Krieg, 1929-1932

    La Guerre

  • Dix venait dune famille de proltaires. Il naquit le 2 dcembre 1891 Untermhaus en Allemagne. Son pre travaillait dans une fonderie. Sa mre qui travaillait la porcelaine, crivait des pomes et un neveu (Fritz Amann)qui tait peintre la fortement marqu durant sa jeunesse. Il frquenta lEcole de Beaux Arts de Dresde entre 1909 et 1914. Plusieurs mouvements artistiques lont nourri (Le symbolisme, limpressionnisme, le cubisme, Van Gogh et surtout les expressionnistes allemands (Die Brucke). Ses premires peintures sont proches de la peinture allemande u 16 sicle. Ds le dbut la citation duvre devient llment moteur de ses uvres.

    Son style est remarquable par la violence des coup de pinceaux, sa ligne est essentiellement dynamique. La lumire y devient substance matrielle dans lpaisseur du geste. Il ne sengage dans aucun parti politique . Jai peint des images de guerre pour conjurer la guerre Tout art est conjuration La conjuration est ici une forme de libration. Toute son uvre est btie sur le thme dEros et Thanatos (vie et mort)

  • Le symbolisme Odilon Redon : Le Christ 1878

    Plusieurs peintres lont influenc

  • Limpressionnisme Edouard Monet Soleil levant 1872

  • Le postimpressionnisme Vincent Van Gogh: Loreille coupe 1889

  • Le cubisme Pablo Picasso : Guernica

    1937

  • Expressionnisme Allemand Edvard Munch Le cri 1893

  • (Panneau central 204x204 cm, panneaux de ct 204x102cm)

  • La Guerre est une uvre d'Otto DIX, peintre allemand, engag volontaire au dbut du conflit de la premire guerre mondiale et qui en revient rvolt et pacifiste. Cette uvre est donc celle d'un homme qui a vcu l'horreur et l'inhumanit de la "Grande Guerre" et qui tmoigne de son exprience de soldat en reprsentant un champ de bataille o la mort et la cruaut rgnent en matres. Otto DIX ralise La Guerre entre 1929 et 1932 c'est dire plus de dix ans aprs l'armistice, une priode o les ides nationalistes trouvent de nouveau une place en Allemagne et o les gens commencent oublier les terribles souffrances apportes par la guerre. C'est dans ce contexte particulier que le peintre ralise cette uvre afin de rappeler l'extrme brutalit et la sauvagerie vcues pendant le conflit.

  • Cette uvre compose de trois panneaux principaux est appele triptyque*, elle rappelle la forme des retables** de la Renaissance que le peintre n'a pas choisie par hasard puisqu'il voque avec son triptyque une uvre majeure de la Renaissance : Le retable d'Issenheim de Mathias GRNEWALD

  • Son uvre la plus clbre est le Retable d'Issenheim, pice matresse des collections du Muse Unterlinden de Colmar

    Partie du Retable dIssenheim V. 1512-1515, huile sur bois, Muse Unterlinden, Colmar.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Retable_d'Issenheimhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Unterlindenhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Unterlindenhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Colmar

  • Aspect monumental !

  • Partie du Retable dIssenheim V. 1512-1515, huile sur bois, Muse Unterlinden, Colmar.

  • Grard Titus Carmel Suite Grnewald 2009

  • DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION GRARD TITUS-CARMEL AU COLLGE DES BERNARDINS 19 MARS 7 JUIN 2009

    Le Collge des Bernardins accueille dans la grande nef la Suite Grnewald de Grard Titus-Carmel, une srie de cent soixante uvres prsente pour la premire fois.

    Cette srie est inspire de la Crucifixion du retable dIssenheim peint par Matthias Grnewald au dbut du XVIe sicle et conserv au muse dUnterlinden Colmar.

    Elle est compose de cent cinquante neuf dessins de dimensions identiques et dune grande peinture, raliss entre juin 1994 et juin 1996. Lartiste se livre une vritable entreprise de dconstruction de la dramaturgie du tableau en isolant les figures puis certains dtails tels que les mains, les pieds et le torse du Christ, les mains et les plis de la robe de Marie-Madeleine, le bras droit de saint Jean-Baptiste... Il ralise ce tra- vail dexploration et danalyse de luvre laide de techniques varies : fusain, mine de plomb, craies, pastel, encre, aquarelle, peinture acrylique et papier coll.

    Cette srie est comme un cheminement qui nous permet dapprocher la vision de lartiste ; Titus-Carmel nous livre ses recherches, ses questionnements, son travail sur les formes. Il sagit bien dune succession et non dune progression ; la grande peinture nachve pas la srie mais laccompagne et nen retient dailleurs que quelques propositions plastiques.

    Titus-Carmel propose une suite qui soffre comme une longue mditation. La Suite Grnewald devient ainsi, au terme de ce long travail de peinture et de dessin, une interrogation sur les enjeux mmes de la reprsentation.

  • Dans le retable d'Issenheim (dtails reproduits ci-contre) il est aussi question de mort et de souffrance puisque le panneau central de celui-ci est la reprsentation d'une crucifixion (c'est dire du Christ sur la croix) que GRNEWALD choisit de peindre sans rien voiler de la dchance du corps crucifi : corps amaigri, dform, creus par la douleur, chairs grises et meurtries par les clous, sang, pustules.

  • . Ainsi, en utilisant la forme du triptyque Otto DIX cite trs directement le retable d'Issenheim et par cette vocation ajoute une strate d'horreur l'horreur dj reprsente dans son uvre.

  • Triptyque : uvre en trois parties

    Retable : Dans une glise, tableau plac sur un autel et sur lequel sont reprsents les pisodes de la vie du Christ et des saints. C'est la Renaissance que le retable peint fait son apparition (il peut galement tre sculpt).

    Prdelle : C'est la partie infrieure du retable

    Un peu de vocabulaire

  • DESCRIPTION I. Les lments iconiques (ce qui est reprsent) Panneau de gauche : des soldats en armes portant sac au dos (il est possible d'identifier l les armes et l'uniforme ports par les poilus) tournent le dos au spectateur et marchent dans la brume, ainsi ils forment une arme humaine sans visage et sans identit, masse aveugle avanant d'un mme pas vers le front et ses atrocits.

  • Panneau central : Alors qu'aucun dcor n'est reprsent dans le panneau de gauche, l'arrire plan du panneau central est occup par la reprsentation de ruines : restes de maisons croules ou calcines, paysage dsertique au sein duquel aucune trace de prsence humaine ne subsiste, vocation des ravages causs par les bombardements (Cf. Verdun)

  • Au premier plan c'est la tranche dans toute son horreur et son inhumanit qui est voque : (en bas droite) amoncellement de corps dchiquets et viscrs (bombardements) surplomb par un cadavre aux yeux vides, la bouche ouverte d'o jaillit un vers et la peau parseme de pustules qui voquent tout la fois le Christ de Mathias GRNEWALD mais aussi les conditions d'hygine abominables dans lesquelles ont vcu les poilus dans les tranches (maladies, pidmies).

  • Ce cadavre tend une main, tentative dsespre d'obtenir de l'aide dans un univers d'o l'humanit a disparu, son appel l'aide reste suspendu dans le vide. Au dessus de cet amas de viscres et de corps flotte un squelette embroch sur un rsidu d'architecture (citation indirecte du christ crucifi) et qui dsigne de son doigt la mort et la barbarie qui s'entassent plus bas. Quasiment invisible, gauche de l'image un unique survivant assiste la scne, statufi par sa cape qui le prive de ses bras (et donc de toute action), visage et regard dissimuls sous son masque c'est un personnage passif et sans identit, ptrifi par l'inhumanit dont il est le spectateur, il est son tour comme priv de son humanit.

  • Panneau de droite : Ce panneau contient un autoportrait, Otto DIX se reprsente en sauveur transportant dans ses bras un soldat bless. Ce personnage de sauveur se distingue de tous les soldats reprsents dans le triptyque : c'est le seul qui fait face au spectateur et qui avance (avec une grande dtermination) vers le premier plan, le seul aussi qui possde la capacit de voir (et quelle intensit dans ce regard !) enfin il est galement l'unique personnage de cette scne qui ne porte pas l'uniforme complet du soldat : ni casque, ni masque, ni arme, ce "sauveur" avance dcouvert ne craignant pas l'attaque ennemie et n'tant pas soucieux non plus de se dfendre.

  • Prdelle : Panneau infrieur au format rectangle allong : le peintre inscrit dans ce format la reprsentation de ce qui semble tre un caveau ou un cercueil collectif : des soldats allongs voquent le corps du Christ mort reprsent dans la prdelle du retable d'Issenheim

  • II Les lments plastiques (les moyens utiliss pour raliser une uvre)

    La Guerre est une peinture lhuile ralise sur des panneaux de bois (qui sont donc les SUPPORTS) de luvre.

    La couleur : dans cette uvre Otto DIX utilise principalement des nuances de rouge et de brun. La couleur dominante est le brun, brun de la terre des tranches, environnement quotidien et unique horizon des poilus. Le rouge est utilis pour reprsenter tour tour le ciel tourment sous lequel les soldats partent au front (panneau de gauche), lamas de viscres ensanglant (panneau central) et le feu du champ de bataille (panneau de droite). Lartiste choisit le rouge parce que cest une couleur organique (celle du sang) mais aussi pour sa valeur symbolique ; dans notre culture le rouge symbolise en effet le violence et parfois la mort.

    Les couleurs sont sombres, ternes et sales comme lest lunivers guerrier que dpeint Otto DIX : une guerre qui se dploie dans la boue et la crasse et qui rpand

    la violence et la mort.

  • La lumire : la principale touche de lumire se trouve dans le panneau de droite dans lequel le peintre claire grce lem