On parle des propositions jalma sur l'observance dans le Quotidien du Pharmacien!

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    25-May-2015
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    Healthcare

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Des milliers d’hospitalisations et de décès pourraient être évités. Cinq propositions pour renforcer l’observance. Pour accéder à la publication complète: http://tinyurl.com/qexsgvv

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  • 1. pharmacie et mdecine LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN - N 3104 - JEUDI 26 JUIN 2014 - www.lequotidiendupharmacien.fr - 9 DES MILLIERS DHOSPITALISATIONS ET DE DCS POURRAIENT TRE VITS Cinq propositions pour renforcer lobservanceSelon une tude du cabinet de conseil Jalma, 475000 hospitalisations et 12000 dcs pourraient tre vits en France chaque anne sil y avait une meilleure observance des prescriptions mdicales. LES PISTES pour amliorer lobservance des traitements mdicamenteux se multiplient, ces derniers temps. Aprs le livre blanc du think tank, la Fondation Concorde (voir le Quotidien du 16 juin), cest au tour de Jalma, cabinet de conseil spcialis dans le sec- teur de la sant, dmettre dans une tude prsente le 19juin: cinq propositions pour renfor- cer lobservance des produits de sant*. Ces travaux sont donc le fruit de constatations issues du terrain , souligne, en prambule, Mathias Matal- lah, prsident de Jalma. Principal constat: la non-ob- servance est un phnomne dampleur considrable. 30 50 % des patients, toutes pa- thologies confondues, seraient concerns. Un mdicament pres- crit sur sept nest pas achet. Un mdicament achet sur huit nest jamais pris, dtail- le Daniel Szeftel, consultant associ du cabinet. En dpit de ces chiffres, il est aujourdhui difcile de mesurer ltendue exacte de la non-ob- servance des traitements en France. En effet, il nexiste ac- tuellement aucune mesure sta- tistique correcte et globale pour quantier le phnomne, alors mme que des outils ables de recueil (base de donnes de lassurance-maladie) existent dans notre pays , souligne Jalma. De fait, linstar de la Fondation Concorde, le cabinet JALMA propose la cration dun observatoire de suivi et dva- luation de lobservance. Lla- boration dune tude nationale objective, pluri-pathologique et rcurrente du suivi des trai- tements constitue une tape prioritaire dans lorientation de notre politique de sant vers lamlioration de lobservan- ce , indique ltude. Cet tat des lieux prcis du phnomne de la non-observance permet- trait ensuite la mise en place de campagnes de communication en sant publique, avec le sou- tien notamment des principales associations de patients. Renforcer le rle de conseil du pharmacien. Autre acteur mobiliser sur la question de lobservance : le pharmacien. Limplication accrue du pharmacien constitue une op- portunit intressante pour favoriser le bon suivi du trai- tement. Ainsi, au-del des premires avances permises par la loi HPST, le cabinet Jal- ma suggre une extension de laccompagnement des phar- maciens aux problmatiques les plus criantes dobservan- ce mdicamenteuse telles que lhypertension, le diabte, la BPCO. Les pharmaciens peuvent trouver un bnce conomique direct dans une meilleure observance et une plus grande dlisation des pa- tients. Une rmunration la performance complmentaire serait opportune pour inciter le pharmacien la qualit de laccompagnement et pour ren- forcer les impacts du dispositif sur lobservance secondaire , considre ltude. Jalma recommande aussi das- souplir le cadre rglementaire issu de la loi HPST an de per- mettre aux industriels de sant dintervenir dans la conception et la mise en uvre des pro- grammes daccompagnement des patients et dobservance. Le cabinet prconise notamment quun industriel de sant puisse lui-mme dnir le cahier des charges lors de la mise en place de ces programmes. Et dinsis- ter sur la ncessit de mainte- nir un tiers de conance pour assurer le service auprs du patient, conserver limpartia- lit actuelle et linterdiction de relation directe entre le la- boratoire et le patient . Par ailleurs, ltude Jalma appelle un assouplissement du cadre rglementaire an de favori- ser lutilisation des nouvelles technologies (piluliers lec- troniques, SMS, e-mails) et laccompagnement distance. Des innovations qui ont des rsultats trs positifs sur lob- servance des patients . La quatrime proposition du ca- binet Jalma consiste rtablir lobservance (supprime de la grille dASMR en 2005) parmi les critres de xation du prix des mdicaments. Cette mesure permettrait de dpasser la prise en compte de lefcaci- t thorique du mdicament pour mieux valoriser son bon usage . Enn, le cabinet Jal- ma recommande le dvelop- pement de procdures de xa- tion conditionnelle du prix des traitements en fonction de critres objectifs, pertinents et mesurables (comme lobser- vance) . Cette nouvelle poli- tique de xation des prix serait synonyme dune plus grande responsabilisation des indus- triels de sant . condition toutefois quils puissent inter- venir en matire daccompagne- ment et dducation thrapeu- tique des patients. > DIANE BATTISTA * Les pathologies retenues dans ltude de Jalma sont le diabte, linfarctus du myocarde, linsufsance cardiaque, lhypertension, le VIH, le cancer du sein, la bronchopneumothrapie chronique obstructive, et les maladies psychiatriques. Les rsultats de cette tude sont donc ncessairement modestes car restreints un nombre limit de pathologies, reconnat le cabinet de conseil. VACCINATIONS Comment faire vacciner son enfant avec seulement les trois valences obligatoires CERTAINS PARENTS souhai- teraient faire vacciner leur en- fant avec seulement les trois valences obligatoires. sa- voir : contre la diphtrie, le ttanos (primo vaccination et premier rappel 11 mois obligatoires pour ces deux valences) et la poliomylite (primo vaccination et rappels obligatoires jusqu lge de 13 ans). Mais, en rgle gnrale, les vaccins disponibles pour ces vaccinations chez lenfant existent sous forme de vaccins combins quadrivalents (DTP +Ca), pentavalents (DTP +Ca + Hmophilus inuenzae), ou hexavalents (DTP +Ca +H.in- uenzae +hpatite B). Il existe galement un vaccin DTP seul (Revaxis), mais celui-ci est re- command dans le calendrier vaccinal franais seulement chez ladulte en rappel dune vaccination antrieure (Revaxis renferme des doses rduites danatoxine diphtrique au 1/6 de la dose utilise en primo vac- cination). Il existe toutefois une possibi- lit pour faire vacciner son en- fant avec seulement les trois va- lences obligatoires. Les parents concerns peuvent demander leur mdecin de se rapprocher du laboratoire Sano Pasteur MSD (et non du LEEM, comme indiqu dans notre article du Quotidien du Pharmacien n3097). Nous disposons en effet dune procdure qui per- met de fournir, titre gra- cieux, un vaccin contre la poliomylite seule (Imovax Po- lio) et un vaccin diphtrie-t- tanos (DTvax) sur la demande dun professionnel de sant. Ce dernier doit pour cela se rapprocher de notre service dinformation mdicale (au 08 25 82 22 46), indique Chris- tle Chave, responsable com- munication chez Sano Pasteur MSD. Les vaccins demands par le professionnel de sant seront ensuite envoys la pharmacie indique par le mdecin, an que le patient le rcupre. Ces demandes sont toutefois as- sez rares: Depuis juin2008 (date de larrt de commercia- lisation du DT Polio) jusquen fvrier 2014, nous avons r- pondu 2 544 demandes, pr- cise Christle Chave. En revanche, ces vaccins ne rpondent pas aux exigences des personnes qui souhaitent viter les adjuvants alumi- niques. En effet, les vaccins DTvax et Imovax Polio ren- ferment de tels adjuvants, qui, malgr la polmique, ont effec- tivement montr leur efcacit et excellent prot de tolrance, avec un recul de plus de 80 ans dusage, chez des millions de sujets, dans le monde entier. > C. D. Lobservancepourraitentrerenlignedecomptepourlaxationduprixdesmdicaments S.TOUBON GRIPPE SAISONNIRE Bientt un vaccin quadrivalent UN VACCIN QUADRIVALENT devrait tre disponible ds la prochaine campagne de vaccination contre la grippe saisonnire. Le Haut Conseil de la Sant Publique (HCSP) vient en effet de rendre un avis positif concernant luti- lisation du vaccin ttravalent FluarixTEtra, qui cible deux sous-types de virus grippal A (H1N1 et H3N2) et deux types de virus grippal B (li- gnes Victoria et Yamagata). LE HCSP estime que ce vac- cin peut tre utilis selon son AMM actuelle ( partir de lge de 3 ans) et dans le cadre de la stratgie vac- cinale franaise vis--vis de la grippe saisonnire, consistant viter les formes graves et les dcs . Toute- fois, en labsence de donnes pidmiologiques, il nexiste pas dlments permettant de privilgier son utilisation par rapport celle de vaccins tri- valents, ni didentier les po- pulations chez qui ce vaccin pourrait tre recommand de faon prfrentielle. UBIQUINOL Un antioxydant indispensable aux cellules neuronales LUBIQUINOL forme active de la coenzyme Q10 inter- vient dans la respiration cellu- laire et le mtabolisme ner- gtique. Sa supplmentation pourrait amliorer les perfor- mances intellectuelles et phy- siques. Apporte par lalimen- tation (viandes et poissons essentiellement, raison de 3 5 mg par jour), cest le seul antioxydant liposoluble synthtis par les cellules animales. Une tude rcente a montr les bienfaits de lubiquinol sur les effets se- condaires des statines : dimi- nution de la douleur et de la faiblesse musculaires. QUOTIENT INTELLECTUEL Les mres pileptiques peuvent allaiter sans risque PARMI LES ENFANTS ns de mres sous traitement anti- pileptique, ceux nourris au seinnontpasunquotientintel- lectuel signicativement diff- rent6ansdeceluidesenfants nourris au biberon. Le Dr Kim- ford Meador, de luniversit de Stanford, et ses collgues, ont publi mercredi ces r- sultats dans le JAMA Pedia- trics, suite une tude pros- pective mene sur 181 cou- ples mres/enfants. Des r- sultats prliminaires, alors que les enfants avaient trois ans, allaient dj dans ce sens, mais ce sont les rsul- tats six ans qui taient les plus dterminants pour pr- dire leurs performances sco- laires. Il y avait en revanche une association entre le quo- tient intellectuel six ans et le type de traitement de la mre, ce dernier tait plus faible de 7 13 points dans le groupe valproate de sodium que dans les groupes recevant dautres traitements anti-pi- leptiques, que lenfant soit allai- t ou pas.