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  • Sociologie de l’habitat en France  François MADORE 

    Séminaire LEROY MERLIN 

    NANTES  13 janvier 2005

  • François Madoré \ Institut de géographie de l’Université de Nantes (IGARUN) \ UMR 6590­ESO – pour LEROY MERLIN  2 

    L’objectif de la conférence est de montrer comment, au­delà de quelques évolutions générales  qui  remodèlent  la  façon d’habiter,  ce qui  se  traduit  entre autres par une exigence accrue de  confort et de surface au sein des résidences principales, la sociologie de l’habitat en France est  commandée par deux grandes tendances : 

    Ø  La première, qui  s’est épanouie au cours de  la  seconde moitié du XX e siècle,  est  marquée par le développement d’un modèle résidentiel promotionnel ou ascendant,  fondé sur l’accession à la propriété, plus particulièrement en maison individuelle. 

    Ø  La  seconde  est  caractérisée  par un mouvement de  diversification  des  structures  sociodémographiques  depuis  les  années  soixante,  ce  qui  se  traduit  par  une  demande  accrue  pour  le  logement  locatif,  l’habitat  collectif  et  une  localisation  urbaine centrale ou péricentrale.

  • François Madoré \ Institut de géographie de l’Université de Nantes (IGARUN) \ UMR 6590­ESO – pour LEROY MERLIN  3 

    NOTE MÉTHODOLOGIQUE 

    Cette note méthodologique précise à la fois les sources utilisées et les principaux termes techniques employés au  cours de cette conférence. Lorsque un terme défini dans cet encadré apparaît pour la première fois dans le texte, il  est repéré à l’aide d’un *. Toutes les définitions données sont celles retenues par l’Insee. 

    Les sources  Les données utilisées sont, pour l’essentiel,  issues de l’Insee, en particulier de l’enquête logement. Celle­ci est  réalisée tous les quatre à cinq ans depuis 1955. Elle est considérée comme le socle du dispositif statistique sur le  logement  en  France.  La  dernière  enquête  date  de  2002  (L’échantillon  porte  sur  45 000  logements),  les  sept  précédentes datant de 1970, 1973, 1978, 1984, 1988, 1992 et 1996. Les autres sources utilisées en provenance de  l’Insee sont le recensement de la population, l’état civil et l’enquête emploi. 

    Les principales définitions portant sur le logement  Logement : local séparé et indépendant utilisé pour l’habitation.  Logement individuel ou maison individuelle : construction qui ne comprend qu’un logement.  Logement collectif ou appar tement : construction qui comprend au moins deux logements.  Logement neuf :  logement achevé au cours des quatre années civiles précédent l’enquête logement de l’Insee.  Pour l’enquête 2002, sont donc considérés comme neufs les logements achevés au cours des années 1988 à 2001  inclus.  Logement ancien : logement achevé depuis plus de quatre ans par rapport à la date de l’enquête  logement de  l’Insee. Pour l’enquête 2002, sont donc considérés comme anciens les logements achevés avant 1988.  Résidence pr incipale : logement occupé de façon permanente et à titre principal par le ménage. Il y a ainsi une  identité entre le nombre de résidences principales et le nombre de ménages.  Accédant : ménage  propriétaire  de  sa  résidence  principale  à  qui  il  reste,  à  la  date  de  l’enquête  logement  de  l’Insee, des prêts relatifs à l’acquisition de ce logement à rembourser.  Non accédants : ménage propriétaire de sa résidence principale qui n’a pas, à la date de l’enquête logement de  l’Insee, des prêts relatifs à l’acquisition de ce logement à rembourser.  Acquéreur   r écent : ménage ayant acheté sa  résidence principale au cours des quatre années civiles précédent  l’enquête logement de l’Insee. Pour l’enquête 2002, sont donc considérés comme acquéreurs récents les ménages  ayant acquis leur logement au cours des années 1988 à 2001 inclus. 

    Les principales définitions portant sur les ménages  Ménage : au sens statistique, un ménage est défini comme l’ensemble des occupants d’une résidence principale,  qu’ils  aient  ou  non  des  liens  de  parenté.  Le  nombre  de  ménages  est  alors  équivalent  à  celui  des  résidences  principales. Un ménage peut ne comprendre qu’une seule personne. Ne font pas partie des ménages les personnes  vivant dans des habitations mobiles (y compris les mariniers et les sans­abri) et la population des communautés  (foyers de travailleurs, maisons de retraite, résidences universitaires, maisons de détention...).  Couple : ménage constitué de deux personnes de sexe différent, cohabitant dans un même logement, mariées ou  non.  Famille : partie d’un ménage comprenant au moins deux personnes et constitué soit d’un couple avec ou sans  enfants, soit d’un adulte avec un ou plusieurs enfants. Dans une famille, l’enfant doit être célibataire (lui­même  sans enfant).  Famille monoparentale : ménage comprenant un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n’ayant pas  d’enfant), quel que soit l’âge du ou des enfants (avant 1990, seuls les enfants âgés de moins de 25 ans étaient  comptabilisés). 

    Les principales définitions portant sur les zonages statistiques  Unité  urbaine :  agglomération  de  population  définie  comme un  ensemble  d’habitations  comprenant  au moins  2 000 habitants et où aucune habitation ne doit être séparée de la plus proche de plus de 200 mètres.  Aire  urbaine :  ensemble  de  communes  d’un  seul  tenant  et  sans  enclave,  constitué d’un pôle  urbain  et  d’une  couronne périurbaine.  Pôle urbain : unité urbaine offrant au moins 5 000 emplois et qui n’est pas située dans la couronne périurbaine  d’un autre pôle urbain.  Couronne  pér iurbaine :  ensemble  de  communes  rurales  ou  d’unités  urbaines  dont  au  moins  40 %  de  la  population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui­ci.  Communes pér iurbaines : ensemble comprenant les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées.  Communes multipolar isées : ensemble comprenant les communes rurales et les unités urbaines situées hors des  aires  urbaines,  dont  au moins  40 %  de  la  population  résidente  ayant  un  emploi  travaille  dans  plusieurs  aires  urbaines,  sans atteindre ce seuil avec une seule d’entre elles, et qui  forment avec  elles un ensemble d’un seul  tenant.

    http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/logement.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/menage.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/residence-principale.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/menage.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/pole-urbain.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/couronne-periurbaine.htm http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/couronne-periurbaine.htm

  • François Madoré \ Institut de géographie de l’Université de Nantes (IGARUN) \ UMR 6590­ESO – pour LEROY MERLIN  4 

    Introduction : une exigence accrue de confor t et de surface 

    La proportion du parc de résidences principales* disposant de tout le confort, c’est­à­dire  possédant à la fois un WC intérieur, une douche ou baignoire et un chauffage central selon la  définition retenue par  l’Insee, s’est considérablement accrue en France au cours des trois  dernières décennies du XX e siècle, passant d’un tiers seulement en 1970 aux neuf dixièmes  en 2002. En réalité, c’est souvent le troisième élément (le chauffage central) qui est absent, car  l’enquête  logement  de  2002  montre  qu’une  proportion  désormais  infime  (2,5 %)  des  résidences  principales  est  dépourvue  du  minimum  de  confort  sanitaire,  c’est­à­dire  de WC  intérieurs et d’au moins une douche ou une baignoire. 

    Cette  banalisation  du  confort  s’explique  doublement :  d’une  part,  c’est  le  minimum  exigé  depuis  plusieurs  décennies  pour  toutes  les  constructions ;  d’autre  part,  un  gros  effort de réhabilitation voire de rénovation a été réalisé pour généraliser ce confort. Or,  la notion de confort est beaucoup plus large, car si l’on veut apprécier la qualité intrinsèque  d’un  logement*,  on  doit  prendre  en  compte  bien  d’autres  indicateurs,  comme  l’isolation  phonique, thermique ou encore la disposition et l’orientation des pièces. 

    Ainsi,  l’enquête  logement  de  2002  montre  que  désormais  le  bruit  est,  en  termes  de  perception de la q