Melun pas à pas : ses rues, ses places, ses monuments

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Melun pas à pas : ses rues, ses places, ses monumentsJ a c q u e l i n e e t Heniy\cLAYETTE
ÉDITIONS H O R V A T H
A nos enfants et petits-enfants,
A r m o i r i e s
MELUN : "D'azur au champ semé de fleur de lis d'or, chargé d'un château crénelé, sommé de trois tours, surmontée d'une couronne comtale d'argent aux chevrons d'or et aux sept besants d'argent".
D e v i s e
"F1DA MURIS USQUE AD MURES" : devise créée par Sébastien Rouillard qui la traduit ainsi : "Fidèle à ses murs jusqu'à en manger des rats".
REMERCIEMENTS
Ils vont, en priant de nous excuser des omissions, à M. Pierre Miquel, historien, pour sa préface, à M. Jean Malpel, maire de Melun, Mesdemoiselles d'Ablon, bibliothécaire et Lussiez, archiviste et conserva- teur du Musée, M. Elie Martin, ancien bibliothécaire archiviste, Mme le docteur Cottard et M. le docteur Leblay, du Groupement de recherche archéologique melunais et M. Michel Lucas, président des « Amis du Vieux Maincy » ;
à Mmes Bonvarlet, Cadoux, Michel Clemenceau, Sabas, Mlles Gorge et Lebarbier, MM. Houdart, Houdet, Moreau, Rivière, le baron de La Rochette, Salmon, Tunc et le vicomte de Voguë, aux familles Chaussy-Herphelin et Soulanges-Briais ;
à MM. Binois, Bonis, Gérin, Morel, le commandant Poinsignon, Radet et Tellier, à tous ceux qui ont bien voulu nous confier des illustrations, à M. Thierry pour les plans réalisés et à Roger Farde pour ses dessins.
Directeur de Publication : Joël BONGINI ISBN - 27171-0362-7
Copyright Editions HORVATH, Le Côteau (42120)
PRÉFACE
Le meilleur moyen de visiter une ville est d'y entrer avant l'aube, quand les rues sont encore silencieuses et que la ronde joyeuse des vélomoteurs n'a pas éveillé les citadins. Ainsi ai- je vu Melun pour la première fois quand je fus nommé, en octobre 1956, professeur d'histoire au Lycée Jacques-Amyot.
C'est la même ville que je retrouve dans « MELUN PAS A PAS ». Jacqueline et Henry Clayette, des « curieux d'histoire » - comme il y en avait au siècle passé, comme Victor Hugo ou Viollet-le-Duc - se sont levés de bon matin, sont partis à grands pas dans les rues de leur ville, dénichant les coins obscurs dont les noms font image, recherchant les énigmes sous les croisées d'ogive des églises désertes ou disparues.
Planent dans leur livre les images de Blanche de Castille, grondent les rugissement du bon du Guesclin, résonnent enfin sur les dalles des rues, les pas précipités des prêtres qui disent, pendant la Révolution, des messes clandestines chez l'habitant...
On trouve tout cela dans le livre de Monsieur et Madame Clayette et bien d'autres choses encore. Qu'ils soient remerciés pour leur passion d'apprendre et de surprendre.
P i e r r e M I Q U E L
( A g r é g é d ' h i s t o i r e , d o c t e u r d ' E t a t ,
P i e r r e M i q u e l es t p r o f e s s e u r à la S o r b o n n e ,
P a r i s IV, e t C o n s e i l l e r p r o d u c t e u r à A n t e n n e 2)
Le MELUN gaulois tel qu'on peut l'imaginer.
EN SURVOLANT LES SIÈCLES
Il était une fois... la terre, l'eau et la forêt. L'homme vint, s'abrita sous les hauts couverts mais passa. D'autres hommes vinrent qui découvrirent le refuge offert par l'île et les îlots. Le fleuve, voie de communication naturelle, offrait son poisson et la forêt proche, son gibier, ses cueillettes et son bois de charpente et de chauffage ; ils s'installèrent : ce qui allait devenir une VILLE, naissait.
Il y a 2000 ans, notre pays s'appelait la Gaule et nos ancêtres... Melunais, appartenaient au peuple des Sénons (Sens) confédérés avec d'autres autour des puissants Eduens (Bibracte près d'Autun). Et, déjà, ils avaient conquis sur la forêt, la terre propre à les nourrir, sur le plateau limoneux de la rive droite ; déjà, ils avaient tracé les chemins qui les reliaient aux villages voisins attestés comme aux Parisii et à leurs "frères" de Sens, attachés, comme eux, à la libre circulation sur " la route " de l'étain, le fleuve.
Vint l'occupation romaine et la prise de la "ville": Jules César la fit entrer dans l'Histoire sous les noms de Metlosedum (le "siège" de Metlos, le moissonneur), de Melodunum (la ville
close de Metlos), un " o p p i d u m " sénon où les légionnaires trouvèrent « environ cinquante embar- cations ». De là, extrapoler pour "vo i r " la ville préhistorique serait trop hasardeux mais voici le chantier naval, les charpentiers et les nautes et peut-être l'île n'était-elle que le lieu de refuge de Melodunum ?
Est-ce au solstice d'hiver que fut tracée la ligne point de départ du carroyage de la ville gallo- romaine? Toujours est-il que le " lo t i ssement" de la rive gauche, comme l'île, se présente en damier : les trouvailles archéologiques tant du siècle dernier que du nôtre en témoignent comme elles restituent Melodunum dont le Groupement de recherche archéologique melunais à esquissé un plan.
Cette ville de la paix romaine ne subsista pas au delà du IIIe siècle sur la rive gauche sans qu 'on puisse connaître les causes de l'échec du lotisse- ment : inondations répétées, incendies dévasta- teurs, destructions dues aux premières invasions, sont possibles d'après les investigations archéologi- ques. Réduite à l'île et à une riche villa sur la rive droite, Melodunum se mura et se fortifia d 'une double porte au sud. Une dizaine de générations avait connu la diversification des tâches : des admi- nistrateurs s'étaient révélés ; commerçants et arti- sans avaient prospéré et une fraction avait exploité le sous-sol (chaux, plâtre, argile...) comme leurs pères l'avaient fait du sol et de la forêt qui reculait peu à peu.
Tête dite d'Esculape (Musée).
Avec son temple à l'extrémité-est, son " castrum " à l'ouest et la muraille la ceinturant, comme à Paris, avec ses grands axes ouest-est et nord-sud, ce dernier bordé, aux confins du sud-est, de sa vaste nécropole, comme à Paris, Melodunum, site privilégié commandant la navigation sur le fleuve, comme Paris, Melodunum fut bien la Lutèce briarde.
Il faut attendre le IVe siècle pour que réappa- raisse dans l'histoire Methetum, Mecledum, le Melun de l'itinéraire d'Antonin, le Meteglo de la table de Peutinger. Dominée encore par l'aristo- cratie romaine, mais sise sur les grandes voies « propageant hommes et idées », la ville dut connaître sa première communauté chrétienne; pourtant, le christianisme triomphant devra attendre plus d'un siècle pour que ses sépultures s'ajoutent à celles de la nécropole. Les générations qui s'étaient succédé avaient vécu dans la crainte des nouvelles colportées quant aux vagues de "Barbares" de moins en moins contenues. Une minorité vivait une nouvelle foi qu'elle essayait de faire partager et le Mecledo chrétien est attesté dès le milieu du VIe siècle. Il dut naître avant, dès qu'il devint " chef-lieu " d'un duché confié à l'Orléanais Aurélien, par Clovis lui-même.
Poterie d'époque gallo-romaine (Musée).
Au VIe siècle, incluse dans la Neustrie mais disputée entre royaume de Paris et royaume de Bourgogne, la ville eut à pâtir de la rivalité entre les premiers rois mérovingiens; la seconde moitié du siècle connut l'achèvement de la christianisation par saint Aspais*, le premier patron et par saint Liesne*, le second. La ville, profondément marquée de l'empreinte romaine, vivra un siècle d'heureux assoupissement suivi d'une période plus prospère sous Charlemagne. Mais les trois ou quatre générations du IXe siècle souffrirent cruelle- ment des incursions et de l'occupation temporaire par les Normands ; la défection de l'archevêque de Sens fit de Mecledone, « ville ouverte avec murailles rasées » au milieu du siècle et les petits- enfants virent détruire par ces mêmes Normands la puissante abbaye du Mont-Saint-Père, ajoutant ses ruines à celles déjà accumulées.
Le Xe siècle fut nécessaire à une population accablée pour relever ces ruines et, par instinct de conservation, à réhabiliter les anciennes murailles, à les compléter par des éléments de défense aux extrémités des ponts. Date prémonitoire d'un autre avenir, 999 voit « le bon roi Robert » reconquérir sa ville, Milidunum, livrée par trahison. Il y trouve quelques malheureuses maisons dans Saint- Ambroise* ; les mariniers en amont du pont, des
Table de Peutinger : le réseau routier des Gaules (Détail). (MELUN apparaît sous le nom de METEGLO).
maraîchers, quelques survivants de serfs et quel- ques " hôtes » aussi essayant de " gaigner " sur cette terre des " misères " en aval dans le " grand clos à l'intérieur des vieux murs. L'île vit du château avec commerces et artisanat. Notre-Dame*, Saint- Etienne*, déjà bien dotées depuis un siècle vivent du bénéfice de rentes, maisons et vignes que culti- vent sur les pentes de la rive droite les tenants des pauvres demeures groupés autour des deux églises, comme ils le font - et la majorité - pour l'abbaye de Saint-Père. Mais ce destin va-t-il changer? « telle- ment que depuis ce roi Robert (Robert II dit le Pieux) et plus de 300 ans durant, la ville fut le séjour ordinaire des Roys, Princes et Seigneurs, devint l'abord commun tant de ceux du royaume que des estrangers qui avaient des affaires à leur suite... » écrit Rouillard*.
Et pendant trois siècles et demi, Meldunum, Meleun, ville royale, connut l'animation due tant aux séjours des rois et de leur cour qu'à ceux des reines veuves, les « reines blanches »* ayant dans leur douaire Meleun, entre autres possessions. Mais elle connut aussi la multiplication des pouvoirs avec les officiers royaux, les comté et
vicomté* et la seigneurie ecclésiastique de l'abbé de Saint-Père*.
Sous les Capétiens directs, se succédèrent toutes les manifestations civiles et religieuses propres aux « capitales d'un temps ». L'afflux d 'une population « à part » fit prospérer le commerce, naître un artisanat de luxe et accéléra la construc-
tion ; le négoce déborda de l'île pour s'installer dans le bourg Saint-Aspais* que ceignirent des fossés* au XIIe siècle puis devint intra-muros quand Philippe Auguste, comme il l'avait fait de Paris, corseta Melun (ayant trouvé sa dernière appellation), de fortifications. A Saint-Aspais, les hospitaliers de Saint-Jean* de Jérusalem qu'il avait dotés de prés, vignes et terres, lotirent ces dernières pour la part intra-muros. Dans ce nouveau quartier, davantage protégé des inondations, s'établirent les bourgeois cossus dont le numéraire circula entre les mains des juifs* déjà installés ; l'artisanat le plus pauvre se serrait dans ce qui n'était que le souvenir d 'une première exploitation de la chaux. Saint- Ambroise* dans ses vieux murs repris, restait rural. Au bord des eaux de Seine et d'Almont, s'établirent les tanneurs et les moulins.
Les hostelleries se regroupèrent au pied du « grand chemin » venu de Paris cependant que les bas-côtés des grandes voies se ponctuaient d 'humble chaumières. Les mendiants espéraient aux alentours du château remanié, les malades se répartissaient entre les deux Maisons-Dieu et les lépreux, depuis longtemps, avaient leur maison de Saint-Lazare, aux confins, après avoir occupé les loges des Mézereaux*.
Alors, Melun ne devait guère compter plus d'un millier d'âmes que réduisit la dure famine du début du XIVe siècle et dont une large fraction des survivants furent éliminés par la peste noire de 1348. Depuis une dizaine d'années, les bruits de guerre se rapprochaient et la reine douairière, Blanche de Navarre, livrait l'lie et Saint-Ambroise aux Navarrais. Ce fut la Guerre de Cent-Ans.
Les prouesses de Du Guesclin*, la reprise de la ville par Charles V, qui en fit remanier le château et renforcer les défenses, accordèrent une vingtaine d'années stables aùx habitants. Si les impôts consé-
quents des travaux furent acceptés, ceux qui payè- rent les festivités du début du règne de Charles VI le furent de plus mauvaise grâce; mais la puissante garnison mettait Melun à l'abri des dévastations des gens d'armes évoluant dans la Brie. Cependant, en 1420, malgré la vaillance du sire de Barbazan* et le courage des habitants de Melun « fidèles à ses murs jusqu'à manger des rats », Bourguignons et Anglais s 'emparèrent de la ville que les seconds occupèrent une dizaine d'années. Le passage de Jeanne d'Arc* précéda d'un lustre le retour de Melun dans le patri- moine de Charles VII qui, en reconnaissance, octroya à la ville le privilège de « ville d'arrêt ».
Famine, pillage, incendies et massacres avaient marqué plus de deux générations et à la fin du Moyen Age, les Melunais n'avaient plus qu'à relever les ruines et effacer le souvenir des tragé- dies. Ce qu'ils firent.
La fin du XVe siècle vit la réédification du
couvent des Carmes* qui n'avait guère connu qu'une vingtaine d'années d'existence au début de ce même siècle, la pose de la première pierre de la
Abeilard professant dans les environs de MELUN (Salon de 1938). Lith. aux A.D.
Représentation de saint Aspais (A.D.)
Des chercheurs du G.R.A.M. Avenue Thiers.
Boucles de l 'époque mérovingienne (nécropole de la Varenne) (Musée).
Le Château sous Charles V (1364).
Missel de Pierre Malhoste (1489). (Aujourd 'hu i à la B.N., ms lat. 880 - 1,2).
reconstruction de l'église Saint-Aspais* et l'enri- chissement de Notre-Dame*, d'un diptyque de Fouquet offert par Etienne Chevalier*. Pour la première fois, les paysans du bailliage prirent part à des élections et la ville obtint sept foires annuelles mais qui ne furent jamais florissantes.
Le XVIe siècle, qui s'annonçait sous les meil- leurs auspices, fut loin de tenir ses promesses. Si les deux premières générations du siècle s'énorgueilli- rent de l'enfant illustre de Melun, Jacques Amyot*, obtinrent confirmation de droits d'usage et la rédaction d'une coutume, les faubourgs furent la proie des bandes armées et toute la population subit les attaques répétées d'une peste ravageuse.
Cependant, Notre-Dame* eut sa façade refaite dans le style de l 'époque et Saint-Aspais* poursui- vait sa reconstruction ; le dernier tiers du siècle fut constamment perturbé par d'autres accès de peste, par la famine et par les hostilités entre catholiques et protestants, même si « la religion réformée » ne s'était guère implantée dans la ville et si la Saint- Barthélemy n'y eut pas d'écho tragique. La Ligue, à laquelle s'était ralliée la paroisse Saint-Aspais*, défit la garnison fidèle au roi mais Henri IV, en
Pierre tombale de Denis de Chailly et de sa femme.
Pierre tombale de Etienne Chevalier et de Cathe- rine Budé sa femme.
personne, reconquit sa ville. Pour la défendre, tous les faubourgs Nord furent volontairement détruits, le couvent des Carmes, l'abbaye Saint-Père et la Commanderie des Hospitaliers y compris, et l'ingé- nieur royal Bachot fortifia Melun de nouvelles défenses.
A la fin du siècle, pillée, tenue au logement des gens de guerre, taxée surabondamment, la ville déplorait - sans doute en exagérant - : « Que de douze cents habitants... auparavant... il n'y a pour le présent que trois cents ou environ... ». Le XVIIe siècle serait-il plus clément?
On pouvait le croire : Melun eut son premier "mai re" , Nicolas Tappereau*, ses premières fontaines publiques mais Melun n'était plus qu'une petite ville de province, les rois laissant le château à l 'abandon et qui va tomber en ruines. Le siècle de l'absolutisme verra s'installer dans la ville, les Récollets* et les Capucins* aux faubourgs, les reli- gieuses de la Madeleine* de Trainel, les Visitan- dines et les Ursulines dans les murs; Fouquet, le surintendant, acquerra la vicomté* mais, les troubles de la Fronde ajoutant aux épidémies, aux saisons catastrophiques et aux périodes de disette conséquentes, conduiront à ce " tableau " de 1672 :
Le "Roi Robert" reprend Melun (A.D.).
« ...600 feux (2 400 personnes environ) dans lesquels on ne peut compter que 150 bons habitants jouissant d'aisance ou de fortune, compris même les officiers ; le reste n'étant que menus artisans, porte-faix, gagne-deniers, mariniers, pêcheurs, vignerons et manouvriers... », Melun, « une ville fort sale, infectée par le passage et le séjour des troupes et les gueux valides qui y séjournent », poursuivait le rapport.
Saint-Sauveur* était en voie de disparition, la Maison de Saint-Lazare à l 'abandon, l 'Hôtel-Dieu Saint-Jacques* à relever, mais la riche abbaye de Saint-Père* avait retrouvé sa superbe. Le « siècle de Louis XIV » si favorable aux lettres et aux arts mais
si dur au peuple, s'achevait par une décennie appor- tant des inondations qui interdirent tout commerce tant par voie d'eau que par voie de terre et l'hiver 1709 fit mourir grand nombre de Melunais et connaître la famine aux moins favorisés des restants. Le XVIIIe siècle débutait mal mais...
Au temps des guerres du Moyen-Age.
La paix revenue, au cours des cinquante années suivantes, Melun se transforma profondé- ment. Le château acquis par la ville servit aux entre- preneurs de coches d'eau, les premiers secours contre l'incendie furent organisés et l'éclairage public établi. Les sociétés, arquebusiers, miliciens bourgeois, francs-maçons, prirent de l'importance, et les notables du Présidial et de l'Election rénovè- rent leurs vieux hôtels. Les fortifications furent démantélées, le chatelet* abandonné et dans les couvents des Ursulines et des Visitandines, délaissés par mauvaise gestion, s'implantèrent un dépôt de mendiants, les casernes*, l'Institut des Frères des écoles chrétiennes et les tribunaux. Les
routes restaurées, le commerce reprit ; les environs se couvrirent de riches demeures assurant une clientèle supplémentaire : à la Rochette*, à Voisenon*. Les revenus publics progressèrent et l 'administration de la ville en fut facilitée.
Mais la cherté de la vie, les prétentions exagé- rées des fermiers des coches d'eau, des périodes de misère due aux intempéries et les querelles reli- gieuses, assombrirent de nombreuses années. Les premières du règne de Louis XVI virent le quartier Saint-Liesne* "s ' industrialiser" et l'arrivée d 'une
nouvelle classe sociale explique, en partie, que Melun eut ses extrémistes quand la Révolution éclata.
Première vue du Château de Melun (sceau du bailliage).
Les armes des Comtes de Melun.
Elle passa sur les 4 917 Melunais non sans troubles mais sans véritables tragédies. Le « Cahier des doléances de Melun » dans ses 56 articles récla- mait des réformes en vue de plus de justice et plus de liberté ; il reflétait les désirs de la bourgeoisie "éc)airée", - et Melun eut son Encyclopédiste, Mallet -, comme ceux du bas-clergé et ceux de la vingtaine de petits métiers représentés à sa rédac- tion. Ceux-là regroupés dans « La Société des Amis de la Constitution », ceux-ci dans « La Société populaire » qui finit par imposer ses vues, aidée par le « Comité de surveillance ». Melun eut son premier maire élu, Nicolas Chamblain*, notaire, son député à la Constituante, Despatys*, et devint, de très peu, chef-lieu du département. Après l'ar- restation de Bailly, premier maire de Paris, réfugié dans la ville, Métier, ancien curé de Saint-Liesne*, fit régner « la Terreur » cependant que prêtres et religieux des cinq paroisses et des monastères se partageaient en " réfractaires " et en " constitution- nels ". Deux seules de ces paroisses subsistèrent: Notre-Dame* et Saint-Aspais* ; les églises des faubourgs disparurent ; les biens du clergé - plus de 200 des 703 hectares de la commune et 57 édifices - furent vendus « biens nationaux ».
Les nouvelles administrations en furent les bénéficiaires : la préfecture* à l'abbaye de Saint- Père*, le Palais de justice* aux Carmes*, l'Hôpital* aux Récollets*, le collège aux Capucins*. Le décor était planté ; la ville allait y vivre un siècle et demi d'un développement lent mais continu.
Si Melun, comme la France, vota massive- ment pour l'établissement de l'Empire, la décennie fut plus marquée de levées d'hommes et de mouve- ments des troupes de la garnison - dont le commerce profitait seul - que d'activités rentables pour tous. Les " fabriques "* périclitèrent et la plus ancienne industrie, celle de la chaux, touchait à sa fin. Le général Pajol* se distingua au cours de la campagne de France que suivirent une première occupation, russe et, après les Cent-Jours, une seconde, autrichienne.
Comme la ville avait signé une adresse à Louis XVIII puis adhéré au retour de l'empereur, elle renouvela ses sentiments de fidélité au roi à nouveau sur le trône et cela paraît une constante de Melun, essentiellement soucieuse de son propre devenir. Faire face aux conséquences des disettes, améliorer l'urbanisme, endiquer le fleuve par des quais, furent le souci des municipalités dont certains projets durent attendre la Monarchie de Juillet (1830-1848) pour être réalisés.
Nicolas Fouquet, vicomte de Melun au XVIIe siè- cle (A.D.).
Jacques Amyot par Eugène Godin.
L'activité du commerce et du travail condui- sait à la progression des ressources tirées des droits d'octroi et l 'administration municipale poursuivit une œuvre de longue haleine : assainissement du quartier le plus pauvre dans Saint-Aspais*, aligne- ments des voies et créations, restauration ou reconstruction, éclairage au gaz, édification de l'hôtel de ville*, construction des ponts, d'abat- toirs*, allèrent de pair avec l'établissement d 'une Caisse d'Epargne, l 'ouverture d'écoles, le dévelop- pement du Collège, la restauration de la salle de théâtre et des établissements de charité complétè- rent l 'œuvre du bureau de bienfaisance.
L'action de l'Etat et du Département aidant, l'agriculture qui eut sa Société à Melun et ses comices, l'industrie qui vit le début de celle du sucre et le commerce, connurent un essor certain. Melun abandonna son aspect des temps passés et donna à ses habitants les satisfactions dues au progrès.
Ce n'est pas dire que ces deux décennies furent sans drames : le choléra de 1832 qui emporta 129 des 6 622 Melunais recensés, la pénurie des blés et autres céréales en 1846 et la cherté du pain qui s'ensuivit. Le chantier de la voie ferrée avait conduit en la ville, une population salariée qui s'en- flamma aux premières nouvelles de la Révolution. La courte Seconde République dut faire face : le nouveau maire, Félix Poyez* et son Conseil créè- rent un atelier communal pour les sans travail et tentèrent, vainement, d'industrialiser la rive gauche en fonction des facilités offertes par le chemin de fer. Le Second empire fut proclamé que 211 non avaient refusé contre 1 582 oui. Et Athanase Cocteau (le grand-père de Jean) devint maire.
Mais Félix Poyez* revint et jusqu'à la Guerre de 1870, Melun poursuivit ses transformations.
Le premier « entre-deux guerres » réclamerait un long développement pour montrer Melun se dotant des derniers progrès et marquée des assauts politiques, poursuivant une urbanisation "moderne", connaissant une vie associative intense et un commerce florissant mais subissant aussi catastrophes naturelle ou accidentelle, scan- dales et gestes généreux. Mais c'est une autre guerre, celle de 1914-1918, qui va frapper les 14 861
Melunais de 1914 dont ceux du 13e Dragons* et ceux du 31e Régiment d'Infanterie*.
La sanglante parenthèse va coûter à Melun plus de 500 morts ! La ville, à 40 kilomètres du front, connaît en 1914 un début d'exode, les blessés affluent et les hôpitaux temporaires sont créés dans les établissements scolaires. En 10 mois, ce sont 83 décès que Delaroue*, maire, annonce au Conseil municipal ; l'arrière témoigne de générosité : le foyer du soldat en recevra jusqu'à 200 par jour et les Melunais, qui ont répondu par cinq millions à l'em- prunt, vont accueillir 400 réfugiés avec les villages voisins; les femmes conduisent les tramways et suppléent les hommes absents. Sucre et pain ont été rationnés. En mars 1918, Melun est rattachée à la « zone des armées » ; le 11 novembre sera un jour de liesse totale. 507 Melunais ne le connaîtront pas, ni Albert Moreau*, l'aviateur, qui s'est tué acciden- tellement.
Le second « entre-deux guerres », vit des municipalités, plus " centristes " que politiquement marquées, se maintenir avec les trois premières magistratures de Gabriel Houdart*. Pendant ces deux décennies, des Melunais se regroupèrent en une douzaine d'associations nouvelles, participè- rent aux fêtes de chaque quartier, apprécièrent le « café-concert » (cependant que nombre de débits de boissons disparurent), fréquentèrent les nouveaux cinémas et la première foire, et leurs enfants, les premières colonies de vacances. Mais ils durent subir des crises de vie chère et le mois
agité de juin 1936 est encore dans certaines mémoires ; ils connurent aussi « l'affaire du curé de Bombon » jugée à Melun, le scandale de la « Coopérative militaire », le vol... à la prison centrale et les avatars d 'une course de taureaux. Le lustre suivant leur fut plus cruel.
Pierre Etienne Despatys (A.D.).
Bailly, premier maire de Paris, arrêté à Melun et transféré à Paris où il sera guillotiné.
Emile Gaulard, sculpteur et graveur.
Tellier, député de Melun aux Etats-Généraux et à la Convention,
mort à Chartres le 17 septembre 1795.
Tellier, député de Melun aux Etats Généraux et à la Convention.
Exode, destruction des ponts, prisonniers de. guerre, lourde occupation allemande, mesures anti- juives, restrictions aggravées au fil des quatre années, bombardements répétés, Service du Travail Obligatoire et faits de Résistance, représailles, faits de collaboration aussi, cinq années durant et pour- tant... la plage est construite (au port Saint-Nicolas qui disparaît comme la petite plage connue des lavandières) et le " Resco " de la rue Du Guesclin ouvert. Mais 1944 sera l'une des années les plus tragiques de l'histoire de la ville et « la bataille de Melun » (une plaquette due à J. Chacun) dure 72 heures. Melun est libéré mais a payé un lourd tribut que reconnaît une citation avec attribution de la Croix de Guerre.
Alors, Melun dut, simultanément, refaire son unité par le rétablissement des ponts détruits, relever ses ruines, reloger les sinistrés et faire face à une véritable explosion démographique qui doubla sa population en 20 ans : il lui fallait un siècle dans le passé ou presque un siècle. Melun fit tout cela et plus, conduite par des municipalités dynamiques d'orientation gaulliste.
* : les noms correspondent à des noms de rues et places.
Maître Jean Malpel, Maire de Melun.
Melun au XVIe siècle (vue panoramique).
Melun par Michelin.
A
Abélard (rue d') (...d'Eau- grasse, ...de Haute-Grâce ... Traversière) 43 Albert-Gorge (Place) 223 Albert-Moreau (rue) (...de la Fosse-aux-Anglais) 117 Albert-Salmon (rue (...Nouvelle) 138 Alexandre-Ribot (avenue, square) 150 Alfred-de-Musset (rue) 201 Almont (boulevard de 1').. 216 Alsace-Lorraine (quai) (...d'Almont, ...Louis- Philippe) 78 Ampère (rue) 194 André-Lebon (rue) 120 Aristide-Briand (boule- bard) (...de la République) 151 Armand-de-la-Rochette (avenue) 114 Armand-Cassagne (rue) ... 98 Arthur-Chaussy (place) (...rond-point de la Varenne) 139 Arthur Honegger (rue) 201 Augereau (rue) 88 Auvert (place Lucien) (...des Marronniers) 121
B
Bac (rue) 29 Bancel (rue) (...des Galé- riens, ...Basse-de-Bourgo- gne, ...de Bourgogne, ...du Cimetière, ...de l'Egalité).. 208 Barbazan (rue) 123 Barthel (rue) (...Malgou- verne, ...des Sans-Culotte) 161 Beauregard (square) 186 Bellombre (rue de) 129 Bellevue (chemin de) (...Vaches) 211 Bernanos (rue Georges) .... 225 Bernard (rue Claude) 226 Boisettes (rue de) (...du Marché-au-Beurre, ... Française) 66 Bontemps (rue) (...de l'Hôpital) 238 Breton (place) (...rond- point des Marais) 216 Brun (rue Pierre) (...che- min de Lagny) ,. . 213
c Camille-Flammarion (rue) (...des Marais, ...de la Fabrique) 218 Carmes (boulevard des).... 202 Carnot (rue) (...de la Ses- glerie, de la Cerclerie et place du Martroy, ...du Marché au blé) 63 Casernes (rue des) ........... 103
Castors (rue des) 196 Chamblain (boulevard) (...de la Porte-Richard, ...rue des Boulevards Saint-Ambroise) 91 Chanteclerc (allée) 227 Chapu (boulevard, place) . 100 Charles-Gay (boulevard) .. 103 Charles-Péguy (avenue).... 189 Chasse (rue de la) (...de La Fontaine-aux-Cochons, ...de la Fontaine-aux- Pourceaux) 155 Château (rue du) 30 Chateaubriand (bd F.-R. de) 187 Chemin Départemental 117 204 Claude-Debussy (rue) 202 Clemenceau (rue Georges) 195 Cloches (rue des) (...du Marché-aux-Fromages, ...du Sonneur, ...du jour). 71 Colonel-de-la-Tour (rue du) 192 Colonel Picot (rue du) 191 Contrescarpe (rue de la) ... 60 Corbeil (avenue de) 146 Corot (rue) 114 Courtille (rue et quai de la) 38 Crévoulin (rue) 218
D Dajot (rue) 139 Dammarie (rue de) 130 Damonville (rue) 119 Daubigny (rue) 114 Delaroue (rue E u g è n e ) 1 3 4 Delaunoy (rue) 218 Docteur-Calmette (rue du) 150 Docteur-Pouillot (rue du) (...de l'Ouest) 135 Doré (rue) (Vicus de Samesio) 119 Du Bellay (rue Joachim)... 201 Duguesclin (rue) (...Tra- versière) 62
E
Ecluse (rue de l') 132 Edouard-Branly (rue) 193 Emile-Duployé (rue) (...Baumert, ...de la Fosse- Rouge) 175 Emile-Leclerc (rue) 170 Eperon (rue de l') (...des Fossés) 83 Ermitage (place de) 112 Estienne-d 'Orves (rue) 221 Eugène-Briais (rue) (...Neuve) 74 Eugène-Godin (avenue).... 101 Eugène-Gonon (rue) (...rue de l'Est) .............. 124
F
Fabriques (rue des) 219 Fabriques (rue des Peti- tes) (Petites rue des Fabri- ques) 220 Farcy (rue de) 131 Félix-Poyez (rue) 138 Fontaine-la-Reine (rue de la) 155 Fontaine-Saint-Liesne (rue de la) 220 Fossés (rue des) (...Chaussée neuve, ...rue de la Liberté) 82 Four (rue du) (...Petite rue Saint-Etienne) 42 Frand-Mûrier (rue du) (...des Porcelets, ...de la Vicomté) 42 Frédéric-Ozanam (place) .. 150 Frères-Lumière (rue des)... 193 Fréteau-de-Peny (rue) 238
G
Gabriel-Fauré (rue) 216 Gabriel-Houdart (rue) 149 Gabriel-Leroy (rue) 99 Gaillardon (rue) (...che- min du Noyer-Bataille) 239 Gallieni (rue, place) (...de la Gare) 118 Gambetta (boulevard) (...de la Douve) 86 Gare (impasse de la) 115 Gaston-Tunc (rue) 148 Gatelliet (rue) 134 Gatinais (rue du) 131 Général-de-Gaulle (rue) (...des Carmes, ...du Dé- partement, ...de la Répu- blique, ...de la Comédie, ... du Palais-de-Justice) .... 180 Général-Leclerc (avenue) (...Thiers) 112 Général-Leclerc (pont) 26 Général-Lenfant (boule- vard) 89 Général-Patton (avenue) (...route de Paris) 151 Georges-Pompidou (ave- nue) (...route de Brie- Comte-Robert) 174 Grand-Clos (rue du) (...du Petit-Clos) 108 Granges (rue des) 107 Guy-Baudouin (rue) (...et des Hoirs-Flandrin) 74
H
1
Industrie (rue de l') (...an- nexe de la Route natio- nale 5 en impasse) 115
J
Jacques-Amyot (rue) 69 Jacques-Oudot (rue) 197 Jean-Moulin (rue) 221 Jeanne-d'Arc (pont) 50 Jeanne-d'Arc (rue) 124 Jehan-de-Brie (rue) 178 Joyeux (rue) 125 Jules-Ferry (rue) 150
L
La Fontaine (rue) 179 Lallia (quai) 153 Lamartine (square) 187 Lavoisier (rue) 200 Lebarbier (passage) 209 Libération (avenue de la) (...des Marronniers) 122 Lin (rue du) (...Aulain) .... 68 Lorient (square de) 188 Louis-Beaunier (rue) 170 Louviot (rue) (...Charles X, ...du Nord) 166 Lucien-Gaulard (rue) (...ruelle des Champs, ...des Marais) 210
M
Mail Gaillardon et rue 239 Maincy (boulevard de) 224 Mallarmé (place Stéphane) 191 Malraux (rue André) 198 Marc-Antoine-Charpen- tier (rue) 201 Marcel-Houdet (rue) (...Doré) 119 Marché-Marais (rue de).... 147 Maréchal-Foch (quai) (...d'Almont) 243 Maréchal-Joffre (quai) (...Saint-Ambroise, ...de Halage) 88 Maréchal-Juin (avenue du) 225 Mariniers (rue des) 125 Marne (rue de la) 194 Meaux avenue de) 182 Mésanges (rue des) 216 Mézereaux (avenue des) (...chemin de Trois- Moulins) 200 Michelet (rue Edmond) (...de la Madeleine, ...des Capucins) 176 Miroir (rue du) (...de la Croix-de-Fer, ... de la Geôle) 65 Montagne-du-Mée (rue de la) (...chemin allant aux Fontaines) 152 Montaigu (rue de) (...che- min de Montaigu) 174 Montereau (route de) 234 Motte-aux-Cailles (rue de la), 121 Moulin-de-Poignet (rue du) .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
N
P
Pajol (rue) 173 Parc (rue du) (...du lotis- sement Jarry) 154 Pasteur (quai) 79 Paul-Doumer (rue) (...Jehan-Chastelain, ...du Marché-aux-Oignons, ...de la Commune, ...de l'Hôtel-de-Ville) 59 Paul-Valéry (rue) 225 Pierre-Brossolette (rue).... 222 Pipe-Souris (rue) 152 Pissarro (rue) 114 Platrière (rue) (...des Platrières) 61 Poilleux (rue) 134 Ponthierry (rue de) 131 Port (place du, rue du) 28 Porte-de-Paris (place de la) (...de la Geôle, ...de la Révolution, ... carrefour du Roi, ...place du Mar- ché-à-l'Avoine) 81 Potiers (rue des) (...des Pescheurs, ...de la Pesche- rye, ...de la Poterye) 75 Praslin (place) (...de la Parade, ...du Jeu-de- Paume) 33 Préfecture (place de la) (...des Bénédictins) 160 Presbytère (rue du) (...de la Savaterie et rue de Seine) 70 Président-Despatys (rue du) (...Saint-Louis, Saint- Germain, des Capucins)... 168 Prosper-Laroche (boule- vard) 101
R
Raymond-Poincaré (rue).. 196 Recollets (rue des) (...chemin des) 235 Reine-Blanche (cours de la) 32 René-Coty (rue) (...des Deux-Routes) 183 René-Pouteau (rue) (...des Juifs, ...de la Juiverie, ...de France) 72 Rochette (rue de la) 89 Rosa-Bonheur (rue) 114 Roux (rue du Docteur) ..... 224
S
Saint-Ambroise (rue) 95 Saint-Aspais (rue) (Grand'rue ... Grande rue Saint-Aspais, ...du Centre) 54 Saint-Barthélemy (rue) (...de la Montagne) 161 Saint-Etienne (rue) (Grande-rue Saint-Etien- ne, ...de l'Ile) 49 Saint-Exupéry (rue) 187 Saint-Jacques (rue) (...de Chandé, ...de Champdieu, ...de Campus-Dei) 62 Saint-Jean (place) (...de la Fédération, ...de la Liber- té, ...de l 'Hôpital, . . .d 'Ar- mes, ...de la Réunion) 84 Saint-Liesne (rue) ( . . .d 'Almont) 228 Saint-Louis (rue) (...des Galériens) 167 Saint-Michel (place) (...rue de Samois, ...du Prétoire) 105 Saint-Pères (rue des) (. . .du Trésor) 157 Saint-Sauveur (rue) (...de Philadelphie) 34 Sampigny (rue de) 169 Seine (rue de) 126 Séjourné (rue) 117 Sommier-de-Barante (rue) 175 Source (rue de la) 157 Square Biaise-Pascal 188 Square François-Couperin 189 Square Honoré-de-Balzac. 191 Square Siegfried 150 Square Prosper-Mérimée. . 189
T Thiers (avenue) (Grande rue de la Bière, ...de la Varenne, ...de la Porte-de- Bière, ...des Casernes, . . .chemin, route de Fon- tainebleau, ...avenue de Saint-Ambroise 112, 140 Tilleuls (avenue des) 133 13e-Dragons (avenue du) .. 171 31 e-Régiment-d 'Infanterie (rue du) (...avenue Saint- Barthélemy) 163 Trois-Horloges (place) (...Nouvelle) 190 Trois-Moulins (chemin des) 204 Trois-Noyers (rue des) (...chemin du Port , ...des Ruisseaux) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
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