Mairie 2.0 : analyse des sites web communaux bretons

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Source : OPSIS (enquêtes 2003,2005, 2007 et recensement 2010) 52% des communes bretonnes ont un site web officiel (moyenne française : 40%1 ). Cette photographie des sites web communaux a été réalisée par l’observatoire régional de [email protected] durant le 3ème trimestre 2010 à partir d’une grille prédéfinie de 75 critères. Qu’il soit administré, touriste, entrepreneur, nous avons souhaité savoir à quelles informations et à quels services le visiteur du site a-t-il accès et comment les mairies bretonnes reflètent-elles la dynamique locale et ses enjeux sur le web. Mairie 2.0 Analyse des sites web communaux bretons OPSIS, septembre 2011 1 Source : IDATE – Enquête Communes et TIC – 2010
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Analyse des sites web communaux bretons par l'observatoire du groupement d'intéret scientifique marsouin

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  • Source : OPSIS (enqutes 2003,2005, 2007 et recensement 2010)

    52% des communes bretonnes ont un site web ociel (moyenne franaise : 40%1 ).

    Cette photographie des sites web communaux a t ralise par lobservatoire rgional de [email protected] durant le 3me trimestre 2010 partir dune grille prdnie de 75 critres.

    Quil soit administr, touriste, entrepreneur, nous avons souhait savoir quelles informations et quels services le visiteur du site a-t-il accs et comment les mairies bretonnes retent-elles la dynamique locale et ses enjeux sur le web.

    Mairie 2.0 Analyse des sites web communaux bretons

    OPSIS, septembre 2011

    1 Source : IDATE Enqute Communes et TIC 2010

  • SOMMAIRE

    Introduction page 3

    Repres mthodologiques page 4

    Partie 1 Analyse globaleAdoption dun site web : les zones rurales restent peu quipes. page 5Le site web communal : un simple outil dinformation? page 6Palmars des villes page 7

    Partie 2 Analyse des contenus De linformation la promotion :le site vitrine de la politique locale page 8La dmocratie en ligne : De linformation, peu dinteractions page 12

    AnnexeGrille danalyse page 16

  • Dj en 2007, lenqute sur lusage des Technologies de linformation et de la communication par les communes bretonnes rvlait une fracture numrique entre collectivits. Le recensement 2010 confirme ce clivage entre petites et grandes communes pour ladoption dun site web. Pourtant, la possession dun site web peut tre accessible toutes, soit par un soutien intercommunal soit par une politique volon-tariste en la matire. Sil existe un cot de maintenance pour le site propre, un site soutenu par une EPCI permet dassurer frais rduits une prsence sur le web. Cela ne se fait sans lengagement de lquipe dirigeante, et laccompagnement ncessaire. Lanalyse des contenus des 660 sites web, si elle confirme le foss li la taille, souligne aussi les initiatives de petites villes qui, comme Bonnemain (Ille et Vilaine), pro-posent un contenu riche comparable celui de grandes villes.

    Si ladoption des sites web sest acclre, elle se transforme lentement. Les sites restent des outils de communication et non un vritable outil administratif. La mise en ligne du bulletin municipal progresse, passant de 58% 67% des sites communaux, mais la diffusion de la newsletter (19%), la possibilit daccs des flux RSS- Really Simple Syndication- (14%) ou encore le partage entre internautes via mail ou rseaux sociaux (12%) ne sont que peu prsents sur les sites communaux, qui sadaptent trs lentement aux nouvelles pratiques du web 2.0. Laugmentation des contenus ddis la promotion de la commune, comme le taux de golocalisation (de 17% 72%), montre que le site reste avant tout une vitrine : On y promeut lattraction de la ville (patrimoine, hbergements) et on y valorise la politique municipale par la diffusion dinformations refltant les actions des lus : les informations conomiques : 56%, les informations culturelles 70%, les informations sociales, 66%....

    Hormis le formulaire de contact (77%), les outils de communication ou de consultation citoyenne en ligne comme le sondage en ligne (2%), le chat (0,3%), les forums (10%) sont trs peu proposs. Si lorganigramme des lus/services tend se gnraliser (85%), les informations comme lorganisation des services (53%), et surtout les dtails budgtaires (15%) sont moins diffuses. Les informations sur les appels doffre nont pas volu en 3 ans (de 29% 30%) et les services de-administration passent essentiellement par le tlchargement de formulaire mais ne se substituent pas la dmarche papier ou au dplacement en mairie.

    Les communes de moins de 2000 habitants sont celles qui proposent le moins de contenus administratifs, privilgiant une fois encore les informations locales et touristiques.En conclusion, la fracture dadoption est en train dtre dpasse, mais les villes doivent dsormais faire face une fracture ditoriale.

    2 Enqute Marsouin 2007 : Communes bretonnes et TIC. http://www.marsouin.org/spip.php?article243 3 http://www.bonnemain.fr/

    Introduction

  • Lobservatoire de [email protected], OPSIS, a ralis une tude des contenus des 660 sites internet officiels des communes bretonnes recenss lt 2010 sur le Web: 566 sites propres (solution dhbergement indpendante, charte graphique et identit visuelle unique), 94 sites mis en place lchelle locale de lEPCI4 (Plusieurs communes partagent une mme structure architecturale, les mmes solutions de cration et d'hbergement de sites. Les similarits visuelles et ditoriales sont alors nombreuses entre les sites.)

    La grille danalyse de 75 critres a permis de crer des classes reprsentes graphiquement par des sphres rvlant par leur contenu les objectifs dun site web communal :

    Notre analyse se fait en deux temps : une description globale de ces sites partir du taux de rponses lensemble des critres et une analyse plus appro-fondie par ensembles de critres, reprsentatifs dune fonction.

    Repres mthodologiques

    4 tablissements Publics de Coopration Intercommunale : regroupements de communes ayant pour objet l'laboration de projets communs de dveloppement au sein de primtres de solidarit. Ils sont soumis des rgles communes, homognes et comparables celles de collectivits locales. Les communauts urbaines, communauts d'agglomration, communauts de communes, syndicats d'agglomration nouvelle, syndicats de communes et les syndicats mixtes sont des EPCI.5 Liste et rpartition des critres en annexes

    5

    Fonction Vitrine (promotion de la ville )

    6 critres

    Fonction Communication (informations pratiques et

    actualits de la politique locale)23 critres

    Fonction dmocratique (informations conomiques et politiques, services et dmarches en ligne, participa-

    tion active du citoyen)26 critres

    Facilit l'utilisation du site

    (accessibilit, diusion)12 critres

    Transparence (mentions lgales)

    8 critres)

  • PARTIE 1 : ANALYSE GLOBALE

    Adoption dun site web : les zones rurales restent peu quipes

    La taille facteur dterminant d'adoption

    62%18%

    38%81%92%

    100%8%

    moins de 2000 habitants(901 communes)

    De 2000 4999 habitants(262 communes)

    De 5000 9999 habitants(76 communes)

    10 000 habitants et plus (31 communes)

    pas de sitesite

    Le Finistre se dmarque par le taux de ville possdant un site web (67%). La taille des communes explique en partie cette diffrence (81% des villes de 2000 5000 habi-tants ont un site web) compte mais le facteur gographique entre galement en ligne de compte. 76% des villes ctires ont un site web (contre seulement 46% pour les villes non-ctires), et le Finistre a 40% de villes ctires. Les Ctes dArmor est le dpartement le moins peupl de Bretagne et compte plus de 82% de communes de de

    2000 habitants (64% pour le Finistre) do un taux plus faible dadoption de sites web. Les villes disposant dun site web propre sont plus riches6 que celles qui ont un site hberg par un EPCI.

    6 Tranche la plus leve de lindicateur de richesse calcul laide dun niveau de revenu moyen de la population, rapport entre revenus imposables de lensemble des foyers scaux et nombre de foyers scaux

    6

    Site propre Site de l'EPCI Pas de site Finistre 65% 2% 33%Morbihan 47% 12% 41%

    Ille et Vilaine 42% 9% 49%Ctes d'Armor 30% 6% 64%

  • PARTIE 1 : ANALYSE GLOBALE

    Le site web communal : un simple outil dinformation ?

    Lanalyse de lensemble des critres conrme lutilisation du site web communal comme outil de communication pure et non comme outil pratique facilitant la vie du citoyen : 50% des sites ont plus de 12 critres communication sur 23 et seuls 15% des sites ont au minimum 10 critres dmocratiques sur les 26 recenss dans notre grille. 75% des sites utilisent au maximum 3 critres sur 6 de la fonction vitrine . Bien que peu nombreux, les contenus vitrines demandent des fonc-tionnalits avances (galerie photo, vido, visite virtuelle..) ce qui tend expliquer que les informations touristiques et la liste des hbergements soient largement exploites : 73% des sites donnent des informations touristiques telles que les promenades, les endroits visiter, 56% communiquent la liste des hbergements. Seuls 7% des sites sont disponibles dans une autre langue que le franais ou le breton.

    Les mentions lgales et les fonctionnalits facilitant lutilisation du site sont accessoires : 60% des sites ont moins de 2 critres transparence sur 8 et 50% des sites ont moins de 1 critre amlioration sur 12. Seuls 14% des sites proposent des contenus favorisant laccs aux personnes fragilises tels que lagrandissement de la police ou loption site sonore .

    La rpartition par nombre de critres distingue 4 classes* de sites web

    Les sites statiques : Les 169 sites de cette catgorie ont un contenu pauvre rpondant au maximum 17 critres sur les 75 de la grille. Ces sites sont essentiellement tourns vers un usage vitrine du web avec 71% des contenus ddis la communication et la promotion de la ville. 81% de ces sites reprsentent des communes de moins de 2000 habi-tants.

    Les sites en dveloppement : 159 sites ont entre 18 et 24 critres. Si la communication et la promotion restent latout essentiel de ces sites (65% des critres), on note lmergence de contenus destination de ladministr avec 22% de critres e-dmocratie.Les sites de communes de moins de 2000habitants constituent 58% de ce groupe.

    Les sites en marche vers le 2.0 : 160 sites communaux ont entre 25 et 32 critres. Il sagit essentiellement de communes de 2000 5000 habitants (45% des sites de cette classe). Si les critres de communication reprsentent encore 1 critre sur 2, ces sites sont plus dynamiques avec 9% de fonctions damlioration du site comme laccessibilit au handicap, laide la navigation mais aussi des fonctions de partage (recommander le site via mails ou rseaux sociaux).

    Les sites interactifs : Avec un minimum de 33 critres et un maximum de 66, les 172 sites de cette classe, dveloppent un contenu riche. Limportance de la communication est moins leve que dans les autres classes (44% des critres) mais les fonctionnalits damlioration permettant la diusion reprsentent 10% des critres, montrant une dmarche de diusion de linformation plus en adquation avec les pratiques actuelles (ux rss, newsletter, partage sur rseaux sociaux). Avec 27% des critres ddis la dmocratie en ligne, ces sites ont entam un vritable processus daccs linformation et la simplication des dmarches administratives. Le facteur taille est encore une fois dterminant puisque lon retrouve dans cette catgorie, 90% des communes de 10 000 habitants et plus.*cette classication a t faite en utilisant la mthode de Classication Ascendante Hierarchique

  • PARTIE 1 : ANALYSE GLOBALE

    Palmars des villes

    Ce palmars met en avant les communes rpondant au plus grand nombre de critres de la grille tablie par lobservatoire (toutes catgories confondues).

    Riec-sur-Belon, par exemple, runi 50 critres sur les 75 de la grille, rivalisant ainsi avec les plus grandes villes comme Quimper qui rpond 54 critres.

    Moins de 2000 habitants

    La Trinit-sur-Mer 47Bonnemain 44Saint-Didier 44Saint-M'Herv 44Hpital-Camfrout 43Trmoc 43

    De 2000 4999 habitants

    Riec-sur-Belon 50Saint-Aubin-d'Aubign 46Loctudy 45Saint-Yvi 44Martign-Ferchaud 43Pllan-le-Grand 43

    De 5000 9999 habitants

    Betton 50Paimpol 49Saint-Pol-de-Lon 49Carhaix-Plouguer 48Pont-l'Abb 48Chantepie 48

    De 10 000 habitants et plus

    Rennes 66Quimper 54Cesson-Svign 53Brest 52Landerneau 52Lorient 52

    En rsum

    74% des sites communaux ont moins de 33 critres et restent au stade de la vitrine en ligne de la ville. Lore ditoriale est surtout axe sur linformation pratique de la mairie et le patrimoine de la ville. Le dveloppement de le-dmocratie est conditionn par la taille de la ville, passant de 16% pour la classe 1 sites statiques, essentielle-ment compose de petites villes 27% pour les sites de la classe 4 sites interactifs dans laquelle on retrouve 51% des villes de plus de 5000 habitants. La facilit dutilisation du site par les fonctions damlioration augmente galement passant de 4 % 10% pour les sites riches . Ces sites aux contenus avancs favorisent linteraction avec le citoyen. Bien quencore mergentes, les fonctionnalits telles que le sondage en ligne, le forum, le chat sont davantage prsentes dans cette dernire classe : 47% des sites de ce groupe ont 2 fonctions ou plus de ce type contre seulement 17% de lensemble des sites web recenss.

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    De linformation la promotion : le site vitrine de la politique localeUne commune est sollicite par plusieurs populations : le citoyen, le touriste et lentrepreneur. Le citoyen vit sur la commune, il est prsent toute lanne, est demandeur de services et de prestations. Le touriste nest que de passage, il souhaite se divertir, se reposer ou se cultiver. Lentrepreneur recherche de la main duvre, des infrastructures et des projets. La commune doit servir ces trois acteurs de son dveloppement et doit rpondre leurs attentes. Elle doit aussi susciter une attractivit pour les citoyens, touristes ou entrepre-neurs potentiels. Le site internet aide la commune dans cette tche en proposant la fois des informations pratiques telles que les actualits de la ville, mais en jouant aussi le rle de vitrine grce aux direntes fonctionnalits disponibles, telles que le contenu multimdia.

    Site informatif : la vie pratique de la Cit

    94% des communes ayant un site internet achent des informations de vie pratique telles que le numro de tlphone et les horaires douverture de la mairie.Certains critres qui premire vue semblent importants sont peu utiliss : par exemple les projets municipaux rcents et le plan local durbanisme (PLU) sont achs sur seule-ment 1 site sur 4, alors que la liste des commerants est prsente sur trois quarts des sites. Pourtant, il est aussi facile de diuser la liste des commerants que le PLU. . Il peut sagir l dun oubli des services municipaux, mais on peut aussi faire lhypothse que cela soit omis par intention, les communes ayant peu ou pas de projets pouvant avoir des rticences acher cette information.La faible prsence de petites annonces sexplique par le cot technique et humain que ncessite ce critre, car il faut mettre un outil disposition pour crer les annonces et pouvoir surveiller leur contenu. Nous avons un total de 23 critres dits dinformation . On peut noter que 50% des communes ont plus de 13 de ces critres. Linformation est la sphre la plus dveloppe, cest elle qui contient le taux le plus lev de critres remplis.

    Lorsque lon cherche dterminer les facteurs inuenant le nombre de critres lis la communication on retrouve principalement la taille, le revenu et le caractre ctier.Ainsi, une augmentation de la taille dune ville de 1000 habitants augmente de 20% la probabilit davoir le maximum de critre dinformation.Une large partie du site est consacre aux informations dites pratiques ; il nen reste pas moins que la promotion de la commune fait aussi partie des lments essentiels.

    Rpartition des critres sur les sites internet des communes de Bretagne.

    5%13%

    26%27%28%

    32%33%

    43%56%56%57%

    60%66%

    70%76%77%

    94%

    intgration de sous sites de tiers locaux petites annonces

    mtoplan local d'urbanisme

    projets municipaux rcentsmenus scolaires

    mails ou contacts type annuairesinfos transports

    dveloppement conomique, nances (entreprises, emploi )environnement, urbanisme

    infos sant agenda

    infos socialesInfos culturelles ou de loisirs

    liste des commerantsmail de contact

    vie pratique

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    Le site vitrine : un atout touristique ?

    Il apparat que 73% des sites mettent des informations touris-tiques, signe du fort caractre touristique de la rgion Bretagne. Un point qui pourrait nanmoins tre dvelopp est la traduc-tion du site internet dans dautres langues que le franais ou le breton, ceci an de toucher une plus grande population, notam-ment trangre.De nombreux critres de cette catgorie sont corrls avec le pourcentage de personnes ges, plus ce pourcentage est lev plus la ville a tendance mettre ces critres, signe que les villes touristiques accueillent une plus grande proportion de retraits.La taille de la ville, le revenu mdian, le fait davoir un label touris-tique, la proportion dhbergement, le pourcentage de rsidence secondaire ont un eet positif sur le nombre de critre de type vitrine. Le fait dtre une ville ctire multiplie par 3.5 la probabilit davoir le maximum de critres de type vitrine.

    Site "vitrine" : 73% des sites web proposent des informations

    touristiques.

    7%16%

    40%56%

    72%73%

    autres languesmultimedia (vido, visitevirtuelle, Web TV)

    galerie de photosliste hbergements (htels,gites, chambres )

    Type de cartographieInfos touristiques (visites,patrimoine,gastronomie)

    Comme pour les informations pratiques nous avons regroup plusieurs critres sous la sphre promotion . Nous y retrouvons les informations touris-tiques, la liste des hbergements

    Le tourisme est, avec lagroalimentaire et le secteur maritime, un des piliers de lconomie bretonne. Nous retrouvons son importance sur le site internet des communes : nombre dentre elles achent ainsi des informations touristiques ou culturelles. Les communes ayant un label touristique ou une faade maritime usent dailleurs de faon plus prononces des informations dites de vitrine que les autres communes.

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    En eet, 91% des villes touristiques labellises achent de telles informations contre 71% pour les autres. De mme 87% des villes ctires achent des informations touris-tiques contre 68% pour les autres. Il apparait aussi que les villes touristiques ont un site internet plus riche en contenu multimdia (32% contre 14%) et ont plus de galerie photos (58% contre 38%). Ces villes orent ainsi un contenu plus riche et vari pour mettre en avant leur aspect touristique et assurer une meilleure promotion.Sur certains points les attentes de lhabitant se rapprochent de celle du touriste, notamment pour les ores de culture et de loisirs.

    Attractivit de la commune

    An de pouvoir se dvelopper la commune doit attirer des entreprises, potentiels employeurs. Un entrepreneur voudra savoir si des terrains sont disponibles pour installer son entreprise (plan local durbanisme, infrastructures), il va regarder si la commune est active (types et nombres dappels dore, avis dattributions) et le degr dengagement dans son dveloppement conomique (liste de projets). Il devrait aussi pouvoir sinformer sur le march local (liste des entreprises, commerants ou artisans) et de manire gnrale lconomie de la commune (informations sur le dveloppement conomique). Or ces informations ne sont pas toujours renseignes sur les sites : seuls 56% des sites achent les informations sur le dveloppement conomique. Les communes achant cette information sont plus peuples. La population moyenne est de 5187 habitants contre 2020 pour les autres communes. Elles sont aussi plus riches, en moyenne leur revenu net annuel mdian est de 18 000 euros contre un peu plus de 17 000 euros. Nous pouvons souligner le fait que les communes achant les projets de la mairie ou le PLU ont un taux de cration dentreprises par habitant plus lev. Pour les villes achant le PLU il est de 83 entreprises pour 10 000 habitants contre 73 pour les autres. Cette dirence augmente lorsque la taille de la ville diminue. On retrouve un lien entre le pourcentage de population active est le fait dacher la liste des commerants et artisans. Celles-ci ont un pourcentage moyen de population active de 56.1% contre 55,0% pour les autres, une dirence faible mais statistiquement signicative.

    Pourcentage des sites ayant des informations touristique en fonction du caractre touristique de la ville

    71%

    91%

    Label Ville touristiqueVille sans label

    Pourcentage des sites ayant une information touristique en fonction du caractre ctier de la ville

    68%

    87%

    Ville ctireVille non ctire

    7 Le salaire mdian est le palier divisant l'ensemble de la population en deux parties gales : 50% de la population gagnent moins que le salaire mdian et l'autre moiti gagne plus.

    7 7

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    La diusion du contenu du site internet reste marginale : un site sur cinq propose une newsletter et un site sur dix un ux RSS. Le dveloppement des sites sociaux fait apparatre une nouvelle fonctionnalit qui permet de recommander le site un ami, mais cela reste encore peu utilis puisque seulement 12% des sites proposent cette fonctionnalit.Un lment l encore peu rpandu est ladquation avec les standards du web tels que le prconise le W3C, c'est--dire le respect des normes ayant pour objectif damliorer la navigation, daugmenter la compatibilit du site avec les dirents navigateurs, de favoriser lindexation du site dans les moteurs de recherche Ainsi seulement 8% des sites mentionnent le respect de ces normes W3C.Il est noter que 51% des sites internet des communes bretonnes respectent moins dun critre de la sphre facilit dutilisation .

    Fonctions d'accessibilit : 47% des sites proposent un moteur de recherche

    1%2%3%4%

    10%12%14%15%

    19% 32%47% 51%

    Module d'envoi SMS

    FAQ

    ajouter le site aux favoris

    RSS thmatiques

    RSS gnral

    recommander le site un ami

    mention accs handicap

    moteur de recherche avanc

    newsletter

    Impressionmoteur de recherche

    aide la navigation

    Toutes ces informations doivent tre disponibles le plus facilement et le plus intuitivement possible. De mme le site internet doit pouvoir tre utilis par tous (malvoyants, novices)La partie du site internet amliorant la navigation et la diusion du site nest que peu dveloppe par les communes.

    Un site utilisable par tous ?

    La fonction la plus utilise, laide la navigation (correspondant au plan du site ou un l dAriane), nest prsente que sur la moiti des sites. Quant au moteur de recherche, fonction lmentaire et massivement utilise par les internautes, elle nest disponible que sur moins dun site sur deux.

    Cette partie rserve linformation et la commu-nication montre une disparit entre les di-rentes sphres. Dune part, les sphres informa-tion et promotion sont trs dveloppes, elles font partie des lments de base du site internet dune commune. Dautre part, les moyens mis en uvre pour faciliter et diuser ces informations restent restreints : de nombreux sites sont riches en contenus mais pauvres en outils servant les valoriser.

    En rsum

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    La dmocratie en ligne : De linformation, peu dinteractions.

    Les critres de cette catgorie sont nombreux et sarticulent autour de 3 axes : linformation et les dmarches administratives, linformation sur la vie politique locale et le-citoyennet active. Si les contenus ditoriaux sur lquipe municipale et les contacts de la mairie sont largement diuss, seul un site web sur deux met disposition les informations sur la demande de carte didentit (lien ou formulaire tlcharger).

    Dmarches administratives : linformation samliore, les services en ligne peinent se dvelopper.

    68% des sites internet ont au moins une fonction facilitant les dmarches administratives en ligne, parmi eux, seuls 26% proposent un service mis en place par la commune (tlchargement de chiers ou tlservices), les autres sites donnant simplement linformation et/ou le lien vers service-public.fr.

    Taux de prsences sur les sites web des direntes fonctions de

    dmarches administratives

    0,50%6%7%12%

    22%22%26%30%

    39% 50%51%

    paiement, factures en ligneinscription cantineinscription, demande de subventionspour associationsinscription, drogation scolaire/crche

    dclaration de travauxlocation de salles municipalesdemande de permis de construireappels d'offres pour marchs publics

    inscription liste lectoraleCNI, passeportdemande des papiers des tats civils

    Informations politiques et conomiques locales :

    une offre incomplte

    7%

    13%

    15%

    23%

    53%

    66%

    67%

    85%

    arrts prfectoraux,rglements communauxordre du jour (voir actualits)inances de la ville (explications des budgets sur le site)

    Avis attributionorganisation de la mairie (comptences, commissions municipales )archivage bulletin (anne)

    bulletin municipal organigrammes lus/services

    8 Proportion calcule sans les variables appel dores pour marchs publics & carte nationale didentit, passeport , celles-ci dans tous les cas tant simplement prsentes ou non, sans possibilit de dmarches en ligne sur le site de la mairie.

    8

    Si 77% des sites web disposent dun formulaire de contact, ils ne sont plus que 10% proposer les commentaires, disposer dun forum ou orir loption de poster une information.5% proposent un blog, 2 % le sondage en ligne et 0,30% un chat.

    Participation citoyenne : la faible ore d'outils favorisant l'interaction.

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    Groupe 1 : 50% des sites web ont peu de dmocratie en ligne. Ce groupe comporte 333 communes qui rpondent en moyenne 4 critres (9 au maximum) sur les 26 de la catgorie fonction dmocratique . 64% sont des sites de communes de moins de 2000 habitants (95% : moins de 5000 hab).50% des communes ayant un site achent peu dinformations sur lactualit municipales ou les nances de la ville. Dans cette catgorie, seuls 12% achent les demandes dtat-civil et 8% les dmarches pour la carte nationale didentit(CNI) contre 50% pour lensemble des sites web communaux bretons. Seuls 10% des sites de cette catgorie renvoient vers le site servicepublic.fr pour les demandes de carte nationale didentit (contre 22% pour lensemble des sites web).Cependant, un certain dynamisme est souligner puisque 33% des sites proposant les informations sur ltat civil proposent une dmarche en ligne (via un formulaire ou un mail).

    Groupe 2 : Une e-dmocratie mergente Ce groupe comporte 267 communes qui rpondent en moyenne 9 critres (18 au maximum) sur les 26 de la catgorie fonction dmocratique . 74% des sites des communes de plus de 10 000 habitants se situent dans cette classe40% des sites web communaux ont entam une dmarche informationnelle importante. 98% des sites de cette catgorie diusent lorganigramme des lus (contre 85% pour lensemble des sites web)76% achent les dmarches suivre pour une inscription sur les listes lectorales contre 38% de lensemble des sites web.53% dentre eux diusent les informations et dmarches pour les demandes de permis de construire (contre 25% de lensemble des sites) et 45% les demandes de travaux (vs 22%) Ces sites achent deux fois plus les informations sur les nances de la ville (27%)

    Groupe 3 : Une e-dmocratie en marche.Ce groupe comporte 60 communes qui rpondent en moyenne 12 critres (24 au maximum) sur les 26 de la catgorie fonction dmocratique . 37 de ces communes ont moins de 2000 habitants, des petites communes qui ne se distinguent ni par le revenu des habitants, ni par leur niveau dducation, ni par leur caractre touristique.9% des sites web communaux proposent une ore dinformation dmocratique rpondant aux axes : les dmarches administratives, la politique locale et la participa-tion citoyenne. Si cette ore est htrogne, on note une relle volont de diusion de la dynamique territoriale. 77% des sites de cette catgorie publient les avis dappels dore contre seulement 29 % pour lensemble des sites web communaux.Lordre du jour du Conseil Municipal (28%).On trouve dans cette catgorie, les prmices dune citoyennet interactive avec la mise en place doutils dchanges et de communication quasi inexistants dans les autres groupes : Blog : 18% (moyenne 5%) Commentaires : 22% (9%) Poster une information en ligne 75%(10%)

    Sondage et consultation sur les projets de la ville : 15% (vs 2%)

  • PARTIE 2 : ANALYSE DES CONTENUS

    Comme le montre la classication, mme pour les sites rpondant au plus grand nombre de critres, les informations sur la politique locale et les dmarches adminis-tratives restent partielles et non uniformises. La vie intrinsque de la mairie est diuse alatoirement. Une htrognit dans la diusion des informations pour-tant publiques comme les nances de la ville (15%) ou les arrts communaux (7%) qui ne favorise pas limplication active de ladministr dans la vie de la Cit.Le-administration est statique, se contentant souvent dune simple information ou dun lien vers le site de ltat servicepublic.fr. Les dmarches en ligne, permettant la ralisation dun acte administratif sans dplacement ou sans impression de papiers sont sporadiques et relvent dune volont forte, et souvent coteuse, de lquipe dirigeante. Plouzan, Guipavas et Rennes sont, lt 2010, les seules communes proposer le paiement en ligne de la cantine municipale.

    Lenjeu de la dmocratie en ligne nest pas intgr

    Comment tenter dexpliquer le manque de dynamisme administratif des sites web communaux ? Plusieurs regards peuvent se porter sur les politiques dutilisation dun site par une commune.La valorisation de lquipe municipaleLes communes diusent plus facilement les informations administratives lies la mairie et son fonctionnement : (les comptences des services, le bulletin munici-pal) Un choix dinformations neutres qui informent positivement et dius par la moiti des mairies. Les explications budgtaires, les arrts prfectoraux sont rarement publis en ligne.Le cot : un rel frein ?Certaines dmarches comme le paiement en ligne requiert des fonctions avances et donc plus coteuses ou dautres comme la gestion dun forum, de commen-taires, la mise en place dun chat ncessitent des ressources ddies(modrateur par exemple). Cependant, les informations sur les dmarches impliquent le mme processus que les informations purement communication : mise en ligne, lien vers un autre site ou tlchargement dun chier pdf. Hors celles-ci ne sont pas diu-ses au mme niveau : les dmarches pour linscription sur liste lectorale sont communiques sur 39% des sites, la liste des associations, par exemple, est diuse 92%.

    Les quipes dirigeantes ont bien intgre limportance dune prsence sur la toile pour la valorisation de leur ville mais non pas compltement adopt lide de loutil web comme leur permettant la simplication des procdures. Paradoxalement, les services pour lesquels ladministr est dans lobligation de se dplacer en mairie, et souvent plusieurs fois pour un mme acte, sont plutt dvelopps : 50% des sites achent les dmarches pour lobtention de la carte nationale didentit et le passeport. Cest donc quil y a une prise de conscience de lintrt du web mais pas de mise en marche de ladministration en ligne.La dissociation des tches au sein dune mairie, un interlocuteur dirent pour les travaux, les cartes didentit, la cantine (parfois mme hors les murs) ne facilite pas la recentralisation des informations et leur rediusion vers un support unique.

    [email protected]

  • Fonction Communication (23 critres)

    vie pratiqueliste des associations avec les contactsjeunesse, ducation (lieux d'accueil comme les coles, CLSH, maison des jeunes )mail de contactliste des commerantsactualitsinfos socialesliste des services publics (bibliothque, cole, quipe-ments )agenda (futur)lien hypertexte avec EPCIinfos sant (mdecins, urgences )environnement, urbanismedveloppement conomique, nances (entreprises, emploi )quipements sportifsinfos transportsmails ou contacts type annuairesmenus scolairesprojets municipaux rcentsplan local d'urbanismemtopetites annoncesintgration de sous sites de tiers locaux (asso, coles, tourisme )Information culturelles ou de loisirs

    Fonction dmocratique (26 critres)

    organigrammes lus/servicesFormulaire de contactbulletin municipal (mois-anne du dernier)archivage bulletin (anne)organisation de la mairie (comptences, commissions munici-pales )demande des papiers des tats civilsCNI, passeportinscription liste lectoraleappels d'ores pour marchs publicsdemande de permis de construireAvis attributiondclaration de travauxlocation de salles municipalesnances de la ville (explications des budgets sur le site et non bulletin)ordre du jour (voir actualits)inscription, drogation scolaire/crcheCommentairesposter une info (annoncer un vnement)inscription, demande de subventions pour associationsarrts prfectoraux, rglements communauxinscription cantineblogsquickvotepaiement, factures en ligne (ex cantine Rennes)chatforums

    Facilit l'utilisation du site, accessibilit (12 critres)

    ajouter le site aux favorisImpressionmention accs handicapFAQaide la navigationmoteur de recherchemoteur de recherche avancRSS gnralRSS thmatiquesnewsletterrecommander le site un ami, partage sur les rseaux sociauxModule d'envoi SMS

    Transparence (8 critres)copyrightresponsable du siteresponsable ditionmention logicielmention prestataire, hbergementmention du web standarismention du nombre visiteprsence de l'intgration du Guide des Droits et dmarches en ligne de service-public.fr

    Fonction Vitrine (6 critres)Infos touristiquesType de cartographieliste hbergements (htels, gites, chambres )galerie de photosmultimedia (vido, visite virtuelle, Web TV)autres langues

    GRILLE DANALYSE DU CONTENU DES SITES WEB COMMUNAUX BRETONS tablie par lobservatoire de [email protected] lt 2010