L'Hebdo du Vendredi - Epernay - 204

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L'Hebdo du Vendredi, édition Epernay, numéro 204, semaine du 1er au 7 février 2013

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  • Photo non contractuelle. ATOL CARREFOUR 13 quai de MarnePERNAY - 03 26 54 85 22-30% sur le 2me verre*sur prsentation de ce bon

    Offre valable du 1er au 28 fvrier 2013.* Remise dduite en caisse. Offre non cumulable-voir conditions en magasin.

    D I T I O N P E R N A YJOURNAL GRATUIT DINFORMATION N204

    du 1er au 7 fvrier 2013

    e p e r n a y . l h e b d o d u v e n d r e d i . c o m

    L'embarrassant problmedes jeunes mineursisols trangers P.9

    La libert, pour quoifaire ? Question poseau Salmanazar P. 16

    Salon Maison Passiontout le week-end au Millesium P.8

    Aide alimentaire :la Croix Rouge pourla mutualisation P.6

    Football : le dlicat mois de fvrier du Stade de Reims P. 14

    Candidature Unesco

    Aprs la pluie...

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    edi

    Le gouvernement n'a pas retenu la candidature des Coteaux, Maisons etCaves de Champagne la semaine dernire pour une prsentation l'Unesco.Toutefois, les ministres concernes ont salu la qualit du dossier, dont tousesprent qu'il sera bien choisi l'an prochain. P. 4

  • H umeurs2 x N204 du 1er au 7 fv r ie r 2013www. lhebdoduvendred i .com

    Richard Walter Productions prsente

    Richard Walter Productions prsente

    PATRICIA KAAS lhebdo du vendredivous offre 6 places

    sur www.lhebdoduvendredi.comMercredi 6 fvrier 20H30

    au Capitole de Chlons-en-Champagne

    Vendredi68

    La mto Samedi14

    Dimanche05

    Lundi39

    Lhebdo du vendredidit par la SARL B2M Editions

    Journal hebdomadaire gratuit dinformation locale Sige social : 195, rue du Barbtre Reims

    Tl. 03 26 36 50 13E-mails : Rdaction : [email protected]

    Publicit : [email protected] Newsletter : [email protected] de la publication : Frdric Becquet ([email protected])

    Journalistes : Julien Debant, chef ddition Reims ([email protected]) Tony Verbicaro, chef ddition Chlons/Epernay ([email protected])

    Aymeric Henniaux ([email protected])Responsable commercial : Philippe Dudel ([email protected])

    Responsable diffusion : Yoann Ruin ([email protected])Administration : Martine Bizzarri - Infographiste : Anne Rog

    Parution le vendredi matin Imprim par IPS Amiens

    www.lhebdoduvendredi.com

    Vendredi 1er fvrier Samedi2 fvrier Dimanche 3 fvrier

    3Bonne

    Lindice varie de 1 trs bonne qualit de lair

    10 trs mauvaise qualit de lair.

    Qualit de lair

    DITO

    1,71Au 1er fvrier 2013, en application de soncontrat de concession, les tarifs de page durseau Sanef augmenteront de 1,71% enmoyenne pour toutes les classes de vhicules. Les tarifs desautoroutes font chaque anne l'objet d'une rvision selon desmodalits fixes contractuellement avec l'Etat. Cette rvision tientcompte de deux paramtres : le programme d'investissements pluri-annuel dcid en accord avec l'Etat, et l'indice des prix la consom-mation (hors tabac) fix +1,69% cette anne. La Sanef tient toutefois indiquer que l'augmentation ne touchera pastout son rseau (qui fait 1350 kms) car 52,6% de ses tarifs resteront inchangs. Pour info, il faudra dsormais dbours-er 10,40 euros pour un trajet Reims-Paris, contre 10,20 euros, 13,60 euros pour aller Metz (inchang) ou encore15,10 euros pour aller rendre visite votre grand-mre lilloise, soit un bond de 30 centimes. Sinon, il y a toujours lesroutes nationales...

    Le chiffre

    x Mauvaise cib leUne fois n'est pas coutume, l'histoirese passe en Champagne-Ardenne, Reims. Rong par la jalousie, unamant conduit et tromp se laisse unsoir aller la boisson en compagniede son frre. Les Pastis et Ricardn'aidant pas, les deux frangins finis-sent par mettre sur pied une terriblevengeance, afin de rappeler Madame son ex combien elle n'auraitjamais d quitter son compagnon.Imbibs d'alcool, les deux enivrsarrivent au milieu de la nuit devant lamaison de l'ex-copine, criblant deballe ses fentres et, allez, aussi lesdeux trois voitures stationnes prox-imit, tant il est difficile avec tous cesverres de viser avec prcision. Saufque de prcisions, les deux gaillardsen ont prodigieusement manqu cettenuit-l puisque la maison vise taitcelle d'un voisin, la bourreau descoeurs dormant, elle, trois habita-tions de l...

    x Cul turez-vous , qu' i ls disa ientLa situation aurait pu prter souriresi elle ne comportait pas un voletproccupant. Selon des chercheurs del'universit du Limbourg, ayant menune tude sur plusieurs centaines decandidats, un futur professeur sur

    trois en Flandre belge prsenteraitd'importantes lacunes en histoire-gographie, matire pourtant ohcombien primordiale. Un tiers du mil-lier de futurs enseignants, pourl'heure encore inscrits dans les centrede formation au professorat, neseraient ainsi pas capables de rep-rer les Etats-Unis sur une carte, nesauraient pas situer l'Ocan Pacifiqueet confondraient mme Mao Ts-Toung et l'ancien dictateur nord-coren Kim Jong-il sur une photo.Magnanime, le ministre flamand del'Education a promis de repenser laformation dispense en y apportantles ajustements ncessaires ds laprochaine rentre scolaire .

    x Vacances et barreauxLe directeur d'une des prisons deSaint-Ptersbourg vient d'tre con-damn par la justice russe pour avoirtouch d'un de ses dtenus d'impor-tants pots-de-vin. En l'espce, desvacances tous frais pays pour deuxsjours en Egypte, intgralementfinances par le condamn, en con-trepartie de quoi ce dernier s'tait vutransfr dans une meilleure cellule,et disposait mme de la permissiond'utiliser un tlphone portable l'in-trieur de l'enceinte carcrale. Uneaffaire qui n'est malheureusement

    pas sans prcdents puisqu'en avrildernier dj, c'est le directeur adjointd'une prison situe proximit deVologda, au Nord de Moscou, qui s'-tait vu arrt pour avoir facilit l'va-sion en hlicoptre d'un dtenu, lencore en l'change d'un pot-de-vin.

    x Pour b ien manger, mangez saletCertains concepts font parfois fureursans que l'on sache rellementpourquoi. Dernier exemple en date,le restaurant franais Ne QuittezPas , install Tokyo au Japon, con-naissant un succs sans limite bienque ne proposant pourtant sesclients que des plats raliss basede...salet ! Si l'ide peut surprendre,elle a en tout cas fait la popularit duchef de l'tablissement, encens parla critique et rcent laurat d'un con-cours de cuisine tlvis. Soupe desalet, salade assaisonne lasalet, gratin de salet, le toutaccompagn d'une sauce faite dumme ingrdient , certains plats,devenus trs populaires au Japon,sont d'ailleurs aujourd'hui vendusjusqu' 130 euros. Que les mani-aques de l'hygine se rassurent, avantd'tre servie aux clients la salet abien videmment t teste et valideen laboratoire.

    Coup d'il sur le monde

    xSecret poignetMercredi 30 janvier, le prsident auto-proclam-finale-ment-retenu-par-tous-jusqu'-de-nouvelles-lections-peut-tre-mais-rien-n'est-moins-sr de l'UMP a dnon-c, lors de la sance de questions au gouvernement, l'Assemble nationale, la circulaire de ChristianeTaubira, baptise circulaire GPA (gestation pourautrui). Jean-Franois Cop reprochait la garde dessceaux d'avoir pris cette circulaire secrtement. Laquellecirculaire permettrait aux enfants ns secrtement, d'unemre porteuse, lors d'un voyage secret l'tranger,d'obtenir la nationalit franaise.Tellement secrte que la circulaire en question avait tprsente, comme c'est de coutume, et ce n'est pas unsecret, la commission des lois de l'Assemble le 16janvier. Et que, si le dput-prsident n'y tait pas, 38encarts l'UMP y taient. Bon, s'ils ne lui ont pas rpt,par culture du secret, forcment...Dans cette circulaire date du 25 janvier et diffuse dansles tribunaux, la ministre de la justice demande de veiller ce qu'il soit fait droit aux demandes de certi-ficats de nationalit pour des enfants ns l'tranger demre porteuse, ds lors que le lien de filiation avec unFranais rsulte d'un acte d'tat civil tranger probant .Je l'ignorais, tant le contraire me paraissait vident, maisjusque-l, il arrivait qu'on refuse la nationalit franaise des enfants au motif qu'ils sont ns d'une mre por-teuse l'tranger. Vous lirez par ailleurs, mais je supposequ' propos d'enfants peine ns, on n'a jamais eu dedoute sur la minorit... Parce que sinon, radio dupoignet, 19 ans, et hop, au 115 ! Je sais, faut toujoursque j'exagre. Tony Verbicaro

  • Jeudi 24 janvier, le gou-vernement a choisi deprsenter l'Unesco lagrotte Chauvet-Pont d'Arc etla chane des Puys-Faille deLimagne pour une inscriptionau patrimoine mondial. Lacandidature des Coteaux,Maisons et Caves deChampagne, largementsalue, pourrait tre choisieen janvier 2014 par laFrance, pour un classementen 2015.xEn lanant qu'il soutiendraitle projet, lors de son discoursde rentre pendant l'inaugura-tion de la dernire foire deChlons, Franois Hollanden'a peut-tre pas rendu service la candidature champenoise.Mme si le Prsident de laRpublique n'avait certes pasprcis en quelle anne, il taitdifficile d'imaginer que laChampagne ne soit pasretenue ds cette anne parl'Etat. Dans le communiqu de

    presse des ministres con-cernes, Aurlie Filippetti etDelphine Batho ont largementsoulign la qualit du projetchampenois. Ce qui a permisaux acteurs locaux de faireune belle dmonstration d'op-timisme. il faut prendre actede l'arbitrage opr par legouvernement, qui n'estqu'une tape dans la longuecourse l'inscription, et seremobiliser aussitt pour con-duire les Coteaux, Maisons etCaves de Champagne vers laqualification franaise en2014, a expliqu PierreCheval, prsident de l'associa-tion Paysages du Champagne,porteuse de la candidature.Douze mois,c'est finale-ment bien peu l'chelle del'histoire de laChampagne. Pour Jean-Paul Bachy, prsi-dent du comit de soutien, l'anne qui vient doit treutilise pour faire encoremieux connatre le dossier, lepromouvoir et recueillir leplus de soutien possible dans

    la rgion et l'extrieur . Le dossier scientifiqueprpar par l'associationPaysages du Champagne estdj trs pointu, a dit AdelineHazan, la maire de Reims. Ilfaut dsormais dmontrernotre dtermination pro-tger et valoriser notre patri-moine. Franck Leroy, le maired'Epernay, retient que c'estla premire fois que nousprsentons notre candidature l'Etat franais, il faut sou-vent un peu de temps avantd'tre retenus. D'ailleurs, lesdeux dossiers slectionnssont plus anciens que le ntre.Par ailleurs, les deux min-

    istres elles-mmes ontsoulign l'ex-cellence denotre dossier,i n d i q u a n t

    mme que nos atouts devraientnous permettre d'accder l'inscription sur la liste dupatrimoine de l'humanit .A dfaut d'une bonnemmoire, en se plongeant dansles archives, on se rend

    compte que la candidature dela grotte Chauvet avait djt choisie par le gouverne-ment en janvier 2012. Ledossier a d'ailleurs bien tinstruit par l'Icomos, l'agencede validation dpche parl'Unesco, qui a repouss l'ideen raison de la demande declassement en urgence, pourprotger au plus vite le siteardchois. L'Icomos consi-dre que la procdure d'ur-gence pour les biens qui ontsubi des dommages ou quisont confronts des dangerssrieux ne s'applique pas lagrotte orne Chauvet-Pontd'Arc (...) L'Icomos considrequ'une procdure d'valuationstandard offrira l'occasion deprendre en considration laprotection, la conservation, lagestion et les dispositifs desuivi en vigueur ainsi que l'-valuation des dlimitations dubien et de la zone tampon. En clair, la preuve n'a pas tapporte l'Icomos que lagrotte Chauvet avait subi desdommages graves ou qu'undanger srieux la menaait.Rsultat, janvier 2013, la

    grotte est de nouveau choisiepar la France, envoye l'Unesco, cette fois en proc-dure standard.L'autre candidature retenuepar la France en janvier 2012,les Climats de Bourgogne,concurrent direct du projetchampenois parce qu'il s'agitl aussi essentiellement d'unbien viticole, dans la catgoriedes paysages culturels, a tgalement rejete parl'Icomos, parce qu'incomplte.Aprs l'annonce de jeudi 24janvier 2013, la rumeur allaitbon train concernant leprochain choix gouvernemen-tal : Champagne et Bourgogneseraient les choix de janvier2014, histoire de continuer rattraper le calendrier et dejouer la carte d'une proposi-tion thmatique. Pourquoi pas.Sauf qu'en janvier 2012, aprsla publication des choix del'Etat, on disait qu'en 2013, lebassin minier du Nord-Pas-de-Calais serait coup sr retenuen 2013...

    Tony Verbicaro

    Candidature Unesco

    l'anne prochaine...

    la une4 xA

    La grotte Chauvet et la Bourgogne ont dj t retenues et rejetes

    Hautvillers, berceau du Champagne, devra encore patienter avant de rejoindre les 38 sites franais classs au patrimoine mondial. l'Hebdo du Vendredi

    www. l hebdoduvendred i .comN204 du 1e r au 7 f v r i e r 2013

  • N204 du 1 au 7 fv r i e r 2013

    www. lhebdoduvendredi .comocit6 x

    Face une pauprisationcroissante, la distributionde l'aide alimentairerelve d'une logistique deplus en plus complexe. LaCroix-Rouge d'Epernaymilite pour une mutualisa-tion des moyens. Pas sisimple...s.

    xLa Croix-Rouge d'Epernaymilite pour une mutualisation desmoyens des associations carita-tives. La Banque Alimentairedonne tout le monde. Mais nousne vivons plus une poque ochacun avait ses pauvres , lanceMarie-Thrse Pauvelle, sa prsi-dente locale.Cette dernire pense que l'unionfait la force. Les difficults socio-conomiques nous y poussent. Sur le secteur d'Epernay, trois asso-ciations caritatives interviennent. Elles sont subventionnes tout ouen partie par le CCAS de la ville,qui est lui-mme ravitaill par laBanque Alimentaire, vritableplaque tournante de la logistique. Les trois associations en question

    sont le Secours populaire, lesRestos du coeur et la Croix-Rouge.Que veut Marie-Thrse Pauvelle ? Une mise en commun des listesdes bnficiaires et une connais-sance de la dure des interventions,avec une petite participation finan-cire pour sortir de l'assistanat. Pour faire simple la prsidente de laCroix-Rouge revendique une clari-fication de la logistique et davan-tage de cohrence dans le dispositifet dans le calendrier de la distribu-tion des dons. L'picerie socialed'Epernay et des villages de laCommunaut de Communesd'Epernay Pays de Champagnefonctionne toute l'anne, tcomme hiver, depuis plus de deuxans, en partenariat avec le Secourspopulaire qui propose des colisd'urgence les jours de fermeture del'picerie sociale. Durant la priode hivernale lesRestos du coeur apportent une aidecomplmentaire et distribuent descolis deux fois par mois le reste del'anne. Tout n'est pas encore aupoint. Il y a des failles. Notre volon-t est d'aller vers une mutualisationdes moyens pour aider un plusgrand nombre de personnes

    puisque l'aide europenne pourraitfinir par faire dfaut. La prsidente de la Croix-Rougeestime que la mutualisation des col-lectes, des rserves, des subven-tions devraient contribuer amliorer le systme et mieux faireface une pauprisation grandis-sante. Cet appel est valable pourl'aide vestimentaire, l'hbergement,l'accueil des rfugis, le soutienscolaire et bien d'autres actionscaritatives. Il n'est pas sr, pour autant, que toutle monde l'entende de cette oreille.

    Toutes les associations n'ont pasla mme sensibilit et la mmeapproche du problme. Et la coh-sion du bnvolat n'est pas choseaise , reconnat un membre actifde la vie associative caritativelocale. Pour autant des actionssont ralises pour coordonner lesefforts de chacun. Tout dpend,parfois, d'une simple question depersonnes... Les bnficiaires de l'aide alimen-taire ne cessent d'augmenter. Pourla Croix-Rouge de 15% en 2012. Al'initiative de la municipalit

    d'Epernay des runions de concer-tation ont t organises et unpartage des missions propos. Chacun sait que les ingalits secreusent. Mais la rponse n'est pastoujours simple. Elle passe, peut-tre, effectivement,par un meilleur dialogue entretoutes les structures et une miseen commun des listes desbnficiaires. La prsidente de laCroix-Rouge d'Epernay espre treentendue.

    Jean Batilliet

    Aides alimentaires

    La Croix-Rouge milite pour l'union

    S

  • Socit7 x

    xSalon du Btiment Innovant pour un Nouvel Environnement : Rendez-vous au SABINELa 4e dition du Salon du Btiment Innovant pour un Nouvel Environnements, communment appelle Sabine, se droulera les 6, 7 et 8 fvrier au Parc des Expositions de Reims. Cr l'initiative de ReimsEvnements, associ l'Ordre des Architectes, la Fdration franaise du btiment, la Capeb, la rgionChampagne-Ardenne et Reims Mtropole, le Sabine est un salon rserv aux professionnels rassem-blant tous les acteurs de la construction, mettant en avant l'innovation et le dveloppement durable. Cetteanne, le thme gnral sera celui de la Sant comme un facteur cl de nouvelles opportunits dedveloppement pour le B&TP . Cette dmarche renforce par l'intgration au sein du salon d'un nou-vel espace, baptis Sabine + Prvention - Scurit , organis en partenariat avec la Carsat Nord-Est,ddi la scurit au travail et la prvention des risques professionnels. Plus qu'un salon, le Sabine seveut un lieu privilgi d'changes et de rencontres entre professionnels, de valorisation des savoir-faireet de reconnaissance des initiatives en vue de favoriser l'mergence de nouvelles solutions, donc de nou-veaux marchs. Au total et pendant trois jours, ce sont 80 exposants et prs de 5000 visiteurs qui sontattendus.

    J.DSabine se tiendra mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 fvrier au parc des expositions de Reims. Ouverture de 10h 19h (nocturne le jeudi jusqu' 21h). Entre gratuite rserve aux professionnels. Plus d'infos sur www.salondubatiment-sabine.fr

    N204 du 1 er au 7 fv r ie r 2013

    www. lhebdoduvendred i .com

    xNotre but est de mettre la pression sur le gou-vernement. Nous ne lui avons pas donn carteblanche et si la Fonction publique est dans la rue,c'est pour lui rappeler que les revendications quenous avions sous le gouvernement Fillon n'ont pasdisparu avec l'arrive de la gauche au pouvoir. GuyBourgeois, secrtaire dpartemental du syndicat FSU,est bien dcid plaider la cause des fonctionnaires.A l'appel de son syndicat, de la CGT et de Solidaires,la journe d'action nationale pour la dfense de laFonction publique, jeudi 30 janvier, a eu un cho Reims ainsi qu' Chlons-en-Champagne o environ400 personnes au total ont dfil hier matin.Au sommet de leurs revendications se trouvent lahausse des salaires et autres rmunrations des fonc-

    tionnaires, l'abrogation du gel du point d'indice ainsique l'annulation de la journe de carence (en cas demaladie). Depuis 2010, les salaires des fonctionnaires sontgels et n'ont mme pas t indexs sur l'inflation. Cequi reprsente une perte de 11% du pouvoir d'achat.Aujourd'hui, plus d'un million d'agents gravitentautour du SMIC, le droulement de carrire est aupoint mort, les qualifications ne sont pas reconnues.On est en train de tuer le service public en nousfaisant passer pour des privilgis alors que c'est loind'tre le caslanait le secrtaire dpartemental .Selon les syndicats, le taux de grvistes aurait avoi-sin les 30% dans la Marne.

    M.D

    Social

    Les fonctionnaires dans la rue

    Environ 300 manifestants ont battu le pav Reims l'Hebdo du Vendredi

    xPortes Ouvertes de l'Institut Jean-GodinotA l'occasion de ses 50 ans, l'Institut Jean-Godinot organise, samedi 2 et dimanche 3 fvrier de10h 17h, des Portes Ouvertes. L'occasion de dcouvrir le travail ralis au sein de ce centrede lutte contre le cancer grce des visites, des expositions et des dbats qui se tiendront toutau long du week-end. Rendez-vous au 1 de la rue Gnral Koening Reims / Rens. : 03 2650 44 87 ou www.institutjeangodinot.fr

    xMathieu Blandin, un Aubois champion du monde de ptisserieLa formule 1 stylise en chocolat de l'quipe de France l'a mene tout droit vers la victoire. Pourla septime fois, elle remporte la Coupe du monde de la ptisserie, qui s'est joue le 27 et 28janvier Lyon et dcroche un belle mdaille d'or. Elle succde ainsi l'Espagne, victorieuse l'andernier. Sont arrivs en seconde et troisime position le Japon, puis l'Italie. 22 pays concour-raient au prestigieux concours du Salon international de la gastronomie (Sirha).Parmi les laurats, un Aubois. Mathieu Blandin, 27 ans, est chef ptissier chez le champion dumonde Pascal Caffet Troyes. Pour ce vritable marathon des desserts, il se trouvait aux ctsde Quentin Bailly et Joffrey Lafontaine. Chaque quipe tait compose d'un ptissier, d'unchocolatier et d'un glacier. Elle avait 10 heures pour raliser trois entremets au chocolat et auxfruits, douze desserts l'assiette ainsi que trois sculptures d'un mtre vingt-cinq, en chocolat,glace et sucre.

    En Bref

  • N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit8 xIl offrira toutes les boursesl'occasion d'imaginer un habitatplus spacieux, moderne, conomeen nergies. Nouvelles couleurs,nouveaux matriaux, nouveauxconcepts : le salon MaisonPassion, Epernay, joue la cartede l'innovation dans le cocooning.xUne petite visite pour sortir de la grisaille,rver un peu, faire des projets et, pourquoipas, raliser de bons achats. Tel est l'objectifdu salon Maison Passion qui se tient du 1erau 4 fvrier au Millesium. Habitat, immobili-er, jardins, dco, salles de bain : vous trou-verez tout sur cet espace qui runira plus de100 professionnels et marques. Il y aura descommerants locaux, des nouveaux et desanciens, qui ont tout mis en oeuvre pourinviter les visiteurs cocooner chez eux. C'est l'occasion de se faire connatre, deprsenter nos singularits, nos complmen-tarits , commente Patricia Mirand, la cra-trice de la boutique Second Life, Epernay.Depuis son ouverture, le magasin multiplieles initiatives. Il organise des expositions,des dmonstrations, des rencontres avecd'autres professionnels. Pas forcment de ladco. Il y aussi des vernissages qui con-tribuent faire connatre des cavistes, des

    traiteurs et des artistes.Aux cts de boutiques novatrices, commeSecond Life, on pourra retrouver des poidslourds de la maison, du sol au plafond. Deux comportements mergent dans ledomaine de l'habitat. D'un ct, on se con-centre sur le fonctionnel et le pragmatisme.De l'autre nos attentes s'expriment dans unequte d'vasion, travers une nature fantas-

    me , explique l'organisateur de la manifes-tation.Les consommateurs sont trs attachs aucot d'un investissement. Les achats sontplus raisonns mais doivent surtout tremoins conovores . Aujourd'hui lesexposants prsentent des nouveauts plusperformantes techniquement ou nergtique-ment , commente un chauffagiste.

    La prime la casse chaudire, label accordpar l'Etat pour soutenir l'initiative lance enavril 2011 par la Fdration Franaise desCombustibles, Carburants et Chauffage(FF3C), a t reconduite jusqu'au 31 dcem-bre 2013. Elle est tendue aux vieilleschaudires bois. Un million de chaudiresfioul sont concernes en France.Que trouvera-t-on sur ce salon ? De tout !Cuisine, carrelage, salles de bains, nouveauxsols trs rsistants. Le salon accueillera desdmonstrations culinaires les vendredi 1er,samedi 2 et dimanche 3 fvrier sur un standavec deux chefs. On hissera aussi lescouleurs au jardin avec le retour de l'orange,couleur vitamine pour un effet anti-crise,mais galement utilise pour une ambiancevintage trs en vogue. Beaucoup plus esth-tique qu'avant, le gazon synthtique comptede plus en plus d'adeptes parmi les parti-culiers propritaires de jardins, de balcons etde terrasses. Les gazons artificiels offrentaujourd'hui l'aspect d'une pelouse aussi vraieque nature. Et reproduisent le mme touchernaturel de l'herbe.

    Jean BatillietAu Millesium le vendredi 1er fvrier de 10 h 21 h, samedi 2 et dimanche 3 fvrier de 10h 19 h et le lundi 4 fvrier de 10 h 18 h.Prix d'entre: 4. Gratuit pour les moins de12 ans.

    Un toit, aussi pour la piscine ! DR

    Millesium - Salon Maison Passion

    Pour rver d'tre mieux chez soi !

  • Fin dcembre dernier, Dominique Baudis, le Dfenseur des Droits, formulait quinze recommanda-tions Christiane Taubira, garde des sceaux, au sujet des mineurs trangers isols enFrance. En attendant qu'une loi,un dcret ou simplement une circulaire mane du gouvernement (les ministresde la justice et de l'intrieur travaillent dessus), la situation se complique, et la Marne n'y chappe pas.xDepuis plusieurs mois, je suis particulire-ment saisi de situations de mineurs trangersisols en errance, qui ne parviennent pas trepris en charge, disait Dominique Baudis l'AFPen dcembre. L'intrt suprieur de l'enfant doitprimer par rapport la politique des fluxmigratoires. Un mineur isol est avant tout unmineur et un mineur vulnrable. Le Dfenseurdes Droits poursuivait en expliquant que cer-tains de ces jeunes mineurs isols faisaient l'ob-jet, souvent, avant toute valuation socio-ducative, de prsentation devant les servicesde police, n'hsitait pas dire que l'accentest mis sur leur nationalit trangre ; cesjeunes voient leur identit, leur ge, leur his-toire et leur parcours remis en cause sinondnis par leurs interlocuteurs . DominiqueBaudis avait dplor que de nombreuxmineurs isols trangers se voient dclarsmajeurs, mme munis de papiers d'identitattestant de leur minorit. Le doute doit syst-matiquement leur profiter . Les test osseuxsont dans le viseur du Dfenseur des Droits :Compte tenu de leur fiabilit dficiente, ils nedoivent eux seuls servir de fondement ladtermination de l'ge. En clair, l'histoire normale veut que lorsqu'unjeune mineur isol tranger se trouve sur le solfranais, il est suppos tre pris en charge parl'aide sociale l'en-fance, comptence duConseil gnral. Dansle processus habituel,le jeune se retrouve au commissariat, d'o l'onappelle le procureur de la Rpublique quiinforme l'aide sociale l'enfance, laquelle trou-ve un foyer au jeune. Bilan de sant, valuationsocio-psychologique, tests pour dterminerdans quelle classe on va pouvoir scolariser l'en-fant, etc. Ce parcours classique est gnrale-ment suivi. Le problme se pose quand, parexemple dans la Marne, les 480 placesd'hbergement de mineurs isols, franais outrangers, sont toutes occupes. Et qu'en plus, lecontexte de crise plonge les conomies dudpartement dans le rouge en raison de l'aug-mentation des dpenses de prestations sociales,non compenses par l'Etat, lui mme dans lerouge. Au Conseil gnral de la Marne, on necache pas que si l'Etat remboursait ne serait-ce que la moiti (20 sur 40 millions d'euros) dece qu'il doit, on trouverait des solutions. a

    parat insens, mais le calcul mrite d'tre fait :un mineur isol cote 65 000 par an (178par jour) au Conseil gnral. Sur le territoiremarnais, actuellement, 37 jeunes mineurs (oumajeurs ?) isols trangers posent problme.Soit l'quivalent de 2,4 millions d'euros par an.Consquence : ces dernires semaines,plusieurs jeunes mineurs isols trangers ont tdclars majeurs aprs un test osseux, sortis dufoyer pour mineurs o ils taient hbergs, con-duits la plateforme itinrante d'accueil desdemandeurs d'asile (Piada), gre par la CroixRouge, qui rgulirement, rejette la majoritdu jeune tranger isol. L'aide sociale l'en-fance indique qu'elle ne prend pas en charge lejeune, car dclar majeur, mais si le jeune enquestion continue d'affirmer qu'il est mineur, iln'est pas lgalement candidat la demanded'asile. Vient-il pour demander l'asile ou

    pour poursuivre destudes ? Le jeune peutalors, s'il a de lachance, trouver une

    place d'hbergement via le 115, mais les placesy sont chres en ce moment, ou tout bonnementse retrouver la rue. Au Conseil gnral, et c'estcomprhensible, on explique qu'il est interdit deplacer des majeurs dans un foyer de mineurs.Au risque de laisser un mineur dehors ?Certains dpartements ont rpondu la probl-matique en crant des structures d'accueil spci-fiques pour les jeunes mineurs (ou majeurs)isols trangers. Evidemment, ce typed'hbergement reprsente un cot supplmen-taire, et la Marne n'en a aujourd'hui pas lesmoyens.Pourtant, cette rponse apparat comme lameilleure. Elle permettrait de donner du tempspour, peut-tre, rellement vrifier la vracitdes documents d'identit prsents, de fairedeux tests osseux, des radios, espacs de sixmois, qui donnerait une rponse moins dou-

    teuse. La loi (article 47 du code civil) indiqueque tout acte de l'tat civil des Franais et destrangers fait en pays tranger et rdig dansles formes usites dans ce pays fait foi, sauf sid'autres actes ou pices dtenus, des donnesextrieures ou des lments tirs de l'acte lui-mme tablissent, le cas chant aprs toutesvrifications utiles, que cet acte est irrgulier,falsifi ou que les faits qui y sont dclars necorrespondent pas la ralit. Les histoiresde plusieurs jeunes qui nous ont t rapportesne manifestent clairement pas que de telles vri-fications aient t ralises. Certes, chercher lafiabilit d'un document dans certains paysd'Afrique ou d'Asie relve sans doute de l'u-

    topie, mais doit-on ngliger la loi pour autant ?Parce que pour les jeunes en question, la seulevrification qui ait t faite, c'est la radio dupoignet, avec toute la marge d'erreur qu'ellecomporte (lire par ailleurs). Et pour certains, il afallu la gnrosit d'un ducateur pour prendreen charge une ou plusieurs nuits d'htel, l'ac-cueil au domicile, ou la nuit la rue, dans le halld'une gare, au mieux. Jusqu' une dcision dejustice, qui souvent, renvoie le jeune trangerisol dans le foyer pour l'enfance. Dans l'attentede... L'entre en vigueur d'un dcret gouverne-mental qui dira prcisment quoi faire.

    Tony Verbicaro

    La radio du poignet, comme test osseux pour dmontrer la majorit, est pointe du doigt. DR

    Jeunes mineurs trangers isols

    Radiographie de l'inefficacit

    Mieux vaut un majeur hberg avec les mineurs ou un mineur la rue ?

    xLa radio du poignet comme preuve de la majorit ?L'atlas radiographie osseux de Greulich et Pyle, qui fait foi, date de 1959. Une radio du poignet (unique-ment chez les garons, parce que chez les filles, la fin de croissance est gnralement termine avant18 ans) permet de dire, en vrifiant la cicatrisation osseuse, que la croissance est termine. Ds lors, enFrance, on estime que le radiographi a au moins 19 ans. L'Acadmie de mdecine, saisie en 2006 par les ministres de la Justice et de la Sant et des Solidarits confirme que la lecture de l'ge osseux par la mthode de Greulich et Pyle universellement utilise,permet d'apprcier avec une bonne approximation l'ge de dveloppement d'un adolescent en dessousde 16 ans. Cette mthode ne permet pas de distinction nette entre 16 et 18 ans ; rappelle qu'il existecependant des situations relativement rares o ge de dveloppement et ge rel comportent des dis-sociations, la plupart d'entre elles conduisant une sous-estimation de l'ge rel en particulier chez lesgarons ; recommande la double lecture de l'ge osseux, par un radio pdiatre et un endocrino-pdi-atre ; souligne que l'examen clinique en milieu spcialis avec dtermination du stade de dveloppe-ment pubertaire, et ventuellement contrle six mois plus tard, augmente la fiabilit de la dtermina-tion. En tout tat de cause, la justice, les parquets en l'occurrence, ne cachent pas que la question estcomplique, que l'on ne se contente pas du seul examen osseux. Des travailleurs sociaux nous ontindiqu que les tests osseux devaient forcment tre ordonns par le procureur de la Rpublique, dansun cadre lgal. Or, le Conseil gnral nous dit qu'il arrive que, en tant que reprsentant lgal du mineurqu'il recueille via l'aide sociale l'enfance, il demande un examen osseux dans le cadre d'un bilan desant gnral. Toujours d'aprs les travailleurs sociaux, toute la dmarche doit tre faite avec le con-sentement clair du jeune. S'il est isol, il doit tre reprsent par un reprsentant lgal. Un jeunemineur, qui plus est seul dans la nature, doit tre accompagn. Le test osseux doit tre effectu par unequipe mdicale (mdecin, psychologue, radiologue, experts auprs des tribunaux). Avec le test osseux,on touche l'intgrit physique de la personne. Le jeune doit tre consentant ; pour l'tre, il doit avoirdonn son consentement son reprsentant lgal, et un interprte est ncessaire s'il ne parle pasfranais. Toute cette dmarche n'existe pas actuellement.

    N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit9 x

  • N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit10 xEn 2008, une jeune femme se tuait entombant d'un train en marche, engare de Troyes. Mardi dernier, laSNCF et deux cheminots de 32 et 39 ans ont comparu devantle tribunal correctionnel pour homicideinvolontaire.

    xFrancesca avait tout juste 25 ans lorsque ce matindu 6 novembre 2008, elle a perdu la vie en voulantsauter du train qui repartait de la gare de Troyes. CetteChapelaine d'origine congolaise avait oubli un sacdans le wagon 13 et tait remonte bord. Mais letrain a redmarr. Elle a voulu redescendre, cote quecote. Son imprudence lui a t fatale.Trouvant un peu plus loin une porte ouverte, elle asaut en trbuchant sur la voie ferre. Plusieurs wa-gons l'ont crase. La malheureuse dcdait quelquesheures plus tard.Poursuivis pour homicide involontaire, deuxprvenus, un agent contrleur et le chef d'escale quitaient en service ce jour-l, ainsi que la SNCF,reprsente par son directeur rgional de Champagne-Ardenne, Patrick Auvrele, ont comparu mardi devantle trubunal correctionnel. La justice reproche laSNCF de ne pas avoir procd aux rparations decette porte signale dfectueuse et le manque de com-munication entre les agents. Au contrleur qui se trou-vait dans le train, elle lui impute de ne pas avoir con-damn cette porte qu'il savait non rpare et de ne pasavoir tir le signal d'alarme au dpart du train; au chefd'escale, d'avoir donn le signal de dpart du train sansavoir vrifi que toutes les portes taient bien fermes.

    Le train Paris-Belfort tait en retard d'une heure cause d'une grve. Ce jour l, le chef d'escale taitabsorb par des enveloppes de retard. C'est lui quidoit donnner le signal au contrleur d'actionner lafermeture des portes. Mais lorsqu'il revient sur lequai, le contrleur a dj ferm les portes, cause dufroid , a rsum le prsident du tribunal GrardLaunoy. Le Corail diesel est trs bruyant, le chef degare n'entend pas le contrleur qui lui criait laporte! . Au contraire, il interprte son geste commesi tout est bon et donne le signal de dpart. Le train est en mouvement et je vois la femme affolequi tape derrire une porte. Je lui fais signe de ne pasbouger et je vois, aprs, la porte ouverte , se souvient la barre le chef d'escale. Imaginant le drame quiallait se produire, il court aprs la voiture pour tenter

    de la refermer, en vain. Quelques secondes plus tard,il aperoit la jambe de la voyageuse prte sauter. Sescoups de sifflet rsonnent dans le vide. Il lance l'arteradio. A l'intrieur, le contrleur sent la voiture freineret pense que tout est rsolu. Mais Pierre se prcipitedj auprs de la jeune femme blesse tandis que letrain s'arrte 70 mtres plus loin.Les experts techniques ont estim 18 km/h la vitessedu train au moment o la victime se trouvait sur lemarchepied. A cette vitesse, les portes ne peuvent plusrester ouvertes. Normalement. Des pices taientgalement en tat d'usure avance. Est-cela qui est l'origine du dysfonctionnementde la porte ? Au dpartde Paris, un autre incident tait signal cause d'unfumeur qui coinait cette mme porte avec son pied aumoment de dpart.A la barre, les deux prvenus estiment chacun avoirrespect la procdure. J'applique simplement larglementation qui m'impose depuis le quai deregarder le train d'un bout l'autre. Si j'ai connais-sance d'une porte dfectueuse, j'y vais , explique lechef d'escale. Le contrleur indique quant lui que dans le carnet de bord, nous ne sommes pas tenusde vrifier chaque vhicule . En cas de difficults, quels sont les gestes rgle-mentaires ?, demande Julie Demesse, substitut duprocureur. Utiliser tous les moyens possibles pourtablir la communication, celle-ci doit reste spon-tane et visuelle , explique son tour PatrickAuvrele.Pour le parquet, les fautes sont caractrises. Tout enreconnaissant qu 'il y a une relle imprudence descendre d'un train en marche , il estime que lesdeux agents n'ont pas respect le protocole en vigueuret ont commis une faute. Le contrleur aurait d

    immdiatement tirer le signal d'alarme ce qui auraitfait arrter le train . Quant au chef d'escale, il s'estcart du protocole en remettant des enveloppesretard, il ne voit pas ensuite le signe qu'on lui fait pourlui montrer une porte ouverte . Une amende de 1000euros avec sursis a t requise leur encontre. LaSNCF veut laisser une marge de manuvre entre lecontrleur et le chef d'escale mais celle-ci s'avreinefficace. De mme cette vitesse, les portesdevaient tre fermes automatiquement, seule unedfaillance technique peut avoir un lien decausalit , ajoute la magistrate qui a requis uneamende de 30 000 euros. La dcision a t mise endlibr au 5 mars prochain.

    Graldine Pion

    Le train avait quitt la halle de la gare lorsque lajeune femme a trbuch sur les rails. L'hebdodu vendredi

    Justice

    Amendes requises contre la SCNF aprs la chute mortelle d'une passagre

    u Tribunal correctionnel

    xMomo le vilain pas beau Admettons, l'accroche parat quelque peu enfantine et pas forcment logieuse... Il fautreconnatre qu'elle est toutefois en plein accord avec le profil de notre vainqueur du jour,Mohamed, accus par ses juges de vol avec violence et tentative de squestration sur uncouple de son quartier. Dans les faits, aids par trois de ses acolytes, le grand gaillard,baraqu comme un Stallone de la belle poque, les paules aussi larges qu'une authen-tique armoire normande, aurait retenu sous la contrainte les poux pendant prs d'uneheure, le temps de les dpouiller tranquillement.Peu commode, le molosse serait all jusqu' menacer les victimes de leur couper leur petitdoigt si celles-ci le bougeait, justement. Honntement, Madame la juge, je ne sais paspourquoi la victime m'a accus, je n'ai rien voir avec ce monsieur, je sais juste qu'ilpartageait un petit jardin avec des amis moi, rien de plus. Zut, encore une erreur judi-ciaire, que la justice est approximative parfois ! Quoique... Pour la Prsidente du tribunal,le doute n'est pas permis dans cette affaire : Vous dites n'avoir rien fait mais ce qui estsurprenant, c'est que plusieurs semaines aprs l'agression, vous avez recrois ce monsieuret l'avez menac de reprsailles. Vraiment trange pour quelqu'un affirmant n'avoir rien se reprocher... Malgr des vnements ne jouant rellement pas en sa faveur, Momo tient bon et poursuit sur sa mme ligne de dfense : Je ne comprends pas pourquoi touta m'arrive. Vous savez, aujourd'hui, les gens sont prts tout parfois pour emmerder leurmonde. Je crois qu'on veut me nuire, c'est tout. En d'autres temps, la bonne vieille thoriedu complot aurait pu passer, mais avec dix mentions son casier judiciaire, le mis-en-cause parat d'un coup beaucoup moins crdible, et la magistrate ne s'y trompe audemeurant pas : Vous devez reconnaitre cher monsieur qu'il est dsormais difficile devous faire passer pour un tendre... . De simples erreurs de jeunesse, qui n'en a jamaiscommise ?! , interpelle derechef notre Calimro aux biceps d'acier. Le sourire aux coinsdes lvres, la Prsidente rappellera au grand tourdi que la dernire condamnation neremonte qu' l't dernier, en juillet 2012, alors ne poussez pas quand mme... . Pousserc'est le Momo, pardon, le mot, car l'issue de son audience, il n'a fallu qu'un mot de lajuge pour pousser le prvenu derrire les barreaux, pour deux ans de prison ferme.

    Aymeric Henniaux

    ASport et insertionClubs Solidaires : encore du terrain gagneren rgionEn septembre dernier, la Direction Rgionale dela Jeunesse, des Sports et de la CohsionSociale (DRJSCS) signait, avec l'associationSports sans Frontires, un partenariat pourdvelopper l'insertion sociale et professionnelledes jeunes travers le sport. Une premire enFrance. Verdict, cinq mois aprs ? Deux struc-tures sont l abellises Clubs Solidaires enrgion. Le Champagne Chlons Reims Basket(CCRB) permet aux jeunes en rupture scolairede rencontrer ses joueurs pros grce l'opra-tion Un rebond pour l'avenir , tandis que lejudo club de Marnaval, Saint-Dizier, propose ses licencis - depuis plusieurs annes dj -des sances de soutien scolaire et des visitesd'entreprise via le dispositif Cent ceintures noires vers l'insertion . Ce club est l'initiative de notre dmarche , souligne Pierre Oudot, directeur rgional de laDRJSCS. Dans l'Aube, la Marne et les Ardennes, huit autres structures ont rejoint lemouvement et travaillent l'obtention du label. Sur 3 664 clubs et associationssportives recenss en Champagne-Ardenne. Nous organisions jusqu'ici des comits de coordination locaux , explique ledirecteur. Vu l'envergure du projet et sur demande du Sous-Prfet de Saint-Dizier,nous lanons un comit de suivi rgional qui runit tous les acteurs champardennaisconcerns, aussi bien des fdrations sportives que des collectivits, des entreprises,des administrations, etc. Objectifs : essaimer l'opration sur tout le territoire, l'ten-dre toutes les disciplines, et y associer 800 clu bs d'ici quatre ans . Vaste challenge,non ? Nous allons profiter de cette nouvelle olympiade et du renouvellement desdirigeants sportifs qu'elle implique pour faire passer le message. Cette notion d'ou-verture sociale et solidaire est quelque chose d'assez neuf dans le milieu sportif. Maisles clubs ne doivent pas avoir peur de s'y engager. Ils jouent un vritable rled'oprateur social, et peuv ent contribuer recrer ce lien avec les jeunes .

    Sonia LegendreDes affiches et flyers pour promouvoir le sport solidaire seront prochainement distribus tous les partenaires de la DRJSCS DR

    xLa dfense plaide la relaxe Si la victime est morte, c'est parce qu'une portetait ouverte. Est-ce cause d'un voyageur ou dusystme de fermeture ? On ne peut pas le savoiraujourd'hui , regrette Me Germain Yamba, l'av-ocat des proches de Francesca.De leur ct, et sans surprise, les avocats de ladfense ont plaid la relaxe des prvenus et dela SNC estimant que ces fautes n'taient pas car-actrises. Un signal d'alarme n'arrterait pasimmdiatement un train, on parle aussi d'impru-dence incontestable ! a martel Me Duplan,pour la dfense du contrleur. Me Couturier, qui dfendait le chef d'escale, a,lui, soulign les divergences des expertises et l'impossibilit d'tablir une faute pnale et uneresponsabilit , mettant en cause la respons-abilit civile de la SNCF.

  • N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit11 xAvec un jour d'avance sur le mouve-ment de grve lanc au niveaunational, la Fdration dpartemen-tale du Btiment et des TravauxPublics (FBTP 51) a protest devantla Prfecture. Pour contester lescharges crasantes et la concurrencedloyale auxquelles se heurte laprofession.xAgriculture, fret ferroviaire, industrie... Dansla Marne, ces derniers temps, les manifestationsvont bon train et les dolances auprs du gou-vernement ne manquent pas. A croire que lesorganisations syndicales se sont donn le mot.Ou alors, plus plausible, qu'il se trame un mal-tre gnral au sein des entreprises locales. Pourla FBTP 51, qui a mobilis une soixantaine d'ad-hrents rue Carnot Chlons ce mercredi, lescharges imputes aux artisans et entrepreneursposent de srieux problmes. Et la professionn'est pas connue pour descendre dans la rueinconsidrment - sa dernire manifestationdate de 1996 -, c'est donc dire si la situation estcritique. Rien qu'en 2012, nous avons perdu environ30 000 emplois en France, et 221 dans laMarne , dplore Rodolphe Lefvre, prsidentde la fdration rmoise. D'o ces casquesdposs symboliquement aux pieds de laPrfecture. Trop de charges tuent l'emploi. Acommencer par la TVA. Nous avons accept

    sans protester le passage de 5,5 7 % l'annepasse, ce qui ne nous semblait pas encore tropprjudiciable. Aujourd'hui, on nous annonce10 % pour 2014. Soit le double, en seulementdeux ans ! . Associe l'augmentation du cotde l'nergie ou la baisse des chiffres d'affairecumule ces dernires annes, la mesure prometun impact dsastreux sur les professionnels duBTP. En particulier sur les petites structures, qui croulent dj sous les charges, peineinstalles. Bien sr, on incite nos adhrents une gestion prudentielle de leurs entreprises,mais on ne pourra pas rester dans cette situa-

    tion plus longtemps. Et videmment, nos per-spectives d'embauche et de formation sont aussitrs rduites .Riccardo Agnesina, le prsident dpartemental,pointe galement du doigt l'ternel dcri de lafdration : le statut d'auto-entrepreneur. Uneforme de concurrence dloyale. Les auto-entre-preneurs ne sont soumis aucune obligation deformation, et ne paient ni TVA ni assurance surles travaux qu'ils ralisent. Contrairement nous, qui sommes en mesure de garantir nosprestations pendant dix ans. Une vraie scuritpour le client. Pire, ce statut encourage le tra-

    vail au noir et beaucoup continuent le prati-quer en tant dclar auto-entrepreneur. Ilssavent qu'il leur suffit d'diter une facture en casde contrle fiscal .

    Sonia Legendre

    Chose rare dans la profession, les artisans et entrepreneurs marnais du BTP ont manifest devant laPrfecture, ce mercredi Chlons l'Hebdo du Vendredi

    Btiment et Travaux Publics

    Trop (de charges), c'est trop !

    xLes services de l'Etat mobilissLa rencontre entre la fdration et Jean-Edmond Beyssier, directeur de cabinetdu Prfet, semble avoir t constructive. Le Prfet connat nos revendications etles comprend , concde Eric Brul,secrtaire gnral de la FBTP 51. Onnous a assur que tout un travail taitmen au niveau local pour lutter contrele travail illgal, et notamment les situa-tions parfois irrgulires de socitstrangres. Nous ne sommes pas contrela concurrence, mais tout le monde doittre soumis aux mmes rgles. Ledirecteur du cabinet nous a galementaffirm que les dotations de l'Etatn'avaient t rduites dans aucune com-mune de la Marne. Nous esprons quela future banque publique d'investisse-ment permettra aux collectivits localesde trouver plus facilement des finance-men ts pour leurs travaux. Et qu'ellespourront ainsi rpondre leurs obliga-tions de mise en conformit . Lesreprsentants rencontreront plusieursdputs et snateurs la semaineprochaine, Paris.

  • Le Grand Campus, l'atout majeurxAvec l'organisation d'un sminaire, regroupant uni-versitaires et partenaires, et consacr au schmadirecteur immobilier le 17 janvier dernier, l'Urca estenfin rentr dans le vif du sujet quant son projet deGrand Campus Reims. Une premire tape qui enappelle une autre, le 5 avril prochain sur le campusCroix-Rouge, avec la prsentation officielle du projetdfinitif du Grand Campus, ses formations, son organi-sation interne... A quoi va ressembler ce futur grandcampus dit l'amricaine, cette ville dans la ville ? Lespremiers plans et projections du projet seront donc bien-tt rendus publics. Un autre rendez-vous important estattendu pour la fin de l'anne 2013 (en dcembre), avecla prsentation du programme pluri-annuel de l'Urca, sonplan de financement, l'chancier des travaux et le dtaildes futurs projets. Sur ce dernier point, l'on sait djqu'une grande Maison de l'tudiant est dans les cartons, ainsi qu'une mini-arna (disposantd'quipements ddis aux manifestations scientifiques, un concept unique en France). UneMaison des Langues et une de l'Internationale sont galement envisages, tout comme letransfert sur le site Croix-Rouge de la Prsidence de l'Universit et l'installation d'un Institutde la vigne et du vin (articul autour de l'Effervescence et de la Septentrionalit). Au total, 300millions d'euros devraient tre investis sur ce projet. Un investissement colossal pour lequelle prsident de l'Urca, Gilles Baillat, espre bien des soutiens fi-nanciers forts : Je sais queje peux compter sur la Rgion qui nous suit et nous encourage. La Ville de Reims se mobiliseaussi mais j'aimerais qu'elle le fasse la hauteur du soutien qu'elle peut apporter SciencesPo... Bien sr, je suis content que cette cole se soit installe Reims mais je regrette le mon-tage financier qui a t fait pour elle. Notre projet est d'ampleur et transformera durablementla vie universitaire rmoise, nous devons tre bien accompagns.

    Gilles Baillat se rjouit de voir l'Urcaretrouver un nouvel lan. l'Hebdo duVendredi

    N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit12 xA quelques semaines des premiresformulations des vux par les lvesde terminales, l'Universit de ReimsChampagne-Ardenne ouvre sesportes ce week-end. L'occasion pourles bacheliers de se familiariser avecles filires proposes et pour l'Urca de mettre la lumire sur ses nombreux projets venir.x Essouffle , en perte de vitesse , demoins en moins attractive , incapable degarder ses tudiants , ces dernires annes lescritiques n'ont pas pargn l'Universit Reims-Champagne-Ardenne qui a vu, malgr elle, sarputation s'corner. Pas vident dans ces condi-tions d'attirer un nombre croissant de bacheliers.Pourtant, l'Urca a de vrais et solides atouts met-tre en avant pour attirer les jeunes champarden-nais (et les autres) dans ses facults. Selon sonprsident, Gilles Baillat, il existe deux types d'arguments pouvant rendre incontournablel'Universit de Reims et expliquant d'ores et djla progression ces dernires annes du nombred'tudiants inscrits. Il s'agit des fondamentauxet des projets de dveloppement pour l'avenir.Les fondamentaux tout d'abord. Pour le prsident,il y a ici une relle pluri-disciplinalit de l'uni-versit avec un nombre considrable de forma-tions proposes aux bacheliers. C'est un lmenttrs important, surtout quand on sait que de plusen plus d'tudiants se rorientent l'issue de leurpremire anne dans le suprieur. En disposantd'autant de filires, a permet nos jeunes quichouent de s'inscrire et trouver leur bonheurailleurs, tout en restant dans la rgion. Autrepoint fort de ces arguments fondamentaux del'Urca, la possibilit pour les no-diplms (delicence notamment), de poursuivre leur cursus

    dans le suprieur en optant pour un Master et/ouun Doctorat, accessibles l aussi sans avoirbesoin de quitter la Champagne-Ardenne. C'estprimordial pour nous de garder dans la rgionnos tudiants jusqu'au bout de leurs tudes. C'estpour cela qu'on souhaite faire profiter chaquedpartement des offres de l'Urca, par le biais parexemple de cours magistraux en visio-confrence(ce qui se pratique dj avec un grand succs l'IUFM, o les tudiants de Chlons, Troyes ouChaumont peuvent suivre les cours distance, enrestant dans leur ville.Renforcer les liens lyces-universitMais loin de ne se satisfaire que des acquis, GillesBaillat et son quipe planchent aussi sur l'avenir,en mettant en particulier l'accent sur les liaisonsentre les lyces et l'universit. On a deux projetsallant dans ce sens, l'un indit dans la rgion,

    l'autre pour le moment unique en France. Le pre-mier serait la mise en place de classes prpara-toires intgres au sein de l'Urca. L'ide seraitd'ouvrir un rseau de classes prpas rpartis surnos cinq sites (Reims, Chlons-en-Champagne,Troyes, Charleville-Mzires et Chaumont) quifonctionnerait en partenariat avec les colesd'ingnieurs locales (ESI, Ensam...). Le but ici estde relancer l'attractivit des classes prpas scien-

    tifiques, quelque peu dlaisses par les tudiantsces dernires annes. Ce projet s'inscrirait dansune dmarche de renforcement du pled'ingnierie champardennais avec le souhait, termes, de proposer une offre dense et compltede formations en tudes d'ingnieur qui pourraitdevenir une vitrine rgionale.La seconde grandenouveaut venir (au plus tt la rentre 2013,sinon 2014) sera la mise en place de campuslycens-universitaires. Si dans le premier cas,l'ide est de faire venir les lycens vers l'univer-sit, ici le souhait du prsident Baillat est derapprocher l'universit des lyces. On irait dansles villes o il n'existe pas de campus universi-taire proprement parl pour permettre auxbacheliers de profiter des cours d'universit dansdes lyces existants. Il va de soi que ces classesspciales auront un modle pdagogique adap-t. Ces atouts de l'universit, dj proposs ouen cours d'installation, s'inscrivent par ailleurspleinement dans le projet de Grand Campus del'Urca, pour lequel 300 millions d'euros devraienttre injects jusqu'en 2020. A.HPortes ouvertes le samedi 2 fvrier, de 9h30 17h, sur les Campus Croix-Rouge et Moulin de laHousse de Reims, l'ESI Reims, aux IUT deChlons, Charleville, Reims et Troyes, auxInstituts Universitaires de Formation des Maitresdes cinq sites de l'Urca, au Centre UniversitaireTroyen (CUT) et l'Institut de FormationTechnique Suprieur de Charleville-Mezires.

    21 800 lves sont inscrits cette anne dans les diffrentes facults de l'Urca. Des effectifs en hausse. l'Hebdo du Vendredi

    Enseignement suprieur

    L'Universit avance ses pions

  • N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .comSocit13 xC'est l'un des fleurons del'industrie locale. C'est aussi,du haut de ses 175 ans, la plus ancienne fabrique de papiers peints de France.Mais aujourd'hui, le site de production chlonnais de Grandeco (ex Grantil)trne sur le triste podiumdes entreprises en danger,dpt de bilan et licen-ciements la cl.xPas de dbrayage chez Grandecolundi. Au lieu de cela, 162 employs venus pour faire tourner lesmachines et honorer les clients ,dixit Franck Leclre, dlgu syndi-cal. Mais suite la procdure demise en faillite dpose au Tribunalde Bruges, la direction belge nousinterdit formellement de travailler.Les salaires de janvier n'ont pas tverss et on assiste du chantagepur et dur : nous serons pays si nousacceptons d'tre tous licencis . Etc'est lgal, a, en France ? Ils sebasent sur le droit belge et envis-agent d'embaucher en CDD pourcouler le stock restant. Ce qui, production normale, ne reprsentepas plus d'une semaine d'activit .Pour rappel, en 2007, le groupe belgeIdeco rachetait la fabrique Grantil,situe avenue Ampre Chlons.Deux ans plus tard, un Plan de sauve-garde de l'emploi (PSE) est engagpour pallier les difficults financiresde l'entreprise et sauver le site de pro-duction. En vain a priori, puisque cevendredi, un simple appel tl-phonique aura suffi annoncer auxsalaris, runis en comit extraordi-naire, la cessation de paiement deGrandeco.Ds lors, tous les moyens sontdploys pour viter le pire. Coupsde fil aux fournisseurs, au tribunal,aux avocats, aux experts comptables,aux acteurs conomiques et poli-tiques, etc. Mais trs vite, les ru-nions syndicales annoncent lacouleur et la complexit du dossier. On dcouvre un tas de choses lais-sant penser que tout a tprmdit , regrette Franck Leclre. Ils n'ont pas pay la mutuelle nicotis pour la retraite complmen-taire depuis le dernier trimestre2012. Et depuis juin, des directivessont donnes nos collgues belges

    pour rduire les achats . Les opra-tions multiples de lease-back sem-blent galement compliquer ladonne. Plusieurs opportunits decession se sont pourtant prsentesces dernires annes. Mais ils ontprfr revendre les machines et lesmurs du site aux banques, pourrcuprer du cash. Aujourd'hui,quand bien mme nous trouverionsun potentiel repreneur, rien ne nousappartient ! Pire : pendant qu'onrisque de se faire licencier, entre troiset cinq millions d'euros sont investisdans la bote belge pour y dvelop-per de nouvelles activits .Mme sentiment d'amertume du ctdes employs, tous corps de mtierset statuts confondus. Notre chargede travail diminuait, c'tait flagrant,surtout ces deux ou trois derniersmois , racontent plusieurs d'entreeux. On se doutait de quelquechose, mais de l imaginer a ! Lescurateurs (qu'on surnomme les carotteurs ) ont magouill derrirenotre dos. Et les actionnaires nousont fait croire que tout allait bien. Ily a mme eu six ou sept CDI signsdepuis septembre, dont un, dbutjanvier. On a vraiment l'impressiond'avoir t flous .Lundi aprs-midi, une dlgationsyndicale s'est rendue en Prfecturepour ngocier avec les curateursbelges de Grandeco, soutenue parNicolas Fourrier, le Commissaire auredressement productif. Aprs plusde deux heures d'attente devant lebtiment - et une tentative d'explica-tion auprs d'un des curateurs surpris en train de sortir par une autreissue -, les salaris ont obtenu

    quelques rponses. L'entretien a tplutt constructif , assure alorsJean-Pierre Oroy, le directeur du sitechlonnais. Ils acceptent la mise enplace d'une procdure judiciairefranaise et contacteront leurs ban-ques pour voir si les salaires de jan-vier peuvent tre assurs .Trois jours plus tard, la situation a encore pris un autre tournant et volue d'heures en heures , selonFranck Leclre. Notre premierobjectif tait de reprendre la main dece dossier sur le territoire franais.Le Tribunal de Commerce deChlons a dsign un administrateurjudiciaire. Les salaires de janvier neseront finalement pas pays. Enrevanche, une procdure de l'AGS(Association de garantie dessalaires) a t dclenche. Grce ces indemnits, nous devrionspercevoir, au mieux d'ici quinzejours, l'quivalent des paies du 1er au28 janvier . Les reprsentants ont galement obtenu une priode decontinuation d'activit jusqu'au 7fvrier, et donc la possibilit de gelerla dette de l'entreprise, pour relancerla production et prouver la capacitdu site fonctionner en autosuffi-sance. Mais depuis, nous avonsdcouvert l'existence d'un nantisse-ment pass entre Grandeco et BelfiusBank (ex Dexia). Cette dernire aexig en 2007 une garantie finan-cire sur ce que lui devait Grandeco.Rsultat, ce jour, les bnfices quenous dgagerions en reprenant letravail iraient directement dans lespoches de la banque .

    Sonia Legendre

    Hautvillers, berceau du Champagne, devra encore patienter avant de rejoindreles 38 sites franais classs au patrimoine mondial. l'Hebdo du Vendredi

    xLe budget de la Rgion adopt 679 millions d'euros La session du Conseil rgional de Champagne-Ardenne des 28 et 29 janvier permis de voter le budget primitif 2013. Le budget s'lve 679 521 124.Comme les annes prcdentes, les reprsentants de l'UMP-NC-DVD et du FNont vot contre.Le Conseil rgional a notamment vot le renouvellement, la baisse (1,3 mil-lion deuros au lieu de 1,6 million), l'association pour le dveloppement del'aroport Paris-Vatry (APVP). Seuls les lus d'extrme droite FN, rejoints de faonindite par ceux d'Europe-Ecologie - Les Verts ont vot contre.Au cours de cette mme session, un voeu dpos par l'intergroupe majoritaire,relatif la carte des formations des lyces publics a t vot l'unanimit. Legroupe FN n'a pas particip au vote.

    xLes lus rgionaux de la majorit transmettent unmanifeste l'ElyseJean-Paul Bachy, prsident du Conseil rgional, Olivier Girardin, prsident dugroupe PS, Karine Jarry, prsidente du groupe PC et Valrie Labarre, prsidentedu groupe EELV, ont exprim, par le biais d'un manifeste, les proccupationsqu'ils souhaitent voir tre prises en compte lors des prochaines discussionsnationales portant notamment sur l'acte III de la dcentralisation.A la veille de ces discussions par le Parlement, mais galement des ngocia-tions qui vont s'engager dans le cadre du futur CPER et de la future program-mation des fonds europens, les lus de la majorit ont souhait interpellerleurs partenaires rgionaux et nationaux sur la ncessaire prise en compte desparticularits rgionales.Le manifeste se conclut ainsi : Au nom de l'intrt des habitants de notrergion, au nom d'une vision de notre dveloppement qui ne fait nullement l'impasse sur nos difficults mais revendique avec fiert les atouts dont nous disposons, nous appelons l'ensemble des acteurs impliqus dans notre rgion partager une vision commune de notre dveloppement et faire bloc pour les porter ensemble face aux pouvoirs publics dans les semaines et les mois venir.

    xUn court mtrage soutenu par la Rgion aux OscarsLe film Mort d'une ombre de Tom Van Avermaet, soutenu par la RgionChampagne-Ardenne en 2010, a t nomm dans la catgorie des courtsmtrages, parmi quatre projets, pour concourir l'Oscar. C'est le seul filmeuropen slectionn. Les Oscars auront lieu dimanche 24 fvrier LosAngeles.Mort d'une ombre a t soutenu en 2010 dans le cadre du Fonds d'Aide laCration Cinmatographique National de la Rgion Champagne-Ardenne,avec une aide de 35 000. Tourn intgralement dans la Marne du 23 au 28novembre 2010, le film a bnfici du soutien logistique du Bureau d'Accueildes Tournages de Champagne-Ardenne (de l'Office rgional culturel deChampagne-Ardenne / Orcca), en amont pour la prparation et pendant letournage. Il a notamment contribu la recherche des dcors (ancien collgedes Jsuites et rues de Reims, Abbaye des Trois Fontaine et forts environ-nantes), la mise en relation avec les professionnels de la rgion (des techni-ciens : Anne Raveau, en tant que 2nde assistante ralisateur, et Gilles Teyssierpour les reprages). L'quipe du film s'est galement appuy sur des associa-tions rgionales dans son travail de reconstitution de la guerre 14-18.

    xPortes Ouvertes de l'Institut Jean-GodinotA l'occasion de ses 50 ans, l'Institut Jean-Godinot organise, samedi 2 etdimanche 3 fvrier de 10h 17h, des Portes Ouvertes. L'occasion de dcouvrirle travail ralis au sein de ce centre de lutte contre le cancer grce des vi-sites, des expositions et des dbats qui se tiendront tout au long du week-end.Rendez-vous au 1 de la rue Gnral Koening Reims. Rens. : 03 26 50 44 87ou www.institutjeangodinot.fr

    xL'Atlas des dveloppements durables en Champagne-Ardenne est paruPubli par le CRDP de Champagne-Ardenne enpartenariat avec l'ANDRA, la CPIE, EDF, l'INSEE, leConseil gnral de la Marne et la RgionChampagne-Ardenne, l'Atlas des dveloppe-ments durables en Champagne-Ardenne vient deparaitre. Sous la forme d'un atlas trs documentproposant cartes, diagrammes, schmas, pho-tographies et analyses, cet ouvrage fait le point surla problmatique et les enjeux des dveloppe-ments durables dans la rgion. Douze domainesy sont abords sous trois angles diffrents :conomique, cologique et social.L'Atlas des dveloppements durables en Champagne-Ardenne est disponibledans toutes les bonnes librairies de la rgion au prix de 30 euros.

    En BrefGrandeco - Dpt de bilan

    162 salaris sur le carreau ?

    xLe maire de Chlons et le dput montent au crneauComme beaucoup d'autres acteurs conomiques, consulaires et politiques, Bruno Bourg-Broc et Benoist Apparuont t stupfaits d'apprendre la nouvelle, et suivent le dossier Grandeco avec la plus grande attention. Mieux,ils ont obtenu un rendez-vous Paris le 6 fvrier prochain, pour voquer le sujet avec Arnaud Montebourg.Franck Lefvre les remercie pour leur soutien, apprciable et mme indispensable en ce moment. Mme si jecrains que nous soyons un peu juste en termes de calendrier. Les choses bougent tellement vite . A suivre...

  • Dimanche 17 heures, le Stade de Reims entame Montpellier une srie de matches bien com-pliqus, et dj deux desuite en dplacement.xParce qu'aprs la Mosson, il fau-dra se rendre Marcel-Picot pour yjouer une quipe de Nancy qui s'estremise y croire aprs son succsdevant Lorient. Et ensuite, lesRmois recevront Saint-Etienne(7e), iront Nice (6e) avant d'ac-cueillir le leader, le PSG, le 2 mars.Et si les rouge et blanc enchanentces rencontres au mme rythme quedepuis dbut octobre et le dplace-ment au Parc des Princes (6 pointsen 14 matches, aucune victoire, sixnuls, huit dfaites), ils compteront22 ou 23 points. Et l'avance du 18esur le 19e, Troyes (quatre points) et

    sur le 20e, Nancy (cinq points)risque d'avoir fondu. Une situationqui offrirait tout un club un stressintenable jusqu' la fin de la saison.Puisqu'on est dans les chiffres, que disent-ils de ce cru 2012-2013d'un Stade de Reims de retour enLigue 1 ? Dj, un premier fait men-tir une ide reue. On entend sou-vent qu'un futur champion a lachance du champion, et que les malclasss jouent avec la scoumoune.Et pourtant, l'quipe qui a t le plussouvent sauve par ses montantsdepuis le dbut de la saison, avec 12poteaux ou barre transversale,c'est... Reims ! Dans le mmetemps, les Rmois n'ont touch lespoteaux qu' quatre reprises. Etavoir manqu ses trois dernierspnaltys (le dernier contre Toulouse,samedi) n'a rien voir avec la rus-site au sens de bonne fortune.Une autre statistique qui fait mentir ce que l'on pense : la possession de

    balle. Au cours de son excellentesrie du dbut de saison et de ses sixmatches sans dfaite (quatre vic-toires, deux nuls), Reims a davan-tage eu le ballon que ses adversairesau cours d'un seul match, contreSochaux (62,7%). Pendant les cinqautres matches l'issue positive, lesRmois ont moins eu la possession.

    Le paradoxe se confirme depuis ces14 derniers matches sans victoire :sur sept d'entre eux, les hommesd'Hubert Fournier ont eu la matrise(contre Troyes, Evian, Brest, Valenciennes, Ajaccio, Lorient,devant Bastia et Sochaux). Et part Troyes (1-1) et Brest (0-0),toutes ces rencontres se sont soldespar des dfaites.

    Ct duels, les rouge et blanc font leplus souvent jeu gal avec leursadversaires et ont gagn ce combat dix reprises, en 22 matches. LesRmois ne sont vraiment passs autravers dans les duels qu' Lyon etcontre Toulouse samedi dernier.S'il est une donne statistique quipermet d'expliquer les mauvaisrsultats stadistes et confirme, celle-l, une sensation, c'est le ratio tirscadrs / tirs tents. Depuis le dbutde la saison, les Rmois ont frappau but 213 fois, pour 60 tirs cadrset 103 non cadrs, auxquels il faut ajouter quatre montants et 46tentatives contres. Soit, enmoyenne, 28,2% de tirs cadrs ! Ils'agit du plus faible ratio des cinqgrands championnats europens(Allemagne, Angleterre, Espagne,France, Italie), qui tmoigne de l'im-pression d'chec des attaquants duStade de Reims. En Ligue 1,Bordeaux domine ce jeu (44% defrappes cadres), devant Rennes(43,8%), Marseille (42,5%), et...Troyes (41,4%). Finalement, leschiffres...

    Tony Verbicaro

    Foot L1 - 23e j. - Montpellier - Reims

    Fvrier, moins de jours, pas moins d'enjeu

    Sport14 x

    xAgassa et Ayit ne rentreront pas tout de suite...Les deux Rmois qui participent la Coupe d'Afrique des Nations, KossiAgassa et Floyd Ayit, tous deux internationaux togolais, ont permis leurslection de passer pour la premire fois de son histoire le premier tourde la comptition. Aprs une dfaite initiale contre la Cte d'Ivoire (2-1),un succs face l'Algrie (2-0), les Eperviers ont partag les points mer-credi soir avec la Tunisie (1-1). Ayit, titulaire pour la premire fois, a tdans tous les bons coups du Togo. Et Agassa a encore t parfait. Etquand il est parti du mauvais ct sur un second pnalty en fin de match,il a t sauv par son poteau ! Le Togo affrontera le Burkina Faso cedimanche en quarts de finale.Les Requins bleus du Cap Vert d'Odair Fortes, qui, lui, est rest Reims,se sont galement qualifis pour les quarts (ils seront opposs au Ghanasamedi). Une premire galement, pour une premire participation laCAN. Les autres quarts de finale : Afrique du Sud - Mali, samedi, et Cted'Ivoire - Nigeria, dimanche.

    xEn raison de la tenue laKindarena de la rencontre deCoupe Davis entre la France etIsral, le rendez-vous duChampagne Chlons Reims Basketdans la toute nouvelle salle du SPORouen se droulera mercredi 5fvrier. Ces quelques jours suppl-mentaires de prparation ne serontpas de trop Nikola Antic et seshommes aprs la dsillusion vcueil y a une semaine lors de la rcep-tion de Fos-sur-Mer. Alors quePierric Poupet et ses partenairesrestaient sur un succs de prestige Antibes, ils sont en effet tombscontre une vaillante quipe fos-senne (53-65). Avec les seulsBryan Mullins (8 pts 100%, 3 rdset 3 pds pour 17 d'valuation) etJustin Burrel (20 points et 11 rdspour une valuation de 20) leurniveau, l'quipe marnaise ne mri-tait pas mieux. Trois joueurs ontmme rendu une copie ngative :Pierric Poupet (2 pts et -2 d'valua-tion), Kvin Corre (2 pts et -1 d'-valuation) et Rodrigue Meels (2 ptset -2 d'valuation). Autant dire queces trois joueurs, comme le reste del'quipe d'ailleurs, se doivent deragir face Rouen sous peine delaisser Pau et Evreux s'envoler aux

    deux premires places du classe-ment. Entran par Laurent Sciarra,le SPO, actuel 10e de la Pro B, viseune qualification en play-offs.Toujours emmene par un bonWendell McKines (16,7 pts et 8,6rbs) - l'intrieur US est tout demme bien moins tranchant qu'endbut de saison - cette quipe reste,aprs une srie de 4 succs de rang,sur une cruelle sortie de route

    Bourg-en-Bresse (104-83). CommeChlons-Reims, le SPO Rouen a donc beaucoup se faire pardon-ner.

    J.DRouen - Chlons-Reims, mardi 5fvrier 20h la Kindarena,Rouen.Prochain match domicile,Chlons-Reims - Bordeaux, ven-dredi 8 fvrier 20h au complexeRen Tys Reims.

    Face son ancien club, Pierric Poupet espre bien une raction collective aprs ladfaite subie domicle contre Fos-su-Mer. l'Hebdo du Vendredi

    Basket Pro B - 21e j. - Rouen - Chlons-Reims

    Gare la mauvaise surprise

    Gatan Courtet a eu des occasions et a marqu face Bastia. L'Hebdo duVendredi

    N204 du 1er au 7 fvr ier 2013

    www.lhebdoduvendredi .com

    xRallye Monte-Carlo Historique : Herv Migeoet Philippe Dudel en tte des rgionaux L'quipage rmois, soutenu par l'Hebdo du Vendredi, form du tandemHerv Migeo et Philippe Dudel tait en sixime position jeudi soir, justeavant d'entamer les trois dernires preuves qui se sont droules lanuit dernire. A l'heure o nous crivons ces lignes, le moteur de leurGolf GTI ronflait du ct du col du Castillon. Ils taient les mieuxclasss de nos dix quipages rgionaux.

    xGala de charit de Gymnastique RythmiqueCe samedi 2 fvrier aura lieu Reims un gala de charit deGymnastique Rythmique dont le but est de rcolter des fonds pour larecherche sur les cancers du cerveau des enfants.L' Association Le Dfi de Fortune , pour laquelle cet vnement estorganis, tend faire connatre et voluer la recherche sur les tumeurscrbrales pdiatriques et plus prcisment le gliome infiltrant du tronccrbral. De nombreux gymnastes de trs haut niveau seront prsentslors de cette soire : Delphine Ledoux (JO de Londres), KseniyaMoustafaeva et Lucille Chalopin du Collectif inviduels Snior France,Katie Delena du Collectif individuel Junior France, Lina Beauguitte,Fanny George, Julie Amesz, Bndicte Thierry et Jeanne Isenmann dela troupe Les Mmes de Lo de Laurence Auerswald, Nada Jennane,Astrid Rabette et d'autres perles du ple de Calais ainsi que Camille Ay,Eloise Marchon, Basma El Yazad et d'autres gymnastes du pled'Evry ! Cet vnement, qui est bien sr ouvert tous, promet d'tre ungrand moment de gnrosit et de partage !

    De 15h30 17h au Complexe Ren Tys Reims. Entre : 10 euros (3 euros pour les moins de 12 ans).

    En Bref

  • 16 xSortie N204 d u 1 e r a u 7 f v r i e r 2 013www. l h e b d o d u ve n d re d i . c om

    CONCERTSvendredi 15 marsVARIT ET CHANSON FRANAISES : MARC LAVOINE Musicalement et dans le thme abord, MarcLavoine surprend, se met nu et dtonne :ainsi sur le fil, il fait chalouper nos cordes sen-sibles.

    20h00. Tarifs : 42 49 euros. Le Millsium, av. du gnral Margueritte Epernay.

    SPECTACLESmardi 5 fvrierLA LIBERT POUR QUOI FAIRE ?Ou la proclamation aux imbciles. Comptantparmi les auteurs les plus importants du

    20me sicle, Georges Bernanos est pourtantmal connu du grand public. Jacques Allaire,comdien et metteur en scne, a dcid de luirendre justice.

    20h30. Thtre Gabrielle-Dorziat Epernay.

    mardi 12 fvrierLES ENCOMBRANTS FONT LEUR CIRQUECes encombrants ne font pas rfrence auxvieilleries que lon sort rgulirement sur letrottoir. Ici, il est question dantiquits hu-maines, de vieux forains fous furieux qui en-tendent bien raliser ce quils ont toujoursvoulu : faire du cirque !

    20h30. Thtre Gabrielle-Dorziat Epernay.

    AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA

    Cirque-Marionnettes - Salmanazar

    Fantasques encombrantsxNon, les encombrants dont onparle ne font pas rfrence auxvieilleries que l'on sort rgulire-ment sur le trottoir. Ici, il estquestion d'antiquits humaines,de vieux forains fous furieux quientendent bien raliser ce qu'ilsont toujours voulu faire : ducirque ! Arrogants, alertes, tri-omphants sur l'arthrose et la mo-rosit, ils nous offrent la visiond'un monde o l'impossible de-vient possible. Un monde o,loin d'tre des fossiles, nos pro-tagonistes se runissent autourd'une piste pour nous surprendreencore et toujours l'aide de leurfantaisie et de leurs curiosits deferraille, mcanises huiles,pneumatiques et artisanales. Ami-chemin entre l'homme et la marionnette, les personnages mis en scne par Claire Dan-coisne nous prouvent que les vieux peuvent encore faire preuve de fantaisie. Je voulaisraconter l'histoire d'une vieille famille de cirque pour qui dompter l'impossible tait une n-cessit. Mme dompter leurs vieux os. Par exemple, au dbut du spectacle, ces vieux veulentencore croire l'acrobatie et la voltige. Alors s'ils ne peuvent plus faire d'ariennes pyra-mides qu' cela ne tienne, ils les feront au sol ! La marionnette apporte dans ce spectaclebeaucoup de sensibilit, d'humanit, d'motion et de fragilit aux personnages. Elles serventau mieux l'univers potique de la reprsentation. Et les spectateurs acceptent l'ide que lamarionnette est vivante, considrablement proche d'eux-mmes .

    Claire LagrangeLes Encombrants font leur cirque - mardi 12 fvrier 20h30, thtre Gabrielle-Dorziat.

    Qui a dit que les vieux n'avaient plus de fantaisie ? Jeanne Smith

    Thtre - Salmanazar

    La libert de contradiction xComptant parmi les auteurs les plus impor-tants du 20me sicle, Georges Bernanos estpourtant mal connu du grand public. JacquesAllaire, comdien et metteur en scne, a dcidde lui rendre justice et nous propose aujour-d'hui La libert pour quoi faire ? , bti par-tir de deux textes de Bernanos, La libertpour quoi faire ? et La France contre les ro-bots . Dans ce spectacle original l'ambiancede fte foraine, vritable partition potiquepour deux clowns mlancoliques, il nous invite la mditation et nous propose d'assister lafarce politique d'une socit moderne rduiteau consommable-jetable. Cette pice issue durpertoire contemporain, base sur un texteformidable, nous permet une vritable rflex-ion politique et philosophique sur la libert :on passe notre temps nous plaindre de toutmais, au fond, que fait-on pour changer lemonde ? Ici, on nous envoie la figure toutesnos contradictions pour nous faire rflchir souligne Christian Dufour, directeur duSalmanazar. C'est un spectacle la croisedes chemins, un thtre fait d'clats, demusique, de fragments, c'est la rvolution de1789 qui vient demander des comptes notremonde, c'est un spectacle sur aujourd'hui, surnous maintenant. [...] Il est question del'Homme, de la vie de l'Homme, de la France,

    des marchands, de la Rvolution. Sur leplateau s'agitent les fantmes de la libert,notre me, peut-tre comme chappe de nous-mmes, et qui danse. Furieusement conclueJacques Allaire.

    C.L

    La libert pour quoi faire ? ou la proclamationaux imbciles - mardi 5 fvrier 20h30, thtreGabrielle-Dorziat.

    Plongs dans un univers de fte foraine, les protagonistesnous mettent face nos contradiction. Marie Clauzade

    xPeter Gabriel en personne les a signs surson label Real World . Et lorsqu'on connatl'importance qu'il attache l'originalit et laperformance artistiques, on imagine assez bienle standing du Portico Quartet. Jazzy et rso-lument audacieuse, cette formation londoni-enne se compose de quatre jeunes musiciensqui s'obstinent bouleverser les codes de lacomposition classique. Une sorte de savantsfous, capables d'entraner leur public dans unetranse planante, au rythme des sonorits sur-ralistes et envotantes du Hang Drum. In-vent en l'an 2000 par deux acousticienssuisses, l'instrument en question est le fruit de25 ans de recherches mticuleuses ralisessur de nombreuses percussions du monde, dugamelan balinais au gong de Chine. C'est doncdire l'unicit et l'esthtique des sons produits,

    en live comme en studio.Sur scne, et c'est l'une des cls de leur suc-cs, les prodiges mlent la perfection la l-gendaire lgance du jazz et les techniques desmusiques actuelles. Le tout port par les ac-cords du saxophone, de la contrebasse, etteint d'influences particulires qui viennentajouter au caractre novateur du phnomne.On y dclera de temps autre l'criture deRadiohead, la musique rptitive de SteveReich ou encore certaines rfrences lectro,ainsi que des accents tantt scandinaves, tan-tt africains. Le voyage promet d'treagrable.

    Sonia LegendrePortico Quartet - Lundi 11 fvrier 20h30 laComte - Dure : 1h30 - Infos et rservations au03 26 69 50 99

    L'univers novateur et le jazz revisit du Portico Quartet, bientt la Comte DR

    La Comte - ConcertPortico Quartet : quatre jazzmen plein d'avenir

  • 17 xSortie N204 d u 1 e r a u 7 f v r i e r 2 013www. l h e b d o d u ve n d re d i . c om

    xMichle Arsne-Lamiable est fort connue dans la rgion. Pro-fesseure de mathmatiques pendant 34 ans, essentiellement au lyceGodart-Roger d'Epernay, elle a emprunt de multiples modes d'ex-pression pour nourrir et enrichir sa cration sur la vie, et ce qu'elle ap-pelle le chaos et la libert intrieure . Elle pratique et enseigne les arts martiaux internes chinois depuis 25ans : le Ta Chi et le Mei Hua Zhuang sous la direction directe dematres chinois. Je recherche la matrise du souffle, l'enracinement,une certaine fluidit, la recherche intrieur , commente-t-elle.De ses nombreux voyages en Chine elle a rapport de multiples cen-tres d'intrt : pour la littrature chinoise et la peinture o elle excelledans les dessins au pastel, les portraits, les paysages. Elle est passe du figuratif l'abstrait, du petit au trs grand format,expriment des textures nouvelles pour jouer sur les subtilits de lacouleur et des transparences.Comme de nombreux artistes locaux elle a pass plusieurs annesdans l'atelier d'Anna Weber auprs de laquelle elle a trouv son style,sa personnalit, une libert cratrice qui concentre tous les flux d'-nergie.Michle Arsne Lamiable peint des paysages intrieurs dans lesquelschacun peut trouver des voies d'interprtation personnelle.A la mdiathque d'Epernay on retrouvera dans ses nombreuses u-vres son Shan Shui , qui signifie littralement Montagne bleue en chinois, c'est--dire Paysage .

    Claire Lagrange

    A la mdiathque centre-ville d'Epernay du 1er au 23 fvrier. Entre libre. Michle Arsne-Lamiable prsente son expo dans les deux mdiathques d'Epernay. l'Hebdo du Vendredi

    Opra - Opra de Reims

    Le monde est fou xJeune soldat de caractresimple et bon, Wozzeck vitdifficilement. Pour sub-venir aux besoins de safemme, Marie, et de leurfils, il sert de cobaye audocteur et de subalterne aucapitaine de garnison. Pau-vre d'esprit, il devient som-bre et inquiet, moqu ethumili, simple jouet entreles mains d'intrigantsgostes. Victime de mau-vais traitements, il finit parsombrer dans la folie et s'enprend Marie, qu'ilsouponne d'adultre. In-carnant une rvolte contre

    l'autorit dominatrice et dnonant l'injustice d'un pouvoir qui s'acharne sur un per-sonnage anonyme, victime d'une socit hirarchise, l'oeuvre d'Alan Berg s'appuiesur le drame de Georg Bchner, Woyzeck, crit en 1836 et lui-mme inspir de faitsrels. Vritable chef-d'oeuvre d'expressionisme, Wozzeck ne vous laissera pas sor-tir indemne de cette histoire. C'est l'aspect social et forain de la pice, mme siles autres facettes de cette oeuvre - mtaphysique et potique essentiellement - sontgalement prsentes, que nous nous sommes attachs. Woyzeck est un de ces nou-veaux parias des cits , comme l'avait fait Bchner en son temps avec son soldatdpenaill. Compose comme un scnario de film, la mise en scne enrlel'onirisme dsenchant de l'ouvrage dans une critique sociale du temps prsent ,note Mireille Larroche, metteure en scne. Malgr tout le malheur et la misre quil'entourent, Wozzeck semble pourtant garder espoir et s'gosille : Le monde estfou ! Le monde est beau !

    C.L

    Wozzeck - ven. 8 20h30 et dim. 10 fvrier 14h30, de 10 42 euros, Opra deReims

    Cedric Delestrace/ACM-studio/Avignon

    Exposition - Michle Arsne-Lamiable

    Les flux d'nergie courent sous les couleurs

  • usique : la Gr iffe VeloursMHip-Hop Immortals (Immortal Brands)Les anglo-saxons appellent a un coffee table book.Comprenez un livre de table basse. Soit un ouvragegrand format, gnralement ddi un sujet artistique,et qu'il fait bon laisser traner ngligemment sur la tabledu salon. N'en dplaise nos amis outre-Atlantique, leslecteurs europens amateurs de beaux livres auront toutintrt ranger ce luxueux volume dans son habitatnaturel : une bibliothque. La prestance de Rakim dansun noir et blanc somptueusement contrast, la loufo-querie d'un Ol'Dirty Bastard moiti dent, la fantaisied'un Eminem encore insouciant l'poque, autant d'ins-tantans tmoignant des quelques rares moments depause (pose ?) dans une musique dont les acteurs necessent de cavaler.

    Can't stop, won't stop, a history of the Hip-Hopgeneration (Jeff Chang ; St Martin's Press)360. Voil le terrain couvert par cette bible destinationde tout amateur de Rap dsireux de connatre un peu

    mieux cette musique. Erudit, passionnant, l'ouvrage est lapremire vraie tentative de dresser un historique exhaus-tif de la culture Hip-Hop. Il faut dire que son auteur con-nat plutt bien le sujet. Passionn par ce courant ds sonadolescence, Jeff Chang commence par fonder le labelSolesides avec son pote DJ Shadow avant de se con-sacrer au journalisme musical. En 2005, il termine sonpremier livre, situ quelque part entre la thse universi-taire et la dclaration d'amour. S'intressant toutes lesfacettes du Hip-Hop, Chang analyse son sujet traversdiffrents prismes, tous plus passionnants les uns que lesautres (le rle jou par les gangs du Bronx dans l'mer-gence de ce mouvement, l' influence de la musiquejamacaine...)

    Ego trip's Big Book of Rap Lists (S. Jenkins, E.Wilson, C. Mao, G. Alvarez, B. Rollins ; StMartin's Press)Diamtralement oppos la somme quasi-dfinitive surle sujet que constitue Can't stop Won't stop, Egotrip's Big

    Book of Rap Lists n'en demeure pas moins aussi essen-tiel que son illustre voisin d'tagre. 1994 : 5 journalistesdcident d'injecter une bonne dose d'humour et d'auto-drision dans une presse rap qui fait ple figure ctde sa cousine rock. Ils fondent le magazine Egotrip, quiprendra le pouls de la nation rap pendant 5 ans. Avantde voler vers diverses carrires, les compres s'offrent unchant du cygne. Ils unissent leurs forces (et leur connais-sance encyclopdique du Hip-Hop) pour compiler plusde 200 listes, de la plus triviale (les rappeurs ayant joudans des pubs pour le soda Sprite ) la plus documen-te (les 25 meilleurs albums de Rap, anne par anne,de 1979 1999), en passant par la plus improbable (larecette du ragot aux fruits de mer de la rappeuse MiaX). Le rsultat, compltement inutile et donc complte-ment indispensable, se picore par petites bouches, souspeine d'indigestion. DJ Poom

    Chaque semaine l'association Velours sort de ses bacs unalbum oubli qu'il fait bon (r)couter.

    Retrouvez galement lagriffe Velours dans l'mission le Style du Tigre,tous les mercredisde 18h 19h surRadio Primitive(92.4 FM).

    x 3 livres essentiels sur la culture Hip-Hop

    AMITIS SINCRES (France 1H44 Comdie dramatique)De Stephan Archinard, Franois Prvt-Leygonie, avecGrard Lanvin, Jean-Hughes Anglade, WladimirYordanoff.Walter est un homme au grand cur qui dteste le men-songe et consacre sa vie sa fille et ses deux amis. Pourlui, une seule devise prdomine: en amour comme en ami-ti, on se dit tout. Sauf que pour ne pas le froisser, ses amislui cachent deux ou trois bricoles qui risquent de toutremettre en cause. Une comdie classique o chacun tientsa place sur le mensonge et lamiti.

    HAPPINESS THERAPY (USA 2H02 Comdie dramatique)De David O. Russell, avec Bradley Cooper, JenniferLawrence, Robert De Niro. Pat ne possde plus rien, ni famille, ni maison. Le voilrevenu la case dpart chez papa et maman. Il rencontreTiffany, une jeune femme la vie bouscule, comme lui.Contre un retour de service, elle lui propose de laider reconqurir sa femme. La vie transformera cet change enbien plus, un retour dans le grand jeu des rves et dun ave-nir souriant. Le ralisateur de Fighter poursuit la mmeinterrogation sur le mal-tre de la classe moyenne amri-caine, en abordant le jeu, la prostitution, la bipolarit, avecdeux acteurs inspirs. Cela donne au final une comdie quipourrait surprendre au prochains Oscars.

    INTERSECTIONS (12 ANS) (France 1H41 Thriller)De David Marconi, avec Roschdy Zem, Frank Grillo,Jaimie Alexander. Un couple dAmricains se retrouve embarqu avec unebande dinconnus pas trs catholiques aprs un accident enplein dsert. Comment sen sortiront-ils en ignorant toutdes uns et des autres, la solidarit ou les intrts prendront-ils le pas? Un thriller convenu qui se laisse voir malgrcertains aspects peu crdibles.

    PAS TRS NORMALES ACTIVITS

    (France 1H24 Comdie)De Maurice Barthlmy, avec Norman Thavaud, StefiCelma, Maurice Barthlmy.Un jeune couple dcide de faire une vido amateur avecson portable en souvenir de leur amour romantique dans lamaison de mamie. Des faits tranges et mystrieux lespoussent appeler un copain vidaste, pour tenter dclair-cir le paranormal. Cest une parodie de limbuvableParanormal Activity qui plaira aux jeunes, adeptes duncinma sans profondeur.

    RENDEZ VOUS KIRUNA(France 1H37 Drame)De Anna Novion, avec Jean-Pierre Darroussin,Anastasios Soulis, Claes Ljungmark.Ernest, architecte de renom, tout en conduisant un projetimportant pour son entreprise, doit se rendre Kiruna, enLaponie, pour reconnatre le corps dun fils quil najamais reconnu. Comme le dit le proverbe, ce qui comptecest la route et ceux que lon croise. Un jeune homme, desgens sans importance, transforment cette obligation en uneprise de conscience. Il en reviendra chang et prt abor-der la vie plus sereinement. Une des bonnes surprises decette semaine, dcouverte Sarlat, tendresse, motion et lenouveau dpart dun homme en suspens.

    LINCOLN(USA 2H39 Biographie)

    De Steven Spielberg, avec Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn.La premire image nous ramne la guerre et sa cohorte de dsillusion, de terreur et dhorreur. Les dernires images sach-vent sur un champ de bataille, cho des films de guerre de Spielberg. Il ny a plus de lutte mais uniquement les corps gisantsdans le silence de la fin des batailles. Entre les deux, sallongent quatre mois pour mettre fin la boucherie et signer le 13eamendement mettant fin lesclavage. Cest un film de la parole avec en fond le son des canons, pour que peut-tre elle nouslibre des batailles. La mise en scne reste sobre, classique brailleront certains, proche dune partie dchecs. Le mat sonnele glas dun monde ou lAfro-amricain tait un bien, et non un citoyen. Lenjeu est de taille. Lincoln pourrait finir la batailleavant que ne sonne lheure, imposer la reddition au sud. Dans ce cas les esclaves redeviendraient des biens que lennemiexploiterait de nouveau. Tout le texte du 13e amendement repose sur le constat de lgalit citoyenne, avant celle de la race.Le jeu est serr, les tractions pour un vote, aujourdhui encore de mise au Congrs, vont bon train. Cest une voix contre unposte, des trahisons, des mensonges, des revirements de dernire minute, la paix et la libert pour tout un peuple. La mise en scne joue la parole, resserre lespace pour nous plonger dans des scnes intimistes ou parfois soutenues par latension. De temps en temps, elle offre, avec quelques moments despaces plus larges, des respirations salutaires. Nous remar-querons des constances dans les mises en images chez Spielberg, comme pour La liste de Schindler. Lincoln apparat commeune ombre de dos. Lautre partie se joue dans le bureau de Lincoln avec ses conseillers, cest ici que la stratgie slabore,que les pactes se tissent. Ainsi, lide de classique du dbut laisse la place la seule manire de construire son rcit pourquelle contienne le tout, comme toujours chez lui.Dcouvrez la version longue et les sorties de la semaine sur www.cine-region.fr et notre chronique le mercredi de 18H 18H30 sur France bleu Champagne.

    gros plan x

    Patrick Vanlanghenhoven

    C inma18 xLes horaires x

    du 30/01/2013 au 05/02/2013

    N204 du 1 er au 7 f v r i e r 2013

    www.lhebdoduvendredi .com

    Gangster Squad (-12 ans) (Avant Premire) Jeu : 20:00Hitchcock (Avant Premire) Mar : 20:00Amitis sincres Mer, Sam, Dim : 11:15 | 13:45 | 16:00 | 18:00 |20:00 | 22:15 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13:45 | 16:00 | 18:00 | 20:00 |22:15Happiness Therapy Mer, Sam, Dim : 11:00 | 13:45 | 16:30 | 19:30| 22:00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13:45 | 16:30 | 19:30 | 22:00Lincoln Mer, Sam, Dim : 11:00 | 13:45 | 16:30 | 19:30 | 22:00 Jeu,Ven, Lun, Mar : 13:45 | 16:30 | 19:30 | 22:00Intersections (12 ans) Tous les jours : 16:00 | 20:00 | 22:15Zero Dark Thirty Tous les jours : 16:00 | 19:30 | 22:15Cookie Tous les jours sauf Sam : 18:00Rue mandar Mer, Dim : 11:15 | 16:00 | 18:00 Jeu, Ven, Lun, Mar: 13:45 | 16:00 | 18:00 Sam : 11:15 | 18:00Le Dernier Rempart Mer, Jeu, Sam, Dim, Lun : 13:45 | 20:00 |22:15 Ven, Mar : 13:45 | 22:15Max Mer, Dim : 11:15 | 13:45 | 20:00 | 22:15 Jeu : 13:45 | 22:15Ven : 13:45 | 20:00 Sam : 11:15 | 13:45 | 22:15 Lun, Mar : 13:45 |20:00 | 22:15Django Unchained (-12 ans) Mer, Sam, Dim : 10:30 | 13:30 |16:30 | 19:30 | 22:30 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13:30 | 16:30 | 19:30 |22:30Alceste bicyclette Mer, Sam, Dim : 11:15 | 13:45 | 18:00 Jeu,Ven, Lun, Mar : 13:45 | 16:00 | 18:00Paulette Mer, Sam, Dim : 11:15 | 13:45 | 16:00 | 18:00 | 20:00 |22:15 Jeu, Ven, Lu